Tribune 16/08/2012 à 11h58

Rupture conventionnelle : patronne « harcelée », je témoigne

Victoire Morel | Riveraine

Menaces, incivisme... Une chef d’entreprise « de gauche » dénonce les dérives d’une loi où le patron peut se retrouver « seul contre tous ».

Tribune

J’ai créé mon entreprise il y a sept ans, pleine d’enthousiasme et d’envies. De sensibilité de gauche depuis toujours, avec des convictions fortes, j’ai pensé pouvoir aisément concilier mes idéaux politiques avec l’habit de chef d’entreprise.

Près de 900 000 ruptures de ce genre ont été validées. Lorsqu’en 2008 est arrivée la loi sur la rupture conventionnelle du contrat de travail, je me suis dit que c’était plutôt une bonne idée et que cela allait sans doute amener un peu de fluidité au marché du travail qui en a bien besoin. J’allais vite déchanter…. Car cette rupture est tout sauf conventionnelle !

Convention signifie selon le dictionnaire « accord entre des personnes ». Ah oui ? Eh bien moi je suis rarement d’accord mais c’est tant pis (vous vous rappelez, Coluche : « Et puis je vous ferai remarquer, monsieur le juge, que violer c’est quand on veut pas, et moi je voulais »).


Des chaises vides dans un bureau (NateOne/Flickr/CC)

Libérer les salariés contre monnaie sonnante et trébuchante

Rien qu’au cours du dernier mois (normal, cela revient toujours avec les beaux jours) j’ai été harcelée (je pèse mes mots) par quatre salariés me demandant de les libérer… contre monnaie sonnante et trébuchante (l’indemnité de rupture conventionnelle).

Face à mon refus, de principe il est vrai (cela va me coûter de l’argent pour remplacer le partant, je ne vais pas en plus payer pour voir partir quelqu’un qui fait bien son travail et dont j’ai besoin), j’ai eu droit deux fois sur quatre à des menaces. Ainsi, si j’avais l’outrecuidance de maintenir mon refus, ils sauraient bien trouver dans l’historique de notre relation professionnelle, des faits à me reprocher...

Là, j’ai vu rouge. Comme je l’ai souligné, j’ai des valeurs humaines, voire humanistes bien ancrées et je pense être d’une honnêteté sans faille (là c’est prétentieux mais je l’assume car je le pense sincèrement). J’ai toujours infiniment respecté mes salariés et leurs droits, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas dans le secteur où j’opère – je dirige une société de services aux entreprises.

J’ai été choquée par un tel incivisme

Au-delà de l’injustice de la situation, être mise ainsi en situation d’accusée, je suis extrêmement choquée en tant que citoyenne par un tel incivisme. La dernière demande m’a laissée révoltée par son indécence. Une salariée de 54 ans, dont le mari vient de prendre sa retraite, souhaite voyager quelques mois à l’étranger avec lui pour fêter cela avant de se réinstaller en France pour couler des jours heureux.

Comment s’y prendre ? Facile, on exige sous la menace une rupture conventionnelle et après, cette dame aura le bonheur de cotiser pour les derniers trimestres manquants à sa carrière aux frais du contribuable…

Choquée par la demande, j’ai refusé. Elle m’a harcelée, menacée, décortiquant notre relation de travail jusque-là idyllique afin de trouver des faits permettant d’alimenter ses menaces. Je n’ai pas cédé aux intimidations, rien n’étant pire pour moi que d’être remise en cause dans mes valeurs profondes, j’ai tenu tête malgré des nuits blanches.

Je viens d’entamer une procédure de licenciement pour insubordination. Au final, elle a gagné, elle coulera quoi qu’il arrive des jours heureux aux frais de Pôle emploi. De mon côté, l’honneur est sauf mais que de temps perdu et de stress emmagasiné !

Le chef d’entreprise est seul contre tous !

Je constate que ces pratiques sont loin d’être isolées depuis 2008. Quoi qu’il arrive, le chef d’entreprise est seul contre tous ! Loin d’être des nantis (je gagne pour ma part deux fois moins que lorsque j’étais salariée), nous vivons au quotidien les angoisses du lendemain, la peur de ne pouvoir faire face aux échéances, l’inquiétude de l’accident dans l’entreprise, du contrôle fiscal ou de l’Urssaf (qui, même si on est totalement honnête, se révèle être une épreuve au vu de la complexité des textes).

Nous vivons des journées sans fin, arrivés les premiers, partis les derniers, pour réparer une imprimante en panne, rédiger des courriers recommandés pour résoudre des situations dignes de Kafka avec des opérateurs téléphoniques, voire vider les poubelles car personne n’y a pensé…

Le droit de se taire et de continuer

Nous devons garder le sourire face à des clients mécontents (ça arrive !), des salariés aigris ou irresponsables. Un seul droit : celui de se taire et de continuer quoiqu’il arrive (eh oui, vous n’aviez peut-être pas pensé à cela mais un chef d’entreprise ne peut démissionner et tourner la page d’un rythme éreintant).

Je vais malgré tout tourner la page, laisser retomber la colère et avancer. Car j’ai la fierté de créer de la valeur (ce n’est pas un mot tabou, même quand on est de gauche !), de remplir les caisses de l’Etat, de cotisations et impôts dont il a bien besoin, et surtout de donner du travail et une vraie valeur sociale à des hommes et des femmes.

Passé la colère après des comportements déviants décrits plus haut, c’est pour moi un engagement important, sans doute celui qui donne du sens à ma vie.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • Brédala
    Brédala
    passons...
    • Posté à 18h19 le 16/08/2012
    • Internaute 63792
      passons...

    « j’ai des valeurs humaines, voire humanistes bien ancrées et je pense être d’une honnêteté sans faille (là c’est prétentieux mais je l’assume car je le pense sincèrement). J’ai toujours infiniment respecté mes salariés et leurs droits... »

    Sont-ils seulement au courant, vos employés ?
    Déjà que les valeurs de gauche dans une entreprise, on n’a pas l’habitude : -)
    Vos employés sont-ils de gauche ?
    Vous videz la poubelle, vous faites la paperasse en retard...vous faites leur boulot et... c’est pas bon !
    Vous feriez mieux de les booster, toute de gauche que vous êtes, visiblement vous êtes installée dans un cadre d’entreprise classique : Le chef dit et l’employé fait ce que le chef dit !
    Il est temps de rectifier le tir, ne retenez pas les employés démissionnaires, laissez les partir, ils ne se plaisent pas chez vous, ils n’ont peut-être pas compris ce que vous attendiez d’eux...
    Pour expliquer tous ces départs, une réunion d’information entre les employés et vous-même s’impose : Parlez-vous !

  • xavier
    xavier
    précaire
    • Posté à 18h29 le 16/08/2012
    • Internaute 118967
      précaire

    Voilà l’exception patronale qui confirme la règle, appliquée aux salariés en général. Navrant, consternant et sans intérêt ce témoignage, je comprends pourquoi on marche sur la tête dans ce pays, on se trompe d’objectif tout simplement.... l’important est le bien être pour le bien vivre ( sûrement des gros mots pour un certain type de personne). Et au lieu de créer de la valeur, contentons nous déjà d’appliquer celles dont on se revendiquent et après il sera toujours temps d’en « créer » d’autres.
    À bon entendeur.

    • Albert Schweizer
      Albert Schweizer répond à xavier
      Clone Bendit
      • Posté à 18h40 le 16/08/2012
      • Internaute 191114
        Clone Bendit

      Le bien-être pour le bien-vivre, cette femme harceleuse se l’aménage elle-même en voulant vivre aux crochets de la communauté qui va payer sa rente.
      Aucun devoir, que de la jouissance au mépris des autres et accroché à leurs basques...
      Une bien belle règle de vie, en effet !

      • xavier
        xavier répond à Albert Schweizer
        précaire
        • Posté à 18h50 le 16/08/2012
        • Internaute 118967
          précaire

        C’est vrai que le bien être et le bien vivre sont réservées à une élite ( qui en terme de devoir s’assoit dessus tout bonnement) à laquelle nous sommes peu à appartenir. E une femme dont le mari vient d’être en retraite n’a plus à travailler, et doit profiter des derniers instants de vie en couple, et rien n’est garanti sur la durée surtout après une longue vie professionnelle.

      • xavier
        xavier répond à Albert Schweizer
        précaire
        • Posté à 18h50 le 16/08/2012
        • Internaute 118967
          précaire

        C’est vrai que le bien être et le bien vivre sont réservées à une élite ( qui en terme de devoir s’assoit dessus tout bonnement) à laquelle nous sommes peu à appartenir. E une femme dont le mari vient d’être en retraite n’a plus à travailler, et doit profiter des derniers instants de vie en couple, et rien n’est garanti sur la durée surtout après une longue vie professionnelle.

         
        • tlaloc
          tlaloc répond à xavier
          Retraité
          • Posté à 18h58 le 16/08/2012
          • Internaute 47359
            Retraité

          Mais de vivre (cotisations ) aux frais des autres

          • xavier
            xavier répond à tlaloc
            précaire
            • Posté à 19h49 le 16/08/2012
            • Internaute 118967
              précaire

            Un mari à la retraite, on compte combien pour les cotisations versées pendant la carrière professionnelle de monsieur ?
            Arrêter de prendre les salariés pour ce qu’il ne sont pas : des imbéciles heureux...

        • Albert Schweizer
          Albert Schweizer répond à xavier
          Clone Bendit
          • Posté à 19h03 le 16/08/2012
          • Internaute 191114
            Clone Bendit

          C’est tout à fait idiot en même temps que misérabiliste. Depuis quand à 57 ans est-on à l’article de la mort ?

          Par contre aux crochets des autres, cela, elle sait faire, cette dame.

        3 autres commentaires
  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h56 le 16/08/2012
    • Internaute 47359
      Retraité

    Elle n’a qu’à prendre des intérimaires 40% des salariés de l’industrie le sont.

    • Cadardoloth
      Cadardoloth répond à tlaloc
      independant
      • Posté à 20h29 le 16/08/2012
      • Internaute 150739
        independant

      C’est une dérive dans l’autre sens.

  • Victoire Morel
    Victoire Morel
    Auteur(e) de l'article Riveraine
    • Posté à 19h09 le 16/08/2012
    • Internaute 190780
      Riveraine

    Je me doutais de l’avalanche de commentaires que mon témoignage allait susciter. Tant mieux ... même si certains sont plus sympathiques que d’autres. J’aime le débat, le vrai échange d’idées, merci à ceux qui l’alimentent. Je voulais néanmoins préciser que
    1) je ne suis ni un fake ni une invention journalistique, j’existe vraiment et la situation est décrite avec le plus d’objectivité possible bien que sous l’emprise de mes émotions, je le reconnais volontiers
    2) 4 demandes de ruptures conventionnelles dans l’année (bien que toutes au mois de juin) pour 90 salariés ne me parait pas de nature à évoquer une ambiance particulièrement délétère (je vous avoue m’être posée la question)
    3) quant à la schizophrénie de vouloir faire de l’économique et du social.... vous avez mille fois raison. Je me demande si je ne finirai pas malgré tout par y renoncer
    4) pour le gentil riverain qui m’appelle par mon nom de famille par pitié : appelez-moi Victoire !

  • djea29
    djea29
    para médicale
    • Posté à 19h16 le 16/08/2012
    • Internaute 77452
      para médicale

    Témoignage sujet à caution à mon avis.

    Les rapports au travail entre patron et salariés sont désastreux et ne sont pas le fait des employés dans la très grande majorité des cas, chacun peut le constater ! Le rapport de force est en totale défaveur des employés ! Donc dans la logique des choses....
    Quant aux déclarations de la présidente du MEDEF, on croit cauchemarder parfois en l’entendant : elle veut un retour au 19ème siècle dans les entreprises ! : esclavage et misère sociale ! euh...si vous l’écoutez, c’est dans notre intérêt à tous bien évidemment ! Le pays, la nââââtion tout ça....

  • Jacky Blangier
    Jacky Blangier
    Receleur de particules
    • Posté à 19h19 le 16/08/2012
    • Internaute 188997
      Receleur de particules

    Après plusieurs siècles de capitalisme, beaucoup n’ont toujours pas compris que les fruits de leur travail au sein d’une entreprise appartiennent aux possesseurs du capital de cette entreprise.
    Les salariés vendent leur force de travail aux détenteurs de capitaux selon les lois du marché : offre et demande.

    Si un smicard produit 10 000 eur de richesse par mois, son patron à légalement le droit de mettre les 8000 eur qui restent après versement du salaire brut directement dans sa poche.
    Et de répondre à son salarié qui aurait l’outrecuidance de réclamer une augmentation qu’il y en a 100 à la porte qui attendent du travail.

    Alors les discours sur les salariés surprotégés et feignants qui harcèlent de malheureux patrons peinant à se dégager un revenu misérable en travaillant 120 H par semaine pour le seul bien être de leurs salariés, de la collectivité et des caisses de l’état, ça devient pénible.

    Des malhonnêtes, il y en a partout, mais un patron véreux est bien plus nuisible qu’un salarié véreux.

    Si votre boite coule ou ne vous rapporte que dalle, c’est que votre activité n’est pas viable.
    Dans le cas contraire, vous avez légalement le droit d’absorber le fruit du travail de vos salariés... Comprenez alors que certains jugent vos lamentations indécentes.

    • Nenrok
      Nenrok répond à Jacky Blangier
      Etudiante
      • Posté à 19h33 le 16/08/2012
      • Internaute 125091
        Etudiante

      Si c’est si simple, que les salariés montent leur boîte...être patron demande plus de compétence que beaucoup de boulots payés au smic.

    • Jaguar_
      Jaguar_ répond à Jacky Blangier
      Félin
      • Posté à 23h19 le 16/08/2012
      • Internaute 125154
        Félin

      un smicard 35h à 1000 coute bien plus que 2000 à son employeur, et sur ce que « gagnerait » le patron il doit retrancher les taxes et impot (bénéfice 33% par exemple) et doit payer aussi lui des charges à l’état pour son propre salaire. au final on croit qu’un patron qui fait 100 heures par semaine gagne beaucoup d’argent, la plupart du temps pas tant que ça rapporté à son effort et ses risques. Et c’est bien parce que la prise de risque et l’effort ne sont pas récompensés en France que nous sommes dans un tel état économique déplorable.
      Et pour finir, si jamais il existe des entreprises qui gagneraient autant d’argent sur ces salariés, alors il s’en créerait une nouvelle à coté pour faire la même chose et les salaires et gains s’en trouveraient égalisés.

  • Cadardoloth
    Cadardoloth
    independant
    • Posté à 20h32 le 16/08/2012
    • Internaute 150739
      independant

    Histoire vécue : le système se retourne contre vous. Les gagnants dans l’histoire c’est les avocats qui travaillent main dans la main pour les affaires passés aux prud’hommes.
    Ce genre d’abus discrédite une bonne idée à l’origine.

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 21h00 le 16/08/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    > Nous vivons des journées sans fin, arrivés les premiers, partis
    > les derniers, pour réparer une imprimante en panne, rédiger des courriers
    > recommandés pour résoudre des situations dignes de Kafka avec des
    > opérateurs téléphoniques, voire vider les poubelles car personne
    > n’y a pensé…

    Cessez immediatement toute activite entreprenariale. Vous courrez a la faillite. Vous etes chef d’entreprise, la survie de votre boite depend de vous, votre temps est precieux et limite.... et vous le passez a vider les poubelles et reparer les imprimantes.

    Payer quelqu’un pour vider les poubelles et accomplir les autres taches « subalternes » qui accapparent votre attention vous couterait combien ? 13 euros de l’heure peut etre. Mettons quinze parce que vous etes « de gauche ». Cet investissement devrait etre rentable immediatement, votre attention etant desormais focalisee uniquement sur l’essentiel. Mais si en une heure de travail vous ne pouvez pas rapporter 15 euros de plus a votre boite, vous avez un enorme probleme dont l’ampleur depasse largement celle des petits tracas causes par vos salaries.

  • bardamu75
    bardamu75
    éditeur
    • Posté à 21h33 le 16/08/2012
    • Internaute 118830
      éditeur

    La démarche de ce patron est intéressante, et dans une certaine mesure courageuse puisque elle consiste à témoigner sur un site où les « bouffeurs de patrons » sont sans doute plus nombreux qu’ailleurs, mais ne dispense pas d’une analyse critique. Il est évident que ce témoignage est lacunaire ou évasif, sur deux points au moins :

    1. Il est question à plusieurs reprises des « menaces » exercées par certains salariés à l’égard de leur patron face au refus de ce dernier de signer une rupture conventionnelle. Malgré un gros effort d’imagination, je ne parviens pas à me représenter la nature concrète de ces menaces. Menace de démissionner ? Cette menace ne sera évidemment pas suivie d’effet si le salarié ne dispose pas d’un emploi de substitution, puisqu’elle est tout au désavantage du salarié qui perd son revenu sans indemnité. Et si par heureux hasard le salarié en question trouve un poste dans une autre entreprise lui permettant de démissionner, quel est le risque pour le patron ? De consacrer le temps et l’argent nécessaires au recrutement d’un nouveau salarié ? Mais ce risque me semble bien faible comparé à l’opportunité de recruter un salarié qui sera d’autant moins enclin à l’insubordination qu’il sera en période d’essai pendant au moins 3 mois. Par ailleurs, par les temps qui courent, les secteurs d’activité dans lesquels les candidats sont des perles rares sont très peu nombreux. En l’occurrence, l’entreprise de notre témoin exerce, il me semble, dans le secteur des services aux entreprises. Autant dire que n’importe quelle procédure de recrutement suscitera des dizaines, voire des centaines de candidatures. Bref, aucune difficulté de recrutement à prévoir pour le patron. Ainsi donc, les fameuses « menaces » doivent avoir un autre objet que la simple démission. Mais en dehors des menaces qui constitueraient évidemment une faute professionnelle, voire une faute grave, et un délit pénal (menaces de sabotage, d’agression physique, etc.), je ne vois pas en quoi elles pourraient consister. Éclairez-nous ! !

    2. La phrase suivante en particulier me paraît ambiguë : « Je viens d’entamer une procédure de licenciement pour insubordination. Au final, elle a gagné ». Elle a gagné ? Quèsaco ? Faut-il comprendre que le Conseil des Prud’hommes a été saisi et a jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse ? Si c’est le sens de cette phrase, alors c’est tout simplement la bonne foi de ce témoignage qui est sujette à caution.

    • mioumiou
      mioumiou répond à bardamu75
      • Posté à 01h29 le 17/08/2012
      • Internaute 34943

      Je pense que la menace porte sur une plainte aux prudhommes (harcèlement ou autre) –> Indemnités du patron + Indemnités chômages (la jackpot)

  • Ange D.
    Ange D.
    chômeur
    • Posté à 22h31 le 16/08/2012
    • Internaute 191406
      chômeur

    La rupture conventionnelle, tout le monde s’en plaint. Le patronat préférerait que ses ouailles démissionnent, l’employé préférerait une bonne prime de licenciement. Le seul qui en a subi deux d’un coup, et sans broncher, c’est Ange Deville, le héros involontaire de « Ruptures Conventionnelles » (avec un « s »).

    Tout est expliqué ici :

    Lien

  • interblahblah
    interblahblah
    internaute
    • Posté à 00h47 le 17/08/2012
    • Internaute 189799
      internaute

    témoignage déroutant d’une jeune patronne qui semble découvrir que ses salariés ne sont pas ses amis et peuvent se comporter comme le fonctionnaire ou salarié lambda d’une grande entreprise abusant des arrêts maladies. Dans la même veine le papier sur les macarons n’est pas mal non plus.... Quel scandale, Ladurée tente de fourguer des macarons défraichis tel un vulgaire supermarché de la viande avariée ! peut-être ces gens n’ont-ils pas connus l’inénarrable Vivianne Forester et son horreur économique ? La vie est dure, brave gens, surtout en période de crise et que rue 89 laisse table ouverte à ces récits de café du commerce est au fond ce qui laisse le plus perplexe

  • mioumiou
    • Posté à 01h26 le 17/08/2012
    • Internaute 34943

    Y a des patrons véreux et d’autres honnêtes, il y a des salariés honnêtes et d’autres véreux.
    Le tout est de trouver l’équilibre.

  • YohannC
    YohannC
    Employe
    • Posté à 01h56 le 17/08/2012
    • Internaute 165904
      Employe

    Ouais,

    Je m’interroge, 4 salariés qui demandent une rupture conventionnelle en même temps ou presque dans la même entreprise,
    Cela me laisse songeur.......

  • Gonzague le Chomeur
    • Posté à 02h06 le 17/08/2012
    • 181650
      Chomeur

    Moi je fais partie de ceux que le patron a ruiné en plus d’utiliser les corps constitués, alors faire croire que les prud’hommes seraient un problème alors qu’il serait intéressant d’en regarder les rendus permet aussi de constater que la question n’est pas de gauche, mais que l’on veuille s’étonner de « pratiques » alors que franchement le marché du recrutement comme du travail est un enfer.

    Surtout ou la question est moins autour de la compétence que de la collusion. Alors se plaindre de pratiques qui pendant la dernière décénie a détruit le lien social ne se fait pas par celui qui subit la loi, mais par celui qui en dispose.

    Le droit du travail est un droit de l’employeur et non de l’employé. Et vue le type de patron en france qui confond pouvoir et savoir, hiérarchie et soumission, franchement il s’agit que du début je crois de ce que les pratiques vont révélées et non la com ou le marketing de la journée « j’aime mon patron ».

    De plus, tout le monde n’est pas la même enseigne, puisque l’ethnicisation qui touche la france dans tout les secteurs de la société, n’impose pas la même pression en fonction de qui l’on est... C’est le prix de l’avocat qui fait la négociation.

    Alors arrêter de faire croire a des mythes qui laisserait l’employé maîtrise le droit du travail fait par l’employeur pour l’employeur....

    C’est aussi de la destruction de valeur, puisque je ne crois pas que les cinq dernières années est transmis des valeurs de déonthologie ou même d’étique.

    De fait s’attendre a ceux que l’on utilise qu’ils puissent avoir plus de morale que ceux qui ont les clefs ...... Et le peu de syndicalisation est le lapsus que les individus ne sont plus dans une société en lien.

    Bientôt on plaindre ceux qui délocalisé, voir une loi permettant a ce qu’ils puissent le faire avec l’oseille de l’état, ah non c’est déjà fait.

    Et personne ne peut s’extraire de la responsabilité et faire comme ce qui se passe était une découverte....

  • yanhil
    yanhil
    citoyen et électeur
    • Posté à 05h24 le 17/08/2012
    • Internaute 9113
      citoyen et électeur

    quelle belle histoire ... peu crédible !

    Mme MOREL,
    - votre fable vous peigne en oie blanche face à des méchants salariés, sans parler du fisc, de l’Urssaf, ...
    - vous sublimez la fluidité du marché du travail qu’apporterait la loi sur les ruptures conventionnelles, vous auriez bondir sur les 4 occasions offertes à vous ?
    - 4 salariés veulent fuir votre entreprise, les conditions de travail doivent être paradisiaques ?
    - la salariée de 54 ans gagne son procès au CPH, donc les juges vous ont donné tort, les juges n’ont pas été convaincu par votre version que vous nous vendez aujourd’hui ?

    Comme bcp, je connais le monde du travail, la réalité doit être légèrement différente, à mon humble avis

    • HandsomeBob
      HandsomeBob répond à yanhil
      Pas là, non, un peu plus par là (...)
      • Posté à 09h01 le 17/08/2012
      • Internaute 40160
        Pas là, non, un peu plus par là (...)

      La salariée n’a pas gagné son procès. Il n’est même pas question de procès. Relisez le texte.
      Elle a gagné de se faire licencier, ce qui lui ouvre le droit aux indemnités...

      Sinon, en quoi votre « humble avis » est-il plus crédible que ce que nous raconte cette dame ?

  • yanhil
    yanhil
    citoyen et électeur
    • Posté à 05h24 le 17/08/2012
    • Internaute 9113
      citoyen et électeur

    quelle belle histoire ... peu crédible !

    Mme MOREL,
    - votre fable vous peigne en oie blanche face à des méchants salariés, sans parler du fisc, de l’Urssaf, ...
    - vous sublimez la fluidité du marché du travail qu’apporterait la loi sur les ruptures conventionnelles, vous auriez bondir sur les 4 occasions offertes à vous ?
    - 4 salariés veulent fuir votre entreprise, les conditions de travail doivent être paradisiaques ?
    - la salariée de 54 ans gagne son procès au CPH, donc les juges vous ont donné tort, les juges n’ont pas été convaincu par votre version que vous nous vendez aujourd’hui ?

    Comme bcp, je connais le monde du travail, la réalité doit être légèrement différente, à mon humble avis

  • myia95
    myia95
    veuve
    • Posté à 09h14 le 17/08/2012
    • 184924
      veuve

    Mon fils a été victime d’une rupture conventionnelle et cherche un emploi , si Mme cherche du personnel ,il est disponible !

  • Pascale.K
    Pascale.K
    Pour une gauche à gauche !
    • Posté à 09h16 le 17/08/2012
    • Internaute 104099
      Pour une gauche à gauche !

    Une chef d’entreprise de gauche ? Ah bon...
    Pourtant certaines phrases sonnent bizarrement à mon oreille :
    « Comment s’y prendre ? Facile, on exige sous la menace une rupture conventionnelle et après, cette dame aura le bonheur de cotiser pour les derniers trimestres manquants à sa carrière aux frais du contribuable… » Pourquoi cette dame cotiserait-elle aux frais du contribuable ? Quand on rachète des trimestres, c’est à nos frais et c’est excessivement cher !

    « j’ai la fierté de créer de la valeur (ce n’est pas un mot tabou, même quand on est de gauche !), de remplir les caisses de l’Etat, de cotisations et impôts dont il a bien besoin, et surtout de donner du travail et une vraie valeur sociale à des hommes et des femmes. » Ce sont les travailleurs qui créent de la valeur !

    « vous n’aviez peut-être pas pensé à cela mais un chef d’entreprise ne peut démissionner et tourner la page d’un rythme éreintant » un chef d’entreprise, lorsqu’il est non salarié, ne cotise généralement pas aux ASSEDIC, c’est la raison pour laquelle par la suite il n’a pas d’allocations. Par contre, un chef d’entreprise peut fermer sa société et « tourner la page », je le sais par expérience, sans pour autant avoir fait faillite.

    Il me semble primordial de demander l’avis des salariés sur le côté humain de cette « Victoire ». Pour ma part, j’en doute étant donné ses dires...

    • Qzxcd
      Qzxcd répond à Pascale.K
      Expatrié
      • Posté à 12h34 le 17/08/2012
      • Internaute 114892
        Expatrié

      Ou est la contradiction entre chef d’entreprise et de gauche ?
      Si tout le monde était de gauche, il n’y aurait plus de chef, plus de patron, plus de personne qui ait à prendre plus de responsabilités que d’autres ?

      Aurions nous tous les mêmes salaires ?

      Si j’ai la chance de gagner de l’argent, doit on me refuser le droit de penser être encore de gauche ?

      Non, les travailleurs ne suffisent pas à créer la valeur. Il est nécessaire d’avoir un chef d’entreprise aussi. La création de valeur se fait à partir de la coordination de plusieurs compétences dont celle d’organiser.

      Il y a une chose assez agacante venant de la part de certaines personnes de gauche, parmi lesquelles je ne vous inclut pas forcement ; le salarié serait systématiquement opposé au patron, comme si le monde n’était que noir ou blanc alors que cela ne nécessite quand même pas d’être un génie pour réaliser que le monde est infiniment complexe et fait de subtilités et aussi de contradictions.

      Je pense par contre que la rupture conventionnelle est une abération. Tout existait déjà pour palier à toutes les situations :
      - Soit le patron n’a plus besoin de son employé, et le licenciement économique existe
      - Soit l’employé souhaite quitter son emploi et il peut démissionner.

      Je trouve complètement anormal qu’un employé puisse décider de quitter un emploi pour toucher des indemnités à la place gràce a la rupture conventionnelle.

  • djea29
    djea29
    para médicale
    • Posté à 09h32 le 17/08/2012
    • Internaute 77452
      para médicale

    S’il y a menaces de la part de l’employé, il y a faute grave et licenciement sans indemnités. Un employé ne se risquera pas à ça.
    C’est pourquoi ce témoignage doit être sujet à caution, je n’y crois pas un seul instant !

  • Calisto13
    Calisto13
    Joyeux
    • Posté à 10h20 le 17/08/2012
    • Internaute 129009
      Joyeux

    Je suis chef d’entreprise, j’ai toujours été de gauche, enfin plus... au mieux je vote blanc pour ne pas avoir à voter à droite...

    Je ne compte plus ce types de situations... depuis je regarde pour ouvrir une filiale à l’étranger pour ne plus avoir à subir les absurdités du droit du travail français et de limiter mon activité en France au strict minimum...

    Bon courage à vous parce que vous n’avez pas fini d’en voir...

  • e-artisan
    e-artisan
    Artisan
    • Posté à 13h59 le 17/08/2012
    • 184914
      Artisan

    Ancien salarié, j’ai moi-même fait du chantage à mon ex-patron pour obtenir une rupture conventionnelle. J’en suis pas spécialement fier mais je ne pouvais pas m’offrir le luxe de me passer des aides à la création d’entreprise (idiotement réservées aux chômeurs...)
    Par la suite un ex-collègue a fait de même et j’ai aussi quelques potes qui ont obtenu une rupture conventionnelle afin de prendre un peu de bon temps. Je ne met donc pas la parole de l’auteur en doute, ces chantages à la rupture conventionnelle de la part du salarié existent bel et bien.
    La source du problème est le fonctionnement de notre système d’assurance chômage. Normalement une assurance couvre un risque dont l’assuré n’a aucun intérêt à ce qu’il se réalise, pour l’assurance chômage ce n’est pas le cas puisque beaucoup peuvent se complaire d’un revenu certes réduit mais compensé par beaucoup de temps libre disponible (ce qui n’a pas de prix !).
    Dès lors rupture conventionnelle ou pas, il peut-être intéressant d’obtenir un licenciement pour faute grave, insubordination, absentéisme... c’est pas les moyens qui manquent. Le plus malheureux étant que des salariés au bout du rouleau peuvent craquer et démissionner sans avoir la force de se faire licencier, ils n’ont alors droit à rien pendant que les plus malins sont au soleil.
    Une piste pour assainir ce système serait de verser les cotisations sociales sur un compte bloqué au nom du salarié, les sommes ne pouvant être débloquées seulement si le salarié quitte l’entreprise quelqu’en soit la raison. Ainsi tout le monde reverrait un jour ou l’autre ce qu’il a cotisé, on s’économiserait beaucoup de frais administratifs, les salariés auraient plus de poids dans les négociations sachant qu’ils ont un pécule de coté s’ils veulent se barrer et, cerise sur le gateau, le taux de chômage baisserait vite de quelques points...

  • Ben Lenine
    Ben Lenine
    illustrateur graphiste
    • Posté à 14h24 le 17/08/2012
    • Internaute 159644
      illustrateur graphiste

    Bravo pour cette article courageux, qui permet de dépasser le manichéisme patron=salaud, salarié=gentil (malgré mon pseudo). La réalité est un peu plus compliquée que ça.

  • Tuxy
    Tuxy
    victime de la ploutocratie
    • Posté à 20h24 le 17/08/2012
    • 178477
      victime de la ploutocratie

    « ...Une salariée de 54 ans, dont le mari vient de prendre sa retraite »
    Quelle chance. c’est à encadrer de lettre d’or car plus jamais on verra ça, nous les jeunes (qui gueulent alors qu’ils ont beaucoup d’aide) et les moins jeunes (qui sont tondus) qui si on ne se bat pas avant nous aurons nos retraites à 80 ans
    cad qu’on sera mort avant...

  • landouillette
    landouillette
    commercant
    • Posté à 05h45 le 18/08/2012
    • Internaute 163083
      commercant

    De même sensibilité, sauf que chez moi, ils ont payés leur rupture point. 7 « collaborateurs » il y a 2 ans 5 maintenant et 3 le plus rapidement possible. Je préfère diminuer mon activité que d’être tributaires d’un employé. Et je cherche a vendre le plus rapidement possible pour travailler avec ma nana. Et je ne parle pas des stagiaires et autre apprentis que les educ essaient de te refiler, le seul bémol c’est que lorsque le nanar il est dans l’entreprise tu te démerde avec alors basta . Pour le social il y a l’état. J’y ai cru au départ 6 années de galères ça laisse des traces .

  • uberto
    uberto
    mouuuais on verra plus tard
    • Posté à 08h05 le 18/08/2012
    • Internaute 187304
      mouuuais on verra plus tard

    Elle est fatigante la dame à mettre en avant ses valeurs de gauche. de plus je ne vois pas ce que cela à a avoir avec le contenu de l’article. Seuls les patrons de gauches peuvent respecter leurs employés ? Non mais sérieux.

    Après je connais aussi un patron, qui est obligé d’emprunter de l’argent pour licencier des employés car son entreprise est en difficulté. C’est terrible la France.

  • pack
    pack
    Situation
    • Posté à 12h59 le 18/08/2012
    • 178991
      Situation

    Cet article est vraiment du grand n’importe quoi....
    Cette foutue loi, dont j’ignore encore l’intérêt pour les salariés, n’est pas la cause des problèmes relatés sans l’article. Sans être « polytechnicien » il est facile pour un salarié d’obtenir un licenciement légitime qui donne droit aux assurances chômage...Les ruptures conventionnelles n’ont d’intérêt que pour les employeurs, La « Patronne » se plaint mais elle aurait pu subir bien pire. Et au fait « La patronne » harcelée a viré combien de salariés sans motifs particulièrement légitimes ?

  • BlackJack
    BlackJack
    Ingénieur
    • Posté à 17h01 le 18/08/2012
    • Internaute 91916
      Ingénieur

    A ces salauds de patrons ! ! Je vous souhaite bon courage Madame.

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