Porte-monnaie 06/07/2012 à 17h35

« Galère », « manque d’info » : 4 budgets santé d’étudiants au rayon X

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

Mis à jour le jeudi 7 juin 2012 à 18h15
Agathe ne souhaite pas voir apparaitre son nom de famille.

Alors qu’un tiers d’entre eux renoncent à se soigner, Agathe, Alban, Sophie et Ornella ont ouvert le volet santé de leur porte-monnaie estudiantin à Rue89.


Une enseigne de pharmacie (Mr. Mystery/Flickr/CC)

Près d’un tiers des étudiants renoncent à se soigner en France et leur nombre s’accroît. Faute d’argent – plus de la moitié des étudiants vivent avec moins de 400 euros par mois –, par manque de temps ou parce qu’ils ont recours à l’automédication.

Pour saisir cette réalité, Rue89 a passé le porte-monnaie des dépenses de santé de plusieurs étudiants au rayon X.

Car les résultats de l’enquête [PDF] « Santé et conditions de vie des étudiants », réalisée par La Mutuelle des étudiants (LMDE) sont inquiétants :

  • 34% des étudiants ont renoncé à consulter un médecin dans les douze derniers mois. Ils étaient 23% en 2008, 30% en 2011. Les raisons sont financières pour un tiers d’entre eux ;
  • 19% des étudiants ne sont pas couverts par une complémentaire santé (alors que 6% des Français ne sont pas protégés).

Nous avons demandé à quatre étudiants de nous détailler leurs dépenses santé (pour des raisons pratiques, la participation d’un euro pour les consultations n’est pas comptabilisée).

1

Agathe : « Quand les dépenses tombent en même temps, ça fait mal »

« Sans être hypocondriaque », Agathe, 23 ans, assure aller tout de suite chez le médecin quand elle est malade :

« Je sais que la plupart de mes amis n’ont pas ce réflexe... Je crois que l’automédication est le remède le plus répandu chez les étudiants ! »

La jeune femme de 22 ans est en master 1 de traduction à Paris – ses parents règlent le loyer (800 euros), les 200 euros d’Aide personnalisée au logement (APL) constituent son petit budget mensuel.

Remboursements tardifs ou inexistants, carte vitale qui ne fonctionne pas... Les organismes de mutuelle étudiante l’agacent. Agathe veille d’ailleurs attentivement à ses remboursements en ligne « pour éviter les erreurs » :

« Heureusement que ma mère m’aide pour tous les papiers et démarches, sinon j’aurais sûrement abandonné le combat pour me faire rembourser certains frais. »

En dehors de la Sécurité sociale, Agathe sort de sa poche une soixantaine d’euros environ pour la santé. « Mes dépenses sont assez limitées. » Seul problème : quand les paiements tombent en même temps. « Ça monte vite... Et ça fait mal. »

Dépenses de santé 2011-2012 : 413 euros, dont 268 euros à charge

  • Sécurité sociale étudiante : 203 euros par an
  • Mutuelle : 0 euro

Agathe bénéficie de la mutuelle de sa mère.

  • Gynéco : environ 50 euros par an dont 25 euros remboursés, soit 25 euros à charge

Pour sa visite annuelle, Agathe va chez une spécialiste conseillée par une amie :

« Elle est compétente et pas très chère. Car sinon, c’est compliqué de trouver quelqu’un, ça monte vite à 80 euros la visite... »

  • Pilule : 20 euros par an dont 20 euros remboursés, soit 0 euro à charge
  • Médecin : environ 100 euros par an dont 75 euros remboursés, soit 25 euros à charge

« Cet hiver, j’ai été très malade, j’ai dû prendre trois rendez-vous d’affilée chez le généraliste avant qu’il puisse diagnostiquer exactement ce que j’avais... »

Une rhinopharyngite doublée d’un rhume, en fait. Une semaine plus tard, Agathe enchaîne avec une conjonctivite. Mais cette fois, son médecin n’est pas disponible : elle en trouve un autre sur les Pages jaunes. Facture : 40 euros – il n’était pas conventionné.

  • Médicaments : environ 40 euros par an dont 25 euros remboursés, soit 15 euros à charge

Cela comprend environ 25 euros de médicaments sur ordonnance et 15 euros de produits non remboursés. Pour ces derniers, Agathe pique souvent une tablette de Paracétamol ou de Spasfon dans la pharmacie de ses parents, le week-end.

Sa mère lui a aussi payé des cachets aux plantes pour soulager des problèmes de circulation, douloureux l’été. « C’est un luxe que je ne me serais pas offert. »

2

Alban : « Attendre autant pour être remboursé n’est pas supportable »

Parce qu’Alban n’avait pas envoyé de RIB à la LMDE (on ne lui a jamais précisé, assure-t-il, avant qu’il le demande), il a été obligé de remplir au stylo les feuilles de remboursement de son opération des dents de sagesse et d’avancer l’argent.

Le montant était conséquent : une centaine d’euros, soit la moitié de son budget mensuel d’étudiant (hors loyer). Alors ses parents ont avancé les frais ; il leur a rendu l’argent après avoir obtenu le remboursement... quatre mois plus tard.

« Devoir attendre autant pour être remboursé n’est pas supportable très longtemps. »

D’autant que son remboursement était partiel : Alban Senault n’a ni reçu de virement pour les médicaments (20 euros), ni son rendez-vous (35 euros). Jointe (difficilement) au téléphone, la conseillère LMDE lui a recommandé de faire parvenir une nouvelle feuille de remboursement : « ’Il est possible que la télétransmission n’ait pas fonctionné. »

Alban doit encore supporter ces dépenses sur son petit budget. Ses parents paient le loyer d’un 13 m2 parisien (soit 605 euros mensuels) et lui laissent les APL (205 euros par mois) pour vivre. A côté, Alban a deux petits boulots : il distribue des flyers et fait du baby-sitting pour gagner, en moyenne, 50 euros par mois.

Hormis le budget dents, Alban n’a pas fait d’autres dépenses santé cette année. « J’ai la chance de ne pas être souvent malade. » Il doit par contre se faire enlever une deuxième dent de sagesse : trop compliqué sans carte vitale, (il l’a perdue en janvier). Il prendra rendez-vous quand il l’aura reçue, pas avant.

Dépenses de santé 2011-2012 : 165 euros dont 160 euros à avancer

  • Sécurité sociale étudiante et mutuelle : 0 euro

Alban a 19 ans – il est toujours sur le régime de ses parents (et affilié à la LMDE) et bénéficie de leur mutuelle.

  • Opération des dents de sagesse : 160 euros dont 105 euros remboursés, soit 55 euros à charge

Cela comprend le rendez-vous pré-opératoire (« de cinq minutes », en novembre pour 35 euros), les médicaments (20 euros) et l’opération (une anesthésie locale pour enlever une dent de sagesse, 105 euros).

  • Visite médicale obligatoire en avril : environ 5 euros

Elle est payée à la rentrée, avec les frais d’inscription.

« C’est très bien qu’ils organisent ça car bien moins cher qu’une visite chez le médecin. »

3

Sophie : « J’ai énormément recours à l’automédication »

La ligne santé représente « une grosse part » du budget de Sophie (qui témoigne sous pseudonyme). Depuis janvier, cette étudiante en école de commerce est apprentie en marketing : elle touche un salaire de 1 600 euros net, sans avoir à payer de loyer – elle vit encore chez ses parents.

Pour mieux gérer son budget, Sophie demande souvent qu’on lui encaisse son chèque plus tard pour ne pas à avancer d’argent. Elle privilégie le généraliste pour certaines ordonnances (comme la pilule) et ainsi éviter la visite chez le spécialiste :

« J’ai aussi énormément recours à l’automédication ou aux conseils prodigués par les pharmaciens afin de pouvoir me faire soigner sans passer par la case médecin et l’avance des dépenses. »

Une pratique qu’elle reconnaît parfois peu efficace : elle cite un problème gynécologique pour lequel un pharmacien lui a conseillé des médicaments non appropriés. « Ça m’a au final plus affecté et coûté plus de 50 euros. »

Parce qu’elle est allée chez des médecins avec des dépassements d’honoraires importants, Sophie accuse des paiements lourds.

Autre pépin : Sophie a perdu sa carte vitale en janvier (elle n’a toujours pas reçu la nouvelle) et a été ainsi obligée d’avancer de grosses sommes d’argent (« L’ophalmo à 100 euros plus les lunettes, ça fait un trou dans mon budget »).

Dépenses de santé 2011-2012 : 1 833 euros, dont 1 347 euros à charge

  • Sécurité sociale étudiante : 201 euros par an
  • Mutuelle : 60 euros par mois depuis janvier, soit environ 360 euros pour l’année scolaire :

« Je ne les sens pas passer car c’est automatiquement déduit de mon salaire. »

Avant cette date, sa complémentaire était comprise dans son inscription universitaire.

  • Médicaments : 30 euros par mois, soit environ 300 euros pour l’année scolaire

Doliprane, Betadine, Spasfon... « Des trucs basiques. J’aime bien avoir une pharmacie complète. »

  • Médecin : 120 euros dont 69 euros remboursés, soit 51 euros à charge

Sophie s’est rendue trois fois chez le médecin pour une ordonnance de pilule ou des problèmes ponctuels. Situé dans le XVIIe arrondissement parisien, le coût de la visite est élevé : 40 euros (dont 23 euros remboursés).

  • Gynéco : 195 euros dont 120 euros remboursés, soit 75 euros à charge

Trois rendez-vous, deux à 60 euros et un à 75 euros (remboursés à hauteur de 40 euros).

  • Psychologue : 200 euros dont 120 euros remboursés, soit 80 euros à charge

Sophie a consulté un psychiatre (« pour être remboursée directement par la sécu ») pendant cinq mois. La Sécurité sociale prenait directement en charge une partie du coût des visites, elle avançait toutes les quatre séances 40 euros – sa complémentaire lui remboursait une partie par la suite (à hauteur de 6 euros par séance).

  • Ophtalmologue : 100 euros dont 25 euros remboursés, soit 75 euros à charge, et 300 euros dont 140 euros remboursés pour les lunettes, soit 160 euros à charge

Sophie s’est rendue une fois chez l’ophalmo pour un contrôle et refaire ses lunettes. Le dépassement d’honoraire était élevé :

« Quand on est étudiant, on n’est pas très au courant... Je pensais qu’on allait me rembourser en pourcentage et non sur une base. »

  • Pilule : environ 57 euros dont 12 euros remboursés, soit 45 euros à charge

Jusqu’à janvier, Sophie prenait une pilule dernière génération qui lui coûtait 45 euros les trois plaquettes (non remboursés). Elle vient de changer pour pour une pilule mieux adaptée et moins chère (2 euros par plaquette, remboursés).

4

Ornella : « Il y a un grand manque d’information »

Pour Ornella C. (qui ne préfère pas donner son nom), le problème de la santé des étudiants n’est pas seulement financier :

« Il y a aussi un grand manque d’information. »

A Rennes, où elle étudie l’art en cinquième année, les étudiants peuvent par exemple être pris en charge gratuitement au Bureau d’aide psychologique universitaire (Bapu) – il en existe dans plusieurs villes en France. Ornella s’y rend une fois par semaine depuis septembre :

« Beaucoup d’étudiants en détresse psychologique ne consultent pas, pensant qu’ils n’en n’ont pas les moyens... Alors que les quelques amis à qui j’ai parlé du Bapu n’avaient jamais entendu parler de cette structure. »

La mère d’Ornella, médecin, lui fait parfois une ordonnance (principalement pour la pilule et ses médicaments pour l’asthme et ses allergies) qui lui évite un rendez-vous.

Ses parents paient son loyer et lui versent environ 450 euros par mois pour un budget total d’environ 700 euros. En plus de la Sécurité socialé étudiante et de sa mutuelle, réglée en début d’année universitaire.

Autre problème soulevé par Ornella : la complexité du système. La première année d’études, elle a reçu sa carte vitale en janvier, certains de ses amis ont dû remplir leurs feuilles de soins pendant six mois. Difficile aussi de déchiffrer ce qu’il faut faire :

« C’est une galère pas possible pour comprendre comment marche la Sécurité sociale étudiante. »

Ornella est en fin d’études mais ne sait pas encore les démarches à faire côté santé avant la prochaine rentrée.

Dépenses de santé 2011-2012 : 1 085 euros dont 577 euros à charge

  • Sécurité sociale étudiante : 203 euros par an
  • Mutuelle : 204 euros par an

Ornella a choisi le forfait LMDE « tout soins ».

  • Psychologue : 0 euro par mois

Suite à un « évènement traumatisant », Ornella a ressenti en septembre 2011 le besoin de consulter un psychologue. Son médecin traitant, à Rennes (23 euros remboursé par la mutuelle), l’a orientée vers le Bapu. Elle a appelé un lundi et a décroché son premier rendez-vous trois jours après. Sans aucune démarche.

Depuis, elle est suivie chaque semaine par un psychologue entièrement remboursé – Ornella n’avance aucun frais alors qu’« un psy en ville, c’est super cher ».

  • Examens  : 112 euros dont 112 euros remboursés, soit 0 euro à charge

En mars, Ornella a fait deux échographies suite à des maux de ventre à 56 euros (remboursés)

  • Médicaments : 470 euros dont 350 euros remboursés, soit 120 euros à charge

Paracétamol, bains de bouche... Ornella va à la pharmacie pour « les petits trucs soignables » : « Ça m’évite d’aller chez le médecin et de prendre des médicaments non remboursables. »

L’étudiante prend aussi des médicaments pour l’asthme et les allergies : elle ne sait même pas le coût du traitement : il est directement réglé par la Sécurité sociale : « 35 euros chaque mois, que je ne paie pas et n’avance pas puisque je suis en “Affection longue durée”. »

  • Dentiste : 23 euros dont 23 euros remboursés, soit 0 euro à charge
  • Pilule : 10 euros par mois

Parce qu’elle est récente, cette pilule, qu’elle supporte bien, n’est pas remboursée : « Je ne trouve pas ça normal. »

  • Médecin : 23 euros dont 23 euros remboursés, soit 0 euro à charge

Une visite pour une angine en mars, remboursée.

  • Osthéopathie  : 40 euros
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  • 83 réactions
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  • A2B
    A2B
    • Posté à 20h58 le 06/07/2012
    • Internaute 120128

    Je suis hallucinée par ces dépenses... 20€ par mois de paracétamol et spasfon ? C’est même pas mon budget annuel.

    Sinon, ne pas perdre sa carte vitale, ça peut aussi être une idée pour aller plus vite.

    Un petit truc valable pour tous : les centres mutualistes. J’en ai un près de chez moi (courant dans toutes les grandes villes) : rdv rapides, entièrement pris en charge si accord avec la mutuelle, rien à avancer et pas de dépassement d’honoraires. Ca n’amène pas à la responsabilité d’ailleurs vu qu’il n’y a rien à avancer, et j’en ai vu beaucoup en abuser.

  • Mat 77
    Mat 77
    Bord des Leaks
    • Posté à 23h29 le 06/07/2012
    • Internaute 50039
      Bord des Leaks

    Ce qui est surtout surprenant, c’est le manque d’information de ces étudiants. Par exemple, en région parisienne, il y a un certain nombre de centres de santé qui proposent des prises en charge médicale en secteur 1, même pour les spécialistes, et assurent l’avance de frais. Pour faire renouveler la pilule, on peut consulter un généraliste, surtout les plus jeunes qui sont de mieux en mieux formés, même pour une consultation « de base ». Il me semble aussi que le site de la sécu permet de vérifier si les médecins sont conventionnés ou non. C’est je pense le boulot de la mutuelle de faire cette info, malheureusement, ils sont assez peu compétents, et bricolent beaucoup...

  • Chilango
    Chilango
    no sé
    • Posté à 09h13 le 07/07/2012
    • Internaute 189779
      no sé

    Ils existent des aides sociales souvent méconnues et que beaucoup de gens, qui ne peuvent prétendre à la sacro sainte CMU complémentaire, peuvent recevoir. Je pense entre autres à l’aide à acquisition d’une mutuelle permettant aux personnes « touchant » trop pour obtenir la CMUC de se faire rembourser leurs frais de mutuelle.

  • MarxForEver
    MarxForEver
    L'argent n'existe pas
    • Posté à 10h05 le 07/07/2012
    • Internaute 124072
      L'argent n'existe pas

    Le monde étudiant est la société de demain et ce qu’on y voit est terrifiant. A l’époque où j’étais à la fac (94-2000) j’avais lu un rapport sociologique sur le revenu étudiant, qui montrait qu’il n’existait chez nous que 2 classes sociales : riches et pauvres.Bien sûr, j’émargeais dans la 2è. Chez nous : pas d’équivalent des classes moyennes. La comparaison entre l’étudiant mannequin de la semaine dernière à 2160€/mois et ceux-ci qui se débattent pour vivre avec 200€ confirme que çà a encore empiré.

    Quand j’étais étudiant, je me faisais soigner les dents au centre de soin dentaire (l’endroit où on forme les futurs dentistes). Le prix défie toute concurrence (à l’époque 8€ pour une dévitalisation et un plombage). Malheureusement, il n’y en a que dans les villes qui ont une fac dentaire. Evidemment, pour ce prix, c’est la médecine version Zola. On n’est pas reçu en cabinet mais en salle commune. Les hurlements bien moyen-âgeux vous font vite comprendre que ce n’est pas un endroit pour les chochottes. Ce sont des apprentis dentistes, c’est donc à vos risques et périls. Je me rappelle encore ma première anesthésie, quand j’entendis le professeur faire à l’élève qui m’opérait : « pas comme çà, tu vas lui faire éclater la gencive ! ». C’est d’ailleurs là que je connus la pire douleur de ma vie quand un m’injecta par erreur un anesthésique auquel j’étais allergique et qui me permit de découvrir ce qu’était une arthrose de la mâchoire : le genre de douleur qui vous donne immédiatement envie de mourrir. Dans ces cas-là toute dignité est exclue : j’ai braillé comme les autres, sous le regard désemparé et affolé de l’élève impuissant qui n’avait peut-être pas révisé ce chapitre. Heureusement c’est l’université et ils n’ont donc pas toujours les sous pour acheter de l’anesthésique. Vus les risques encourus, une dévitalisation sans anestésie devient alors très supportable. Depuis, je connais par coeur le nombre de nerfs par dents et j’ai retenu le patron dryopithécien pour toujours.

    Voilà : c’est la vie étudiante de ce pays qui ose encore se prétendre développé. Et je mets au défi d’endurer les mêmes traitements (et pas qu’une fois !) tous les donneurs de leçons et n’importe lequel de ceux qui veulent interdire aux étudiants de se plaindre.

  • xaxa
    • Posté à 11h12 le 07/07/2012
    • Internaute 88669

    « Facture : 40 euros – il n’était pas conventionné. »

    Hum, si c’était vraiment un médecin hors convention, il avait des tarifs plutôt raisonnables. Mais je pense que vous faites le raccourci classique : pas secteur I (tarif conventionné) = non conventionné.

    Alors qu’en fait, le secteur II est le secteur conventionné à honoraires libres.

    Un secteur II est remboursé par la sécu au tarif de convention, et les mutuelles complètes en fonction du contrat.

    Un non conventionné est remboursé au tarif d’autorité (0.5 euro, il me semble).

  • Maxmaxence
    Maxmaxence
    Cafetier de la Rue
    • Posté à 20h14 le 07/07/2012
    • Internaute 120649
      Cafetier de la Rue

    Première chose à faire : quitter la LMDE et chercher un nouvelle mutuelle en comparant les offres. La LMDE rembourse très tard, « oublie » souvent certains frais (pour l’avoir vécu...) et rembourse assez mal les lunettes (utiles pour un étudiant), sans parler des pratiques commerciales un peu abusives auprès des étudiants. Si Vous n’avez pas beaucoup d’argent, veillez tout de même à avoir le médecin+spécialiste+hopital à 100%, vous en économiserez en cas de pépin.
    Seconde chose à faire, quand vous prenez un rendez vous avec un médecin, la première chose à dire :
    « Bonjour, je veux prendre un rendez vous, faites vous des dépassements d’honoraires ? »
    -« Oui » => Merci au revoir
    -« Non » =>Ok quand est-ce possible de se voir ?

    Pour éviter de tomber malade, insistez sur la prévention. Le sport, les légumes et la vitamine C (cicatrisation, indispensable aux fumeurs, etanti-rhume) sont vraiment efficaces pour rester un bonne santé. On trouve de la vitamine C générique (la synthèse est connue depuis 1930) 1gr à 1e40 les 20 comprimés chez le pharmacien, il faut demander et tous ne l’ont pas. Une cure de vitamine C l’hiver prévient des rhumes, et puis c’est plutôt bon à boire. (PS : Je n’ai pas eu de rhume depuis 3 ans)

    Enfin, achetez vos lunettes sur internet. J’ai économisé 50%, ça en vaut la peine quand on voit les prix chez les opticiens. Certains sites vous proposent de les renvoyer (frais de renvoi gratuits) si elle ne vous plaisent pas.

    Parole d’un étudiant radin.

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