Tribune 21/01/2013 à 11h20

Entreprises d’insertion : nous pourrions créer 150 000 emplois d’ici 2017

Rachid Cherfaoui | chef d'une entreprise d'insertion

Tribune

Sébastien a été envoyé par la Mission locale parce qu’il était sans qualification, extrêmement timide et confronté à des problèmes de mobilité. Il est resté vingt mois dans mon entreprise d’insertion, Chantiers nature.

Chez nous, il a passé le permis de conduire et suivi un certain nombre d’ateliers. Il a été accompagné afin d’affiner son projet professionnel. Il a aussi noué une relation de confiance avec le chargé de suivi socio-professionnel, ce qui a eu pour conséquence de lever de nombreux freins comportementaux.

Quand il a été prêt, nous lui avons proposé des travaux en sous-traitance dans une entreprise de Creil (Oise) avec laquelle nous collaborons. Après de nombreux échanges et adaptations, celle-ci l’a embauché il y a maintenant trois mois.

Des histoires comme celle de Sébastien, je pourrais vous en raconter des dizaines. Les entreprises d’insertion permettent de donner une deuxième chance à ceux que notre monde compétitif ignore, dont personne ne sait quoi faire, dont personne ne sait gérer les difficultés parfois lourdes.

Soutenir un tel dispositif coûte moins cher que financer un chômeur mais l’Etat ne semble pas s’engager dans cette voie. Et si les vrais pigeons, en réalité, c’étaient eux, les exclus ?

Un accompagnement vers l’emploi stable

Les entreprises d’insertion
  • 1 250 entreprises en France,
  • 48 000 salariés en parcours d’insertion,
  • 800 millions d’euros de chiffre d’affaires généré,
  • 600 millions d’euros de masse salariale redistribuée,
  • 140 millions d’euros de financement de l’Etat.

J’ai fondé Chantiers nature avec deux salariés en 1992, dans l’Oise. Nous développons des marchés dans le secteur des espaces verts et de la gestion d’espaces naturels.

Aujourd’hui, nous sommes 26 salariés dont neuf en parcours d’insertion. Cela signifie que neuf salariés sont accompagnés par un « chargé de suivi socio-professionnel ».

Il les reçoit le matin ou le soir avant le départ sur les chantiers, à leur initiative ou sur rendez-vous, afin de lever tous les freins dans une perspective d’emploi dans une autre entreprise au terme de deux ans maximum passés chez nous.

Un financement de l’Etat qui n’augmente pas

Les entreprises d’insertion comme la mienne sont aujourd’hui très fragilisées. Pour faire court, le financement que l’Etat nous attribue est de 9 681 euros par poste par an pour le surcoût que représentent l’embauche et l’accompagnement de salariés non qualifiés.

Cette somme n’a pas été revalorisée depuis 1999 malgré l’augmentation de 48% du smic dans le même temps). La situation est devenue intenable.

Aujourd’hui, embaucher un salarié issu des « publics prioritaires », au sens de Pôle emploi, comme par exemple un demandeur d’emploi de longue durée indemnisé à l’aide au retour à l’emploi (ARE) et bénéficiaire de la CMU (couverture maladie universelle) de base, évite 17 913 euros d’indemnisation à Pôle emploi.

Je rêve qu’un jour cette somme soit investie dans le parcours d’insertion de ce salarié dans mon entreprise.

Des promesses de campagne non tenues...

Nous aidons aujourd’hui une entreprise d’écoconstruction à démarrer : nous l’encourageons à être une entreprise d’insertion, mais sincèrement, aujourd’hui c’est lui faire courir le 100 m avec un boulet au pied.

Il est essentiel que le nouveau gouvernement réévalue le financement de la mission sociale des entreprises d’insertion parce que nous voulons continuer à offrir du boulot à des gens qui, malheureusement, n’accéderaient pas à l’emploi sans notre intermédiaire.

D’autant plus que l’impact de nos entreprises est multiple :

  • la demande est de plus en plus grande ;
  • nos entreprises ne sont pas délocalisables ;
  • nos entreprises sont des lieux de collaboration territoriale et d’innovation sociale de par leur double projet économique et social.

Mais, en dépit de leurs promesses de campagne, MM. Hollande, Ayrault et Sapin (ministre du Travail) nous laissent sur le carreau.

... qui ne demandent qu’à être concrétisées

Le Comité national des entreprises d’insertion, réseau auquel nous adhérons, a fait des propositions concrètes [PDF] à ce gouvernement pour faire en sorte que non seulement nous ne soyons pas obligés d’abandonner notre projet social mais que nous puissions le développer et offrir encore plus d’emplois d’insertion sur nos territoires.

Nous pourrions créer 150 000 emplois d’ici 2017 [PDF], si nous nous y mettons tous dès maintenant et l’Etat en tête de file.

Quand on sait que pour 1 euro investi dans une entreprise d’insertion, l’Etat touche directement 3 euros en cotisations, taxes et impôts, sans compter le coût évité du chômage ou du RSA, le chef d’entreprise que je suis crie à la mauvaise gestion et le citoyen est affligé. Oui, vraiment, les pigeons ne sont pas ceux que l’on croit.

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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 12h12 le 21/01/2013
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Quand je travaillais en mission locale avec des jeunes non qualifiés, j’ai souvent été en rapport avec des entreprises d’insertion.
    Pour que ça marche, il fallait d’abord que le jeune ait envie de travailler, pour devenir indépendant, pour régler une dette qu’il avait contactée etc
    Et c’est vrai que j’ai vu des jeunes changer, parce que le travail leur plaisait (dans le bâtiment ou dans la nature), parce que les salariés éducateurs avaient su capter leur confiance. En allant les voir sur les chantiers, j’ai aussi croisé des adultes qui retrouvaient un emploi après des années de chômage.

    Pourquoi l’état ne se préoccupe pas plus de ces entreprises ? parce que les entreprises « normales », pas citoyennes pour 2 sous, vont privilégier l’embauche (quand elles embauchent) de salariés tout de suite opérationnels, vu le volant de chômeurs, sans faire confiance à ceux qui viennent d’un secteur « protégé ».

    Vu la « libre concurrence » instaurée par les traités européens, il y a de moins en moins d’aides pour ces entreprises d’insertion, qui se retrouvent pratiquement à égalité avec les entreprises du même secteur. C’est le même problème pour les entreprises employant des travailleurs handicapés, comme les CAT.

    Qu’en pense le M. Pauvreté, dont le syndicat s’est aligné sur les positions du MEDEF ?

  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 13h54 le 21/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Le problème est qu’il n’y a pas de volonté réel d’accompagné le salarié, la volonté et de le faire plier aux exigences des marchés financiers et des actionnaires, alors pour l’oligarchie former un ouvrier sera toujours du temps et de l’argent perdu, leur rêve étant de pouvoir l’utiliser gratuitement jusqu’à ce que sa santé le lâche et de pouvoir en changer dans la journée.

    Droit social à la moulinette

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 16h44 le 21/01/2013
    • 181210
      Juif errant

    30% de financement en moins d’une année sur l’autre de la part du département, comment voulez vous fonctionner correctement ?
    Problème, nous empiétons sur les entreprises et souvent les petites qui ont déjà du mal à fonctionner et qui dénoncent une concurrence déloyale ce qui a poussé l’État sous la pression de l’UE à envisager que nous soyons désormais « rentables » financièrement, en tous cas que l’insertion ne soit plus une charge ; oui oui, vous lisez bien.
    Encore un beau désengagement de l’État vis à vis des budgets dévolus à l’accompagnement du public en difficulté, pas grave, il ne vote pas.
    Dans l’insertion aussi il y a des cadavres dans le placard, je vous raconte pas le nombre de ceux qui assignent ma boite ( une Sauvegarde de l’enfance ) aux prudhommes cause trop de personnel et plus de sous.

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 17h24 le 21/01/2013
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    C’est vraiment une arnaque ces entreprises d’insertions !

    Comme si c’était la faute des gens s’il n’y a pas de travail pour eux ?

    Du temps de ma grand-mère, le dernier des débiles du village était mis cantonnier.

    L’Etat ferait mieux de donner du travail aux nécessiteux que de subventionner des « entreprises » d’insertions qui vont leur expliquer que c’est parce qu’ils ne savent pas manier les couverts à poisson qu’ils ne trouvent pas de poste d’éboueur.

    • .666
      .666 répond à Communisty Manager
      Juif errant
      • Posté à 18h21 le 21/01/2013
      • 181210
        Juif errant

      Petit problème à effet pervers : Ce sont déjà des communes ou des territoires qui font bosser l’insertion.
      L’insertion a été mise en place avec le RMI et tout le monde ne choisit pas d’avoir des parents largués, de parler à peine le Français, de n’être pas allé à l’école ou d’être un ouinneur. Les éboueurs sont payés par Véolia mais surtout par les communes tout comme les cantonniers, tu ne peux pas reprocher à la fois aux communes de ne plus pouvoir embaucher avec des budgets en baisse et en même temps le déplorer parce que l’État se désengage de ses missions régaliennes.

      • Communisty Manager
        Communisty Manager répond à .666
        Franc-Tireur
        • Posté à 19h20 le 21/01/2013
        • Internaute 196465
          Franc-Tireur

        L’insertion a été mise en place par l’Etat, je ne le reproche pas aux communes.

        Mais je pense comme pas mal d’élus municipaux que l’Etat devrait assurer ses missions régaliennes ou pas, fournir aux communes les budgets nécessaires et rompre toute forme de délégation de service public.

    • caro
      caro répond à Communisty Manager
      délinquante avérée
      • Posté à 19h58 le 21/01/2013
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      les entreprises d’insertion ne sont pas forcément une arnaque, ça dépend comment elles sont conçues et dirigées. Elles sont utiles si elles servent à mettre ou remettre le pied à l’étrier à des gens qui n’ont jamais bossé ou plus bossé depuis des années. Ce n’est pas toujours vrai que, du jour au lendemain, tu puisses bosser 35 h / semaine si tu ne l’as jamais fait ou fait il y a fort longtemps.
      Elles sont de l’arnaque si elles ne servent que de parking pour enlever quelques chômeurs de Pôle Emploi.

      • .666
        .666 répond à caro
        Juif errant
        • Posté à 10h59 le 22/01/2013
        • 181210
          Juif errant

        D’autant que c’est Popol qui fournit la chair à canon. Bien content de s’en débarrasser des incasables...

  • toutetsoncontraire
    • Posté à 18h43 le 21/01/2013
    • 185215

    Bravo pour ce que vous faites, c’est vraiment super.

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 19h10 le 21/01/2013
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Il y a tellement d’amour chez tous ces gens qui veulent nous insérer qu’il en parait bégueule de n’être pas consentant.

    C’est bien mignon, mais l’insertion, pour moi, c’est pas avant le mariage, chéri...

    C’est à dire que tant que le sens de cette société est de n’intégrer que par l’assujetissement économique et l’assimilation consuméro-culturelle, l’insertionisme consistant à « mettre à disposition de l’emploi » est l’exclusion de ceux qui font objection de conscience à une vie d’esclave ou de kapo, et laisse impotents et improductifs dans le fossé de la sous-citoyenneté tout en normalisant que le marché du travail puisse exclure structurellement.

    En outre, le développement de ce secteur comme d’autres semble essentiellement porté par la sous-traitance des collectivités territoriales qui s’en déshabillent, c’est à dire qu’il s’agit de remplacer des emplois publics pérennes par des emplois précaires, fussent-ils d’insertion.

    On vous enverra bientôt mon copain Patrick, par exemple, un tâcheron illettré cinquantenaire qui se fait exploiter depuis vingt ans en CDD bidouillés pour une petite commune. Comme on ne peut plus le baiser parce qu’on s’est rendu compte que c’était illégal, plutôt que de le titulariser, on le fera revenir faire le même job via une entreprise d’insertion.

    Et il sera content, c’est mieux que rien ...

    • Communisty Manager
      Communisty Manager répond à Enki
      Franc-Tireur
      • Posté à 19h26 le 21/01/2013
      • Internaute 196465
        Franc-Tireur

      Toi, j’ai compris ton problème d’insertion.

      Je t’inscris à un stage de socialisation chez le sergent Hartman, pour corriger tes problèmes d’insolence.

      Et puis à un stage de bienséance chez Nadine de Rotschild, parce que j’ai cru voir quelques propos grivois du plus mauvais effet.

      ...

      • Enki
        Enki répond à Communisty Manager
        alchimiste
        • Posté à 19h50 le 21/01/2013
        • Internaute 9562
          alchimiste

        Je crois que c’est un problème de freins comportementaux, faudrait me renvoyer à l’atelier mais je ne suis plus sous garantie...

    • the ghost
      the ghost répond à Enki
      expatrie
      • Posté à 16h57 le 22/01/2013
      • 173412
        expatrie

      C’est vrai que c’est la 2e inconnue de l’equation, pourquoi inserer, pourquoi forcer a travailler alors que la plupart des boites prefererait degraisser 70% de leur employes et payer moins ceux qui restent, en esperant comme chez Renault qu’ils vont travailler encore plus ?
      Nous ne sommes pas encore prets a abandonner la valeur travail, ce qui fait que paradoxalement nous devons tous contribuer financierement (et par notre travail) a l’insertion, etc....

      • Enki
        Enki répond à the ghost
        alchimiste
        • Posté à 11h39 le 23/01/2013
        • Internaute 9562
          alchimiste

        C’est une douloureuse illusion.
        Un allocataire contribue autant qu’un travailleur à l’économie, parce que ce n’est plus le travail qui crée la richesse (c’est à dire notre capacité d’endettement), c’est la circulation de l’argent.

  • Le funambule
    Le funambule
    A l'ouest
    • Posté à 20h44 le 21/01/2013
    • Internaute 196669
      A l'ouest

    L’insertion j’y crois. Mais à plusieurs conditions. La première est effectivement que les pouvoirs publics y mettent du leur.

    La seconde est que les entreprises en question se donnent les moyens nécessaires.

    Je connais assez bien un maçon qui a commencé dans une entreprise dont le patron s’était mis en t^te de faire de l’insertion. Et il avait sacrément développé son truc, avec une quinzaine de personnes réparties en 3 ou 4 équipes.

    Les chefs d’équipes ? Des petits jeunes à peine formés à la maçonnerie, qui devaient conduire les chantiers et encadrer le personnel. Parce que là il s’agit vraiment avec certains de cadrer. Ce qui est normal quand on s’adresse à un public dont certains sont déconnectés du monde du travail, du monde tout court parfois, depuis un sacré bail.

    Le lundi il ne savait jamais combien de mecs il aurait dans son équipe, entre celui qui oubliait de se lever, celui qui n’avait pas dessaoulé et qu’il renvoyait chez lui finir de cuver...

    Lui m^me à l’époque avait 25 ans, et avait connu un peu d’errance avant de se mettre sérieusement à la maçonnerie.

    Ça ne l’a pas dégouté, il aimait bien, mais aujourd’hui à son compte, il n’est pas pr^t de recommencer dans les m^mes conditions.

    Pour ce genre de mission, il faut des compétences dans l’accompagnement social, éducatif. On ne s’improvise pas entreprise d’insertion comme ça.

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 00h33 le 22/01/2013
    • Internaute 156689
      aconforme

    Insertions, réinsertions pfuitttt... Assertif : L’insertion c’est l’alibi pour l’exclusion ; et le marché de l’exclusion amène celui de l’insertion et vice-versa, roule la roue des colonies de la quenouille, celui-ci ne peut sans celui là, puis comme On (qui ? quiconque voire quelconque ?) nous l’affirme cela est indispensable pour la bonne santé des firmes de l’économie et de son PIB....

    • Enki
      Enki répond à trouble fêtes
      alchimiste
      • Posté à 07h42 le 22/01/2013
      • Internaute 9562
        alchimiste

      Quand on est passé du RMI au RSA, c’est à dire de la facilitation/incitation à l’emploi à l’obligation contractuelle de se mettre à disposition de « l’offre raisonnable d’emploi, Popol Emploi a mis en place une formation d’une demi-journée pour ses allocataires.

      Historiquement, c’était la première fois que l’aide sociale devenait à ce point accessible qu’il faille une formation pour y prétendre, et je passe la complexité du dispositif état/département réservant l’accès à leurs droits à ceux qui les connaissent et sont en mesure d’aller les chercher, incitant ainsi les précaires à rechercher l’accompagnement des associations plutôt que du service public.

      Lors de cette formation, une chose apparaissait clairement : “ à 500 €, Popol Emploi vous laisse tranquille”...et le RSA complète jusqu’au dessus du seuil de pauvreté, chouette.

      C’est à dire que le but du RSA est de normaliser et développer des emplois au demi-smic, et de rendre ces emplois obligatoires en contrepartie de l’aide sociale, comme en GB. Ce sont les conseils généraux (de gauche) qui freinent un peu la réalisation du truc, parce qu’ils ramasseraient la casse sociale dans une autre main...

      Et les pauv’gens qui triment au SMIC, on compte sur eux pour croire que ce sont les pauv’gens qui bossent pas au RSA qui profitent, et sceller démocratiquement leur propre esclavage en votant valeur travail et en s’abstenant aux cantonales.

      Il aura suffit de ne pas leur expliquer que le conventionnement du salaire minimum est autant financé que le RSA, parce que la valeur réel du travail au SMIC en France est de l’ordre de la soustraction SMIC-RSA. Smicards et RSAistes touchent la même répartition parce ce n’est plus le travail qui crée la richesse ici, mais la circulation de l’argent et la spéculation sur l’emploi.

      L’emploi d’insertion est donc effectivement un nouvel outil FMI-conforme, dans une conjoncture transtitionnelle qui rend possible la réalisation libérale du marché de l’emploi en France, c’est dire :
      - Travail obligatoire.
      - Perte du choix de l’emploi, attribué par le marché.
      - Salaire minimum divisé par 2.

      On sera bien insérés...

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 16h35 le 22/01/2013
    • Internaute 121073
      geek

    Dans mon coin il y a un truc comme ça, mais on ne peut pas dire que ça « insertionne » des emplois de 18 h par semaine en roulement, mais rien qui lance ces gens à prendre un emploi en fixe dans les entreprises du coin qui ne demandent que du courage c’est tout, le budjet vient des communes et du conseil général, ça ne regarde pas le gouvernement.
    Je préfère le fonctionnement des centre AFPA remis à l’honneur par Ayrault ,délocalisation et logement des élèves ,vie en vase clos et reprise d’une formation qui n’est pas que technique gràce à la vie de groupe et l’envie de démarrer ou redémarrer dans un nouveau métier.
    Et il n’y a pas d’àge pour apprendre.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 16h46 le 22/01/2013
    • 173412
      expatrie

    Ca aurait certainement plus de sens que de faire des cadeaux de plus de 10 milliards a des grosses boites, ainsi que toutes les autres subventions inutiles qui maintiennent les gens dans des conditions de miseres.
    Mais beaucoup d’autres choses auraient plus de sens, malheureusement a moins de fermer definitivement sciences-po, l’ena, hec et toute ces ecoles elitistes qui fabriquent de decerveles il n’y a aucune chance. Alors a ce taux je me demande parfois si il ne vaudrait pas retablir la loi de la jungle, ca nous debarrasserait au moind d’arnaud lagardere et quelques autres fils de......
    J’espere quand meme pour vous, puisque le travail est la valeur supreme autant essayer d’aider plutot que toujours exclure !

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