Coup de gueule 28/12/2012 à 13h11

Le droit du travail n’empêche pas les entreprises de licencier

Eric Beynel | syndicaliste, porte parole de l'Union syndicale Solidaires

Tribune

Vendredi 21 décembre, sur Europe 1, le président Hollande a de nouveau appelé les « partenaires sociaux » à un compromis historique sur la « sécurisation de l’emploi » pour conclure leurs négociations :

« Je l’appelle, ce compromis, plus que jamais ce matin. »

Mais la succession de l’affaire des Pigeons, du pacte national pour la compétitivité, du renoncement à une nationalisation transitoire de Florange et du refus d’un coup de pouce au smic renforce symboliquement la position du patronat dans ces négociations. Du coup, malgré le report d’une conclusion de la négociation au mois de janvier, il est aisé de constater de quel côté penche la balance et de prédire l’issue de ces négociations.

L’interview de Francis Kramarz sur Rue89 participe elle aussi au rapport de force. L’économiste était membre du groupe d’experts sur le smic, lequel groupe a rendu il y a quelques jours ses dernières recommandations, qui ont réjouit le patronat – tellement bruyamment que le gouvernement a du prendre ses distances.

Les quelques pistes que propose l’économiste dans cet article reprennent d’ailleurs les mêmes recettes et ne sont pas pour déplaire au Medef.

On adapte déjà les effectifs à la conjoncture


Tommy Lee-Jones dans « The Company Men » (Capture d’&eacute ; cran)

Commençons par les licenciements économiques. Pour rappel, il s’agit, selon le Code du travail, des licenciements qui résultent d’une suppression ou d’une transformation d’emploi, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des mutations technologiques.

Il faut, dit Francis Kramarz, faciliter ces licenciements-là et essayer d’éviter au maximum les contraintes aux entreprises dans ce cadre. Selon l’économiste :

« Les licenciements économiques, induits par les aléas de l’activité d’une entreprise, ne se résolvent pas en empêchant l’entreprise de se réorganiser. »

Le Centre d’études de l’emploi (CEE) réfute pourtant l’argument depuis un moment, dans une note de septembre 2010 :

« Les règles en œuvre sur le marché du travail n’empêchent pas les employeurs d’adapter leurs effectifs à la conjoncture. »

Les nombreux licenciements opérés depuis le début de la crise économique actuelle en sont la preuve, poursuivent les chercheurs du CEE. Le droit du travail n’empêche pas les entreprises de licencier et de s’adapter à la conjoncture. La demande de faciliter les licenciements économiques n’est là en fait que pour permettre de faciliter l’ensemble des licenciements.

Il n’est pas interdit de réorganiser

Une autre critique est régulièrement faite au licenciement économique : puisqu’il faut une cause réelle et sérieuse pour justifier le licenciement économique, l’employeur se retrouve pieds et poings liés s’il veut réorganiser son entreprise alors qu’il ne traverse pas une crise.

Là encore, le CEE réfute l’argument :

« Le principe selon lequel seule la “sauvegarde de la compétitivité” et non son “amélioration”, constituerait une cause économique réelle et sérieuse de licenciement ne doit pas être entendu comme interdisant les réorganisations.

Un employeur peut légitimement anticiper des difficultés économiques prévisibles et “mettre à profit une situation financière saine pour adapter ses structures à l’évolution de son marché dans les meilleures conditions” (arrêt Pages Jaunes de 2006 de la Cour de Cassation). »

Rupture conventionnelle : l’effet pervers ?

Francis Kramarz, sur sa lancée, retient surtout de la rupture conventionnelle qu’elle donne droit à l’assurance chômage, ce qui constitue, selon lui, un effet pervers !

Il ne s’intéresse pas, en revanche, au fait que les entreprises l’utilisent pour se débarrasser de salariés en faisant pression sur eux.

Le reste des propositions de Francis Kramarz est à l’avenant. Il se permet même de terminer par une ode à la libéralisation des transports pour faciliter la mobilité des salariés : nos amis londoniens apprécieront la pertinence de l’analyse.

Sous un couvert technique et scientifique, c’est bien une prise de position politique de soutien aux patronats dont il s’agit. Une de plus.

Taxons les CDD, limitons la sous-traitance

Pourtant, d’autres pistes existent pour répondre aux questions posées :

L’encadrement strict du recours aux CDD, avec notamment :

  • une taxation forte et dissuasive des embauches en CDD ;
  • la limitation des emplois précaires à 5% maximum.

Le CDD doit concerner exclusivement des situations particulières, comme les remplacements pour absences légales (maladies, formations, etc.). La limitation de la sous-traitance à deux niveaux au maximum – un seul dans le BTP – et son interdiction totale pour les travaux dangereux ou insalubres doivent aussi être envisagées.

Il faut également instaurer une obligation de résultat du reclassement pour éviter qu’il ne débouche sur des déclassements professionnels et des emplois précaires.

L’urgence est à la construction d’un nouveau statut des salariés qui permette une continuité des droits pour tous, avec le maintien du salaire, des droits acquis à la formation, de l’ancienneté, garantis par un fond patronal mutualisé (comme pour les accidents du travail). Et ce quelle que soit leur entreprise : grande, petite, entreprise donneuse d’ordre ou sous-traitante.

L’économie n’est pas une science, mais bel et bien un outil à ne pas mettre entre de mauvaises mains.

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  • La phrase
    La phrase
    deshabillee
    • Posté à 13h39 le 28/12/2012
    • Internaute 195191
      deshabillee

    Le licenciement comme solution au chômage ! Il fallait l’oser celle là ! . Le Medef l’a fait. Mais si les énormités et les incohérences n’avaient jamais ralenti la marche du libéralisme, alors nous n’aurions pas eu droit à l’efficience et l’individualisme qui devaient déjà résoudre tous nos problèmes. La dernière sortie de Parisot est grandiose : la référence à 1789 pour défendre les privilèges de certains : La phrase déshabillée - un climat de guerre civile

    • .a. schweizer
      .a. schweizer répond à La phrase
      Clone Bendit
      • Posté à 15h50 le 28/12/2012
      • Internaute 194940
        Clone Bendit

      Si vous pensez que taxer les CDD va faire décroitre le chômage, je comprends que vous vous y connaissiez en incohérences.

      • La phrase
        La phrase répond à .a. schweizer
        deshabillee
        • Posté à 16h02 le 28/12/2012
        • Internaute 195191
          deshabillee

        Ayez un peu de bonne foi ! Ce n’ai pas ce que j’ai dit et tout le monde s’en fout de la taxe sur les CDD. Cette taxe est une demande d’aumône des syndicats auprès du Medef. Je dis que licencier pour lutter contre le chômage est une fumisterie. 11% de chômeurs, qui a dit qu’il était impossible de licencier dans ce pays ? Le seul objectif de ces discussions est d’obtenir la flexibilité nécessaire à l’augmentation du coût des marchés financiers, que ce soit par la hausse des taux, la hausse de l’euro. L’argent de la productivité ira directement dans les poches des banques et nulle part ailleurs. C’est une folie de croire que ces gains profiteront à l’économie réelle.

         
        • .a. schweizer
          .a. schweizer répond à La phrase
          Clone Bendit
          • Posté à 16h13 le 28/12/2012
          • Internaute 194940
            Clone Bendit

          Pouvez-vous m’expliquer simplement ce que vous entendez par ’l’augmentation du coût des marchés financiers’ ?

          C’est très sympathique de ne pas débattre sur l’article (ce syndicaliste est donc un con).

          Présenté comme cela ’licencier pour lutter contre le chômage’ est évidemment une fumisterie dans la droit-ligne de l’emploi à vie comme le demandait Mélenchon et sa clique. Les raccourcis de ce type ne méritent même pas d’être ouï tellement ils sont en dehors de la réalité.

          Mais les messages les plus populistes sont souvent les efficaces. C’est du gloubiboulga prêt à être ingurgité par les cerveaux disponibles de visionneurs de TF1.

        1 autres commentaires
      • A déménagé le 22-01-2013
        • Posté à 14h20 le 29/12/2012
        • Internaute 127750
          non connue

        Si vous vous en souvenez, une des premières attaque massive et structurée du patronat (CNPF) dans les années 90 contre l’autorisation administrative de licenciement qui a été suivie d’un fléchissement du pouvoir a été assortie d’un argumentaire : licenciement lourd = renoncement à embaucher ; si il n’y a plus cette autorisation préalable nous créerons 300 000 emplois dans la foulée. On a vue le résultat.... comme la baisse de la TVA dans la restauration tiens.....
        Le patronat ? toujours plus ! ce qu’il finit par céder s’appelle des « avantages acquis » jamais « juste reconnaissance de l’apport du travail à la création de richesse » Son mot d’ordre : « Sauvez l’action d’abord »

         
        • .a. schweizer
          .a. schweizer répond à A déménagé le 22-01-2013
          Clone Bendit
          • Posté à 14h30 le 29/12/2012
          • Internaute 194940
            Clone Bendit

          Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent...

          On a eu droit à la même antienne pour les 35 h qui auraient dû amener 80’000 emplois selon Aubry ! ! On en a été très loin !

          A d’autres, le couplet idéologique ...

          • A déménagé le 22-01-2013
            • Posté à 16h41 le 29/12/2012
            • Internaute 127750
              non connue

            En l’occurrence c’était un gouvernement de droite qui avait fait semblant de croire à ces promesses
            La différence c’est que le CNPF / MEDF n’a pas joué le jeu ni dans ce cas là ni dans l’autre. Les 35 heures ce n’était ni la panacée ni applicable partout mais les résultats ont été appréciés par les entreprises qui ont utilisé cette disposition pour bénéficier d’aides, obtenir un gel des salaires et des gains de productivité qu’elles voudraient bien augmenter en faisant travailler au même rythme sur 39 heures. L’UMP est idéologiquement POUR les entreprises qui verraient disparaître les aides un peu moins.... Le secteur des loisirs, du bricolage, du tourisme ont connu un développement grace au 35 h. et les mères de famille qui ont leur mercredi après-midi ou des wek-end + 1 de temps à autre aussi.
            La logique dans les années 60 c’était que le progrès ferait travailler moins, mais la finance est passée par là : toujours du boulot mais pour moins de personnes = plus de gains et apparition de la société « fracturée » comme disait Chirac en restant les bras croisés. Quand on est passé à 39 heures en 1981 il s’est trouvé des patrons pour réduire la journée du vendredi d’une heure et d’autres pour raccourcir chaque journée de 5 fois 1 minute chaque jour : embauche à 8 : 01, pause repas à 11 : 59 reprise à 13 : 01 arrêt à 16 : 59, juste histoire de montrer leur pouvoir de nuisance. L’esprit était bien là chez certains et n’a pas disparu depuis.
            Chaque heure travaillée « rapporte » d’où l’intérêt d’en faire travailler le plus possible par le moins de monde possible.
            La défiscalisation des heures sup’ était le piège à c’. parfait
            petit salaire mais heures sup. = moins d’embauche et pas de cotisations sociales = déséquilibre accentué du système et stagnation de la pension retraite pour les salariés. Qui était le plus gagnant ? S’il faut tirer la langue, que ce soit pour une bonne raison : taxons les importations, les prix augmenteront mais rapidement la production locale à prix égal en redonnant du travail aux moins formés les fera cotiser et consommer ; c’est ça la vraie croissance que l’on doit espérer obtenir. Attendra t on que tout soit en panne ? poursuivra t on la course vers l’abîme ?

            • .a. schweizer
              .a. schweizer répond à A déménagé le 22-01-2013
              Clone Bendit
              • Posté à 16h57 le 29/12/2012
              • Internaute 194940
                Clone Bendit

              En l’occurrence, c’est l’ensemble des français que l’on a prié de croire aux sornettes des vases communiquants-redistribuant des 35 heures qui créeraient 800’000 emplois...

              • A déménagé le 22-01-2013
                • Posté à 17h25 le 29/12/2012
                • Internaute 127750
                  non connue

                Oui c’est bien ce que j’ai compris : c’était tout à fait possible sur le papier mais cela n’en a produit en gros « QUE » 300 000.
                Bien entendu cela n’a pas été 1 emploi créé pour 9 réduits.
                Inversement je suis tout à fait convaincu, sans même qu’il soit besoin de me le promettre, qu’un retour aux 39 h assorti d’une libéralisation des conditions de licenciement détruirait un nombre d’emploi considérable.
                De la même manière, suite à l’application à partir de 2003 des mesures de départ en retraite anticipés pour ceux qui avaient commencé à travaillé à partir de 14 ans on a accusé ce dispositif d’être la cause du déséquilibre du régime des retraites mais on s’est bien gardé de faire écho à l’analyse qui reconnaissait parallèlement que ces 500 000 départs « en douceur » sur 5 ans avaient permis d’éviter une explosion brutale du chômage. Dommage que ces départs n’aient pas été d’avantage compensés par des embauches de jeunes.
                On peut toujours croire qui on veut, pas le MEDEF en tout cas.

        4 autres commentaires
  • Laurent.D
    • Posté à 13h41 le 28/12/2012
    • Internaute 42721

    >une taxation forte et dissuasive des embauches en CDD

    Euh pourquoi faire, je comprends pas ? Pour laisser les gens au chomage ? Vous pensez que si les CDD sont taxés, le CDI sera choisi par les employeurs ? haha...

  • .a. schweizer
    .a. schweizer
    Clone Bendit
    • Posté à 13h49 le 28/12/2012
    • Internaute 194940
      Clone Bendit

    « une ode à la libéralisation des transports pour faciliter la mobilité des salariés : nos amis londoniens apprécieront la pertinence de l’analyse. »

    Encore un de ces tenants de l’emploi à vie qui n’est qu’une sclérose idéologique de plus dans notre beau pays qui n’en manque pourtant pas, tant réformer y est difficile sans mécontenter telle corporation ou telle autre...

    S’appuyer sur une vieille lune thatcherienne ou blairiste pour agiter l’épouventail, c’est exactement ce que ceux du même bord que l’auteur reprochait à Sarkozy quand il parlait de l’Allemagne... Pénible à lire !

    Et puis la taxation des CDD qui ne ferait que renforcer le pouvoir de ceux qui ont un travail (les troupes maigrement syndiquées) au détriment de ceux qui cherchent du travail... Croyez-vous réellement à cette vieille lune comme incitation à l’embauche par les patrons ? Pourquoi pas une obligation d’embauche tous les 3 ou 4 mois sous peine d’amende, aussi ?

    On devrait avoir le droit de réfléchir avant de lancer un coup de gueule sous peine d’amende, tiens ! Cela éviterait de lire tant de conneries.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 14h05 le 28/12/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    Nicolas Doisy, « chief economist » à Chevreux (Crédit Agricole), nous fait part du plan de bataille des financiers en cas de victoire de François Hollande aux présidentielles...
    Et de l’angoisse en cas de montée excessive du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.

    Pour les marchés, l’enjeu est de flinguer le contrat CDI et d’imposer à la France plus de plans d’austérité et de précarité...

    n’hésitez pas à la partager dans vos carnets d’adresse
    Un sujet de François Ruffin, réalisé par Olivier Azam produit et réalisé par « Les Mutins de Pangée » - Avril 2012 –
    Avec le webmag « Fakir » et l’émission « Là-bas si j’y suis »
    La version intégrale radio est sur « Là-bas si j’y suis »

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 14h07 le 28/12/2012
    • 174584
      serial lecteur

    Pourtant, c’est simple : le Medef rêve de pouvoir faire comme aux USA, virer tous ceux qui gagnent 1500 zorros par mois pour les rembaucher aussitôt à 1200, ou c’est la porte. Et tout le landernau se félicitera de cette mesure courageuse mettant fin à un scandale franco-français, etc, etc, pendant que nos HECistes en profiteront pour s’augmenter de 20%…

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 14h57 le 28/12/2012
    • 173412
      expatrie

    Ce qui n’est pas normal c’est que depuis le temps que les salaires sont augmente de x% (au lieu d’une somme fixe pour tous comme demande), les ecarts sont devenus si prodigieux et les bas salaires la norme (avec 3400 net € mensuel on gagne deja plus que 67% des salaries ! ! ! ! !).
    Bloquer les salaires au-dessus de 3500€ et faire rattrapper les autres feraient plus pour les entreprises et l’economie ou tous les licenciement, parce que les chomeurs n’ont plus que le choix d’acheter chinois !

  • Freemat
    Freemat
    Master 2 Histoire
    • Posté à 15h05 le 28/12/2012
    • Internaute 133446
      Master 2 Histoire

    Le Front national n’a que faire des syndicats et de leurs revendications Lien

  • Néant Moins
    Néant Moins
    Libre
    • Posté à 15h25 le 28/12/2012
    • Internaute 193419
      Libre

    « Taxons les CDD, limitons la sous-traitance »

    Pourriez vous réfléchir 2 secondes avant d’écrire ce genre d’ineptie !

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 15h36 le 28/12/2012
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    nul besoin de taxer les CDD, moins d’aides et exonérations de charges, voire leur suppression, suffirait.
    Que l’on ne soit plus maître de son emploi, lequel n’a donc plus vocation à être conservé à vie, est une réalité qui se profile, mais n’oublions pas qu’elle avait pour pendant la notion de pouvoir être maître de sa carrière, or cette dernière est parsemée d’écueils tels la difficulté croissante de se former professionnellement une fois les bancs de l’école quittés, ainsi que la quasi certitude de n’être plus bankable sur le marché de l’emploi une fois un âge atteint, lequel a de plus tendance à diminuer (sénior à 40 ans, ça fait mal au fondement)

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 17h07 le 28/12/2012
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    Il me semble que le rôle d’un syndicat, c’est d’exiger l’interdiction des licenciements et le CDI comme seul et unique contrat d’embauche.

    Et que ce serait au patronat de répondre avec les propositions du camarade porte-parole.

    Commencer la négociation avec ces propositions, c’est la garantie d’arriver avec peau de balle au terme des négociations.

  • comité de sécurité des commentaires
    • Posté à 17h23 le 28/12/2012
    • Internaute 148442
      où est AUTIST?

    et si ,plutôt que de brandir l’éternel thématique libérale du droit du travail, on regardait un peu du côté du droit au travail ?

  • Davlefou
    Davlefou
    Entrepreneur
    • Posté à 18h01 le 28/12/2012
    • Internaute 65113
      Entrepreneur

    Il est déplorable de voir gens pense ainsi, déjà il y a trente ans, c’était rétrograde, maintenant, cela atteins la débilité profonde. On doit garder un employé pour sa valeur et non pas ce que l’on attend son décès pour pouvoir s’en séparer. Empêcher un licenciement, c’est penser sauver un patient en phase terminal.
    Réduire le chômage, c’est simple créer de nouvelle société, de nouveau projet. accompagner le financement mais également, accepter de mixer les équipes entre les pays pour faire de co-developement. Une entrerpise parti ne reviendra pas, une entreprise ayant des filiales pour optimiser les coûts, c’est des emploies à venir.

    • A déménagé le 22-01-2013
      A déménagé le 22-01-2013 répond à Davlefou
      non connue
      • Posté à 23h30 le 28/12/2012
      • Internaute 127750
        non connue

      Malheureusement « On doit garder un employé pour sa valeur “ signifie surtout pour sa valeur ajoutée. L’entreprise ne cherche pas à être rentable, elle cherche à être le plus rentable possible. La société est comme une étoile qui s’effondre sur elle même ; elle se rétracte. A la limite il ne pourrait n’y avoir plus qu’un directeur, une secrétaire, un acheteur et un réceptionniste et tout la marchandise fabriquée moins cher ailleurs en générant plus de profit que les actionnaires ne se poseraient pas la question de qui restera à terme capable d’acheter. On n’optimise pas les coûts on est en plein dans une logique d’optimisation des gains à outrance.

      • .a. schweizer
        .a. schweizer répond à A déménagé le 22-01-2013
        Clone Bendit
        • Posté à 16h55 le 29/12/2012
        • Internaute 194940
          Clone Bendit

        Une statistique ou une étude pour appuyer ce que vous écrivez dans le vide ? Est-ce la même chose pour les grandes entreprise s et les pme (qui ont généralement peu d’actionnaire sinon aucun sauf le patron qui travaille dans son entreprise) ?
        Vos générlités desservent totalement votre discours.

         
        • A déménagé le 22-01-2013
          • Posté à 17h44 le 29/12/2012
          • Internaute 127750
            non connue

          Deux choses augmentent dans les mêmes proportions : les cours de bourse et les annonces de restructuration. Ca vous va comme « statistique » ? Les ventes de véhicules neufs qui s’écroulent faute d’acheteurs ; oui tiens pourquoi les gens n’achètent plus ?
          A non j’oubliais : la demande pour le haut de gamme explose elle ; tiens il y aurait donc des riches de plus en plus riches ? mais comment.... ? à partir de quoi ? Ce n’est que du vide ?
          Le paternalisme d’entreprise et les employeurs qui se sentaient liés au sort de leurs el-mployés c’est d’un autre age. Quand il y avait le quasi plein emploi, ce sont les employés qui changeaient d’employeurs pour gagner plus ailleurs et l’employeur qui cherchait à retenir son personnel (toujours en vigueur pour les métiers recherchés ; irremplaçables et en voie de disparation faute de formation) Depuis que la situation c’est inversée c’est l’employeur qui a la main.
          Les PME elles sont le plus souvent dépendantes des grandes entreprises ou de secteurs d’activités qu’elles ne contrôlent pas.
          Le résultat est le même : si les groupes majeurs dont elles dépendent décident d’infléchir leurs politiques (toujours pour des raisons de profits) ce sont elles qui trinquent ; voir les équipementiers automobiles.

        1 autres commentaires
  • yabon
    yabon
    Cyborg marxien en service
    • Posté à 18h46 le 28/12/2012
    • Internaute 98602
      Cyborg marxien en service

    « Limitons la sous-traitance »

    C’est un peu mou du genou cette formulation. Le Victor Schœlcher de la sous-traitance en cascade n’est pas encore né, on dirait.

  • asozial
    asozial
    Bobo Hipster from Gentrified (...)
    • Posté à 20h30 le 28/12/2012
    • Internaute 2273
      Bobo Hipster from Gentrified (...)

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  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    forgeron
    • Posté à 20h44 le 28/12/2012
    • Internaute 187223
      forgeron

    Le MEDEF ,avant c’était le CNPF ,tout çà n’est qu’un bastion de privilègiés comme aux temps des seigneurs.Leurs privilèges passe avant la créations d’emplois.Quand t’ont entend licenciements ,ont pensent toutes suites à MEDEF .Donc,la question ce pose « Es-ce-que le MEDEF a une utilité dans notre pays,ou faut-il le dissoudre ?

    • simla
      simla répond à jeanletanneur15
      desperate housewife
      • Posté à 00h58 le 29/12/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      Ce serait dommage de le dissoudre ! Qui veillerait à la défense des intérêts, voire à les accroître, de nos chers « créateurs de richesse “ ?

  • Le funambule
    Le funambule
    A l'ouest
    • Posté à 22h08 le 28/12/2012
    • Internaute 196669
      A l'ouest

    Le droit du travail... ça existe encore ?

    • beaulande
      beaulande répond à Le funambule
      Des nuées de sens
      • Posté à 06h24 le 29/12/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      On peut se poser la question pour les 2 mots en effet.

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 22h17 le 28/12/2012
    • Internaute 121073
      geek

    Il est évident qu’on doit optimiser les entreprises, licencier est souvent une fausse solution, j’aime la solution des coopératives d’entrepreneurs comme en Bretagne ou Vendée, bien sur passer de la haute couture au vidage de sardines c’est pas top mais un cdi c’est un cdi et pas de risques de licenciements.
    Le cdd doit être strictement lié à une période d’essai de 2 à 3 mois. Autrement ça doit absolument être de l’intérim.
    J’ai fait 18 ans d’intérim et ça veut dire quoi ? , un patron (patronne) qui essaye d’avoir de bons salaires (si c’est une bonne agence et ça se sait vite) des indemnités de déplacement, et essaye de vous caser sur un autre chantier quand ça se termine, si vous êtes courageux disponible facilement ,la compétance vient ensuite, la grande rêgle c’est« un métier ça ne s’apprend pas, ça se vole »,.
    En cdd le contrat fini vous êtes tout nu face à ces ’__’ de pôle emploi, c’est pas pire saleté qu’on puisse faire à un salarié, c’est le mépris total, l’absence de droits et des salaires de m’ lol !
    Reste qu’il faut absolument supprimer la période de latence entre 2 contrats en intérim, les intérimaires sont des êtres humains et doivent avoir droit au respect d’un métier qu’on finit par aimer.
    Tout le monde n’a pas le goût de l’huitre scotchée sur son rocher entourée de mollusques puants et inamovibles.

  • IT2008
    • Posté à 22h27 le 28/12/2012
    • 184845

    J’aime votre titre qui sonne comme un rappel utile.

  • A déménagé le 22-01-2013
    • Posté à 23h19 le 28/12/2012
    • Internaute 127750
      non connue

    je trouve que « sécurisation de l’emploi » ça sonne un peu comme « plan de sauvegarde de l’emploi ». Ils se foutent de nous en plus !

  • curieux22
    curieux22
    dernière marche avant le saut
    • Posté à 11h15 le 29/12/2012
    • Internaute 192553
      dernière marche avant le saut

    La forme la plus achevée de libéralisme serait que l’on cesse de donner aux entreprises des chèques en blanc sous forme d’incitation à ceci ou à cela.
    Combien de milliards sont dilapidés en crédits d’impôt divers et variés et quel impact réel ces dépenses inconsidérées ont-elles ?
    Il serait temps qu’une étude réelle soit faite. Ces messieurs dames sont rapides à fustiger les « assistances » qui se résument à quelques dizaines d’euros mais oublient les sommes folles qui sont distribuées aux détenteurs de capitaux pour d’obscures actions et qui ressemblent fort à des redistributions fiscales des classes moyennes vers les classes les plus riches.
    Je serais curieux de connaître les « recherches » financées par les crédits d’impôt du même nom. Ce pourrait être le plus grand scandale de notre époque.

  • Movaicoucheur
    Movaicoucheur
    michoux
    • Posté à 12h37 le 29/12/2012
    • 185082
      michoux

    « Empêcher les licenciements » ; il faut croire les gens assez c..s pour oser le dire : je fabrique trop de casseroles, mais on m’empêche de licencier ; alors je les empile dans ma cour. Par contre, si j’en fabrique trop parce que mon concurrent chinois ne respecte ni les cours de monnaie, ni les brevets, ni les normes de qualité, ni la pollution, et emploie des esclaves, envoyer les eurocrates à pôle emploi peut être la solution efficace.

  • mogg
    mogg
    infographiste
    • Posté à 12h52 le 29/12/2012
    • Internaute 47716
      infographiste

    cela m’étonne toujours quand des entrepreneurs ou économistes « libéraux » parlent travail, ils parlent toujours de licenciements ! ?

    à croire que leur seul but c’est de virer des gens comme si la richesse venait de là ! ?

    comme si a peine embauché on pensait déjà au besoin de vous virer !

    pour moi, penser de cette manière ressemble plus a une problème idéologique (fanatique) qu’économique.

  • ALBAICIN 21
    ALBAICIN 21
    TECHNICIEN DE RESEAU D'EAU (...)
    • Posté à 14h33 le 29/12/2012
    • Internaute 103399
      TECHNICIEN DE RESEAU D'EAU (...)

    Ce n’est pas une découverte pour celles et ceux qui ont été licenciés ou qui sont sur le point de l’être.Le détricottage du code du travail par la plupart des gouvernements successifs depuis au moins une trentaine d’années n’a fait qu’arranger le patronat au détriment du salariat. Ce n’est pas avec le gouvernement actuel que cela risque de s’arrêter. Que fait la ministre de la Justice au regard de la lenteur de jugements des Conseils de Prud’homme où des salariés licenciés attendent depuis plusieurs années que leurs dossiers soient jugés auxquels s’ajoutent des mois supplémentaires pour la notification du jugement ?

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