Mondial : les erreurs d'arbitrage remettent le foot à sa place
Il n'y a pas que les mauvais gestes dans la vie, il y a aussi les erreurs d'arbitrage qui font au moins autant partie du football que la main d'un petit dieu argentin. Dans ce genre inépuisable, on peut parier que l'égalisation refusée à l'Angleterre ce dimanche deviendra rapidement l'étendard flamboyant des amateurs d'arbitrage assisté par la vidéo. (Voir la vidéo du but refusé de l'Anglais Franck Lampard contre l'Allemagne)
Idem à l'occasion du match entre l'Argentine et le Mexique (3-1), un peu plus tard ce même dimanche, où le premier but de l'Argentin Carlors Tevez a été entaché d'une nette position de hors-jeu. (Voir la vidéo)
On pourra bien dire qu'avec un score final de 4-1 pour l'Allemagne, il n'y a de toute façon pas photo : les amateurs d'uchronie footballistique ne manqueront pas de faire observer -non sans quelque raison- qu'à 2-2 l'affaire aurait été autrement emmanchée...
De même que si le fameux troisième but de 1966 avait été refusé, la face du ballon rond en eût été changée. Heureusement que le nez de Cléopâtre ne jouait pas au football !
Je pars du principe que toutes les erreurs d'arbitrage sont des erreurs de bonne foi, puisque de toute façon on n'a jamais pu prouver qu'un arbitre avait sciemment influencé le résultat.
Des erreurs d'arbitrage, il y en a au moins une énorme par Coupe du monde, sans parler des éliminatoires (genre, la main d'Henry face à l'Irlande). Si on veut se faire une petite -toute petite- idée, on se reportera avec profit à ce petit -tout petit- florilège.
L'Irlande, grande gagnante de la main de Thierry Henry
C'est sûr que l'accumulation ne plaide pas en faveur du corps arbitral. Pourtant la chose a été dite et répétée : les erreurs d'arbitrage font partie du jeu. Et la chose est vraie. Je préfère de très loin un jeu où rien n'est infaillible, pas même les décisions arbitrales, à une industrie du spectacle dans laquelle les enjeux seraient énormes. Ne serait-ce que parce que les enjeux ne sont pas énormes, justement.
L'enjeu d'un match de football se résume à en connaître le vainqueur : tu parles d'une énormité !
Contrairement à l'idée en vogue, jamais une victoire ou une défaite n'a eu de conséquences importantes. Le principal mérite de ces erreurs est de remettre les choses à leur place, qui est celle d'un jeu, d'une distraction, d'un spectacle, de tout ce qu'on voudra, mais certainement pas d'incidents diplomatiques. Gardons un peu la tête froide : dans quel autre domaine peut-on être aussi bénignement confronté à l'arbitraire d'une décision erronée ?
Un but refusé, ce n'est tout de même pas la même chose qu'une condamnation prononcée à la va-vite. Et précisément, puisqu'on en parle, il semblerait que Troy Davis puisse bénéficier d'un nouveau procès : c'est quand même autre chose, non ?
Sans compter que... Imaginons un peu : Thierry Henry prend un carton rouge pour sa main en novembre 2009 et l'Irlande se qualifie. Selon toute probabilité, l'Irlande aurait été tout aussi bien virée au premier tour de la phase finale. Qui aurait été lésé ? La réponse tombe sous le sens : les Irlandais qui ne se seraient pas autant marrés au spectacle des déboires de l'équipe de France. Finalement, on voit bien que, derrière chaque erreur d'arbitrage, il y a une justice immanente à l'affût.
Illustration : dessin de Baudry.
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Idéaliste
Idéaliste
Décidémment, Toutes les équipes de la petite île ont la poisse avec l'arbitrage. De quoi remettre les anglais et les irlandais d'accord : ).




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