Tribune 07/07/2012 à 13h42

Hausse du smic : pour quelques euros de plus...

Pascal De Lima et Gwenaël Le Sausse


Voici un jeu de dupes à trois protagonistes digne des meilleurs Sergio Leone ! Entre le gouvernement, les patrons et les syndicats de salariés, c’est un peu Le Bon, la Brute et le Truand. A vous de distribuer les rôles. Chacun cherche à privilégier ses intérêts et à jouer un rôle sur un décor folklorique.

Il faut faire bonne figure devant l’opinion publique alors que la polémique enfle autour du « coup de pouce » au SMIC. Le gouvernement veut se montrer généreux, les patrons conciliants et les syndicats de salariés combatifs. On entend presque le clap du metteur en scène avant que nos acteurs vedettes apparaissent sur notre petit écran. Règlement de compte, non pas à OK Corral, mais pour un quinquennat, entre pouvoir de gauche et syndicats !

Une hausse très limitée

Pourquoi cette mise en scène médiatique ? Une ruée vers l’or ? Non, pour une poignée de dollars ! Enfin presque : 21,50 euros. Ces 21,50 euros ont réussi à mécontenter les trois acteurs, sans provoquer l’enthousiasme de presque deux millions de bénéficiaires.

Le moins que l’on puisse dire c’est que cette hausse est très limitée pour les smicards. C’est d’ailleurs la position des syndicats de salariés. Par exemple, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, a estimé que cette hausse constitue le « premier faux pas » de ce nouveau gouvernement. En effet, ces 21,50 euros correspondent à une augmentation de 2% du SMIC.

Mais il faut tenir compte de l’inflation, à 1,4% enregistrée au cours des six derniers mois. Alors, l’augmentation réelle du SMIC n’est que de 0,6%. Effectivement, pas de quoi faire la fête, surtout qu’au même moment, l’INSEE annonce un recul historique du pouvoir d’achat de 1,2%. Les Smicards perdront donc de toute façon du pouvoir d’achat cette année.

Parisot : « Peu d’incidence sur l’emploi »

Du coté des patrons, si Laurence Parisot du Medef parle de « peu d’incidence sur l’emploi », le son de cloche est bien différent auprès des patrons de PME à la santé fragile depuis quelques années ! Rappelons que leurs concurrents directs allemands n’ont à respecter aucun salaire minimum ! Ce coup de pouce va faire du SMIC français le deuxième salaire minimum le plus élevé d’Europe, juste derrière celui du Luxembourg !

Voilà qui n’arrange rien au coût du travail français et à la compétitivité de nos entreprises, alors que notre balance commerciale est déjà extrêmement déficitaire et que les hausses d’impôt vont s’abattre sur les entreprises.

Une poignée d’euros qui pourraient coûter cher

Enfin, pour l’Etat, cette poignée d’euros supplémentaires accordée aux smicards pourraient coûter très cher en plein cœur de la crise économique. L’ancien rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale et favori pour la présidence de la commission des finances, le député UMP Gilles Carrez, estime le coût de cette mesure à un milliard d’euros pour l’Etat.

Pourtant, rappelons que dans le même temps, l’Etat ne parvient déjà pas à trouver les 10 milliards d’euros qui lui permettraient de respecter ses engagements de réduction du déficit public face à ses partenaires européens !

Le pire, c’est que Gilles Carrez est peut être en deçà de la réalité ! Car en plus des 900 000 fonctionnaires dont les salaires sont indexés sur l’évolution du SMIC, il faut évaluer le coût de cette réforme sur la politique française d’exonération de charges sociales patronales sur les bas salaires. En effet, l’Etat ne réclame aucune cotisation sociale pour tout salaire équivalent à 1,6 fois le SMIC ou moins. L’Etat verse lui-même le manque à gagner dans les caisses de la sécurité sociale.

Une aggravation de la situation de l’emploi

Et puis il y a fort à parier que cette hausse très limitée du SMIC, en ces temps de crise, suffise à aggraver encore la situation de l’emploi en France. En pesant sur les finances de PME en difficulté, ces 21,50 euros supplémentaires pourraient provoquer 25 000 destructions d’emploi, alors que le chômage devrait déjà atteindre au moins les 10,3% à la fin de l’année selon l’INSEE.

Tout chômeur supplémentaire est synonyme pour l’Etat de dépenses supplémentaires (ne serait-ce que les allocations chômage à verser), mais aussi de prélèvements obligatoires qui ne seront plus perçus.

Souvent, les réformes décidées par les gouvernements partagent les protagonistes en deux groupes ; les gagnants et les perdants. Mais ici, au sortir de cette décision, il n’y a que des perdants puisque, comme nous l’avons dit, même les smicards vont finalement perdre du pouvoir d’achat.

Alors, cette réforme était-elle vraiment nécessaire ? A quoi correspond ce coup de pouce de 0,6% du SMIC ? « Une baguette de pain par semaine » répond Paul Fourier délégué syndical à la CGT. Une baguette de pain, est-ce vraiment cela qui va réduire les inégalités en France ?

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  • 18 réactions
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  • Warum
    Warum
    Rien ne sert à rien
    • Posté à 14h26 le 07/07/2012
    • Internaute 147878
      Rien ne sert à rien

    « Mais ici, au sortir de cette décision, il n’y a que des perdants puisque, comme nous l’avons dit, même les smicards vont finalement perdre du pouvoir d’achat. »
    ==> Non justement, les smicards sont gagnants puisque leur perte de pouvoir d’achat aurait été plus importante sans le coup de pouce. C’est vrai que ce n’est pas grand chose, mais c’est mieux que rien.

    « Une baguette de pain, est-ce vraiment cela qui va réduire les inégalités en France ? »
    ==> Le but du coup de pouce au SMIC n’est pas de réduire les inégalités mais de permettre à des gens qui vivent chichement de vivre un (tout petit) peu moins chichement. Je pense que c’est une mesure sociale et non sociétale.
    Dans une zone rurale, 21,5€ c’est un ciné en famille, ou bien (presque) un resto en amoureux : ce n’est pas grand chose mais ce n’est pas rien.

    Quant aux conséquences sur l’emploi, je n’y crois pas une seconde étant donné l’inertie qui règne dans tous les sièges sociaux de France : cette mesure n’a d’incidence que sur des tableaux Excel.

    • Cestclair
      Cestclair répond à Warum
      Il ya un loup
      • Posté à 18h50 le 07/07/2012
      • Internaute 186981
        Il ya un loup

      On verra à la rentrée le retour des bénéficiaires du hollandisme.
      Avec leur demi-baguette de pain sous le bras, ou sortant du ciné-club subventionné en famille, ou d’un resto à 5 euros par tête... lol ... j’ai bien rigolé en lisant ce post !

      • Warum
        Warum répond à Cestclair
        Rien ne sert à rien
        • Posté à 18h52 le 07/07/2012
        • Internaute 147878
          Rien ne sert à rien

        Plutôt à 10,75€ par tête le resto.
        Apprenez à lire

  • MarxForEver
    MarxForEver
    L'argent n'existe pas
    • Posté à 16h36 le 07/07/2012
    • Internaute 124072
      L'argent n'existe pas

    Et on nous ressort le coût du travail ! Mais comme toujours, la grande question du « pourquoi la France se retrouve dans le même segment de marché que les pays émergents » est soigneusement omise.

    Les émergents se sont lancés dans le jetable basse qualité pour donner quelque chose à faire à leur pléthorique main d’oeuvre. Nous aurions pu rester dans la production de biens durables. Mais voilà, produire des biens durables nécessite d’investir continuellement dans l’appareil de production au détriment des dividendes, d’employer des CDI (qui accumulent de l’expérience professionnelle) plutôt que des CDD (trop ballotés our accumuler de l’expérience). Bref c’est tout l’inverse des choix du patronat français.

    Un avantage des crises économiques est qu’elles agissent comme des révélateurs, à l’instar des tremblements de terre qui permettent de détecter les édifices pas aux normes. En ce moment, tout remonte à la suface : magouilles (Angleterre), erreurs de stratégie (France).

    Dans le domaine de la basse qualité, la partie est finie. La Chine a gagné. Vouloir continuer cette partie, ce serait comme vouloir prolonger le France-Espagne de l’Euro jusqu’à ce que la France gagne. Les joueurs français seraient alors morts d’épuisement bien avant d’avoir marqué un but !

    Tant qu’on continuera dans cette logique, le chômage continuera d’augmenter quoiqu’on fasse. Le SMIC n’est qu’un bouc-émissaire.

    Il peut même arriver pire. Avec les chutes de revenus dûes à la crise, les gens vont naturellement se réorienter vers des biens plus durables, afin de moins renouveler. Si les français persistent à délaisser ce créneau, ce sont les allemands qui en profiteront. A ce moment là on sera échec et mat et probablement au bord d’une révolution pour virer ces néfastes incapables.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 16h38 le 07/07/2012
    • 173412
      expatrie

    Tout ca est bien gentil, mais de 2 choses l’une ou bien on trouve normal d’affamer les plus faibles pour etre plus competitif soit on est tous des etres humains de meme valeur (au moins a l’interieur de l’UE) et le dumping social allemand fait partie des politique inacceptable sur lesquelles Bruxelles devrait intervenir, ah mais pardon, Bruxelles ne se soucie pas de petits rouages, qu’ils crevent !
    Un autre chose ce n’est pas a l’etat (c’est a dire les contribuables) de payer les salaires mais bien aux patrons, je pourrais continuer longtemps, mais le doigt a bien ete mis sur le probleme, les plus faibles (et probablement les plus productifs d’entre nous, ceux dont la sueur nourrit la balance des paiments et autres barbaries) sont sacrifies sur l’autel de la competitivite et ca ca doit cesser. Commencons par 21 € paye par les patrons (pour changer), ils doivent redistribuer autrement les clients vont disparaitre encore plus vite que les travailleurs.

  • Cestclair
    Cestclair
    Il ya un loup
    • Posté à 18h45 le 07/07/2012
    • Internaute 186981
      Il ya un loup

    Oui, les socialistes sont des menteurs, des gens qui trichent, ils font croire qu’ils vont faire un geste et vous plantent...

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 19h24 le 07/07/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    21,50 euros, moi je les prends. Les luttes se chargeront du reste.
    Les élections ne font et ne sont pas une fin.

  • Gonzague le Chomeur
    • Posté à 23h08 le 07/07/2012
    • 181650
      Chomeur

    ben au fait qu’avec sanofi il ne s’agit pas ni de rentabilité, ni d’un patron étranger, ni de je ne sais quel étranger, il me semble important de constater les actes de chacun.

    Pour le coup l’actionnaire principale étant béttencour, je trouve cela pour le coup a l’image d’une société, et il me semble difficile au vue de la délocalisation organisé depuis les années 2000 de l’ensemble des activités, en particulier dans l’automobile, sanchant que l’état créait des pôles de compétitivités, avait donné les clefs du camion aux grosses sociétés pour anticiper, et bien la demonstration est extraordinaire si l’on regarde la séquence des 10 dernières années. Defiscalisation par l’impôt recherche qui a permis de développer les activités par le biais de ce qu’ils appelent la r&d, et qui aujourd’hui après avoir planifié l’industrie, c’est le tour ou sera le tour des burreaux d’études.

    Sanofi en est la démonstration, non pour la question de la rentabilité, mais la question de la pression du pouvoir exercé afin de soumettre un pays par sa population et la précarisation. Le chômage a vocation par sa hauteur, que de faire garder le silence sur les pratiques de ceux qui en plus utilsent le bouclier de l’étranger et l’extrême droite dans un feuilleton politico économique, qui encore une fois au regard permet de comprendre qu’il n’y a jamais eu plus d’intérêts entre les patrons et les ouvriers ou employés d’un pays, que d’ouvriers et d’employés de pays différents.

    Ceci sera le troisième constat a venir (c’est de la prospective !)
    Une musique pour illustrer le cheminement des faits !

    Lien

  • Squall Lionheart
    Squall Lionheart
    Un message que les riverains (...)
    • Posté à 02h51 le 08/07/2012
    • Internaute 103509
      Un message que les riverains (...)

    Vous êtes des marrants quand même, 21 euros de plus, ça ne changera rien à votre vie, à quoi est ce que ça sert que je vous les donne alors, super le raisonnement, j’adore.

    « ces 21,50 euros supplémentaires pourraient provoquer 25 000 destructions d’emploi »
    C’est quand même vachement pratique les conditionnel, on peut se permettre de balancer des chiffres sans avoir besoin de les justifier.

    « Ce coup de pouce va faire du SMIC français le deuxième salaire minimum le plus élevé d’Europe, juste derrière celui du Luxembourg ! »
    Peut être, mais la part des salarié français payé au smic est énorme, le « kill cost » a la côte en France.
    Et le pire, c’est qu’en plus vous vous permettez de raconter des conneries.
    Smic en France 1398.27 euros
    Smic en Irlande 1461.85 euros
    Smic en Belgique 1443.54 euros
    Smic au Luxembourg 1801.49 euros
    Smic au Pays bas 1446.60 euros
    Une augmentation de 2% équivaut à 27.97 euros, le salaire brut serait donc de 1426.24 euros. Notre smic serait donc sixième en Europe et non deuxième comme vous l’avez écrit dans votre article.

    Et votre « juste derrière le Luxembourg » est d’une mauvaise foie hallucinante, vous ne reculez vraiment devant rien pour essayer de convaincre avec vos inepties.

    Lien

    Quelque chose d’un peu plus honnête sur les salaires dans les différents pays d’Europe :

    Salaire moyen par mois, équivalent temps plein

    Royaume-Uni 3 118 

    Pays-Bas 3 007

    Allemagne 2 980

    Danemark 2 947

    Belgique 2 784

    Autriche 2 736

    Irlande 2 639

    Suède 2 576

    France 2 462

    Union européenne 2 395

    Finlande 2 364 

    Italie 2 344

    Espagne 2 260

    Grèce 2 161

    Portugal 1 712

    Pologne 1 320

    Hongrie 1 213

    Roumanie 880

    Bulgarie 688

    Lien
    Dans certains pays, les entreprises n’ont pas besoin d’être restreint par le smic pour donner des bon salaires, ce qui n’est pas le cas en France.

    • Pascal de Lima
      Pascal de Lima répond à Squall Lionheart
      Enseignant d'économie à (...)
      • Posté à 16h22 le 09/07/2012
      • Expert 56427
        Enseignant d'économie à (...)

      Vous mettez en cause notre honnêteté intellectuelle, permettez nous de la défendre en répondant à votre commentaire injustement injurieux (qui provienne souvent d’après mon expérience de gens que j’ai connus à certains époques...).
      Vous comparez des SMIC qui ne sont pas comparables, même sans parler de la variabilité des SMIC néerlandais et belge suivant certains facteurs, système qui n’existe pas en France. Vous commettez une erreur grave dans votre démonstration, celle de comparer arbitrairement des SMIC à temps plein.
      Pour évaluer le niveau du SMIC, il est important de le ramener à la durée hebdomadaire du travail. Nous nous permettons de vous rappeler que la France a fait le choix des 35 heures tandis que les autres pays que vous citez appliquent les SMIC à temps plein pour des durées légales plus longues. Nous persistons et signons, le SMIC horaire français est bien de le deuxième d’Europe, juste derrière celui du Luxembourg.
      Concernant la destruction des 25 000 emplois, le chiffre ne tombe pas du ciel. Il est communément admis par les économistes français qui se fondent la plupart du temps et en partie, comme nous l’avons fait, sur les propos objectifs et au-delà de tout soupçon de Francis Kramarz, membre du groupe d’experts sur le SMIC et directeur du centre de recherche en économie et statistique.
      Enfin, la question des salaires moyens par mois n’est pas notre propos. Nous aurons surement l’occasion d’en analyser les enjeux dans un article futur.

      • Squall Lionheart
        Squall Lionheart répond à Pascal de Lima
        Un message que les riverains (...)
        • Posté à 17h49 le 09/07/2012
        • Internaute 103509
          Un message que les riverains (...)

        Je profite juste du manque de détail de votre article. Combien des lecteurs ont compris que vous parliez du smic horaire, probablement pas beaucoup, car c’est au smic mensuel qu’on a tendance à penser en premier.

        Après pour les 25000 emplois détruits, j’aimerai bien avoir le calcul qui lui a permis d’arriver à ce chiffre. Il n’y a donc aucune rigueur intellectuelle pour les économistes. Franchement ce n’est pas une science, aucun chimiste, biologiste ou physicien ne se permettrait de balancer quelque chose comme ça sans avoir besoin de le justifier par des données et des explications.
        Parce que là certes, il a un beau titre votre monsieur, mais sans raisonnement, on peut sérieusement se poser la question s’il n’y a pas de lobby derrière.

        « Enfin, la question des salaires moyens par mois n’est pas notre propos. »
        C’est con car cet argument montre bien plus que le poids des salaires en France n’est pas plus élevé que dans les autres pays d’une manière générale, ça ne concerne pas seulement 10% des employés (10,6% pour être précis Lien).

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 10h33 le 08/07/2012
    • Internaute 121073
      geek

    J’ignorais que l’état payait les charges sociales des plus petits salaires ,c’est parfaitement imbécile ,ça laisse certains s’enrichir honteusement pendant que d’autres sont à la ramasse ,l’état doit aider entreprise par entreprise suite à un audit.
    Quand votre plombier ou votre électricien vous facture 50 euro de l’heure il peut payer largement les charges du pauvre gars qui n’a pas trouvé mieux.
    Bien sur faudrait embaucher au tribunal de commerce et chambres des métiers.
    Quand à aligner les émoluements des fonctionnaires sur le smic est idiot ,le smic devrait être une limite ,un salaire interdit comme le % de l’usure ,tout salaire au raz des pâquerettes doit avoir la forme smic +x.
    smic + 1 euro par exemple.
    Et si on veut faire suivre le coût de la vie pour les petits salaires il n’y a pas de raisons qu’il en soit la même chose pour les plus gros.
    les écrans plats ont baissé ,l’informatique aussi, les maisons neuves hors terrain aussi ,les taux de crédit faibles ,la concurrence sur les voitures est à plein et elles consomment moins ,l’état subventionnant indirectement le gazole,pour les vacances à l’étranger la bataille entre agences de voyages est féroce .
    la classe moyenne ne vit pas plus mal qu’il a 10 ans ou 20 ans.
    Par contre pour les smicards fruits et légumes ont pris 25% ,des impôts débiles sur le courant électrique (tfce) ,sur les mutuelles ,(merci Fillon) ,la folie paranoïaque des communautés de commune ont explosé les impôts locaux ,la sous-traitance irresponsable des services des eaux et ordures des villes et villages ont impacté des charges surréalistes.
    Mais c’est vrai qu’au lieu d’augmenter le smic casser tout ce qui fait que la vie est trop difficile pour un smicard est faisable.
    Jardin potager obligatoirement disponible avec chaque logement ,fin des taxes débiles plafonnement des impôts locaux ,contrats à l’année pour les sociétés privées d’eau et égouts et ordures ,autoroutes gratuites sur 20 km des grandes villes ,ticket de bus ou de ter à un euro on peut faire plein de choses sans casser le systême.
    Un peu comme dans les dom-tom retrouver le droit d’être pauvre,lol !

  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 11h13 le 08/07/2012
    • Internaute 77334
      chômiste

    « Et puis il y a fort à parier que cette hausse très limitée du SMIC, en ces temps de crise, suffise à aggraver encore la situation de l’emploi en France. »

    faux !
    lire :
    Comme nous, Denis Clerc en a ras-le-bol de ces chercheurs-économistes mainstream qui veulent la peau du Smic et font des déclarations mensongères.

    quel misérable procédé d’opposer le travailleur pauvre au chômeur.... beurk...

    • karlM
      karlM répond à lapinot
      Précaire
      • Posté à 14h10 le 08/07/2012
      • Internaute 21378
        Précaire

      « Enfin, pour l’Etat, cette poignée d’euros supplémentaires accordée aux smicards pourraient coûter très cher en plein cœur de la crise économique. le député UMP Gilles Carrez, estime le coût de cette mesure à un milliard d’euros pour l’Etat. »

      entre les 600 milliards volés par sArko, les aide à la pollution du genre prime à la casse, il est honteux d’écrire des phrases pareils que les c.....ds qui refusent les augmentation du smic vivent avec

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 12h09 le 08/07/2012
    • 174584
      serial lecteur

    C’est curieux : lorsqu’on chouine à répétition sur le coup du travail, on prend toujours le cas des zaffreusmicards gavés de pognon qui tuent l’emploi (soit un cran au-dessus des zaffreuzassistés), mais jamais de nos mirifiques patrons du CAC40 qui s’augmentent de 10% voire plus par an entre deux stock-options et parachute doré, principalement pour couiner que le travail coûte trop cher, font payer aux pov’cons leurs erreurs stratégiques (télécom) et, lorsqu’ils ont fini de couler la boîte, partent avec des millions. Les meilleurs d’entre nous, certainement. Ils pourraient partir, quelle horreur (mais qui voudrait d’un Lagardère fils ?). Ils créent de l’emploi (en Roumanie) entre deux plans sociaux. Alors qu’on trouverait certainement un Chinois ou un Indien pour faire mieux pour dix fois moins cher…

  • Pas lolo
    Pas lolo
    fasciné
    • Posté à 12h49 le 08/07/2012
    • Internaute 29635
      fasciné

    Vont pas nous faire chier encore ?
    Un bouteille de 51 et les cahouettes en plus, par mois ! ! ! !
    Y a des moments faut arrêter de se plaindre.

  • sam'z
    • Posté à 07h41 le 09/07/2012
    • 185920

    « En pesant sur les finances de PME en difficulté, ces 21,50 euros supplémentaires pourraient provoquer 25 000 destructions d’emploi, ... »

    1. Je suis sûr que tous les lecteurs sont curieux de savoir comment vous obtenez ce chiffre de 25 000 emplois perdus. Moi en tout cas, je serais vraiment heureux de connaître l’équation qui vous permet d’obtenir ce résultat !

    2. Déjà les entreprises qui embauche un smicard ne paie pas de cotisations sociales, et je trouve indécent qu’elles rechignent en plus à un coup de pouce de 0,6% (soit 6,45€/mois). C’est à la limite de la pornographie.

    3. Une entreprise qui n’est pas capable d’augmenter ses salariés les plus démunis de 6.45€, ça n’existe pas, ou alors c’est que cette entreprise était déjà en situation de déposer le bilan. Mais ça n’aurait rien à voir ledit « coup de pouce ».
    De plus, pour amortir cette évolution du coût du smic, il suffit d’augmenter de un ou quelques centimes le prix des prestations ou des produits.

    « Et puis il y a fort à parier que cette hausse très limitée du SMIC, en ces temps de crise, suffise à aggraver encore la situation de l’emploi en France. “

    Ceux qui tiennent ce genre de discours, ce sont les mêmes qui ne trouvent rien à redire à l’euro. Or, on se souvient que le franc fort de Pinay avait été une erreur historique, et voilà aujourd’hui qu’on accable les entreprises françaises d’une monnaie égale au mark. Soit une perte de compétitivité-prix de 20%, avant même d’avoir fait tourner l’usine...

    Bref, en résumé, ça s’appelle monter un sujet en épingle, on prend un non événement et on le transforme en événement inter planétaire.

    • sam'z
      sam'z répond à sam'z
      • Posté à 08h06 le 09/07/2012
      • 185920

      Je corrige une grossière erreur que vous aurez certainement corrigé par vous-mêmes, je voulais bien sûr parler du franc fort de Bérégovoy.

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