Vie de bureau 05/02/2013 à 15h41

Comment survivre dans une entreprise qui va fermer ?

Elsa Fayner | Journaliste Rue89

Absence de colère, troubles anxieux, non-respect des règles de sécurité : comment ne pas perdre pied quand son emploi est condamné ?


PSA, à Aulnay : des salariés durant leur pause, le 28 janvier 2013 (Christophe Ena/AP/SIPA)

Pascal travaille depuis vingt ans chez PSA, à Aulnay (Seine-Saint-Denis) et à la chaîne :

« La fermeture, j’y pense tout le temps. Là, je me suis mis en arrêt, j’ai du mal à l’usine. Mieux vaut pas que je me demande pourquoi je travaille, sinon j’arrête. Il n’y a aucune motivation. Les autres, ils continuent par habitude. »

L’usine ferme en 2014. D’ici là, les salariés doivent continuer à assembler, peindre, contrôler les C3 pour qu’elles puissent continuer à rouler. Comment accomplir les mêmes gestes qu’à l’accoutumée, rester motivé, ne pas perdre pied quand on sait son emploi en sursis ?

« Quand il y a de la colère, c’est bon signe »

Le jour de l’annonce officielle de la fermeture du site d’Aulnay, le 12 juillet 2012, sur le parking, l’abattement dominait. L’équipe de l’après-midi était même allé travailler. Certes, la nouvelle avec fuité auparavant. Mais surtout aucune précision n’était donnée. Quand ? Avec quels reclassements ? Quel accompagnement ?

Matthieu Poirot, psychologue social, parle d’« impuissance apprise » :

« Quand on est dans l’incertitude, sans informations sur ce qui va se passer, on ne peut plus gérer le changement. »

Consultant, il est mandaté par la direction ou par des entreprises qui ferment « pour accompagner le management ou comme médiateur avec les syndicats ». Ce qui le frappe, c’est l’absence de colère chez les salariés :

« Il n’y en a pas tant que ça. Quand il y en a, c’est plutôt bon signe. Mais ce que je vois ce sont plutôt des troubles anxieux et de l’abattement. »

Ce qui peut avoir un impact sur la performance globale de l’entreprise, note Matthieu Poirot :

« Les gens ne respectent plus forcément les règles de sécurité. Des lignes de production peuvent être cassées pour ralentir la production et la garder dans l’usine. »

Ou pour protester, de manière désespérée, contre la fermeture annoncée.

« Je pleure devant les patients, tant pis »

Ingrid préfère témoigner sous pseudo. La quadragénaire s’occupe de l’administration dans une entreprise de presse en redressement judiciaire :

« C’est le bénéfice du doute qui fait que je continue. Il y a éventuellement un repreneur, on le saura en mars. »

Au mieux, il y aura des licenciements dans l’entreprise. Au pire, aucun des repreneurs potentiels ne sera validé par le juge. Ambiance. En attendant, la société « avance au ralenti ». Ingrid diffère des rapports annuels qu’elle aurait dû rédiger : à quoi serviront-ils ?

« Notre directeur est focalisé sur la recherche d’un repreneur, c’est normal, il s’en fiche des tableaux d’analyse du chiffre d’affaires ou des calculs de ce genre. »

Ingrid ne peut pourtant pas s’empêcher d’en réaliser quelques-uns, de ces tableaux, sans que personne ne les lui demande cette année. Par curiosité ou par conscience professionnelle (elle hésite).

Effectuer les mêmes tâches, continuer à travailler... Pour certains, ce n’est pas possible. Comme dans les métiers de services aux autres, notamment de soins, constate Valérie Tarrou, psychologue du travail, qui reçoit des salariés en souffrance :

« Dans ces métiers, il faut garder une distance émotionnelle. Or les personnes qui vivent des périodes difficiles n’y arrivent plus. L’une d’entre elles m’a même dit : “Je pleure devant les patients, tant pis, ils me voient pleurer”. »

Pour d’autres, au contraire, c’est presque reposant. Comme pour Patrice, chez PSA :

« Je me demandais comment les gens pouvaient continuer à bosser. En fait, ça fait une espèce de point fixe, sinon c’est quand même le vide partout. »

Y compris pour les militants CGT comme lui, qui passent, depuis l’annonce officielle de la fermeture, une bonne partie de leurs journées à essayer de convaincre les collègues de se mobiliser :

« Pour les militants de l’usine, les moments de travail à la chaîne soulagent, finalement. C’est un moment un peu carré, où on ne pense pas trop à autre chose. »

« On a un projet, c’est déjà ça »

C’est l’une des principales préoccupations évoquées par les personnes interrogées : les tensions avec les collègues, la difficulté à s’entendre sur l’attitude à adopter, les désaccords dans la détresse.

Pour Karim, lui aussi à Aulnay :

« Quand je viens au travail, je suis dégoûté, même avec les collègues je suis dégoûté. Qu’est-ce que je peux leur dire ? Vous êtes des lâches ? Y’a plus aucune motivation. »

Pascal, syndicaliste, repense la nuit à tous les collègues qu’il a voulu convaincre. Il se repasse les arguments qu’il a utilisés, se dit qu’il aurait pu faire mieux, en cherche de plus percutants.

Dans son entreprise de presse, Ingrid, elle, a fait partie d’un projet de Société coopérative et participative (Scop). L’idée a divisé l’équipe, créé des tensions entre collègues. Sans pour l’instant déboucher :

« On a envoyé notre projet à l’administrateur et au juge pour qu’ils le soumettent au repreneur, c’est limité comme moyen d’action, mais c’est déjà ça : nous avons un projet pour notre entreprise. »

Le problème, pour Ingrid, c’est de ne pas savoir qui sont les candidats à la reprise de l’entreprise, quels sont leurs projets. De ne pas pouvoir s’opposer. De ne pas pouvoir prendre parti.

« Il faut avoir une communication de grands »

Matthieu Poirot, quand il est appelé à la rescousse par des PME comme par des grands groupes, essaie d’alerter ses clients :

« Je les entends souvent dire qu’il faut y aller doucement, ne pas tout dire d’un coup, pour que les salariés “digèrent”. C’est une idée fausse. Il vaut mieux dire les choses clairement, pour que les gens matérialisent la chose ou puissent faire le deuil. Il faut avoir une communication de grands. »

La psychologue du travail Valérie Tarrou confirme :

« La source de la souffrance, c’est de ne pas comprendre ce qui est en train de se passer. Ça donne des arrêts de travail, qui ne sont pas de mauvaise foi, mais parce que ce n’est pas possible de tenir. »

Le consultant conseille de partager avec les salariés les scenarii qui se présentent réellement – le catastrophique (l’entreprise ferme), le neutre (une solution temporaire trouvée pour le moment) ou l’optimiste (un repreneur).

« Au moins ça permet des référentiels. Chacun prend le scenario qu’il veut et se prépare. »

Se taire : une catastrophe

Mais ses clients se montrent peu réceptifs :

« Je pense que les managers évitent de passer l’information parce qu’ils se sentent coupables et parce qu’ils cherchent à éviter l’émotion que ça suscite. Ils comprennent les deux positions, celle de la direction et celle des salariés, et, pour réduire cette tension, il vont faire un choix, alors que leur rôle, c’est d’être l’intermédiaire. »

De plus en plus aussi, Matthieu Poirot rencontre des directions qui demandent aux managers de se taire. Une catastrophe, déplore-t-il :

« Dans ces cas-là, des rumeurs circulent. Les gens commencent à se faire leur scenario. C’est inévitable. La direction ne peut pas ne pas communiquer. Ne rien dire dit quelque chose. On pense que la direction cache quelque chose. Et même si, ensuite, elle décide de divulguer son scenario, les gens préfèreront croire celui qu’ils se sont forgé et auquel ils se sont attachés. »

Sur certains sites que visite le consultant, les salariés attendent depuis deux ans. Sans avoir la moindre idée de ce qui est en train de se décider.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 15h57 le 05/02/2013
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    -« Ce qui le frappe, c’est l’absence de colère chez les salariés :
    “ Il n’y en a pas tant que ça. Quand il y en a, c’est plutôt bon signe. Mais ce que je vois ce sont plutôt des troubles anxieux et de l’abattement. ”

    Merci Elsa pour cet article, pour ce témoignage pathétique.

    • firefly
      firefly répond à Waldeck
      Corvéable à merci...
      • Posté à 16h09 le 05/02/2013
      • Internaute 22885
        Corvéable à merci...

      C’est ce qui me déprime dans cette société française aussi, remplie de problèmes et de frustrations, mais déprimée, résignée et abattue (c’est mon point de vue, peut être faux). La colère et une source de motivation je trouve, quand elle est exprimée intelligemment, pas quand on fait seulement la cracher au monde.

      • Tezka
        Tezka répond à firefly
        ex étudiant des chinois du FBI
        • Posté à 20h43 le 05/02/2013
        • Internaute 122782
          ex étudiant des chinois du FBI

        Ce qui est surtout déprimant, c’est que personne ne rappelle que si aujourd’hui le travail disparaît, c’est tout simplement parce-que nous l’avons voulu.

        L’automatisation, l’optimisation, l’informatisation. Tous ces progrès étaient justement sensés nous libérer du travail contraint.

        Il y a quelques décennies, un (grand) patron gagnait 30x le salaire de son employé le moins bien rémunéré. Aujourd’hui, ce même patron en gagne 450x. De même pour l’actionnaire qui a vu les rendements de ses actions décupler. Cette hausse des revenus de cette catégorie sociale s’explique en grande partie par les économies réalisées par l’automatisation, l’optimisation & l’informatisation du travail (la mondialisation & les délocalisations ont également leur part, mais cela reste mineur).

        C’est la masse de cet argent qui AURAIT DU être consacrée à compenser la disparition du travail via la création d’un véritable revenu de base. A la place, les politiciens ont préféré mener une politique de baisse des impôts, qui, combinée à la disparition du travail mène l’Etat à la faillite.

        Et tout cela, évidemment, bien peu de monde le dénonce.

         
        • dentologue
          dentologue répond à Tezka
          • Posté à 21h28 le 05/02/2013
          • 185965

          Des économistes des années cinquante prévoyaient une baisse de la charge de travail dû à l’automatisation ,à 25H par semaine. Cette baisse a réellement eu lieu, sauf que celle ci s’est reportée sur la suppression de postes générant ainsi chômage de masse afin de garantir des résultats boursiers toujours plus voraces. LE chomage n’est rien d’autre que cette baisse du besoin de main d’oeuvre.

          • Mohic
            Mohic répond à dentologue
            Tranquille
            • Posté à 09h38 le 07/02/2013
            • Internaute 198248
              Tranquille

            Je ne suis absolument pas d’accord lorsque l’on dit que l’automatisation supprime de l’emploi.

            C’est un discours simpliste. L’automatisation, robotisation ou tout amélioration d’un outil de production n’a jamais supprimé de l’emploi bien au contraire !

            En effet, la robotisation permet de supprimer beaucoup de tâche ingrate et répétitive. Cela permet d’améliorer la productivité et la rentabilité d’une ligne de production sans dégrader l’emploi. La répétabilité d’un outil industriel permet de faire des économies sur les consommables et génère beaucoup moins de déchet qu’un opérateur même avertie.

            Ces emplois sont remplacés par de la maintenance, du contrôle qualité, du chargement/déchargement, des méthodes. Cela génère également des emplois dans la mise en service de ces systèmes. On appelle cela du transfert de compétence.

        2 autres commentaires
      • jino83
        jino83 répond à firefly
        • Posté à 21h14 le 05/02/2013
        • 159282

        La colère source de motivation oui quand on ce met en colère pour que l’entreprise tourne mieux . Mais c’est usant et au lieu de la dépression c’est la surpression au bout ( et voir la dépression ensuite pour certain ) .

        Le fonctionnement étrange d’une usine qui va fermer l’article en parle un peu , ça ce retrouve ailleurs .
        Et dans certaines activités , cette impression et continuelle dans des entreprises qui change de propriétaire ou d’investisseurs tout les 5ans maximum .
        Les projets et la vision a long terme dont parle les salariés de l’usine ça me fait doucement rire en fait . Y a des secteurs ou ça a complètement disparu cette idée là .
        Par exemple l’entreprise qui m’emploi , je m’en fou un peu . Je suis payer pour bien faire un job , je le fais bien autant que possible avec les moyens qu’on me laisse . J’essaie de faire au mieux pour les clients tout en sachant qu’ils n’auront jamais ce qui leur a été vendu .
        L’entreprise ayant été récemment racheter par un groupe ... encore un . J’arrive chez eux dans une période ou les moyens disparaissent , l’entreprise va ce faire dépecer par ce groupe ( ça dure 4-5ans le temps de faire craqué les clients et les employés ) et seras revendu au suivant qui lui , investiras les deux premières années histoire de redorer le blason avant de revendre , encore un tour ...
        Bref la vision d’avenir que ça laisse ...c’est d’aller voir ailleurs encore une fois .

  • Bretagne
    Bretagne
    Sceptique
    • Posté à 16h29 le 05/02/2013
    • Internaute 74906
      Sceptique

    C’est un phénomène bien connu, quand l’agressivité n’agit pas vers l’autre elle se reporte sur soi et l’on culpabilise, on se détruit.

    l’air abattu des salariés et de leurs représentants syndicaux est assez neuf., il faut faire comme à la tévé réalité émouvoir, faire pleurer dans les chaumières, jouer la com’ victimaire. L’ ouvrier parle gentiment, ’’ faut pas passer pour un macho coco ’’ , et on se fait la bise. Tout cela sent bien bon la com’ de la centrale syndicale.

    Il faut dire que depuis les lois que les bureaucrates syndicaux ont signé concernant la pratique des gréves, les salariés sont très vite en passe de se faire licencier ou d’avoir une condamnation ou même de se retrouver en taule. Tout ça ne donne pas envie d’aller gueuler un peu fort, de bloquer, ou d’empêcher une usine de sortir ses marchandises.

    Donc il ne reste plus que la ’’ lutte ’’ rampante qui consiste à faire dans le style ’’ Arrêtez nous ou on fait un malheur ! ’’ et de négocier par derrière son licenciement.

    NB : ’’ Ce florissant personnel syndical et politique toujours prêt à prolonger d’un millénaire la plainte du prolétaire, à seule fin de lui conserver un défenseur. ’’

  • Buzzcocks
    Buzzcocks
    Anarchiste
    • Posté à 16h24 le 05/02/2013
    • Internaute 137500
      Anarchiste

    J’ai quitté une boite qui était en redressement judiciaire, le patron avait, soit- disant de réels espoirs de la sauver, mais bon, je n’allais pas trainer dans un bateau qui potentiellement peut couler, et je me suis barré.
    Le patron m’avait donc envoyé un mail me disant que j’étais un traitre, et que je mettais en péril le reste de la boite... Peut être avait il raison, je n’en sais rien.

    Travailler dans une entreprise qui va fermer... anticiper et la quitter avant !

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à Buzzcocks
      Dans le brouillard
      • Posté à 19h57 le 05/02/2013
      • 178593
        Dans le brouillard

      En tant que patron, je peux vous dire que vous avez fait le bon choix.
      Quand on travaille pour une entreprise, il faut savoir revenir aux fondamentaux, c’est à dire : Vous faites ce travail pour gagner de l’argent (votre vie comme on dit).
      Si le futur de l’entreprise est incertain, il faut savoir en tirer les conclusions sans faire de sentiment.
      Qui est le plus responsable de cette situation ? L’employé qui peut éventuellement rebondir dans un autre emploi et ainsi assurer son avenir ou le patron qui, en tant que patron, est responsable de la situation de son entreprise ?

    • dentologue
      dentologue répond à Buzzcocks
      • Posté à 21h47 le 05/02/2013
      • 185965

      Votre ex patron est un tocard. Le débat en france ne s’est jamais orienté vers la question qui est : Les problèmes de compétitivité ne viendrait il pas surtout du patronat type d’aujourd’hui qui ne saurait plus gérer ses affaires ? Le débat à toujours accusé les salariés, mais jamais on s’est interrogé sur les capacités de gestion du patronat. Personnellement j’ai vu de sacré guignols patrons aussi cons les uns des autres, voir même je n’ai vu que ça.

      • Kris.m
        Kris.m répond à dentologue
        • Posté à 14h37 le 07/02/2013
        • Internaute 20003

        A la c’est sur qu’en France on n’est pas verni...

  • velkro
    • Posté à 16h27 le 05/02/2013
    • Internaute 198156

    Certains salariés encouragés par des syndicalistes jusqu ou boutistes deviennent aggressifs parce qu ils croient que perdre son job c est la fin du monde ,que l entreprise lui appartient.
    A coté de chez moi un poste de plombier attend depuis 2 ans , plus loin un poste de service a la personne , 1 postulant en un an
    Les salaires sont pas mal du tout.
    Mais c est peut etre plus confortable de gémir et de toucher les allocs et les tarifs sociaux que d aller turbiner .
    En France les chomeurs ne font pas assez d efforts et s accrochent a un monde de l emploi a vie ou dans la meme entreprise. Bouger de 15 km est vécu comme une déportation .
    Du boulot yen a suffit de chercher et de ne pas etre présomptueux

    • Bretagne
      Bretagne répond à velkro
      Sceptique
      • Posté à 16h28 le 05/02/2013
      • Internaute 74906
        Sceptique

      Salauds de pauvres !

      • velkro
        velkro répond à Bretagne
        • Posté à 17h02 le 05/02/2013
        • Internaute 198156

        Oui si je dois trimer pour que ceux qui veulent pas faire d efforts.
        Si vous esperez obtenir de moi de la compassion pour la seule raison est qu ils sont pauvres c est raté. Je ne suis pas deterministe.

         
        • Le funambule
          Le funambule répond à velkro
          A l'ouest
          • Posté à 20h44 le 05/02/2013
          • Internaute 196669
            A l'ouest

          Mais si, tu es déterministe justement. Le pauvre, le chômeur, ils le sont selon toi parce que feignants, mauvais, assistés par nature. C’est ce qui transpire dans ton post.

          C’est ça le déterminisme.

        • pateris
          pateris répond à velkro
          serial lecteur
          • Posté à 10h23 le 06/02/2013
          • 174584
            serial lecteur

          Tous ceux qui n’ont pas hérité d’une fortune sont des sous-hommes. Se donner la peine de naître, puis geindre à jet continu que tout le monde fait rien qu’à être meuchant avec vous est la marque de l’ubermensch.

        2 autres commentaires
    • Tariec
      Tariec répond à velkro
      « Radio Paris ment », « Radio (...)
      • Posté à 16h39 le 05/02/2013
      • Internaute 37287
        « Radio Paris ment », « Radio (...)

      3 millions de chomeurs (je ne compte pas les 6 millions d’autres précarisés et dispensé de recherche) pour 280 000 postes disponibles (selon Pole Emploi).

      Même si ces 280 000 postes dispo étaient tous pourvus du jour au lendemain, il resterait « juste » 2 720 000 chomeurs...« fainéants et assistés » (c’est bien ça la syntaxe crapoteuse de la droite Sarkozyste, pardon Copéiste ?).

      • velkro
        velkro répond à Tariec
        • Posté à 17h26 le 05/02/2013
        • Internaute 198156

        Pole emploi c est un gadget politicien
        Tous les emplois ne sont pas a pole emploi et tous les chomeurs n y sont pas inscrits loin de la.
        Moi meme je n y ai jamais mis les pieds malgré mes nombreuses phases de chomage
        je ne voulais pas tant focaliser sur les emplois non pourvus , qui ne sont qu une partie du problème .Mais je trouvais revoltant qu avec tant de chomage actuellement il y a des centaines de milliers d emplois non pourvus .

         
        • pateris
          pateris répond à velkro
          serial lecteur
          • Posté à 10h26 le 06/02/2013
          • 174584
            serial lecteur

          Vous avez été au chômage ? Sale fainéant assisté qui veut pas bosser ! Ah, mais non : quand c’est MOI MOI MOI c’est pas pareil…

        • Kris.m
          Kris.m répond à velkro
          • Posté à 17h20 le 07/02/2013
          • Internaute 20003

          Par contre ca ne vous ai pas venu a l’idée que « plombier » c’est un métier qui ne s’improvise pas ?
          Que les plombiers n’ont pas réellement de problème de chômage, justement ?
          Et que, emploie non pourvus comptés, il y a plus « d’actifs » que de place a pourvoir ?

        2 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à velkro
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 16h54 le 05/02/2013
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Ben pourquoi vous y répondez pas à ces petites annonces si alléchantes ? Je suppose que si vous pensez que le poste consistant à s’occuper d’une vieille et à supporter ses enfants (le pire) est bien payé, c’est parce que vous touchez encore moins, alors pourquoi hésiter ?

      NB : faites gaffe à bien activer le correcteur d’orthographe au moment de rédiger la lettre de motivation.

    • salengro
      salengro répond à velkro
      quand le verbe se fait chair, (...)
      • Posté à 16h49 le 05/02/2013
      • Internaute 107017
        quand le verbe se fait chair, (...)

      tout compte fait, cela fait donc deux postes à pourvoir...
      Nonobstant qu’on ne s’improvise pas plombier, les formations post bancs-de-l’école s’avérant souvent un parcours digne du combattant et que pour aider les personnes encore faut-il cette étincelle qui ne se suscite pas par le seul besoin d’argent, reste encore beaucoup de places à trouver pour recaser tous les laissés pour compte, dont il me semble que le nombre comptabilisé reste supérieur à celui de la demande de travail, ce qui tombe à pic pour générer des tensions s’agissant des salaires
      Il est apparemment bien loin ce temps où, à peine sorti de l’école un diplôme - y compris un CAP - en poche, c’étaient les entreprises qui vous démarchaient :
      Qu’il y ait du boulot, c’est exact, à ceci près que lorsqu’on ne trouve preneur, la logique libérale imposerait qu’on réalisât un ajustement par le prix (ie le salaire) or malheureusement la plupart les propositions non pourvues consistent en des temps partiels aux taux horaires peinant à décoller du smic, or les actifs ont ceci de pénible qu’en sus d’être disposés à travailler, souhaitent aussi leurs factures pouvoir régler

      • velkro
        velkro répond à salengro
        • Posté à 17h20 le 05/02/2013
        • Internaute 198156

        Evidemment il ne saurait etre question de generaliser de mettre sur le dos des emplois non pourvus le problème du chomage .
        Mais je parlais en connaissance de cause, formation en chimie aucun debouché , j ai fais une formation de paysagiste par passion des vegetaux et sans difficulté particulière, j ai trouvé du boulot immediatement .
        Je ne comprends pas qu il y ait tant de gens qui s acharnent dans des voies sans issue mais pretendument glorifiantes pour leur ego t leur portefeuille ,alors qu on a besoin de tant de bras .
        Contrairement a l Allemagne le système scolaire francais a ostracisé le manuel on en paie lourdement le prix
        S il faut faire du partiel et cumuler 2 boulot et bien il ne faut pas hesiter si c est pour preparer une reconversion
        Il faut arreter de deresponsabiliser et d excuser les gens, ils sont adultes et responsables d eux meme.

         
        • salengro
          salengro répond à velkro
          quand le verbe se fait chair, (...)
          • Posté à 17h47 le 05/02/2013
          • Internaute 107017
            quand le verbe se fait chair, (...)

          c’est peut-être là que vous devenez vraiment intéressant dans votre commentaire, mettant un peu en exergue cette incompatibilité d’un système qui dans un même temps qu’il laisse beaucoup de liberté à chacun de se former dans la voie qu’il désire, oublie bien souvent de la mise en relation avec les débouchés professionnels existants.
          Et quand bien même serait-ce le cas, il conviendrait de relativiser en tenant compte des évolutions aux rythmes s’accélérant, amenant à envisager la notion de formation comme permanente et liée aux aléas de parcours de carrières individuels de chacun, mais ce qui aurait aussi un coût supplémentaire, que les instances publiques ne sont plus à même de pouvoir supporter, aussi conviendrait-il de solliciter les entreprises, lesquelles d’ailleurs se retrouveraient les principales bénéficiaires puisque alors à même de s’entourer des qualifications dont elles ont précisément besoin à l’instant « t », mais tout en étant amenées à supporter le poids financier des ajustements de préceptes nécessaires pour optimiser le moment « t+1 »

          • Omar Delors
            Omar Delors répond à salengro
            • Posté à 19h14 le 05/02/2013
            • 184596

            Certes, mais il est des circonstances ou l’homme quelque intelligent qu’il soit ou quelque perspicace qu’il puisse être n’en obtempère pas moins à des considérations qui bien qu’aléatoires restent toutefois intrinsèques et absolues.

        • huutaa
          huutaa répond à velkro
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 18h56 le 05/02/2013
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          En Allemagne votre avenir est décidé vers 10 ans et en définitive les enfants de pauvres seront futurs chomeurs et les gosses de riches pourront sans doute travailler après delongues études. Et ls uns au sortir de la Grundschule iront vers le secondaire et les autres en Realschule qui comme son nom l’indique aura tot fait de leur enseigner les réalités de la vie et notament le fait de pouvoir bosser pour 5 euros de l’heure et mem trois euros si ils peinent à trouver un emploi.
          Le jour ou tous les francais voudront devenir paysagiste nous verrons quelle peut etre l’absortion en terme d’emploi.
          J’essaie de ne pas vous insulter et c’est assez difficle, mais quand meme vous etes un gron inculte et votre suffisance ne rattrape pas votre pauvreté d’esprit. Vous devez mieux vous entendre avec une endive.

        3 autres commentaires
    • firefly
      firefly répond à velkro
      Corvéable à merci...
      • Posté à 16h57 le 05/02/2013
      • Internaute 22885
        Corvéable à merci...

      Et bien sûr les chômeurs sont tous à côté des offres d’emplois. Salaud d’assisté, feignasse, qui veulent pas déménager à l’autre bout de la france, après avoir suer sang et eau pour se payer une maison.

      • velkro
        velkro répond à firefly
        • Posté à 17h12 le 05/02/2013
        • Internaute 198156

        vous savez bien qu il y a des centaines de milliers d offres d emplois non pourvues et indifferemment dans des regions sinistrées ou dynamiques.
        tu prends sur toi et tu prends ce boulot pour rebondir .

    • Le funambule
      Le funambule répond à velkro
      A l'ouest
      • Posté à 18h29 le 05/02/2013
      • Internaute 196669
        A l'ouest

      « Certains salariés encouragés par des syndicalistes jusqu ou boutistes deviennent aggressifs parce qu ils croient que perdre son job c est la fin du monde »

      Certains sont agressifs envers ces salauds de pauvres en voie de perdre leur emploi et les syndicats parce qu’ils croient que ça ne leur arrivera pas.

      Quand on voit les évolutions des revenus d’un patronat qui d’un autre côté prétexte toujours la crise et la course à la compétitivité pour accentuer la casse sociale, peut-^tre que des jusqu’auboutistes il n’y en pas assez.

      Ton post est à gerber, il est celui de quelqu’un qui n’a pas ce genre de problème, et qui voit toujours le mal chez les pauvres et les plus fragiles.

      En France les chômeurs ne font pas d’effort ? ? ? Explique moi comment il se fait qu’il y ait autant de chômage ! Explique moi comment on peut trouver du boulot pour tous quand il y a autant de chercheurs d’emploi.

      Explique moi comment un type de 50 ans et plus, après une vie à suer sur des chaines ou dans une fonderie, peut du jour au lendemain devenir plombier.

      Le présomptueux, je l’ai en face de moi !

      • A déménagé le 11-02-2013
        • Posté à 20h48 le 05/02/2013
        • Internaute 196529
          aucune

        « Explique moi comment on peut trouver du boulot pour tous quand il y a autant de chercheurs d’emploi. »

        Petitio principii.

         ; -)

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à velkro
      Fioraso murdered Zola
      • Posté à 19h08 le 05/02/2013
      • Internaute 124072
        Fioraso murdered Zola

      En ce moment, avec le recul de l’âge de la retraite, les « syndicalistes jusqu’au bout-istes » voient défiler les 55-60 ans désespérés, qui découvrent le chômage alors qu’ils se croyaient à l’abri jusqu’à la retraite. En général, une des premières choses qu’ils disent c’est « je croyais que pour trouver du boulot, il suffisait de chercher ».

      N’ayez crainte. Dans cette société où on est vieux à 45 ans, vous allez bientôt découvrir de quoi ils parlent et on va bientôt vous voir aussi trainer chez les syndicalistes.

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à velkro
      Dans le brouillard
      • Posté à 19h59 le 05/02/2013
      • 178593
        Dans le brouillard

      « Du boulot yen a suffit de chercher et de ne pas etre présomptueux »

      Du boulot il y en a c’est certain. le problème est qu’il y en n’a pas pour tout le monde.

    • jino83
      jino83 répond à velkro
      • Posté à 20h33 le 05/02/2013
      • 159282

      « A coté de chez moi un poste de plombier attend depuis 2 ans , plus loin un poste de service a la personne , 1 postulant en un an »

      allez donc leur dire de proposer des salaires et des conditions de travail correct , vous verrez que les postes auront vite preneurs .
      Du boulot y en a , mais faut arrêter de prendre les gens pour des cons ( m^me si certains le sont vraiment ) .

    • dentologue
      dentologue répond à velkro
      • Posté à 21h54 le 05/02/2013
      • 185965

      Tout le monde n’a pas la dextérité requise pour être plombier.

      Ensuite il suffit d’un emploi non pourvu et cela se transforme en « du boulot y en a »...

      J’attends maintenant l’abruti qui va poster ici en disant qu’il a vu une annonce de couvreur et dire que ces salauds de chômeurs ont tous comme ambitions d’être plombier...

    • Youri Gagarine
      Youri Gagarine répond à velkro
      appesanti
      • Posté à 00h12 le 06/02/2013
      • Internaute 164345
        appesanti

      oui oui, tout va merveilleusement bien, le travail c’est la santé, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt et pour être heureux il suffit de le vouloir.

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à velkro
      Working class bléro
      • Posté à 10h18 le 06/02/2013
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Les salariés d’Aulnay sont licenciés d’abord et avant tout, pas parce qu’ils ne travaillent pas ou mal, mais par le choix de leur direction.
      Si vous aviez déjà travaillé sur une ligne de montage ou chez peugeot, vous sauriez que ce ne sont ni des fainéants, ni des assistés, c’est un peu fort de retourner le problème sur eux.
      Les actionnaires de Peugeot ne seront pas licenciés, verront peut être même leurs dividendes augmenter, et tout l’encadrement corporate et fidèle (celui qui brise les grèves) sera recasé. La fortune de la Famille Peugeot ne souffrira aucunement de cette fermeture et en profitera surement, donc les seuls sans perspectives dans cette affaire et en rien responsables de cette issue sont bien les employés.
      Votre discours ne trompe personne. Ce sont bien eux les variables d’ajustement des mauvais choix de leur Conseil d’administration et de l’alibi de la crise qui permet à des boites bénéficiaires de solder sa masse salariale à bon compte. Moi je les trouve au contraire bien sages ou sonnés, pour certains au bout de 20 ans de boite, ayant largement plus rapporté que couté, de se faire traiter comme des kleenex.
      Quand à la CGT, c’est la seule base qui décide dans ces luttes là, les perdues d’avance, Le siège de Montreuil peut dire et faire tout ce qu’il veut, c’est le degré de motivation des personnes concernées qui décident de la suite donnée, qu’il ne se passe rien ou qu’ils pendent leurs actionnaires.

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 16h32 le 05/02/2013
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    « Ce qui le frappe, c’est l’absence de colère chez les salariés : “

    pas de manifestation extérieure, ce qui ne signifie pas non plus une aboulie, les réactions souvent allant s’intériorisant, par la manifestation de la résignation prenant sur soi, avec souvent ce risque de somatiser.
    Pour continuer de travailler dans une entreprise tout en sachant que sa fermeture est imminente, il faut avoir un corps de robot, l’esprit s’affairant déjà vers un ailleurs possible quoique incertain, au cas contraire je pense qu’on aurait vite fait de tirer sa révérence. Tenir au plus loin possible tout en sachant le couperet proche de tomber, mais en préférant cette situation à celle consistant à couper de son initiative les filets de sécurité, un peu comme dans l’antichambre d’une mort professionnelle annoncée ainsi son corollaire : l’assèchement de l’escarcelle...il est des cobayes que l’on traite parfois avec plus de respect

  • pmithrandir
    pmithrandir
    http://www.jaiuneidee.net
    • Posté à 17h03 le 05/02/2013
    • Internaute 90097
      http://www.jaiuneidee.net

    Ce qui m’a étonné dans l’article, c’est la fille qui dit qu’elle ne fait plus les rapports, a quoi bon.

    Mais sur quoi les repreneurs éventuels vont ils s’appuyer pour savoir si la société va bien ou mal.

    Après, j dis comme l’anarchiste, rien ne sert de pleurer, la seul chose à faire c’est de se barrer au plus vite.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 18h56 le 05/02/2013
    • 49273
      Petit agité

    En France est-ce que les gens partent avec un chèque en fonction de l’ancienneté ou c’est juste le chômage ? En Asie je vois souvent des gens pas forcément ravis mais pas forcément mécontents non plus de faire partie d’une charrette parce qu’ils touchent plusieurs mois de salaires à l’arrivée, voire certains qui ne rêvent que de ça, ou d’autres à qui on propose des postes différents mais qui préfèrent quand même le chèque (pour prendre des vacances, partir à la retraite, monter une boite, etc.). La plupart bossent jusqu’au bout, pas comme des forçats, mais pas du tout en faisant une gueule de 4 mètres de long.

    Certes le marché de l’emploi est beaucoup plus dynamique et les solidarités familiales sont plus importantes, mais contrairement à la France ils n’ont aucune protection sociale.

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à Deamon7
      Fioraso murdered Zola
      • Posté à 19h11 le 05/02/2013
      • Internaute 124072
        Fioraso murdered Zola

      Souvent les grèves à la fermeture d’une entreprise ont aussi pour but d’obtenir une revalorisation de l’ancienneté, sinon les gens ne touchent guère plus qu’une aumône. Aux yeux des capitalistes français, être « ancien » est un crime au moin aussi grave que d’être jeune.

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à Deamon7
      Dans le brouillard
      • Posté à 20h12 le 05/02/2013
      • 178593
        Dans le brouillard

      « En France est-ce que les gens partent avec un chèque en fonction de l’ancienneté ou c’est juste le chômage ? »
      L’indemnité minimum qu’il touche en cas de licenciement équivaut à 2/5 de salaire mensuel par année de présence.
      Quand une entreprise est liquidée, c’est ce qu’il touche au maximum et c’est souvent le fond de secours qui met le complément
      Dans le cas de fermeture d’usine comme à Aulnay ou Continental, un bras de fer s’engage entre les syndicats et la société et une indemnité supplémentaire et ajouté à la première. Souvent cette indemnité double la prime initiale. Des fois c’est plus, comme pour les Conti.
      Cette indemnité n’entre pas dans le calcul de l’impôt de l’employer.
      Ensuite les personnes licenciés touchent leurs allocations chômages après un délai de carence. Par exemple si votre prime représente 3 mois de salaire vous toucherez vos allocations le 4° mois et cela pendant 24 mois pour les moins de 50 ans et 36 mois pour les plus de 50 ans

      • Deamon7
        Deamon7 répond à PTrelawney
        Petit agité
        • Posté à 20h25 le 05/02/2013
        • 49273
          Petit agité

        Merci pour ces infos, clair et précis.

      • pateris
        pateris répond à PTrelawney
        serial lecteur
        • Posté à 10h30 le 06/02/2013
        • 174584
          serial lecteur

        Une vérité qu’on oublie souvent en effet (comme c’est pratique !), c’est que pour avoir touché le chômage, il faut avoir cotisé. Ça ne vient pas de nulle part…

         
        • PTrelawney
          PTrelawney répond à pateris
          Dans le brouillard
          • Posté à 15h31 le 06/02/2013
          • 178593
            Dans le brouillard

          Il faut avoir cotisé 122 jours (4 mois) pendant les 28 derniers mois ou les 36 pour les plus de 50 ans

        1 autres commentaires
  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h03 le 05/02/2013
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    L’agonie des centres de productions industrielles n’est que le résultat d’une réflexion néo libérale dont Serge Tchuruck était le chantre en 2001 avec Alcatel « l’Entreprise sans usines » où il était de bon ton d’externaliser la production, Les usines ont été cédées à des sous-traitants. Cette approche, toujours à la mode aujourd’hui est bien pratique, car elle offre une grande liberté au donneur d’ordre : moins de personnel à gérer, pas de charge fixes, moins de bureaux, moins de soucis industriels (qualité, productivité, investissement). Le mythe de l’entreprise virtuelle. En l’absence d’une stratégie d’Etat pour réindustrialiser la France et faire revenir nos entreprises, les salariés peuvent s’attendre à passer encore de mauvais jours Les américains pensent de plus en plus à la relocalisation de leurs entreprises
    NB : Devant les mauvais résultats du groupe, et une fusion avec Lucen qualifiée d’échec, Serge Tchuruk est parti de la tête du groupe en 2008, non sans oublié de prendre un parachute doré, c’est ça la morale néolibérale.

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à padiran
      Dans le brouillard
      • Posté à 20h25 le 05/02/2013
      • 178593
        Dans le brouillard

      « Serge Tchuruck était le chantre en 2001 avec Alcatel “ l’Entreprise sans usines ” où il était de bon ton d’externaliser la production, Les usines ont été cédées à des sous-traitants. »
      C’est exactement cela et personnellement je n’ai pas à m’en plaindre car c’est grâce à ces théories fumeuses que je gagne bien ma vie.
      Alcatel on en rigole encore. Pour abonder dans votre sens, j’ai juste une question à poser sur Alcatel. Que produit encore cette société ? Quand vous répondez à cette question, vous faites le constat que Tchuruck est tout juste bon à enfermer.
      Quand il était de bon ton d’externalisé la production, à commencer par ce qui est compliqué à fabriquer, j’ai développé mon entreprise pour pouvoir fabriquer ce que ces grandes sociétés ne fabriquait plus (surtout les moutons à cinq pattes). Résultat je revends aujourd’hui des pièces au minimum le double mais souvent le triple de ce que ça leur coutaient quand ils les fabriquaient. J’emploi du personnel hautement qualifié que je paie très cher (dans la grille des salaires, certains ouvriers sont devant les ingénieurs) et je fabrique des pièces que plus personne ne sait faire.

      • padiran
        padiran répond à PTrelawney
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 20h51 le 05/02/2013
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Pour 1 qui réussit, combien sont dans le caniveau ?
        Dans le coin où j’habite, Alcatel possédait une entreprise spécialisée dans les émetteurs récepteurs pour la téléphonie mobile, les radars et les cartes avionique pour Airbus, Tchuruk a vendu tout ça à un fond de pension américain qui s’est empressé de produire en Chine.

  • richy
    • Posté à 18h06 le 05/02/2013
    • Internaute 38388

    SANS AUTRE COMMENTAIRE Lien

  • Le Gloupier
    Le Gloupier
    Gloup ! Gloup !
    • Posté à 18h20 le 05/02/2013
    • Internaute 170315
      Gloup ! Gloup !

    Et la fermer dans une entreprise qui va ouvrir ?

    • Boo Yaa
      Boo Yaa répond à Le Gloupier
      Tribal
      • Posté à 22h05 le 05/02/2013
      • Internaute 198201
        Tribal

      T’es pas le vrai Gloupier quand même ?

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