Droit de réponse de Thierry Breton sur les entretiens d’évaluation chez Atos
Suite à notre article intitulé « Atos : chez Thierry Breton, 20% des salariés doivent être mauvais », nous avons reçu le droit de réponse suivant du PDG d’Atos et ancien ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton.
« Suite à l’article intitulé “Chez Thierry Breton, 20% des salariés doivent être mauvais”, mis en ligne le 18 septembre dernier, la société Atos dément vigoureusement donner ou avoir jamais donné des instructions implicites ou explicites pour que soit mis en place un système d’objectifs, ou a fortiori de “quotas”, de notation de ses salariés en France ou ailleurs. Il est faux et mensonger d’écrire que “20% des salariés doivent être mauvais”. Cette allégation ne repose sur aucun fait de même que l’insinuation selon laquelle le système d’évaluation de la performance des salariés viserait à pousser certains d’entre eux à quitter l’entreprise.
Au contraire, Atos entend accompagner le développement et la carrière de l’ensemble de ses collaborateurs et ce, de manière adaptée au profil et à la contribution de chacun. C’est du reste l’un des objectifs principaux de son programme social global “Wellbeing at Work” (Bien-être au travail), qui vaut aujourd’hui à Atos d’être la seule entreprise de son secteur à détenir à la fois la note A+ du Global Reporting Initiative pour son comportement social et environnemental et à avoir été récemment acceptée au “Dow Jones Sustainability Index”, sélection des entreprises européennes reconnues comme étant les plus avancées en matière de responsabilité sociale et environnementale. Votre interprétation de propos généraux tenus lors d’une réunion téléphonique ouverte à de très nombreux collaborateurs relève de toute évidence du procès d’intention et ne correspond en rien à la réalité de l’entreprise. »
Philippe Mareine, secrétaire général d’Atos
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Les informations reprises dans l’article proviennent de l’enregistrement des propos de Laurent Kocher, mis en ligne par la direction sur l’intranet d’Atos pour les managers, m’a expliqué le DRH France, Jean-Michel Estrade.
Durant la conférence téléphonique enregistrée, le DG France y explique :
« Ma conviction personnelle, c’est que nous avons besoin de remettre ensemble (...) une logique différente, qui consiste à dire que, statistiquement (...) dans une organisation de grande taille, on doit pouvoir constater qu’il y a une part significative mais pas majoritaire de gens qui ont atteint leurs objectifs en les dépassant largement, 4 ou 5, pour fixer un ordre de grandeur de l’ordre de 20% des gens, qu’il y a une majorité de gens qui effectivement ont atteint leurs objectifs et l’ordre de grandeur que l’on peut constater en général c’est de l’ordre de 60%. Et puis qu’il y a aussi une part significative de gens qui n’ont pas forcément atteint leurs objectifs et, là, on est en général, plus proche de 20% que de 3. »
J’en conclus dans l’article qu’il s’agit de mettre en place une telle répartition des résultats chez Atos (« nous avons besoin de remettre ensemble une logique différente, qui consiste à dire que... »). Je ne vois pas comment comprendre les choses autrement.
J’en conclus également qu’il faut que 20% des salariés aient des notes basses (« n’ont pas forcément atteint leurs objectifs »).




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