Tribune 07/01/2013 à 14h42

Les grands groupes doivent être au service du pays

Jean-Louis Levet | économiste

Tribune

PSA, Sanofi, Arcelor-Mittal, Dexia : les grands groupes font la une de l’actualité par les réductions d’effectifs, la fermeture de sites, voire la faillite. Pas de quoi donner d’eux une image positive dans la société.

D’autant que la crise n’affecte en rien les émoluments des patrons du CAC 40 qui progressent encore de 4% cette année, soit deux fois plus que ceux des 80 entreprises qui les suivent.

Pourtant, l’ensemble des grands groupes français constitue une force de frappe clé pour l’économie française. Comment la mettre au service du développement du pays ?


Le quartier d’affaires de la Défense, en région parisienne (Christian Heindel/Flickr/CC)

Plus de la moitié des emplois en France

Plus de la moitié – 56% – de l’emploi hexagonal se rattache à un groupe français ou étranger ; et environ 80% de la recherche industrielle en France est réalisée par ces grands groupes.

Quarante entreprises françaises figurent dans le top 500 mondial des plus grandes entreprises, ce qui place le pays certes derrière les Etats-Unis, la Chine et le Japon, mais devant l’Allemagne et la Grande-Bretagne.

Ces positions sont d’autant plus intéressantes que certaines de leurs activités et compétences sont orientées vers de grands besoins du futur : les transports, la santé, l’environnement, le vieillissement de la population, l’eau, la ville durable, par exemple.

Comment l’Etat a porté les grands groupes

Cela ne doit rien au hasard. Ces multinationales bénéficient depuis plusieurs décennies d’un environnement caractérisé par :

  • un tissu d’entreprises sur le territoire national aux compétences très diversifiées, qui subit cependant un processus de désindustrialisation que la crise accélère ;
  • une expérience acquise dans la croissance externe ;
  • l’appui de l’Etat.

Ce dernier joue un rôle clé à la fois avec sa diplomatie commerciale (les grands contrats dans les industries de la Défense, par exemple ou encore dans le domaine de l’énergie) ; en accompagnant, depuis les années 70, ces groupes dans leur internationalisation ; en leur ouvrant de nouveaux marchés comme celui des services collectifs (Suez Environnement, Veolia Environnement) ; en les sauvant même dans certains cas : Renault dans les années 80, Air France dans les années 90, Alstom dans les années 2000.

La France est le second investisseur à l’international au monde, le premier au prorata de son PIB. Ce déploiement permet à ces entreprises de capter une part de la demande mondiale à travers des productions sur place, sans que cela ne soit décrit dans la balance commerciale.

Délocalisations, évasion fiscale, ingratitude

Cependant, depuis les années 90, la financiarisation de l’économie, une recherche de l’optimisation des coûts plus que la focalisation sur la créativité, une faible croissance de la zone euro, un désengagement de l’Etat de l’économie, conduisent un certain nombre de groupes à :

  • délocaliser une partie croissante de leurs productions ;
  • déséquilibrer leurs relations avec leurs fournisseurs à leur profit ;
  • amplifier des stratégies de pure optimisation fiscale ou d’évasion réglementaire ou sociale ;
  • distendre leurs liens avec le territoire national, au contraire par exemple de leurs concurrents allemands ou coréens.

Les grands groupes français, dans leur ensemble, constituent ainsi à la fois un atout capital pour l’avenir de l’économie du pays et de la maîtrise de son insertion dans l’économie mondiale et un problème pour la nécessaire dynamisation de nos activités de production (au sens large).

Aussi, un nouveau pacte entre la puissance publique et les grands groupes doit être défini, en privilégiant le mode de la concertation et de la coopération.

Pour un pacte Etat et grands groupes

Pour cela, deux étapes préalables sont nécessaires.

Il faut d’abord identifier les leviers que l’Etat possède en faveur des grandes entreprises : fiscalité, aides à la recherche (crédit info recherche, etc), grands centres publics de recherche, appui dans la conquête de nouveaux marchés, influence dans le champ stratégique des normes, stabilisation de l’actionnariat de certains groupes, etc.

Ensuite, il s’agit de définir les points clés pour un tel pacte à construire :

  • investissement productif sur le territoire national ;
  • attractivité des territoires (attentes de leurs part) ;
  • rééquilibrage des relations grands groupes/sous-traitants, en lien avec leur insertion dans la mondialisation ;
  • évolution des compétences des salariés ;
  • gouvernance des entreprises intégrant la participation des représentants des salariés au conseil de surveillance ;
  • rôle des grandes entreprises dans une politique industrielle européenne :
  • alliances possibles avec d’autres groupes européens, coopérations renforcées possibles entre Etats membres, etc.

Freiner l’hémorragie des emplois à court terme tout en préparant notre nouveau mode de développement fondé sur une économie de la qualité à haut rendement énergétique : la force de frappe que représente les grands groupes français doit être au service du développement du pays. Tout le monde y gagnera.

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  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 15h17 le 07/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Ah le libéralisme de gauche, qu’est-ce qu’on se marre ! : D

    A votre titre j’ai failli y croire mais non au final vous ne dites rien sauf que l’état doit tout faire pour accentuer la compétitivité de nos entreprises sachant que le problème de compétitivité n’est qu’un élément de language des libéraux afin d’accentuer les politiques d’austérité.

    Nous sommes compétitifs mais en effet nous ne pouvons pas être payés comme des ouvriers chinois à moins que les prix suivent bien entendu ce qui n’arrivera jamais puisque c’est la marge bénéficiaire de l’actionnaire qui dicte nos politiques économiques.

    Mais revenons donc sur les points qu’il est indispensable selon vous de développer même s’il est particulièrement dommage que vous ne nous expliquiez pas pourquoi :

    - investissement productif sur le territoire national, oui de l’investissement donc...

    - Attractivité des territoires : baisse des taxes et charges donc, classique...

    -rééquilibrage des relations grands groupes/sous-traitants, en lien avec leur insertion dans la mondialisation ; Multiplication des entreprises sous traitantes donc.

    - évolution des compétences des salariés ; Quand un salarié se fait virer il faut qu’il puisse s’adapter à l’autre sous emploi de merde qu’on lui proposera...

    - gouvernance des entreprises intégrant la participation des représentants des salariés au conseil de surveillance ; surveiller les entreprises qui laissent plus de liberté à leurs employés...

    -rôle des grandes entreprises dans une politique industrielle européenne : Lobbying en union européenne

    -alliances possibles avec d’autres groupes européens, coopérations renforcées possibles entre Etats membres, etc. En gros les états doivent se plier à la volonté des multinationales, ça tombe bien c’est exactement la politique appliquée par l’union européenne soutenue par Goldman Sachs.

    Je comprends mieux pourquoi vous ne voulez pas Frederic Lordon en économie, en comparaison ces ridicules personnes qui se nomment économistes et viennent nous débiter la propagande libérale feraient offices de veaux...

  • -rue89
    • Posté à 15h19 le 07/01/2013
    • Internaute 196859

    nos grands groupes sont effectivement nos locomotives puisque nos pme sont faibles comme des chatons et que malgré les beaux discours depuis 30 ans on ne veut rien faire pour que ca change( les énarques sont invariablement fascinés par le cac 40)
    leurs actionnairres étant majoritairement étrangers ils n ont aucun compte a rendre aux interets francais . vous leur augmenter la fiscalité des dividendes ? ils licencient pour conserver leur rendement
    les entreprises allemandes ou italiennes , plus petites et mieux insérées dans le tissu local, sont essentiellement familiales .
    mais la gauche proscrit les successions ,comme elle a proscrit du temps de jospin la creation de fonds souverains francais
    a force d etre contre toutes les formes de capitalisme par dogmatisme on récolte ce que l on sème, des grands groupes héritières des firmes d Etat ( a quand la dernière fois qu une entreprise en developpement est entré dans le cac 40 ?) qui sont loin des realités economiques et sociales francaises qui ne se feront pas prier pour delocaliser leurs sieges sociaux si on continue a leur chier dessus

    • mikikou
      mikikou répond à -rue89
      Ingénieur Informatique
      • Posté à 15h32 le 07/01/2013
      • Internaute 195346
        Ingénieur Informatique

      y’a aussi la bétise des familles qui font perdre des successions on a un bon exemple avec Lacoste cette année devenue suissesse

  • nain-bleu
    nain-bleu
    Nain par bien des aspects
    • Posté à 15h21 le 07/01/2013
    • Internaute 87238
      Nain par bien des aspects

    Certainement pas très important, mais la photo d’illustration est vieille de plusieurs années (de près de 4 ans). Un petit effort ?

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à nain-bleu
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 08h49 le 08/01/2013
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      oui, il en a poussé des trucs depuis. Non comestibles voire toxiques.

  • France Gaule
    France Gaule
    Anti-tout
    • Posté à 15h29 le 07/01/2013
    • Internaute 196808
      Anti-tout

    Vaste blague tout ça. Encore un auto-proclamé expert. Militons pour le retour d’un colbertisme qui a par le passé fait la force de la France.

    • la choukette
      la choukette répond à France Gaule
      libre penseur si possible
      • Posté à 15h38 le 07/01/2013
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      Lien

      de bonne foi ou non, le monsieur est intégré depuis trop longtemps au système pour ne pas s’y attaquer véritablement.

  • mikikou
    mikikou
    Ingénieur Informatique
    • Posté à 15h30 le 07/01/2013
    • Internaute 195346
      Ingénieur Informatique

    pas de quoi se vanter des mérites de nos grandes entreprises quand on voit le sort qu’elles réservent aux PMEs : Lien

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 15h35 le 07/01/2013
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    joli tribune qui oublie, comme à chaque fois, totalement comment sont élus nos hommes politiques :

    avec l’argent de ces grands groupes qui en échange attendent une totale impunité en plus du soutient de l’état.

    demander quoique soit à l’état c’est espérer que son gouvernement mis en place grâce à l’argent de la campagne électorale payé indirectement par ses même groupes de les contraindre à faire quoique ce soit de contraire à leur seul objectif : faire du profit.

    demander au laquais Hollande / Sarkozy / Chirac / Mitterrand / VGE / Pompidou / ect ect ect de faire quoique ce soit de contraignant pour ces groupes là c’est bien joli mais aussi particulièrement utopique.

    en cela on peut se demander si l’utilité d’une telle tribune, si bon enfant, ne serait pas encore une fois de parler du symptôme sans jamais aborder les origines du problème pour ne surtout rien changer mais donner le change face à la croissante impopularité des traîtres qui nous gouvernent.

    il n’y a rien a demander à un gouvernement il faut le contraindre et pour cela il faut que ses membres est peur de la vindicte populaire : par la capacité de ses citoyens à révoquer dans la minute de pareils traîtres par exemples

    si vous voulez contraindre de pareil groupes industriels a quoique ce soit il va juste falloir que les citoyens de ce pays se donnent un pouvoir politique qu’ils n’ont jamais eu et que nos représentants (enfin ceux de la classe dominante et donc des grands groupes) ne nous donneront jamais.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 16h34 le 07/01/2013
    • 173412
      expatrie

    c’est completement inutile d’en parler ! Nous ne comprenons a rien ce qu’il font et pour cause : la majorite des rentrees d’argent sont dues a des operations sur les marches financiers, il y a 25 ans c’etait les prets a cours terme, aujourd’hui ca a certainement evolue vers des produits financiers plus complexes. Faire revenir ces entreprises au modele economique de 1900 n’est pas a l’ordre du jour. Ces augmentations de salaires incroyables sont le partage de cet argent, les salaries ne produisent qu’un espece de produit intermediaire qui garanti l’echange, comment expliquer autrement que Mittal (un exemple parmis d’autres) puisse encaisser des miliards legalement avec une entreprise qui perd de l’argent ? ca devrait etre impossible.
    C’est ce paradoxe qui fait leur force, ce que le gouvernement devrait faire pour se tirer de ce guepier, c’est refaire les pour que les salaires y compris les charges soient integralement payes par les employeurs. Ensuite il faudra que encadrer le versement des bonus et dividendes, ceux-ci ne devraient correpondre qu’ au partage des profits effectifs (dettes soustraites). Mais vu la reaction a la demande legitime que tous les revenus soient taxes selon le meme bareme au lieu de taxer le travail plus que les rentes, on peut s’attendre a du sport. Mais a quoi bon continuer sur notre lancee, tout le monde finira chomeur (enfin presque !).

  • Dede11
    Dede11
    Desinformaticien
    • Posté à 16h50 le 07/01/2013
    • Internaute 98311
      Desinformaticien

    Les grands groupes Français sont issus de la consanguinité entre les « grandes écoles » l’administration et la classe politique.

    Les grands groupes Français ne sont que le reflet de la turpitude de notre classe politique.

    Les grands groupes Français sont la quintessence des politiques de « partenariat » public/privé où c’est toujours le « public » qui paie et le « privé » qui encaisse.

    Les grands groupes Français, sont un des moteurs très actifs de la corruption industrialisée.

    Les grands groupes Français ne sont que le résultat du pillage de notre société au profil de notre oligarchie.

  • PTrelawney
    PTrelawney
    Dans le brouillard
    • Posté à 17h46 le 07/01/2013
    • 178593
      Dans le brouillard

    « Freiner l’hémorragie des emplois à court terme tout en préparant notre nouveau mode de développement fondé sur une économie de la qualité à haut rendement énergétique : la force de frappe que représente les grands groupes français doit être au service du développement du pays. Tout le monde y gagnera. »
    Dans mes toilettes j’ai une collection de phrases jolies mais qui ne veut rien dire. C’est l’endroit idéal pour les afficher. Celle-ci, une fois encadrée figurera en bonne place.

    Donc monsieur Levet qui a fait toute sa carrière dans la fonction publique et qui connaît sur le bout des doigts le monde de l’industrie, va (non pas nous démonter puisqu’il en est incapable) mais nous prétendre que les grands groupes français au service du pays vont nous aider à nous sortir de la crise.
    Sachez, Monsieur qu’une société née, se développe et puis meurt. Aider une entreprise « du CAC 40 » qui est suffisamment adulte pour avoir besoin d’aide mais qui ne refusera certainement pas le financement de l’état surtout si c’est offert de bon cœur, c’est un peu aider un malade en fin de vie.

    Depuis 8 ans, je suis « entrepreneur » et j’ai développé mon entreprise sur le marché des énergies renouvelables (éolien, solaire, photovoltaïque, thermique et géothermique). Pendant les 5 premières années j’ai fait tout cela sans aucune aide de l’état. Vous ne pensez tout de même pas que l’Etat va aider les TPE et PME à se développer et à créer des emplois en France, alors qu’il a fort à faire avec les « entreprises du CAC40 » qui débauchent et délocalisent à tour de bras.
    Pour ce qui est des énergies renouvelables, vous n’êtes pas sans savoir que la France est un pays d’avenir, puisque pour créer des champs d’éoliennes, le délai d’attente passe de 3 ans à plus de 15 ans et que pour le photovoltaïque, les aides sont passées de quelque chose à plus rien du tout.
    Aussi comme mon entreprise doit continuer de se développer car je ne vai quand même pas attendre que les politiques se réveillent, j’ai décidé de poursuivre l’aventure dans des pays plus ouvert à ces nouvelles technologies. Depuis deux ans je suis donc implanté en Belgique, Pays Bas, Danemark où j’emploie actuellement 260 personnes réparties dans tous ces pays et bien sur aucun en France.
    Quand j’entends votre beau discourt, je suis rassuré d’avoir fait ce choix il y a 2 ans. Si j’avais vainement espéré un sursaut des technocrates dont vous faites partie, j’aurai perdu 2 ans

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 17h58 le 07/01/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Un new deal. Pourquoi pas. D’autant que jusqu’ici, c’était plutôt « Montebourg aboie, le plan social passe ».

    Mais sachant que « grand groupe français » ne signifie pas contrôle du capital social, et que la majorité de ces multinationales font l’essentiel de leurs profits à l’étranger, ça semble illusoire.

    Si on ajoute à l’équation un gouvernement complètement schizo à propos des grands groupes...
    Non, ce n’est rien d’autre qu’un fantasme, Yeti-style.

  • Denard
    Denard
    Consutologue
    • Posté à 18h28 le 07/01/2013
    • Internaute 143905
      Consutologue

    Le parfait exemple de l’incompétence chronique de la haute administration Française qui exerce depuis 30 ans et croit encore que la création d’emplois repose sur les grandes entreprises.

    Le pire est de se dire qu’un tel charlot exerce au commissariat général à l’investissement et qu’il ne semble rien n’avoir conpris a l’économie réelle.

  • medicago
    medicago
    Plante cultivée
    • Posté à 19h22 le 07/01/2013
    • Internaute 58931
      Plante cultivée

    Complétement d’accord avec la choukette. Les premiers clients de ces entreprises dite conquérantes sont souvent l’Etat et les collectivités locales. Il y aurait probablement beaucoup à trouver dans les sources de financement des partis de gouvernement qui sont les seuls qui présentent un intérêt car en capacité de réaliser des compensations en matière de marchés publics ; « tu me donnes ce marché et je finance ton élection »
    Quant à la conquête, je demande à voir la part de la croissance qui s’est faite autrement que par des acquisitions de sous traitants ou de concurrents qui ne sont pas des opérations industrielles mais des opérations financières lesquelles, dans le pur esprit libéral, ont pour objet d’atteindre un état de monopole seule situation de concurrence vraiment enviable.

  • La phrase
    La phrase
    deshabillee
    • Posté à 19h31 le 07/01/2013
    • Internaute 195191
      deshabillee

    Bien sûr ! L’un des exemples les plus choquants a été Suez et Mestrallet .A peine avait-on finit de lui livrer sur un plateau d’argent l’entreprise publique gdf et ses millions de clients captifs, qu’il attaquait déjà son bienfaiteur en justice pour en obtenir davantage. Un homme d’une grande probité qui osait peu après se féliciter que jamais son groupe n’avait bénéficié d’aide publique (sic) quand l’Etat, son créateur, avait dû refinancer des banques et des industries dans l’inquiétude générale. Et s’il s’était arrêté là.....La phrase déshabillée - il y a un manque à gagner

  • Vkg30
    Vkg30
    Enragé
    • Posté à 19h59 le 07/01/2013
    • Internaute 74698
      Enragé

    A pleurer de rire.

    Les « grands groupes » sont des parasites économiques, dont la stratégie est facile à résumer :

    a) Obtenir (si possible) un monopole de fait dans leur secteur (et si c’est impossible, négocier en sous-main avec les concurrents impossibles à abattre) ;
    b) Faire cracher le maximum de cash au consommateur captif ;
    c) S’empresser d’aller jouer ce cash sur les marchés financiers, activité aujourd’hui bien plus lucrative que n’importe quelle activité de production.
    d) Et pour ce faire, installer son siège dans les zones les plus « libérales » du monde, là où les services financiers sont les moins chers et la justice la moins regardante.

    S’imaginer que de pareils requins puissent faire preuve d’un quelconque « patriotisme économique », c’est croire que demain, la hyène deviendra végétarienne.

  • .a. schweizer
    .a. schweizer
    Clone Bendit
    • Posté à 20h37 le 07/01/2013
    • Internaute 194940
      Clone Bendit

    Tout à fait d’accord ! ! !

    Plombons-les massivement avec des emplois d’avenir 2.0 avec interdiction de licencier pendant la durée du stage.
    Il faut leur imposer de licencier seulement les employés productifs !

  • ducatel
    • Posté à 22h11 le 07/01/2013
    • Internaute 7941

    tout à fait d’accord avec le fait qu’un groupe qui reçoit de l’argent public doive rendre des comptes à l’état. La solution ? Ne jamais accepter aucune subvention, aide ou autre intéressement de la part d’un quelconque état afin d’avoir les mains libres, c’est la seule solution

  • uberto
    uberto
    mouuuais on verra plus tard
    • Posté à 22h23 le 07/01/2013
    • Internaute 187304
      mouuuais on verra plus tard

    Ca suffit le CAC 40, il y’a aussi d’autres entreprises en France !

    De plus, une fois qu’elles entrent en bourse, elles sont finies, elles passent d’une stratégie de production à une stratégie financière. Ca sert à rien de les aider !

  • jino83
    • Posté à 23h50 le 07/01/2013
    • 159282

    Comment l’état aide les grands groupes a s’en foutre plein les poches ?
    Un peu comme là ou j’ai atterris , une entreprise avec comme actionnaire véolia et dcns ( avec l’état qui a déjà des parts de ses 2 groupes ) des contrats en cadeau , les bases de la marine française .
    Encore une fois avec des contrats publiques , une boite privée ce goinfre avec l’aide de l’état . Quant aux emplois que ça a créer , y a surement une hiérarchie très très bien lotis , mais les employés eux ne sont traiter que comme des choses jetable ... pour pas dire comme de la merde , tout comme la qualité du travail et de l’organisation d’ailleurs .
    Je me suis laisser tenter en pensant que travailler dans une boite privé « au services de l’état “ ça pourrait être correct ... C’est la boite avec la plus mauvaise ambiance , les pires relations humaines que j’ai fais . Des conditions de travail a la limite du minable , et des petits chefs a profusions ( 1 petits chefs pour 2 personnes qui travaillent ... et encore , ils arrivent pas a suivre quand même , c’est dire le niveau .

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    forgeron
    • Posté à 00h40 le 08/01/2013
    • Internaute 187223
      forgeron

    Que dire ! Ils font la loi,eux comme le MEDEF,les petits ouvriers et leurs petits syndicats ne pèse pas bien lourd face à ces centaines de milliards d’euros de ces groupes.MARX ,se serait-il tromper ?

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 03h39 le 08/01/2013
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    Oui çà où tout simplement qu’on arrête de privatiser sitôt qu’on a fini de rentabiliser un service public.

    Ca éviterait qu’on délocalise.

    On ne demande rien au grand groupe. Faut exiger ou partir la queue entre les jambes et ne rien avoir. Et exiger maintenant, comment dire....

    C’est un peu comme les banques. Quand on veut les réguler, faut pas faire çà une fois qu’on les a renfloué et qu’elles nous tiennent à nouveau par les couilles. Faut les liquider quand elles font faillite et les racheter pour un euro symbolique.

  • Wally
    Wally
    Branleur à plein temps
    • Posté à 11h37 le 08/01/2013
    • Internaute 33217
      Branleur à plein temps

    Après plusieurs années dans le business, je suis contre les subventions et aides de toutes sortes aux grands groupes. Pas d’avances remboursables, pas de prêts, pas d’aides (OSEO, FUI ou autres). Il faut seulement garder le CIR et encore avec un taux plus faible et de vraies vérifications de la part du fisc car il a beaucoup à dire sur l’utilisation du CIR.

    Les autres aides doivent être réservées au x PME/TPE.

  • Grande Anse
    Grande Anse
    Homme sans qualité
    • Posté à 12h52 le 08/01/2013
    • Internaute 143691
      Homme sans qualité

    Faudrait changer le titre pour tenir compte de la réalité : l’Etat payé par le pays est au service des grands groupes.

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