Tribune 09/10/2012 à 12h19

Un jeune sur cinq sans diplôme ? Ce n’est pas une fatalité

Lucie Piolot | Institut Montaigne

Tribune

Un crayon avec une mine cassée (Fieldsofview/Flickr/CC)

Le Parlement vote mardi 9 octobre la création des emplois d’avenir. Tout comme les contrats de génération, ces dispositifs d’urgence insuffisamment tournés vers les emplois marchands, bien qu’utiles, ne peuvent à eux seuls répondre aux défis de plus long terme auxquels nos jeunes sont confrontés au moment de l’insertion sur le marché du travail.

Chaque année, près d’un jeune sur cinq sort du système éducatif sans diplôme ni qualification. Cet échec scolaire massif se double d’un taux de chômage des jeunes proche de 23%, un des plus élevés d’Europe.

Les moins qualifiés sont les plus touchés : trois ans après leur sortie du système scolaire, 40% des non-diplômés sont au chômage, contre 9% des diplômés du supérieur (Céreq, 2011).

Cette situation inacceptable n’est pourtant pas une fatalité. Malgré la crise, des pays voisins sont parvenus à maintenir un taux de chômage des jeunes inférieur à 15% et ce, grâce à des systèmes d’orientation et d’insertion efficaces. L’analyse des pratiques françaises à l’aune de comparaisons internationales permet d’identifier trois leviers d’action pour une réforme réussie.

1

En finir avec l’orientation « à la française »

Le système français d’orientation ne joue pas suffisamment son rôle d’articulation entre la formation des jeunes, la réalisation de leurs aspirations et les besoins du monde du travail, poussant beaucoup de jeunes dans des voies qui ne les intéressent pas ou vers des formations sans avenir.

Pour faire évoluer cet état de fait, l’orientation telle que dispensée aux écoliers allemands ou danois par exemple montre qu’il est possible d’agir sur deux leviers :

  • renforcer la formation des professeurs aux réalités du monde du travail et ouvrir le monde enseignant aux professionnels issus de l’entreprise ;
  • introduire dès le collège des cours d’orientation centrés très concrètement sur la connaissance des formations proposées, l’apprentissage des codes de comportement en entreprise et l’autonomie.
2

Agir au plus près des bassins d’emploi

L’accès à l’emploi des jeunes peu qualifiés est rendu plus difficile par la nature cumulative des difficultés auxquelles ils font face :

  • déficit de réseau, d’informations et d’appuis,
  • stigmatisation et discriminations à l’embauche.

Or, malgré la récente multiplication des politiques d’insertion et les bonnes initiatives prises en ce sens, aucun dispositif n’est spécifiquement adapté aux jeunes peu qualifiés, à l’exception peut-être de celui des Missions locales dont l’action gagnerait à être mieux articulée avec les dispositifs globaux d’emploi et d’insertion. Cet empilement illisible de dispositifs nationaux fonctionnant « en silos » nuit à leur efficacité.

En Allemagne et au Danemark, l’organisation des politiques d’insertion et d’emploi est gérée au niveau local, dans les Länder ou municipalités, là où se jouent les rencontres entre employeurs et jeunes. Elles mobilisent l’ensemble des acteurs concernés : les écoles, les centres de formation et d’orientation, les services de l’emploi, les services sociaux, les municipalités, les parents et les entreprises.

Ces exemples nous proposent trois pistes d’action pour notre pays :

  • identifier au niveau local un chef de file qui piloterait les activités de l’ensemble des acteurs et des dispositifs existants en disposant d’un budget décentralisé ;
  • créer un guichet unique « jeunes » qui leur permette d’accéder à des services d’orientation, aux offres de Pôle emploi et aux services sociaux, tout en facilitant les démarches des entreprises ;
  • renforcer l’autonomie des collèges et des lycées pour encourager leur collaboration avec les guichets locaux, prévenir le décrochage scolaire et organiser des activités d’orientation.
3

Faire une place aux jeunes dans les entreprises

La transition entre la fin des études et le premier emploi en entreprise est, en France, encore trop bancale. Pour cela, les progrès doivent être poursuivis pour généraliser l’alternance qui représente un véritable passeport vers l’emploi et qui a prouvé sa capacité à acquérir des compétences opérationnelles : dans huit cas sur dix, elle ouvre la porte à un emploi pérenne [« 86 % des jeunes en emploi trois ans après la fin du contrat d’apprentissage », selon la Dares en 2010,ndlr].

Les bonnes pratiques dans le domaine de la diversité doivent en outre être

Quelques chiffres
  • 23% des jeunes d’origine maghrébine ont été orientés vers une classe de seconde professionnelle non conforme à leurs veux, contre 8% des jeunes d’origine française.
  • En 2006, seuls 40% des nouveaux apprentis étaient non qualifiés, contre 60% en 1992

promues de façon systématique, en particulier celles destinées aux jeunes de moins de 25 ans.

Enfin, les entreprises doivent mener une réflexion pour identifier les activités véritablement professionnalisantes qui permettraient d’intégrer des jeunes peu qualifiés. Il en va de leur responsabilité mais aussi de leur intérêt.

Les jeunes chômeurs risquent de devenir une « génération perdue » : c’est en ces termes que l’Organisation internationale du travail met en garde les pays européens sur l’aggravation du chômage des jeunes.

Le gouvernement a annoncé des mesures d’urgence : il reste cependant impératif d’engager dès maintenant des actions concrètes pour agir sur les causes structurelles de cette crise.

MERCI RIVERAINS ! bee.caroline
  • 7223 visites
  • 34 réactions
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  • Sybylle
    Sybylle
    Autodidacte multilingue
    • Posté à 13h39 le 09/10/2012
    • Internaute 117442
      Autodidacte multilingue

    Vous proposez des solutions intéressantes.

    Dommage que notre superbe gouvernement français (droite ou gauche, les institutions restent les mêmes) soit toujours incapable d’écouter la voix du peuple censé (initialement) le gouverner.

    Les mesures d’urgences et autres pacotilles ne servent à rien.
    C’est sur le fond qu’il faut traiter les problèmes.

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 13h42 le 09/10/2012
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    L’école n’a pas pour but de former les gens à l’emploi. L’objectif c’est de transmettre un savoir, pas un métier. Il faut arrêter de faire l’amalgame. Un être humain ne viens pas au monde pour avoir un emploi !
    Ou alors... pauvre de nous.

    • Bad Lieutenant
      Bad Lieutenant répond à Biloo
      Bisounours de combat
      • Posté à 13h48 le 09/10/2012
      • Internaute 190065
        Bisounours de combat

      vous êtes en effet un citoyen éveillé ça fait plaisir... : -)

    • Sybylle
      Sybylle répond à Biloo
      Autodidacte multilingue
      • Posté à 13h59 le 09/10/2012
      • Internaute 117442
        Autodidacte multilingue

      Vous avez certes raison, mais il est néanmoins indéniable que la création de filières professionnalisantes a apporté une solution aux jeunes ne pouvant suivre une formation classique, tout en leur permettant de trouver un travail.

      Ces mêmes filière, dont l’Italie ne peut se targuer, a solutionné un problème « oublié » de nos jours.
      Les métiers de boulanger, mécanicien & co, en France, passent tous par des filières apportant un apprentissage commun, un socle définissant ce que l’élève est censé savoir.

      En Italie, ces filières n’existent pas, on apprend sur le tas, auprès d’un professionnel déjà établi, sans qu’aucun diplôme ne viennent certifier la qualité du travail.

      Transmettre un savoir c’est aussi transmettre un métier, un savoir-faire justement.

      L’école inculque un certain nombre de codes, ainsi qu’un bloc de connaissances générales, des méthodologies...
      Mais elle peut aussi apprendre un métier.

      Si cela n’est pas le but de l’homme, bien peu peuvent se passer de travailler de nos jours.

      • Biloo
        Biloo répond à Sybylle
        Citoyen éveillé.
        • Posté à 14h54 le 09/10/2012
        • Internaute 141342
          Citoyen éveillé.

        Ce que vous dites n’est pas faux dans l’absolu.
        Néanmoins, apprendre sur le tas, auprès de professionnel n’est pas forcement un chemin sans diplôme et sans certification au bout. C’est le principe des corporations qui existaient par exemple jusqu’au moyen age. Le maître forme l’apprenti et l’apprenti doit réaliser un chef d’oeuvre pour valider sa compétence. Rien d’exceptionnel. Et ce serait sans doute plus efficace que les formations actuelles.

        Il faut nuancer l’école et l’apprentissage. Une école n’a pas pour but de former à un métier. Le métier s’apprend ensuite. L’ école (de la république qui plus est) a pour but de former des citoyens : c’est à dire de leur apprendre à lire, à écrire, à compter, à s’exprimer en public de manière correcte, a se forger une opinion et à écouter celle des autres. C’est cela le but de l’école.
        Le reste appartient au domaine de la formation professionnelle.

        L’amalgame sinon malheureux est avant tout dangereux. A partir du moment ou l’école forme des travailleurs elle renonce à former des citoyens. Et ça, c’est Le plus grand des dangers.

        Quand au fait qu’aujourd’hui bien peu ne peuvent se passer de travailler, c’est un choix de société. Aujourd’hui ce choix est fait par ceux qui justement ne travaillent pas. Cette situation ne pourra pas durer éternellement d’ailleurs. On invente de plus en plus rapidement de plus en plus de machines de plus en plus efficaces pour remplacer les humains au travail ou faire en sorte qu’un seul produise le travail de plusieurs. Ce choix de société est mis en suspens depuis un peu plus d’un siècle, et sans nouveau grand recul de la démographie (guerre), la question sera chaque jour plus pressante.

    • A Pied
      A Pied répond à Biloo
      Prof
      • Posté à 14h49 le 09/10/2012
      • 174047
        Prof

      La vision de l’education comme etant le remplissage d’un reservoir date beaucoup. Toutes les ecoles les plus avancees dans le monde ne fonctionnent plus seulement selon le principe du prof qui sait un certain nombre de choses et qui les transmet a ses etudiants mais plus comme une formation complete d’individus qui savent resoudre des problemes, travailler en equipe, planifier. etre creatif etc... Malheureusement, on ne s’en rend pas bien compte en observant les ecoles publiques en France, ou l’immobilisme est immense, mais c’est un mouvement assez generalise. Et ca ne veut pas dire une education plus pauvre, bien au contraire.

      • Biloo
        Biloo répond à A Pied
        Citoyen éveillé.
        • Posté à 15h06 le 09/10/2012
        • Internaute 141342
          Citoyen éveillé.

        Navré mais je ne comprends pas le sens de votre réponse.

         
        • A Pied
          A Pied répond à Biloo
          Prof
          • Posté à 15h14 le 09/10/2012
          • 174047
            Prof

          Je remets en cause votre vision du role de l’ecole : transmettre un savoir. Beaucoup d’ecole ont depasse cette vision. L’ecole change, contrairement a ce que l’on peut penser en France.

          • Biloo
            Biloo répond à A Pied
            Citoyen éveillé.
            • Posté à 16h05 le 09/10/2012
            • Internaute 141342
              Citoyen éveillé.

            Dans ce cas je me permets de remettre en cause votre interprétation de ma vision. Pour moi, transmettre un savoir ne saurait se limiter à une simple jeu de vase communicant ou un remplissage de réservoir comme vous le dites. Une transmission de savoir n’exclu pas de travailler en équipe, de faire preuve de créativité, etc...
            Il s’agit là d’un autre sujet qui est le moyen de transmettre ce savoir. Certes très intéressant, mais un autre sujet.

        2 autres commentaires
    • crotedeunékipudéfaisse
      crotedeunékipudéfaisse répond à Biloo
      Moyenne, zéro et j'adore ça
      • Posté à 18h02 le 09/10/2012
      • Internaute 187290
        Moyenne, zéro et j'adore ça

      C’est vrai. Sauf que depuis quelques décennies on éduque plus, on endoctrine.

    • simla
      simla répond à Biloo
      desperate housewife
      • Posté à 05h02 le 10/10/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      Le savoir ? Je vous rappelle que nombre d’enfants arrivent au collège sans maîtriser la lecture, entre autres...quant à l’écrit, c’est effarant de voir le nombre de fautes ! ! ! A ce propos, un être humain ne vient...prend un t !

      Cela dit, avoir un emploi est indissociable de l’individu du moins dans nos sociétés....puisqu’on ne peut plus vivre de chasse et de cueillette...

      • Biloo
        Biloo répond à simla
        Citoyen éveillé.
        • Posté à 10h02 le 10/10/2012
        • Internaute 141342
          Citoyen éveillé.

        (Je suis humain, je fais des fautes. ^^ )

        Cette situation n’est pas une fatalité. La société reste quand même telle que NOUS la construisons et telle que NOUS l’acceptons..ou pas.

  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 13h59 le 09/10/2012
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    il y a aussi et surtout un problème de reconnaissance de l’enseignement donné. Plein de jeunes sont incapables de suivre des études générales, car ils n’en voient pas l’intérêt, mais peuvent se révéler dans des filières manuelles ou artistiques. Seulement ces filières sont méprisées et laissées à l’abandon et les suivre ne permet pas de rejoindre un autre cursus plus tard, comme si personne ne pouvait évoluer, comme si aucun enfant ne pouvait grandir.
    Il faudrait désormais choisir quasiment dès la sixième ce que l’on fera plus tard, alors qu’on joue toujours au playmobil et que le monde du travail n’a aucun sens. Ce choix devenant de plus en plus figé.

  • a schweizer
    a schweizer
    Clone Bendit
    • Posté à 13h59 le 09/10/2012
    • Internaute 191535
      Clone Bendit

    La formation en alternance doit suivre des règles strictes et mesurables (’parain’ réellement dégagé de tâches habituelles pour soutenir et suivre la formation de son ’filleul’, vérification par les partenaires des progrès réalisés, etc.) sur le modèle de ce qui se passe à l’étranger. Cela réclame une implication importante des entreprises dans la mise en place de ce système.

  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 14h47 le 09/10/2012
    • Internaute 64085
      Curieux de tout

    Mais bien sur... je l’attendais les « judicieux » conseils des atlantistes de « ce think-tank très libéral dirigé par le “ patron du capitalisme français ” » (dixit Libé) Claude Bébéar, PDG d’AXA. Sur BFM, les aboiements de Philippe Manière, porte-voix de l’Institut Montaigne
    Le modèle social français est déjà en voie de détricotage sous l’influence de ces grands esprits alors quoi de plus normal de considérer que le chomage est une conséquence de la formation et non de l’évolution sociétale conditionnée par la mondialisation néolibérale. Le premier qui ose parler du NAIRU (de papademos), il dégage sans faire ses cartons et fissa !

    • Sybylle
      Sybylle répond à Zeki
      Autodidacte multilingue
      • Posté à 14h59 le 09/10/2012
      • Internaute 117442
        Autodidacte multilingue

      Petite correction :
      Le modèle social français est déjà en voie de détricotage sous l’influence de ces [banques et élus] alors quoi de plus normal de considérer que le chômage est une conséquence de la formation et non de l’évolution sociétale conditionnée par la mondialisation néolibérale.

      • Zeki
        Zeki répond à Sybylle
        Curieux de tout
        • Posté à 18h17 le 09/10/2012
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Ouaip... [banques et leurs employés élus]

        En vertu du dogme du NAIRU (élaboré par Mr Banque Centrale papademos), le chomage est indispensable à leurs politiques anti-inflationnistes afin de lutter contre la fonte de leurs rentes comme neige au soleil :
        « (...) Des économistes néokeynésiens pensent que la politique monétaire a trop privilégié la lutte contre l’inflation et est responsable du chômage élevé de certains pays européens. Franco Modigliani [co-théoricien du NAIRU] écrit “ Le chômage est principalement […] le résultat de politiques macroéconomiques erronées inspirées par une crainte obsessionnelle de l’inflation […] et une attitude considérant le chômage comme quantité négligeable[8]. ” Joseph Stiglitz, dans son livre Quand le capitalisme perd la tête, dans lequel il passe en revue les échecs et les réussites de l’administration Clinton, à laquelle il a participé, affirme le caractère selon lui dépassé de l’utilisation du NAIRU. Selon lui, cet indice n’est plus pertinent pour déterminer le lien entre chômage et inflation, et que la foi en ce lien a pour effet d’empêcher les gouvernements de mettre en œuvre des politiques qui selon lui réduiraient le chômage. James K. Galbraith écrit : “ Les macroéconomistes l’adoptèrent [la doctrine du NAIRU] en masse. Mais à la fin des années 1990, elle se révéla parfaitement inadéquate lorsque Alan Greenspan permit au chômage de tomber en dessous de plusieurs barrières NAIRU successives : 6 %, 5,5 %, 5 %, 4,5 % et finalement même 4 %. Ce fut une bonne nouvelle pour tout le monde sauf pour les économistes associés au NAIRU - ceux-là furent bien embarrassés, ou du moins auraient dû l’être[9] ”.
        (...) » Lien’acc%C3%A9l%C3%A9rant_pas_l’inflation

        La formation est de toute évidence un facteur, oui mais secondaire. La diversité des systèmes de formation des différents pays faisant face à l’augmentation du chomage en ces temps de crise globale induisant un ralentissement économique en est une illustration.

    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à Zeki
      loin d'ici
      • Posté à 15h27 le 09/10/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      T’es le seul à avoir repéré ces libéraux qui c’étaient fait « mouchés » par le CSA pour une campagne de pub calquée sur les propos de $arko...

      • Zeki
        Zeki répond à Le Renifleur
        Curieux de tout
        • Posté à 17h18 le 09/10/2012
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Je l’avais oublié celle là... mais quelle crédibilité ils onnt à l’UMPS ! Ils feraient presque passer MLP pour une rebelle aux yeux d’un aveugle.

        Après les réseaux gladio et le terrorisme d’état suivant la stratégie de la tension, l’on a utilisé les réseaux d’influence et le terrorisme intellectuel au travers de media subissant une concentration capitalistique, pour mener sur les rails du néolibéralisme les états européens en général et l’ex état français en particulier.
        Redistribution et protectionnisme, 2 horribles gros mots ont été bannis des décisions effectives que ce soit des hommes de paille des banquiers du RPR/UDF/UMP que de leurs alter égo peints en rose caviar du PS.

        La fondation saint-simon Lien était la garantie que le « gauchiste » mitterand, à la francisque et proche de l’OAS, fasse bien ce pour quoi on l’a autorisé à arriver au pouvoir (qui a mené quand même pendant une « très » longue période une politique de gauche 81-83). Hollande lui n’a pas fait 2 mois de politique de gauche se contentant d’appliquer le programme de Lien(think_tank) terra nova, à l’origine prévu pour le champion du néolibéralisme et des banquiers, peint en rose penis, DSK.

    • EdkOb
      EdkOb répond à Zeki
      • Posté à 12h09 le 10/10/2012
      • Internaute 85736

      Pas mieux. C’est la boîte-à-idées du Medef et de la droite néo-libérale.

      L’institut Montaigne est le repaire des libéraux qui n’ont comme obsession que de détruire tous les services publics, pour les remplacer par des officines privées.

      L’educ. nat. tellement mise à mal par 10 ans de recul, recul entamé bien avant (n’est-ce pas, Alègre !), est LA cible préférée des libéraux, vu que la gôche molle n’y trouve rien à redire.

      Si 1 jeune sur 5 sort du système sans diplômes, faut questionner TOUTE la société.

      Chômage de masse, conditions de travail et de salariat de plus en plus précaires pour les parents, des dizaines de milliers de postes supprimés, des conditions dégradées pour les élèves et les profs et tous les personnels, des classes ghettos, pas de moyens.. toutes ces conditions, nous les devons à ces bouses de l’Institut Montaigne, qui prônent le travail flexible, les contrats précaires et autres destruction du Droit du travail.

      Et là, en guise de « remèdes », il faut faire encore une saignée ?

      Mais (hélas), le pire est devant nous.
      Ce n’est pas avec le PS que ces libéraux risquent de craindre quoi que ce soit.

      Je cite :
      « Education, fiscalité, santé, diversité... Un certain nombre de mesures avancées par le Parti socialiste dans son projet pour 2012 recoupent des propositions formulées par l’Institut Montaigne. » C’est sur le blog de cet institut.

      Que celles et ceux qui ont voté Hollande en croyant voter « socialistes » viennent nous expliquer, après le vote pour le traité Merkozy hier, ce qui différencie réellement la droite de la gauche « socialiste ».

  • alain georges
    alain georges
    tête contre les murs
    • Posté à 17h09 le 09/10/2012
    • 185805
      tête contre les murs

    tous avocats ou médecins ça devient risible, il y a du taff sur les autoroutes et pas besoin de diplomes...

    • EdkOb
      EdkOb répond à alain georges
      • Posté à 12h11 le 10/10/2012
      • Internaute 85736

      Et à quoi cela sert, de construire des auto-routes ?

      Arrêtez, votre tête contre le mur, cela soulage.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 18h46 le 09/10/2012
    • 173412
      expatrie

    le probleme c’est que quand on demande aux entreprises elles peuvent dire ce qu’elles veulent aujourd’hui, mais dans 2 ans quand les jeunes seront formes ca ne sera plus d’actualite, en plus il faut savoir a qui on demande, aux patrons vedettes qui ont leur entrees a l’Elysee et ne connaissent de leur entreprise que son cours en bourse et les conseillers qu’elle lui paie ? ou aux responsables ressources humaines qui s’occuppent des recrutements.
    N’oublions pas les entreprises qui engagent des gens aujourd’hui pour les licencier demaine parce qu’apres tout ils vont faire autre chose.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 18h46 le 09/10/2012
    • 173412
      expatrie

    le probleme c’est que quand on demande aux entreprises elles peuvent dire ce qu’elles veulent aujourd’hui, mais dans 2 ans quand les jeunes seront formes ca ne sera plus d’actualite, en plus il faut savoir a qui on demande, aux patrons vedettes qui ont leur entrees a l’Elysee et ne connaissent de leur entreprise que son cours en bourse et les conseillers qu’elle lui paie ? ou aux responsables ressources humaines qui s’occuppent des recrutements.
    N’oublions pas les entreprises qui engagent des gens aujourd’hui pour les licencier demaine parce qu’apres tout ils vont faire autre chose.

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 22h04 le 09/10/2012
    • Internaute 121073
      geek

    La question de diplôme ou pas ne devrait même pas poser ,et c’est la le souci en France ,bientôt pour pèter ,il faudra un diplôme de pèteur,lol !
    Alors une annonce comme je viens de voir récemment.
    Cherche informaticien maitrisant symphony2 ,diplômé bla bla bla ,ou non diplômé mais passionné d’informatique.
    Ils se moquent totalement du diplôme ,le mec maitrise ou pas.
    Et c’est bien payé en plus.
    Sortir sans diplôme ,c’est pas gràve si après quelques années d’occupations diverses on puisse reprendre une formation.
    Mais alors le manque criant d’argent à l’afppa est choquant.
    Et encore la bande à Sarko envisageait de tout fermer.

    • Razielle
      Razielle répond à pemmore
      Artiste
      • Posté à 10h10 le 10/10/2012
      • Internaute 190854
        Artiste

      Je sais pas ou vos annonces paraissent mais dans le sud ce qu’on voit le plus souvent c’est des patrons qui veulent des ingénieurs info qui savent tout coder, les payer 800€ par mois et surtout avec de l’expérience. On voit ça pour beaucoup de métiers. Faut être bardé de diplômes, prêts à être exploité et les nouveaux diplômés peuvent pointer au chômage.

      • pemmore
        pemmore répond à Razielle
        geek
        • Posté à 14h39 le 10/10/2012
        • Internaute 121073
          geek

        Je ne sais plus ou j’ai trouvé cette annonce, du coup j’ai noté une adresse pour me former à symphony 2 .(pas la peine d’essayer si vous êtes mac ou windows) à titre personnel je cherche pas de boulot,que le fun.
        Lien
        Il y a des annonces à 20/30k an c’est pas énorme mais correct.
        Je crois qu’il faut savoir s’autoformer avant même que les produits se généralisent ,comme bouygues qui cherchait il y a 4 ans des développeurs pour smarphones. (des dotations). C’était visible il y a 4 ans ,et la ce logiciel va surement devenir incontournable .

  • simla
    simla
    desperate housewife
    • Posté à 04h55 le 10/10/2012
    • Internaute 164811
      desperate housewife

    Si déjà ils sortaient de l’école primaire en sachant lire et écrire le français correctement ce serait déjà bien !

  • damida
    damida
    retraité
    • Posté à 06h36 le 10/10/2012
    • Expert 60522
      retraité

    Le système scolaire pourvoit à tous les secteurs de l’emploi mais certains sont délaissés par les jeunes sortant avec ou sans diplômes cette catégorie à une employabilité qu’elle rejette au profit des immigrés ...

    copié/collé : « Par J.B., Les Echos. L’Hexagone se rapproche du seuil des 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur dans une classe d’âge.

    La France se rapproche pas à pas du fameux “ objectif de Bologne ” : 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur dans une classe d’âge. En 2008, cette proportion était de 41 % chez les 25-34 ans, contre 20 % chez les 45-54 ans, selon le rapport annuel sur l’Education de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), rendu public hier. L’Hexagone se situe ainsi au-dessus de la moyenne de l’OCDE (35 %), devant la Finlande (38 %), le Royaume-Uni (38 %) ou l’Espagne (39 %), mais derrière le Japon (55 %), le Canada (56 %) ou la Corée (58 %).

    “ Depuis trente ans, la France a rattrapé son retard en matière d’éducation : la massification a été une réussite ”, confirme Eric Charbonnier, analyste à la direction de l’Education de l’OCDE.

    50% d’une classe d’âge cela fait 375 000 postulants pour un job valorisant, permettant une progression de carrière, bien rémunérés... comme la vie active désormais est de 42 ans, théoriquement cela fait 375 000 x 42 =15 750 000 emplois occupés par un diplômés de l’enseignement supérieur (de bac + 2 à bac + 12 : BTS, DUT, diplôme grandes écoles, ingénieurs, magistrats, avocats, journalistes, chirurgiens...).

    En France privé et public représentent 30 millions d’emplois, ce qui fait un ratio de 1 diplômé de l’enseignement supérieur pour 2 emplois, actuellement il n’est même pas de 1/100. Imaginons un village constitué que de diplômés de l’enseignement supérieur ( ingénieurs, magistrats, avocats, prof de fac, médecins...) pour leurs réveillons de fin d’année qui élaborerait leur festin, et le lendemain, qui évacuerait leur poubelles débordantes, durant la nuit il est tombé 15 cm de neige qui évacuerait les routes pour qu’ils puissent aller voir papys et mamys en maisons de retraite médicalisée qui nécessitent du personnel de service 365j/365J.

    La société a davantage besoin de petites mains, d’emplois serviles ( pas péjoratif, simplement voulant dire au service des autres, comme les jeunes vendeuses payées au lance pierre...que de diplômés. Les sorties de non diplômés ont une employabilité, faut il user ses fonds de culotte dans un amphithéâtre de fac pour être technicienne de surface, ou pour ratisser les pelouses du parc Montsouris... 50 000 de bien diplômés suffisent X 42 = 2 100 000 ça fait un ratio peu réaliste de 1/15...

  • goom
    goom
    citoyen désabusé
    • Posté à 09h49 le 10/10/2012
    • Internaute 19294
      citoyen désabusé

    Le problème est-il de n’avoir aucun diplôme ou est-il ne pas pouvoir trouver un emploi ?

    A quoi sert un diplôme s’il est impossible de trouver un emploi avec ce diplôme ?

    Il faut en finir avec le culte du diplôme pour le diplôme car du coup on ne s’intéresse plus à la personne mais juste à son diplôme. De plus ça induit une vision passéiste peu tournée vers l’avenir. En effet on s’attache plus à ce qu’a fait la personne qu’à ce que la personne pourra apporter .

    Par contre, si on veut parler de comment des personnes sorties de l’enseignement sans diplôme peuvent par de la professionnalisation, par de la validation des acquis et de savoir-faire professionnel, peuvent obtenir des diplômes tout au long d’une carrière professionnelle et évoluer grâce à ces diplômes, alors là oui il y a sans doute un énorme travail à faire. Mais peut on compter sur les diplômés de nos grandes écoles, de l’ENA, de Science-Po pour l’accepter et l’encourager ?

  • Coucoucestmoi89
    Coucoucestmoi89
    Contre la censure de 89
    • Posté à 09h55 le 10/10/2012
    • Internaute 193288
      Contre la censure de 89

    Un petit écolier sur cinq reste illettré après des années d’école !

    C’est l’échec absolu du système éducatif, une honte et un gaspillage humain inadmissibles au pays de Jules Ferry...

    Pour arranger les choses, il faudrait en finir avec les gémissements et geignardises deux principaux freins à toute évolution/réforme de l’Education Nationale :

    - les profs, qui se complaisent dans la médiocrité et l’échec en invoquant « les baisses d’effectifs » (alors que les surnombres d’enseignants sont évidents et qu’en plus la crise impose de baisser tous les effectifs de fonctionnaires) ;

    - les politiciens socialistes, qui essayent de satisfaire leur corps social préféré qui les soutient dans les urnes, c’est à dire les profs.

    On le voit, les deux sont intimement liés, et c’est dans les prochaines élections que commencera la reconquête.

  • Razielle
    Razielle
    Artiste
    • Posté à 10h02 le 10/10/2012
    • Internaute 190854
      Artiste

    Beaucoup de jeunes ne savent pas quoi faire de leur vie, c’est pas vraiment motivant pour les études quand on a aucune voie toute tracée, aucune vocation. L’école et la famille doivent jouer un rôle dans la recherche de leurs enfants mais ils ne le font pas. Dans les pays du nord on peut voir les jeunes s’essayer aux activités manuelles par exemple, si cela avait été le cas ici j’aurais trouvé ma vocation à mon adolescence et pas à 26 ans. Ça en fait du temps de perdu pendant lequel on s’entend rabâcher que sans bac et université on est rien alors qu’à 18 ans avec un CAP en poche j’aurais été déjà bien plus heureuse. Il y a vraiment un problème avec le regard qu’on porte sur les gens qui ne veulent pas faire de grandes études. Combien on en voit qui continuent pour faire plaisir à papa maman ou pour pas finir à la rue parce que leurs parents menacent de leur couper les vivres ? C’est la meilleure solution pour les dégoûter. Ils savent même pas ce qu’ils veulent faire dans la vie mais doivent choisir une filière, on marche sur la tête.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 10h32 le 10/10/2012
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    C’est une bonne analyse ... vue du côté patronal : -( pas étonnante de l’Institut Montaigne, créé par Claude Bébéar, président d’honneur du groupe AXA.
    Rien de nouveau,
    le diplôme, vous dis-je, le seul papier pour sauver les chômeurs. Sans diplôme, pas de boulot ! c’est bien français, ça ! L’expérience professionnelle ne sert donc à rien ? elle est moins importante qu’un diplôme passé il y a 20 ans ? Ca en devient ridicule ...

    Les missions locales s’occupent déjà des jeunes jusqu’à 25 ans, sortis du système scolaire. Les formations professionnelles qu’elles peuvent proposer , diplômantes ou qualifiantes, sont déjà axées vers les besoins du bassin d’emploi dans lesquelles elles sont implantées. Inutile de modifier les collèges et les lycées qui, eux, doivent pouvoir proposer une formation plus généraliste, qui permettra à un jeune de choisir son domaine professionnel.

    Vouloir professionnaliser toute l’éducation, c’est ouvrir la porte au patronat qui voudra des salariés dans leur domaine, mais qui seront incapables, par manque de connaissances plus générales, de se reconvertir quand une filière n’embauchera plus, que l’on jettera comme des mouchoirs usagés pour prendre des plus jeunes, formatés aux nouvelles demandes.

    Si les écoles doivent se rapprocher des décideurs des bassins d’emploi, c’en est fini de l’éducation NATIONALE et c’est la porte ouverte à la privatisation.

  • Franck Leduc
    Franck Leduc
    Heureux.
    • Posté à 10h32 le 10/10/2012
    • Internaute 193512
      Heureux.

    Beaucoup de jeunes perdent du temps et de l’argent en ne trouvant pas assez rapidement leur orientation, certains secteurs sont saturés alors que d’autres sont totalement désertés. Il faudrait parvenir à mieux accompagner ses jeunes vers la vie professionnelle et leur montrer qu’il y a de nombreux métiers intéressants et épanouissants.

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