confidentiels et indiscrets 01/12/2012 à 16h32

Florange : Montebourg ne décolère pas contre Ayrault

Pascal Riché | Cofondateur Rue89


Arnaud Montebourg, le 27 novembre 2012 (Pascal Fayolle/Sipa)

Arnaud Montebourg, invité du JT de TF1 samedi soir, n’a pas commenté le goût de la couleuvre qu’il vient de nouveau d’avaler. Il s’est borné à dire qu’il ne démissionerait pas : « J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat. »

L’annonce vendredi soir par Jean-Marc Ayrault, en personne, d’un compromis avec Mittal sur le sort du site sidérurgique Florange, est venu casser net le projet que le ministre du redressement productif défendait avec conviction : une nationalisation temporaire du site, en vue de le confier dans quelques mois à un repreneur intéressé, un aciériste « prêt à investir 400 millions d’euros ». Pour lui, c’était une solution « sérieuse, crédible, durable », mais elle a fait long feu. Même si Arnaud Montebourg maintient que « la question de la nationalisation temporaire reste sur la table. »

Des relations « compliquées » avec Ayrault

Un de ses proches admet qu’entre Montebourg et le Premier ministre, c’est désormais « compliqué ». Ce qu’on peut sans trop de risque traduire par : « Il ne décolère pas ».

Sur l’issue elle-même du bras de fer, Montebourg n’a pas trop protesté sur TF1 : après tout, Mittal a renoncé à un plan social et s’est engagé à investir de l’argent et préparer l’avenir. Certes, il s’en tire bien et recevra des subventions, mais c’est le propre d’un compromis.

Ce qui ne passe vraiment pas, en revanche, c’est la manière. Ayrault a annoncé, seul, le deal dans la soirée de vendredi en ne prévenant son ministre qu’au dernier moment. Et surtout, Matignon a fait savoir dans la foulée à la presse qu’en réalité, il « n’y avait pas de repreneur crédible et ferme pour Florange » : une façon de laisser croire que Montebourg racontait des sornettes.

Exigence d’un démenti

Le ministre a donc demandé à Matignon de démentir ces propos (on attend de voir s’il a été entendu) : « Il juge qu’un tel démenti est indispensable », commente ce proche, « car Matignon sait très bien qu’il y avait un repreneur, sérieux, prêt à investir ». Ce proche juge pourtant que Montebourg n’entend pas démissionner du gouvernement. Malgré ces étincelles, « ça tient », assure-t-il.

Arnaud Montebourg doit pourtant commencer à se lasser d’avaler des couleuvres ou son chapeau. Depuis son arrivée, avant cet épilogue sur le dossier Florange, l’ex-rival de François Hollande à la primaire socialiste a dû accepter la rigueur budgétaire, le revirement sur PSA. sans même parler du plan social chez Sanofi ou du désaccord sur le nucléaire.

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  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 16h53 le 01/12/2012
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Quelqu’un devrait expliquer à Montebourg le but de la manip’ « Good cop, bad cop ».

  • A déménagéle 14-12-2012
    • Posté à 16h55 le 01/12/2012
    • Internaute 119490
      Etudiant

    Il faut être positif, à force de manger son chapeau Montebourg va effectuer un redressement productif des chapeliers.

  • aurelienfr
    • Posté à 17h28 le 01/12/2012
    • Internaute 48716
      Gel

    Ce n’était pas lui qui disait :
    « TF1 doit des excuses à la France » (Rue89) ?

    Ce n’était pas lui qui disait :
    « Il faut leur mettre la tête sous l’eau ! TF1 c’est la télévision de la droite, de l’individualisme et du fric, du matraquage sur la sécurité... ».

    Ca ne l’empêche pas d’y aller quand même et d’annuler son rendez-vous sur France Inter (radio officiellement encore publique).
    Montebourg annule dimanche sur Inter, mais sera samedi soir sur TF1

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