Passage à l'acte 28/11/2011 à 12h23

Et si on transformait le toit de votre immeuble en potager ?

Reporters d'Espoirs | Agence de presse


Une ferme Lufa sur un toit de Montréal (Fermes Lufa)

Une batavia fraîchement cueillie qui craque sous la dent est un plaisir simple mais difficile à satisfaire pour un citadin. A mesure que les villes s’étendent et que les bonnes terres agricoles s’épuisent, l’appétit des consommateurs pour les produits frais et locaux se fait plus pressant. Pourquoi ne pas développer des cultures maraîchères en ville sur l’espace inutilisé des toits ?

L’idée

En Amérique du Nord, l’agriculture urbaine est en plein essor. A New York, où la superficie totale des toits représente 20% de la surface de la ville, le plan de développement durable PlaNYC 2030 propose des abattements fiscaux pour la reconversion des toits en « roof gardens » (« toits-jardins »). Ce toit végétalisé est un bon isolant thermique, il absorbe une partie des eaux de pluie, favorise la biodiversité et embellit les tristes sommets des gratte-ciel.

Depuis, les jardins sur les toits de la « Grosse Pomme » ont fait souche et pris de l’ampleur. A Montréal, deuxième plus grande superficie urbaine du Canada, c’est une ferme de plus de 3 000 m² qui a poussé en haut d’un bâtiment industriel. Sous son immense serre, jusqu’à 800 kg de fruits et légumes sont cueillis chaque jour et vendus aux abonnés dans la journée.

Une ferme sur un toit, « l’agriculture de l’avenir »

Son créateur, Mohamed Hage, un jeune informaticien né au Liban, aime raconter s’être inspiré de la lufa (ou loofah), une variété de courge grimpante qu’il voyait pousser, enfant, jusque sur le toit de sa maison natale :

« Pour moi, c’était tout naturel de construire une serre sur un toit. C’est l’agriculture de l’avenir. Il est évident qu’il est beaucoup plus écologique de produire en ville que d’importer. Notre ferme permet de récupérer des terres, de réduire la distance, tout en produisant des légumes à haute valeur nutritive. »

En bon informaticien, Mohamed Hage a pour ambition de développer sur les toits des villes ce qu’il nomme une « agriculture 2.0 » : produire hors sol et le plus efficacement possible, avec le moins d’énergie possible, tout en connectant producteurs et consommateurs.

En 2009, il fonde la société Les fermes Lufa qui commercialise depuis avril 2011 les récoltes de sa première serre urbaine. Désormais, pour près de 1 000 abonnés aux paniers de légumes, de la cueillette à l’assiette, le circuit est des plus courts.


Une ferme Lufa sur un toit de Montréal (Ferme Lufa)

Comment la mettre en pratique ?

A l’aide de Google Earth, Mohamed Hage a recensé 130 toits de Montréal, avant de jeter son dévolu sur un toit plat de 3 000 m², dans le voisinage du Marché Central. Il lui reste à convaincre le propriétaire de cet immeuble de bureau pour lancer les travaux. Il se souvient :

« Les gens n’arrivaient pas à visualiser ça dans leur tête et se posaient énormément de questions. Allions-nous louer leur toit ou l’acheter ? Allions-nous utiliser du fumier ou un tracteur sur le toit ? »

Dans un pays où le thermomètre frise les -10°C plus de trois mois par an, Mohamed Hage sait trouver le bon argument : la serre permet de réduire de 20% les coûts de chauffage et de climatisation. L’hiver, la serre récupère la chaleur qui s’échappe par le toit et isole le bâtiment des rayonnements du soleil en été. Les plantes utilisent ainsi moitié moins d’énergie qu’une culture sous serre, en terre.

Fruit de cinq années de recherches et d’1,5 million d’euros d’investissement, la ferme est un concentré de technologies. La quantité de lumière et la température, les nutriments fournis aux plantes (potassium, calcium et magnésium), l’arrosage au compte-gouttes avec l’eau de pluie, sont automatisés pour ne distribuer que ce dont les plantes ont besoin. Seule la cueillette se fait encore à la main.

Les fruits et légumes récoltés sont livrés le jour même par un seul camion qui dessert plus d’une trentaine de dépôts chaque semaine, sur l’île de Montréal. Pour Kurt Lynn, responsable de la distribution, le circuit court est l’atout majeur de l’agriculture urbaine :

« Comme nos produits sont livrés dans un rayon maximal de 5 km, on peut se permettre de cultiver des variétés plus goûteuses mais plus fragiles, puisqu’elles n’ont pas à endurer la réfrigération, le conditionnement et le transport. »

Si les variétés proposées sont cultivées de manière « responsable et durable », entendre sans OGM ni pesticides, seule la lutte contre les insectes nuisibles est biologique. Sous la serre, les coccinelles s’activent pour combattre les pucerons, et les ruches installées au milieu des plantes assurent la pollinisation.

Ce qu’il reste à faire

Le prototype des fermes Lufa est prêt à être dupliqué sur des surfaces trois à quatre fois plus grandes. Selon Mohamed Hage, il y aurait plus de 900 000 m² de toits en terrasse à Montréal sur lesquels aménager des serres qui pourraient alimenter un tiers de la population urbaine :

« Nous avons démontré que c’est un projet rentable. La rentabilité dans la première année sans avoir à demander de subventions, c’est une grande fierté. Selon nous, pour que ce soit l’agriculture de demain, ce type d’agriculture urbaine doit se faire à échelle commerciale. »

Reste à s’entendre sur la notion de produit frais local. Au mois de novembre, le panier des fermes Lufa propose tomates cerises et concombres du Liban... A se jouer des saisons, l’agriculture urbaine édicte son propre calendrier, sans grand rapport avec le cycle de la nature.

Frédérique Sauvée

  • 33830 visites
  • 100 réactions
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  • momo la salade
    • Posté à 12h32 le 28/11/2011
    • Internaute 110276
      foutus
    • Brachamul
      Brachamul répond à momo la salade
      Multi-Taskeur
      • Posté à 15h39 le 28/11/2011
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      Et une vidéo.

      C’est un TED Talk sur un sujet proche.

      PS : c’est en angliche.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h36 le 28/11/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    C’est quoi encore ces salades..

    • Redroom
      Redroom répond à Numerosix
      La V2, une grosse merde.
      • Posté à 15h17 le 28/11/2011
      • Internaute 23589
        La V2, une grosse merde.

      C’est un projet de l’inra dont j’ai entendu parler ya une dizaine d’année qui nous disait que l’agriculture finirait dans des immeubles que ce serait l’avenir, la modernité, qu’il fallait pas faire barrage au progrès toussa...

      Puis comme c’est l’inra tu peux faire confiance les yeux fermés ! : D

      • Numerosix
        Numerosix répond à Redroom
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 16h16 le 28/11/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Hé ben en attendant on attend toujours nos voitures qui volent qu’on nous avait promises pour l’an 2000.
        En plus que ce sera plus pratique pour aller chercher nos salades en haut des immeubles.

  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 12h42 le 28/11/2011
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    C’est un fantasme de Jean-Christophe, 35 ans, directeur artistique de faire pousser des légumes sur le toit de son appartement à arts et métier, parce que il a peur de la banlieue.....

    • Redroom
      Redroom répond à Tropicaleyes
      La V2, une grosse merde.
      • Posté à 15h23 le 28/11/2011
      • Internaute 23589
        La V2, une grosse merde.

      Non non c’est une vraie tendance étudiée dans les hautes sphères européennes, attention... : -)

      • Tropicaleyes
        Tropicaleyes répond à Redroom
        Jean-Christophe, En Slim, (...)
        • Posté à 16h04 le 28/11/2011
        • Internaute 95001
          Jean-Christophe, En Slim, (...)

        Arrête si je lui dit il va faire son cri strident !

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 12h44 le 28/11/2011
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    si l’on mettait des capteurs solaires sur les toits plats... qui ne servent à rien de rien, des kilomètres carrés stériles.

    pas de pollution visuelle, et production d’énergie de jour....et gardé par un digi-code de la porte d’entrée.

    • maybeIdontknow
      maybeIdontknow répond à pablico
      sur terre
      • Posté à 14h41 le 28/11/2011
      • Internaute 151626
        sur terre

      deja que des batiments s’écroule sous le poid de la neige comment allerz vous faire avec le surpoid des capteurs solaires ?

    • Brachamul
      Brachamul répond à pablico
      Multi-Taskeur
      • Posté à 15h41 le 28/11/2011
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      Les plantes sont des capteurs solaires biologiques.
      Sauf qu’elles stockent l’énergie de manière beaucoup plus efficace.
      Et qu’en plus consomment les polluants.

      • vincelemat
        vincelemat répond à Brachamul
        Fou incadrable
        • Posté à 22h41 le 28/11/2011
        • Internaute 47435
          Fou incadrable

        Ah, et on peut y brancher son chauffe eau ?

      • Erka
        Erka répond à Brachamul
        • Posté à 13h23 le 29/11/2011
        • Internaute 5196

        Ben oui justement, les polluants parlons en. « consomment les polluants » au mieux ça ne veut strictement rien dire et au pire c’est la meilleure raison pour ne pas bouffer ces trucs (on peut toujours les faire pousser pour le plaisir).
        Quid des métaux lourds et autres dioxines ? Les fruits (surtout gras) emmagasinent ces saloperies a haute dose. La salade est un aspirateur a pesticide, etc. J’aimerai bien voir une étude sérieuse sur la qualité des produits poussés en ville, si c’est des reservoirs de produits toxiques.

         
        • A déménagé le 7-12-2011
          A déménagé le 7-12-2011 répond à Erka
          non connue
          • Posté à 13h42 le 29/11/2011
          • Internaute 50999
            non connue

          La dioxine se trouve éparpillée partout, et certainement plus en campagne, et majoritairement à proximité des incinérateurs pas aux normes ... Ou sur les terres cultivées en campagne après écobuage :)

          Pour les métaux lourds, il y a une méthode très simple de s’en garantir : analyser le sol qui sera utilisé (qu’il soit local ou importé). C’est une condition obligatoire pour cultiver à titre professionnel un terrain.

          « J’aimerai bien voir une étude sérieuse sur la qualité des produits poussés en ville, si c’est des reservoirs de produits toxiques. »

          La ville, en dehors des zones industrielles où l’on peut avoir des concentrations importantes de métaux lourds dans les sols ... a certainement moins de pollutions qui seraient absorbées PUIS transmises par les plantes qu’à la campagne (pesticides & insecticides systémiques, campagnes de traitement dans les années 40 au DDT pour certaines régions) ...

          • NoirHirsute
            NoirHirsute répond à A déménagé le 7-12-2011
            Informaticienne Hordienne
            • Posté à 22h54 le 29/11/2011
            • Internaute 97472
              Informaticienne Hordienne

            De ce que j’ai pu lire ca est là, les ruches installées en ville se portent merveilleusement bien par rapport à celles en campagne inondées de produits toxiques.

            Je trouve ca une bonne idee de verdir les toits des villes. Ca peut aussi sans doute rapprocher les gens entre eux dans les batiments.

        2 autres commentaires
  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 13h00 le 28/11/2011
    • Internaute 19357
      non connue

    Et dans la cave les champignons .

    • PaulTron
      PaulTron répond à A déménagé le 13-10-2012
      Ce champ sera visible par tous (...)
      • Posté à 13h41 le 28/11/2011
      • Internaute 168564
        Ce champ sera visible par tous (...)

      Déjà qu’on a l’herbe qui pousse dans les placards, sous lampe UV...

  • A déménagéle 14-12-2012
    • Posté à 13h33 le 28/11/2011
    • Internaute 119490
      Etudiant

    Chouette alors, après avoir respiré les particules et autres gaz d’échappement des moteurs de bagnoles, on va en plus pouvoir les manger à travers les légumes qui auront grandi dans cette atmosphère saine et vivifiante.

    • gerfaut32
      gerfaut32 répond à A déménagéle 14-12-2012
      indépendant
      • Posté à 15h29 le 28/11/2011
      • Internaute 120248
        indépendant

      Les plantes poussent très bien dans une atmosphère très carbonée. Elles s’accommoderaient sans doute sans mal à une atmosphère encore davantage saturée en CO2. En revanche, c’est moins vrai pour les NOx, les-poussières de combustion du gasoil, du fuel, de l’essence..., plus tout le reste ! ! !

      • obvious
        obvious répond à gerfaut32
        bouzeu rêveur
        • Posté à 18h58 le 28/11/2011
        • Internaute 129617
          bouzeu rêveur

        euhhhhh, non, dsl...

        le taux de Co2 est d’environ 390 ppm dans l’air. Voyons large 400 ppm.

        la tomate par exemple peut prendre sans problème 1200 ppm pour une augmentation d’environ 50% de la photosynthese.

        La luminosité étant relativement faible, -200 ppm.
        La froidure étant fréquente, les ouvrants de la serre sont donc souvent fermés. hop, épuissement rapide du Co2, +200 ppm

        1200+(200 - 200) - 400 = 800 ppm.

        on rajoute 800 ppm de Co2 dans l’air (bouteilles et détenteurs) pour faire pousser ces tomates...

        NAVRE...

         
        • gerfaut32
          gerfaut32 répond à obvious
          indépendant
          • Posté à 11h07 le 29/11/2011
          • Internaute 120248
            indépendant

          Ah bon ?
          « La luminosité étant relativement faible... »
          C’est une affirmation gratuite : même si on se cantonne au Canada, la latitude étant la même que Bordeaux, la luminosité est bonne. Ce n’est pas la présence d’un brouillard de poussières permanent dans l’air urbain qui va véritablement gêner la photosynthèse.
          « La froidure étant fréquente, les ouvrants de la serre sont donc souvent fermés... »
          On ne parle pas de culture en serre l’hiver, mais de culture en serre en ville, donc pourquoi pas l’été, et encore une fois, même en ne prenant en compte que Montréal, il n’y fait pas si froid à la belle saison ! Donc les ouvrants de la serre ne sont pas nécessairement fermés.
          Mais je ne suis pas un spécialiste de la culture maraichère, et encore moins de la culture sous serre,

          • obvious
            obvious répond à gerfaut32
            bouzeu rêveur
            • Posté à 19h03 le 29/11/2011
            • Internaute 129617
              bouzeu rêveur

            à montreal, la luminosité est considérée comme moyenne-faible... tout comme a bordeaux...
            quand aux ouvrants, pour de la culture maraichere sous serre,
            sachant qu’ils sont en ville et donc que l’humidité relative est bien plus faible qu’en campagne, meme pour une production sur les 6 beaux mois, les ouvrants sont très fréquement fermés le jour et quasiment en permanence la nuit.

            ancien chef de cultures maraîchères sous serres & tunnels et chef de cultures maraîchères pleine-terre bio

          • obvious
            obvious répond à gerfaut32
            bouzeu rêveur
            • Posté à 19h02 le 29/11/2011
            • Internaute 129617
              bouzeu rêveur

            gnnnnniii.... de V2 ! ! ! !

        3 autres commentaires
      • vincelemat
        vincelemat répond à gerfaut32
        Fou incadrable
        • Posté à 22h44 le 28/11/2011
        • Internaute 47435
          Fou incadrable

        Pour le reste il y a des filtres, moi ce qui m’inquiète dans ce genre de projet c’est l’état du toit au bout de 20 ans (en culture sur terre du moins)...

         
        • mezneth
          mezneth répond à vincelemat
          Onomatopée antropomorphe
          • Posté à 10h32 le 29/11/2011
          • Internaute 70709
            Onomatopée antropomorphe

          Mais comme dit dans l’article, il s’agit d’hydroponie (« culture hors sol »)

          C’est de toute façon ce qui donne les meilleurs résultats (en tout cas en terme de croissance, après le goût ca doit pas être le même j’imagine) vu qu’on peut contrôler au poil de cul près ce qu’on donne aux plantes

          • obvious
            obvious répond à mezneth
            bouzeu rêveur
            • Posté à 19h21 le 29/11/2011
            • Internaute 129617
              bouzeu rêveur

            tout à fait...

            il faut bien distinguer pleine terre et hydro et de la même façon, qualité et productivité...

            la qualité de production d’une culture hydroponique peut être meilleure qu’une prod pleine terre...
            si on laisse le temps au temps et qu’on optimise les techniques culturales, le critère « meilleur gout-texture-ect » n’est quasiment plus.

            à la base, l’hydroponie a été développée pour ne plus être assujetie aux ravageurs et maladies du sol ainsi qu’au travail de la terre, tout deux, longs, couteux et fastidieux...

            c’est ensuite qu’on a pris la voie de la productivité.

            l’apport nutritionnel par le sol n’étant plus le facteur limitant, on s’est mis à éclairer les cultures pour allonger la durée de jour, ou renforcer la luminosité ambiante, integrer du Co2 pour boostez la plante, cultiver sous serres pour la température, l’humidité et les parasites, ect...

        2 autres commentaires
    • marabbeh
      marabbeh répond à A déménagéle 14-12-2012
      au comptoir du café du commerce
      • Posté à 15h33 le 28/11/2011
      • Internaute 20412
        au comptoir du café du commerce

      En plus des plantes qui poussent hors sol, ça n’a aucun goût. Mais comme dirait un paysan breton producteur de patates « c’est pas pour manger, c’est pour vendre ».

      • frapadingue
        frapadingue répond à marabbeh
        le cul entre deux chaises
        • Posté à 10h39 le 01/12/2011
        • Internaute 56548
          le cul entre deux chaises

        le hors sol a les mêmes qualités gustatives et nutritives, ce sont les variétés cultivées qui n’ont pas de gout.

    • Brachamul
      Brachamul répond à A déménagéle 14-12-2012
      Multi-Taskeur
      • Posté à 15h42 le 28/11/2011
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      Produisez de l’éthanol dans votre appart’, et faîte le cycle à vous tout seul.

  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 13h44 le 28/11/2011
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    C’est la même agriculture proprette que celle d’Espagne sous serre, ou les légumes ils ne voient jamais la terre mais toujours des engrais chimiques.
    Car une ferme urbaine qui produit bio, elle ne peut pas être rentable.

    • obvious
      obvious répond à PaulTron
      bouzeu rêveur
      • Posté à 19h11 le 28/11/2011
      • Internaute 129617
        bouzeu rêveur

      du bio en hors-sol, pas possible...

      à part des engrais chimiques (de synthese) je vois mal comment integrer les éléments nutritifs dans la bouillie (solution nutrive)

      pour l’instant, personne n’a encore trouver le moyen de faire passer de la bouse de vache dans les capillaires (tuyaux)

      cela étant dit, si on compare l’impact écologique, la bouillie étant surement en circuit fermé, hormis la question de la « création utile ou non de ces engrais », cette exploitation rejette surment moins d’azote, par exemple, dans la nature, qu’une exploitation de pleine terre... bio ou non...

      car là où est le piège, c’est que cette exploitation n’est pas bio, c’est la lutte contre les parasite qui l’est.
      Mais, de la PBI (Protection Biologique Intégrée) à la place de la lutte phytosanitaire, croyez moi sur parole, c’est déjà un ENOOORME progrès...

      • frapadingue
        frapadingue répond à obvious
        le cul entre deux chaises
        • Posté à 11h05 le 01/12/2011
        • Internaute 56548
          le cul entre deux chaises

        bien sur qu’une ferme urbaine bio peut être rentable, vu qu’elle utilise des surfaces gratuites ou presque.
        les engrais bios peuvent être intégrés au substrat sous forme de granule et les capillaires ne servent plus qu’à irriguer, tu cherches des problèmes là ou il y en a pas les ravageurs du potager sont absent des toits de nos villes donc pas besoin de produit phyto sanitaire
        il faudrait toutefois équipé les serres de puissant filtres afin d’éviter un maximum la pollution.

  • pmithrandir
    pmithrandir
    http://www.jaiuneidee.net
    • Posté à 13h45 le 28/11/2011
    • Internaute 90097
      http://www.jaiuneidee.net

    l’idée est plutot bonne je pense.

    en plus, ca augmente la verdure, et donc l’effet de photosynthèse bien utile pour l’air que nous respirons.

    En plus, en réduisant le circuit de distribution et en utilisant les énergies perdues par les toits, je pense qu’on gagne encore en efficacité écologique...
    J’adhère.

  • patafoin
    patafoin
    chomeur
    • Posté à 14h25 le 28/11/2011
    • 175465
      chomeur

    La contrainte du poids sur un toit c’est quelque chose
    Les salades risquent de revenir cheres

  • maybeIdontknow
    maybeIdontknow
    sur terre
    • Posté à 14h26 le 28/11/2011
    • Internaute 151626
      sur terre

    bonne idee sauf que cela est irealisable avec la plupart des batiments deja construit. les toit de ces batiment ne sont pas prevue pour suporter un surpoid

    • vincelemat
      vincelemat répond à maybeIdontknow
      Fou incadrable
      • Posté à 22h48 le 28/11/2011
      • Internaute 47435
        Fou incadrable

      Ca dépends de combien, il est par exemple tout à fait possible de rajouter un étage sur un toit terrasse (c’est sur qu’on ne parle pas de charpentes, ce sont juste des dalles étanchéifiées finalement).

  • maybeIdontknow
    maybeIdontknow
    sur terre
    • Posté à 14h27 le 28/11/2011
    • Internaute 151626
      sur terre

    oups

  • Quantics
    Quantics
    Chercheur
    • Posté à 14h54 le 28/11/2011
    • Expert 166341
      Chercheur

    « embellit les tristes sommets des gratte-ciel. »

    Euh, vous êtes sûrs ?

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 15h21 le 28/11/2011
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    « A mesure que les villes s’étendent et que les bonnes terres agricoles s’épuisent, »

    Si les « bonnes terres » agricoles s’épuisent c’est à cause des produits chimiques utilisés massivement par l’agriculture de masse, vous savez ceux là même qui polluent eaux, terres et airs.

    Certaines terres agricoles sont carrément déclarées « irradiées » après des décennies de traitement de cette façon là, la terre n’est plus qu’un support à produit chimique, comme notre bouffe tiens, personne n’a remarqué ?

    • LienRag
      LienRag répond à Redroom
      • Posté à 13h51 le 29/11/2011
      • Internaute 34767

      Plus exactement à cause de la monoculture...

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 15h31 le 28/11/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Et si on transformait le toit de votre immeuble en potager ?

    Rêve d’écolo :
    Et si on transformait le cerveau de votre président en potager ?

    • Humain
      Humain répond à zygzornifle
      • Posté à 16h18 le 28/11/2011
      • Internaute 21387

      Capitaine de pédalo ou capitaine de potager ?

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à Humain
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 17h34 le 28/11/2011
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        de pote âgé lol

    • patafoin
      patafoin répond à zygzornifle
      chomeur
      • Posté à 17h52 le 28/11/2011
      • 175465
        chomeur

      Sur les six cerveaux qu’il a ,y en a bien un où ça va pousser

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 15h33 le 28/11/2011
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    Et si vous êtes pas trop légume...

    • solstice
      solstice répond à Lemmy_Nothor
      pigiste
      • Posté à 18h57 le 28/11/2011
      • Internaute 38451
        pigiste

      J’y avais pensé aussi ; -)
      Directement du producteur au consommateur...

  • den
    den
    • Posté à 15h37 le 28/11/2011
    • Internaute 6292

    Si vous saviez le nombre de bonnes terres abandonnées dans le sud de la France, pour cause de non rentabiolité.
    Les cultures sur les toits sont des cultures hors sols, dont le climat est géré et le rendement supérieur aux cultures de pleines terres. D’où la rentabilité !
    La comparaison avec le manque de bonnes terres et inexacte ! ! ! ! ! !
    Ceci dit, en pleine ville, il doit être agréable de monter sur le toit et de voir des cultures.

  • ring de boxe
    • Posté à 15h41 le 28/11/2011
    • Internaute 114594
      jojo

    Il faudrait surtout interdire le mittage du territoire par des zone pavillonaires interminables, et densifier les quartiers existants.

    Après on verra pour les toits/serre

  • Hector Elis
    Hector Elis
    Voleur de plaques d'égoûts
    • Posté à 15h45 le 28/11/2011
    • Internaute 52742
      Voleur de plaques d'égoûts

    Et pourtant le droit de cultiver et de planter chez soi sera bientôt interdit.
    Oui, oui vous avez bien lu : Lien

    • den
      den répond à Hector Elis
      • Posté à 15h52 le 28/11/2011
      • Internaute 6292

      Les autoroutes ont étés privatisées.

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