Témoignage 08/10/2012 à 19h10

Dire que je suis homo au boulot, c’est risqué. Voilà pourquoi

Chimney



Un gobelet de café (MaxLeMans/Flickr/CC)

C’est quelque chose que beaucoup d’hétéros ont du mal à comprendre, même lorsqu’ils sont parfaitement gay-friendly : ce besoin impérieux de faire savoir qu’on est homo au travail. Car il ne s’agit pas tant de le faire savoir, que de démentir être hétéro. Ils ont l’impression que la sexualité est du domaine du privé, qu’eux-mêmes n’y font pas allusion dans le cadre professionnel. C’est qu’ils font la confusion entre sexe et sexualité.

Il y a de cela quelques années, j’avais assisté à une conférence sur le coming out au travail, organisée par l’association Homoboulot. Sylvie Fondacci, présidente d’Homosphère (l’association LGBT de SFR), expliquait la virulence avec laquelle certains employés de SFR s’étaient attaqués via l’intranet à la création d’Homosphère, arguant que la sexualité appartenait au domaine de la vie privée.

En réalité, si vous réfléchissez à ce que vous savez de vos collègues hétéros, vous pouvez probablement citer sans difficulté le nom de leur conjoint(e), le nombre de leurs enfants et les dernières anecdotes sur leur vie de famille, ce qu’ils ont fait le week-end dernier et avec qui. Bref, un nombre inquantifiable de détails sur leur vie (dont leur orientation sexuelle fait partie intégrante), égrenés au cours de discussions informelles et pauses-café. Ce genre de discussions qui amènent un peu de chaleur et de convivialité au travail.

Imaginez vous faire passer pour gay

Etude
Selon une étude de L’Autre Cercle en 2010, les deux tiers des salariés LGBT cachent leur orientation sexuelle. Randstadt, DHL, Google, IBM, Philips… un palmarès des entreprises mondiales les plus gay-friendly a même été établi par la CCIGL.

Qu’est-ce qu’eux savent de nous, lorsque nous choisissons de taire notre orientation sexuelle ? Souvent pas grand-chose.

Nous ne demandons pas à pouvoir évoquer nos parties de jambes en l’air dans les moindres détails (encore que j’ai connu des collègues hétéros qui ne se faisaient pas prier pour). Nous demandons juste le droit d’arrêter de nous cacher derrière une identité factice sans que cela puisse nous porter préjudice.

Le meilleur argument à opposer à un hétéro qui ne comprendrait pas cela serait de lui proposer de s’imaginer devoir se faire passer pour gay au travail, huit à douze heures par jour, cinq jours sur sept, pendant plus de 40 ans. Il comprendrait l’énergie engloutie par ce travail d’acteur qui s’ajoute au travail quotidien. Car même en choisissant de régler le problème en ne laissant rien filtrer sur sa vie, on s’épuise.

Peur d’être mis à l’écart, de passer à côté de promotions

On ne peut pas s’intégrer aussi facilement qu’un hétéro, on ne peut pas passer pour aussi sympathique qu’on voudrait l’être si on se dérobe aux
autres, si on fuit les discussions privées, si on donne constamment
l’impression de dissimuler un secret.

Et puis il y a cette colère sourde lorsqu’on voudrait le dire mais qu’on n’ose pas parce qu’on sait que certains collègues sont homophobes, qu’on risquerait d’être mis à l’écart et de passer à côté de promotions.

Que ces peurs soient fondées ou pas, il n’en reste pas moins que la meilleure façon d’être bien au travail, c’est d’être soi-même. Ce qui sous-entend parvenir à démonter les préjugés, à surmonter les réactions négatives (ou potentiellement négatives) en choisissant de ne pas y prêter attention, et en faisant en sorte que la dimension « orientation sexuelle » de notre personnalité ne soit pas reléguée au premier plan.

Ça demande beaucoup d’efforts lorsqu’on n’est pas complètement à l’aise avec sa sexualité car, paradoxalement, si on annonce être homo mais que cette annonce est suivie par un repli sur soi (et cela peut facilement arriver puisque les réactions à notre égard changent systématiquement, du moins momentanément, une fois que les gens « savent »), notre sexualité sera la première (voire la seule) chose à laquelle nos collègues penseront lorsque notre nom sera évoqué.

Je remplaçais les « elle » par « il »

Dans un cadre professionnel, on cherche à être perçu comme la personne compétente plutôt que comme « la lesbienne ». Malheureusement, faites votre coming out et, si vous n’y prenez pas gare, aux yeux de vos collègues la personne que vous étiez auparavant sera vite engloutie par sa différence,
c’est-à-dire sa sexualité. Ils ne verront plus que cela. Certains reprochent aux homos de se définir comme tels, mais ils oublient que c’est aussi la manière dont eux nous définissent.

Moi qui suis une « lesbienne invisible », c’est-à-dire une lesbienne systématiquement étiquetée « hétéro » à défaut de correspondre aux stéréotypes de la lesbienne (pour une définition drôle et divertissante, se référer au one woman show d’Océanerosemarie), j’ai été à plusieurs reprises confrontée au problème du coming out au boulot, d’autant plus difficile que mes collègues ne s’imaginaient pas que j’étais lesbienne, allant pour certains jusqu’à mettre cela en doute une fois informés.

Malgré ma courte carrière (j’ai été diplômée en 2010), j’ai déjà plusieurs anecdotes qui prouvent à quel point il peut être difficile d’être homo « undercover » au boulot.

J’ai commencé ma carrière pendant mes études en tant qu’apprentie au siège d’un grand groupe de distribution. Je côtoyais beaucoup d’autres apprentis de mon âge et j’avais fait mon coming out auprès d’eux sans que ça ne pose le moindre problème. Avec eux, j’étais réellement moi-même.

C’est auprès de ma hiérarchie que je savais que je n’avais pas affaire à des gens particulièrement gay-friendly. Et notamment une chef de projet trop fermée sur le sujet pour que j’ose lui en toucher le moindre mot. J’étais en couple à l’époque et je remplaçais les « elle » par des « il ».

J’ai attendu plusieurs mois pour lui dire

J’étais sur le point de partir en voyage aux Etats-Unis en couple et en avais parlé avec la chef de projet. Quelques jours plus tard, alors que nous déjeunions avec la chef de projet et une autre apprentie, cette dernière évoque le voyage avec mon « amie ». La chef de projet répond qu’elle croyait que je partais avec mon copain.

Je ne sais plus comment j’ai réussi à me sortir de là, mais je me souviens que mes explications n’ont fait qu’ajouter à la confusion. Qu’est-ce qu’elle a pu penser de moi à ce moment-là ? Que j’étais une mythomane ? Que j’étais louche ? Je ne le saurai jamais mais la suite me prouvera qu’à aucun moment elle n’a envisagé que mon copain puisse être une fille.

La chef de projet est ensuite partie en congé maternité et a été remplacée par une femme avec laquelle je m’entendais beaucoup mieux. Malgré cela, j’ai attendu plusieurs mois avant de lui dire, au moment où elle évoquait mon copain, que c’était en fait une copine.

Au moment où elle l’a su, elle a cillé en signe d’incrédulité et elle cherchait quelque chose à me répondre sans trouver, mais par la suite, son comportement n’a en rien changé. Je crois même qu’elle était flattée que je lui fasse suffisamment confiance pour la mettre dans la confidence.

« Ce n’est pas un garçon »

J’ai ensuite poursuivi mes études et fait un stage de longue durée. Je m’entendais à merveille avec ma responsable. Nous avions le même humour, je me délectais de ses histoires, elle avait toujours quelque chose à raconter sur quoi je pouvais rebondir. Et malgré son ouverture d’esprit sur bien des sujets, je la savais réservée sur les questions relatives à l’homosexualité.

J’ai donc gardé le silence jusqu’à la fin de mon stage et alors que nous parlions d’émissions de décoration, je lui ai dit que mon ex passait son temps à en regarder. Elle m’a alors répondu que c’était peu courant pour un garçon. Ma réponse a été simple et brève : « Ce n’était pas un garçon. » J’ai enchaîné vite fait sur d’autres sujets et elle n’a pas relevé, elle a fixé son assiette et je l’ai sentie mal à l’aise. Je l’étais moi-même. Mais cette gêne s’est vite dissipée et nous ne sommes pas revenues sur le sujet.

Après mon stage, nous avons passé une soirée ensemble. Je m’apprêtais à aller passer un entretien en Irlande. Elle s’est exclamée : « Tu vas nous ramener un beau roux aux yeux verts ! » Je me suis demandé si elle n’avait pas tout simplement fait un déni par rapport à mon homosexualité.

Le dilemme de l’homo au boulot

Voilà le dilemme de l’homo au boulot : à moins d’avoir une capacité particulièrement développée à faire abstraction de ce que pensent les autres ou à moins de correspondre aux stéréotypes, lorsqu’il ou elle est nouveau(elle), il prend le temps de sonder son environnement pour vérifier qu’il n’est pas en milieu hostile, et il suffit d’une personne pour le faire renoncer à dévoiler qui il est vraiment.

Si toutefois il décide de se lancer, il aura beaucoup de mal à s’extraire du rôle d’hétéro ou d’asexué qu’il s’est assigné pendant des mois, avec les mensonges et les omissions que cela comporte. Si vous êtes capable de mentir sur qui vous êtes ou de taire la vérité, on vous imagine capable d’autres mensonges et dissimulations. Et au travail, cela peut particulièrement jouer en votre défaveur.

On voit émerger un certain nombre d’entreprises gay-friendly désireuses de mettre en place des mesures favorisant le bien-être des salariés homos. Celles-ci ont compris le gâchis que représente le potentiel de leurs salariés homos « bridés » à force d’autocensure, d’invisibilité, et donc de mal-être au travail. D’autant plus que ces salariés sont souvent sans enfant et donc plus disposés à sacrifier de leur temps pour l’entreprise.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • Glutamate
    Glutamate
    S'enlise
    • Posté à 20h27 le 08/10/2012
    • Internaute 135356
      S'enlise

    Tu as bien résumé la première cause de notre mal-etre.

    C’est qu’on est systématiquement présumé au boulot comme hétérosexuel (jusqu’à preuve du contraire ).

  • softangel
    • Posté à 20h34 le 08/10/2012
    • Internaute 34154

    Franchement, je suis homosexuel, mais je n’ai aucune envie de parler de ça avec mes collègues. Bon, c’est vrai, des fois on peut pas tout partager, mais, ça ne me manque pas, je suis avec des tonnes de célibataires qui n’ont pas de vie de couple, du coup, on parle d’autre chose et ça se passe très bien. Comme je suis consultant, je vais parfois chez le client, et là il y a des gens avec des enfants et des familles etc.
    Bon, y a rien qui me rase plus que de parler d’enfants et de famille, mais je fais un effort pour la sociabilité. Par ailleurs, je n’ai aucun mal à ne pas parler de ma vie privée non plus.

    C’est vrai que des fois, c’est dommage, on peut pas raconter une anecdote ou partager plus. Mais c’est mon choix. Je préfère cela, tout simplement parce que je n’ai pas envie d’affronter les quolibets éventuels, maladroits, de ceux qui ne veulent pas forcément faire du mal mais qui en font quand même. Quant à une franche hostilité, mieux vaut pour tout le monde qu’il n’y en ait jamais aucune manifestation dans mon environnement professionnel.

    Par ailleurs, je me fais apprécier pour d’autres aspects de ma personnalité, mon humour, je me fais détester pour d’autres aspects, bon voila, c’est comme ça. Et ça ne me manque pas. Le truc, c’est que chez la plupart des homos, il y a cette espèce de BESOIN de faire savoir aux autres qu’on est homosexuel, parce que c’est un marqueur de l’identité, et que sur des personnalités fragiles, avoir un STATUT, une ETIQUETTE, ça permet de mieux vivre.

    Mais c’est là une grande erreur, à mon avis, que de baser la construction de son identité sur son orientation sexuelle. Ca peut être une étape, dans la construction de soi, à des moments difficiles, genre au sortir de l’adolescence et dans sa vie de jeune adulte, mais un moment donné, il faut transcender ce narcissisme dans le rapport au monde et aux autres, et ramener l’orientation sexuelle à ce qu’elle est : une orientation sexuelle et point barre, pas un fondement de l’identité et ni symbole de l’appartenance à un groupe pour se sentir plus fort. Il y a une vie en dehors de la sexualité.

    Après, les problèmes liés à l’homophobie sont réels, et il y a besoin de lutter contre ceux là. Mais ce sont deux problèmes distincts :
    1) le besoin narcissique de déclarer au monde entier son homosexualité pour renforcer la construction de son identité, qui est un problème INTERNE, propre à soi, lié à un manque d’estime de soi,
    2) le besoin de lutter contre la haine et les préjugés, qui est un problème EXTERNE, le problème, c’est les autres.

    Bon, et dans cet article, ce qui me gêne, c’est qu’on mélange allègrement les deux, mais j’excuse l’auteur, dans le sens où ce qu’elle dit est le reflet de ce que pensent la plupart des homosexuels.

  • Autodéfense_Intellectuelle
    • Posté à 21h07 le 08/10/2012
    • Internaute 87535
      ingénieur

    On ne parle pas de confidences ici, mais de donner les détails les plus élémentaires sur sa situation personnelle. Penseriez-vous cacher à vos collègues que vous allez vous marier ? Leur cacher que vous avez des enfants ? Même sans mettre soi-même le sujet sur le tapis, on se retrouve forcément face à la question un jour ou l’autre.

    Si on n ’est pas en couple, ce n’est pas encore trop gênant. On peut jouer le célibataire, et faire semblant d’avoir le même regard sur le sexe opposé que ses collègues (un minimum, pour ne pas casser l’ambiance). Quand on est en couple, c’est carrément une seconde vie qu’il faut s’inventer pour jouer à ce jeu là. Une seconde vie où la personne que vous aimez le plus au monde n’a pas le droit d’exister.

    On s’y fait, comme tout. Mais c’est quelque chose que les hétéros peuvent difficilement comprendre, et c’est pourquoi je suis heureux de lire cet article, même si je pense que la plupart des lecteurs ne seront guère enclins à montrer de l’empathie. Après tout, « se mettre dans la peau » des autres n’est pas vraiment possible, et chacun a ses soucis, les célibataires n’en ont souvent rien à cirer des problèmes des jeunes parents, et vice-versa.

  • Autodéfense_Intellectuelle
    Autodéfense_Intellectuelle répond à C@ssoulet
    ingénieur
    • Posté à 21h17 le 08/10/2012
    • Internaute 87535
      ingénieur

    Tout dépend du contexte au travail. Des « ici, les pédés, on les laisse pas rentrer » ou « si jamais j’apprends que t’es pédé, je te vire de mon équipe », j’en ai entendu au boulot, et c’était pas y’a dix ans. Ni dans un univers spécialement macho. Après, c’est sûr que la personnalité joue aussi. Mais on ne peut pas reprocher aux homosexuels de n’être pas plus affirmés, extravertis ou que sais-je, que leurs collègues hétérosexuels.

  • Jonathano
    Jonathano
    Etudiant
    • Posté à 22h20 le 08/10/2012
    • Internaute 193501
      Etudiant

    Madame, arrêtez d’utiliser le sujet NOUS en parlant des homos ! Il faut arrêter de généraliser, les lesbiennes, comme les gays, il y a des jeunes/âgé/folles/blanc/beur/noir/viril/« hot », donc s’il vous plaît vos revendications ne sont pas celles de tous les homos !

    Etant moi-même homo, je n’en peux plus de cette fausse tendance à l’entre-soi et de communauté : Je n’ai jamais mis les pieds dans lieu dit « gay », le mariage homo m’est totalement indifférent, je déteste au plus haut point la gay pride, tous mes amis sont des hommes et hétéros...

    N’oubliez pas que pour certains, comme moi, être homo est un des éléments qui fait parti de notre personnalité au même titre que la couleur des yeux, et pour ma part, ma culture ne tourne pas uniquement sur ce trait, et je ne me reconnais aucunement dans toute cette pseudo culture gay qui ne fait que réduire les chances du droit à l’indifférence !

    Pour en revenir à cet article, cela fait 4 ans que je bosse, de banquier à vendeur en passant par serveur, et je n’ai eu aucun problème à parler de ça, il suffit de ne pas vouloir en faire une différence ni d’avoir peur, ce qui est votre problème je pense. Après c’est sûr que je ne me verrais pas, pour la grosse majorité de mes collègues, parler du tête-à-tête que j’ai pu avoir à la Saint-Valentin, question de discrétion naturelle, mais aussi pudeur de ma part, car oui, je comprends tout à fait que certaines personnes peuvent avoir du mal à parler de ça en totale aisance. Moi le premier.

  • licia
    licia répond à Glutamate
    de-ci de-là
    • Posté à 22h45 le 08/10/2012
    • Internaute 118601
      de-ci de-là

    « Tu as bien résumé la première cause de notre mal-etre. »

    Eh bien assumez vous franchement et cessez de vous victimiser, vous verrez, la vie est belle.
    Et puis, puisque que nous vivons dans une société à majorité d’ hétéros, il est normal que l’on vous considère ainsi jusqu’a preuve du contraire !
     : -)

  • vinz26
    vinz26
    Artiste du dimanche
    • Posté à 10h08 le 09/10/2012
    • Internaute 115286
      Artiste du dimanche

    Et oui vous êtes malheureusement victime de se qu’on appel le conformisme. Le groupe dominant cherche à exclure tout ceux qui ne sont pas conforme à lui ou à pervertir les autres.

    Ayant été célibataire pendant longtemps, mes collègues ont réalisé sur moi un véritable harcèlement moral. Si bien que, j’ai été tenté de m’inventer une copine. Au final, le jour où j’étais enfin en couple, j’ai refusé de leur dire, je ne voulais pas leur faire trop plaisir.

    Votre problème n’est pas votre homosexualité, votre problème est votre non conformité, les gros, les laids et même les pauvres au travail vivent les mêmes choses.

    Tout est bon pour discréditer le concurrent.

    J’en profite au passage pour resignaler que je ne comprends le désir des homosexuels à céder au conformisme en ce moment.

  • latoile
    • Posté à 11h02 le 09/10/2012
    • Internaute 193513

    Votre article, qui est très intéressant à lire, relève d’importantes différences avec le système outre-Manche que je trouve un tantinet plus développé à cet égard.

    J’ai suivi un parcours franco-britannique dans mes études et dans mes stages. L’un de ces stages comportait un mois au sein du bureau londonien d’une grande structure internationale, et un mois au siège à Paris. A Londres, j’ai trouvé qu’il a été beaucoup plus facile d’assumer mon homosexualité, alors qu’à Paris, il fut effectivement plus difficile de faire pareillement.

    Quant aux entreprises qui encouragent des initiatives homo-friendly, je fais mes études en Angleterre à une université où les grands connus en droit, finance etc. viennent fréquemment nous solliciter. Depuis 2 ans, il y a des évènements consacrés aux homos qui seraient intéressés : des salariés LGBT viennent pour parler de l’entreprise en général, mais aussi de leur experience en tant qu’homosexuel. Cela permet notamment à ceux qui auraient peur d’assumer leur vraie vie de voir dès le début que ce n’est pas quelque chose dont il faut avoir honte.

    Comme vous le relevez dans votre article, il y a peut-être une différence assez importante entre les stagiaires ou les gens de notre âge, et ceux qui se trouvent plus haut dans l’hiérarchie. Cet écart existe un peu en Angleterre aussi, mais n’est aucunement aussi marquée qu’en France (au moins, dans les structures où j’ai travaillé).

    Merci en tout cas de sensibiliser un peu le grand public !

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