To be a book or not 24/10/2012 à 08h16

Livre numérique : la France sommée d’augmenter sa TVA

Elsa Fayner | Journaliste Rue89


Une BD sur ebook lors du salon du livre de Francfort, en octobre 2011 (John Mac Dougall/AFP)

La France a un mois pour renoncer au taux réduit de TVA qu’elle applique aux livres numériques, menace ce mercredi la Commission européenne. Celui-ci doit passer de 7% à 19,6%. Sinon, Bruxelles pourra saisir la Cour de justice de l’Union européenne. Avec, à la clé, le risque de fortes amendes.

Bientôt la Cour de justice ?

La Commission passe là à la deuxième étape de la procédure d’infraction :

  • elle avait envoyé une lettre de mise en demeure en juillet 2012 à la France et au Luxembourg ;
  • aujourd’hui, elle adresse un « avis motivé » sur les livres électroniques aux deux Etats membres.

Ces derniers disposent d’un mois pour mettre leur législation en conformité avec le droit de l’Union.

Un livre comme les autres ?

Pour Bruxelles, « les livres numériques constituent des services fournis par voie électronique », est-il expliqué dans le communiqué : ils doivent être soumis au taux de TVA classique.

Ce taux – 19,6% – a été fixé par la directive TVA. Les Etats membres ont approuvé le texte à l’unanimité. Y compris la liste des secteurs pouvant bénéficier d’une TVA réduite. Or, l’ebook n’en fait pas partie. Pour l’inclure, il faudrait à nouveau l’unanimité. Difficile à obtenir.

Pour Paris, en revanche, le livre numérique est avant tout un livre. Il doit bénéficier du même taux de TVA réduit que le livre papier. D’où la décision de descendre, depuis le 1er janvier 2012, le taux de TVA sur le livre numérique à 7%.

Distorsions de concurrence

La Commission se trouve dans une position inconfortable. D’un côté, gardienne des traités, elle se doit de faire respecter les textes. D’autant plus qu’elle a reçu des plaintes du Royaume-Uni, de la Pologne et des Pays-Bas :

« Cette situation crée de graves distorsions de concurrence au détriment des opérateurs des 25 autres Etats membres de l’Union dans la mesure où les achats de livres numériques se font aisément dans un autre Etat membre que celui de résidence du consommateur et que les règles actuelles prévoient l’application du taux de TVA de l’Etat membre du prestataire, et non de celui du client. »

Des propositions « éventuellement » en 2013

D’un autre côté, la Commission se dit consciente de la difficulté à traiter différemment livres numériques et livres papier. Elle annonce avoir ouvert le débat, dans le cadre de la nouvelle stratégie TVA. Elle « fera éventuellement des propositions d’ici fin 2013 ».

Il n’est pas sûr, cependant, que cela arrange la France, et encore moins le Luxembourg, qui, lui, applique aux livres numériques un taux très réduit : 3%. Les deux pays ont pu attirer chez eux, avec une TVA réduite que ne pratiquent pas leurs voisins, certaines activités de vente de livres numériques.

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  • rouba
    rouba
    astronaute
    • Posté à 08h47 le 24/10/2012
    • Internaute 114763
      astronaute

    On a rejeté leur traité à ces vendus de Bruxelles.

    • nanabel
      nanabel répond à rouba
      1ère version
      • Posté à 10h46 le 24/10/2012
      • Internaute 97292
        1ère version

      Quel traité ? Je vous rappelle que cela fait 18 ans que la France a ratifié tous les traités. On en a rejeté aucun ! La France est n°2 après l’Allemagne. On a la majorité à la Commission. Et que je sache, Giscard est français et Rocard aussi. Ce sont bien des français à l’origine de la constitution européenne.

      Il aura fallu 18 ans à la Troïka (notre nouveau gouvernement) pour doter l’Europe Fédérale d’une constitution. Vous pouvez la consulter, elle est en vente en librairie. Il y est inscrit que l’Europe Fédérale ne reconnait aucun peuple, aucune nation. Aucun texte ne fait référence à une quelconque démocratie, autodétermination, référendum populaire, ou suffrage universel.

      En revanche il est inscrit que l’intégralité des textes instituant l’Europe Fédérale doivent être retranscrits dans les constitutions locales. Ils font autorité sur les textes précédents et en annulent leur portée extra-territoriale.

      La Troïka n’a jamais dit, nulle part, que l’Europe Fédérale optait pour une démocratie. Au contraire elle n’a jamais caché son régime autoritaire.

      Hollande nous avez bien prévenu que « Le changement, c’est maintenant ! » Il a juste omis d’ajouter : Bienvenue dans la dictature de l’Union Fédérale d’Europe !

      Nous avons changé de régime institutionnel sans nous battre et maintenant la Troïka va nous imposer sa loi. Nous serons mis en esclavage pour dettes. D’ailleurs, c’est marrant parce que ce sont les grecs de l’antiquité qui ont inventé ce concept.

    • Hazukashi
      Hazukashi répond à rouba
      Stagiaire
      • Posté à 11h50 le 24/10/2012
      • Internaute 188575
        Stagiaire

      Tiens c’est amusant, pour une fois l’Etat Français est étonnamment progressiste, lui qui a tendance à surtaxer internet pour protéger le Minitel et surtaxer les smartphones pour protéger les Bi-Bops !

      Le voilà qui considère le livre électronique comme un livre et pas comme un jeu vidéo...

      Sinon la distorsion de concurrence reprochée par le Royaume-Uni, ça me fait doucement rire... Une sacrée bande de trolls ces mecs de la City..

      Mon antre

      • ring de boxe
        ring de boxe répond à Hazukashi
        jojo
        • Posté à 12h57 le 24/10/2012
        • Internaute 114594
          jojo

        +1

        Mais bon, ce n’est pas encore terminé, il est prêt à payer des ouvriers peugeot qui n’ont plus de voitures à construire....en faisant payer les soit-disant riches qui créent des entreprises...

  • Conventionnel
    Conventionnel
    On ne peut régner innocemment
    • Posté à 08h49 le 24/10/2012
    • Internaute 169038
      On ne peut régner innocemment

    Tiens, encore une des éblouissantes réformes de Sarkozy ! Inapplicable. Tout simplement parce qu’elle n’est pas conforme aux règles qui ont cours dans l’Union et que nous avons approuvées.

    • Mazelfresh
      Mazelfresh répond à Conventionnel
      globalisée, marginalisée
      • Posté à 10h52 le 24/10/2012
      • Internaute 120958
        globalisée, marginalisée

      En effet, M. Sarkozy avait souhaité remonter le niveau de TVA à 7% sur les livres.

      Le PS au gouvernement a voté une nouvelle loi...pour revenir à un taux réduit de 5,5%. source

      Donc le problème reste le même.

      Votre ressentiment est clair, mais il est parti désormais...

      • Conventionnel
        Conventionnel répond à Mazelfresh
        On ne peut régner innocemment
        • Posté à 11h11 le 24/10/2012
        • Internaute 169038
          On ne peut régner innocemment

        Sauf que le taux qui est exigé par l’Union, ce n’est pas 7% mais 19,6% ...

         
        • Taladris
          Taladris répond à Conventionnel
          Ancien observateur
          • Posté à 17h09 le 24/10/2012
          • Internaute 141499
            Ancien observateur

          Peu importe. Que Sarkozy ait fait sa réforme ou non, la Commission Européenne se serait plainte. Rassurez-vous : il y a beaucoup à critiquer dans le quinquennat précédent, vous trouverez facilement autre chose ;)

          • Conventionnel
            Conventionnel répond à Taladris
            On ne peut régner innocemment
            • Posté à 17h17 le 24/10/2012
            • Internaute 169038
              On ne peut régner innocemment

            J’avais écrit : « Tiens, encore une des éblouissantes réformes de Sarkozy ! Inapplicable. “
            Je pense que vous avez pu lire ma réponse à M. Tilo, un peu plus bas. Nous sommes absolument d’accord.
            *< ; O)

        2 autres commentaires
    • Tilô
      Tilô répond à Conventionnel
      déLivre-moi
      • Posté à 12h29 le 24/10/2012
      • Internaute 105036
        déLivre-moi

      On a beau le détester - comme vous et moi -, on peut quand même difficilement reprocher cette réforme à Sarko.

      Elle a été faite à la demande pressante du SNE - entre autres - et fut considérée par celui-ci comme une « belle victoire », à juste titre me semble-t-il, car pourquoi avoir une différence de traitement entre papier et numérique, lorsque le contenu - ce qui compte - est identique ?

      Et elle a été faite en pleine connaissance de la directive européenne, une « mission pour la modernisation de la fiscalité culturelle européenne » ayant alors été créée à l’initiative de Sarko. Ce qui, je crois, n’est guère critiquable.

      D’ailleurs, la gauche ne pense pas différemment , par la voix de Filippetti cet été : « Je souhaite également que la TVA pesant sur le livre numérique soit immédiatement alignée sur la taxe affectant le livre imprimé, en dépit de la procédure d’infraction, que Bruxelles semble sur le point d’introduire à notre encontre. »

      • Conventionnel
        Conventionnel répond à Tilô
        On ne peut régner innocemment
        • Posté à 13h17 le 24/10/2012
        • Internaute 169038
          On ne peut régner innocemment

        La plupart des commentaires mettent principalement en cause la Commission qui, pour une fois, n’a strictement rien à voir. Pour ma part, je vous répondrai d’abord que je n’ai jamais osé la facilité. Ensuite que je reconnais, en toute mauvaise foi, que je profite d’un petit amalgame, en jouant sur le taux à 5,5%. Dont acte.

        Mais une autre chose me gène : qu’est ce qu’un livre numérique ? Parle-t-on d’une oeuvre de création littéraire ou dramatique ou parle-t-on du support - une sorte de « lutrin » - sur lequel repose le livre.
        Justement, le rapport entre le prix du papier et celui de la création artistique n’est pas le même que celui qui existe entre la tablette - qui peut servir une multitude de fois - et le contenu.
        Pour tout dire, Apple n’en est pas encore à faire comme John Davison Rockefeller qui eut l’idée d’offrir des lampes pour qu’on consomme son pétrole.

        Filippetti comme d’autres ministres de ce gouvernement n’a pas forcément force d’Evangile.

  • Monard
    • Posté à 08h47 le 24/10/2012
    • Internaute 19095

    La commission de Bruxelles est une des organismes moteur du néolibéralisme le plus toxique qui soit .
    Elle agit au nom de la concurrence libre et non faussée mais ferme les yeux sur les pires dérives qui soient .
    Bref si l’Europe est envahie de produits à bas coût et souvent mal façon , si elle refuse que les zones de transfert portuaires soient contrôlées ça veut dire qu’elle est complice de la désindustrialisation de l’Europe , des fermetures d’usines et même de la délocalisation des entreprises de service .
    Cette commission soumise aux lobbies ne fonctionne pas au service des salariés mais uniquement des grandes entreprises transnationales qui trichent le plus légalement du monde .
    Il y a d’autres institutions qui travaillent sous la même idéologie et dans le même sens, absolument illégitimes , car non soumises au contrôle démocratique .
    Notre démocratie est bafouée en permanence par ces organismes supra étatiques .
    Alors vous savez la taxation du livre numérique n’est qu’un débat mineur par rapport à la ruine de l’Europe avec la complicité allemande qui tire son épingle du jeu de toutes ces dérégulations .

    • Conventionnel
      Conventionnel répond à Monard
      On ne peut régner innocemment
      • Posté à 08h56 le 24/10/2012
      • Internaute 169038
        On ne peut régner innocemment

      Vous avez parfaitement raison, mais je pense que ce n’est pas tout à fait le sujet de cet article. En l’occurrence, je vois mal comment l’augmentation du taux de TVA pourrait être considérée comme l’expression des grandes entreprises transnationales qui trichent le plus légalement du monde ...

      • nanabel
        nanabel répond à Conventionnel
        1ère version
        • Posté à 10h59 le 24/10/2012
        • Internaute 97292
          1ère version

        Sauf si les grandes entreprises transnationales des réseaux de distribution des livres papiers considèrent que le livre numérique leur fait concurrence. Elles ont tout intérêt à faire pression sur la Commission pour surtaxer le numérique dans ce cas là.

         
        • Conventionnel
          Conventionnel répond à nanabel
          On ne peut régner innocemment
          • Posté à 11h15 le 24/10/2012
          • Internaute 169038
            On ne peut régner innocemment

          Les « grandes entreprises transnationales des réseaux de distribution des livres papiers ». Vous pensez aux NMPP ?
          *< ; O)))))))))))))))))))))))))))))))))))))

          • nanabel
            nanabel répond à Conventionnel
            1ère version
            • Posté à 11h39 le 24/10/2012
            • Internaute 97292
              1ère version

            Ahahah ! Il faut dire Presstalis maintenant, qui appartient au groupe Lagardère. Donc l’entreprise transnationale de distribution de la presse est aussi l’entreprise propriétaire ou majoritaire, comme on veut, de Hachette, ainsi que des points de vente Relay, des librairies Virgin (au Canada) et des revues : Elle, Paris-Match, Télé 7 jours, le Journal du Dimanche, etc,...

            • Conventionnel
              Conventionnel répond à nanabel
              On ne peut régner innocemment
              • Posté à 12h07 le 24/10/2012
              • Internaute 169038
                On ne peut régner innocemment

              ... qui sont également vendeurs des fameux livres numériques. L’Ouroboros disqualifie un peu votre beau raisonnement ; peut-être parce que vous avez oublié que dans l’Union, le taux de TVA n’est pas fixé par la Commission mais par une directive (acte juridique pris par le Conseil de l’Union).

              • nanabel
                nanabel répond à Conventionnel
                1ère version
                • Posté à 12h16 le 24/10/2012
                • Internaute 97292
                  1ère version

                C’est bien la preuve qu’ils n’en ont rien à glander de la TVA, puisque ce ne sont pas eux qui la paie.

                - « ...le taux de TVA n’est pas fixé par la Commission mais par une directive (acte juridique pris par le Conseil de l’Union). » -

                Et qui siège au Conseil ? Les directives sont écrites et adoptées par les commissaires européens, puis retransmises au Conseil qui leur donnent leur caractère juridique, sans quoi elles ne pourraient pas être transposables dans le droit local.

                • Conventionnel
                  Conventionnel répond à nanabel
                  On ne peut régner innocemment
                  • Posté à 12h47 le 24/10/2012
                  • Internaute 169038
                    On ne peut régner innocemment

                  Vous n’avez visiblement pas bien compris comment fonctionnent les institutions de l’Union ni identifié clairement ce que sont ceux qui y opèrent.
                  L’Union Européenne est fondamentalement une association de pays démocratiques. Ca signifie que les « textes de lois » - préparés par les services de la Commission (techniciens quelquefois appelés technocrates) - sont approuvés par des élus (Conseil ou Parlement).
                  Et justement, tout le travail se synthèse et de négociations se fait « dans les couloirs », entre les élus. La Commission n’adopte que des « textes réglementaires ».

                  • nanabel
                    nanabel répond à Conventionnel
                    1ère version
                    • Posté à 13h31 le 24/10/2012
                    • Internaute 97292
                      1ère version

                    On ne va pas être d’accord. Ce n’est pas grave.

                    Je vous ferai juste remarquer que le Parlement n’a aucune autorité sur la Commission. C’est bien la Commission qui écrit et adopte les directives. Le rôle du Parlement est de donner un caractère juridique aux directives déjà adoptées par les commissaires. En aucun cas le Parlement peu décider, sur sa propre initiative, de créer des lois européennes. Il est juste autorisé à soumettre des projets que la Commission n’est pas obligé de concrétiser. Le Parlement a le même rôle que l’Assemblée Nationale, c ’est une chambre d’enregistrement des directives européennes.

                    • Conventionnel
                      Conventionnel répond à nanabel
                      On ne peut régner innocemment
                      • Posté à 13h55 le 24/10/2012
                      • Internaute 169038
                        On ne peut régner innocemment

                      Ce n’est pas la question d’être d’accord ou pas, mais pour la 3ème fois, NON, la Commission n’adopte pas les directives : les directives sont adoptées par le Conseil ou par le Parlement. La commission n’est que le syndic des actes, celui qui sert de secrétaire.
                      Accessoirement le rôle du Parlement n’est pas de donner un caractère juridique mais de voter les lois européennes.

                      Le cadre de la proposition de loi est le même que celui de notre parlement national : un ou plusieurs élus peuvent proposer des lois qui sont discutées ou non.

                      Mais vous allez franchement faire hurler – de rire - quand vous considérez que le parlement national n’est « que la chambre d’enregistrement des directives européennes ». M’est humblement avis que vous devriez approfondir un peu vos lectures de Wikipedia ou vous plonger sérieusement dans un bon livre du genre « Sciencs politiques pour les nuls ».

                      • nanabel
                        nanabel répond à Conventionnel
                        1ère version
                        • Posté à 14h41 le 24/10/2012
                        • Internaute 97292
                          1ère version

                        Il est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

                        Et pour ce qui est d’approfondir ses connaissances, je vous conseille la lecture (texte intégral) de la Constitution Européenne, en vente dans toutes les librairies au modique taux de TVA à 7 %.

                        • Conventionnel
                          Conventionnel répond à nanabel
                          On ne peut régner innocemment
                          • Posté à 15h00 le 24/10/2012
                          • Internaute 169038
                            On ne peut régner innocemment

                          Très drôle ! Si, si ! Dès que j’aurai trouvé ce que vous dites y avoir lu (peut-être un soir de cuite ou de fumette ?), à savoir « que la Commission écrit et adopte les directives », je me ferai un plaisir de vous le confirmer par écrit et même d’encadrer la page pour la clouer au mur de mes gogues.
                          *< ; O))))

        9 autres commentaires
    • Gaston le roux
      Gaston le roux répond à Monard
      ami des bêtes
      • Posté à 09h50 le 24/10/2012
      • Internaute 120601
        ami des bêtes

      « Elle agit au nom de la concurrence libre et non faussée mais ferme les yeux sur les pires dérives qui soient . »

      Hier, dans le journal de France2, on apprend que les douaniers français n’auront plus le droit de saisir les contre-façons qui ne font que transiter par la France.

      Et c’est un ordre qui provient de l’UE comme d’habitude, on hallucine !

      • xaxa
        xaxa répond à Gaston le roux
        • Posté à 10h19 le 24/10/2012
        • Internaute 88669

        « Hier, dans le journal de France2, on apprend que les douaniers français n’auront plus le droit de saisir les contre-façons qui ne font que transiter par la France. »

        Vous êtes sur d’avoir bien compris, sachant que la Cour Européen vient justement D’ETENDRE les droits des douaniers sur les marchandises en transit, invalidant un réglement de 2003 qui empechait, justement, la saisie des contrefacons en transit ...

         
        • Gaston le roux
          Gaston le roux répond à xaxa
          ami des bêtes
          • Posté à 12h11 le 24/10/2012
          • Internaute 120601
            ami des bêtes

          C’est encore visible pendant 6 jours sur le site internet de France2.
          Lien

          Allez voir le journal de 13 h, le mardi 23 octobre 2012, vers 18 min.
          Cordialement.

          • xaxa
            xaxa répond à Gaston le roux
            • Posté à 12h51 le 24/10/2012
            • Internaute 88669

            C’est affligeant de la part des journalistes de ne pas vérifier leurs informations ....

            La décision évoquée n’est pas nouvelle, elle a 10 mois (c’est la décision de déc 2011). En outre la « mesure » contestée dans le reportage ressort d’une directive de 1994 ...

            18 ans que c’est en vigueur.

            18 ans pour se rendre compte qu’en application des traités de l’OMC (qui sont encore plus anciens), les marchandises en transit, c’est à dire restant en zone internationale, ne sont pas saisissables par les douanes.

            Et comme ca passe à la télé, ca se répand à la vitesse du TGV, même si l’interprétation de la décision va dans le sens contraire de cette décision ...

            Pour ceux que ca intéresse, un petit tour sur l’arrêt : Lien

            • Monard
              Monard répond à xaxa
              • Posté à 16h43 le 24/10/2012
              • Internaute 19095

              Merci pour vos interventions .

              C’est plus qu’affligeant de la part de journalistes de chaîne publique qui pratiquent une désinformation grave de conséquence .

              A ce stade et répétitif on pourrait évoquer de la malveillance .

        3 autres commentaires
  • demilune
    • Posté à 09h05 le 24/10/2012
    • Internaute 22444

    La commission européenne fait sacrement chier !

    1) Un livre est un livre. Électronique ou sur papier, c’est la même chose, seul le support change. Si demain, je décide de vendre un bouquin écrit sur un rouleau de PQ, quel taux de TVA s’appliquera ? Celle du PQ ou celle des livres ?

    2) La France à raison de vouloir faire du protectionnisme pour sauver son économie, n’en déplaise à une commission non élue qui voue un culte à l’économie de marché et au libre échange.

    • PaulTron
      PaulTron répond à demilune
      Ce champ sera visible par tous (...)
      • Posté à 09h27 le 24/10/2012
      • Internaute 168564
        Ce champ sera visible par tous (...)

      Ce n’est pas faux. Mais en face, c’est vu comme du dumping fiscal que de proposer une tva réduite pour attirer les entreprises.
      Et on ne peut pas dire du Royaume Uni, comme de l’Irlande ou des pays Bas qu’eux font du dumping fiscal sur la tva.. (seulement sur les reste des impositions).... : -)

    • Loup de Nissac
      Loup de Nissac répond à demilune
      Nietzschopathe
      • Posté à 10h33 le 24/10/2012
      • Internaute 130344
        Nietzschopathe

      Sur votre point 1, je ne suis pas d’accord car si le support ne suffit pas, en effet, à définir l’objet « livre »....s’en tenir au seul contenu est également problématique car si je mets « côte à côte la Critique de la Raison Pure de Kant et les “Mémoires” de Justin Bieber : il y a un des deux que je considérerai comme un livre mais l’autre....qu’est-ce donc ?

      Un livre, au sens où nous l’entendons communément, est une alliance de forme particulière que l’on manipule avec les mains ; un acte plein et entier où les pages tournent et crissent sous les doigts ; un livre s’ouvre et se ferme comme en une liturgie personnelle ; il se parcours, il ne se consomme pas....bref le support est important car nous ne sommes pas même face à une page de papier et face à un écran....

      En plus, vu le très petit nombre de vente de e-book en France, ça ne changera pas grand-chose....

      Pour le point 2, je vous suis volontiers ; -)

      • Qzxcd
        Qzxcd répond à Loup de Nissac
        Expatrié
        • Posté à 16h01 le 24/10/2012
        • Internaute 114892
          Expatrié

        Je ne suis pas du tout d’accord sur cette différence entre le livre papier et le livre numérique en terme d’usage.
        Je lis un livre papier comme un livre numérique.
        La différence est que je dispose de plusieurs livres numériques sur un seul périphérique et lorsqu’on voyage régulièrement, ou que l’on doit posséder des manuels de référence qui représentent rapidement des kilos, il est plus aisé d’en disposer sous forme numérique.

        Le vrai problème par contre est le fait que vous ne possédez pas le livre numérique lors de son achat mais d’une license d’utilisation contrairement à l’objet matériel dont vous disposez comme bon vous semble.

        Je vois difficilement en quoi le faire de lire un livre sur une tablette numérique me rangerait au rang du consommateur, qui a une connotation vulgaire dans votre commentaire, et plus à celui de lecteur.

         
        • Loup de Nissac
          Loup de Nissac répond à Qzxcd
          Nietzschopathe
          • Posté à 16h19 le 24/10/2012
          • Internaute 130344
            Nietzschopathe

          On se calme ! Je n’ai mis aucune connotation vulgaire : le lecteur ou le « liseur » fait se qu’il veut.....

          Vous ne voyez pas la différence entre sentir, justement, le poids du livre et une tablette ? Pas de différence entre tourner physiquement des pages et cliquer sur un écran ? Sans compter le fait qu’une machine tombe facilement en panne ; pas un livre....

          A chaque livre, sa présentation, son format (pocket ou collection) ; pour chaque « livre » numérique, toujours le même support....

          Enfin : quand on veut acheter un livre, on se rend dans une librairie, on cherche, on fouille, on compulse divers ouvrages ; on est attiré pas les couvertures particulières, les titres selon leur typographie, etc....

          Pour un « livre » numérique, on clique et on l’a avec le même support employé pour d’autres « activités » ; il n’y a plus de spécificité propre aux objets, livres ou autres ; on ne se déplace pas, toute notre gestuelle est réduite par la mise à distance, par la connexion électronique...la dématérialisation a ainsi ses inconvénients....mais encore une fois l’e-book ne me pose pas de problème mais il n’a pas de rapport avec un livre qui est un objet à part entière, pas une énième extension informatique.

          Bref il y a l’e-book et il y a le livre.....

          • Qzxcd
            Qzxcd répond à Loup de Nissac
            Expatrié
            • Posté à 18h56 le 24/10/2012
            • Internaute 114892
              Expatrié

            Pour ainsi dire, j’ai pendant longtemps préféré l’objet livre à la lecture sur tablette.
            Et puis finalement, un bouquin, ca tient même dans la poche arrière d’un jean. On peut même l’abandonner dans un lieu une fois fini pour en faire partager autrui. J’aime particulièrement le concept de book crossing si vous connaissez.
            Et puis c’est vrai qu’un bouquin qui tombe par terre, il s’en remet assez bien, et qu’on a pas encore croisé de pilleur de culture sauvagement vous arracher un livre à la sauvette :)

            Maintenant, le fait est que mon cadre de vie en tant qu’expatrié au moyen orient fait que je n’ai plus l’opportunité de me rendre dans une librairie, dumoins francophone un minimum fournie.
            Il y a bien une bonne librairie à Dubaï, mais c’est à un peu plus d’une heure de route, et si ce qui est proposé en langue anglaise a de quoi satisfaire tout le monde, pour ce qui est du français, c’est réduit à une peau de chagrin.

            L’achat en ligne me rebutte par exemple complètement pour plusieurs raisons. Comme vous le signalez, il est impossible de fureter, de feuilleter un peu, de se poser pour lire un paragraphe au hasard. L’achat en ligne présente l’intérêt de trouver potentiellement l’ouvrage que l’on souhaite acheter si on connait le nom. Et c’est là que l’ouvrage numérique dévoile toute sa faiblesse. J’aime beaucoup les essais. Enfin, les livres autres que les romans. Et là, à chaque fois, c’est le même constat, je suis redirigé sur vers la version papier.

            Pour ce qui est des pannes de matériel, à l’heure actuelle, la majeure partie des individus remplace son matériel avant que celui-ci ne tombe en passe. C’est un comportement un peu débile, mais des pannes de matériel, je dois bien dire qu’en plus de dix années, je peux les compter sur les doigts d’une main, en prenant en compte absolument tout le matériel que j’ai pu posséder. Une machine à laver et un disque dur en tout et pour tout. Et un radio réveil.

            Sur le fond, nous sommes d’accord. Je pense juste que c’est l’opposition consommateur face au lecteur qui m’a fait un peu tiquer.

            Et il est vrai qu’il est beaucoup plus difficile d’avoir une belle bibliothèque qui permet de saisir un livre pour le prêter à un ami de passage avec des e-book qu’avec nos bons vieux livres ;)

            • Loup de Nissac
              Loup de Nissac répond à Qzxcd
              Nietzschopathe
              • Posté à 19h57 le 24/10/2012
              • Internaute 130344
                Nietzschopathe

              Alors, je vous rassure car ce n’était pas du tout mon propos de faire une opposition quelconque : il arrive parfois qu’on exprime mal sa pensée.....

              On peut en toute légitimité (encore heureux ; -) ) faire le choix de l’un ou de l’autre : dans votre cas nécessité fait loi, comme on dit......je voulais juste faire remarquer à Demilune la différence car nous sommes bien d’accord la-dessus....

              • demilune
                • Posté à 16h26 le 25/10/2012
                • Internaute 22444

                J’aime beaucoup avoir un livre entre les mains, c’est un objet que j’affectionne particulièrement. Oui, l’odeur du papier, le bruissement des pages est agréable mais lorsque je lis un auteur, ce qui m’intéresse de prime abord c’est l’histoire qu’il raconte, ses idées. Et pour cela, peu m’importe le support, le texte devant être identique sur « livre » ou « e-book ».
                En même temps, je fais partie d’une génération pour qui le clavier est une extension naturelle des doigts, cela joue peut être aussi dans le rapport que j’entretiens au livre électronique.

                • Loup de Nissac
                  Loup de Nissac répond à demilune
                  Nietzschopathe
                  • Posté à 18h05 le 25/10/2012
                  • Internaute 130344
                    Nietzschopathe

                  J’entends bien mais parfois je crains qu’à force de « dématérialisation », on perde de vue tout l’aspect « sensitif » des choses ; mais si vous savez faire le distinguo entre les 2, alors tant mieux....

                  Pour l’aspect générationnel, je ne saurais vous faire de reproche étant donné que je suis né avec les premiers jeux vidéos dont j’ai du mal à décrocher ; -)

                  Cependant (un p’tit bémol pour la route) je ne trouve pas très pratique (sauf nécessité comme Qzxcd) la lecture sur un écran car dans certaines positions, on ne distingue plus grand-chose....

                  Je vois, par exemple, avec les écrans d’ordi fixes ou portables où, pour peu qu’on se décale sur les côtés, l’image n’est plus aussi bien lisible ; alors qu’avec un livre papier, ça reste confortable même allongé sur le flanc....m’enfin question d’habitude je suppose : -)

                  • demilune
                    • Posté à 09h05 le 26/10/2012
                    • Internaute 22444

                    Un monde où tout serait dématérialisé serait d’une tristesse à mourir !
                    Actuellement, mon e-book me sert exclusivement à lire des classiques libre de droits que je n’aurais probablement pas acheté (c’est un plaisirs de découvrir Dickens, Dostoïevski et tans d’autres), me laissant ainsi ma bourse pleine pour l’achat de livres plus contemporains. D’ailleurs, je trouve que le prix d’un livre au format numérique n’est pas très compétitif par rapport au format papier alors que les coûts de fabrication sont moindres.

                    « je suis né avec les premiers jeux vidéos dont j’ai du mal à décrocher ; -) »
                    Vous n’arrivez pas à décrocher de « Space Invader » et de « Pacman » ? Moi, je me détend en jouant à « Tetris ».

                    Pour ce qui est du confort de lecture, la technologie utilisé pour les e-book n’a rien à voir avec celle utilisé pour les écrans d’ordinateur. Le procédé d’encre électronique offre un rendu similaire à celui d’une page papier.

                    Chacun ses choix du moment que tout le monde trouve son bonheur.

        6 autres commentaires
    • nicolas.boulay
      nicolas.boulay répond à demilune
      ingé
      • Posté à 11h30 le 24/10/2012
      • Internaute 94389
        ingé

      On ne peut pas se plaindre de la concurrence fiscal de l’Irlande ou du Luxembourg et de vouloir faire la même chose dans d’autres secteurs.

      La vrai anomalie est ce taux réduit. Si c’est pour la culture, pourquoi le taux n’est pas réduit pour les CD, les vidéo, internet ?

      • ruanibes
        • Posté à 08h43 le 27/10/2012
        • Internaute 8643

        Le taux réduit de tva pour le livre + le prix unique du livre sont des mesures salutaires pour que les librairies indépendantes survivent. Sans cela ce réseau de distribution aurait certainement disparu et le service inégalable rendu par ces passionnés de littérature avec.....(je ne suis pas certains que cela émeuve les acheteurs de tablettes)

    • Bfmcd
      Bfmcd répond à demilune
      Libre
      • Posté à 11h36 le 24/10/2012
      • Internaute 194217
        Libre

      Un livre est un livre quelque soit le support ? Ben justement non, et on ne le dit pas assez ! Chez Amazon et autres, vous n’achetez pas un livre numérique, vous payez pour avoir un accès à un contenu numérique. La nuance est importante car vous ne pouvez pas céder ce livre ou même le prêter à un ami. Et si Amazon décide de fermer votre compte pour une raison ou pour une autre (non respect de leurs conditions....) vous pouvez perdre l’accès à tous les livres protégés par DRM dont vous pensiez pourtant être propriétaire.
      Donc oui au livre electronique, mais sur des supports libres !

      • Jacques Bolo
        Jacques Bolo répond à Bfmcd
        Auteur-Editeur-Libraire
        • Posté à 12h24 le 24/10/2012
        • Internaute 37329
          Auteur-Editeur-Libraire

        1. Le pb c’est Amazon, Apple et autres, pas le livre.
        2. L’autre pb, c’est la TVA dans le pays de l’entreprise et non de l’acheteur.

        C’est précisément à ça que doivent servir les traités internationaux. Si les Français sont des nuls en négociation, il faudrait qu’ils s’y mettent au lieu de « critiquer l’Europe » = c’est ne pas comprendre ce point qui cause les pb.

      • Qzxcd
        Qzxcd répond à Bfmcd
        Expatrié
        • Posté à 16h03 le 24/10/2012
        • Internaute 114892
          Expatrié

        En même temps, le téléchargement en torrent/emule/ftp/www permet de s’abstraire de ce problème là. Je dispose de ma bibliothèque sous forme de pdf et d’epub. Je n’ai jamais acheté de support numérique et je continue d’acheter ponctuellement des livres sous forme physique.

        Effectivement, le livre numérique est une license d’utilisation, et ici, c’est un problème dans la mesure où l’on devient captif d’une plateforme.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 09h10 le 24/10/2012
    • 49273
      Petit agité

    Quand on en aura fini avec l’Union Européenne, faudra pas oublier de vitrifier Bruxelles sous une pluie de missiles balistiques.

    • Gaston le roux
      Gaston le roux répond à Deamon7
      ami des bêtes
      • Posté à 09h48 le 24/10/2012
      • Internaute 120601
        ami des bêtes

      C’est là qu’on se dit que l’éclatement de la Belgique en deux pourrait peut être être salutaire à la France en affaiblissant l’UE.

      Parfois je me demande si la France est un pays souverain, ou si on est devenu un simple département de l’UE... ?

      • Caius Octavius Thurinus
        • Posté à 10h21 le 24/10/2012
        • Internaute 146649
          Censor

        La question ne se pose plus, nous ne sommes même plus un état, encore moins souverain.

        Cette Europe n’a aucun avenir, et j’espère de tout mon coeur que ça va péter, pour espérons-le reconstruire quelque chose plus en accord avec ce que devait être vraiment l’Union Européenne.

        Quand je vois qu’on veut nous imposer d’utiliser les OGM Monsanto...un dictât infâme parmi de nombreux autres de cette usine à gaz qui ne tourne qu’au fric .

      • nanabel
        nanabel répond à Gaston le roux
        1ère version
        • Posté à 11h21 le 24/10/2012
        • Internaute 97292
          1ère version

        - « Parfois je me demande si la France est un pays souverain, ou si on est devenu un simple département de l’UE... ? » -

        Votre confusion vient du fait que vous croyez toujours, comme la majorité de l’opinion publique européenne, faire partie d’une Union d’Etats (vous pouvez remercier les médias de vous désinformer sur la réalité). Or depuis 2010 nous avons changé de régime constitutionnel. Nous sommes aujourd’hui inclu dans l’Union Fédérale Européenne, instaurée par le traité de Lisbonne. Et les responsables politiques français ne subissent nullement les dicktats de la Troïka, ils en sont les instigateurs. Giscard et Rocard sont français et la France est le n°2 de l’Union Fédérale.

      • Percy Schramm
        Percy Schramm répond à Gaston le roux
        Reaktionär
        • Posté à 13h52 le 24/10/2012
        • Internaute 190966
          Reaktionär

        Nous ne sommes plus souverain à vrai dire. Jean Bodin avait défini 4 domaines de souveraineté :
        _ battre monnaie
        _ faire les lois
        _ l’exercice de la Jusitce
        _ faire la guerre ou la paix

        Sur ces 4, nous n’en avont aucun désormais. La France n’est donc plus souveraine.

    • Sybylle
      Sybylle répond à Deamon7
      Autodidacte multilingue
      • Posté à 11h24 le 24/10/2012
      • Internaute 117442
        Autodidacte multilingue

      Commencez par éliminer la classe politique chez vous.
      Bruxelles est dirigée par les mêmes qui dirigent les pays souverains, donc la politique européenne en vigueur est directement pilotée par nos élus.

      • Deamon7
        Deamon7 répond à Sybylle
        Petit agité
        • Posté à 11h36 le 24/10/2012
        • 49273
          Petit agité

        Oui mais la classe politique chez nous a été élue par nous et non par nous au milieu de 26 autres pays qui ne partagent pas notre destin, et quand elle somme un autre pays de prendre telle ou telle mesure on lui dit de se mêler de ses oignons.

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