à lire sur bastamag.net 27/12/2011 à 13h11

Faim dans le monde : Jean Ziegler veut juger les spéculateurs pour crime contre l'humanité

L’ancien rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation revient dans un entretien sur les origines des pénuries alimentaires dans les pays pauvres, pointant notamment la responsabilité des multinationales et des financiers : « Selon la FAO, l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains, presque le double de l’humanité. »

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  • Tmal
    Tmal
    Parti rider...
    • Posté à 15h44 le 27/12/2011
    • Internaute 112672
      Parti rider...

    Et ouais ! Sauf que pour que nos magasins soient bien achalandés, on jette la moitié de la production pouvant nourrir 12 milliards de personnes. Il en reste donc pour 6 milliards, mais sachant que le américains mangent pour 4, il n’y en a plus pour tout le monde.

    • pablico
      pablico répond à Tmal
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h11 le 27/12/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      tous les américains ne mangent pas pour 4 ! !

      seuls certains mangent pour 8 ou 13 c’est là le problème..

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h12 le 27/12/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    voila une bonne idée,

    enfin un qui essaye de faire un contre pouvoir, AU VRAI POUVOIR, celui qu’on n’élit pas... qu’on n’élit jamais ! !

    • Chriswow
      Chriswow répond à pablico
      C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)
      • Posté à 18h27 le 27/12/2011
      • Internaute 126218
        C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)

      « Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim » :

      Plus de 6 millions d’enfants qui meurent de faim dans l’année. C’est terrifiant !
      Oui vous avez amplement raison , ce monsieur a émit une très bonne idée.

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 18h23 le 27/12/2011
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    J’aime bien cette idée de pendre les spéculateurs comme à Nuremberg... J’ai côtoyé ces bonnes gens il y a très longtemps. Contrairement à ce qu’on dit (ce serait des génies matheux), mais les choses ont probablement changé, certains d’entre eux sont quasiment analphabètes ; ils ont simplement le virus du gain.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h24 le 27/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    faudrait expliquer la définition du humain ,humanité aux spécus
    mais ça vas ètre peine perdu j’pense
    c’est comme les pays les plus polluants, ils savent qu’ils vont empoisonner leurs propres descendances , mais ça n’a pas l’air de les déranger

    donc je pense que ni l’un ni l’autre ne doit connaitre la définition du mot humanité

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h51 le 27/12/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Selon la FAO, l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains, presque le double de l’humanité. »

    Je pense effectivement que les politiques spéculatives qui « justifient » que l’on
    jette ou détruise les productions pour éviter d’en distribuer et ne pas en faire
    chuter les cours en actions, constituent en effet des crimes contre l’humanité.

    Le jour où les océans aussi seront vidés à cause de la surpêche aussi, on verra !

    Je crois que le TPI pourrait trouver sur ce thème, matière à réflexion et à Jugements.

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à Yvon le Zébulon
      aconforme
      • Posté à 19h57 le 27/12/2011
      • Internaute 156689
        aconforme

      Le profit, nihiliste illusion. Au niveau « global », en effet, le profit n’existe pas. Comme le disait, excellemment MONTAIGNE « Tout gain se fait toujours au détriment de quelqu’un ».
      Dans un monde fini, dans une masse monétaire finie, il n’y a pas de « création de richesses ». Elles sont déjà là ! Judicieusement, Thomas PIKETTY a étudié la « création de richesses » de la Bourse. Résultats : 0,10 % en un siècle. La Bourse ne crée pas de richesse mais vit en parasite sur l’économie réelle. 95 % de son « activité » (sic), d’ailleurs, est de la délinquance pure, puisque ce n’est que de la spéculation. Il serait donc très raisonnable de se passer du système boursier. L’incohérence complète qui se dit « médias » détecte (quel magma d’incompétences et d’impossibilités logiques que ces arrogants médias qui refusent de rendre des comptes !) la baisse de la création de richesses dans, osent-ils, un « ordre » décroissant, serait due aux « prix élevés de l’énergie et des matières premières », ce qui, déjà, est une aberration : pétrole ou matières « premières » (« premières » dans la nécessité absolue alors que l’homme serait matière secondaire ou tertiaire il faut le savoir !) sont des richesses réelles, les perdre en les consumant c’est « détruire de la richesse » non la créer. En plus oser y coller un prix c’est partir dans le délire. « La crise du crédit qui étrangle la consommation et l’investissement » : cette prétendue « crise » est, entièrement issue, du parasitisme boursier, des actions dangereuses de qui « croit » que l’argent existe : il n’y a pas crise du crédit, seulement du crédible ! C’est vous qu’on ne croit plus. Grâce aux subprimes et à l’énorme gaffeur Bush. Gaffeur ? Une spéculation immobilière peut donc avoir un effet réel dans l’économie réelle. Comme c’est bizarre : n’avions-nous pas entendu spéculations = créations de richesses ?
      Dans le nihilisme économique, le dernier mensonge en date permet toujours de faire un saut vers la clarté. Cela devient donc une faute politique inexcusable que d’avoir dérégulé la finance, le centre fanatique de tous les délires économiques. Ce sont eux les immenses voyous, ce sont eux les réels truands – pas les banlieues, au pire, une très petite délinquance. De ne pas savoir analyser une situation est la pire faute politique : s’ils avaient de l’honneur, ils devraient « se démissionner » en masse. Ou alors les émancipé-e-s se devraient de les placer sous tutelle ou curatelle pour « prodigalité » et « irresponsabilité dommageable aux tiers ». Si l’enrichissement bien réel d’une infime minorité mondiale (0,01 % est-il avancé - dans certaines de ses analyses, Cornelius CASTORIADIS soulève, qu’en aucun cas, les bénéficiaires – réels non les hallucinés - du capitalisme ne peuvent dépasser le chiffre antidémocratique de 3 % de l’Humanité) se fait en SE PERMETTANT DE DÉTRUIRE l’économie réelle, et si, de plus, ces destructeurs ne sont que d’improductifs rentiers, cette cette faute est même plus qu’inexcusable. Les politiques sèment le désordre partout. Ce sont bien, alors, eux les fauteurs de troubles. Donner autant d’armes destructrices à « l’irrationnel » financier est complètement irresponsable. De plus, il est franchement antidémocratique de favoriser les archi-minoritaires, tous ces marginaux capitalistes, au détriment du plus grand nombre, qui lui reste honnête. La sortie : ces marginaux capitalistes ne peuvent se passer de nous, nous oui. Fermer les Bourses pour parasitisme et association de malfaiteurs (les spéculateurs) serait un réel changement de mentalité, très bénéfique à toute l’Humanité.
      L’investissement irait non vers les improductifs mais les très productives PME – PMI, fortement handicapées par les parasitaires Bourses (en plus en cas de « pertes » de celles- ci ce sont les impôts de tous qui « subventionnent » cette « nationalisation des pertes » : ce qui demeure une scandaleuse aberration qu’aucun raisonnement ne pourra rendre scientifique ! Autant d’argent en moins pour « l’économie réelle »). Dans un monde fini, dans une masse monétaire finie, il n’y a pas de « création de richesses », ainsi les 2 plus riches au monde ont la même richesse que toute l’Afrique Noire réunie, les 460 les plus riches cumulent plus que la moitié la plus pauvre de l’Humanité (3,4 milliards). S’il y avait réelle « création » de richesses, il y aurait disparition de ces chiffres ! Ces minoritaires riches ne « créent » donc pas de richesses, ils « prennent » sur la richesse globale, la masse monétaire finie. La part (trop) grande qu’ils dévalisent ne laisse aux autres qu’une trop petite part. Les médias, dans leur folie furieuse, s’extasient sur les hyper-riches, « oubliant » l’autre moitié de l’image : 3,4 milliards (ça fait d’énormes « oublis » !). Encore, que si 10 % prend 90 % des richesses, aux USA, les 90 %
      restant n’ont plus que 10 % (ce qui rend piteuse la « prouesse » de ces minuscules 10 % au « taux de nuisance » si développé !) etc. En découlerait-ils que les médias ne sont pas vraiment de « masse » ? Dans leurs analyses, ils se profileraient même comme vos pires ennemis ! Ainsi, seul un « salaire maximum garanti » retrouve la Raison qui nous sort de ce sort, nous extraie de cet voie sans issue. Le profit est donc un concept entièrement puéril qui doit masquer et « ignorer » les 9/10 de la réalité pour se « croire » réel. Votre « profit » est toujours payé par quelqu’un d’autre. C’est donc la notion la moins sérieuse qui soit. Aucun adulte digne de ce nom ne peut plus tolérer cette folie furieuse nommée « loi du profit » – ce n’est pas une « loi » et le profit est la plus grande des stupidités indigne de figurer dans un programme politique. Mais, comme ce concept est d’une cruauté inouïe, attendu qu’il rend a-humain, a-social et très insensible (tous signes de régression forcenée et d’a-civilisation !) – il faut que la Société s’en débarrasse au plus vite. Le « profit » « ignore » (refuse de connaître) qu’il ne dédommage pas la Nature de ce qu’il lui prend, que toute richesse vient du circuit économique « global » entièrement collectif et que de vouloir en extraire un « profit » n’est que du détournement, du racket, du Al Caponisme complet, que de refuser de connaître « les coûts réels » en les « externalisant » (les faisant payer par les autres !) ne fait que masquer la juste hiérarchisation du réel pour qui les vraies questions sont « combien un riche coûte à la Société ? Combien coûte une entreprise au collectif ? Que ne redistribue-t-elle pas ? Combien de plus-values s’octroient- elles illégitimement ? Quel taux de “nihilisme destructeur du social” y a-t-il chez tel
      riche ? » Etc etc etc. En effet, il est à la portée de n’importe quel crétin insensible et
      déraisonnable de « faire du profit » mais il faut une intelligence plus rare pour n’en point faire. Ne pas vivre « au détriment des autres » est une vraie noblesse sociale. Et la sagesse de parvenir à une répartition équitable entre toutes et tous appartient à cette Évolution qui fait paraître le « profit » comme une vénéneuse superstition, un âge des ténèbres répugnant. Le capitalisme aura été la plus grande arriération de tous les temps !
      Où trouver encore du sérieux ?

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 19h36 le 27/12/2011
    • Internaute 156689
      aconforme

    QUI NE VEUT PAS DE L’ÉGALITÉ ?
    Légalité de l’Égalité. N’était-ce pas le simple titre du Livre maudit de 1789, dont la thèse simple – puisqu’ensevelie – proclamait que si tu crois avoir des dons et des qualités qui te révéleraient comme supérieur aux autres, tu doives bien te placer tout en bas de la société et soulever à bout de bras ?
    Et soulever la Société à bout de bras. Sinon quel peut bien être l’utilité de se trouver au sommet ? Il semble qu’il n’y reste plus à soulever à bout de bras que les étoiles.
    Être intelligent, et le rester, transparaît, très soudain, comme accepter une participation à une pauvreté généralisée. Puisqu’il semble si aisé d’établir un « revenu minimum garanti », il devrait paraître encore plus facile d’établir un « revenu maximum garanti ». Toute richesse exagérée serait désormais définitivement exclue de la civilisation. Le splendide contrecoup c’est que la galopante misère nationale, puis mondiale, serait, tendanciellement, en voie de complète disparition. Il ne resterait plus que ce que nous nommons « pauvreté généralisée ». Ce mot, toutefois, se profile quelque peu trompeur puisqu’il ne l’est que par rapport au mot richesse. En fait, cette dite pauvreté généralisée serait un incroyable enrichissement collectif pour, au moins les 3/4 de l’humanité, soit dans chaque pays occidental pour plus de 70 %, dans les pays en développement pour plus de 80 % et dans les pays dits pauvres pour plus de 90 %. Bref, la loi du nombre, dite aussi démocratie, se verrait, pour la première fois, récompensée. L’acceptation de la « pauvreté généralisée » enrichit, grandement et à la seconde, les 3/4 de l’humanité. Mais, aussi, stabilise économiquement les autres 20 % tout en parvenant à la richesse de « les mettre en cohérence avec eux mêmes ». Restent 5 % : — les seuls qui « profitent * » de l’humanité entière, des ressources non renouvelables, de la misère générale. En démocratie, ils restent définitivement minoritaires. D’entêtés marginaux. Vouloir maintenir que c’est pour le bien-être du plus grand nombre que ces riches exagérés n’arrêtent plus de se monopoliser les richesses pendant que l’inacceptable misère augmente de partout, oser poursuivre que le plaisir de 90 % de la population c’est de les voir devenir toujours plus riches et eux mêmes toujours plus pauvres, daigner asséner que c’est la responsabilité et la compétence qui, implacablement, obligent au « tout pour moi et rien pour les autres » d’Adam Smith (qu’il dénonçait !) – tout cela paraît de plus en plus fermement allié à la bêtise crasse. Non, il n’est plus possible de défendre la richesse exagérée sans sombrer dans l’idiotie la plus évidente. En revanche, il émerge l’intelligence rayonnante qui admet que la « pauvreté généralisée » (ou le « revenu maximum garanti ») soit le seul moyen d’un véritable enrichissement collectif. Cette intelligence débordante rejoint les bases liberté, égalité, fraternité de la Constitution, oui mais constitution physiologique de chaque pays affilié à la démocratie. La légalité de l’égalité redevient triomphante. En plus que de parfaitement logique.

    Or, Un nouveau dogme court partout : « l’affaiblissement du capitalisme » provoque augmentation de la misère chez les 3/4 de l’Humanité. Tout comme le seul but de l’O.M.C. serait de lutter contre la pauvreté et la misère. D’où (cqfd) aller contre le capitalisme c’est appauvrir encore les miséreux. D’où, encore, considérer que l’OMC reste l’organisation la plus dissymétrique, la plus inégalitariste qui se puisse trouver, c’est être contre les pauvres. La démagogie capitaliste qui, depuis son origine, n’a pas arrêté d’insuffler son poison, flamboie pourtant. Depuis 1990, il existe des bases de données qui couvrent presque tous les pays du monde, sur une période remontant jusqu’en 1820. « Elles démontrent de façon incontestable la divergence croissante des revenus par tête sur longue période. Ainsi, par exemple, l’écart entre le revenu du pays le plus riche et le revenu du pays le plus pauvre était de un à quatre en 1820, de un à treize en 1913, de un à vingt-six en 1950 et de un à trente neuf en 1989 ». (p 153 La comédie des fonds de pension - Jacques Nikonoff ). Le capitalisme augmente bien la misère de la plus grande partie de l’Humanité. Le comprendre (ne serait ce que pour l’équation gaspillage des uns = pillage des autres) et vouloir annihiler ce capitalisme, reste bien, aussi, la meilleure défense des miséreux. Le capitalisme reste la ruine de la « majorité » de l’Humanité. L’O.M.C. ne fait qu’augmenter ces dissymétries. Du seul fait qu’elle ne prenne pas en compte la « globalité » du monde (la Terre entière) tout en s’autoproclamant « globalisation » de ce monde (réduit aux principaux et corporatistes intérêts occidentaux) soit l’exaspération des dissymétries qui, dans tous les cas de figures, n’avantage que l’Occident, déjà sur-avantagé. L’O.M.C. n’est donc pas l’organisation du commerce « équitable » comme elle n’est pas organisation « équitable » du commerce qui n’est pas « mondial » mais à l’unique avantage dissymétrique de l’Occident. L’O.M.C. demeure l’ennemi des plus pauvres.
    Vous vérifiez bien que leur version des choses c’est toujours et encore du roman : la dissymétrie grandit entre l’Occident et le reste du monde. L’aide n’existe pas mais, pire, sert à masquer, cacher, rendre invisible la structure mondiale qui fait que l’Occident pille toujours le reste du monde. Et qu’il empoisonne, en plus, le Tiers Monde de sa facette gangstérisée.

  • spiroule
    spiroule
    Free Spirit
    • Posté à 21h23 le 27/12/2011
    • Internaute 128190
      Free Spirit

    @ Yvon le Zebulon

    Bravo pour votre réquisitoire cher Maître, je doute que la Défense puisse argumenter d’une insoutenable excuse des accusés après votre démonstration de leur abjecte criminalité.

    Et je me porte partie civile à leur encontre, car j’adhère entièrement à votre plaidoirie.

    Néanmoins il demeure facile (et un peu simple) de jeter l’anathème sur les seuls spéculateurs, car nous sommes tous complices de cet immense gâchis. Combien d’entre nous travaillent indirectement pour eux si nous sommes employés des Bourses, ou profitent du fruit de leur spéculations si nous sommes banquiers, ou plus simplement profitent des actifs qu’ils génèrent, par les crédits que les banques nous accordent.

    En ce domaine, comme en bien d’autres, nul n’est tout blanc ni tout noir. Si les spéculateurs existent c’est parce que notre système financier en a besoin ; c’est un mal nécessaire. C’est à nos élus de réglementer leurs ambitions, de les encadrer. Et à nous d’exiger de nos élus la probité et l’éthique indispensables à à une action politique efficace.

    Les spéculateurs ne s’arrêteront que là où nous les arrêterons. Eux sont dans leur rôle, mais nous, nous n’y sommes pas encore ; par faiblesse, par individualisme, par égoïsme aussi et par ignorance encore parce que nous délégons notre pouvoir souverain à des élites corrompues par les lobbies financiers de toutes obédiances. L’argent n’a pas d’odeur ; qu’il soit le produit des famines ou celui du trafic des armes.
    Notre ignorance du labyrinthe financier et économique nous arrange bien ...,il nous fait une belle excuse....

    Commençons par nous responsabiliser, individuellement, en étant curieux de toutes ces manigances, puis en étant intransigeants vis à vis de nos élites politiques qui sont corrompues, de manière tacite le plus souvent.

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à spiroule
      aconforme
      • Posté à 23h16 le 27/12/2011
      • Internaute 156689
        aconforme

      Notre conformisme à aussi le langage que nous employons pour parler de gangsters en les nommant comme vous le faites « nos élites ».
      Besoin d’élites ? Besoin de cette croyance comme celle de l’argent ?
      Vous parlez comme Vos élites : « Nous responsabiliser » ? En étant curieux certes et après ?
      Peut-être se sortir premièrement des églises et les icônes de cette religion masquée qu’est le capitalisme et ces adultes et leur doudou « argent ». redonner sens au mot en remettant sans cesse du sens là où il est détourné. La première des batailles à toujours était celle des mots, du verbe.
      Tant que vous parlerez de « notre système financier », etc ... Je doute fortement, surtout en déviant l’anathème comme vous dites des seuls spéculateurs pour finir par le lancer sur « Nos élites politiques » et « réglementer leurs ambitions » comme eux veulent « moraliser le capitalisme » voire même « humaniser la peine de mort ». Toutes ces reprises, conformisme aux « slogans » ( terme introduit au XIX° « cri de guerre d’une tribu écossaise » »), phrases toutes faites et autres concepts opérationnels tel votre ( ?) reprise du « l’argent n’a pas d’odeur » ou autre « crédit » qui en réalité est endettement ; car crédit viens de croyance, crédible ce qui permet la confiance.
      Tant que nous utiliserons ce langage empoisonné nous ne pourrons sortir de cette croyance en quelque labyrinthe que ce soit, financier et/ou économique !
      Tant que chacun, ON (qui apparaît dans le langage au IX° siècle sous cette définition « l’anonyme crapuleux ») voudra « profiter de la vie » le poison du « roman de l’économie » ne cessera de se répandre !
      Changement de paradigme : nécessaire ? Oui ! Retour au réel, sortir du roman de l’économie ! Oui !
      L’économie ré-enchâssée dans l’humble économie de la Nature, nous retrouvons, enfin, la vraie hiérarchisation du réel : la Terre peut se passer de nous en se grattant de catastrophes, nous ne pouvons nous passer d’elle , elle est le nid inévitable de la vie et la matière toujours première (la matière, elle, est « meilleure“que nous, elle remporte et remportera toujours le top 10, nous ne pourrons la supplanter dans ce classement : pour le bonheur de tous, admettons-le !). Toute activité qui porte atteinte à la continuation de la vie et de la planète se doit d’être bannie pour ‘anti-économisme irrécupérable’ – économiser veut dire épargner, protéger thérapeutiquement , soigner, sauver la vie, pas du tout ce que les délires capitalistes (quelle insurpassable vulgarité que ce ‘profiter de la vie’ que seul un cerveau de maquereau peut émettre, n’est-ce pas) vous leurraient. L’argent ne respectant pas le futur il est placé sous haute surveillance, méfiance maximum pour le plus dangereux des énergumènes. Tout l’inverse d’actuellement où le laxisme à son égard reste inexcusable, une lourde faute politique qui oblige à les ‘démissionner’. Ne contient-il pas ce ‘noyau dur de délinquance’ qui corrompt bon nombre d’esprits se croyant ‘d’élites’ ? Par multiplication des contre pouvoirs ou ‘réalisations’ (pratiquement et dans la conscience) de l’entière décentralisation – nous parvenons à annihiler tous les vieux poisons. Puisque les pollutions ne peuvent être ‘résolues’ que si chacun-e en a l’intime ‘résolution’. Sa ‘détermination’ détermine le futur collectif : en effet, un-e seul-e peut annuler les efforts communs en perpétuant l’esprit de pollution.
      La culture a/aura voix prédominante sur l’argent – celui-ci étant reconnu comme très négatif, définitivement inapte à l’intérêt GÉNÉRAL, non respectueux du futur et donc pleinement suicidaire, contenant bien la dérive gangstérisée qui inverse les valeurs, l’argent s’est montré trop antisocial pour être considéré comme un fédérateur de civilisation : toutes ses censures et calomnies se révélant donc comme crimes contre l’Humanité. Vous frémissez de partout : tout reprend sens ! ! ! Tout reprend sens ! ! !
      Trop de pollutions tuent toute sensualité, tout sens. Pourtant, ne brament-ils pas que le capitalisme serait hédoniste. Pire que des masos, mais des masos qui nous entraînent dans leurs impasses sans joies ! Puisqu’elles/ils ne savent plus penser, ils/elles ne peuvent plus du tout demeurer guides de nos plaisirs. Les plaisirs seront tellement tellement plus intenses après la fin du capitalisme : tout le contraire d’un ‘retour à l’âge des cavernes’ ! ! ! A cause de leur malhonnêteté intellectuelle, les grilles de lecture des hédonistes sont donc devenues, comme eux, absolument obsolètes. Nous ne pouvons changer sans le changement. C’est le ‘changement de mentalité’,qui, seul, peut précéder le réel ‘changement de style de vie’ de plus en plus urgent. Ce n’est pas du tout comme ‘vouloir la révolution’. Aussi, est-ce bien leur vision qui reste fausse, ils interprètent tout de travers, ils se trompent sur tout et sur tout le monde. Ils nous auront bien encombrés. Plus personne ne peut, désormais, avoir confiance dans leur témoignage, plus aucune crédibilité. Leur décadence ne sera donc que la leur !
      La méthode du changement de mentalité c’est que ‘la suppression de l’une (la domination) s’accomplit par le discernement exhaustif de l’autre (l’exploitation économique).’ Votre tête change le monde. Cela ne s’enclenche pas, obligatoirement, comme un processus révolutionnaire, le changement de mentalité veut l’annihilation de tous les pouvoirs. Pourtant, aucune raison de fuir une révolution mais ce n’est pas le but recherché. De quoi s’éloigner à toute allure de ces drôles de ‘gens de gauche’ (juste dans le marketing de l’image) qui vous reprochent d’être, à la fois (impossibilité logique !) ; ‘trop’ révolutionnaire ET associé à une institution dominante. (Et eux donc où sont-ils ?). C’est l’un ou l’autre, pas les deux. Ils/elles n’auront servis à rien dans l’émergence des nouvelles grilles de lecture. Plus tu changes complètement de mentalité, plus vite le capitalisme disparaît : quelle merveilleuse économie de moyens ! ! ! Au contraire, ‘qui stagne dans les malversations mentales’ se prive de toute évolution personnelle : que soit donc, solennellement, remercié les diffamateurs-ses qui ne peuvent plus qu’étouffer dans leur rage – dans la ‘globalité’ ils aident réellement malgré eux.
      La place scientifique de l’argent ? Son lieu dans le réel ?
      La sonde Hubble nous a ramené pléthores de documents de l’univers, nous avons pu aller, récemment, aux fonds des océans, et, encore, nous avons récolté nombre d’informations sur les règnes minéraux, végétaux et animaux. Notre connaissance de nos environnements est immense. Pourtant, nulle part nous n’avons trouvé présence d’argent. Pas la moindre trace. Il n’est absolument pas universel. Mais se situe au niveau du très local. Localisé, uniquement, chez les êtres humains. L’argent n’existe donc pas. N’existe pas au sens universel. Cette évidence semble pourtant ‘évidée’ ; comme la présence insistante des mots nous l’offre. Or les dérives empoisonnées qui surgissent de cette mauvaise hiérarchisation du réel font rage, surtout, dans les classes dirigeantes (quel bien être que d’en être protégé !). Ainsi, délirent-ils que ‘l’économie est naturelle’. Aller jusqu’au bout du raisonnement implique que la Nature n’est pas naturelle, mais entièrement artificielle. D’ailleurs, ce sont eux qui ont créé la vie et la Nature, démiurges complets, et, sans doute, tout l’univers. Seule l’économie existe ! Ce poison virulent de la ‘croyance’ hallucinée en l’argent peut conduire à la destruction de la Nature ‘moins réelle que l’économie’, ainsi qu’à celle de la vie ‘moins réelle que l’économie’. Peuvent être détruits toute civilisation, toute société, tout rapport social, même tout rapport humain le plus quotidien pour quelque chose qui n’existe pas (nihil) : l’argent ! Les plus grands nihilistes du monde, destructeurs potentiels des sociétés sont donc bien l’argent et l’économie. Bon. Maintenant que nous avons perçu que l’économie n’est pas naturelle, puisque nous n’avons pas pu prouver l’existence matérielle de son principal support, l’argent, nous comprenons que la place scientifique de l’argent est très locale, si ‘provinciale’, si plouc par rapport à l’univers. L’économie ne peut plus rien diriger, impossible de lui faire confiance (nous allons découvrir à quel point tous ses concepts sont grassement erronés !) ! ! !

      Gandhi résumait bien le problème qui se pose à nous : ‘ Il y a assez de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais il n’y en a pas assez pour répondre au désir de possession de chacun. ’
      Cela n’est donc pas une découverte récente non seulement de la part des grands humanistes mais aussi des grands économistes qui sont nombreux à considérer que l’économie n’est qu’une étape à franchir pour des raisons déjà évoquées car elle est partie liée avec la rareté. Quand cette dernière s’efface, l’économie au sens classique du terme devrait disparaître. Marx parlait ‘ du passage du règne de la nécessité au règne de la liberté ’. Smith était dans le même registre quand il disait : ‘ une fois le problème économique [la rareté] sera réglé, on pourra s’atteler à l’essentiel (...) [la construction] de la République philosophique ’, qui est la rencontre des questions premières qui se posent à l’humain (étymologie : humus, ce qui fait de nous des fruits de la Terre) à savoir ‘ la question du vivre ensemble ’, ‘ la question amoureuse ’ et ‘ la question du rapport au sens ’. Keynes parlait de son côté ‘ de l’au-delà de l’économie ’ et il allait jusqu’à inciter ces collègues économistes à l’humilité [on y revient de gré ou de force] en disant qu’un économiste n’aura pas plus d’importance qu’un dentiste ”. P. Viveret ajoute non sans humour que tout en ayant de la considération pour les dentistes, “ nul ne songerait à fonder le lien social sur la dentisterie ”, comparaison implicite avec l’économie à laquelle on assigne absurdement ce rôle.
      Pourquoi les écrits des grands économistes sont-ils à ce point contredits par la réalité ?

  • Cyprien Luraghi
    Cyprien Luraghi
    En Gordini
    • Posté à 01h47 le 28/12/2011
    • Internaute 101150
      En Gordini

    II a raison : au gnouf ces pourritures ! direction la Haye, les affameurs !