TRIBUNE 02/07/2012 à 13h26

Bulle immobilière espagnole : marchés financiers 1, Europe 0


Les marchés financiers ont remporté une superbe victoire au Conseil européen des 28 et 29 juin. Depuis plusieurs mois, ils maintenaient l’Union dans l’angoisse permanente d’une dégringolade brutale si l’Allemagne ne leur accordait pas ce qu’ils souhaitaient : le renflouement des banques défaillantes par les Etats, sans contrepartie. Ils l’ont enfin obtenu, avec l’appui de la France. Ils peuvent donc maintenant parader.

L’affaire Bankia a très largement servi de catalyseur à ce bras de fer engagé par les financiers.

L’affaire Bankia comme catalyseur

Pour mémoire, à côté de l’impéritie historique de la Grèce, qui est une simple affaire d’insolvabilité d’un petit Etat qui ne peut plus dévaluer sa monnaie, l’Union européenne est menacée par une crise bien plus grave et d’une autre nature : la bulle immobilière espagnole.

80% des Espagnols sont propriétaires, mais près d’un tiers des logements construits dans les années 2000 sont vides. La dette immobilière des ménages représenterait plus de 600 milliards d’euros, dont une grande partie libellée en emprunts à taux variables, comme les subprimes américaines.

Ces chiffres donnent une première image du désastre : alors que les prix de l’immobilier ont doublé en dix ans (jusqu’en 2007), une sévère correction rend la situation des ménages endettés très difficile. Comment expliquer qu’on se serre la ceinture pour rembourser un appartement ou une maison à un prix très supérieur à la valeur réelle du bien ?

Un rafistolage d’urgence en Espagne

Pour les banques, l’éclatement de la bulle est critique. Les logements inscrits à l’actif pour une valeur d’avant la crise se révèlent une plaie, ce qu’on appelle depuis 2008 un actif toxique. Difficile d’abuser les investisseurs étrangers sur la valeur d’une banque dont l’essentiel des créances repose sur des logements qui ne valent plus que la moitié (parfois moins) du prix où ils sont mentionnés dans les comptes. En Espagne, une grande partie de ces créances est localisée dans les banques d’épargne qui relèvent de l’économie sociale. Ces banques mutualistes n’ont pas d’actionnaire pour les renflouer.

Pour juguler le désastre, l’Espagne a créé en décembre 2010 un conglomérat bancaire appelé Bankia, essentiellement composé de Caja Madrid et Bancaja. Dans le même temps, l’Espagne a concentré les actifs les plus toxiques dans un consortium de réalisation appelé BFA. Ce rafistolage d’urgence a permis de gagner du temps, il n’a évidemment pas réglé les problèmes d’un système bancaire enrichi par une spéculation irresponsable sur l’immobilier, et dont tout homme raisonnable savait qu’il s’arrêterait au premier coup de vent.

Contrairement à ce qui est dit, ces affaires n’ont rien de complexe. Les banques mutualistes espagnoles ont prêté de l’argent de façon déraisonnable et il leur faut aujourd’hui des fonds propres pour couvrir les engagements irresponsables qu’elles ont pris. Elles ne sont pas dans une situation radicalement différente de celle du petit commerçant du coin qui a contracté trop de dettes et qui a besoin d’argent frais pour rembourser ce qu’il doit.

Qui doit payer ?

Assez astucieusement, le gouvernement espagnol a joué la montre depuis fin 2010, en agitant un spectre : la faillite de ses banques si l’Europe, et en particulier l’Allemagne, ne remboursait pas les pots cassés. C’est-à-dire ne donnait pas d’argent frais pour recapitaliser ses banques. Une tactique du bouclier systémique en quelque sorte : soit vous nous sauvez, soit nous explosons tous ensemble.

Le 25 mai, Bankia a demandé 19 milliards d’euros pour échapper à la faillite. Depuis un mois, l’Union gère donc comme elle le peut un incendie qui risque de contaminer l’ensemble du système bancaire européen. L’ensemble des banques européennes sont en effet peu ou prou assises sur des bilans gorgés d’actifs toxiques, c’est-à-dire d’actifs considérablement surévalués par rapport à leur valeur réelle. Potentiellement, toutes les banques européennes sont donc fortement exposées au risque de devoir avouer la vérité tragique sur leurs comptes.

La France a cédé aux marchés

Face à une urgence que le public a peu perçu en France parce qu’il était obnubilé par la rivalité politique franco-allemande, l’Allemagne a cédé : le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui se met en place en juillet pourra recapitaliser les banques défaillantes par une décision ordinaire. Autrement dit, l’argent des contribuables européens pourra sans vergogne se transformer en capital d’une banque privée. Un joli tour de passe-passe qui rassure les marchés : à l’avenir, toute banque en difficulté sera sauvée par les citoyens de l’Union.

Une promesse insane à laquelle l’Allemagne s’opposait. La France a-t-elle fait le bon choix en faisant pression pour lâcher une position qui protégeait les Européens contre la boulimie hystérique des marchés ?

En tout cas, si certains ont cru que la France mettrait la finance au pas, il ne leur aura pas fallu plus d’un mois pour s’apercevoir que l’inverse s’était produit.

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  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 13h36 le 02/07/2012
    • 49273
      Petit agité

    des logements qui ne valent plus que la moitié (parfois moins) du prix où ils sont mentionnés dans les comptes

    Et qui ne vaudront bientôt plus rien. Les logements construits en Espagne dans les années 2000, ce n’est pas vraiment de la pierre de taille donc après être restés vides plusieurs années ils seront probablement délabrés et inhabitables.

    • Cestclair
      Cestclair répond à Deamon7
      Il ya un loup
      • Posté à 15h43 le 02/07/2012
      • Internaute 186981
        Il ya un loup

      La baisse de prix est d’au moins 30%, il y a de belles affaires à faire, notamment sur la côte....
      Villa de rêve du côté de Calpe, avec vue sur la mer, piscine, 120 m2, bon état, 200 000 euros... Les petits retraités de banlieue parisienne devraient vite vendre leur petits pavillons sordides pour aller au soleil...

      • Deamon7
        Deamon7 répond à Cestclair
        Petit agité
        • Posté à 15h50 le 02/07/2012
        • 49273
          Petit agité

        J’attends que tout s’effondre totalement pour acheter une île grecque.

         
        • Xahendir
          Xahendir répond à Deamon7
          étudiant
          • Posté à 17h02 le 02/07/2012
          • Internaute 169622
            étudiant

          Moi j’attends la mort de Mme Bettencourt pour récupérer quelques unes de ses propriétés et/ou le contenu de quelques uns de ses coffres. Comme elle ne sait pas ce qu’elle possède, ça passera sûrement inaperçu.

        • Le Gaspésien
          Le Gaspésien répond à Deamon7
          • Posté à 11h16 le 04/07/2012
          • Internaute 119587

          moi aussi, et avec sa population, dans le cheptel humain, je devrais trouver chaussure mon pied pour mes besoins , un jardinier, un loufiat et sa femme pour tenir la maison et 2 ou 3 maitresses, tout çà pour pas cher. chouette,

          • Deamon7
            Deamon7 répond à Le Gaspésien
            Petit agité
            • Posté à 13h47 le 04/07/2012
            • 49273
              Petit agité

            Non les Grecs c’est des Méditerranéens, donc des emmerdeurs et des râleurs, je réfère virer tout le monde et importer la population des Philippines. Moins chers et plus dociles.

        4 autres commentaires
    • cricrac
      cricrac répond à Deamon7
      rechercheur
      • Posté à 22h23 le 04/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Les choses ne s’usent que lorsque on ne s’en sert pas.....c’est faux sauf pour la liberté de la presse ! Un truc non utilisé ne peut se delabrer.

    • darien revient
      darien revient répond à Deamon7
      georges
      • Posté à 11h37 le 05/07/2012
      • Internaute 188752
        georges

      Sur le long terme, tant mieux, car ils sont tellement laids que leur disparition permettra une plus value esthétique à défaut d’être monétaire ! Demandons nous pourquoi, avec William Morris, ce mode de production ne peut engendrer que de la merde, heureusement éphémère...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 15h17 le 02/07/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    « Dans le même temps, l’Espagne a concentré les actifs les plus toxiques dans un consortium de réalisation appelé BFA. »
    Ça me rappel notre CDR bien de chez nous pour éponger les pertes du Crédit Lyonnais. « Le Consortium de réalisation (CDR) est à l’origine une structure ad hoc chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais après la quasi-faillite de la banque en 1993.....Depuis la crise financière de 2008, cette expression sert plus généralement à désigner dans une structure de défaisance, la banque-poubelle ou banque-hôpital (en anglais bad bank)......En 1993 le CDR a repris 28,3 milliards d’euros d’actifs “pourris” du Groupe Crédit Lyonnais. » Wikipédia
    Ce même CDR a payer 198 millions d’euros à B. Tapie dans l’affaire qui l’opposait à Adidas, après intervention d’un tribunal arbitral ou arbitraire, c’est selon. Ce qui a du sel, c’est que le consortium de réalisation (CDR), chargé d’opérer ce virement n’avait pas assez de liquidités pour le faire, il a donc emprunté de l’argent à LCL, autrement dit... au Crédit Lyonnais. Décidément les hommes politiques ont partout les mêmes subterfuges pour faire disparaître la poussière sous le Tapie et faire payer les citoyens de leurs errements. Dans le cas de l’Espagne, non seulement les banques sont débarrassées de leurs actifs toxiques, mais en plus la BCE, avec l’argent de tous les citoyens européens, va pouvoir les re-capitaliser pour qu’elles continuent à jouer à la roulette de la spéculation

    • cricrac
      cricrac répond à padiran
      rechercheur
      • Posté à 22h29 le 04/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Quand on est banque mutuelle en Espagne,speculer en financant des logements est un peu fort de café.Se tromper sur des estimations futures ,ça arrive à n’importe qui,mais comparer ça à des salles de marchés est malhonete.

      • padiran
        padiran répond à cricrac
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 23h01 le 04/07/2012
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        C’est pourtant ce qui arrivera tant qu’elle ne sépareront pas leurs activés de dépôt et d’investissement et qu’elles n’investiront pas avec leurs fonds propres et ceci pour 2 raisons.
        1) Il n’est pas question que les dépôts des clients soient renfloué par les Etats qui n’ont plus de crédits
        2) Elles risques de faire basculer le système par le jeu des investissements croisés
        Au moment même où elles accuseront des pertes, les banques systémiques, celles qui risquent de faire basculer toute l’activité bancaire d’un pays, pourront se faire renflouer directement par la BCE à très bas taux. Qu’est ce qui les empêchera de refaire des investissements risqués, ceux qui sont les plus lucratifs, sur le marché ?

  • Nationaliste89
    Nationaliste89
    En France
    • Posté à 15h22 le 02/07/2012
    • Internaute 189546
      En France

    Un bien beau signal envoyé aux banksters :

    Quand vous gagnez c’est pour vous, quand vous perdez c’est pour nous !

    • cricrac
      cricrac répond à Nationaliste89
      rechercheur
      • Posté à 22h37 le 04/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Le raleur gaulois n’est jamais content......Vu les avoirs des français ,les banksters sont partout ,et peu etre plus nombreux que tout ceux qui n’ont pas de fric.C’est ça la sociologie française,je deteste celui qui à 20000€ d’économie devant lui , MAIS FAIT PAS TOUCHER AUX 10000€ QUE J’ AI DEVANT MOI,c’est ça le gros con de français de coq gaulois.....

      • Nationaliste89
        Nationaliste89 répond à cricrac
        En France
        • Posté à 23h32 le 04/07/2012
        • Internaute 189546
          En France

        La BNP ou la SocGen font plusieurs milliards de bénéfices chaque année.
        D’où provient cet argent ? Que produisent les banques ? Qu’en font-elles ?

        Cet argent est issu des intérêts des prêts consentis aux clients et aux états, et est également issu du casino boursier.
        Les banques en distribuent une partie à leurs actionnaires, une partie à leurs traders, et le reste sert à renforcer ses fonds propres pour pouvoir augmenter sa capacité de crédit et de fait, engranger toujours plus d’intérêts.

        Dans le cas de l’espagne, les banques ont inondé les promoteurs immobiliers de crédit sans se soucier de leur capacité à écouler leur produit, comme il n’y avait plus d’acheteurs sur le marché espagnol, les promoteurs ont fait faillite et les banque espagnoles se sont retrouvées bourrées d’immobilier qui ne valaient plus rien.

        Vous trouvez qu’il n’y a rien à critiquer dans cette situation ?

         
        • cricrac
          cricrac répond à Nationaliste89
          rechercheur
          • Posté à 11h15 le 05/07/2012
          • Internaute 188211
            rechercheur

          Bien sur que l’imprudence des banques espagnoles est trés critiquable.Je vous rappelle qu’en France,TOUTES les banques ont étés nationnalisées en 1981 avec donc l’état et la haute administration aux manettes.Ca à duré dix ans et les taux n’ont pas baissés pour autant.Pire le Credit Lyonnais a laissé une ardoise de 100 milliards d’€ avec des achats trés aventureux qui se sont révélés néfastes,pourtant ,là aussi ,le PDG et les membres du conseil d’administration étaient issue de l’état.Vous croyez que c’est pas critiquable ça ! On fait quoi alors.Il y a aussi des banques mutualistes qui appartiennent à leurs salariés et aux clients.Ce ne sont pas des actionnaires se sont des sociétaires.Elles fonctionnent sur un grand principe égalitaire,un sociétaire une voix,quel que soit le nombre de parts sociales des uns et des autres.Cela ne les empeche pas de faire des affaires elles aussi,et les banques espagnoles en faillites sont des Caisses d’Epargne mutualistes.Donc pour résumer il y a trois possibilités pour les banques.Soit elles sont privées au sens capitaliste du terme ,soit elles sont nationnalisées en totalité ou parties (mais avec l’état majoritaire) soit ce sont des banques mutualistes qui appartiennent à leurs salariées.Vous preferez quoi.....

          • Nationaliste89
            Nationaliste89 répond à cricrac
            En France
            • Posté à 12h25 le 05/07/2012
            • Internaute 189546
              En France

            Pourquoi pas les 3 ? Mais à certaines conditions :

            -Dans le cas des banques privées, que ces banques sautent si elles ont fait des erreurs, il n’y a pas de raison de privatiser les bénéfices et de nationaliser les pertes.

            -Dans le cas des banques publiques, elles sont gérées et garanties par l’état, leur objectif est donc de servir l’intérêt général, de prendre moins de risque et de faire rentrer les bénéfices dans les caisses de l’état plutôt que de rémunérer l’argent des déposants. (l’erreur du crédit lyonnais a été de rentrer dans le casino boursier, en quoi investir dans la MGM sert l’intérêt général français ?)

            -Dans le cas des banques mutualistes, idem que pour les banques privées.

            A noter que les banques mutualistes sont en général (le cas de l’espagne est un contre-exemple) mieux gérées que les banques privées : les erreurs commises concernent un financement de l’économie réelle contrairement aux banques comme la SocGen qui jouent au casino et font porter les risques entrepris sur la nation toute entière : y a toujours papa derrière pour sortir le chéquier et les sortir du bourbier.

            • cricrac
              cricrac répond à Nationaliste89
              rechercheur
              • Posté à 13h24 le 05/07/2012
              • Internaute 188211
                rechercheur

              Pendant la crise en France,l’état a prété aux banques(comme il l’a fait avec Renault et Peugeot) qui ont remboursées avec les interets.Il ne s’agit donc pas d’un renflouement à fond perdu.

              • Nationaliste89
                Nationaliste89 répond à cricrac
                En France
                • Posté à 14h02 le 05/07/2012
                • Internaute 189546
                  En France

                Mais avec quel argent l’état a-t-il prêté aux banques puisqu’il est ruiné ? En empruntant encore ?

                Autrement dit l’état a emprunté sur les marchés financiers avec intérêts pour prêter avec intérêts aux banques privées ?

                La France a recapitalisé DEXIA alors que le cours de l’action était à 7€, aujourd’hui il est proche de 0 la banque est en faillite, ça s’appelle pas une perte nette ça ?

                • cricrac
                  cricrac répond à Nationaliste89
                  rechercheur
                  • Posté à 14h40 le 05/07/2012
                  • Internaute 188211
                    rechercheur

                  L’état a emprunté sur les marchés avec sa garantie pour preter aux banques qui auraient du se financer beaucoup plus cher.Les banques ont remboursées l’état avec interet ,et lui ,en suivant ,a remboursé ses créanciers internationnaux,c’est simple comme mécanisme.Quand a Dexia sa mission fondamentale est de preter aux collectivités et n’a pas d’actionnaires privés pour se sucrer.Si elle a pris des risques comme toutes les banques y compris les mutuelles,c’est pour proposer les taux les plus bas aux collectivités,ou alors cela signifirait que les états actionnaires de Dexia(France ,Belgique ,Hollande) ont voulus baiser leurs propres collectivités ce qui est totalement invraisemblable.

            • cricrac
              cricrac répond à Nationaliste89
              rechercheur
              • Posté à 15h38 le 05/07/2012
              • Internaute 188211
                rechercheur

              Nous sommes dans un systeme ou les banques sont cotés en bourse.Si une banque ne fait que des opérations bancaires de base,pret aux particuliers aux entreprises sans spéculer ses resultats serront inferieurs à celles qui en plus de faires ça spéculent avec leurs traders.Consequence ,les investisseurs vont se detourner de ces banques qui font des profits faibles et donc des dividendes faibles aussi.Il va s’en suivre que le titre serra délaissé,qu’il risque de s’éffondrer,et par la suite une OPA hostile soit lançée contre elle pour la demembrer puis la vendre par départements.Ce risque est bien réel et pas que dans les banques.On a deja vu des investisseurs spéculateurs (qui veulent un rendement élevé à court terme) réussir à prendre la majorité au conseil d’administration et exiger un changement radical de politique pour faire un maximum de profit à court terme,au detriment du long terme de la pérenité de la boite puisque eux n’ont pas vocation à rester longtemps au capital.Si il n’y a pas un noyau dur avec un pacte d’actionnaires voila le risque .La solution c’est par prise majoritaire par l’état ,ou alors comme ça se fait deja dans pas mal de boites ,l’état plus les actionnaires salariés.Néanmoins le fait de gagner moins que la concurence fragilise toujours une boite donc l’idéal est qu’elle ne soit plus coté et la sortir de la cote.Là c’est la nationnalisation pûre et simple,mais on a pas les moyens de le faire actuellement et l’Europe le refuserait par rapport à la concurence.

        6 autres commentaires
  • Cestclair
    Cestclair
    Il ya un loup
    • Posté à 15h35 le 02/07/2012
    • Internaute 186981
      Il ya un loup

    Monsieur Hollande, qui n’est même pas capable d’empêcher sa petite amie et son ex de se chamailler publiquement, est tout à fait incapable de mettre au pas les marchés financiers, le fameux « ennemi » !
    En réalité c’est un incapable tout court.
    Sauf en matière de rigueur et de hausse d’impôts...

    • miakhi
      miakhi répond à Cestclair
      ni frigide ni barjot
      • Posté à 11h19 le 03/07/2012
      • Internaute 168781
        ni frigide ni barjot

      650 milliards de déficit en 5 ans pour $arkozy, soit 5,24€ de déficit par jour et par habitant, en moyenne. En 1 an, $arkozy m’a personnellement endetté de 1.912€, tout comme il a endetté chacun de mes enfants et chacun de mes proches et vous aussi et chacun de vos proches. Et tout ça x5 !
      En voilà, un bon gestionnaire ! Pour vous citer : « En réalité c’est un incapable tout court. »

  • J.Nimbusa
    J.Nimbusa
    Voyageur
    • Posté à 16h40 le 02/07/2012
    • 184909
      Voyageur

    La bubulle, la bubulle, et paf la bubulle
    Explications
    vraiment-ailleurs

    • cricrac
      cricrac répond à J.Nimbusa
      rechercheur
      • Posté à 14h03 le 05/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      La bulle immobilière espagnole à une raison bien simple.En premier il ne faut pas confondre promoteurs immobilier et banques,les seconds finançant les premiers.Le probleme du logement en Espagne( hors logement touristique c’est pas lui la cause de la faillite) est recurent depuis des decennies.A la sortie du franquisme,la croissance espagnole à permise de financer les demandes de logements.Un projet immobilier avec un faible coef de remplissage(nombre d’engagements fermes des clients qui versent des arres pour retenir des apparts)pouvait etre lançé, les banques suivaient malgrés le risque et les invendus partaient par la suite comme des petits pains.Le systeme a fonctionné comme ça pendant des decennies et tout allait bien.La crise est passé par là,modifiant la solvabilité des gens et le marché c’est modifié avec des centaines de milliers de logements d’invandus.Il n’y a pas du tout de spéculation là ou alors toute activité économique en est une.Bien sur comme dans tous les domaines lorsque la demande solvable est forte par rapport à une offre plus mesurée,les prix montent,mais ça c’est valable pour les logements ,les poirreaux ,les cerises,le blé ext......

  • paddy1170
    paddy1170
    la bourlingue
    • Posté à 17h13 le 02/07/2012
    • Internaute 139041
      la bourlingue

    Ce n’est pas du bon journalisme de dire que « toutes les banques européennes sont (...) gorgées d’actifs toxiques » on veut des noms, des chiffres ! Je ne pense pas que vous soyez capable d’en citer. En fait en France on a une situation inverse les grandes banques se portent plutôt bien et c’est l’état qui est en faillite (38 ans de déficit !).
    Pour finir une larme : Quand l’état espagnol prend le contrôle d’une banque les actionnaires perdent tout leur investissement. Mala suerte.

    • Nationaliste89
      Nationaliste89 répond à paddy1170
      En France
      • Posté à 18h58 le 02/07/2012
      • Internaute 189546
        En France

      Voici la recapitalisation des banques françaises de 2008.

      Ne vous inquiétez pas, on vous préviendra pas 3 mois à l’avance si votre banque à des problèmes de liquidités..

      • Ô triste riz digne
        Ô triste riz digne répond à Nationaliste89
        Autist-Hulk valseront à Vienne
        • Posté à 20h12 le 02/07/2012
        • Internaute 48716
          Autist-Hulk valseront à Vienne

        Sans oublier Dexia qui nous achève aussi :
        20 minutes - Dexia achève son démantèlement et révise sa gouvernance

        La Belgique, la France et le Luxembourg se sont entendus fin 2011 pour garantir le financement de Dexia, première banque victime de la crise de la dette souveraine, à hauteur de 90 milliards d’euros et lui permettre de mener à terme son démantèlement.

        La banque avait déjà été frappée de plein fouet par la crise de 2008. Pour lui éviter la faillite, les trois pays l’avaient renflouée à hauteur de 6,4 milliards d’euros et lui avaient déjà apporté des garanties publiques.

      • paddy1170
        paddy1170 répond à Nationaliste89
        la bourlingue
        • Posté à 04h01 le 03/07/2012
        • Internaute 139041
          la bourlingue

        Il faut, bien sûr, ne pas confondre un crédit de trésorerie du à un manque de liquidité (et remboursé quelques mois plus tard) et une recapitalisation conséquente à des pertes importantes (comme DEXIA).
        En France, c’est l’administration de l’état qui est en faillite du fait de sa mauvaise gestion et elle se « recapitalise » tous les ans de € 185 milliards empruntés à l’étranger et qu’il faudra rembourser. N’oubliez pas de prévenir vos enfants que comme, depuis 38 ans, nous élisons des incapables pour gouverner le pays il faudra qu’ils bossent comme des malades pour rembourser les dettes de leurs parents

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 17h37 le 02/07/2012
    • 181210
      Juif errant

    Voilà sans doute le genre de choses qu’on aimerait lire plus souvent en Une.
    Z’avez pas un peu la honte, à côté du Yéti... ?

    « à l’avenir, toute banque en difficulté sera sauvée par les citoyens de l’Union. »
    Comme c’était déjà le cas : face tu perds, pile je gagne ; maintenant, c’est le changement que j’attends.

    • Xahendir
      Xahendir répond à .666
      étudiant
      • Posté à 20h12 le 02/07/2012
      • Internaute 169622
        étudiant

      Le fameux « on nationalise les pertes et on privatise les profits ».

    • cricrac
      cricrac répond à .666
      rechercheur
      • Posté à 21h21 le 04/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Tout fond en € est garantie à hauteur de 100000€ et on peut posseder plusieurs comptes.Qu’es ce que l’on en a à faire que les banques s’éffondrent.En dernier recours c’est l’état qui receptionne tout ,et c’est la dette qui augmente d’autant.Qui paye des impots pour la diminuer vous ,moi ext.......

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 18h22 le 02/07/2012
    • Internaute 140809
      peu importe

    tiens, quelle lucidité. ! ! ! lol
    on ne cesse de céder aux marchés car le politique ne fait pas son boulot.
    et parce que le processus démocratique consiste à donner du grain à l’électeur, le poulet qui attend son grain.
    y a qu’à regarder le cas grec, un très bel exemple.
    quand les électeurs gagneront en maturité et voteront avec le cerveau, ça changera.
    ce sont donc les électeurs benêts qui ont cédé, pas les gouvernements.

    • cricrac
      cricrac répond à alankin
      rechercheur
      • Posté à 21h26 le 04/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Ha bon ! preter n’est pas donner et ça dans tous les cas car le mal absolue est d’avoir prété.Il faudrait que le fait de preter soit considéré comme un crime contre l’hummanité et puni de mort.Plus personne ne doit preter à personne et on va voir ou elle va aller la société et ce qui va vous tomber dessus,car la devise grecque,c’est ’’’preter c’est voler ’’’sur qu’on va aller loin comme ça.

  • Michel-Petit
    Michel-Petit
    Retraité
    • Posté à 09h35 le 03/07/2012
    • Internaute 62964
      Retraité

    Après avoir été enflés par Sarkozy, les français sont déjà cocufiés par Hollande, bravo, çà n’a pas traîné, le changement c’est pas maintenant et c’est probablement pour jamais si on ne sort pas les piques et les faux, pour décorer les réverbères :
    Politiciens de tout bord = exécuteurs des basses œuvres des banksters, rien de mieux à espérer, Sarko l’a fait, Hollande peut le faire !

    D’ailleurs pourquoi serait-il différents de ses homologues des autres états ?

    Le renflouement de Bankia est un modèle de connerie.

    Voilà une association d’inconscients espagnols, qui ont accumulé les méfaits avec une bêtise surréaliste et qui jette à la rue des familles entières ( pas extrêmement conscientes elles-mêmes au départ, il faut le reconnaître), et qui en parallèle, fait payer l’addition à tous les européens.

    C’est du grand art, et ça ne laisse augurer rien de bon des dépatouillages de la gauche face aux voyous.

    • cricrac
      cricrac répond à Michel-Petit
      rechercheur
      • Posté à 21h29 le 04/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Si ceux qui pretent sont des voyous et bien on pretera plus jamais à personne.Je suis contre l’existence des banques des marchés ext....chacun sa merde on va voir ce que vous allez devenir......

    • alankin
      alankin répond à Michel-Petit
      peu importe
      • Posté à 22h32 le 04/07/2012
      • Internaute 140809
        peu importe

      les familles se sont endettées sur 40 ans pour un job éphémère..la faute à la banque...je vous propose de demander aux banques un logement gratos désormais. ils sera construit pour vous par des entreprises non payées..
      avec les faux, ça peut marcher...à condition que vous soyez du bon coté du manche...

    • cricrac
      cricrac répond à Michel-Petit
      rechercheur
      • Posté à 16h57 le 05/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Et les banques françaises toutes nationnalisées en 1981 avec des ministres communistes au pouvoir,c’etait des banksters aussi ! ! ! ! ! ! ! !

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 11h10 le 03/07/2012
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    Et oui... Fallait voter mélanchon, depuis le temps qu’on le répète.

    Les français vont avoir la poursuite du néolibéralisme qu’ils ont appelé des deux mains et qui a tant fait les preuves de son succès, avec peut être, l’espoir reste permis, un peu moins de privation de liberté que sous sarko.
    Mais même çà, c’est pas encore gagné...

    Il va bien falloir la contenir cette grogne grandissante. Il reste bien sûr toujours la solution d’abrutir les français, formule éprouvée qui donne manifestement de très bon résultats. Mais sur 5 ans, l’exercice aura sans doute un jour ses limites.

  • Ismiche
    Ismiche
    Indigné
    • Posté à 11h57 le 03/07/2012
    • Internaute 127763
      Indigné

    BBBBBBBBBLLLLLLLLLLLLLLUUUUUUUUUUUUUURRRRRRRRRPPPPPPPPPPP ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    Pardon mille escuses mais j’ai vomi, ça m’arrive de plus en plus souvent en lisant des articles qui parlent des banques ou de la finance en général.......
    Bon sérieux quand est ce qu’ on sort les fourches et qu’on s« en occupe vraiement de cette racaille ? ( notez l’emploi du mot “racaille” rarement utilisé pour cette caste en cols blancs.

    • cricrac
      cricrac répond à Ismiche
      rechercheur
      • Posté à 21h32 le 04/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Melenchon a fait 11 % sur sa grande gueule le front de gauche 6.5 % aux legislatives et vous voulez sortir les piques ! Un conseil reflaichissez bien avant à deux fois,vous allez vous faire massacrer........

    • alankin
      alankin répond à Ismiche
      peu importe
      • Posté à 22h28 le 04/07/2012
      • Internaute 140809
        peu importe

      vous devriez rentrer en religion....

  • jrocher
    jrocher
    ingenieur
    • Posté à 17h04 le 03/07/2012
    • 185700
      ingenieur

    de toutes façon on savait déjà que Hollande était passé coté banquiers, le jour où il est allé demander aux grecs de voter... pour le parti de droite, c’est à dire pour celui qui garantirait que les grecs se saigneraient pour rembourser à taux usuraire les banques européennes (france et allemagne) qui les étranglent. Et quand deux jours après les législatives il a abandonné les eurobonds.
    Jamais un président n’a trompé aussi rapidement son électorat.

    • cricrac
      cricrac répond à jrocher
      rechercheur
      • Posté à 22h56 le 03/07/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Le traité de Maastricht à dit 60 % d’endetement du PIB .Actuellement c’est France 85 % ,Allemagne 85 %,USA 105 %,Japon 220 % ext......En 2007 avant la crise ,la dette de la France s’élevait à 65 % du PIB soit 5 % simplement au dessus du critere de Maastricht.Quand les criteres ont étés annoncés ,les marchés ,à genoux,ont applaudis ,la preuve la parité $/€ qui est passée de 0.7€/1 $ à 1.4 $/1 €.C’est Bale II la source du mal ,sans faire exprés.Avant ,les banques marquaient dans leurs bilans les valeurs de leurs actifs au niveau ou elles les avaient achetées.Avant Bale II ,quand une banque achetait un actif de valeur 100 ,chaque année elle marquait dans son bilan ’’’valeur de l’actif 100 ’’’qu’elle que soit la variation de la valeur de celui-çi ,comme une action dont la valeur varie en permanence.Bale II les a obligé à marquer la valeur actuelle de l’actif au moment du bilan annuel.Si je suis une banque qui vous prete 200000$ pour acheter une maison au USA ,que la bulle immobilière explose,et que sur le marché la maison ne vaut plus que 100000$,la maison n’étant pas remboursée et donc appartenant à la banque,je marque donc valeur de l’actif 100000-200000= -100000$.Vous multipliez par quelques millions d’américains ,et vous avez les 1000/1200 milliards de $ qui ont vérolés tout le systeme financier internationnal.Cette crise à fait ressortir les risques que les banques prennaient notamment dans leurs opérations de treading (sur les marchés à termes) avec des garanties trop faibles(chambres de compensations on l’on met une faible partie du parie que l’on fait).Pour toutes ces raisons,Bale III exige que les banques aient des fonds propres plus importants pour,le cas échéant,faire face aux pertes qu’elles pourraient subir de leurs prises de positions risquées.Deja exangues de Bale II,elles doivent trouver des capitaux pour matelasser leurs prises de risques ce qui va encore augmenter leurs endetements,et degrader leurs bilans.Voila en ce qui concerne les banques et ou nous en sommes.La maladie de fond est donc une prise de risque construite sur de l’endetement car tout endetement est une prise de risque.L’endetement est une hypotheque sur le futur qui se termine à votre mort pour un particulier ou tout est dénoué ,mais qui se transmet de genérations en générations pour tout ce qui est collectif (commune ,departement,région ,état,....).Les entreprises ne sont pas en reste avec leurs propres regles de solvabilités et d’endetement,mais peu d’entreprises ont des fonds propres placés avec sagesse pour faire face aux aléas du futur.Récapitulons.Bale II +Bale III+endetement diffus généralisé et vous avez la crise actuelle.Il ne faut surtout pas taper sur les états .Pendant la crise,ils ont supportés à bout de bras leurs économies,creusant certes de gros defficits qui ont alimentés leurs dettes,MAIS si il ne l’avaient fait ,rien qu’en France ,il y aurait 3 à 4 millions de chomeurs en plus,et la ,c’est l’aventure politique .L’euphorie espagnole sur l’immobilier n’échappe pas à l’analyse generale.N’oubliez pas qu’elle a bien marchée depuis la fin du franquisme et que tourisme oblige,l’immobilier était la poutre maitresse de l’économie espagnole.Quand on prete à qui que se soit ,il faut rembourser,car c’est la notion meme de pret qui est en jeux.Si ceux qui ont de l’argent ,quels qu’ils soient ne pretent plus ,il faut dire ou on vas,et vers quoi on vas.La derniere phrase trouvée par l’état français est...........Un pret vous engage à le rembourser,verifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager..........Tout est dit pour tout le monde à tout les niveaux ...

      • jrocher
        jrocher répond à cricrac
        ingenieur
        • Posté à 10h05 le 04/07/2012
        • 185700
          ingenieur

        le PB n’est pas l’endettement, mais la spéculation c’est à dire un endettement à taux usuraire et sans lien avec la réalité de l’économie. Quant vous voulez monter une petite entreprise familiale, votre frère vous prête à 0 ou 1 % et prend le risque avec vous : pas de PB. Mais quand les préteurs sont les millions de boursicotiers qui ne regardent qu’à gagner’ 10 % ou plus sur leurs actions en bourse, vous etes mort car tout ce que vous faites c’est pour remplir les poches de la spéculation (le CAC 40 fonctionne comme ça). Comme toute spéculation finit mal quoi qu’il arrive, la crise (la bulle spéculative) éclate. Autrefois c’était les spéculateurs qui faisaient faillite, (LAW), et tout rentrait dans l’ordre. Ou alors le petit peuple se révoltait contre les usuriers, et avec quelques révolutions ou quelques pogroms ça redémarrait à zéro. Mais aujourd’hui les banques (les spéculateurs) ont pris le pouvoir et font payer leurs risques et leurs faillites aux citoyens, c’est à dire aux états : Lagarde demande aux grecs de payer leurs impots c’est à dire les taux usuraires de leurs préteurs, Hollande détourne les impots des citoyens européens pour payer la faillite des spéculateurs espagnols, etc etc. Au final l’austérité n’est que le détournement de l’argent public vers les fonds spéculatifs privés. Il n’y a pas d’issue tant que les politiciens représenteront les centaines de millions de « citoyens » qui boursicotent et vendent le bien commun pour garantir leurs gains.
        On ne peut plus accepter que l’état garantisse les preteurs : ça n’empechera pas les prets et la spéculation de continuer, ça a toujours existé. Mais que chacun prenne ses risques, et qu’on laisse le bien commun à ce à quoi il est destiné : enrichir la collectivité, pas les particuliers (ni les entreprises). Et pire, qu’on n’oblige pas les collectivités à emprunter aux banques, c’est à dire aux spéculateurs : qu’elles utilisent les prets des citoyens pour les citoyens (le livret A, etc).

         
        • Paul-Louis
          Paul-Louis répond à jrocher
          Hollandais
          • Posté à 18h03 le 04/07/2012
          • 183502
            Hollandais

          Ce qui reviendrait à dire que les banques du secteur social spéculeraient ( comme les caisses d’épargne espagnoles) spéculeraient comme les banques capitalistiques. Pour le compte de qui ? Elles n’ont pas d’actionnaires et ne sont apas cotées en bourse

        • cricrac
          cricrac répond à jrocher
          rechercheur
          • Posté à 21h48 le 04/07/2012
          • Internaute 188211
            rechercheur

          Admetons un seul instant que les gens qui ont de l’argent decident de ne plus le preter ni aux particuliers ni aux états aux entreprises ext...il se passe quoi ? Savez vous que aprés avoir payé vos impots vous etes totalement libre de placer votre argent ou vous le voulez dans le monde ,en europe dans n’importe quel paradis fiscal ? Les collectivités prises à la gorge sont des salopes qui ont voulues les taux les plus bas possibles en se voilant les yeux sur les risques car qui dit taux bas dit risques associés ,le beurre ,l’argent du beurre ,elles voulaient tout elles se sont fait baiser et la justice leur donne tort.Quand au livret A qui est fait pour le logement social,PAS TOUCHE c’est clair sinon on le met ailleurs.

        2 autres commentaires
  • jino83
    • Posté à 21h55 le 03/07/2012
    • 159282

    Depuis 2008 et toutes les mesures de soutiens , de financements , de renflouements , je voyais plutôt un 10-0 au moins . Et sans être vulgaire le cul de Fanny va bientôt falloir venir l’embrasser .
    On a la statue pas loin d’ici , je vous servirais de guide ; -)

  • Paul-Louis
    Paul-Louis
    Hollandais
    • Posté à 17h59 le 04/07/2012
    • 183502
      Hollandais

    A noter que les banques en difficutés ne sont pas des banques capitalistes, mais coopératives ou mutualistes. On peut donc appartenir au secteur social et solidaire et faire d’énormes erreurs. Et dans ce cas, s’il n’y apas d’actionnaires, il y a des coopérateurs qui peuvent participer à la recapitalisation. Là, ils se montrent collectivement défaillants, n’apportant pas plus de garanties que des actionnaires classiques. Cest sans doute lalimite du système

    • jrocher
      jrocher répond à Paul-Louis
      ingenieur
      • Posté à 19h51 le 04/07/2012
      • 185700
        ingenieur

      je ne suis pas financier et n’ai pas la réponse aux observations judicieuses de Paul-Louis ou Darien (ci dessous), mais ce sont toutes les banques qui fonctionnent en spéculant, pas seulement celles du secteur social : le premier train de faillite des subprimes en 2008 concernait des banques privées.
      Et les banques d’état ont un actionnaire et un dirigeant : le gouvernement en place, c’est à dire des politiciens qui ne recherchent pas forcément le bien public... Ex, « l’état » français a pompé les ressources de la SNCF (l’obligeant à dégager des recettes fictives ou des salariés, donc à réduire ses activités), total le réseau n’est plus entretenu et on en est à plusieurs dizaines de milliards d’euro de travaux non faits.
      Je n’ai pas la réponse aux questions mais le vrai PB de cette crise c’est à quoi et qui servent nos impots, et qu’est ce qu’on choisi d’assurer : la santé ou l’éducation publique et de nos enfants, les transports en commun, ... ou la garantie des placements en bourse - car les banques sociales ont aussi joué en Bourse, ni plus ni moins que les autres.
      Et là c’est sans fin et sans fond : le total des placement boursiers dans le monde avoisine 700 mille milliards de dollar, alors que la valeur de l’économie réelle est de 70 mille milliards de dollar (voir l’excellente émission de harry Roselmack sur les traders sur TF1) : il n’y a pas de solution.
      En tout cas pas de solution si on paie la dette des banques et de leurs clients. Et pourquoi obliger les collectivités locales à se financer auprès de ces banques, au lieu d’utiliser l’épargne publique (livrets A, etc) ? Quand on reçoit 1% de taux d’intérêt, ça devrait garantir un prêt à 2% pour les collectivités : si c’était le cas elles ne seraient pas en faillite.

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