Tribune 11/02/2013 à 16h59

Findus n’est pas un accident, mais le fruit du choix de l’insécurité alimentaire

Corinne Lepage | Présidente de Cap21

Tribune

Le nouveau scandale sanitaire que nous rencontrons avec la viande de cheval et Findus n’est que l’énième, après bien d’autres dont nous n’avons pas su tirer les conséquences. C’est du reste une question majeure et générale qui devient dramatique, comme l’a démontré le très récent rapport de l’Agence européenne de l’environnement. Dans le cas présent, il est clair qu’il s’agit d’une fraude dont il faudra déterminer l’ampleur réelle et les niveaux de responsabilité.

Néanmoins, les services vétérinaires ont été défaillants à constater cette fraude, et étant donné la longueur de la chaîne et le nombre d’opérateurs, les responsabilités de chacun des opérateurs seront difficiles à établir. Voici près de vingt ans, la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) avait été un tournant pour les questions sanitaires, et avait conduit à la création de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA).

Nous sommes aujourd’hui bien loin de la volonté exprimée à l’époque d’éviter toute nouvelle tragédie sanitaire aux citoyens européens quand on constate les dérives de l’EFSA, plus soucieuse de la sécurité des industriels que de celle des consommateurs, ou encore lorsque, sur la demande de la Commission européenne, une majorité du parlement européen vota pour la réintroduction des farines animales.

En France, le Conseil national de l’alimentation préconisait une réintroduction des farines avec une distinction des deux filières. Mais un tel système exige une capacité de contrôle strict que nous n’avons à l’évidence pas. L’affaire Findus prouve que nous ne sommes pas en capacité de garantir la traçabilité d’une viande destinée à la consommation humaine ; alors tracer une farine, il ne faut pas y penser.

En cause, le système de régulation, de contrôle et de sanction

Mais au-delà de l’affaire Findus, les scandales à répétition démontrent que la question de l’insécurité alimentaire est désormais posée, car la succession de fraudes et dysfonctionnements démontre que le système de régulation, de contrôle et de sanction est en cause.

Fin 2010-début 2011, l’Allemagne connaît un épisode de contamination d’œufs et de viande de porc par de la dioxine. Le 17 janvier 2011 à Strasbourg, devant le parlement européen, feu le commissaire à la santé John Dalli indiquait qu’il « a déjà commencé à réfléchir à l’instauration de mesures susceptibles de rendre plus efficace le système européen de sécurité pour les aliments pour animaux ». Il expliquait alors aux parlementaires qu’il étudiait :

« la possibilité d’imposer une séparation stricte entre les productions de graisses à usage industriel et de graisses utilisées pour la fabrication de composants alimentaires pour les animaux »,

et qu’il jugeait également « nécessaire de rendre obligatoires des contrôles renforcés aux différents stades de la chaîne alimentaire pour déceler une éventuelle contamination à la dioxine. »

Et depuis, évidemment plus rien ! La révision, en juillet 2011, du règlement sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires était largement insuffisante, en raison des réticences du Conseil à prendre les mesures parfaitement connues et identifiées qui auraient permis de réduire effectivement les risques.

Un match consommateurs/industriels déséquilibré

Certes, ce règlement imposait une mention obligatoire du pays d’origine, en particulier pour les viandes et volailles fraîches, les fruits et légumes frais et les poissons. Mais l’étiquetage d’origine des produits alimentaires transformés n’a été soumis qu’à une évaluation d’impact préalable par la Commission.

Nous fûmes minoritaires à souhaiter un autre système d’étiquetage que celui que l’industrie a voulu et su imposer. Le match consommateurs/industriels est bel et bien déséquilibré, y compris au sein du Parlement, où je me demande parfois par qui et pour qui certains de mes collègues ont été élus.

Les autorités françaises, fidèles à une position qui consiste à affirmer des principes et à se garder de mesures pratiques d’application, ont adopté la position d’un « maintien du principe actuel de l’indication de l’origine ou du lieu de provenance de la denrée alimentaire sur base volontaire, ou obligatoire en cas de risque de tromperie du consommateur. »

On attend toujours que les Etats réglementent cette information, à commencer par la France qui ne l’a pas fait. Depuis 2009, on a probablement connu avec l’épisode de la colle à viande les prémisses de l’affaire Findus. Je me suis battue pour que le Parlement s’oppose à un projet de la Commission européenne, qui souhaitait autoriser l’utilisation de la thrombine bovine et porcine comme additif, afin de lier des morceaux de viandes séparés et ainsi constituer un morceau unique.

D’autres cas concrets de relâchement

Et, pour une fois, nous avons gagné, à une voix près lors du vote final, face à une tentative de dissimuler la vraie nature du produit vendu. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un autre cas concret de relâchement en matière de sécurité sanitaire, avec l’autorisation récente du nettoyage de la viande à l’acide lactique.

Pourtant, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a montré dans une étude récente que la proposition de la Commission n’était pas compatible avec le règlement (CE) n° 2073/2005, relatif aux critères microbiologiques.

Nous avons échoué en commission parlementaire de l’Environnement à s’opposer à cette décision de la Commission européenne, essentiellement prise pour faciliter les relations commerciales de l’UE avec les Etats-Unis. Un autre bras de fer est en cours dans le dossier « Nouveaux aliments », avec notamment le risque de commercialisation d’aliments issus de descendants d’animaux clonés en provenance de pays comme les Etats-Unis.

Pour l’instant, le Parlement a tenu bon pour refuser de céder aux pressions, là encore motivées par les intérêts commerciaux. Mais, dans l’intervalle, et en l’absence de réglementation, tout ce qui n’est pas interdit étant autorisé, rien ne prouve que des descendants d’animaux clonés ne soient pas consommés en Europe.

Le sommet de l’iceberg

D’autres exemples pourraient être donnés. L’affaire Findus n’est que le sommet de l’iceberg auquel nous conduit un choix constamment fait en défaveur du consommateur et au bénéfice des intérêts industriels de court terme. Car, évidemment, le préjudice pour les sociétés qui, comme Findus, sont prises la main dans le sac, est immense.

La solution est simple :

  • mettre un terme au choix fait en faveur de l’insécurité alimentaire ;
  • cesser de mettre en place des réglementations multiples mais sans effet, comme le prétendu étiquetage de l’origine des produits, qui n’est que volontaire ;
  • cesser de prendre des risques sanitaires pour complaire aux pressions américaines dans le cadre de l’OMC, en oubliant que l’action de classe et les dommages punitifs au Etats-Unis sont des armes très dissuasives ;
  • arrêter de sacrifier sur l’autel de la diminution des dépenses de l’Etat, au demeurant nécessaire, les services de contrôle de la DGCCRF et des services vétérinaires, tout en prétendant fonder une réglementation laxiste au niveau communautaire sur les obligations de contrôle nationales ;
  • disposer d’une justice digne de ce nom, en cessant de priver de moyens le pôle santé environnement, en dessaisissant de fait les magistrats trop enclins à poursuivre et en faisant en sorte que les scandales sanitaires comme l’amiante ne soient jamais jugés, ce qui est un formidable espoir d’impunité pour tous les responsables des scandales sanitaires passés, présents et futurs.

Les solutions sont simples et connues. Il ne manque qu’un élément : la volonté politique. Mais la société civile ne restera pas éternellement passive devant une situation qui fait d’elle une victime physique et financière de choix indéfendables.

  • 12740 visites
  • 99 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Iletvilain
    Iletvilain
    Bretagne
    • Posté à 17h12 le 11/02/2013
    • Internaute 188970
      Bretagne

    L’agroalimentaire s’en met plein les poches.
    Par contre, pour justifier des produits normalement immangeables, ils disent que ce sont les consommateurs qui réclament... Le bel alibi !
    Que voulez-vous, il y a de la demande !

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à Iletvilain
      aconforme
      • Posté à 19h22 le 11/02/2013
      • Internaute 156689
        aconforme

      Alors que, ce sont eux qui demandent, qui quémandent même lors de leur campagne (comme à la guerre, puisque dite, économique !) de racolage passif marqueté de réclame déclamant (une feuille A4 pour une poule en batterie - combien de mètre carré pour eux et par panneau ?) qu’ils s’approprient de « publicité » !
      Public-Cité ou Privat-City ? Public cité ou privé cité ?
      La publicité étant l’état de ce qui est public, de ce public cité, ne doit, logiquement et par essence, jamais, jamais, célébrer le privé. Publicité au public. Fermeture au privé de ce public en publicité. La République c’est ce qui ne peut être que public.
      Fin de toute ce battage s’affichant « publicité » comme délinquante apologie du mensonge et création de faux besoins ...Où trouver encore du sérieux ?

    • Buabilion
      Buabilion répond à Iletvilain
      • Posté à 23h48 le 11/02/2013
      • 183666

      Oui, sauf que là, il s’agit de Findus, une marque chère, pour la classe moyenne, dont le prix est justifié par la « qualité », image créée par la publicité, pas une marque qu’achètent les plus pauvres aujourd’hui.

      • didounette03m
        didounette03m répond à Buabilion
        en attente
        • Posté à 08h17 le 12/02/2013
        • Internaute 197012
          en attente

        Ne vous en faites pas, ils ont bien une sous-marque qu’ils vendent chez leader price par exemple.
        quels sont les chevaux utilisés dans la recette, cheval de réforme ? Elevé exprès ?
        Je mange du cheval, c’est pas cher et super bon mais je ne sais pas d’où ils viennent (Italie je crois ? ?)

      • big némo
        big némo répond à Buabilion
        charcutier- coiffeur et je m'en (...)
        • Posté à 09h28 le 12/02/2013
        • Internaute 86763
          charcutier- coiffeur et je m'en (...)

        la boite qui sous traite a findus ( car findus n’élabore pas ces lasagnes, mais s’occupe juste du packaging) fourni une dizaine d’autres boites allant du discount au produit « premier prix » de supermarchés... C’est le même produit, la difference de prix chez findus sert juste a payer la pub et les dividendes des actionnaires.....

      • BLAGUE A PART
        BLAGUE A PART répond à Buabilion
        étudiant
        • Posté à 21h27 le 12/02/2013
        • Internaute 198066
          étudiant

        Vous bossez et si oui vous faites quoi ? J’imagine que si votre boite fabrique un produit elle doit en faire de la pub ,c’est le b.a.b pour vendre donc pour defendre les emplois qui sont derriere ;

         
        • Buabilion
          • Posté à 23h06 le 12/02/2013
          • 183666

          C’est justement la réflexion que je me faisais : je vis dans une petite ville de province où la star des grandes surfaces d’alimentation, en ne faisant aucune pub, c’est le marché et les maraîchers du coin. Le local, le bouche à oreille. Ils ont maintenant des prix moins chers qu’au supermarché, c’est meilleur, et je n’ai pas été chez le médecin de tout l’hiver.
          Même dans les supermarchés, certains produits courants fabriqués dans les alentours sont 1ers des ventes, sans aucune pub. Mais il faut dire qu’il n’y a pas photo au niveau du goût.
          Les producteurs et leurs employés en vivent, sans rouler sur l’or, mais ne mentent à personne, en proposant de bons produits. Ils font partie de la communauté locale. Ils n’ont pas forcément envie non plus d’être les rois du monde... Juste de bons artisans dont les produits sont faits avec respect.
          Contrairement aux marques qui s’achètent une image de qualité avec leurs emballages et leurs pubs, qui ne travaillent pas au bien-être des « consommateurs », mais plutôt à celui de leurs dirigeants et actionnaires, dans une course folle qui mène à un mur.

          En ce qui concerne mon activité, pareil, je compte sur le bouche à oreille. Le local pour l’instant, ça me va. Il y en a certains dans mon secteur (peu, en fait) qui camouflent leur incompétence dans des pubs coûteuses. Et ça marche. Des gens tombent dans le panneau, ce qui génère des revenus leur permettant de se développer, d’avoir des salariés, des locaux plus pratiques, etc., après avoir utilisé du travail gratuit. Mais il y a vraiment arnaque sur la marchandise, je peux vous le certifier, et au final, ça ne va pas loin, surtout en local.

          Alors la réclame est le b.a.-ba, vous avez raison, mais dans un monde d’esbrouffe cynique, pas dans celui que j’ai envie de voir un jour pour ma fille, ses copains, ses enfants, les enfants des copains. Moi et pas mal d’autres, ici et ailleurs, y travaillons.

        1 autres commentaires
  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 17h31 le 11/02/2013
    • Internaute 110884
      -

    Bel article technocratique sans intérêt. Si vous voulez savoir ce que vous bouffez privilégiez les circuits courts.

    • pablico
      pablico répond à Hurz
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 19h34 le 11/02/2013
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      Ne faisons pas les ânes.

      Il paraît que ce n’était pas que du cheval, mais aussi de l’âne.

    • vorivzakonie
      vorivzakonie répond à Hurz
      toujours juste -Ceterum censeo (...)
      • Posté à 20h28 le 11/02/2013
      • Internaute 168643
        toujours juste -Ceterum censeo (...)

      Encore faut-il en avoir les moyens.
      Aux Etats-Unis, le problème de l’obésité vient directement de là.
      Dans certaines grandes villes, il faut faire jusqu’à plus de 100 km pour trouver des vrais fermiers au point où certaines mairies subventionnent la tenue de marchés dans les quartiers pauvres.
      A Détroit, c’est sur les terrains abandonnés que les habitants indigents s’organisent pour cultiver des légumes pas chers et sains.
      Paradoxalement les circuits courts qui sont au départ un luxe se réinventent dans la grande détresse.

      Et je ne trouve pas du tout l’article sans intérêt.
      Il montre la lutte permanente des intérêts au sein même des institutions européennes.
      A lire l’article de Daniel Schneidermann :
      Le chevalgate et les charettes roumaines
      qui montre comment cette histoire est directement liée à une décision de la commission européenne.

      A attendre l’entrée éventuelle dans l’Europe de l’Ukraine où des milliers de cosaques zaporogues n’abandonneront pas si facilement leurs chevaux, ni leurs charrettes, la fameuse Tatchanka ayant joué un rôle non négligeable durant la Révolution.

    • toutetsoncontraire
      • Posté à 13h52 le 12/02/2013
      • 185215

      Les circuits courts, ça c’est vrai que c’est une bonne alternative.

    • BLAGUE A PART
      BLAGUE A PART répond à Hurz
      étudiant
      • Posté à 22h38 le 12/02/2013
      • Internaute 198066
        étudiant

      Les circuits courts sur des lasagnes ça risque d’etre compliqué ! Il y a bien sur des traiteurs independants ou des traiteurs dans les grandes surfaces ,il faut leur faire confiance ?

  • Karg se
    Karg se
    Ingénieur agronome vendu à une (...)
    • Posté à 17h54 le 11/02/2013
    • Internaute 9172
      Ingénieur agronome vendu à une (...)

    Blablablabla. Il faut plus d’encadreurs, de lois, de réglementation, de protection du pauvre client qui veut continuer à acheter les yeux fermés des produits les moins cher possibles mais avec la qualité de la ferme traditionnelle de la France éternelle.

    Comme on peut le lire sur un commentaire précédent quand on veux du 100% connu, on achète en circuit court. C’est plus cher, mais vous en avez pour votre argent. Et puis quel idée d’acheter des lasagnes industrielles ? Faut vraiment être une feignasse en phase terminale. Rien de plus simple à faire soit même, et c’est tellement meilleur.

    A chaque fraude, une nouvelle réforme de tout le système de contrôle des aliments européens ? On va faire un test ADN dans chaque boite de plat cuisiné ? On revois les normes de constructions des automobiles et le code de la route à chaque accident ?

    Au lieu de réagir en pondant une loi ou carrément un nouveau lourd ensemble juridique, le rôle du politique est aussi de dire que la perfection n’existe pas, et que quelques décennies plus tôt cette arnaque n’aurait même pas été découverte. Je n’ose même pas leur demander de faire preuve d’anticipation, de toute façon l’action politique semble aujourd’hui limité à la gestion des faits divers. Avez ils anticiper le problème des graines germés non désinfectés car en agriculture bio le chlore est bannis (mais pas le cuivre, la santé des vignes importe plus que les reins du consommateur)

    Cette une attitude réactionnaire qui a fait énormément de tort à la France sous Sarkozy, il est lamentable de voir les politiques continuer dans cette posture.

    • toutetsoncontraire
      • Posté à 13h57 le 12/02/2013
      • 185215

      D’accord avec vous, quelle idée d’acheter des lasagnes toutes faites ? ? ?

      • BLAGUE A PART
        BLAGUE A PART répond à toutetsoncontraire
        étudiant
        • Posté à 21h33 le 12/02/2013
        • Internaute 198066
          étudiant

        Ca depend si vous etes pressé ou si il vous manque du temps .Il faut comprendre que des millions de français tous les jours sont dans ce cas,et d’autres ont du temps devant eux.

         
        • spartak
          spartak répond à BLAGUE A PART
          (comité libertaire lyophilisé)
          • Posté à 16h09 le 13/02/2013
          • Internaute 84113
            (comité libertaire lyophilisé)

          Votre existence peut être aussi pensée dans son intégralité.
          Vous faites des choix de lieux de vie, de carrière... qui vous permettent de ne passer votre vie à migrer pendulairement, et vous avez du temps pour acheter en circuit court les produits nécessaires à la préparation des lasagnes.
          Mais c’est une question de choix : il faut s’installer vraiment quelque part pour connaître les circuits courts, donc si vous passez votre vie à déménager pour changer d’appart, de job... vous achetez des barquettes surgelées.
          Vivre et consommer local, c’est aussi plus facile dans les petites villes. Là il y aurait une grande révolution à opérer dans la tête de nos élites qui ont un demi-siècle de retard : il n’est pas nécessaire avec les moyens de communication modernes d’installer une entreprise ou un siège social dans une grande ville, il est contre-productif et antisocial de centraliser les administrations et services publics...
          Dans le système actuel, les grandes villes sont surchargées et continuent de grossir car l’emploi y est concentré. Dégonflons les métropoles, et les gens sortiront leur voiture du périph, et leur caddie du supermarché (i.e. fini les lasagnes en barquettes...)

          Sur ce plan, on n’est pas arrivés...

        1 autres commentaires
  • Karg se
    Karg se
    Ingénieur agronome vendu à une (...)
    • Posté à 17h48 le 11/02/2013
    • Internaute 9172
      Ingénieur agronome vendu à une (...)

    Deux remarques techniques :

    « tout ce qui n’est pas interdit étant autorisé » C’est faux. C’est lamentable de lire ça sur un texte d’une député européen, mais venant de Mme Lepage ce n’est pas une surprise.

    « rien ne prouve que des descendants d’animaux clonés » C’est interdit, il faut une autorisation à chaque mise sur le marché, ce qui le rend techniquement impossible. Mais là où ça devient intéressant c’est que c’est impossible à détecter : si on clone un taureau reproducteur, on ne fait que rallonger sa carrière, et rien ne dit qu’un veau post mortem ne provient pas de paillette de sperme congelé de l’original et non du frais en provenance du clone.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 17h55 le 11/02/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Cet article est bizarre : il commence par parler d’un scandale sanitaire de findus et puis ben , non c’est une fraude ! Effectivement c’est pas pareil entre bouffer du canasson sain et de la vache folle, y a une différence.
    C’est simplement la mort, la différence !
    La suite est mieux et ça me fait penser à la fois au dopage du tour de France et à la fois aux offres d’abonnement pour les portables : Tout le système est d’une complexité sans nom, ça part d’ici , ça repasse par là, il existe une chiée d’intermédiaires tout aussi véreux les uns que les autres, la règlementation change d’un pays à l’autre, le tout plus ou moins appuyé par un lobby qui arrive à limiter le nombre de contrôleurs qui de toute manière n’y comprennent plus que tchi .
    Bref, pour un findus, il y a 7 tours de cochon gagnés et le pognon coule à flots.
    ça fait 25 ans que je suis végétarien, peut être plus et je ne me sens pas tous les jours très bien !

  • kisepeu
    kisepeu
    ingénieur
    • Posté à 17h56 le 11/02/2013
    • Internaute 148487
      ingénieur

    On ne doit pas tromper le consommateur ! C’est un fait. Mais la mayonnaise de la presse à ce sujet dépasse l’entendement. Personne n’a été empoisonné, cette viande est parfaitement consommable. En plus la viande de cheval est plus saine que celle de vache. Pourquoi ôter des ventes ce produit alors qu’il suffit de le vendre à prix coûtant. Je suis persuadé que bon nombre de consommateurs peu fortunés seraient heureux de se la procurer..
    Que les faussaires soient punis, mais arrêter de cacher la forêt de catastrophes financières, chômage etc avec des faits divers dignes de la colonnes des chiens écrasés

    • A déménagé 22-03-2013 6
      A déménagé 22-03-2013 6 répond à kisepeu
      non connue
      • Posté à 20h33 le 11/02/2013
      • 190220
        non connue

      Si vous achetez une bouteille d’huile d’olive et que dedans il y a de l’huile de tournesol c’est de l’arnaque, point barre, même si l’huile de tournesol est parfaitement comestible , elle est juste moins chère.

      • Karg se
        Karg se répond à A déménagé 22-03-2013 6
        Ingénieur agronome vendu à une (...)
        • Posté à 08h14 le 12/02/2013
        • Internaute 9172
          Ingénieur agronome vendu à une (...)

        Au gout on fait de suite la différence.

      • BLAGUE A PART
        • Posté à 21h41 le 12/02/2013
        • Internaute 198066
          étudiant

        Oui mais si c’est l’inverse vous dites quoi ? Si vous aimez l’huile d’olive vous penserez chouette ils se sont plantés c’est bon pour moi ,si vous ne l’aimez pas vous crierez à l’arnaque !

    • toutetsoncontraire
      • Posté à 14h00 le 12/02/2013
      • 185215

      Même si personne n’a été empoisonné, de telles pratiques sont inadmissibles ! Désolée de vous contredire.

    • BLAGUE A PART
      BLAGUE A PART répond à kisepeu
      étudiant
      • Posté à 21h38 le 12/02/2013
      • Internaute 198066
        étudiant

      Le jour ou par hazard, les bijoutiers se trompant, vendront des bijoux en or massif au prix du plaqué or vous verrez les memes qui s’offusqueront de la tromperie ,de l’arnaque sur le produit ...............

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 18h25 le 11/02/2013
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    pour que scandale sanitaire il y ait, encore faut-il pouvoir prouver que la santé des consommateurs ait été mise en danger, ce qui n’est pas encore avéré.
    Ce qui semble sûr, c’est que le prix de la viande de substitution étant inférieur à celui de celle mentionnée sur les emballages pour le prix de cette dernière, c’est avant tout un scandale financier.
    Néanmoins, il est vrai que cela en dit long sur la fameuse traçabilité qui devait le consommateur en toute circonstance assurer, au su des failles de laquelle il peut légitimement se demander en quoi elles sont susceptibles de le protéger.
    Remarque, en préférant faire confiance à un système de codes barres plutôt qu’humain, dont les instances de contrôle ont dû être les premières à voir leurs effectifs conduits à l’abattoir, c’était un peu couru d’avance...en gros ça revient à placer le chaland dans une mer infestée de requins tout en lui refusant assistance et lui demandant d’avoir confiance en la bonne éducation de ces derniers.
    Au fond et c’est une chance, cette histoire risque de bien se terminer...jusqu’à la prochaine

  • Endeur
    Endeur
    insulaire continental
    • Posté à 18h43 le 11/02/2013
    • Internaute 197078
      insulaire continental

    « en oubliant que l’action de classe et les dommages punitifs au Etats-Unis sont des armes très dissuasives ; “
    Et bien pourquoi ne pas y remédier ?
    Venant d’une avocate, il serait bien que vous soyez sur ce front là.
    Et réhabiliter le boycott .

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 18h59 le 11/02/2013
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Comme on ne peut pas savoir exactement selon « les experts » ce qu’il y a dans un plat industriel, autant éviter d’en manger , non ? Citoyens, dites non à la bouffe F(ood)-indus, mettez-vous à table et participez à changer le système.
    Lu sur L’expansion : Lien
    « Finalement, peut-on vraiment savoir ce qu’il y a dans notre assiette ?
    Non, on ne peut pas savoir à 100% ce qu’on mange. Dans le cas Findus, il s’agit de plats cuisinés surgelés, donc de recettes complexes. On ne sait pas tout, surtout avec la multitude d’intermédiaires en cause. La taille de l’étiquette sur la boîte de lasagnes prendrait trop de place ! Je ne crois pas qu’un jour on puisse avoir une information complète à 100% sur les sources d’approvisionnement parce que la traçabilité fluctue et les recettes évoluent. Ne pas savoir complètement n’est pas grave si le consommateur est assuré que les contrôles qualité, sanitaire et de provenance ont été réalisés pour garantir la qualité des produits consommés. »
    Ouf, on n’a rien à craindre, on veille sur notre santé, depuis Bruxelles...

    • Karavi
      Karavi répond à Xavier Denamur
      obsolescence programmée ((
      • Posté à 19h41 le 11/02/2013
      • Internaute 113192
        obsolescence programmée ((

      Je n’ai goûté qu’une seule fois un plat findus, acheté par erreur.
      C’était mémorablement dégueu.

    • BLAGUE A PART
      BLAGUE A PART répond à Xavier Denamur
      étudiant
      • Posté à 21h44 le 12/02/2013
      • Internaute 198066
        étudiant

      Sait on vraiment ce qu’on mange quand on va au resto ,quel qu’il soit ? ? ? ? ? ? ? ? ?

  • vorivzakonie
    vorivzakonie
    toujours juste -Ceterum censeo (...)
    • Posté à 19h35 le 11/02/2013
    • Internaute 168643
      toujours juste -Ceterum censeo (...)

    Où l’on voit une fois de plus le caractère pernicieux des institutions européennes.
    Le Parlement qui s’épuise,en restant souvent impuissant, à contrer les tentatives de la commission pour instituer le néo-libéralisme et jouer en faveur des multinationales.
    Ceci dit la viande de cheval est excellente ! Il fut un temps où elle était plus chère que la viande de boeuf et où il existait encore des boucheries chevalines. Rien de meilleur qu’un steack de poulain à l’ail après une bonne randonnée à cheval !
    Ici, le danger pour la santé est tout à fait inexistant, ne serait-ce que cela concerne justement les habitants d’un pays de cavaliers scandalisés.
    Ce que Corinne Lepage en tant que parlementaire européenne souligne est par contre totalement scandaleux : la nécessité permanente de se battre contre les diktats de la commission pour sauver les intérêts des personnes contre ceux des réels employeurs des membres de la commission et les intérêts du profit.

  • Karavi
    Karavi
    obsolescence programmée ((
    • Posté à 20h40 le 11/02/2013
    • Internaute 113192
      obsolescence programmée ((

    Personnellement, le cheval est un animal que je ne mange pas.

    Mais si on trompe le consommateur sur le bestiau, on le trompe également forcément sur la traçabilité, origine, qualité, composition, conservation, etc...

    Déjà, ces produits préemballés cuisinés sont infâmes, avec d’effroyables quantités de graisses de provenances douteuses, et de sel...Beurk !

    Même des steaks « bio », sous préemballages en plastoc, décoration papier kraft contenant des barquettes et un emballage sous vide en plastique, avaient une couleur et une odeur si bizarroïdes que j’en suis définitivement dégoûtée. C’est même possible que ce fut du canasson.

    Sur les affichettes et étiquettes des supermarchés, pour le poiscaille et la bidoche, on trouve des termes drôlatiques comme « élaboré en France ».. !

    À l’étalage du boucher de supermarché, l’agneau est annoncé : « goût Lozère ».. !
    Le boucher m’a affirmé que les agneaux venaient de Lozère, contrairement à ceux qui sont préemballés dans un rayon et qui sont étiquetés Royaume Uni...
    La viande est très bonne, mais on a des doutes...

    Il y a quand même assez de viande sur pattes en France comme outre Manche ; on n’a qu’à bouffer le plus local possible, et au diable l’européanisation- mondialisation. Arrêtez de vous gaver avec n’importe quoi et de les gaver.. !

    • BLAGUE A PART
      BLAGUE A PART répond à Karavi
      étudiant
      • Posté à 21h51 le 12/02/2013
      • Internaute 198066
        étudiant

      Hou là ,vous critiquez le bio ,cette vache sacrée des temps modernes ! La foudre va tomber sur vous ? Je ne sais ou vous habitez en milieu rural ou en ville mais dans le SU de mon coin ,il y a affiché la liste des fournisseurs de boeuf de veau de porc et de mouton ! Ils sont tous des alentours (40 km )Là aussi bien sur on peut douter ,mais si on se met à douter de tout ,on devient hypochondriaque et on se pourri la vie .Douter oui mais faire un minimum de confiance et de lucidité quand meme.

  • Grasduc
    Grasduc
    Fainéant
    • Posté à 20h41 le 11/02/2013
    • Internaute 133162
      Fainéant

    Si ça continue je vais finir par élever mon cochon et mes poules dans mon appart’, avec mes déchets alimentaires. Ca sera mieux que les fiche dans cette fichue poubelle à compost qui sert surtout à attirer les blattes ...

  • oestler
    oestler
    ouvrier
    • Posté à 20h50 le 11/02/2013
    • Internaute 131015
      ouvrier

    Le président de de l’Association nationale des industriels de l’agroalimentaire a déclaré qu’il ne savait pas qu’il y avait des traders dans le commerce de la viande....ben , faut qu’il change de métier pour être crédible en jouant du pipeau.
    A quand, la découverte , par ce monsieur , que Goldman Sachs touche sa dîme sur les transactions et que c’est pas un fabriquant de saxophone.
    Décidément, le métier de président , c’est croire que les gens sont crédules.

  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 21h08 le 11/02/2013
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Elle écrit bien et juste, cette Corinne...

  • Berthille
    Berthille
    Etudiante
    • Posté à 22h36 le 11/02/2013
    • Internaute 192801
      Etudiante

    « Néanmoins, les services vétérinaires ont été défaillants à constater cette fraude » en même temps c’est pas leur boulot. Leur boulot c’est à l’abattoir d’écarter les carcasses pouvant représenter un risque pour le consommateur (contrôle de la viande plus analyses comme la recherche systématique du prion pour chaque animal) et d’assurer le respect des conditions d’hygiène dans les usines de transformation. Leur boulot c’est la santé publique, pas de faire la chasse aux fraudes.

    « Voici près de vingt ans, la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) avait été un tournant pour les questions sanitaires » oui et c’est très contrôlé maintenant, on dépense des millions d’euros pour retirer 3 carcasses chaque année (cas sporadiques d’ESB) mais c’est du sanitaire, pas de la répression des fraudes.

    « Mais l’étiquetage d’origine des produits alimentaires transformés n’a été soumis qu’à une évaluation d’impact préalable par la Commission. » le problème est que l’approvisionnement en matières premières se fait toujours dans l’optique de minimiser les coûts. Le fromage, la viande (enfin plutôt leS viandeS) les épices, tout provient de pays différents... et pour peu qu’un ingrédient devienne moins cher ailleurs tout change, et pour peu qu’on rajoute la provenance des intermédiaires (qui transforment le blé en pâtes et les tomates en purée par exemple) ça fait une sacré étiquette !

    « un autre cas concret de relâchement en matière de sécurité sanitaire, avec l’autorisation récente du nettoyage de la viande à l’acide lactique. » là-bas c’est au contraire un moyen d’assurer la sécurité sanitaire, c’est plus une question culturelle qu’autre chose (comme le fait qu’ils lavent les œufs alors qu’ici c’est interdit). C’est quand même inquiétant et s’il doit y avoir relâchement ça sera en conséquence de cet usage, les gens se reposant trop dessus en cas de mauvaise manipulation.

  • Iletvilain
    Iletvilain
    Bretagne
    • Posté à 22h58 le 11/02/2013
    • Internaute 188970
      Bretagne

    On savait le saumon migrateur... Et même d’élevage, il fait un paquet de kilomètres ! Il ne va pas en Roumanie, mais il passe par la Pologne avant de venir chez nous...
    Ah, ces curiosités de l’agroalimentaire !
    Conte de Noël : la migration du saumon d’élevage

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 23h27 le 11/02/2013
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Un jour viendra peut-être, mais j’en doute, que Corinne Lepage admettra que pour rémunérer copieusement les banquiers, les actionnaires, les cadres de l’administration et des entreprises, les ministres et les parlementaires, il faut que des profits considérables soient réalisés entre la production et la commercialisation.
    Durant longtemps il a suffi d’exploiter la main d’œuvre pour créer de confortables marges de profit, mais les sommes phénoménales dont il est question de nos jours impliquent de « tricher » tout au long du parcours d’un produit, depuis le lieu d’où il est extrait jusqu’à celui où il est consommé.
    Sans doute que la seule façon pour enrayer ce processus suicidaire est que chacun fasse l’effort de vivre « frugalement », ce qui est incompatible avec la dynamique capitaliste (supposée « libérale » alors que gavée d’argent public) dont elle se fait un fervent porte-parole quand son assiette ne renifle pas trop l’agriculture frelatée et que les pollutions/dévastations qui affectent la planète ne sont pas à portée de son regard.
    C’est autre chose que de l’écologisme de salon que de se battre pour le mieux-être de l’humanité toute entière et non pour le seul confort de sa petite personne !

    • BLAGUE A PART
      BLAGUE A PART répond à Boutauvent
      étudiant
      • Posté à 21h55 le 12/02/2013
      • Internaute 198066
        étudiant

      La frugalité est un mot vide de sens pour 99.99 % de la population ! Vous venez de Mars vous !

  • Shamash
    Shamash
    Ingénieur agro
    • Posté à 00h50 le 12/02/2013
    • Internaute 37818
      Ingénieur agro

    Votre responsabilité en tant que femme politique c’est d’acquérir de la sagesse et de la transmettre. D’être consciente que les trains qui arrivent à l’heure font plus le quotidien que ceux qui arrivent en retard ou qui déraillent. Lever les bras au ciel à chaque scandale et dire « je l’avais bien dit ! », ça vous attire le mépris.

    La France bénéficie sans doute de la meilleure production agro alimentaire de la planète. Meilleure ne signifie pas exempte de défaut, et ça ne signifie pas non plus qu’il faut cesser de l’améliorer. Mais avec ce partis pris de considérer tout industriel comme un fraudeur en puissance, vous faite partie du problème, pas de la solution.

  • simla
    simla
    desperate housewife
    • Posté à 00h51 le 12/02/2013
    • Internaute 164811
      desperate housewife

    Une volonté politique ? C’est pas pour demain.

    Les consommateurs devraient déjà arrêter d’acheter tous ces produits transformés, pleins d’additifs, de colorants, d’huile de palme...etc....on peut très bien s’en passer..en tout cas, moi je le fais.

    Pas le temps de cuisiner, direz-vous ? Qu’ils prennent un peu du temps qu’ils passent avec leur portable et ce sera suffisant.

    • toutetsoncontraire
      • Posté à 14h17 le 12/02/2013
      • 185215

      D’accord avec vous, moi non plus, je n’achète pas ce genre de plats tout prêts, c’est plein d’additifs, d’ingrédients inconnus etc...
      Aucune confiance là-dedans.

      • BLAGUE A PART
        BLAGUE A PART répond à toutetsoncontraire
        étudiant
        • Posté à 22h23 le 12/02/2013
        • Internaute 198066
          étudiant

        Pourquoi parlez vous d’ingrédients inconnus ? Vous tapez le nom de l’ingredient dans Google et vous avez toutes les explications sur lui !

         
        • Buabilion
          • Posté à 23h39 le 12/02/2013
          • 183666

          Si vous allez au bout de votre démarche, vous noterez que la quasi totalité des produits cuisinés de supermarché contiennent des sulfites allergènes, des glutamates, etc. En revanche, il n’y a rien d’inscrit sur les pesticides, perturbateurs endocriniens, ou encore sur les OGM... Je ne comprends toujours pas pourquoi les pouvoirs publics n’interdisent pas simplement ces pratiques, qui se répercutent sur les dépenses de santé du pays.

        1 autres commentaires
  • oldmc
    oldmc
    abstentionniste volontaire
    • Posté à 05h32 le 12/02/2013
    • Internaute 67746
      abstentionniste volontaire

    Vous parlez en début de votre tribune d’un scandale sanitaire.
    En quoi cette affaire de viande de cheval est un scandale sanitaire ?
    C’est simplement un scandale commercial et financier. (on parle bien de traders chypriotes et néerlandais).

  • grosnaze
    • Posté à 07h19 le 12/02/2013
    • Internaute 27732

    Une bonne fois pour toute il faut arrêter la désinformation. Ce n’est pas une affaire ni un danger sanitaire mais une tromperie sur la nature du produit.

    Par contre le circuit du producteur au consommateur lui est pour le moins renversant. l’organisation du travail, les délocalisations, la sous-traitance effrénée, les mécanismes de standardisation, de labellisation sont par contre en cause

    De même que la vérification des produits en France la DGCCRF a vu ses effectifs fondre et les mécanismes européens sont inexistants pire c’est FINDUS qui a fait la vérification et qui a découvert le pot aux roses. Car je défie n’importe qui de reconnaitre du cheval ou du bœuf a la couleur de la viande.

    Ainsi après 6 intermédiaires dont deux traders qui ont spécule sur la matière brut on soupçonne un bénef d’enfer sur le coup. Car le prix du steak de bœuf ou de cheval est équivalent voir celui du cheval plus élevé la promo de l’abattoir a du être d’enfer sur le cheval.

    Le scandale sanitaire par contre existe mais pas ici, voir la viande lessivée a l’acide lactique et le poulet passe au chlore ainsi que l’huile de tournesol remplace par de l’huile de moteur pour avion. Mais cela est plus genant on s’attaque là au contenu des préparations de l’agro alimentaire qui n’est pas triste du tout.

    Enfin est il supportable de laisser faire la spéculation sur la nourriture ? cette spéculation ne contribue elle pas a la faim dans le monde ? (riz blé mais soja etc..) par exemple

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
Verbes thématiques