Foot : la bonne grosse bouse de Robert Green l'Anglais
Un titre choc ? Pas manqué, c’est la chronique décalée de l’auteur Vinvin, avant-centre du Rue89 Football Club et concepteur de la série foot parodique « On
lâche rien ! »
Il y a des gestes forts et des humiliations, des secondes qui resteront
gravées à jamais dans la mémoire collective. Robert Green, le gardien de
but de l’équipe d’Angleterre, est entré hier dans la légende !
Robert Paul Green, une naissance pas comme les autres
C’est le 18 janvier 1980 que naît le jeune Robert Paul, onzième fils d’une famille de onze enfants. La rumeur parle d’une naissance difficile, rapportant qu’il aurait été expulsé debout par sa mère tandis qu’elle préparait du thé.
Robert, autrement appelé « Bobby la chute » depuis ce jour-là, aurait semble-t-il conservé les séquelles de ce traumatisme tout au long de son existence.
Chutes, faux pas, ratages... Bobby eut beaucoup de soucis dans la vie en général et avec les filles en particulier.
Margareth Butler, sa première petite amie Londonienne, nous raconte :
« Bobby était charmant, c’était un vrai poète, et le meilleur gardien de but du village... Mais quand il s’agissait de me faire l’amour, il merdait ! »
Un témoignage d’une rare violence.
Ray Clemence, le mentor
Malgré ses difficultés, Robert Paul Green ne perdit jamais l’espoir de devenir un gardien de but anglais qui tienne la route.
Un objectif ambitieux et certainement illusoire, mais Bobby n’était pas homme à se laisser abattre. Il partit, pieds nus, gravir les neiges du Kilimanjaro à la rencontre du maître, du Jedi, du Dieu, j’ai nommé la légende : Ray Clemence.
Le goal des goals reçut Robert Paul Green à 5 000 mètres d’altitude entre deux séances de méditation, et lui dit ces mots pleins de sagesse :
« Bobby, je vais te révéler l’énigme des énigmes. Écoute-moi bien : le secret, c’est le regard.
Ne quitte jamais le ballon des yeux Bobby, c’est ça le secret. Le regard... »
Ces mots résonnaient encore dans les oreilles de Robert Paul Green, dit Bobby la chute, quand il redescendit la montagne et glissa sur du lichen, se fracturant un côte. La routine.
La revanche de Robert ?
En 2006, Robert Paul Green est appelé en sélection nationale anglaise pour la Coupe du monde en Allemagne. Une consécration.
Malheureusement, comme à son habitude, Robert se déchire juste avant le grand rendez-vous et se blesse l’aine avec l’équipe B d’Angleterre lors dans un match sans intérêt contre le Belarus. Au revoir la Coupe du monde...
Le Belarus, Robert ! Non, sérieusement, il y a des destins plus glorieux que d’autres. La main de Maradona, le coup de boule de Zidane, le « high kick » de Cantona... Voilà des beaux gestes, des instantanés qui construisent une mythologie -je vous conseille à ce sujet la lecture de « Éloge du mauvais geste » d’Ollivier Pourriol, éd. Nil.
Mais toi Robert, ton étoile s’est planquée derrière une lune noire, tu es un chat de gouttière égaré dans le grand monde, un poète malmené par l’œil cruel et acide de l’exposition médiatique. Tu es maudit.
À jamais, pour toujours...
À la 40e minute d’un match que les Anglais semblent pouvoir gagner sereinement, Robert Paul Green se troue comme une bouse.
Un tir des 25 mètres de l’Américain Dempsey... Anodin, rien d’insurmontable. Un tir comme il en arrête des centaines tous les jours à l’entraînement, le Bobby. Mais là non, pas hier, pas devant des milliards de gens qui n’observent que lui.
Il voit le ballon arriver et il repense à Margareth, à Ray Clemence dans sa montagne. Il pense trop Robert Paul, il transpire, il tremble.
Son genou au sol, il se prépare à accueillir le ballon, mais il oublie le secret. Le regard. « PUTAIN, REGARDE LE BALLON ROBERT ! » hurle Fabio Capello, il n’en revient pas.
Sur les télés du monde entier, on repasse en boucle la pathétique et dérisoire tentative de Robert retourné devant sa ligne, qui s’effondre comme un crapaud cherchant son oxygène, rampant jusqu’à l’humiliation, observant impuissant le ballon filer dans les filets. (Voir la vidéo)
Effondré, Robert Paul Green sait que son destin est écrit à jamais. Il sera le gardien qui a pondu cette bouse, il sera ce pantin désarticulé courant derrière son salut, dans le néant.
Robert Paul Green, j’ai toujours eu une admiration sans borne pour les accidents de l’histoire, les dérapages, les misères qui nous rappellent l’exceptionnelle rapidité de nos bascules. Je suis de tout cœur avec toi Robert, en espérant te revoir sur un terrain dans les prochains jours. Et la bise à Margareth.
Allez, On lâche rien !
► Mis à jour le 13/06, à 17h43 : Le gardien algérien Chaouchi vient de se trouer et nous faire « une Green ». On peut penser que la malédiction est en marche.
► Retrouvez Vinvin sur Twitter pendant les matchs de la Coupe du monde.
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- Sur onlacherien.frLa série de Vinvin, "On lâche rien !"
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Il y a eu le pari de traiter ce fait avec humour, mais ce pari est raté.
On parle de citation d’une rare violence, mais c’est la même chose pour cet article, que je trouve vraiment mauvais.
Cela doit être la mode de tirer sur les ambulances, en France ou en Angleterre.. Ce joueur, car je rappelle qu’il s’agit d’un jeu, à fait une connerie, mais on va lui faire payer des milliers de fois, et ce de manière perfide, en s’attaquant à sa vie privée, comme le fait cet article.
Tout le monde à le droit à l’erreur, et certain semble apporter au foot plus d’importance qu’on ne devrait accorder à un simple jeu ou on cours après une balle.
Le foot a une trop grosse importance, et le sport en général, ce n’est qu’une carotte pour faire oublier les vrais problème au gens.
Il faut désacraliser le foot, les sports en général, et peut être redeviendront-il peut être quelque chose d’intéressant ( a mes yeux ).




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