26/12/2012 à 16h36

Plusieurs choses que vous ignorez sûrement sur Erasmus

Elsa Fayner | Journaliste Rue89


Vue d’un hublot d’avion (S Baker/Flickr/CC)

Erasmus est sauvé. La « success story » de l’Union européenne était menacée : « Erasmus est à court d’argent », reconnaissait début octobre le porte-parole du commissaire européen au Budget. Le programme européen d’échange d’étudiants et de professeurs allait-il disparaître en raison des coupes budgétaires imposées par de nombreux pays de l’Union ?

Finalement non. Lors de sa plénière de décembre, le Parlement européen a soutenu l’accord de six milliards d’euros destiné à couvrir les factures en suspens ainsi que le budget 2013, sauvant ainsi un programme vieux de 25 ans. La première année, à peine plus de 3 000 étudiants en avaient profité ; ils sont 270 000 aujourd’hui. En 25 ans, plus de deux millions de jeunes issus de 33 pays ont ainsi pu étudier à l’étranger.

Un programme pour tous ? Qui favorise l’intégration européenne ? Et qui marche vraiment bien ? Pas si sûr...

1

L’anglais plus que la fiesta au soleil


Pays d’accueil et pays d’origine des étudiants d’Erasmus (Parlement europ&eacute ; en)

L’Espagne est le premier pays d’accueil et d’origine des étudiants Erasmus. Soit. Mais la France et l’Allemagne suivent. L’Hexagone arrive en deuxième position : environ 30 000 étrangers y séjournent cette année, et le même nombre d’étudiants le quitte pour parfaire ses connaissances hors des frontières.

Le Royaume-Uni attire particulièrement alors qu’il fait beaucoup moins voyager ses écoliers par Erasmus. De manière plus générale, les universités qui « importent » plus qu’elles n’ « exportent » sont toutes anglophones, qu’elles soient au Royaume-Uni, en Scandinavie ou aux Pays-Bas, selon l’analyse des données européennes réalisées par Data Publica.

2

Portugal, Danemark et Suède à la mode

Erasmus stagne en France. Entre 2005 et 2009, les arrivées ont cru de 2,8% seulement, et les départs d’un petit 8,6%.

Le Portugal, le Danemark et la Suède deviennent en revanche des destinations de plus en plus prisées ; entre 2005 et 2009, le Portugal a vu ses séjours Erasmus augmenter de 45%.

Encore plus flagrant : le nombre d’étudiants turcs en mobilité Erasmus augmente très rapidement. Ils étaient moins de 3 000 en 2005, pour passer la barre des 8 000 en 2010 – une augmentation de 180%.

3

Trop cher pour plaire à tous

Le programme devait concerner 10% des étudiants, rappellent les auteurs d’une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) sur le sujet. L’objectif est loin d’être atteint.

Les jeunes Erasmus représentent moins de 1% du nombre total d’inscriptions dans l’Europe des 32 en 2008-2009, selon un rapport de la Commission européenne.

Contrainte majeure : le coût du séjour. La bourse accordée est souvent jugée insuffisante, selon la compilation d’études réalisée par l’Agence Europe Education Formation France. La forte mobilité observée dans les pays nordiques s’explique notamment par le montant des aides publiques accordées et par le fait que les bourses nationales puissent être transférées quand les jeunes quittent le pays.

4

L’étudiant Erasmus : une femme de 23,5 ans

Pour l’année académique 2009-2010, l’âge moyen des étudiants Erasmus était de 23,5 ans.

Et l’étudiant était une étudiante : 62% des Erasmus sont des femmes, soit une part légèrement supérieure à celle des femmes dans la population étudiante globale.


Evolution du nombre d’étudiants Erasmus (Parlement européen)

5

Pas très branchés sciences dures

Ce sont enfin les étudiants issus de l’enseignement supérieur universitaire qui se déplacent plus que ceux issus des filières professionnalisantes, selon les mêmes études. Et ils se penchent en priorité sur les sciences sociales, les affaires ou le droit, voire les sciences humaines ou les arts. Les disciplines scientifiques restent boudées.

En 2006, deux tiers des étudiants Erasmus avaient au moins l’un de leurs parents qui occupait une fonction de direction ou était un travailleur qualifié. Le niveau d’étude des parents est également plus élevé que la moyenne.

Bref, l’étudiant Erasmus est avant tout une jeune étudiante en troisième année de licence de droit, de sciences sociales ou de sciences humaines, dont l’un des parents au moins a étudié dans le supérieur et dont la famille est plutôt aisée.


Les matières étudiées par les étudiants Erasmus (Parlement européen)

6

Erasmus rapproche les Britanniques du continent

Les étudiants Erasmus restent peu de temps au chômage et occupent des positions souvent mieux rémunérées que les autres étudiants. Le lien avec l’échange à l’étranger est cependant difficile à établir, les Erasmus étant souvent issus de familles aisées et plus diplômés que la moyenne.

Quant à savoir s’ils se sentent plus européens que leurs congénères restés au pays, il est encore plus ardu de trancher. Pour Emmanuel Siglas, auteur d’une étude sur le sujet, toujours citée par le l’Agence Europe Education Formation France, l’échange ne favorise pas de manière systématique le développement d’une citoyenneté européenne ou d’un sentiment de fierté européenne.

L’auteur souligne toutefois que l’expérience Erasmus « aide les étudiants britanniques à se sentir plus attachés à l’Europe et à reconnaître qu’ils ont des choses en commun avec les étudiants continentaux. »

Et François Hollande veut voir la formule transposée au-delà des frontières de l’Europe puisqu’il a proposé, lors de sa visite à Alger le 20 décembre dernier :

« Nous pourrions, au niveau de la Méditerranée, faire ce qui a été réalisé au niveau de l’Europe, ces programmes d’échanges universitaires qu’on appelle Erasmus (...). On trouvera un autre nom, un autre philosophe, mais c’est le même système : permettre les échanges, la circulation. »

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  • 62 réactions
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  • Domain
    Domain
    etudiant en droit
    • Posté à 16h48 le 26/12/2012
    • Internaute 192826
      etudiant en droit

    Bof bof... A mes yeux le meilleur moyen de voyager reste encore l’imagination que le voyage géographique, surtout si c’est pour naviguer entre deux milieux bourgeois européens.

    Et la fierté européenne ... pourquoi au juste ?

    • Deamon7
      Deamon7 répond à Domain
      Petit agité
      • Posté à 18h08 le 26/12/2012
      • 49273
        Petit agité

      Oui le voyage à domicile on connait, on a vu le résultat. Catastrophique.

      • Domain
        Domain répond à Deamon7
        etudiant en droit
        • Posté à 18h46 le 26/12/2012
        • Internaute 192826
          etudiant en droit

        Oui, la culture, la lecture, l’histoire, l’art ... autant de phénomènes catastrophiques, n’est-ce pas ?

         
        • Deamon7
          Deamon7 répond à Domain
          Petit agité
          • Posté à 19h07 le 26/12/2012
          • 49273
            Petit agité

          Aucun rapport. Se cultiver, c’est très bien, mais voyager c’est se déplacer physiquement. Le voyage par l’imagination ou autres fantaisies ce sont des niaiseries adolescentes qui sont peut-être très saines intellectuellement mais n’ont rien à voir avec les vrais voyages (ceux qui forment la jeunesse et tout et tout).

          • Olbirion
            Olbirion répond à Deamon7
            Ingénieur
            • Posté à 10h09 le 27/12/2012
            • Internaute 63329
              Ingénieur

            (re-)Lisez Théodore Monod ou Alexandra David-Neel, je vous assure que ça fait voyager et je ne crois pas que quiconque qualifierait leurs oeuvre de « niaiseries adolescentes ».

            Voyagez aussi en vrai aussi ceci dit, c’est complémentaire !

            • Jean Michel Abitbol
              Jean Michel Abitbol répond à Olbirion
              Dinosaure Partouseur de Droite
              • Posté à 11h29 le 27/12/2012
              • Internaute 134333
                Dinosaure Partouseur de Droite

              Pas complémentaire, indispensable. Monod ou Moitessier ont écrit leurs livres après leurs voyages. Pas depuis leur « imagination ». D’ailleurs l’un comme l’autre rappellent dans leurs ouvrages la primauté et l’impérieuse nécessité de l’expérience physique, charnelle, palpable de l’ailleurs, du sable, du chaud, du froid, de la douleur, de l’attente, de la peur...

        • KuroIori
          KuroIori répond à Domain
          Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)
          • Posté à 19h08 le 26/12/2012
          • Internaute 190509
            Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)

          On peut toujours lire en voyageant, et surtout visiter les lieux où l’histoire s’est écrite...en ce qui concerne l’art, et étant critique de profession, il me semble que se contenter de livres illustrés est une aberration. Rien ne vaudra jamais la relation directe à l’oeuvre, ne serait-ce qu’au format que l’imprimé ne pourra jamais restituer.

        4 autres commentaires
    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 18h15 le 26/12/2012
      • Internaute 134590

      Il est sûr que les facs de lettres et sciences humaines sont des milieux dont le bourgeois n’a d’égal que l’élitisme.

      Continuez donc à voyager depuis votre salon.

    • Jean Michel Abitbol
      Jean Michel Abitbol répond à Domain
      Dinosaure Partouseur de Droite
      • Posté à 10h12 le 27/12/2012
      • Internaute 134333
        Dinosaure Partouseur de Droite

      Va bosser tes partiels au lieu de raconter n’importe quoi

      • Domain
        Domain répond à Jean Michel Abitbol
        etudiant en droit
        • Posté à 10h54 le 27/12/2012
        • Internaute 192826
          etudiant en droit

         : ’(
        Ça, c’est pas gentil du tout. Je ne vous signale pas parce que je suis dans un jour de bonté, mais que ça ne se reproduise pas.

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à Domain
      physicien
      • Posté à 10h53 le 27/12/2012
      • Internaute 22547
        physicien

      Oui, pour le voyage dans l’imagination. Pourquoi s’emmerder avec la banalité quotidienne de nos voisins alors que quelques livres bien choisis permettent de s’en faire une idée précise ? (Blague.)

  • Bazingaa
    • Posté à 17h35 le 26/12/2012
    • Internaute 194862
      -

    2-3 trucs à relativiser dans cet article tout de même....et notamment la contrainte financière que vous mentionnez, qui, suivant la destination choisie, n’en est franchement pas une : Je suis partie un an en Allemagne (cursus intégré, pas Erasmus, mais c’est peu ou prou la même chose), et j’avais alors plus de bourses que je n’en ai jamais eue...à condition d’être boursier à la base, on garde sa bourse + bourse erasmus + complément à la mobilité + souvent aides du conseil régional. Alors à moins de partir à Londres ou à Zürich, un Erasmus est souvent laaaaargement finançable....
    L’argent est dans la majeure partie des cas un faux problème. Ou en tout cas pas si important que ça.

    Et en tout cas, vu l’expérience, en vaut largement la peine !

    Et 2nd point : « Bref, l’étudiant Erasmus est avant tout une jeune étudiante en troisième année de licence de droit, de sciences sociales ou de sciences humaines, dont l’un des parents au moins a étudié dans le supérieur et dont la famille est plutôt aisée »

    Ce n’est que partiellement vrai, et masque du coup la vraie réussite d’Erasmus, celle de s’être démocratisée et de permettre quand même à des jeunes qui se bougent le cul de partir, même si ceux ci ne viennent pas des catégories aisées, et de voir autre chose. (je le sais, j’en suis, et je ne suis pas la seule...)

    • alldress99
      alldress99 répond à Bazingaa
      Maritale
      • Posté à 18h25 le 26/12/2012
      • 177405
        Maritale

      « et notamment la contrainte financière que vous mentionnez, qui, suivant la destination choisie, n’en est franchement pas une : Je suis partie un an en Allemagne (cursus intégré, pas Erasmus, mais c’est peu ou prou la même chose), et j’avais alors plus de bourses que je n’en ai jamais eue...à condition d’être boursier à la base, on garde sa bourse + bourse erasmus + complément à la mobilité + souvent aides du conseil régional. »

      Ouais voilà, merci de confirmer. Pour la classe moyenne qui n’est pas boursière, à la place d’un pass Navigo subventionné, c’est un abonnement de transport ailleurs + un appart’ dans une capitale européenne, avec des loyers indexés sur le cours de l’or et un budget bouffe malgré tout supérieur à celui, mutualisé, d’un foyer.

      Mais l’argent est un faux problème, oui.

      • Bazingaa
        Bazingaa répond à alldress99
        -
        • Posté à 22h34 le 26/12/2012
        • Internaute 194862
          -

        Ce que je veux dire, et les commentaires ci dessous le confirment, c’est que bien souvent (ne généralisons pas), Erasmus ne coûte pas plus cher qu’une année de fac normale, c’est tout ! A moins bien sûr de vivre chez papa maman, tout ça tout ça...

    • greg0rsamsa
      greg0rsamsa répond à Bazingaa
      Rauque star
      • Posté à 20h00 le 26/12/2012
      • Internaute 124563
        Rauque star

      Ça dépend parce qu’en réalité le montant de ta bourse Erasmus dépend directement de l’université où tu es inscrit.

      Il y a déjà des inégalités au sein de l’Hexagone, elles s’accentuent encore si on prend en compte toutes les facs de tous les pays de l’UE.

      Un de mes frangins est parti 1 an à Barcelone (depuis sa fac de maths à Montpellier), une de mes ex, italienne, est partie 1 an à Toulouse (depuis sa fac d’architecture à Rome).

      Je me rappelle plus des montants exacts mais en gros la bourse de mon frangin était bien plus élevée, et celle de mon ex dérisoire. Sans ses parents derrière elle aurait jamais pu réaliser cette expérience.

      En tout cas c’est une excellente nouvelle qu’Erasmus continue, ça fait partie des vraies belles réalisations de l’UE (y en a quand même pas franchement des masses).

      Moi ça m’a indirectement permis de découvrir l’Europe, puisque quand la fille dont je parle plus haut (rencontrée à Toulouse, donc) est rentrée chez elle au terme de son année dans la ville Rose, je suis parti la rejoindre dans celle Éternelle (où j’ai par ailleurs squatté plus de 5 ans).

      C’eravamo tanto amati...

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à Bazingaa
      outrée l'outre!
      • Posté à 19h59 le 26/12/2012
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      J’opine, pour partager l’expérience de ma fille qui est partie un an en Allemagne avec ses bourses ajoutées. Seul l’avion de noël et autres vacances rajoute aux frais de fonctionnement. Pour l’addition effectivement, et vu ce qu’elle nous en a partagé, ça vaut le sacrifice.

      Ceci dit pour ajouter que ce genre de fausse ’information’ que l’article véhicule dès la proclamation de son titre, est ce qui fait le plus de mal aux gens d’origine humble. On leur fait croire que ce n’est pas fait pour eux.. On leur suggère très fortement d’abandonner leur rêve et de se conditionner à leur petite inhibition qui en fera des sous-fifres à bon compte. La journaliste responsable de ce forfait sert à grandes louches la reproduction automatique des intervalles de classes sociales, non pas par vice, mais manquant d’une information juste elle empire la chose en la gratifiant d’une réflexion superficielle.

      • alldress99
        alldress99 répond à Rhesus K
        Maritale
        • Posté à 10h13 le 27/12/2012
        • 177405
          Maritale

        Le manque d’information, quand elle est en plus disponible, EST un vice pour un(e) journaliste.

    • MelleCloche
      MelleCloche répond à Bazingaa
      Projets européens
      • Posté à 20h33 le 26/12/2012
      • Internaute 196612
        Projets européens

      Tout à fait d’accord : l’argent est vraiment une fausse excuse.
      Je suis partie un an en Erasmus, en Andalousie. Le coût de la vie là bas étant assez bas (loyer : 180€) avec plusieurs bourses, il n’y a vraiment aucun problème. J’ai pu profité et voyagé en Espagne. Je vivais plus aisément qu’en France.(loyer Grenoble : 500€)
      En Master je suis repartie pour 6 mois en Norvège, où le coût de la vie est pour le coup très très élevé. Avec les bourses, avec un peu d’économie et en faisant un peu attention, c’est juste mais c’est possible.
      Tout le monde peut partir, il suffit d’un peu de motivation, de débrouillardise et de demander les aides que l’on a le droit d’avoir.
      D’ailleurs, aucun de mes parents n’a fait d’études supérieures, ma famille n’est pas aisée du tout, j’avais 20 ans quand je suis partie. Bref, il ne faut pas prendre cet article pour une généralité !

      • flock34
        flock34 répond à MelleCloche
        baroudeuse
        • Posté à 22h29 le 26/12/2012
        • Internaute 196616
          baroudeuse

        Totalement d’accord !
        Je suis partie à 23 ans (sur ce coup l’article à raison) , avec près de 10 000 euros de bourse... Somme énorme ! Il est évident que j’avais une meilleure qualité de vie qu’en France.
        Aucun de mes parents n’a fait d’études supérieures.

        Deux an plus tôt je suis partie aux USA travailler 3 mois avec un programme d’échange, j’étais nourrie logée et mon billet aller retour payé.

        Pour partir à l’étranger il ne faut pas être riche. Mais plutôt être débrouillard et savoir trouver les bourses car il y en a !

         
        • Bazingaa
          Bazingaa répond à flock34
          -
          • Posté à 22h42 le 26/12/2012
          • Internaute 194862
            -

          Exactement ! La seule chose véritablement nécessaire, c’est de l’info, plus ou moins bien partagée...et oser partir. Après, comme dirait l’autre, y’a plus qu’à...

          Ce qui me gène, c’est l’analyse totalement froide et superficielle qu’on trouve dans cet article. On ne peut pas comprendre Erasmus sans s’arrêter sur le vécu, toutes les expériences, sentiments et émotions, rencontres qu’on fait à l’étranger. Plus que les pb financiers qu’on peut avoir, plus que les emmerdes bureaucratiques, Erasmus, ça vous change quand même quelqu’un, et je ne connais personne, malgré tous les problèmes qui peuvent advenir, qui regrette son Erasmus, au contraire...

        1 autres commentaires
  • inspecteur crouton
    • Posté à 17h42 le 26/12/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    D’après la carte, contrairement aux Anglais les Polonais veulent se tirer de chez eux alors que personne ne veut aller en Pologne.

    Ils sentent le pâté les Polonais ?

    • Squall Lionheart
      Squall Lionheart répond à inspecteur crouton
      Un message que les riverains (...)
      • Posté à 18h22 le 26/12/2012
      • Internaute 103509
        Un message que les riverains (...)

      Les étudiants erasmus sont attirés par deux choses :
      - La qualité des universités (les pays anglo-saxons et un peu l’Allemagne)
      - Le climat, les paysages et la bonne nourriture (Espagne, France et Italie)

      Quand on a aucun des deux, c’est mort.

      • Pi.K
        Pi.K répond à Squall Lionheart
        Vilain Parisien
        • Posté à 19h04 le 26/12/2012
        • Internaute 105016
          Vilain Parisien

        La réputation des universités, pas leur qualité propre.

        Dites « Sorbonne » ou « Cambridge », tout le monde connaît. Dites « Uniwersytet Jagielloński w Krakowie » ou « Universidade do Minho », on vous regarde avec des yeux ronds.

        À noter aussi : la réputation des universités françaises, au-delà des « rankings », est assez particulière. Les étudiants étrangers de ma connaissance (beaucoup d’Erasmus et Mundus, quelques doctorants étrangers) voient dans la Sorbonne un exercice de survie, réservé aux plus solides. Il faut dire qu’en France, un mauvais devoir vaut 5, pas B-.

         
        • Rhesus K
          Rhesus K répond à Pi.K
          outrée l'outre!
          • Posté à 20h02 le 26/12/2012
          • Internaute 194199
            outrée l'outre!

          mmmh.. Votre avis il y en aura combien qui voudront aller dans les universités à Alger ou Tunis.. ?

          • marmana
            marmana répond à Rhesus K
            Etudiante au chomage partiel
            • Posté à 23h54 le 26/12/2012
            • 182652
              Etudiante au chomage partiel

            Oh bah oui Tunis et ALger font partie de l’union Européene pour avoir un partenariat Erasmus

        • Squall Lionheart
          Squall Lionheart répond à Pi.K
          Un message que les riverains (...)
          • Posté à 03h43 le 27/12/2012
          • Internaute 103509
            Un message que les riverains (...)

          « Les étudiants étrangers de ma connaissance (beaucoup d’Erasmus et Mundus, quelques doctorants étrangers) voient dans la Sorbonne un exercice de survie »
          L’éducation en France est très dure, pour ceux qui n’y sont pas habitués, c’est encore pire. Un danois de ma connaissance est allé étudier en France, il a tenu un mois et il est parti.
          Dans les pays anglo saxons, les profs s’adaptent à leurs étudiants, en France, c’est aux élèves de s’adapter, tant pis si leur français n’est pas au top.
          Des classes plus grandes, moins de moyens, des bibliothèques ouvertes beaucoup moins souvent que chez eux, une pédagogie de merde, des résidences universitaires pourries (il y en a qui se barrent en découvrant les condition sanitaires lamentables de leur logement), etc ..
          Enfin bon le système erasmus pour la France, c’est du gagnant-gagnant, car nous clairement on ne donne rien. Les étudiants erasmus viennent pour la langue, la nourriture, les paysages et le climat, mais certainement pas pour la qualité de notre enseignement.

          • Pi.K
            Pi.K répond à Squall Lionheart
            Vilain Parisien
            • Posté à 11h55 le 27/12/2012
            • Internaute 105016
              Vilain Parisien

            Dire que l’enseignement est désastreux est abusif. Les défauts pédagogiques ne font pas tout l’enseignement. Du point de vue du contenu, j’ai connu plusieurs excellents professeurs ; le tout est de survivre aux premières étapes.

            En somme, il ne faut pas tout mélanger. La qualité des contenus, le nombre d’enseignants, la qualité de la pédagogie, les problèmes immobiliers, ne peuvent pas être analysés en un seul bloc.

        4 autres commentaires
    • KASAP12
      KASAP12 répond à inspecteur crouton
      sdf
      • Posté à 18h32 le 26/12/2012
      • Internaute 196380
        sdf

      nulle part ! c’est à dire en Pologne ; pour paraphraser Jarry

  • instant-evasion
    • Posté à 18h22 le 26/12/2012
    • Internaute 23308

    Pour le programme méditerranéen (en partenariat avec l’Union pour la Méditerranée, ou ce qu’il en reste, car depuis sa création en 2008, on a déjà perdu Ben Ali, Kadhafi et Moubarak...), on pourrait appeler ça Averroès.

  • Squall Lionheart
    Squall Lionheart
    Un message que les riverains (...)
    • Posté à 18h27 le 26/12/2012
    • Internaute 103509
      Un message que les riverains (...)

    « Contrainte majeure : le coût du séjour. La bourse accordée est souvent jugée insuffisante, selon la compilation d’études réalisée par l’Agence Europe Education Formation France. “
    C’est seulement pour les étudiants qui vivent chez leurs parents, pour ceux qui ont leur chambre, ça leur revient moins chère de partir en tant qu’erasmus. Ayant étudié 6 mois au Danemark dans le domaine des sciences dures, ça m’a coûté nettement moins chère d’étudier 6 mois à Copenhague, qu’étudier 6 mois dans le nord de la France. Et pourtant je payais un loyer vraiment pas chère, je vous laisse imaginer la différence de coût pour un étudiant de Paris.

  • alldress99
    alldress99
    Maritale
    • Posté à 18h31 le 26/12/2012
    • 177405
      Maritale

    Merci pour la relecture de cette étude Elsa. Pas plus d’analyse ou de recul.

    On se croirait dans le sketch de Coluche : elle a 23,5 ans, étudie les sciences sociales en L3 et a 1,2 enfants.

    Non, les sciences dures ne s’y prêtent pas autant. Peut-être parce que c’est un très gros + de partir en cursus de Droit. Beaucoup plus que dans les cycles ingé de grandes écoles dont le nom n’a pas besoin d’un rajout d’un an avec des « partenaires européens ».

    Pour schématiser : 2+2=4. En France, en Allemagne ou à l’auberge espagnole.

    En revanche, les systèmes juridiques, rien qu’entre Royaume Uni et France, c’est le jour et la nuit (tradition écrite, droit romaine, contre tradition orale, système du précédent etc).

    Le fait d’acquérir cette connaissance et cette « double casquette » pour parler journaliste, ça valorise un parcours pour bosser dans le privé.

    • Pi.K
      Pi.K répond à alldress99
      Vilain Parisien
      • Posté à 18h50 le 26/12/2012
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Le United States Code, qui compile le droit fédéral écrit des États-Unis, n’est pas moins épais que les dizaines de Codes français. Réciproquement, la jurisprudence occupe une grande place dans le droit français. Il faudrait arrêter de surjouer cette différence entre les traditions législatives et juridiques française et anglo-saxonne. Elle existe, mais dans une bien moindre mesure que bien des gens ne le croient.

    • s4m0
      s4m0 répond à alldress99
      se balade
      • Posté à 18h50 le 26/12/2012
      • Internaute 191829
        se balade

      pas forcément d’accord avec l’analyse que vous faites.

      C’est très souvent un gros plus d’avoir un séjour dans une université étrangère même en faisant une grande école d’ingénieur, mais souvent les échanges se font en dehors du cursus Erasmus voire même en dehors de l’Europe, avec souvent à la clé un double diplôme (et pas seulement un semestre) ! Puis l’intérêt est bien souvent de bénéficier des labos ou d’une spécialités dans une autre université.

      Puis pour le droit, c’est enrichissant mais cela n’apporte pas une véritable compétence professionnelle à un avocat français, en dehors de sa culture, de connaitre de manière approfondie le droit d’un autre pays.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 20h24 le 26/12/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    Avant de refinancer Erasmus, les eurocrates se sont budgétés une « petite école » à l’attention de leurs progénitures...

    Voir en grand : LIEN

    • alldress99
      alldress99 répond à Le Renifleur
      Maritale
      • Posté à 10h07 le 27/12/2012
      • 177405
        Maritale

      Magnifique. Tous les amis des peuples européens sont là ! Il est encore là Barroso. Il était déjà très lisse avant, pour avoir résisté, alors même que Monti a valdingué, c’est vraiment qu’il doit parfaitement essuyer les pompes.

    • fredo-à-vélo
      • Posté à 12h21 le 27/12/2012
      • Internaute 115193

      Pareil à strasbourg, creche, ecole primaire international, dermier cri bien sur, reservé à l’élite européenne et strabourgeoise au frais des contribuables bien sur !

  • folfo33
    • Posté à 23h39 le 26/12/2012
    • Internaute 193753

    Mon commentaire va en rejoindre d’autres : il serait regrettable que par la magie des chiffres (intéressants au demeurant), 2 millions de jeunes deviennent dans l’esprit des lecteurs « 2 millions d’étudiantes en droit de 23,5 ans issues de familles aisées ». Cela me semblerait plus intéressant d’avoir des statistiques plus détaillées et donc, nuancées...
    En 2004, je suis partie un semestre en Lettonie à 21 ans, je viens d’une famille « modeste » : en France, je me démerdais avec 500€ par mois (y compris le loyer de la chambre), sans bourse. Aucun de mes parents n’a le bac. Magie du pib, grâce à la fameuse bourse Erasmus, je vivais bien mieux en Lettonie qu’en France ! Le plus délicat à gérer a été le décalage de versement du 1er tiers de la somme.
    Ce qui m’a le plus marquée dans l’approche que mes condisciples avaient du programme, c’est une grande frilosité à changer leurs petites habitudes, et non une question de moyens. Les responsables de notre cursus de FLE (Français Langue Etrangère, des personnes qui se destineraient en majorité à enseigner à l’étranger) avaient monté une douzaine de conventions de partenariat nous permettant d’accomplir notre stage pratique obligatoire par ce biais. Nous étions seulement 4 à avoir fait le choix de partir... Je ne connais personne qui aient renoncé à partir en Erasmus pour raison financière. 20 ans et déjà pantouflards au possible...
    Quant à mon mari, il est parti ce même semestre étudier la philosophie en Angleterre, là encore, Erasmus permettait d’accéder à une université sans en assumer les frais d’inscription délirants à nos yeux, sans réellement de surcoût par rapport à sa situation en France, où ses parents auraient également payé loyer et nourriture. Lui aussi constatait que les places proposées étaient loin d’avoir toutes été utilisées par frilosité des étudiants ! L’argent n’explique pas tout, loin s’en faut.
    Enfin, concernant la construction d’une « identité européenne », je souscris volontiers à cette idée ! Ce ne sont pas tant des Erasmus cotoyés que l’adoption du mode de vie local et des échanges riches avec des VIE qui m’ont encouragés à poursuivre l’exploration de notre belle UE, qui mérite à mes yeux de vivre largement au-delà des considérations administrativo-économiques de Bruxelles. Je me désole de voir que pour l’écrasante majorité de mes concitoyens, l’UE n’a pas d’autre existence que ces aspects rébarbatifs, et absolument aucune dimension sociale ou culturelle... Des ressortissants de pays d’Europe Centrale avec qui j’en discutais en avaient une approche beaucoup plus constructive.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 23h56 le 26/12/2012
    • 173412
      expatrie

    Vu de ma fenetre Erasmus est la seule (petite) raison de donner un nobel de la paix a l’union europeenne ! Le succes n’est probablement pas si evident partout, mais de voir des gens qui seraient normalement pleins de haine les uns pour les autres fraterniser c’est encourageant, mieux le petit melting pot permet a d’autres qui ne se croiseraient qu’au bout d’un fusil de se rendre compte qu’ils dont partie de la meme espece. LE defaut d’Erasmus est exactement qu’il ne profite pas au autres classes sociales, il y a pourtant beaucoup d’echanges possibles.

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à the ghost
      physicien
      • Posté à 11h02 le 27/12/2012
      • Internaute 22547
        physicien

      Oui, en partie. En effet, le seul prix que mérite l’Europe est le prix Nobel de la Paix. Depuis 60 ans, personne n’y songe plus à faire la guerre à ses voisins. Le fait que l’on croie aujourd’hui que cela va de soi est une énorme réussite de l’Union Européenne.

  • marmana
    marmana
    Etudiante au chomage partiel
    • Posté à 00h07 le 27/12/2012
    • 182652
      Etudiante au chomage partiel

    Etudiant dans une université ou Erasmus fait partie de la politique de mobilité, nous sommes OBLIGES de partir un semestre en mobilité dans une université partenaire de la notre sous peine d’être considéré comme « freemover » et de devoir faire les démarches administratives tout seul. Ce semestre ne m’emballe pas, à vrai dire pour la simple raison qu’outre le fait d’être étudiante, j’ai comme beaucoup une vie en dehors de l’université. Mariée, j’essaie d’avoir mon autonomie financière grace à un job étudiant que je n’ai pas envie de quitter. Je ne rentre pas dans les critères de dispense vu que je n’ai pas d’enfant.
    C’est quelque chose que je ferais à contre coeur, et je suis encore moins enthousiasmée par le fait que ce soit une obligation.

    Autre chose que l’article ne mentionne pas c’est le montant de la bourse Erasmus pour l’année 2013.
    Dans ma fac , on nous a clairement fait comprendre qu’il fallait s’attendre à une baisse des montants octroyés au étudiants en sachant que 75% de cette bourse seront versées à la rentrée et les autres 25% en cas de réussite aux examens.

  • Sémélé
    • Posté à 02h22 le 27/12/2012
    • Internaute 196621

    Petite participation au débat.
    J’ai fais Erasmus il y a 3 ans en Italie. Je suis une femme en sciences sociales, je rentre parfaitement dans les critères ! Je souhaitais partir à Naples, pour l’intérêt que cela a amené dans mes études ( archéologie romaine, proximité avec Pompéi), pour un homme ( j’étais à l’époque avec un napolitain) mais surtout car c’était une ville où j’ai pu vivre avec les 400 euros d’aides du Crous sans aucun problème.
    Sur place, je n’ai fais aucune soirée Erasmus, je n’ai fait que des soirées avec des Italiens. Je ne suis pas partie de l’année, par contre je connais toutes les bibliothèques, comment elles fonctionnent et ce qu’elles ont dans leurs rayons. Je suis encore en contact avec des professeurs de là-bas, c’était le but premier de ce voyage, monter un réseau européen pour mon avenir. Partir en Erasmus ne veut pas dire prendre des vacances ! (même si j’ai regretté à mon retour, n’ayant que peu de « supers histoires » à raconter.)
    Durant mon séjour, j’avais rencontré une Française qui cumulait les bourses, du Crous, de mobilité et de la région ( elle arrivait à 980 euros). Mon université de départ empêchait cette possibilité, ne pouvant prétendre qu’à une seule bourse à la fois, j’avais postulé à toute et (heureusement) j’ai pu avoir une des plus conséquentes, 400 euros ( comme je l’ai dit au-dessus).
    Il y a donc une différence entre les universités, les régions… pour ce qui est de l’aide !
    Cette aide de 400 euros du Crous est la même qu’importe le pays où l’on va, ainsi je connais plus de gens qui sont partis en Grèce, en Italie et au Portugal qu’en Angleterre, ou un pays nordique ! Je ne pense pas que ce soit le soleil qui attire mais une possibilité de gagner en indépendance sans avoir à dépendre des finances des parents…
    Ce fut une année où, avec seulement 400, j’étais « riche », impression qui ne m’est plus arrivée depuis … pff fichu vie de parisien !

    Et aussi pour rebondir sur l’article, il y avait beaucoup de Turcs en Erasmus, je n’ai pas compris pourquoi l’administration européenne reconnaît parfois la Turquie comme pays européen, parfois non…

  • Denard
    Denard
    Consutologue
    • Posté à 08h30 le 27/12/2012
    • Internaute 143905
      Consutologue

    La plus belle expérience de ma vie il y a une petite vingtaine d’année chez les Sami, pays qui comme ses voisins Scandinave peut paraître très très froid de premier abord mais où on découvre assez vite que les étudiants sont habités par un volcan.

    Des gens venants de partout, faisant la fiesta tout en suivant des études, un enrichissement humain plus fort qu’un tour du monde et l’image du french lover qui illumine le regard de l’autre à l’évocation du nom de Paris.

    Cela devrait être obligatoire.

    @ Domain, il y a un article sur analyste financière qui à l’air aussi rigolote que toi, vous devriez vous unir si votre rating financier correspond.

  • gaiounette
    gaiounette
    salariée
    • Posté à 11h29 le 27/12/2012
    • Internaute 196633
      salariée

    J’aime bien casser tous les schémas, classe prépa aux grandes écoles, école d’ingénieur, Erasmus à gogo Suède Argentine Espagne Mozambique oui oui c’est possible tout ca en deux ans, exclusivement financé par des bourses (sauf le Mozambique où il faut 200€/mois pour vivre). Elevée par une mère au foyer vivant des minimas sociaux et un petit frère qui suit le même parcours. Non il n’y a pas besoin de venir d’un milieu aisé ni pour faire de grandes études, (publiques et gratuites) ni pour partir à l’étranger ! et OUI l’argent est un faux prétexte aux non voyages, c’est une question d’envie personnelle et de se donner les moyens (logistiques plus que financiers).

  • ANASTASIE
    ANASTASIE
    vieille dame
    • Posté à 12h21 le 27/12/2012
    • Internaute 165262
      vieille dame

    Vive Erasmus ! Les expériences de jeunesse ouvrent l’esprit et vivre dans un autre pays que le sien apprend la tolérance.

  • fredo-à-vélo
    • Posté à 12h29 le 27/12/2012
    • Internaute 115193

    si on plafonné les aides selon les revenus des étudiants cela permettrais de faire profiter au plus grand nombre non ?
    ça m’a toujours fait gerber de voir des pt’is bourges, qui crachent sur l’impôt à longueur de temps, venir sans vergogne profiter des aides public pour s’offir un ou deux ans de fiestas à l’etranger.
    On fabrique une élite européenne au frais des citoyens, et ça vous étonne après qu’il y ait de plus en^plus d’euroseptique ?

    • cyrilleh
      cyrilleh répond à fredo-à-vélo
      Classe moyenne
      • Posté à 12h46 le 27/12/2012
      • Internaute 99871
        Classe moyenne

      « Une élite »... non, les Erasmus ne sont pas une élite, franchement pas. Je vous le dis, j’en étais un et j’ai gardé beaucoup de contacts avec les autres Erasmus et je peux vous dire que nous ne sommes pas une élite, juste des jeunes qui se battent pour pas être au chômage.

      Après, si les étudiants dont les parents ont des revenus modestes ne partent pas, c’est pas une question d’argent. Je peux vous dire qu’avec les bourses, ceux qui partent en Lituanie ou en Roumanie reviennent avec un petit pécule (forcément, le coût de la vie étant faible par rapport aux bourses). C’est le manque d’information... et en conséquence, le manque d’intérêt. Déjà, si les gens ne rentrent pas à l’Université, ils ne partiront pas en Erasmus.

      Sinon, les bourses c’est pour un an. Ca permets pas de faire deux ans de fiesta... juste une ! ;)

      Enfin le coût pour les citoyens, en effet, c’est problématique mais c’est une problématique qui concerne la plupart des dépenses publiques. L’argent de l’Etat investit dans le TGV (par exemple) ne profite qu’ à ceux qui peuvent se le payer. Pareil pour les autoroutes, il faut toujours pouvoir se payer une voiture et l’essence. Pareil pour les musées, il faut vouloir les visiter. De nombreux investissements de l’Etat ne profitent qu’aux plus aisés.

    • AWT
      AWT répond à fredo-à-vélo
      Médecin
      • Posté à 22h14 le 27/12/2012
      • Internaute 151415
        Médecin

      t’es qu’un pauvre con

    • AWT
      AWT répond à fredo-à-vélo
      Médecin
      • Posté à 22h17 le 27/12/2012
      • Internaute 151415
        Médecin

      mais de toute façon, t’inquiètes pas, toi, tu dois pas faire grand chose, et tu dois pas être très brillant dans ce que tu fais pour être si jaloux et dédaigneux......quelle pitié

  • cyrilleh
    cyrilleh
    Classe moyenne
    • Posté à 12h31 le 27/12/2012
    • Internaute 99871
      Classe moyenne

    L’excuse de l’argent, je l’ai souvent entendu de la part des amis (oh t’as de la chance, toi tu peux partir) et c’est un peu bidon. Parce qu’on touche plus de bourses qu’en France (celle de l’UE et celle de la Région, peu importe les revenus des parents) et le coût de la vie est souvent plus faible parce qu’il n’y a qu’en France qu’on manque de logements étudiants. Ajouté à cela qu’on y va avec Ryanair ou Easyjet, il se trouve que mon année dans un pays scandinave à coûté environ à 2 à 2,5 moins qu’une année en France. Clairement, de mes 5 ans à la fac, ça était l’année la moins chère et j’ai validé mon année (évidemment).

    « Les étudiants Erasmus restent peu de temps au chômage et occupent des positions souvent mieux rémunérées que les autres étudiants »
    Par contre ça, ça tient du fantasme. Aujourd’hui, beaucoup de demandeurs d’emplois ont fait Erasmus, beaucoup ont voyagé. Ca ne fait que rarement la différence face à l’employeur. De toute façon, une fois que vous avez deux-trois ans d’expérience, plus personne ne va fouiller dans votre lointain passé pour y retrouver un Erasmus ou quelque chose du genre. En tout cas, personnellement, même si je le mentionne naturellement sur mon CV, jamais lors d’un entretien d’embauche il n’a été évoqué mon Erasmus.

    • lillisa
      lillisa répond à cyrilleh
      • Posté à 13h49 le 27/12/2012
      • Internaute 154863

      j’ai même un conseiller pôle emploi qui m’a sorti « voyager ça sert à rien, il serait temps de réfléchir sérieusement à faire quelque chose d’un peu plus construit » (pour mon bac+5, mes 3 langues parlées couramment et mon expérience à l’étranger = vdm).

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