Cinq anecdotes sur la Coupe du monde pour les non-footeux
Plus que quatre jours avant la Coupe du monde 2010 de football en Afrique du Sud et vous ne connaissez toujours pas la règle du hors-jeu, ni celle du « je-mets-la-main-pour-marquer-un-but-mais-on-n’a-rien-vu »... Pour esquiver les discussions de comptoir autour de la technique de jeu, lâchez un bienveillant : « Sais-tu que... » sur l’un des cinq à-côtés que vous dévoile Rue89 sur la compétition.
Le trophée de la Coupe n’est pas totalement en or
Seulement 75% de l’objet est en or pur. A l’origine, le trophée de la coupe s’appelait « Victoire » avant d’être renommé « Trophée Jules-Rimet », du nom de l’ancien président de la Fifa, la Fédération internationale de football association.
Elle représentait Niké, la déesse grecque de la victoire, muse de l’équipementier sportif Nike. A partir de 1974, le trophée de la Coupe du monde -qui n’en est pas une- devient celle que l’on connaît aujourd’hui. Elle représente deux athlètes soulevant un globe, pèse 6 kilos pour 18 carats.
A noter que les champions ne gardent pas définitivement le trophée, mais conservent une réplique plaquée or.

Le ballon de l’édition 2010 est entièrement moulé
Il a pour nom : « Jabulani » qui signifie « célébrer » en zoulou. Oui, même les ballons ont un petit nom. Celui-ci a été la cible de critiques : Jabulani favoriserait les attaquants à cause de sa légèreté.
L’objet, conçu par l’équipementier Adidas, a une trajectoire flottante pour les gardiens. L’Espagnol Iker Cassillas dit que c’est un « ballon de plage » tandis que pour son homologue brésilien Julio Cesar, Jabulani est un « ballon de supermarché ».
Il est pourtant présenté comme un bijou de technologie. C’est le premier ballon complètement rond, car entièrement moulé au lieu d’être cousu. Il est le plus précis jamais fabriqué.

Une récompense pour la meilleure célébration de but

Gignac fête son but pendant le match de qualification des Bleus contre les Îles Féroé (Reuters/Stephane Mahe).
La marque Coca-Cola, partenaire de la Fédération internationale de foot-ball depuis 1928, lance l’opération « Célébrer les buts ».
Après un vote des internautes, la plus belle expression de joie recevra un trophée. Le Camerounais Roger Milla, premier joueur à avoir fêté son but en 1990 avec son fameux « Makossa » parraine l’opération. (Voir le montage promotionnel de Coca-Cola)
Entre le papillon d’Anelka, le pouce dans la bouche de Gignac, le zouk collé-serré au drapeau de corner de Thierry Henry, les Français sont bien placés.
► La mascotte, pomme de discorde entre Pékin et Pretoria
La mascotte, pomme de discorde entre Pékin et Pretoria
C’est un léopard à crinière verte appelé « Zakumi ». La mascotte en peluche a un secret, depuis révélé : elle est produite en Chine.
L’usine qui la fabrique a dû stopper temporairement sa production suite à un rapport dénonçant les conditions de travail de ses employés.
La Fifa a ordonné la fermeture de l’usine, une décision qui a été applaudie par le Congress of South African Trade Union qui, depuis, n’est plus référencé sur Google en Chine.

Le stade de Durban, unique stade quantique au monde
Là, on touche au summum du pédantisme. Pour utiliser cette anecdote, il faut bien comprendre ce qu’est la cryptographie quantique. Il s’agit d’un nouveau procédé permettant de sécuriser les communications entre le stade et le « centre d’opération interarmées ».
Sur le site de la Fifa, on explique :
« Afin d’intercepter un flux d’informations crypté de la
sorte sans se faire remarquer, l’hypothétique pirate devra au préalable
outrepasser les lois de la mécanique quantique. »
Bonne chance aux novices.
- Sur Rue89L'hymne de la Coupe du monde de Shakira, un plagiat ?
- Sur Rue89Avant le Mondial, le boom de la sécurité privée en Afrique du Sud
- Sur fifa.comLe site de la Fifa
- Sur footforever.comL'histoire de la Coupe du monde, sur Footforever.com
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Roboticien utopiste
Roboticien utopiste
Le 5e est intéressant. Après vérification ça semble vrai. Donc si je comprends bien, la première utilisation d’une technologie de pointe, c’est pour sécuriser les communications d’une grand-messe footbalitique ? Ah non, en Suisse on l’utilise pour sécuriser les votes lors de certaines élections.
Content de voir qu’on a le sens des priorités...




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