Passage à l'acte 12/03/2012 à 10h44

Et si on appliquait un tarif social à l'eau ?

Reporters d'Espoirs | Agence de presse

Mis à jour le lundi 12 mars 2012 à 15h38
Le titre précédent ("Et si on payait seulement l'eau qu'on consomme ?"), peu clair, a été modifié. Dans la phrase "40 litres d’eau par jour, au prix de 1,50 euro : ce qui revient à 10 cents le m3" : il s'agit de 1,50 euro par an.

Un chat boit de l’eau au robinet (Dave Dugsdale/Flickr/CC)

Plus des trois-quarts des gens affirment restreindre leur consommation d’eau. Le volume par Français est estimé à 151 litres d’eau jour :

  • 1% en boisson,
  • 6% en repas,
  • 9% en vaisselle,
  • 10% en linge,
  • 12% en divers,
  • 25% en sanitaire
  • 37% en toilette.

Pour une facture moyenne de 181 euros par an et par personne. Mais selon les régions, la note peut être plus ou moins salée : 157 euros en Franche-Comté contre 229 euros en Bretagne. Et quels que soient les revenus, ces charges sont fixes.

Bilan : certains foyers ne réussissent plus à payer leurs factures d’eau, alors qu’aucune aide n’existe actuellement au niveau national, contrairement à l’électricité, au gaz ou au téléphone.

L’idée

La Banque mondiale et l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) préconisent que le montant de la facture d’eau n’excède pas 4 à 5% du revenu moyen du ménage. Au-delà de ce seuil, une politique de tarification sociale doit prendre le relais.

Le professeur Henri Smets, membre de l’Académie de l’eau, propose de retenir 3% comme seuil à ne pas dépasser en France.

Ensuite, plusieurs options sont possibles :

  • la tarification progressive : c’est-à-dire une grille de tarifs par tranche de volumes consommés. La solution est encouragée [PDF] par ATD Quart-Monde comme l’explique Bruno Tardieu, son délégué général :

« Nous voulons que les premiers litres, correspondant aux besoins vitaux (alimentation et hygiène), soient facturés à un prix très attractif. Au-delà, le tarif augmenterait progressivement. »

Selon l’ONG, le bénéfice est double : la réponse est adaptée aux plus démunis et elle conduit les autres, de facto, à moins consommer. Des avantages dont l’organisation a discuté avec l’ancien ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, en 2010… sans qu’aucun engagement de l’Etat n’ait été pris, depuis, en ce sens ;

  • la tarification sociale : elle est plus difficile à mettre en œuvre, car elle suppose, au préalable, d’identifier les « usagers sociaux ». Mais dans le cas où l’option serait retenue, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) souligne [PDF] la nécessité d’un dispositif complet : exonération de tout ou partie de l’abonnement, versement d’aides personnalisées pour l’accès à l’eau et création d’aides directes pour le paiement de l’eau, sans que celles-ci soient subordonnées à l’existence préalable de dettes d’eau, contrairement à aujourd’hui.

Comment la mettre en pratique ?

Plusieurs communes appliquent déjà une tarification spécifique, proportionnelle à la consommation des ménages : Niort, Rouen, Arras ou Bordeaux... et, plus récemment, Libourne (33).

Fin 2010, la ville a mis en place une tarification dite « sociale et progressive » de l’eau, à l’occasion de la reconduction de son contrat de délégation de service publique, qui la lie à la Lyonnaise des eaux. Désormais, chacun des 11 000 abonnés a droit à 40 litres d’eau par jour, au prix de 1,50 euro par an : ce qui revient à 10 cents le m3, soit sept fois moins que le prix pratiqué sur la commune auparavant.

Puis le tarif augmente par tranches. De 16 à 120 m3, l’équivalent de la consommation moyenne des Libournais, le coût est de 0,70 euro le m3. Jusqu’à 150 m3, il est de 0,75 euro et au-delà, de 0,83 euro.

Au final, la majoration appliquée aux gros utilisateurs compense entièrement le tarif préférentiel accordé aux plus économes sans pénaliser les familles nombreuses (soit 20% des familles en difficulté), contrairement à ce que craignent certains conseils municipaux.

En janvier 2009, Gérard Poujade, maire du Séquestre, village tarnais de 1 500 habitants, a mis en place une tarification progressive. Il se tenait prêt à prendre en charge les éventuels dépassements au sein des familles de plus de quatre personne :

« Mais finalement, la consommation s’est révélée proportionnelle aux moyens, pas au nombre d’individus présents. »

Une analyse qu’a confirmée l’étude [PDF] effectuée par Henri Smets. Et en Flandres, le système va même plus loin : depuis 2002, la première tranche, soit 15 m3, est complètement gratuite à condition que l’eau soit destinée à une utilisation « humaine ».

Ce qu’il reste à faire

Dans l’Hexagone, le nombre d’habitants concerné reste cependant marginal, même s’il est en croissance constante, met en garde Henri Smets :

« Nous avons beaucoup de retard par rapport à nos voisins belges ou espagnols. Aujourd’hui, il n’y a que 5 à 10% des villes qui appliquent le tarif progressif. »

Pour accélérer la mise en place d’un droit à l’eau (sur le même modèle que le droit au logement), l’Observatoire des usagers de l’assainissement en Ile-de-France (Obusass) souhaite ainsi qu’une « allocation eau » soit créée. Sa distribution serait assurée par les Caisses d’allocations familiales (CAF).

Andrea Paracchini

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  • 77 réactions
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  • elarips
    • Posté à 10h51 le 12/03/2012
    • Internaute 19146

    y a du taff ...

  • Hemenate
    • Posté à 10h57 le 12/03/2012
    • Internaute 856

    Titre : « Et si on payait seulement l’eau qu’on consomme ? »

    Quelques lignes plus loin : « Au final, la majoration appliquée aux gros utilisateurs compense entièrement le tarif préférentiel accordé aux plus économes »

    Bref, ce papier fait la promotion d’une plus grande socialisation du prix de l’eau, ce qui est donc en complète contradiction avec le titre de l’article...

    • alldress99
      alldress99 répond à Hemenate
      Maritale
      • Posté à 11h03 le 12/03/2012
      • 177405
        Maritale

      Complètement. Je ne comprenais pas, plus j’avançais au fil de l’article, plus je me disais que c’était de l’enfumade ce titre.

      Le contenu est intéressant, mérite réflexion et m’apprend des choses, mais le titre est trompeur (volontairement ?).

      • Chris82
        Chris82 répond à alldress99
        Ben voyons
        • Posté à 15h35 le 12/03/2012
        • 183124
          Ben voyons

        C’est pas ce qu’on appelle un titre racoleur ?

        Pour en revenir à au sujet, c’est bien gentil de parler d’un prix de l’eau progressif, mais moi, déjà, quand je regarde mes factures, l’abonnement représente presque la moitié du montant !
        Bon, j’économise l’eau autant que je peux et je n’ai pas d’assainissement collectif, ma facture est d’environ 250 ETTC / an, dont 120 ETTC d’abonnement.

        Alors, avant de chercher des solutions compliquées, on peut faire simple : diminuer l’abonnement en augmentant le prix du m3.

        EDF a fait ce genre de manip’ sur certains contrats, TEMPO par exemple.

        Chris.

    • Lucile Sourdès
      Lucile Sourdès répond à Hemenate
      Journaliste Rue89
      • Posté à 15h44 le 12/03/2012
        éditeur
      • Journaliste 67769
        Journaliste

      Vous avez raison, le titre a été modifié. Merci de votre remarque.

      • Hemenate
        • Posté à 17h01 le 12/03/2012
        • Internaute 856

        Tant qu’on y est, il semble qu’il y a également un souci avec l’article : « SNCF : petit guide pour cibler les demandeurs d’asile ».

        Cet article se fonde sur une note interne de la SNCF signalée par un riverain.
        Or, cette note est datée du 5 décembre 2012...

        De plus, au vu de certains commentaires, la véracité de cette note semble poser question...

  • Salam Halec
    Salam Halec
    Plumitif
    • Posté à 11h00 le 12/03/2012
    • 178452
      Plumitif

    Que ce soit l’eau, le téléphone, l’électricité, le carburant, etc.....
    Quand on observe de quelle façon le consommateur en jouit faisant un gâchis monstrueux de tous ces moyens qui apportent le confort, on se dit que tout ceci est trop bon marché.

    Pour ne prendre qu’un exemple : le carburant, depuis qu’il est à un prix record la conso baisse.
    La pollution aussi !

    • GrosLama
      GrosLama répond à Salam Halec
      kikoolol
      • Posté à 12h08 le 12/03/2012
      • Internaute 119128
        kikoolol

      Il faut arrêter de dire si les gens prennent moins leur voiture actuellement, c’est parce que c’était superflu, non maintenant les gens galère, bouffent 2h de transport en commun surpeuplé dans des wagon à bestiaux (ou métro) au lieu de 30 min en voiture. Oh oui puis avant le mec qui n’a pas de pognon pour s’acheter une voiture neuve qui consomme moins et qui claque 70€ dans son plein de SP95 en effet il le fait par plaisir.

      Jsais pas si c’est réellement une évolution... Votre exemple de dire que les gens qui consomment plus d’essence le font par plaisir est vraiment une énorme connerie. Tout le monde n’habite pas près de son boulot, tout le monde n’a pas le pognon pour habiter en ville ou en proche banlieue. Non maintenant les gens galèrent.

      • pmithrandir
        pmithrandir répond à GrosLama
        http://www.jaiuneidee.net
        • Posté à 14h22 le 12/03/2012
        • Internaute 90097
          http://www.jaiuneidee.net

        Alors, je vous donnerai 2 arguments :
        - Les gens vont maintenant comprendre le risque d’habiter de plus en plus loin en maison individuelle, dans des villes pratiquant des taxation faibles. Il n y a pas de bon service en face.
        - Grâce a leurs difficultés, ils vont surement réfléchir aux prochaines élections locales a la mise en place de transports en communs plus efficaces. (en y mettant le prix ca peut aller très vite, en quelque mois une ligne de bus, 2-3 ans une ligne de tram).

        Après, c’est sur qu’ils en chient maintenant, mais l’essence chère, on en parle depuis plus de 10 ans, donc c’est pas une nouveauté. ces gens là étaient juste ceux qui il y a dix ans refusaient d’y croire et défendait quoi qu’il arrive l’idée que l’essence serait accessible pour longtemps. Ils ont eu tort..

    • pablico
      pablico répond à Salam Halec
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h16 le 12/03/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      question :

        je ne me suis jamais servi de mon député, ai-je droit à un remboursement rétro-actif ?

       ; -)

      même si mon député s’est servi de moi.

      • alexandre libr
        alexandre libr répond à pablico
        'pataphysicien
        • Posté à 13h16 le 12/03/2012
        • Internaute 106514
          'pataphysicien

        NON ! nous sommes en démocratie voyons, vous voter pour les candidats que l’on a désigné pour vous et ensuite il font ce qu’ils veulent.
        Maintenant si vous n’êtes pas d’accords...

    • francoracle -
      francoracle - répond à Salam Halec
      vivant libre
      • Posté à 22h31 le 12/03/2012
      • 182806
        vivant libre

      Un peu juste comme raisonnement.Si le prix des carburants auquel il faut rajouter le cout du chauffage augmentent ,vous vous voyez que la pollution baisse, moi je vois surtout ,car le carburant et le chauffage sont des necessités, que les privations des familles augmentent ,la pauvreté augmentant chez eux de plus en plus.Ca aussi il faut le dire ,quand on est pauvre ou en difficulté la pollution on s’en fout.........

  • Arthur Heine
    Arthur Heine
    Neo communiste
    • Posté à 11h10 le 12/03/2012
    • 179929
      Neo communiste

    Cet article peut être mis en parallèle avec les propositions du Front de Gauche qui défend résolument le droit inaliénable à l’eau comme bien commun de l’humanité en engageant un processus d’appropriation sociale de la gestion de l’eau et de l’assainissement.

    Mélenchon souhaite que l’on accompagne la gestion publique de l’eau par les collectivités territoriales compétentes afin de leur permettre d’en assurer la maîtrise publique et donc le contrôle par les citoyens, les élus et les usagers.

    Le Front de Gauche prône que les collectivités puisse décider par exemple la gratuité des mètres cubes nécessaires à la vie, la facturation progressive des mésusages ou encore des tarifs différenciés entre les ménages et les industriels.

    Le parti vise à constituer un grand service public de l’eau qui pourra mutualiser les moyens et les investissements. Il reposerait sur une organisation décentralisée et contrôlée localement par les collectivités, les usagers et les salariés.

    L’État interviendrait contre la marchandisation de l’eau en mettant en place un mécanisme de péréquation nationale pour permettre des tarifs d’accès égaux au m3, avec l’objectif que les dépenses d’eau par famille n’excèdent pas 3% de leurs ressources conformément aux recommandations de l’OCDE.

    Le Front de Gauche souhaite sortir du modèle économique qui fait supporter aux usagers, sur leur facture, l’essentiel des défis environnementaux et des futurs investissements nécessaires à la distribution et au traitement de l’eau, grâce à de nouvelles modalités de financement. Pour cela, il créerait une filière publique des métiers et de la recherche sur l’eau et l’assainissement.

  • Matatraque
    • Posté à 11h09 le 12/03/2012
    • Internaute 102906

    Le seuil des 4% du revenu du ménage est confirmé par l’étude du LERNA de Toulouse
    Lien
    Article intéressant, mais il faudrait aussi préciser le type de ménage fragilisé par sa facture d’eau : femmes seules élevant des enfants, retraités et personnes sous dialyse.
    Est-il possible aussi de rectifier les chiffres, svp, parce que 1.5 euros pour 40 litres, ça fait pas 10 centimes le mètre cube, ça fait 37.5 euros le mètre cube ! !

  • mindless
    mindless
    Ingénieur
    • Posté à 11h11 le 12/03/2012
    • Internaute 74225
      Ingénieur

    « Désormais, chacun des 11 000 abonnés a droit à 40 litres d’eau par jour, au prix de 1,50 euro : ce qui revient à 10 cents le mètre cube, soit sept fois moins que le prix pratiqué sur la commune auparavant. »

    Un petit détail du calcul ?

    Si c’est 1,50€ par jour, ça fait plutot 37,5€ le m3
    Si c’est 1,50€ par mois, ça fait plutot 1,25ct le m3
    Si c’est 1,50€ par jour pour les 11000 abonnés réunis, ça fait plutot 0.000003ct le m3

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 11h14 le 12/03/2012
    • Internaute 70606
      Inquiet

    J’en profite pour saluer la démarche exemplaire de la communauté de communes des lacs d’Essonne :

    Lien

  • Stikmou
    Stikmou
    à l'ouest
    • Posté à 11h19 le 12/03/2012
    • Internaute 113634
      à l'ouest

    Les premiers litres, ceux désignés comme vitaux, devraient être gratuits : l’eau nécessaire à la vie ne devrait pouvoir être vendue. En contrepartie, que ceux qui ont une piscine privée à remplir ou tiennent à arroser le gazon de leur golf la payent au prix du bordeaux s’il le faut !

  • patrick.g64
    patrick.g64
    doctorant
    • Posté à 11h21 le 12/03/2012
    • Internaute 97911
      doctorant

    Les combats pour la justice sociale ont étrangement glissé, ces dernières années, d’une lutte pour une meilleure répartition des richesses à une défense acharnée des tarifs sociaux dans des secteurs de plus en plus nombreux. Ce glissement a plusieurs conséquences :

    - la paresse des gouvernants : plutôt que de chercher à traiter le problème, cad mieux répartir les richesses, on s’attaque seulement à ses manifestations les plus visibles, à celles qui choque le plus la bourgeoise.

    - un contrôle social accru : plutôt que de monétiser une aide, c’est à dire d’effectuer une redistribution simple, générale et librement utilisable, on va flécher la charité sur des biens considérés comme sains ou moraux : l’électricité, l’eau, le téléphone, internet, la cantine, l’opéra, les musées, les transports (mais pas de tarif social pour la cigarette, la binouze, les putes, les séjours à Bali, les jolies voitures, les meubles anciens ; non, le pauvre se chauffe, bouffe et s’éclaire ; seul le riche a droit aux plaisirs immoraux ou au luxe).

    - une ineptie économique, du fait de ce qu’on appelle les trappes à pauvreté. Ces droits sociaux dits connexes rendent en effet plus coûteux la sortie de la pauvreté. Lorsque je passe du RSA au SMIC, je vais assez brutalement me retrouver à payer la cantine, le vrai tarif internet-téléphone, le vrai tarif électricité, le vrai ticket de métro. Aucune logique ni aucune progressivité n’étant garanti car les tarifs sociaux émanent d’acteurs éclatés (mairies, opérateurs, Etat)

    • Boulicomtois
      Boulicomtois répond à patrick.g64
      Homo ruralis
      • Posté à 11h49 le 12/03/2012
      • Internaute 159008
        Homo ruralis

      Toutafait. Personnellement, plutôt que de savoir que mon voisin avec piscine va payer 100 euros de flotte de plus que moi, je préfèrerais voir une vraie réforme fiscale, avec plus de progressivité et de répartition.

    • Hemenate
      Hemenate répond à patrick.g64
      • Posté à 12h18 le 12/03/2012
      • Internaute 856

      « non, le pauvre se chauffe, bouffe et s’éclaire ; seul le riche a droit aux plaisirs immoraux ou au luxe. »

      Ben oui, plus on gagne d’argent, plus on peut consommer de biens ou services.
      Et sauf à instaurer une égalité stricte des revenus disponibles, du caissier au neurochirurgien, cet état de fait ne risque pas de changer...

      • patrick.g64
        patrick.g64 répond à Hemenate
        doctorant
        • Posté à 12h49 le 12/03/2012
        • Internaute 97911
          doctorant

        Mon propos n’est pas du tout celui-là. Je prétends simplement que cette frénésie de tarif social (souvent associé à l’idée d’un « droit universel à »), que ce fléchage complexe et opaque des aides (on ne sait plus à la fin qui supporte la redistribution), cache, comme le dit Boulicomtois, une timidité fiscale et, au final, une restriction des libertés.

        « Ben oui, plus on gagne d’argent, plus on peut consommer de biens ou services. »
        –> soit, mais je conteste l’idée que l’administration liste les services et les biens que les pauvres peuvent consommer en fonction de leurs revenus. Mieux vaut du cash (et rêvons un instant, un emploi) qu’un tarif social...

    • pemmore
      pemmore répond à patrick.g64
      geek
      • Posté à 00h39 le 13/03/2012
      • Internaute 121073
        geek

      Au fond les tarifs sociaux signifieraient qu’il y ait des abus dans les prix des services rendus comme l’eau potable et qu’on compense un peu pour les pauvres pour se donner bonne confiance mais en en arnaquant tout le monde .

  • Tcharls
    Tcharls
    individu
    • Posté à 11h36 le 12/03/2012
    • Internaute 161901
      individu

    Article intéressant, mais dans la consommation d’eau il faudrait peut-être prendre un peu en compte, ou au moins signaler, la consommation externalisée (et elle est énorme) :
    Par exemple, pour l’alimentation : pour produire un kilo de boeuf, il faut l’équivalent en eau d’une année de douche d’un individu...

    • Boulicomtois
      Boulicomtois répond à Tcharls
      Homo ruralis
      • Posté à 11h53 le 12/03/2012
      • Internaute 159008
        Homo ruralis

      J’imagine que vous devez parler d’eau virtuelle... Je pense que ça sort du débat, parce que l’eau virtuelle, c’est avant tout l’eau nécessaire pour faire pousser les végétaux qui nourrissent les bovins, et dans ce cas, l’eau utilisée est de l’eau disponible à l’état naturel : c’est à dire majoritairement de l’eau de pluie stockée par le sol.
      Il n’y a quasiment aucun coût associé à cette eau virtuelle (pas de traitement, de pompage ni de distribution).

      • Wildleech
        Wildleech répond à Boulicomtois
        révolutionnaire en devenir
        • Posté à 14h33 le 12/03/2012
        • Internaute 81842
          révolutionnaire en devenir

        « de l’eau disponible à l’état naturel »
        Comme la désalinisation n’est pas encore la norme en France, l’eau utilisée est de provenance naturelle.
        L’eau de votre robinet, celle de l’arrosage voisin, et de la proche forêt, vient de la même « source », même si elle n’emprunte pas le même circuit.
        Les exploitations agricoles ne font pas exception.

         
        • Boulicomtois
          Boulicomtois répond à Wildleech
          Homo ruralis
          • Posté à 15h40 le 12/03/2012
          • Internaute 159008
            Homo ruralis

          Lorsque je parle « d’eau disponible à l’état naturelle », j’entends par là l’eau présente dans le sol, et directement utilisée par les plantes. C’est à dire sans intervention humaine (d’où le qualificatif de « naturel » qui, je vous l’accorde, n’est pas le mieux adapté).

          En gros, lorsque l’on parle d’eau virtuelle, le terme est trompeur (dans ce contexte) dans la mesure où il ne s’agit pas d’eau distribuée par le réseau.
          Par contre, le concept est beaucoup plus intéressant lorsqu’il s’agit de l’utilisation de la ressource en eau, surtout quand elle est limitée. Mais ce n’est pas le propos de l’article.

          Mais je vous rassure, les exploitations agricoles payent leurs factures d’eau, hein. ; -)

        1 autres commentaires
      • sobriquet
        sobriquet répond à Boulicomtois
        Courageux anonyme
        • Posté à 15h20 le 12/03/2012
        • Internaute 26884
          Courageux anonyme

        Ce n’est pas tout à fait exact : l’eau d’irrigation provient souvent des nappes phréatiques, qui mettent beaucoup de temps à se renouveler. On ne peut pas considérer qu’aucun coût n’y est associé, vu que cette ressource a actuellement nettement tendance à s’épuiser.

        De plus, les cultures destinées au bétail pourraient bien souvent être avantageusement remplacées par des cultures destinées à l’homme. En conséquence, l’eau de pluie serait bien mieux utilisée : une même quantité d’eau permettrait de nourrir davantage de monde.

         
        • Boulicomtois
          Boulicomtois répond à sobriquet
          Homo ruralis
          • Posté à 15h54 le 12/03/2012
          • Internaute 159008
            Homo ruralis

          Un petit rappel tout de même : l’irrigation en France, ce n’est pas la norme, et ça ne représente que 5% des surfaces cultivées (dont une partie en maraichage et arboriculture, donc directement pour l’alimentation humaine).
          En l’occurrence, pour le bœuf, la quantité d’eau utilisée via l’irrigation doit être proche de zéro.

          Sur le fait qu’une utilisation différente de l’eau pourrait permettre de nourrir plus de monde, oui, c’est vrai. Mais concrètement, actuellement, la production agricole est largement suffisante pour nourrir tous les hommes. C’est plutôt le gaspillage et la mauvaise répartition géographique de cette production qui pose problème, plus que la quantité. (Et bien sûr, les aspect économique et spéculatif, mais on sort du cadre agricole, là.)

        • Salam Halec
          Salam Halec répond à sobriquet
          Plumitif
          • Posté à 16h44 le 12/03/2012
          • 178452
            Plumitif

          On voit de plus en plus l’installation du compteur individuel se généraliser dans les immeubles.
          Dans presque tous les immeubles en copropriété c’est le cas, dans les nouveaux programmes HLM c’est vraisemblablement la même chose.

          Il est urgent d’instaurer le compteur individuel dans toutes les habitations en collectif d’autant plus pour l’eau chaude bien évidement.

          La période de l’eau à bon marché est révolue, le nettoyage des eux usées est de plus en plus onéreuses, c’est un gros problème qui se profil à l’horizon.
          Combien sommes nous à prendre conscience de la réalité du problème ? Une minorité hélas.
          La preuve en est que la moyenne de consommation augmente de plus en plus par abonné.
          Une douche est beaucoup plus économique qu’un bain.

          La seule solution qui permettra une incitation à en user avec modération est son prix.
          On doit pouvoir raisonnablement descendre en dessous de la barre des 80 mètres cube par abonné, actuellement nous sommes bien au dessus.

          Quand à la tarification au niveau du social, voilà une ânerie de plus à ajouter au tableau de la « politodémago pour gogo ».
          Lien

        2 autres commentaires
    • GrosLama
      GrosLama répond à Tcharls
      kikoolol
      • Posté à 12h10 le 12/03/2012
      • Internaute 119128
        kikoolol

      Encore un végétarien qui veut que tout le monde pense comme lui ?

    • francoracle -
      francoracle - répond à Tcharls
      vivant libre
      • Posté à 22h39 le 12/03/2012
      • 182806
        vivant libre

      Et alors personne ne voit le rapport puisque cette eau est payée au final par le consommateur.Encore un hypochondriaque anti-viande qui vient nous emmerder ! !

      • Tcharls
        Tcharls répond à francoracle -
        individu
        • Posté à 10h06 le 13/03/2012
        • Internaute 161901
          individu

        Désolé de venir vous emmerder ! je me permets quand même.

        Au contraire, je pense que les coûts sont externalisés. Les vaches, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, il est vrai assez criant. J’aurais pu parler d’autres productions qui utilisent aussi de l’eau, dont le coût n’apparaît pas directement sur la facture.
        Le but final étant d’économiser de l’eau (et non des sous !), il serait bien de prendre conscience de ces consommations apparemment externes au circuit.

        (pour l’hypocondriaque, là par contre je ne vois pas le rapport...)

  • Torquemadam
    Torquemadam
    Statistique anonyme
    • Posté à 12h17 le 12/03/2012
    • Internaute 63510
      Statistique anonyme

    Ce qui me dérange un peu, c’est que les méthodes d’économie d’eau ont un coût plus ou moins élevées...
    Par exemple pour la vaisselle, le lave-vaisselle consomme moins que la plonge manuelle...

  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 13h29 le 12/03/2012
    • Internaute 110884
      -

    J’économise l’eau : je mets 4 volumes d’eau pour un volume de pastis au lieu de 5

    • Boulicomtois
      Boulicomtois répond à Hurz
      Homo ruralis
      • Posté à 13h54 le 12/03/2012
      • Internaute 159008
        Homo ruralis

      Avec ou sans glaçons ?

  • Jaimz
    Jaimz
    ingénieur
    • Posté à 13h34 le 12/03/2012
    • Internaute 87110
      ingénieur

    Encore un sujet important que l’on ne voit pas dans la campagne électorale.
    Merci pour ces infos.

  • Napalmitos
    Napalmitos
    Technicien lambda
    • Posté à 13h48 le 12/03/2012
    • Internaute 92123
      Technicien lambda

    Y a de l’idée !

    Mais bon, ce qui coute cher dans l’eau, c’est pas vraiment la potable, ce sont l’acheminement (réseau à créer et à entretenir) et le traitement derrière pour pouvoir les rejeter au milieu naturel...

    Pour le premier, c’est dur, c’est plus ou moins fixe comme frais mais pour le second, moins d’eau rejetée, moins d’eau à traiter donc moins cher...

    Dans tous les cas, il faut se rendre compte que l’eau, ce n’est pas gratuit et que ce n’est pas de la magie qu’elle apparaisse du robinet et ressorte par les tuyaux ! Y a plein de boulot derrière !

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 14h01 le 12/03/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Mon « syndicat » local étant dirigé par les notables du canton, la solution préconisée est inverse : on fait payer plus cher les 30 premiers M3, puis c’est dégressif pour ceux qui ont une piscine à remplir et plusieurs voitures à laver tous les Dimanches...

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Boutauvent
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 14h24 le 12/03/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Totalement d’accord avec la formule ! ... à condition de l’inverser.
      Le prix pour remplir des piscines et faire des « Coppé » patauger dedans...
      ...devrait être multiplié par dix !

      Quand on veut frimer, en jeter, ... on assume...
      mais il est inacceptable de couper l’eau ou l’électricité à quelqu’un qui a des difficultés à régler ses factures, simplement parce que par ailleurs, il est payé au lance-pierre, et que de toute évidence, il ne peut plus s’en sortir.

      Pour le prix d’une Rolex, une famille de pauvres gens (travailleurs quand même) pourrait assurer sa totale subsistance en eau potable, jusqu’au décès du dernier membre de ce sale clan de profiteurs de RSA.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h15 le 12/03/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Dans les Landes, les décisionnaires de la Région ont réussi à oter au priver la gestion de l’eau potable... après une longue procédure qui a duré 15 ans.

    Résultat : Aujourd’hui, le tarif de l’eau a baissé, et sa qualité de potabilité s’est malgré tout retrouvée bien plus acceptable : Les tuyaux pourris ont été changées.

    Réglé comme une Régie Régionale, cette nouvelle « instance » de distribution d’eau courante - vitale à tous - ne verse plus aucune rétribution de type « spéculatif » (stock-options, primes, royalties, dividendes) à qui que ce soit, puisque les sommes récupérées sont réinvesties dans la refonte du réseau, et que les excédents de recettes sous ristournés aux consommateurs.

    Voilà comment devraient fonctionner les distributions de toutes ces choses essentielles à la vie de chacun, mais sûrement pas utiles à l’achat d’un yatch privé !

    • uhc
      uhc répond à Yvon le Zébulon
       !
      • Posté à 17h31 le 12/03/2012
      • Internaute 120164
         !

      > Aujourd’hui, le tarif de l’eau a baissé

      Et les impôts ? Est ce que le département s’est endetté cette année ?

      Ce sont de simples questions.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à uhc
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 17h48 le 12/03/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Peut-être que si le département s’est offert un stade de foot tout neuf,
        effectivement, même les détestateur de foot-ball auront payé la note !

         
        • uhc
          uhc répond à Yvon le Zébulon
           !
          • Posté à 17h50 le 12/03/2012
          • Internaute 120164
             !

          On est d’accord, mais la question demeure.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à uhc
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 17h58 le 12/03/2012
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Voudriez vous insinuer que si les citoyens ne sont pas dans
            l’obligation de payer des dividendes à certains investisseurs
            institutionnels, ils doivent payer les impôts pour compenser ?

            Il me semble que sur le plan strictement comptable,
            l’eau se retrouve « revendue » un peu moins cher : c’est tout !

            Ce n’est pas parce qu’on ne gave pas les capitalistes, que
            la Région exigerait qu’on gave ses gestionnaires à leur place.

            • uhc
              uhc répond à Yvon le Zébulon
               !
              • Posté à 18h01 le 12/03/2012
              • Internaute 120164
                 !

              J’insinue juste, que tout a un coût. Et que généralement, le public gère les choses de façon moins efficace (ce qui pourra entraîner, peut être une augmentation d’impôt dans le futur)

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à uhc
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 18h49 le 12/03/2012
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Vous avez raison de dire qu’en terme de « rentabilisation »,
                le privé se débrouille bien mieux que les services publics,
                ...mais hélas, souvent, en faisant abstraction de l’humain.

                Pour l’eau qui est vitale à tous - et d’une absolue nécessité,
                je crois pourtant qu’on devrait trouver le moyen de mettre les
                consommateurs au même niveau, sur le plan des tarifs.

                Pour que tout ça fonctionne, il faudrait aussi faire preuve de
                très grande vigilance, afin d’éviter les passe-droits et autres
                gabegies dont la fonction public est hélas coutumière.

        4 autres commentaires
      • francoracle -
        francoracle - répond à uhc
        vivant libre
        • Posté à 22h46 le 12/03/2012
        • 182806
          vivant libre

        Cela n’a absolument rien à voir.Tous les investissements necessaire pour potabiliser l’eau ,la transporter et l’assainir sont integralement sur votre facture d’eau .Les investissement les plus lourds se font sur 30 ans voire plus.Les impots locaux ne rentrent donc pas en ligne de compte.

  • pmithrandir
    pmithrandir
    http://www.jaiuneidee.net
    • Posté à 14h26 le 12/03/2012
    • Internaute 90097
      http://www.jaiuneidee.net

    J’aime beaucoup l’idée de faire payer un prix très faible pour les premiers litres, puis d’augmenter le prix progressivement pour que les gens qui abusent, et ne pas réparer la chasse d’eau en fait parti, soit sanctionner.

    Il est temps que l’on s’inquiète de l’eau que l’on gache.

    • francoracle -
      francoracle - répond à pmithrandir
      vivant libre
      • Posté à 22h52 le 12/03/2012
      • 182806
        vivant libre

      Savez vous que le plus grand gachi d’eau potable se fait sur les km de reseaux sous terre ! Tuyaux plus ou moins fissurés ,jonctions entre-eux defectueuses ext.....Beaucoup de recherches sont faites pour detecter ces fuites,ça à un cout direct qu’il faut payer maintenant,mais au final cela devrait alleger la facture de chacun.

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