Porte-monnaie 25/01/2013 à 11h58

Antoine, coursier dans le luxe pour 2 900 euros par mois

Elian Peltier | Etudiant et webrédacteur

Mis à jour le vendredi 25 janvier 2013 à 17h05
Le témoin de l'article a demandé à Rue89 d'enlever une des photos où il était reconnaissable. Il a également demandé de ne pas citer la marque dans le titre de l'article.

Sur son vieux scooter, Antoine, freelance, enchaîne les livraisons de plusieurs milliers d’euros chez Vuitton ou Dior. Stressé, usé, mais motivé.


Antoine note ses livraisons (Elian Peltier)

Lorsqu’il entre dans un bureau ou dans un local, le « bonjour » dynamique d’Antoine – le prénom a été modifié –, coursier depuis ses quinze ans, réveille les employés qui lui adressent un regard interloqué. « Si je tombe dans la routine et le rapport de force, je me fais bouffer ».

Sur son vieux scooter 50cc Typhoon, Antoine, 39 ans, roule sur les trottoirs et prend le périphérique. Coursier pour une entreprise d’une quinzaine de livreurs qui transfère des produits de luxe ou confidentiels, il vit dans le Val-d’Oise mais est comme chez lui à Hermès, rue Boissy d’Anglas dans le VIIIe arrondissement de Paris, ou à Weston, au Bon Marché, dans le VIIe.

Il se définit lui-même comme un « pompier du luxe » :

« On travaille toujours dans l’urgence et la précipitation. Le client veut son sac en trente minutes alors qu’on est à l’autre bout de Paris ? Il aura son sac. »

Et pas n’importe quel sac : « Avoir une pièce d’une valeur d’une dizaine de milliers d’euros sur moi, ça fait partie de mon quotidien. »

Ce matin, il commence par aller chercher un échantillon Hermès au siège de Vogue, rue du Faubourg-Saint-Honoré, qu’il doit ramener aux stocks du maroquinier français. Entre le moment où il laisse son scooter aux pieds de l’immeuble du magazine et celui où il dépose le sac à son QG, Antoine a gagné en vingt minutes huit « bons », le système de rémunération des coursiers payés à la tâche, un bond équivalant à 1,90 euro.

Coursier de luxe

Avec 2 900 euros par mois, l’intéressé, qui était livreur de pizza à quinze ans, est conscient qu’il touche un salaire confortable : « Je n’ai pas de qualification, aucun diplôme, juste mon expérience et mon sérieux ».

Il a auparavant travaillé pendant vingt ans pour une autre entreprise de coursiers où il livrait pour LVMH et Dior, et dont il n’a pas voulu donner le nom. Antoine est aujourd’hui l’un des meilleurs coursiers de son entreprise, alors qu’il n’y est que depuis deux mois, « un job trouvé grâce à un contact ».

« Entre les différents coursiers, c’est la guerre. On est des requins ».

Lorsqu’Antoine a terminé une course, il appelle son « dispatch », un employé de bureau qui prend les commandes et les répartit aux différents coursiers suivant leurs disponibilités et leur localisation. Le but : être le plus rapide et cumuler le maximum de courses avec le moins de temps morts possibles.

« Certains collègues s’arrêtent à un bistro quand ils ont fini leur course avant de rappeler le dispatch. Moi, je lui dis que je suis libre avant même d’avoir terminé la précédente, comme ça j’enchaîne ». Alors que nous empruntons les Grands Boulevards, le coursier explique que sans sa rapidité, il gagnerait jusqu’à deux fois moins.

« Je croise des gens qui me traitent comme une sous-merde »

Après Hermès, Antoine doit déposer près de Montparnasse un courrier classé « urgent » à la Direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle (DGEFP), récupéré dans le XXe arrondissement. En trois heures, le coursier a gagné soixante bons en livrant un échantillon de colorant, un document, une ceinture et deux sacs. Un très bon début de journée.

Interrogé sur les livraisons qui défilent, Antoine répond :

« Peu importe ce que j’ai dans la caisse à l’arrière de mon scooter : un sac à 15 000 euros, une ceinture, un tube de peinture... Je donne une prestation de service, et si je commence à penser à ce que j’ai dans le dos, je me perds. »


Antoine (Elian Peltier)

Sur un petit carnet, il note tout : bons, adresses, pourboires… Il y a quelques temps, la livraison d’une chemise chez l’acteur Fabrice Lucchini lui a rapporté un supplément de trente euros. « A côté de ça, je croise tous les jours des gens qui me traitent comme une sous-merde : même pas un bonjour. Alors que sans moi, ils se perdent dans des retards énormes ».

Par ailleurs, Antoine n’est à l’abri de rien : s’il ne livre pas dans les délais ou s’il perd un produit, son entreprise ne le couvre pas. Il travaille presque en freelance, le dispatch ne l’appelant jamais. « C’est à moi de rester connecté, en permanence ». Le portable vissé entre la joue et le casque, Antoine ne manque jamais un appel.

« Une sorte de qui-vive permanent »

Antoine avoue avoir un métier assez stressant. « Je suis marqué. A quarante ans, je suis fatigué ». Inquiet pour ses maux de dos persistants, il ne va pas voir le médecin. Les journées sur le scooter sont assez éprouvantes et le soir, il est « une loque ». « A côté de ça, je mesure ma chance : plutôt bien payé, à parcourir la capitale à longueur de journée… Il y a pire ! »

Naturellement enthousiaste, Antoine pèse ses mots :

« Quand il fait beau, que tu traverses la place de la Concorde avec un Hermès dans le dos et le soleil dans le pare-brise, tu souris inconsciemment. »

Il apprécie plutôt son travail, qu’il a toujours fait et pour lequel il se sait qualifié. Mais il n’écarte pas la précarité et l’instabilité de son emploi : il peut être renvoyé à n’importe quel moment, et surtout actuellement où la crise touche particulièrement les coursiers. « De plus en plus, les employeurs réduisent le nombre de coursiers et diminuent les rémunérations. »

Antoine, comme les autres, devra peut-être travailler encore plus vite, et parfois le week-end pour arrondir les fins de mois. « C’est le prix à payer pour avoir une maison en banlieue, une vie de famille pépère et le moins d’emmerdes possibles. » Pas de vie associative, peu d’intérêt pour la politique ; « je m’en fous », prévient Antoine.

Revenus : 2 900 euros par mois

Antoine est payé au « bond ». Un bond équivaut à 1,90 euro. Chaque course, suivant la distance, le délai ou le commanditaire, lui en rapporte entre sept et dix en moyenne.

« Je fais à peu près 70 bons jour. Ça me fait un petit matelas de 1 500 bons par mois environ, 2 900-3 000 euros. »

Il a fait le choix de travailler cinq jours par semaine, mais rien ne l’empêcherait de travailler le samedi (sic). Les livreurs n’en parlent pas entre eux, mais selon Antoine, les autres coursiers gagnent en moyenne entre 1 500 et 2 000 euros.

Ils sont payés à la tâche, et leurs rémunérations sont extrêmement fluctuantes et complètement déconnectées du temps de travail. Antoine ne touche jamais de prime et les pourboires gagnés, environ 30 euros pas mois, sont immédiatement dépensés dans un café ou un paquet de cigarettes supplémentaire.

Dépenses fixes : 1 920 euros par mois

  • Impôts : 1 400 euros par an, soit 117 euros par mois
  • Logement : 750 euros par mois

Antoine est propriétaire d’un pavillon dans le Val-d’Oise. En couple mais pas marié, il paie seul le remboursement de son emprunt et l’ensemble des charges de la maison.

  • Assurance habitation : 250 euros par an, soit environ 20 euros par mois
  • Taxe habitation : 1 200 euros par an, soit 120 euros par mois
  • Taxe foncière : 1 200 euros par an, soit 120 euros par mois
  • Gaz : 800 euros par an, soit 67 euros par mois
  • Electricité : 600 euros par an, soit 50 euros par mois
  • Assurance chaudière : 150 euros par an, soit 12,50 euros par mois
  • Eau : 500 euros par an, soit 42 euros par mois
  • Téléphonie et Internet : 30 euros par mois
  • Abonnement Canal+ : 40 euros par mois

Antoine vit avec sa compagne et le fils de treize ans qu’elle a eu d’une union précédente. Ils ont eu un enfant ensemble, aujourd’hui âgé de six ans. Le couple se répartit les frais du cadet et la compagne d’Antoine paie les frais de son fils, ainsi que les frais de nourriture de toute la famille.

  • Dépenses spécifiques pour son fils : 500 euros par an, soit 42 euros par mois

Il voit la facture grimper au moment de faire les comptes des coûts relatifs à son emploi : repas, cigarettes, vêtements spéciaux, mais aussi frais d’entretien du scooter et essence, qui sont à sa charge complète.

  • Frais bancaires : 50 euros par an, soit 4,20 euros par mois
  • Forfait téléphone : 75 euros par mois

Branché en permanence, Antoine appelle son dispatch au moins trois fois par heure. L’inverse est assez rare. Il n’a pas de portable professionnel.

  • Assurance scooter : 450 euros par an, soit 37,50 euros par mois
  • Essence : 300 euros par mois

L’essence de son scooter lui coûte 13,50 euros par jour, coût dans lequel sont compris les trajets depuis et vers son domicile, à trente minutes de son lieu de travail.

  • Vêtements de travail : 250 euros par an, soit 20 euros par mois

« L’hiver, ça peut vite devenir l’enfer », indique Antoine. Pantalon de ski, blouson approprié, col…

  • Entretien et réparations du scooter : 75 euros par mois

« Je m’en sers dix heures par jour, j’ai une conduite assez brutale ». Antoine tient à insister sur la dépendance à son véhicule :

« Si mon scooter tombe en panne, c’est tant pis pour moi. La boîte ne va pas appeler de dépanneuse, c’est à moi de me démerder. Et j’ai perdu ma journée. »

Bricoleur dans l’âme, il a toujours quelques pièces de rechange dans son coffre. Il fait ses réparations lui-même le week-end et l’entreprise ne prend rien en charge, pas même un véhicule temporaire si celui d’Antoine est inutilisable.

Dépenses variables : environ 850 euros par mois

  • Repas : 170 euros par mois

« Un grec, accoudé au coin d’un restaurant kebab. Jamais de resto, pas de MacDo. Chaque jour, un grec en vingt minutes et je suis reparti ». Parfois, s’il a un peu de temps, il s’autorise un troquet, rarement.

  • Café : 75 euros par mois

« Je prends deux à trois cafés par jour, soit au local, soit dans un café près d’une commande, en attendant la prochaine. » Les moments d’attente peuvent parfois être longs si Antoine rate un appel ou si la demande ne suit pas :

« L’ennui, c’est le pire. Je ne fais rien. Je me pose à un café, je passe un coup de fil, je vais voir un pote, mais je perds mon temps. »

  • Cigarettes : 280 euros par mois

Antoine fume une trentaine de cigarettes par jour. Avec un rythme d’un paquet et demi par jour, un peu moins le week-end, il dépense en moyenne 9,50 euros en tabac quotidiennement. Dès qu’il a terminé une course, qu’il soit en ligne avec le dispatch ou non, c’est « moment clope ».

  • Maison : 100 euros par mois

Antoine construit actuellement un logement dans le fond de son jardin, qu’il souhaite ensuite louer. Le projet dure depuis trois ans, il fait appel à des amis pour tout ce qu’il ne sait pas faire.

  • Loisirs : 150 euros par mois

« On ne sort pas trop entre collègues, mais je retrouve souvent des amis pour prendre un verre avant de rentrer chez moi. » Antoine a par ailleurs sa propre voile et planche de kitesurf, qu’il pratique en vacances ou durant les week-ends prolongés.

  • Vacances : 1 000 euros par an, soit 83 euros par mois

Antoine et sa famille partent habituellement deux semaines en été, « au bord de la mer », parfois à Pâques. De temps en temps à l’étranger, principalement au Maroc, où Antoine s’adonne au kitesurf.

Epargne : 200 euros par mois

« J’ai des dépenses très variables. En temps normal, j’essaie de mettre 200 euros de côté chaque mois, mais je les tiens rarement. Ce mois-ci, j’ai dépensé 600 euros de plus que ce que j’ai gagné. »

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  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 12h07 le 25/01/2013
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Bonne chance Antoine. A ce rythme (stress, clopes), j’espère qu’il aura le temps de profiter de la vie. Y’a pas d’histoires de vols à la tire dans son métier ? Si une bande apprend à reconnaître ces coursiers, savoir qu’ils ont un sac à plusieurs milliers d’euros peut être hélas tentant.

    Pour les gens qui le traitent comme de la sous merde, ça me fait un peu penser au début d’un livre (forcément déjanté) de Palahniuk : monstres invisibles. Les chapitres peuvent se lire entre deux bonds.

    • Brachamul
      Brachamul répond à Quand Le Tigre Lit
      Multi-Taskeur
      • Posté à 12h29 le 25/01/2013
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      D’ailleurs les 30€ de pourboires par mois me paraissent... dérisoires !

      Soit il ne veut pas trop s’épandre sur le black, soit les gens sont vraiment des raclures : o

      • Vinny
        Vinny répond à Brachamul
        • Posté à 16h15 le 25/01/2013
        • Internaute 26623

        Ça ne m’étonnerait même pas, il bosse dans le luxe. En général plus les gens ont du pognon, plus ils sont radins. Il aurait probablement plus de pourboire s’il livrait toujours des pizzas...
        Je le pleins en tout cas, les conditions de boulot décrites dans cet article me font froid dans le dos !

        Par contre, je trouve que le cadre de son boulot mériterait d’être mieux expliqué. Un coup on dit qu’il est freelance, ensuite il parle de job, finalement on ne sait pas bien s’il est vraiment à son compte légalement ou si l’entreprise dont on parle est son employeur.

    • Alex360
      • Posté à 13h19 le 25/01/2013
      • Internaute 135878

      Drôle de façon de voir les choses quand vous dites « Bonne chance Antoine. A ce rythme (stress, clopes), j’espère qu’il aura le temps de profiter de la vie. »

      On ne profite de sa vie que quand on est à la retraite ?
      Bah non, chaque jour on peut profiter de la vie, on passe du bon temps avec ses amis, ses proches, des petits plaisirs quotidiens qui nous épanouissent, un petit plat qui nous fait plaisir, etc.

      Bref, drôle de mentalité.

      Et s’il meurt à 50ans ? Alors quoi ? Il dit lui même qu’il est pas à plaindre, qu’il adore être sur son scooter l’été, qu’il fait ça pour avoir une vie pépère de famille de banlieue, etc. Il a pas l’air malheureux dans sa vie quotidienne.

      • Quand Le Tigre Lit
        Quand Le Tigre Lit répond à Alex360
        en rédaction de Sutras du Tigre
        • Posté à 15h10 le 25/01/2013
        • Internaute 189949
          en rédaction de Sutras du Tigre

        ha ha, je ne parlais ni de retraite ni de vie d’après-coursier en utilisant le futur, j’espérais plutôt que le reste de ses heures (famille, amis,...) lui permettait de suffisamment décompresser. Retrouver un rythme normal (apaisé je dirais), sans sous entendre qu’avec l’environnement il profitera une fois ce boulot quitté.
        Le « bonne chance » ne signifie pas que je le plains. Loin de là.
        S’il faut attendre la retraite (hélas considérée en France comme l’antichambre de la mort) pour prendre du bon temps, c’est que quelque chose ne tourne pas rond.

    • vorivzakonie
      vorivzakonie répond à Quand Le Tigre Lit
      toujours juste -Ceterum censeo (...)
      • Posté à 16h37 le 25/01/2013
      • Internaute 168643
        toujours juste -Ceterum censeo (...)

      « Si une bande apprend à reconnaître ces coursiers, savoir qu’ils ont un sac à plusieurs milliers d’euros peut être hélas tentant. “
      Les bandes qui ont des connexions dans ces milieux ne voient aucun intérêts à courir un risque pour un sac Hermes parce que 1/ ces bandes gagnent plus dans la contre façon du même sac. Et que seules des petites frappes qui tomberaient par hasard sur l’info seraient assez imbéciles pour courir un tel risque pour quelques milliers d’euros pour un bidule qu’ils ne pourraient pas écouler avec profit dans leur milieu
      2/Tout autre est le braquage qui a eu lieu dans une grande ville de province il y a quelques mois où un coursier de chez ma tante ramenait l’or et les espèces , une fois par mois à la poste toujours au même moment. Je m’étais fait bousculer par deux nanas de la police scientifique et de la crim.qui couraient vers les lieux bouclés par les flics. Pour savoir je suis allé à la source de l’info, chez le buraliste d’en face ; une voiture grosse cylindrée, trois hommes masqués, un flashball et hop plus de 100 000 euros dans la nature...Cela dépend de la cour où on joue. Et là ce sont des maternelles...

  • Le funambule
    Le funambule
    A l'ouest
    • Posté à 12h09 le 25/01/2013
    • Internaute 196669
      A l'ouest

    Stressé... usé... marqué... fatigué... traité comme une sous merde... monde de requins...

    Un super job.... Une super vie. Et à part le fric ?

    • era
      era répond à Le funambule
      • Posté à 12h34 le 25/01/2013
      • Internaute 43913

      Je pense l’adrénaline de son job, le « speed », le fait de rendre service, le fait de ne pas subir de hiérarchie pesante, d’être freelance...
      Beaucoup de gens fonctionnent comme cela en réalité.

      Par contre clope + stress + malbouffe... c’est une vraie bombe à retardement ça.

      • Le funambule
        Le funambule répond à era
        A l'ouest
        • Posté à 12h49 le 25/01/2013
        • Internaute 196669
          A l'ouest

        Effectivement beaucoup de gens fonctionnent comme tu le dis. On peut aussi s’interroger sur le pourquoi du comment.

        Par exemple, pourquoi on est plutôt bien perçu quand on mène sa vie de forçat du boulot de cette façon à 100 à l’heure.

        Quitte à brûler ma vie par les 2 bouts, pour ma part, je préfère le faire en rigolant.

         
        • era
          era répond à Le funambule
          • Posté à 12h55 le 25/01/2013
          • Internaute 43913

          Difficile à dire, question de tempérament sans doute.

          J’ai remarqué que beaucoup de gens très actifs s’emmerdent assez vite dès qu’ils ont du temps libre.

          • Le funambule
            Le funambule répond à era
            A l'ouest
            • Posté à 13h08 le 25/01/2013
            • Internaute 196669
              A l'ouest

            La question, alors, c’est : est-ce vivre ?

            Pour vivre il faut apprendre l’ennui. Et le domestiquer.

        2 autres commentaires
    • John Lénine
      John Lénine répond à Le funambule
      Etudiant
      • Posté à 13h09 le 25/01/2013
      • 181929
        Etudiant

      Je me suis fait la même réflexion !

      « Je me pose à un café, je passe un coup de fil, je vais voir un pote, mais je perds mon temps. “

      J’appelle juste ça vivre !

      • Le funambule
        Le funambule répond à John Lénine
        A l'ouest
        • Posté à 13h14 le 25/01/2013
        • Internaute 196669
          A l'ouest

        Si tout le monde passait un peu de temps à le « perdre », on vivrait peut-^tre un peu mieux...

         
        • Percy Schramm
          Percy Schramm répond à Le funambule
          Reaktionär
          • Posté à 13h34 le 25/01/2013
          • Internaute 190966
            Reaktionär

          Dans son cas, on s’inquiète plus qu’il perde la vie sur le périph’ plutôt qu’il perde son temps.
          Qu’il pense à sa famille et à ses amis plutôt qu’à LVMH.

          • Le funambule
            Le funambule répond à Percy Schramm
            A l'ouest
            • Posté à 13h36 le 25/01/2013
            • Internaute 196669
              A l'ouest

            Je crois qu’il pense qu’à ses 2 900 billets de faim de moi

            • Percy Schramm
              Percy Schramm répond à Le funambule
              Reaktionär
              • Posté à 13h37 le 25/01/2013
              • Internaute 190966
                Reaktionär

              Y’en a certain comme ça... ils travaillent comme des forçats toute leur vie et au final, ne profite de leur pognon que pour s’offrir un beau cercueil...

        3 autres commentaires
    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à Le funambule
      Précaire
      • Posté à 18h50 le 25/01/2013
      • Internaute 89449
        Précaire

      Ah ben y a des boulots, comme ça... On n’a pas toujours le choix ! Mon boulot m’use beaucoup (la tête avec le stress) et j’ai le cerveau pressé comme un citron chaque soir. Heureusement que la vraie vie commence après le boulot !

  • endehors
    endehors
    du radar
    • Posté à 12h16 le 25/01/2013
    • Internaute 142994
      du radar

    Il ne veut pas dire son nom, mais on voit sa photo...

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 12h16 le 25/01/2013
    • Internaute 70606
      Inquiet

    « peu d’intérêt pour la politique ; “ je m’en fous ”, prévient Antoine. »

    Il ne devrait pas. Parce que s’il s’occupe pas des politiques, eux vont s’occuper de son cas !

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 12h17 le 25/01/2013
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    je ne comprends pas bien, si il est « freelance », qui paye les cotisations sociales ?

    • Brachamul
      Brachamul répond à Pas tripette.
      Multi-Taskeur
      • Posté à 12h30 le 25/01/2013
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      C’est vrai que le système de bonds n’est pas bien expliqué...
      Peut-être que ceux-ci sont chargés avant les 1,90€ ?

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à Pas tripette.
      Working class bléro
      • Posté à 15h42 le 25/01/2013
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Oui, bon salaire, mais l’amortissement du scoot serait pour sa pomme, l’essence, l’équipement, aussi, ... Fiscalement ca m’a l’air bizarre aussi, il ne nous dit pas tout, le coco.
      Les coursiers que j’ai connu, ne sont jamais restés longtemps dans la profession car c’est un métier d’esclave, -plus que les autres-, et je n’en ai jamais connu d’aussi confortables ou heureux de leur sort, sauf de jeunes et fous.

      • Pas tripette.
        Pas tripette. répond à Joseph Gratteur
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.
        • Posté à 15h54 le 25/01/2013
        • Internaute 117974
          Si j'aurais su, j'aurais po lu.

        Tu sais… non, tu sais pas, mais je vais te raconter.
        Il y a un peu plus de quarante ans j’ai perdu l’emploi que j’exerçais alors, maquettiste en architecture, et l’entreprise qui me proposait un nouveau job voulait me payer à la tâche. Je crois qu’à l’époque ça s’appelait « travailleur assujetti ». Assujetti, c’est joli hein ?
        Bref, ils me fournissaient les plans et c’était payé tant par maquette, 1500F il me semble. Il m’appartenait de me déclarer aux organismes sociaux et de me fournir en outillage et matériaux divers. L’avantage c’est que je n’avais pas à prospecter, l’inconvénient c’est que je devais signer une clause m’interdisant de démarcher les clients de cette maison si l’envie me prenait de m’installer.
        Je les ai envoyés se faire lanlaire mais l’histoire du coursier m’a rappelé tout ça. D’où ma question.

         
        • Joseph Gratteur
          Joseph Gratteur répond à Pas tripette.
          Working class bléro
          • Posté à 16h04 le 25/01/2013
          • Internaute 164574
            Working class bléro

          Oui, j’ai aussi été « freelance au black » dans ma jeunesse insouciante, j’ai croisé nombre de zozos de l’économie souterraine comme on dit, tout fiers de leurs gros cachets, et un patron encore plus content que nous de ne pas payer de charges pour ses esclaves. Marché de dupes.
          S’il vole en dessous des radars, L’Urssaf a maintenant sa photo et sait où le trouver grace à Rue89.

        1 autres commentaires
  • maitre_folace
    maitre_folace
    A gauche du voisin de droite
    • Posté à 12h22 le 25/01/2013
    • Internaute 196760
      A gauche du voisin de droite

    2900€/mois et 1400€ d’impôts/an ? cela me paraît faible dîtes moi.

    • Sidoo
      Sidoo répond à maitre_folace
      Riverain
      • Posté à 12h46 le 25/01/2013
      • Internaute 197617
        Riverain

      On ne connaot pas les revenus de sa compagne, et puis ils ont 2 enfants dans le foyer.

    • djodjo57
      djodjo57 répond à maitre_folace
      le cul sur une chaise
      • Posté à 12h58 le 25/01/2013
      • Internaute 197018
        le cul sur une chaise

      Peut-être est-il considéré comme freelance ? Ou a un régime particulier

    • Montparnasse
      Montparnasse répond à maitre_folace
      Escroc romantique
      • Posté à 13h12 le 25/01/2013
      • Internaute 193267
        Escroc romantique

      Il a commencé ce boulot il y a seulement deux mois, il gagnait sûrement moins avant, et il vit en couple avec 2 gosses.

      • Druuna
        Druuna répond à Montparnasse
        Prout
        • Posté à 13h20 le 25/01/2013
        • Internaute 195244
          Prout

        Oui, Rue89 est spécialisée dans le porte-monnaie de gens qui gagnent 10 000 euros depuis deux mois mais étaient rmistes avant.

        Comme ça on trouve que les gens s’en sortent bien et que tout le monde à tort de se plaindre.

        C’est une ligne éditoriale comme une autre...

         
        • maitre_folace
          maitre_folace répond à Druuna
          A gauche du voisin de droite
          • Posté à 17h48 le 25/01/2013
          • Internaute 196760
            A gauche du voisin de droite

          Je posais cette question car effectivement cela peut être du au nombre de part (mais cela fera peu quand même) ou alors imposition basée sur une année où il ne travaillait pas. Et là, cela change tout.

          Les gens qui s’en sortent bien, je ne trouve pas qu’il s’en sorte bien. Si c’est l’exemple qu’il faut donner, les employeurs vont se régaler.

        1 autres commentaires
  • bismarckland
    bismarckland
    no way
    • Posté à 12h45 le 25/01/2013
    • Internaute 190138
      no way

    2900 EUR / mois et 1400€ d’impôts par an ?
    WTF ? ? ?
    Ça devrait être beaucoup plus élevé.
    Soit c’est du black soit il y a de la defisc...

    • Nobobo
      Nobobo répond à bismarckland
      Libre malgré la censure 89
      • Posté à 16h56 le 25/01/2013
      • Internaute 197594
        Libre malgré la censure 89

      Les fake de rue89 demandent à être encore un peu plus affinés car il y a souvent des invraissemblances notoires !

      Dans le cas d’aujourd’hui, nous avons un très bon revenu et pas d’impôts, et notez également que ce monsieur roule en 50 cc et habite à Pétaouchnock (ben voyons !), prend le périf avec son scoot (interdit avec un 50 cc)...De même, il n’y a pas trop de pourboires, ce qui est invraissemblable au dernier degré pour ce job (ou alors il y a une belle dissimulation fiscale).
      Bref, les rédacteurs ignorent très largement les réalités de la vie...

      • Elian Peltier
        Elian Peltier répond à Nobobo
        Auteur(e) de l'article Etudiant et webrédacteur
        • Posté à 22h10 le 25/01/2013
        • Internaute 197735
          Etudiant et webrédacteur

        Pour avoir passé une matinée dans son dos et beaucoup de temps à éplucher ses factures, je peux certifier que tout est véridique, les dérapages compris.

        Pour les impôts, tous les bons ne sont pas déclarés de la même façon suivant le destinataire de la livraison (entreprise publique, privée...).

        Pétaouchock, c’est le 95. Une demie-heure en scooter. Pour y vivre moi-même, je vous assure que la banlieue n’est pas si loin de Paris. Il le fait tous les jours, commençant à 9h et terminant à 19h.

        50cc interdit sur le périf. Tout comme prendre la voie de bus, couper une ligne blanche. Les risques du métier.

      • EATYone
        EATYone répond à Nobobo
        en pour parler
        • Posté à 09h38 le 28/01/2013
        • Internaute 192872
          en pour parler

        J’ai reconnu sa photo (sur la première version de l’article), c’est mon voisin, 50CC pour venir à Paris ? Pffffff je le fait tous les jours en grosse cylindré (car je suis fatigué), mais je l’ai fait en vélo pendant des années et je mettais moins de temps ! « Antoine » ne se plein jamais, et j’ai vu son petit carnet de « courses », il travaille comme un dingue ! Même les jours derniers quand il a neigé, il était sur son scoot et je l’ai tenu informé de la météo de notre bourgade arriérée du 95 via téléphone. Et comme dit dans le début de l’article, cela ne fait que 2 mois qu’il a trouvé ce travail donc pour les impots ceci explique cela ! Apprenez à lire avant de cirer au loup tout de suite !

  • GBabs
    GBabs
    Consultant en développement (...)
    • Posté à 12h45 le 25/01/2013
    • Internaute 151669
      Consultant en développement (...)

    « Je suis marqué. A quarante ans, je suis fatigué ». Inquiet pour ses maux de dos persistants, il ne va pas voir le médecin. Les journées sur le scooter sont assez éprouvantes et le soir, il est « une loque ». « A côté de ça, je mesure ma chance : plutôt bien payé, à parcourir la capitale à longueur de journée… Il y a pire ! »
    On a clairement pas la même définition du mot « chance ». Santé pourrie, pas le temps de profiter de sa famille.... Waw ! Trop de chance, en effet !

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 12h56 le 25/01/2013
    • 49273
      Petit agité

    30 euros de pourboires par mois ça parait vraiment que dalle, quand je livrais je faisais minimum 7/8 euros par soir et jusqu’à environ 25 euros les bons soirs.

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à Deamon7
      Working class bléro
      • Posté à 14h29 le 25/01/2013
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Il ne peut pas donner le bon chiffre, s’il est identifable, il est cuit.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 12h56 le 25/01/2013
    • 49273
      Petit agité

    Inquiet pour ses maux de dos persistants, il ne va pas voir le médecin.

    Il devrait peut-être commencer par changer de scoot, un 50cc à 40 piges pour turbiner dans Paris toute la journée c’est peut-être pas l’idéal.

    • greg0rsamsa
      greg0rsamsa répond à Deamon7
      Rauque star
      • Posté à 13h52 le 25/01/2013
      • Internaute 124563
        Rauque star

      En même temps c’est le format qui permet de se faufiler à peu près partout.

      • Deamon7
        Deamon7 répond à greg0rsamsa
        Petit agité
        • Posté à 14h19 le 25/01/2013
        • 49273
          Petit agité

        Pas faux, mais bon en France les gens conduisent à peu près correctement et en ligne sans se coller les uns aux autres, donc il y a facilement des boulevards pour les scooters un peu musclés pour passer.

         
        • greg0rsamsa
          greg0rsamsa répond à Deamon7
          Rauque star
          • Posté à 14h36 le 25/01/2013
          • Internaute 124563
            Rauque star

          On pensera aussi à la technique dite « napolitaine » (certes économique, mais quelque peu aléatoire) qui voit 5 personnes non casquées sur le même motorino ;)

          • Deamon7
            Deamon7 répond à greg0rsamsa
            Petit agité
            • Posté à 14h41 le 25/01/2013
            • 49273
              Petit agité

            En Inde aussi on voit souvent des motos avec le père qui conduit, avec une gamine sur le réservoir, une autre derrière et enfin la mère qui tient le bébé.

        2 autres commentaires
  • Druuna
    Druuna
    Prout
    • Posté à 13h17 le 25/01/2013
    • Internaute 195244
      Prout

    Dans ses dépenses fixes il n’apparait pas les cotisations patronales et salariales de ce chef d’entreprise.

    Ce sont sont les crétins de salariés de toute la France qui cotisent pour lui, ou bien le laissera-t-on crever quand il aura un couille ?

  • Percy Schramm
    Percy Schramm
    Reaktionär
    • Posté à 13h22 le 25/01/2013
    • Internaute 190966
      Reaktionär

    D’abord c’est le titre : coursier pour Hermès à 2900€ par mois. On se dit, tient, un métier qui à l’air bien payé et au service du luxe. On s’imagine déjà les aigris de Jaloux89 lui tomber dessus...
    Antoine, ton argent, tu le mérites bien et je te souhaite bon courage car à ce rythme, ça va être dur de tenir. 2900€ parce qu’il accepte de travailler comme un âne sous le stress, la circulation routière et les clopes. Sinon, peu de plaisir et au final, peu d’économies.

    30€ de pourboire par an, c’est une coquille ou la radinerie des super-riches ? Transporter des dizaines d’objets de luxe par jour à une clientèle friquée et pressée pour avoir à la fin de la journée en moyenne 1,5€ de pourboire (à 5 jours par semaine)... Bigre, quel scandale !

    Pour moi, du travail de larbin au nom du luxe à la française. L’arrière-cour miteuse des belles façades des grandes maisons.
    Bien courageux le Toitoine !

  • Zut'alors
    Zut'alors
    Diplomate sans mission
    • Posté à 14h02 le 25/01/2013
    • Internaute 192719
      Diplomate sans mission

    A force de courir après les bons, il va finir par décrocher le grand bond qui l’envois au meilleur des cas sur une chaise roulante le reste de sa vie.
    Les dépenses pour faire son boulo représentent 919.50 € par mois et cela sans couverture chômage ni retraite !
    Avec un boulo à 1900€ net il s’en sortirait beaucoup mieux et il gagnerait en cadre de vie.

  • luxonthenet
    luxonthenet
    touristas
    • Posté à 13h40 le 25/01/2013
    • Internaute 195895
      touristas

    J’ai été coursier en course à course après mon service militaire, il y a 15 ans.
    photographe publicitaire de formation, je n’avais rien trouvé. Coursier, j’ai mis 24h pour trouver du boulot. J’ai ressorti mon chappy kitté du formol. ( eh oui le seul coursier de paris en chappy à l’époque avec une grosse mallette photo en alu accrochée derrière. Métier très éprouvant car tous le temps sur le qui vive. Je risquai un accident tous les jours et ma vie une fois par semaine, sur des gros coups de stress avec des camions qui vous voit pas.
    Job ingrat, vous êtes considérés comme un chiourme, c’est à dire rien.
    Vous finissez la journée noir de poussières.
    Beaucoup de type issu des « quartiers », ça « fume » beaucoup. Mon origine gauloise faisait que j’avais des courses sensible, ministère, armé etc.. (qui a dit racisme ?).
    Aucune assurance vous prend en charge, donc contrat classique et surtout ne rien dire en cas d’accident. Véhicule non fournis donc on se débrouille, sinon pas de boulot, donc pas d’argent. Les courses en exclu ( 30 mn pour livrer ), bref je grillai tous les feux pour quelques dizaine de francs.
    J’ai fini par trouver un job d’assistant photo, après 10 mois.
    Le jour de mon départ, le dispatch au demeurant très gentil ne comprenait pas que je quitte la boite pour un travail moins bien rémunéré....
    Après coup cela fait des souvenirs, mais quel job de merde ! ! ! !

  • greg0rsamsa
    greg0rsamsa
    Rauque star
    • Posté à 13h44 le 25/01/2013
    • Internaute 124563
      Rauque star

    « Si mon scooter tombe en panne, c’est tant pis pour moi. La boîte ne va pas appeler de dépanneuse, c’est à moi de me démerder. Et j’ai perdu ma journée. »

    On reconnait bien là la magie du statut de freelance : ça permet aux entreprises de payer moins (« salaire » libéré des charges sociales), de laisser le matériel à l’entière charge du « sous-employé », ça permet de maintenir ce dernier en laisse (si t’es pas content, tu dégages) puisqu’on peut le virer quand bon nous semble, du jour au lendemain, bref, la panacée pour tant de boîtes du monde moderne.

    Ce qui est délicieux avec le néo-libéralisme c’est sa novlangue en perpétuel renouvellement : on insistera ici sur le FREE de freelance : littéralement, « la liberté c’est l’esclavage ».

    Quel monde moisi.

    • pecu
      pecu répond à greg0rsamsa
      retraité
      • Posté à 17h45 le 25/01/2013
      • Internaute 140471
        retraité

      Moisi ? Allons donc, vérolé jusqu’à l’os. Un monde de merde dont le témoignage de ce mec est une illustration. Et ce qui est terrible, c’est qu’il n’est pas parmi les plus malheureux.

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 14h00 le 25/01/2013
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    « Il a fait le choix de travailler cinq jours par semaine, mais rien ne l’empêcherait de travailler le samedi (sic). » Pourquoi sic ? le samedi est un jour ouvrable comme les autres, et on peut travailler six jours par semaine (mais pas sept).

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