Gagnant-gagnant 11/06/2012 à 19h08

Entreprises, rendez-nous nos données personnelles (c’est pour votre bien)

Rémi Noyon | Rue89

Mis à jour le mardi 12 juin 2012 à 16h32
Ajout de deux précisions données par Daniel Kaplan.

Deux robots en plastique sur un ring (REL Waldman/Flickr/CC)

Les entreprises déploient des trésors d’ingéniosité pour tout connaître de nos besoins, goûts et envies. Target, la chaîne américaine d’hypermarchés, est ainsi capable de prévoir – presque au jour près – les accouchements de ses clients. Un berceau et de la peinture sur le ticket de caisse ? Plus que trois mois avant la naissance : le moment d’expédier une pub pour des poussettes.

Mais tout cela va (peut-être) changer. Bientôt, un espace dédié sur le Net concentrera toutes vos données. Un entrepôt virtuel duquel vous seul(e) aurez les clés. Bienvenue dans le monde de la « rétrocession de données ». Basé sur un pari fou : et si les entreprises, qui, depuis des années, accumulent sur notre dos des informations, acceptaient de nous les rendre ?

C’est ce que veut impulser le projet MesInfos, porté en France par la Fondation Internet nouvelle génération (Fing), un think tank numérique, financé par des entreprises et par des organismes publics.

La fin d’un monde ?

Opaque, intrusif et désagréable. Dans le système actuel (de son petit nom, « Customer relationship management »), les entreprises ont la main sur les consommateurs. Elles nous pistent dans nos achats et nos navigations, se revendent les données sous le manteau, et les utilisent pour nous refourguer leurs produits.

Daniel Kaplan, de la Fing et conseiller numérique de Martine Aubry pendant la primaire, croit pouvoir renverser la relation. Grâce à deux idées :

  • Vendor Relationship Management (VRM)  : l’individu est placé à la tête de son « entrepôt de données personnelles » (« personal database ») et contrôle son partage d’informations avec les entreprises. Il choisit de ne céder que les données qu’il juge nécessaires à l’entreprise pour qu’elle puisse lui fournir un produit calibré. « Free markets need free customers ! » (« L’économie de marché a besoin de consommateurs libres. ») Le concept intéresse aux Etats-Unis avec la publication récente de , par le gourou du marketing en ligne : Doc Searls. Le tout n’allant pas sans un joyeux optimisme libéral...
  • Quantified Self : l’autre aspect de cette « révolution », c’est le micro-management de soi. « Mieux se connaître au travers de ses données. » En récupérant les infos vous concernant, vous pourriez en apprendre beaucoup sur vous-même : santé, conso, impact écologique.

Daniel Kaplan, les yeux plissés vers le lointain :

« Imaginez. Sont éparpillés en ligne une myriade de données sur votre parcours universitaire et professionnel. Vous récupérez tout cela et comparez votre profil à des personnes similaires. Le but ? Dégager de nouvelles perspectives, vous dire : “Ah, je peux compléter mon CV dans ce sens.” »

Connais-toi toi-même

Pour Christophe Benavent, chercheur en marketing et stratégie, ce « personal analytics » existe déjà à l’état embryonnaire :

  • Nike Plus : « Ils vous proposent d’enregistrer vos performances et de les publier sur Facebook. »
  • Google Latitude : « Vous pouvez vous enregistrer dans certains endroits et indiquer constamment votre position. Ce pourrait être un moyen pour les entreprises de remplir automatiquement leurs plannings. »
  • Un train de retard : « Ont été mis en ligne les stats des retards sur les lignes. On peut très bien imaginer qu’un développeur lance une application pour déterminer l’évolution de l’efficacité de la SNCF. C’est la même chose pour les individus. »

Las, il faudra bientôt acheter ses bouteilles de soda en douce sous peine de voir une appli « Forme et santé » s’emballer. Voix robotique et imaginaire :

« L’analyse de vos données montre que le sucre a remplacé le sang dans vos artères. »

Big brother décuplé ? Daniel Kaplan, balaie l’argument :

« Les gens sont obsédés par l’idée de se connaître mieux. Pourquoi feraient-ils leur jogging avec un podomètre ? Ils se plaignent de l’intrusion, mais fournissent sans cesse leurs informations. » (Daniel Kaplan précise qu’il s’agit-là de la théorie du « privacy paradox », qu’il déconstruit dans un article publié sur le site de la Fing).

Gagnant-gagnant

Du côté des entreprises, la bataille s’annonce rude (« Vous n’y pensez pas, rendre nos bases de données si durement acquises ! ? »). Jérémie Zimmermann, de la Quadrature du Net :

« La plupart des entreprises collectant des données sont américaines. Allez-leur demander de nous rendre nos données qui sont à la base de leur modèle économique... »

Pas découragé, Daniel Kaplan prend son bâton de pélerin pour convaincre les entreprises des bienfaits de l’initiative. Ses arguments sont rodés :

  • Des données plus pertinentes : les départements marketing des entreprises se peuplent de technologues au détriment des créatifs. Un fric monstre y est engouffré, sans grands résultats. Les bases de données restent imprécises, incomplètes et obsolètes. La solution ? Que les consommateurs complètent eux-mêmes les infos qu’ils jugent pertinentes pour l’entreprise.
  • Rétablir la confiance : les consommateurs sentent bien qu’on se paye leur tête. La défiance s’installe. Or, un client fidèle et confiant est le bien le plus précieux des marketers. La transparence s’impose.

Mais Daniel Kaplan a conscience que certaines entreprises partenaires ne suivent le projet que pour l’empêcher de déraper. Sans doute craignent-elles un scénario à la Max Schrems. Ce jeune autrichien, ayant demandé à Facebook ses données, s’était vu remettre un DVD contenant plus de 1 200 pages ! La presse avait démarré au quart de tour, racontant un « fichage à la Stasi ».

Un système centralisé ? Trop dangereux

Dans la pratique, comment se déploierait un tel projet ? Une phase d’expérimentation, avec des partenaires tels que Monoprix, La Poste et Orange, devrait être menée début 2013. En gardant un œil sur les initiatives similaires en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Daniel Kaplan parie sur une mise en place progressive :

« Dans cinq à dix ans, le processus devrait être bien engagé. »

Pas question de constituer une métabase contenant toutes les informations de l’individu. Ce serait un trésor trop tentant pour des pirates. Surtout, l’entreprise gérant cette database serait en possession d’une puissance de feu nucléaire. Daniel Kaplan :

« Il faut quelque chose d’éclaté. Un système de dialogue entre les entreprises et les individus qui fait venir l’information de plusieurs terminaux. Pas question de construire un dangereux système centralisé. »

Changer la notion de vie privée

La rétrocession de données lèse d’autres intérêts. Dans une tribune parue dans Le Monde (la version complète sur le site de la Fing), Daniel Kaplan prédit la mort d’un « modèle facebookien » de captage asymétrique d’informations. A Rue89, il explique :

« Il faut changer la notion de vie privée, c’est vrai. Mais pas comme l’entend Zuckerberg [le fondateur de Facebook, ndlr] – “la vie privée c’est fini”.

Nous proposons un modèle qui associe projection de soi et protection de soi. L’individu doit pouvoir dialoguer avec les entreprises et les institutions. Il partage volontairement certaines informations pour se voir proposer le produit le plus adapté. » (Daniel Kaplan précise que le projet MesInfos ne se limite pas à cet aspect marchand et s’intéresse surtout aux bénéfices – mentionnés plus haut – que peuvent en tirer les individus).

Le bel optimisme... Jérémie Zimmermann souligne avec ironie que pour qu’un tel renversement prenne corps, encore faudrait-il que les internautes soient conscients de la valeur de leurs données :

« Vu l’empressement avec lequel nous lâchons nos infos à n’importe qui, ce n’est pas prêt d’arriver. »

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  • 20 réactions
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  • Oignon
    Oignon
    Etudiant
    • Posté à 19h40 le 11/06/2012
    • Internaute 95253
      Etudiant

    Le problème c’est que comme l’a montré Megaupload et d’autres, dès l’instant que ce type de données se retrouve sur le net, elle est à la portée des étatsuniens.

  • Gust'
    Gust'
    Homme
    • Posté à 20h16 le 11/06/2012
    • 177415
      Homme

    « Vu l’empressement avec lequel nous lâchons nos infos à n’importe qui, ce n’est pas prêt d’arriver. »

    La valeur, n’est pas dans les informations, mais dans l’extraction de données.

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 20h34 le 11/06/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    J’ai fini de me pincer pour voir si je ne rêvais pas. Franchement se pincer pendant la lecture de tout un article ça finit par être douloureux.

    Alors, soit le dénommé Kaplan est un opportuniste qui a trouvé à se placer comme conseiller Nainternet auprès d’un personnel politique (droite-gauche même combat) si analphabète en la matière qu’il est prêt à croire les plus grosses sottises du moment qu’elles sont proférées avec suffisamment d’aplomb.
    Et au passage on souhaite à ce bon monsieur kaplan une très agréable sinécure.

    Soit il croit vraiment à ce qu’il raconte et il se prépare des lendemains de désillusions on ne peut plus difficiles.

    Nous proposons un modèle de projection plutôt que de protection de soi. L’individu doit pouvoir dialoguer avec les entreprises et les institutions. Il partage volontairement certaines informations pour se voir proposer le produit le plus adapté. »

    On hésite à rire mais on ne le fait pas car ça paraît sérieux.

    Bon, au point où on en est...
    C’est un peu timide, allons plus loin, on devrait plutôt se faire poser un implant neuronique dans le cerveau pour être en permanence connecté à internet.
    Ça facilitera le dialogue avec les entreprises qui n’auront plus qu’à visiter nos pensées pour en déduire les besoins et services les plus adaptés à notre bonheur.
    Elle est pas belle la vie ?

  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 07h39 le 12/06/2012
    • Internaute 50486
      retraité

    On pourrait même donner quelques renseignements sur sa copine, afin que, grace à cette base, les entreprises commerciales nous trouve le cadeau qui la fera le plus craquer.

    A la suite de cela, je propose même la création de cabinets chargés de déterminer les meilleurs coups pour manipuler, escroquer, convaincre politiquement ... Un monde de rêve en somme.

  • alldress99
    alldress99
    Maritale
    • Posté à 09h05 le 12/06/2012
    • 177405
      Maritale

    C’est classieux ces nouvelles pubs qui s’imposent en Flash (bien gourmand donc) dans le texte de l’article.

    Fini le journalisme, place au divertissement encadré de 4x3 pour SFR (beurk).

    T’as bien changé Rue89...

    • mylydy
      mylydy répond à alldress99
      • Posté à 09h14 le 12/06/2012
      • Internaute 153655

      il suffit d’installer adblock sur son navigateur (ou autre bloqueur de pub) pour les enlever ;)

      • Herby
        Herby répond à mylydy
        encore là
        • Posté à 10h01 le 12/06/2012
        • Internaute 116252
          encore là

        Encore mieux : d’après l’article, on pourra bientôt envoyer nos données persos pour choisir quelle pub apparaitra au milieu de l’article... Si c’est pas beau le progrès !

      • alldress99
        alldress99 répond à mylydy
        Maritale
        • Posté à 11h06 le 12/06/2012
        • 177405
          Maritale

        Je l’ai. Et je l’ai paramétré en mode « respectueux » pour ne pas couper les vivres aux journalistes du web. Sauf qu’ils ne respectent pas leur lecteur et n’ont visiblement aucune morale quant à l’exercice de leur travail. Résultat, on est tenté de faire tomber le blackout à coups d’AdBlock avec liste perso + Flashblock.

        Le chômage est toujours emmerdant, mais quand on se dit qu’on va couper les vivres à un pubard, le dilemme moral est moins douloureux...

        On est en plein dans le sujet : article intéressant mais bourré de pétitions de principe et d’un peu de naïveté. Pour avoir travaillé côté commercial et agence, puis dans le droit réglementant la collecte et le traitement des données à caractère personnel, je pense qu’il faut considérer ça comme un combat, continu et inévitable. C’est un rapport de forces, rien d’autre.

      • niouze
        niouze répond à mylydy
        aucune
        • Posté à 22h35 le 12/06/2012
        • Internaute 65299
          aucune

        je l’ai et hier j’ai aussi eu le droit a ses pubs horribles et y a fallu que je me casse la tete dans ma liste d’élément filtrable pour enlever cette horreur !

  • Herby
    Herby
    encore là
    • Posté à 09h57 le 12/06/2012
    • Internaute 116252
      encore là

    « Rétablir la confiance : les consommateurs sentent bien qu’on se paye leur tête. La défiance s’installe. Or, un client fidèle et confiant est le bien le plus précieux des marketers. La transparence s’impose. »
    ... La transparence s’impose... La vérité, c’est qu’un client mal informé, désinformé ou suffisamment idiot pour gober tous les mensonges véhiculés partout par les publicitaires est le bien le plus précieux des marketers. Partant de la, les entreprises font tout pour garder les consommateurs dans l’ignorance (qu’y a-t-il dans nos assiettes, où et comment sont fabriqués nos vêtements, notre electro-ménager...). A l’époque du greenwashing et du neuromarketing, elle est où exactement la « transparence » ? ? ?
    En tout cas, cet article aura au moins eu le mérite de me faire bien rire !

  • John Merrick
    John Merrick
    pachyderme que ça
    • Posté à 11h16 le 12/06/2012
    • 179410
      pachyderme que ça

    Cet homme a raison.

    Grace a mon appli « Vendor Relationship Management », je suis en effet devenu un consommateur plus performant : je suis en lien direct avec les entreprises qui peuevnt analyser toutes mes données personelles volontairement distribuées, et elles répondent a mes attentes en me proposant des crédits a la consommation calibrés a mon abence de revenus.

    Je suis aussi l’un des heureux « Self Quantified » post-humains : je recois a la seconde sur mon I-Phone des tas de données utiles : ma consommation de glutides, de protides, de sucre, de tabac, mon rythme cardiaque, ma pression artérielle et mon taux de cholesterol en temps réel... Mais aussi mes courbes de productivité au boulot, mon assiduité, mon retard sur mes objectifs et le nombre d’heures perdues par mon entreprise a chaque pause-café tout ca geré par mon Personnal Business Data Analyser (et c’est super utile pour mes évaluations trimestrielles).

    Je compte bien me faire greffer la puce cérébrale qui me guide automatiquement vers mes produits préférés au Leclerc, et la sonde anale d’optimisation politique qui me fera voter pour les bons partis.

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 14h21 le 12/06/2012
    • 174584
      serial lecteur

    Donc, ; e,n gros, le rêve de ce monsieur, c’est qu’on donne nous-mêmes nos données sans rien en échange, comme de bons petits moutons, pour qu’il puisse nous bombarder de pubs ? Voilà bien les rêves des cabinets commerciaux shootés à l’ego et la poudre qui fait rire, persuadés que nous ne sommes que des péons imbéciles incapables de survivre sans les perles d’intelligence qu’ils dispensent aux masses reconnaissantes. Et si, au lieu de dépenser des fortunes pour la pub, on les consacrait à améliorer ses produits ? Mais c’est vrai, la qualité, tout ça, c’est dépassé…

  • dkaplanfing
    • Posté à 15h58 le 12/06/2012
    • Internaute 188700
      Fing

    Je comprends les commentaires, mais je conteste plusieurs des propos qui me sont attribués.

    Je n’ai pas dit « Les gens sont obsédés par l’idée de se connaître mieux », mais que parmi les motivations des gens à l’égard de leurs données, il fallait en considérer 4, de même force : la maîtrise, la commodité, la connaissance de soi, la projection de soi.

    Je n’ai pas exactement dit « Ils se plaignent de l’intrusion, mais fournissent sans cesse leurs informations », ou plutôt je ne l’ai pas repris à mon compte. C’est la théorie du « privacy paradox » que je remets précisément en question dans « Informatique, libertés, identités “ (Fyp Editions, 2010). Les gens ne fournissent pas n’importe quoi à n’importe qui : dans une large mesure, ils se mettent en scène, ce qui ne revient pas du tout au même.

    Je n’ai pas dit ‘Nous proposons un modèle de projection plutôt que de protection de soi.’ Dans le même livre (ou dans cet article plus court), je dis qu’on ne peut pas dissocier projection et protection de soi. Que tant qu’on le fera, on se battra en reculant sur la protection.

    Enfin, le projet MesInfos ne se limite heureusement pas à proposer ceci : ‘L’individu doit pouvoir dialoguer avec les entreprises et les institutions. Il partage volontairement certaines informations pour se voir proposer le produit le plus adapté.’ Ce serait une vision incroyablement pauvre de ce ‘dialogue’ !

    L’enjeu est tout à fait différent : nous pensons que les données que les organisations ont recueillies sur les individus (et celles que les individus produisent sur et pour eux-mêmes) pourraient constituer une extraordinaire ressource au service de ces individus, s’ils les avaient sous leur contrôle. Qu’ils pourraient y gagner en connaissance de soi, conscience et capacités d’action. Qu’ils pourraient reprendre en mains leur relation avec les organisations, entreprises et administrations. Qu’ils pourraient partager des informations entre eux, pas seulement avec des entreprises, mais entre eux. C’est cette forme ‘d’empowerment’ des individus que nous explorons.

    Zimmermann a raison, ce sera difficile. Est-ce une raison de ne pas essayer ? Je ne crois pas.

  • A déménagé le 27-06-2012
    • Posté à 17h32 le 12/06/2012
    • Internaute 186630
      non connue

    Le mythe de Big Brother n’en est pas un. Mais quand on le met en bourse, il n’intéresse plus personne, et fait dévisser le Dow Jones...

    Signe des temps, ou réalité qui dérange ?

    Pourquoi tout ces partis politiques qui sont adeptes de la sonde de température en sont ils si friands, si ce n’était justement pas pour mieux vous manipuler ?

    En attendant, Germaine Trierveller nous montre encore une fois que François MHOLLANDE est un pur menteur, qu’il n’est pas plus « Normal » que mon chien, et que l’union Socialiste n’est statistiquement qu’une farce des plus illégitimes...

    Mme Eva JOLY
    2,31 %
    M. François HOLLANDE
    28,63 %
    M. Jean-Luc MELENCHON
    11,11 %
    M. Philippe POUTOU
    1,15 %
    Mme Nathalie ARTHAUD
    0,56 %
    M. Jacques CHEMINADE
    0,25 %

    Total à gauche : 44.01%

    Mme Marine LE PEN
    17,90 %
    M. Nicolas SARKOZY
    27,18 %
    M. François BAYROU
    9,13 %
    M. Nicolas DUPONT-AIGNAN
    1,79 %

    Total à droite : 55.99%

    Et là, ils flippent tous leur race....

  • Futur ancien Facebookien
    • Posté à 19h28 le 12/06/2012
    • Internaute 188720
      connecté

    « encore faudrait-il que les internautes soient conscients de la valeur de leurs données “
    Petit calcul simple :
    Facebook était évalué à 100 milliards de Dollar le jour de son introduction en bourse,
    Facebook possède environ 800 millions d’utilisateurs,
    ce qui fait que mes données personnelles valent 125 dollars. CQFD.
    J’enverrai la note à Mark en fermant mon compte...

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