Témoignage 22/11/2012 à 19h25

Portugal : à crise violente, violences policières

Florian Charioux


Suite à votre article relayant la grève européenne du 14 novembre 2012, dans lequel un riverain se plaignait de la passivité des Portugais, « mous du genou » par rapport aux Espagnols ou aux Grecs, je souhaitais informer les lecteurs français de la gravité de la situation au Portugal et de la réalité de ce qui s’est passé à Lisbonne ce jour-là.

Pourquoi cette manifestation le 14 novembre ?

Making Of

Florian Charioux est français, a 40 ans et habite Lisbonne depuis 2007.

Il nous a contactés par e-mail pour réagir à notre suivi en direct des manifestations anti-austérité qui ont eu lieu en Europe mercredi 14 novembre.

Un riverain présent à Lisbonne nous rapportait en effet que la manifestation avait été peu suivie et que les Portugais avaient « du mal à se mobiliser ».

Nous avons arrêté le live blogging avant que des violences n’éclatent entre manifestants et forces de l’ordre au Portugal. Le lendemain, nous évoquions cependant ces violences, grâce au témoignage d’un autre riverain.

Florian Charioux en fait le récit.

Etienne Baldit

En mai 2011, face à une crise économique sans précèdent, le gouvernement socialiste de l’époque, avec à sa tête le Premier ministre Jose Socrates, se voit dans l’obligation de faire un emprunt auprès du FMI. Un prêt de 78 milliards d’euros est accordé. Le Portugal rejoint la Grèce et l’Irlande, si affectueusement surnommés Pigs (Portugal-Irlande-Greece-Spain) par les ultralibéraux de la City à Londres.

Ce prêt est versable en plusieurs fois sur trois ans, sous contrôle trimestriel de la « troïka » (FMI-Banque centrale européenne-Union européenne).

Concrètement, cela signifie que l’Etat portugais n’est plus souverain mais sous tutelle.

En échange de ce prêt, le nouveau gouvernement (en juin, le Premier ministre socialiste a démissionné, des élections anticipées ont eu lieu, et le pouvoir est passé à droite, avec l’élection du leader du Parti social démocrate, Pedro Passos Coelho) s’est engagé avec zèle dans un vaste plan de rigueur et de réformes, ayant soi-disant pour but de relancer la compétitivité de l’économie nationale, et surtout de rassurer les banques internationales. La guerre contre le peuple est déclarée.

Comment la rigueur se traduit-elle ?

La crise, c’est la suppression des treizième et quatorzième mois des fonctionnaires, la baisse régulière des retraites, des salaires, des remboursements de soins, des allocations chômage (plus ou moins à chaque trimestre, après la visite des membres de la troïka).

La TVA sur les produits alimentaires est passée de 5 à 23%, les impôts sur le revenu augmentent, tout comme le prix de l’électricité et de l’eau, des transports en commun (à titre indicatif, quand je suis arrivé en 2007 à Lisbonne, le prix du ticket de tram était de 80 centimes d’euros ; il est aujourd’hui de 2,80 euros et augmente chaque mois) et, bien sûr, le chômage. Les chiffres officiels donnés il y a quelques jours annoncent 15,8%, 39% chez les jeunes (pour information, il est de 25% en Espagne, 60% chez les jeunes).

Ces derniers mois, plusieurs grosses manifestations ont eu lieu un peu partout au Portugal. Leur but est le même depuis le début : protester contre ces mesures d’austérité qui tuent le peuple à petit feu. Pas si petit que cela d’ailleurs. Les classes moyennes sont en train de se paupériser de façon inquiétante et les pauvres n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Certains de mes amis proches ont soi-disant « la chance d’avoir du travail », mais doivent choisir entre se soigner, se chauffer et manger. Pas la peine de préciser que tous choisissent d’abord de se nourrir. Si les mesures d’austérité imposées par la troïka continuent, une crise humanitaire majeure va s’installer, comme c’est déjà le cas en Grèce.

La manifestation du 14 novembre s’élevait contre cela. Elle avait la particularité d’être une grève européenne (suivie surtout par les pays les plus touchés, à savoir Portugal, Espagne, Italie et Grèce).

Les Portugais sont profondément pacifistes. Ils sont, à juste titre, très fiers de la Révolution des Œillets, qui s’est déroulée presque sans effusion de sang.

Ils souhaitent continuer aujourd’hui le combat dans la non-violence. C’est pour cette raison que, jusqu’à ce fameux mercredi 14 novembre, absolument aucune violence n’a eu lieu de la part des manifestants.

De plus, le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, a insisté pour que tout le monde se serre la ceinture, police et armée comprises.

Des manifestants qui ont connu la dictature

Deux rendez-vous ont été fixés, ce 14 novembre :

  • un par la CGTP (principal syndicat portugais) ;
  • un autre par des indépendants (dont je fais partie, rassemblant « Indignés », Anonymous, étudiants, et autres citoyens) devant le consulat espagnol.

La marche commence à 14 heures. Environ un millier de personnes sont présentes dans mon cortège ; beaucoup plus pour celui de la GGTP. Nous entamons différents chants et slogans contre la troïka et le gouvernement portugais.

L’ambiance, comme toujours depuis le début des révoltes populaires, est bon enfant.

La marche est pacifique. Bruyante, certes, mais aucunement violente. Dans les rues que nous traversons pour nous rendre au Parlement, beaucoup de personnes âgées nous applaudissent de leurs fenêtres, et reprennent en chœur « Grandola » de Zeca Afonso, LA chanson qui a déclenché la Révolution des Œillets après sa diffusion à la radio le 25 avril 1974. Ça me fait chaud au cœur de voir ces personnes qui ont connu la dictature être avec nous.

Vers 16 heures, nous arrivons devant le Parlement, où se trouvent déjà le cortège de la CGTP et plusieurs milliers de personnes. La situation est identique aux manifestations précédentes : une masse de gens faisant face au Parlement, protégé par des grilles, et à une multitude de CRS ultra-armés. Mes amis et moi-même décidons de partir.

Les CRS chargent : une première

Ce n’est qu’une fois arrivé chez moi que je vais apprendre ce qu’il se passe.

A 17h40, quelques pierres et bouteilles vides sont lancées sur les policiers se tenant sur les marches du Parlement, mais rien de bien méchant.

A 18h15, les CRS présents sur les marches du Parlement commencent à charger. Une première depuis le début des mouvements de contestation. La violence est inouïe. Ils ne se dirigent pas vers la dizaine de personnes qui jetaient pierres et bouteilles (et qui, selon leurs dires, ont justifié la charge), ce qui aurait été très facile pour eux (une centaine de CRS armés jusqu’aux dents et ultra-entraînés auraient pu neutraliser ces personnes en moins de cinq minutes). Non : ils tapent dans le tas, sur des hommes, des femmes de tous âges et même des ados.

La charge des forces de l’ordre devant le Parlement à Lisbonne

Un mouvement de panique s’empare des manifestants qui tentent de fuir dans les ruelles avoisinantes. Les CRS les suivent et les bloquent de l’autre côté de chacune de ces rues. Et continuent à frapper violemment les manifestants pacifiques, de façon complètement aléatoire. Les témoignages abondent sur le Net et sont tous plus effrayants les uns que les autres.


Manifestante blessée le 14 novembre à Lisbonne (Rise Up Portugal)

La boucherie dure environ une heure et malheureusement, le pire est à venir. Beaucoup de manifestants ayant réussi à s’enfuir se retrouvent en bordure du Tage, à Cais do Sodré, là où se trouve une des gares principales reliant le centre-ville aux banlieues (aucun train n’est là, c’est un jour de grève).

Prison de haute sécurité

La police est présente et arrête plusieurs personnes. Les chiffres, à l’heure où j’écris, sont encore difficilement vérifiables. Le lendemain de la manifestation, la police annoncera le chiffre de vingt et une personnes arrêtées, l’Ordre national des avocats et Amnesty International Portugal celui de 120 et 100 hospitalisations (à mon avis plus proche de la réalité que celui des forces de l’ordre, considérant les dizaines de témoignages que je lis depuis le 14 novembre).

Pour les vingt et une personnes en question, arrêtées de façon aléatoire a Cais do Sodré, l’enfer va commencer. Une bonne moitié n’était pas à la manif’, mais se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Les autres étaient à la manif’, pacifiquement. Leur point commun : elles sont toutes très jeunes (le plus jeune a 14 ans, le plus âgé, 22). Plusieurs sont blessées suite aux violents coups qu’elles ont reçus. L’humiliation commence : la police les allonge par terre, les menotte, avant de les embarquer de façon ultraviolente dans les fourgonnettes.

La police ne les a pas amenées au commissariat du coin, mais dans la prison de haute sécurité de Monsanto, là où sont enfermés les criminels les plus dangereux… Pourquoi ?

Les témoignages de ces jeunes, de leurs parents ou amis, et notamment celui de Sara Didelet (une des jeunes arrêtés) sont terrifiants. Ce qu’elle décrit sur son blog (en portugais) est hallucinant :

  • interdiction de contacter un avocat ;
  • interdiction de contacter les familles respectives ;
  • refus d’assistance médicale urgente (plusieurs personnes sont très sévèrement blessées, un homme par exemple avait un hématome crânien si gros qu’on ne voyait plus son œil) ;
  • pratiques d’intimidations violentes et pratiques vexatoires (tous ont été entièrement dénudés, fouillés intégralement, violemment humiliés verbalement, victimes de la torture de la vessie – interdiction d’aller uriner – et obligés de rester debout sur un carrelage gelé) : des méthodes employées quotidiennement par la Pide à l’époque de la dictature.

On est en plein délire

Les réactions des politiques sont consternantes : le président de la République, Anibal Cavaco Silva, a déclaré que la réaction policière était justifiée face à la violence des jeteurs de pierres. Le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, s’est contenté de féliciter les Portugais qui n’avaient pas fait grève. Et le ministre de l’Intérieur, Miguel Macedo, a chaleureusement félicité ses troupes pour avoir maintenu l’ordre…

Quant au responsable de la charge, Luis Elias, il explique avoir obéi aux ordres. Il y avait donc bien des directives venant d’en haut. Certains ministres et députés parlent de fermer les réseaux sociaux et de contrôler le Net pour contrôler la « désinformation »… On est en plein délire.

Les seuls à élever la voix sont l’Ordre national des avocats et Amnesty International. Et le peuple, via blogs et réseaux sociaux.

Pourquoi cette violence gratuite et injustifiée envers des citoyens qui ne faisaient que protester pacifiquement envers les mesures d’austérité inacceptables que le gouvernement leur impose depuis des mois ? Pourquoi la police, si tranquille depuis des mois, change soudainement de tactique ?

Après investigation, je commence à assembler les morceaux du puzzle qui me manquaient :

  • quelques jours avant cette manifestation, le gouvernement a discrètement augmenté le salaire des policiers de 11% et encore plus celui des militaires. Les choses sont claires : si les choses dégénèrent, la police et l’armée ne sont plus de notre côté ;

  • le matin même du 14 novembre, la police est venue prévenir tous les commerçants ayant des magasins aux alentours du Parlement de fermer car, pour les citer, « des choses très dures allaient se passer ». Cela m’a été confirmé par de nombreux commerçants : la préméditation est désormais avérée ;

  • suite à une investigation poussée d’Amnesty International et de quelques journalistes, il est presque sûr à 100% que les jeteurs de pierres ayant « justifié la charge » étaient des policiers en civil.

Le message du gouvernement est donc on ne peut plus clair. Deux alternatives s’offrent aux Portugais :

  • soit arrêter toute manifestation, sous peine de sévères répressions. Même si manifester, au Portugal comme en France, est un droit fondamental inscrit noir sur blanc dans la Constitution, jusqu’à nouvel ordre. Les Portugais sont extrêmement choqués par cette violence policière et ont peur. Ce qui était le but du gouvernement ;

  • soit continuer la lutte, mais cette fois je crains que les cocktails Molotov ne remplacent les œillets.
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  • Vivre libre ou mourir
    Vivre libre ou mourir
    Europe ? SALOPE !
    • Posté à 19h39 le 22/11/2012
    • 182797
      Europe ? SALOPE !

    Le petit monde du libéralisme portugais

    « L’avantage de Lisbonne sur Athènes ? Son “ consensus politique et social ”, assurait récemment le directeur du bureau portugais du Fonds monétaire international (FMI). Cette “ harmonie ” décrit toutefois moins un assentiment populaire aux mesures d’austérité que l’endogamie des élites locales, (presque) toutes formées au sein d’une même université. »

    Ils iront jusqu’au bout de l’horreur ils sont formatés pour...

    • licia
      licia répond à Vivre libre ou mourir
      de-ci de-là
      • Posté à 20h13 le 22/11/2012
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Vivre libre ou mourir
      Arrêtez de censurer Autist ! (...)

      Ils en font un principe il vient d’être par deux fois censuré...cela devient grotesque !

      • Le Renifleur
        Le Renifleur répond à licia
        loin d'ici
        • Posté à 01h29 le 24/11/2012
        • Internaute 136986
          loin d'ici

        Surtout que je suis de tous coeur avec les lusitaniens qui sont loin d’être des agenouillistes ! !

    • simla
      simla répond à Vivre libre ou mourir
      desperate housewife
      • Posté à 01h15 le 23/11/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      Bonjour le consensus social ! ! ! !

      • Vivre libre ou mourir
        Vivre libre ou mourir répond à simla
        Europe ? SALOPE !
        • Posté à 09h40 le 23/11/2012
        • 182797
          Europe ? SALOPE !

        Ils en ont rien à foutre et se le disent entre eux ouvertement, si les peuples ne mettent pas fin à cette gouvernance des médiocres nous finirons par tous y passer parce que ces gens là sont aussi cons qu’ils sont vénaux...

         
        • joachim31
          joachim31 répond à Vivre libre ou mourir
          GRRRRR!!!!!
          • Posté à 11h13 le 23/11/2012
          • 174871
            GRRRRR!!!!!

          Ils savent que la seule limite à leur folie capitaliste peut être la rue, d’où cette répression hyper violente (en Espagne ce fut pareil) qui se veut dissuasive pour le quidam moyen.

          • Vivre libre ou mourir
            Vivre libre ou mourir répond à joachim31
            Europe ? SALOPE !
            • Posté à 14h56 le 23/11/2012
            • 182797
              Europe ? SALOPE !

            voilà ils cassent dès le début afin de décourager les gens, afin que les parents s’inquiètent pour leurs gosses et les empêchent d’aller manifester afin que les grands parents s’inquiètent pour leur patrimoine et continuent de gueuler contre tout ces chomeurs qui veulent rien foutre et qui sont de plus en plus nombreux en plus ! Incroyable ce pays de feignant dans lequel on vit, 7 millions maintenant ! : -)

        2 autres commentaires
  • licia
    licia
    de-ci de-là
    • Posté à 20h08 le 22/11/2012
    • Internaute 118601
      de-ci de-là

    C’est la consternation chez des Portugais vivants en France que je connais, et qui me sont proches.
    L’auteur décrit ce qui c’est passé véritablement à Lisbonne le 14 novembre 2012, et pourtant aucun journaux avant ne l’avait évoqué.
    La répression policière ordonnée par les gouvernements de droite issues des dernières élections dans ces pays endettés devient très grave.
    Elle gagne...
    Ces gouvernements croient ils vraiment résoudre le problème ainsi, et pouvoir encore longtemps gérer le diktat des organes financiers mondiaux vis à vis de leurs peuples ? .
    J’ai bien peur que cela finisse par flamber, car la désespérance est terreau de révolutions.
    L’europe unie, dans la monnaie, dans une certaine politique de société pourrait aussi devenir l’Europe de la révolution des peuples miséreux sans espoir ni futur.

    • Tezka
      Tezka répond à licia
      ex étudiant des chinois du FBI
      • Posté à 23h27 le 22/11/2012
      • Internaute 122782
        ex étudiant des chinois du FBI

      Eh oui, c’est ce qu’on gagne à avoir laissé le pouvoir aux politiciens.

      Les politiciens sont toujours au service de leurs financiers et ces derniers consentent à nous laisser une illusion de démocratie tant que nous nous tenons tranquille.

      Mais si jamais nous en demandons plus... Là le masque tombe et le fascisme est mis en place.

      Nous avons expérimenté pendant 200 ans l’élection en France pour quel résultat ? Les riches ont gouverné pendant l’intégralité de ces 200 ans. Il faut nous débarrasser de cette ploutocratie.

      • Le Renifleur
        Le Renifleur répond à Tezka
        loin d'ici
        • Posté à 01h32 le 24/11/2012
        • Internaute 136986
          loin d'ici

        Chouard est un citoyen qui affole les oligarques... Il devrait être traduit dans toutes les langues !

    • simla
      simla répond à licia
      desperate housewife
      • Posté à 01h19 le 23/11/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      que des flics en civil jouent les agitateurs ce n’est pas nouveau, hélas !

      Mais comme on ne peut pas tondre un oeuf....il est évident que les manifs vont perdurer et sûrement dégénérer...normal !

      Je suppose que la classe dirigeante continue de vivre grassement, elle ! ! ! Les restrictions c’est toujours pour les autres !

    • framboazz
      framboazz répond à licia
      artiste peintre
      • Posté à 23h01 le 23/11/2012
      • Internaute 56226
        artiste peintre

      « désespérance est terreau de révolutions. »

      c’est vrai mais ça peut être aussi le terreau des extrémistes religieux ou politiques. Et la politique européenne d’austérité, via le fameux TSCG ne risque pas de changer de trajectoire, malheureusement

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 20h13 le 22/11/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Le « projet europeen » ne peut aboutir qu’a la dictature. C’est inevitable. Et qui dit dictature dit violences policieres pour soumettre la populace.

    • licia
      licia répond à psych0Dad
      de-ci de-là
      • Posté à 20h38 le 22/11/2012
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Une sacrée impression de malaise a assister a tout ça. Il y aura forcément une récupération par les extrêmes. Il y a eu tant d’exemples dans le passé.
      Et comme tout se répète.

      • Druuna
        Druuna répond à licia
        Prout
        • Posté à 20h51 le 22/11/2012
        • Internaute 195244
          Prout

        Comme disait la madame : socialisme ou barbarie.

         
        • GWERN
          GWERN répond à Druuna
          Ex militant du vaste mouvement (...)
          • Posté à 11h09 le 23/11/2012
          • Internaute 60684
            Ex militant du vaste mouvement (...)

          La madame dont on célèbrera en Janvier 1919 l’assassinat !
          Si nos forces nous mènent jusque là nous serons à Berlin pour un hommage mérité !
          ’ J’étais, je suis, je serais ! »

        1 autres commentaires
  • LuLabY
    LuLabY
    Putain immaculée
    • Posté à 20h17 le 22/11/2012
    • Internaute 105890
      Putain immaculée

    Bravo !

    Je pouvais pas mieux expliquer ce qu’il se passe en Espagne !

    Terrorisme d’état.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 20h20 le 22/11/2012
    • Internaute 21378
      Précaire

    les portugais qui dérouillent
    des gaz interdits balancés sur les grecs
    et 67 000 milliards de dollars joués sur les places financières, record historique

    bientôt chez nous ?

    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à karlM
      loin d'ici
      • Posté à 01h35 le 24/11/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      Si on continue à s’agenouiller devant des urnes qui ne proposent que des bonnets roses ou bleus : certainement

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 20h47 le 22/11/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    Ironie de l’Histoire, le Portugal est le premier pays européen à avoir adopté une politique de rigueur, bien avant la crise.

    A propos de l’augmentation des policiers, on pense évidemment à la Révolution des Œillets.

  • Druuna
    Druuna
    Prout
    • Posté à 20h48 le 22/11/2012
    • Internaute 195244
      Prout

    La CGTP appelle à une nouvelle grève générale, le 27 novembre, lors du vote final du budget de l’État 2013.
    Lien

  • Dupont georges
    Dupont georges
    Et l'ANI? On en parle?
    • Posté à 09h31 le 23/11/2012
    • 181137
      Et l'ANI? On en parle?

    Merci pour ce témoignage qui fait écho à celui-ci.

    C’est clair, l’oligarchie et ses valets ne reculeront devant rien pour garder ses privilèges.

    A rue89 ? Peut-on espérer un article pour nous éclairer sur la stratégie globale visant à museler l’expression et les libertés du peuple partout en Europe afin de faire passer les pires mesures d’austérité ?

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 21h08 le 22/11/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    C’est tranquille chez nous.
    ... m’enfin les carabiniers continuent à s’entrainer quand même, on ne sait jamais.

  • Fleur de cactus
    Fleur de cactus
    Expat malgré moi
    • Posté à 21h43 le 22/11/2012
    • Internaute 194098
      Expat malgré moi

    C’est épouvantable.
    Merci pour votre témoignage, qui par ailleurs constitue une excellente et émouvante tribune.

    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à Fleur de cactus
      loin d'ici
      • Posté à 01h38 le 24/11/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      C’est épouvantable partout : Grèce, Espagne, Irlande, Portugal et même ici ça arrive insidieusement !

  • Soliman
    • Posté à 21h47 le 22/11/2012
    • Internaute 168169

    Merci pour ce témoignage, on entend assez peu parler de ce qui se passe au Portugal à part des généralités sur l’austérité et la baisse du financement de la télé publique.

  • Apollo13
    Apollo13
    no pasaran
    • Posté à 23h37 le 22/11/2012
    • Internaute 189369
      no pasaran

    L’UNION EUROPÉENNE PRIX NOBEL DE LA PAIX 2012

    • simla
      simla répond à Apollo13
      desperate housewife
      • Posté à 01h23 le 23/11/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      bien vu !

    • LuLabY
      LuLabY répond à Apollo13
      Putain immaculée
      • Posté à 11h25 le 23/11/2012
      • Internaute 105890
        Putain immaculée

      Ici en Espagne, ca a pas mal fait marrer ce prix (cf l’article + les violences policieres qui ici ont commencé -ou repris- pendant l’été 2011 + les modifications du code pénal endurci), et j’imagine pareil au Portugal, en Grece ou en Italie.

    • rko
      rko répond à Apollo13
      Gun crazy
      • Posté à 09h52 le 24/11/2012
      • Internaute 90061
        Gun crazy

      Le fafounet de forum qui se la joue humaniste, mais qui ne résiste pas à remontrer du sang.
      LOL !

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 18h57 le 23/11/2012
    • Internaute 28239
      Citoyen

    Le vrai visage des « démocraties » bancaires...
    Là-bas aussi ils ont un système d’alternance plus ou moins bipartiste pour pouvoir continuer à suivre les mêmes politiques quelles que soit les aspirations du peuple, et quoi qu’il arrive ?
    C’est beau l’apogée d’une civilisation, quand même...

    Edit : en regardant la vidéo, ça laisse vraiment perplexe.
    Les forces de l’ordre ont visiblement reçu l’ordre des d’évacuer fissa l’arrière cour du parlement (les riches « représentants » étaient dedans et avaient hâte d’aller dîner ? Bien vu pour la médiatisation, de vrais champions du monde).
    Bon, soit, il est tard, ça se conçoit.
    Mais contrairement à ce que la méthode « musclée » pourrait faire croire, ils n’ont franchement pas l’air du tout au point. Un manque d’habitude face à une population qui a l’air pour le coup franchement pacifique, peut-être ?
    On chope n’importe comment des gens qui reculent gentiment sans rébellion, n’importe qui, n’importe comment (on frappe pas mal de femmes et de gens à terre, c’est certes une méthode, ça court moins vite), il y en a qui ont l’air de ne pas savoir quoi faire de leur bouclier et qui ne savent visiblement même pas se poster (ni même dans quel sens : -))) ). D’autres ont cru bon d’amener leur toutou de compagnie qui a du mal à suivre... Et on ne voit très nettement comme violence des manifestants qu’un type jeter des cailloux plein cadre à la fin, pendant qu’un policier massacre des vélos tombés à terre (pris d’une conscience gauchiste soudaine, il se révolte contre ce symbole de la société de consommation ?)... Ca fini par être dada.
    Si ça devenait sérieux, au cas ou la foule deviendrait rien qu’un peu vindicative, non seulement il risquerait d’y avoir de vraies très grosses bavures (ça ruinerait le peu qui reste de crédibilité aux donneurs d’ordres, mais au point où ils en sont...), mais aussi une grosse débandade. Parce que les anti-émeute locales n’ont pas vraiment l’air bien à l’aise dans leurs manoeuvres. Le parlement ferait mieux de se déplacer à Madère, ça serait plus sûr pour éviter un débordement... L’Europe peut aussi leur envoyer des renforts du Groland, ça ne pourra pas être franchement plus mauvais, ils ont du trop privatiser la police... : -)))

  • simla
    simla
    desperate housewife
    • Posté à 01h12 le 23/11/2012
    • Internaute 164811
      desperate housewife

    Hallucinant ! Que font les journalistes ? Aucun écho....

    • Dupont georges
      Dupont georges répond à simla
      Et l'ANI? On en parle?
      • Posté à 10h34 le 23/11/2012
      • 181137
        Et l'ANI? On en parle?

      ah ben ils ont des sujets bien plus importants à traiter comme le duel Copé / Filon ou le mariage pour tous. Les libertés qui meurent en Espagne, en Grece et au Portugal, bof.

      Ils font leur métier quoi, ils désinforment... à gerber.

  • omphalos
    omphalos
    Favorable
    • Posté à 08h14 le 23/11/2012
    • 185510
      Favorable

    Que dans les démocraties d’opérettes que sont les oligarchies ploutocrates le Système se défende avec une grande brutalité et martyrise le peuple qui essaie de relever la tête, cela me semble évident. Je le vois en France donc je ne vois pas pourquoi cela serait différent ailleurs, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Et si je ne connais rien du Portugal ni de sa situation socio-économique, je veux bien croire que le Système en place là bas s’est livré à une féroce répression des manifestants ce 14 novembre dernier. La terreur est une instrument de contrôle politique, cela n’a rien de nouveau. Toutefois, quand je lis « quelques pierres et bouteilles vides sont lancées sur les policiers se tenant sur les marches du Parlement, mais rien de bien méchant » je ne peux que m’interroger sur le parti pris de l’article. Bombarder d’objets contondants et coupants des policiers n’est pas un acte pacifique mais un acte d’agression physique caractérisé. Que les responsables aient été des voyous ou des policiers déguisés en manifestants, cela peut se discuter mais il me paraît souhaitable de ne pas amoindrir la gravité de l’acte dans l’intérêt de la crédibilité de l’article...

    • Vivre libre ou mourir
      Vivre libre ou mourir répond à omphalos
      Europe ? SALOPE !
      • Posté à 09h45 le 23/11/2012
      • 182797
        Europe ? SALOPE !

      ok donc il est normal que la police tabasse son peuple, merci pour votre intervention particulièrement choquante...

      • omphalos
        omphalos répond à Vivre libre ou mourir
        Favorable
        • Posté à 15h29 le 23/11/2012
        • 185510
          Favorable

        Merci de lire plus attentivement mon commentaire afin de ne pas me prêter des positions qui ne sont pas les miennes.

         
        • Vivre libre ou mourir
          Vivre libre ou mourir répond à omphalos
          Europe ? SALOPE !
          • Posté à 15h43 le 23/11/2012
          • 182797
            Europe ? SALOPE !

          « Bombarder d’objets contondants et coupants des policiers n’est pas un acte pacifique mais un acte d’agression physique caractérisé. “

          J’insiste pourtant...

          • omphalos
            omphalos répond à Vivre libre ou mourir
            Favorable
            • Posté à 16h03 le 23/11/2012
            • 185510
              Favorable

            >J’insiste pourtant...

            Je vois. A vrai dire, je m’y attendais. Afin d’avoir un dialogue serein et constructif entre nous, je vous propose d’être assez aimable de me montrer où dans mon propos j’ai écris qu’il était « normal de tabasser son peuple » et de m’expliquer pourquoi le fait de jeter volontairement un objet dangereux sur un être humain n’est pas un acte d’agression physique. Merci.

            • Vivre libre ou mourir
              Vivre libre ou mourir répond à omphalos
              Europe ? SALOPE !
              • Posté à 17h51 le 23/11/2012
              • 182797
                Europe ? SALOPE !

              « Toutefois, quand je lis “ quelques pierres et bouteilles vides sont lancées sur les policiers se tenant sur les marches du Parlement, mais rien de bien méchant ” je ne peux que m’interroger sur le parti pris de l’article »

              Les gens se font tabasser alors que de temps en temps ils ripostent semble être logique, je ne vois là aucun parti prit, à moins bien entendu que vous ayez assisté aux scènes...

        3 autres commentaires
    • Majesté
      Majesté répond à omphalos
      ex-spermatozoïde
      • Posté à 09h46 le 23/11/2012
      • Internaute 77564
        ex-spermatozoïde

      Si ces actes sont le fait de policiers en civil, votre remarque perd toute pertinence. Il ne s’agit plus, à ce moment-là, d’un acte grave ou pas grave, il s’agit d’un signal de départ donné à des complices pour lancer les brutalités.
      C’est bien différent, et autrement plus grave.

      • omphalos
        omphalos répond à Majesté
        Favorable
        • Posté à 16h03 le 23/11/2012
        • 185510
          Favorable

        Au sujet de la pertinence de mon propos, je me permettrai d’avoir une opinion différente, d’autant plus qu’il y a visiblement une mauvaise compréhension du message que j’ai voulu faire passer (et il est possible que je me sois mal exprimé au passage).

        Je n’ai pas cherché à excuser ou justifier les actes de violences dont se seraient rendus coupables les forces de police portugaises, comme semble le penser étrangement VLOM, ou à minimiser d’une quelconque façon la gravité d’une manipulation policière, *si* manipulation policière il y a eu. Je faisais remarquer qu’il était très critiquable et bien peu opportun, de mon point de vu, d’accoler au fait de lancer des projectiles dangereux sur les forces de l’ordre le jugement quasi convivial de « rien de bien méchant ». Cela implique que le rédacteur de l’article voit la violence commise contre les forces de l’ordre comme quelque chose d’anecdotique et je trouve que cela ne rend pas service à son propos.

         
        • Majesté
          Majesté répond à omphalos
          ex-spermatozoïde
          • Posté à 16h18 le 23/11/2012
          • Internaute 77564
            ex-spermatozoïde

          D’accord sur le principe. Mais dans le cas présent, si effectivement il y a eu manipulation, on peut supposer que les policiers en civil n’ont pas lancé les projectiles sur leurs collègues (ou plutôt « vers » leurs collègues) dans le but de les blesser, mais simplement pour donner un signal.

          S’il n’y a pas eu manipulation, il faut voir si les manifestants ont lancé les projectiles violemment dans le but de blesser, ou s’ils ont lancé mollement et de loin, sans atteindre leur cible, plutôt en guise de posture que de véritable agression.

          Pour être bien clair, ce que je veux dire c’est que quand on jette des projectiles, il y a plusieurs façons de le faire. Si on veut vraiment blesser, on utilise des boulons ou des pierres, on se rapproche, on ajuste le tir, et on tire avec force.

          Nous n’y étions pas, faisons confiance à l’auteur de l’article qui, lui, s’y trouvait.

          • omphalos
            omphalos répond à Majesté
            Favorable
            • Posté à 16h54 le 23/11/2012
            • 185510
              Favorable

            Pour être franc, je n’ai confiance qu’en bien peu de monde et l’auteur de cet article n’en fais pas parti. Alors attention, je ne veux *nullement* dire par là que je pense que ce monsieur ment ou dresse un tableau fictionnel de la situation mais que ce citoyen expatrié délivre une information et que comme toute information, il ne faut ni la rejeter ni l’adorer avant d’avoir croisé les sources (ce qui contrairement aux effluves est bien ^^) de manière à avoir confirmation de ce qui est affirmé. Mais bon, chacun fera comme il le veut, bien entendu !

            En ce qui me concerne, j’ai parfaitement conscience que le terrorisme d’Etat est une réalité, hélas. Il est occasionnel en France (je me souviens de la tragique affaire du Rainbow Warrior), quotidien dans d’autres pays donc je pense le gouvernement portugais potentiellement capable d’avoir envoyé des agents camouflés pour amorcer l’assaut des forces de polices sur les manifestants sans que cela ne lui ait posé le moins cas de conscience. Le Système se défend férocement.

            L’ont ils fait ? Je n’en sais rien, et donc je ne poserai aucun jugement affirmé en pour ou en contre sur la question. En revanche, ma remarque portait sur une prise de position de l’auteur que je trouvais contestable. Et rien d’autre.

            Pour le reste, je trouve l’article intéressant et les violences policières rapportées répugnantes. J’espère avoir réussi maintenant à mieux faire passer ma pensée : -)

          • Vivre libre ou mourir
            Vivre libre ou mourir répond à Majesté
            Europe ? SALOPE !
            • Posté à 17h52 le 23/11/2012
            • 182797
              Europe ? SALOPE !

            L’obscurantisme mon cher majesté, l’obscurantisme... -_-

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