Parité 04/09/2012 à 08h18

Entreprises : Bruxelles veut 40% de femmes dans les conseils d’administration

Martin Untersinger | Journaliste Rue89


Viviane Reding, le 5 mars 2012 (Georges Gobet/AFP)

Une proposition de la Commission européenne, révélée par le Financial Times, veut renforcer la place des femmes dans les conseils d’administration des grandes et moyennes entreprises.

Les femmes devront représenter 40% des membres des conseils d’administration d’ici 2020 : dans le cas contraire, les entreprises s’exposeront à des sanctions (des amendes ou l’impossibilité de bénéficier d’aides publiques). Pour le moment, seuls 13,7% des membres des conseils d’administration sont des femmes.

Dès 250 employés

Les entreprises concernées seront celles qui compteront plus de 250 employés ou dont le chiffre d’affaires sera supérieur à 50 millions d’euros.

Le texte devrait être présenté par Viviane Reding – Commissaire européenne à la justice – le mois prochain. La Grande-Bretagne et la Suède sont opposées à une législation sur les quotas mais ne pourront pas opposer leur veto.

Cela fait plusieurs années que l’Europe essaie de faire davantage de place aux femmes dans les entreprises. Cela reste insuffisant, selon le texte proposé :

« Les progrès dans la place des femmes dans les conseils d’administration des entreprises ont été très lents, avec une augmentation moyenne annuelle de seulement 0,6% ces dernières années. Le rythme de l’amélioration dans les Etats membres a été inégale et a produit des résultats divergents. »

La (concluante) expérience française

La France dispose déjà d’une telle législation, adoptée en 2011 : les sociétés cotées doivent compter 20% de femmes dans leur conseil d’administration d’ici janvier 2014, 40% d’ici janvier 2017.

Les sociétés du CAC 40 sont en avance sur cet objectif. Pour aller plus loin, ma collègue Elsa Fayner avait passé en revue, il y a un peu moins d’un an, la situation en termes de parité dans 75 grandes entreprises françaises.

Au printemps, Viviane Reding avait lancé une consultation publique sur l’égalité hommes-femmes dans les conseils d’administration.

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  • jino83
    • Posté à 08h56 le 04/09/2012
    • 159282

    Et 40% de salariés dans les conseils d’administration ?
    Ce serais pas plus efficace ?

    Mettre des femmes pour changer la société d’accord , mais lesquelles ? Des MAM , des Dati , des Bachelot ect ect .

    « Femme » ne protège pas de la connerie , de l’exploitation , de la corruption . Simplement parce que l’égalité existe dans ces domaines .
    A moins de ce contenter comme c’est écrit dans le commentaire plus haut que ... Ce faire entuber par des femmes ça nous changeras un peu de ce faire entuber que par des hommes .

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 09h40 le 04/09/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « 40% de femmes dans les conseils d’administration »

    + 40% d’hommes,

    le reste se répartissant équitablement entre les deux catégories du 3ème sexe.

  • anini
    anini répond à Laowai bai er fu
    terrienne de souche !
    • Posté à 10h33 le 04/09/2012
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    Oui , oui Merckel est un clone, en réalité « il “est un homme ! ; -)))))

    Quant aux hommes ,ils n’ont pas la possibilité mentale d’être aimants , doux , compréhensifs , désintéressés , d’ailleurs ils n’aiment pas les enfants , n’ont aucune humanité , etc....
    Si c’est ça votre explication au fait que la parité ne peut exister dans les métiers de la santé , de la justice , de l’éducation , on n’est pas dans la merde !
    Les femmes étant de leur côté incapables de prendre des décisions hardies , intelligentes et pourquoi pas inaptes aux progrès économiques , c’est vrai là aussi , la parité n’est pas faite pour les métiers décisionnaires !
    Expliquez moi pourquoi les hommes bien placés dans l’échelle sociale et /ou possédant des diplômes ne souhaitent pas choisir des métiers essentiellement ou traditionnellement considérés comme féminins !
    Si vous ne trouvez pas la réponse , je me propose de vous la transmettre gratuitement ! : -)
    (Et surtout ne me proposez pas l’incompétence des femmes à effectuer le métier de pompier ou de maçon , y a pas besoin de qualifications intellectuelles particulières pour ça , juste des gros bras !

  • Líkþráa
    Líkþráa répond à Laowai bai er fu
    Six - feet - deep
    • Posté à 11h13 le 04/09/2012
    • Internaute 165687
      Six - feet - deep

    « De la a leur donner tout cuit dans le bec les postes, sans lutter ( et donc le meriter ) comme les hommes, je vois pas l’interet.
    La lutte est un filtre. ( comme dans la nature, bizarre ?) »

    >> Avez-vous seulement conscience des efforts à faire quand on est une femme de la classe moyenne (je parle pas des nanties hein, elles ont pas de soucis à se faire elles) pour avoir accès aux mêmes choses que les hommes ?

    Cela commence très tôt dans la vie. À l’école par exemple, désolée je vais parler de mon cas, logique c’est celui que je connais le mieux, mais j’en ai vus des tas similaires. Au lycée j’avais de supers notes dans toutes les matières et brillais en maths, physique, et blablabla. Normalement les meilleurs éléments sont poussés vers le bac S, quand j’ai dit vouloir faire L, mes profs ont un peu chouiné mais sans plus. Quand mes camarades masculins ont pensé à faire L, alors là, je vous dis pas les couinements du corps enseignant ! ! !
    Donc une fille va vers les humanités, logique. Les garçons, non.

    Ce n’est qu’un petit détail anodin bien sûr mais je pense que c’est le reflet de notre société actuelle : on va bien plus pousser les garçons dès tout petit à avoir les caractéristiques que l’on attribue aux garçons (et pareil pour les filles donc). Ainsi, on se retrouve dans un cercle vicieux au final où une femme dès son plus jeune âge, et sans même s’en rendre compte, sera « conditionnée » à être « plus douce/etc. ».
    Comment alors s’extraire de sa « condition » que ce soit pour une femme MAIS AUSSI pour un homme ! ! Un homme sage-femme (ou plutôt accoucheur), instit, infirmier, puériculteur (je crois que le mot n’existe même pas...), ben là aussi, ça passe mal. On ne laisse pas la possibilité aux hommes de pratiquer ce genre de métiers sans rencontrer d’embûches. Demandez donc à un instit en maternel les remarques qu’il se prend, les difficultés dans sa mutation, ses affectation, etc. qu’il peut rencontrées. Eh bien, inversez la situation pour tous les métiers plus typiquement « masculins », et imaginez que c’est aussi difficile pour une femme.

    Non tout ne fonctionne pas forcément au mérite, justement ! Il est plus dur pour un homme de choisir une voie le faisant travailler avec de jeunes enfants tout comme il est difficile pour une femme de travailler dans les voies « réservées » aux hommes. Qui plus est, il y aura toujours l’argument « bah oui mais elles peuvent tomber enceinte et ça peut être gênant pour la boîte ». Et les femmes qui ne peuvent/veulent pas avoir d’enfants ? Et celles qui prennent le minimum de congé pour leur grossesse ?

    De plus vous dites : « C’est surement un trait feminin d’etre un peu sensibles et emotionnelles a certaines périodes. »
    >> Physiologiquement, il y a bien certaines différences qui peuvent pousser les femmes à plus de « sensibilité » (à ne pas confondre avec la sensiblerie comme c’est souvent fait malheureusement), mais ce genre de discours est aussi difficile pour les hommes : ils n’ont donc pas le droit à leur part de sensibilité ? C’est tellement vrai que le jour où vous voyez votre père, ce colosse de muscles au visage dur, éclater en sanglots lors de la mort de son/sa frère/père/soeur/mère/etc., vous ne comprenez pas, vous ne savez pas comment réagir car ce n’est pas « normal ». C’est triste de ne pas laisser les femmes ET les hommes pouvoir se comporter comme ils le souhaitent sans les forcer à adopter certaines attitudes dictées par leur genre.

  • gazette
    gazette
    Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
    • Posté à 11h35 le 04/09/2012
    • Internaute 189500
      Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

    Et 50% ?
    ça leur arrache quoi de dire « 50% » ?

    après ça on s’insurge contre les cultures de sauvages qui attribuent à la femme la moitié de la valeur d’un homme dans l’héritage, dans le témoignage, dans la prise de décision...

    pour l’instant la femme française a bel et bien la moitié de la valeur d’un homme au plan des revenus cumulés sur une vie, et moins de la moitié au plan des pouvoirs et des contre-pouvoirs.

    alors, ces sauvages... ?

  • Mokuren
    • Posté à 12h17 le 04/09/2012
    • Journaliste 160407

    Si l’on prend le concept au pied de la lettre, je comprends les réticences a priori envers les quotas - l’idée est déplaisante. Pourtant, c’est un mal nécessaire. Et ce n’est qu’une étape pour faire avancer les choses. Pas une fin en soi. Le but est de faire en sorte que la présence des femmes dans les conseils d’admnistration finisse par entrer dans les moeurs. Quand tout le monde sera habitué à cela, ça deviendra naturel et on n’aura plus besoin de quotas. Et quand ce sera naturel, on se fichera de savoir si la proportion de femmes dans un conseil d’administration représente 47% à un moment donné et 53% à un autre moment. Mais cela reste un idéal. Nous en sommes encore bien loin.

    Alors évidemment, les détracteurs ont vite fait de nous brandir le cas hypothétique où une femme serait préférée à un homme plus compétent qu’elle parce qu’elle est... un femme. Un cas qui reste pour le moins abstrait dans le monde dans lequel nous vivons, mis à part peut-être dans les filières associées à la maternité ou à la beauté. Pour l’instant, force est de constater que, lorsque discrimination il y a, elle s’opère toujours inlassablement dans un seul sens, celui qui préfère un homme à une femme quelque soit le niveau de compétences respectif.

    En fait, quand je lis les arguments de ceux qui s’élèvent contre les quotas, brandissant ces cas n’existant pour l’instant que dans leur imaginaire, j’entends un autre message :
    « Je sais qu’il y a des discriminations, mais c’est dans l’ordre des choses, après tout ».
    C’est ce qui s’appelle être conservateur. La discrimination « traditionnelle » leur semble tout simplement plus naturelle. Pas de jugement moral là-dedans : on est tous conservateur dans quelque chose, quand ça nous arrange.

    Une chose est sûre, la discrimination positive a au moins un mérite : faire expérimenter aux groupes « dominants » la perspective d’être victimes de discrimination. Ce que je veux dire par cet argument a priori pas très glorieux, c’est que ça incite ces personnes à se poser enfin la question « Et si on me préférait cette personne juste parce que c’est une femme/un Noir/un handicapé, etc. ? ». Une crainte que les personnes appartenant à un groupe « dominé » connaissent depuis toujours - parfois à tort mais bien souvent à raison. Les « dominants » peuvent enfin se mettre furtivement dans la peau des personnes discriminées au quotidien. Avec un peu de chance, cela pourra donner à certains l’envie de faire avancer les choses au lieu de se poser en victime.
    Car ces personnes, qui dénigrent les quotas, versent aussi énormément dans le victimisme, une tare qu’ils collent volontiers aux féministes ou militants anti-racistes... Une attitude qui leur permet de questionner constamment la légitimité de telle femme ou de telle personne issue d’une minorité ethnique à une place de pouvoir. Et la discrimination continue... Toujours dans le même sens...

  • Bob Moog
    Bob Moog répond à jino83
    Voltage Controlled
    • Posté à 12h43 le 04/09/2012
    • Internaute 136928
      Voltage Controlled

    Ouais, ils commencent à nous faire chier avec leurs histoires de bonnes femmes. Je ne vois effectivement pas en quoi remplacer des requins par des mantes religieuses va améliorer la conditions des millions d’esclaves mâles ou femelles.

  • Caliente
    • Posté à 12h48 le 04/09/2012
    • Internaute 190558
      ?

    @ L’auteur

    « La (concluante) expérience française »

    Le fait que les entreprises se plient à la loi ne permet pas de conclure à un succès de « l’expérience ».

    Toutes les lois d’inspiration utopique sont concluantes dans un premier temps, étant donné que l’état a recours à la force.

    Mais dans la durée on se rend compte que le système en pâtit, et « l’expérience » s’effondre.

    En Corée du nord aussi, les décrets étatiques sont « concluants », vu que ceux qui ne les respectent pas finissent en camp.

    Mais par rapport aux modèles concurrents, ça n’est pas concluant du tout.

    Les quotas, quels qu’ils soient, nuisent à l’économie et au bon fonctionnement des organisations (privées ou publiques).