témoignage 05/06/2012 à 10h32

Plan social à la Société générale : « Si tu ne signes pas, tu te tais »

Julien Vonry | Riverain

Mis à jour le lundi 4 juin 2012 à 12h10
Jérôme Kerviel doit rembourser 4,9 milliards (et non millions).

Le procès en appel de Jérôme Kerviel s’ouvrait ce lundi alors que la Société générale est en plein plan social. Un salarié raconte la violence de la situation.


Le siège de la Société générale, dans le quartier de la Défense à Paris (Emilie Brouze/Rue89)

« Développons ensemble l’esprit d’équipe. » Les gueules boueuses de rugbymen unis dans l’effort, la solidarité de petites ballerines blondes passionnées par la danse classique... Voilà pour l’image publique de la Société générale.

En interne, jamais il ne m’avait été donné d’observer un tel grand écart entre l’affiche et le produit. Les talents partent, les intérêts particuliers déciment trop souvent toute notion d’équipe.

Le révélateur a été la réorganisation du 2 avril 2012.

Pub 2011 de la Société générale « L’esprit d’équipe »

Les départs volontaires : une hémorragie

Making of

« Les horaires s’allongent, les bureaux se vident ». : fin janvier, Rue89 avait recueilli le témoignage d’un cadre travaillant pour une société de prestation externe à la Société générale. Il racontait le plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE) historique au sein de la banque de financement et d’investissement (BFI) de la Société générale, qui s’est ouvert le 2 mai.

Julien Vonry (ceci est un pseudo) travaille lui aussi dans l’une des tours de la banque à la Défense. Ce salarié a contacté Rue89 fin mai pour « essayer peut-être de faire changer les pratiques managériales ». Il livre ici un récit précis et détaillé des pratiques et du malaise qui règne dans les bureaux. Par peur des représailles, il témoigne anonymement.

Emlie Brouze

Tours de la Société générale, quartier de la Défense (Hauts-de-Seine). Deux mois après le début du plan de départ volontaire, à 10 heures du matin, voire 11 heures, de nombreux salariés continuent d’arriver, marchant d’un pas tantôt lent, tantôt décontracté. Les mêmes arrivaient une, voire deux heure plus tôt il y a un an. Derrière les vitres, lassitude et désimplication sont désormais consommés. Partout la démotivation.

880 départs volontaires étaient prévus. Les conditions pécuniaires, présentées comme très généreuses, n’étaient finalement que standard comparées à ce qui se pratique dans le secteur : un mois de salaire par semestre d’ancienneté [limité à 300 000 euros, ndlr].

Fin mars, la direction mettait en place un numéro vert pour prendre rendez-vous avec un conseiller des ressources humaines afin d’évoquer les projets de départ. Dès le premier jour, on comptait plusieurs milliers d’appels au fil rouge, 7 000 le lendemain. Certains salariés ont activé la fonction rappel automatique, d’autres ont composé le numéro plusieurs centaines de fois. Cela donne une idée du « succès » du plan.

Après deux semaines, les carnets de rendez-vous étaient déjà saturés jusqu’à fin mai. La direction voit dans les près de 2 200 aspirants au départ la manifestation d’un succès plus franc qu’escompté. Observé froidement, ce phénomène de fuite opportuniste s’apparente pourtant à une hémorragie.

Départs
Sur les 2 200 salariés qui ont exprimé leur envie de partir, 1 300 sont prioritaires car leur service doit subir des suppressions de poste, rapporte Les Echos ; 300 occupent des postes dans la BFI non touchés par la restructuration ; 600 font partie du réseau de banque de détail et des services centraux.

Qui peut inviter 2 200 salariés à partir peut en effet gérer 880 départs sur le papier. Le raisonnement n’a pas été pensé dans les deux sens : qui peut gérer 880 départs ne sait pas forcément prendre la mesure de ces 1 200 salariés restés sur le carreau à qui il est seulement demandé de gérer la frustration psychologique.

Mépris total envers les salariés

« Gérez votre frustration », annonce la direction à ceux qui, privés de possibilités de partir, sont contraints de rester. Les indemnités trop généreuses ? Qui peut le croire, alors que l’essentiel des départs concernait de jeunes recrues, sidérées par le décalage entre la réalité et la perception qu’ils en avaient. Dans ce contexte, il faut ensuite beaucoup de persuasion pour rassembler quatre « survivants » d’une équipe qui comptait dix personnes il y a deux mois.

Dans l’entreprise, les preuves du mépris total des ressources humaines et de la direction pour les salariés sont innombrables. En voici plusieurs exemples.

Les salariés ont été encouragés à lever la confidentialité dès que possible ; celle-ci étant présentée comme une forme d’accès prioritaire au plan. Lever la confidentialité, c’est dire à son manager : « Je souhaite partir. » Et, s’exposer ainsi à tout ce qu’un supérieur mal luné ou mal intentionné peut receler de créativité pour faire pression. Plusieurs cas d’intimidation ou de placardisation ont été relevés par les syndicats.

Placardiser, c’est se rendre au travail chaque jour sans aucune tâche à effectuer, ou alors des tâches subalternes confiées à un +10 ans d’expérience, qui conviendraient à un stagiaire découverte de troisième. Que dire, dans la plupart des services, du boycott évident des aspirants au départ, devenus transparents, exclus des points d’équipe et de toute conversation à caractère professionnel ?

Les « indispensables », privés de départ

Procès Kerviel

Le procès en appel de l’ancien trader Jérôme Kerviel, pour la perte de cinq milliards d’euros en 2008, s’est ouvert ce lundi. En première instance, en 2010, il avait écopé de cinq ans de prison dont trois ferme et devait rembourser la somme astronomique de 4,9 milliards d’euros. E. B.

Autres cas : les indispensables. Les indispensables étaient de facto privés de départ car trop utiles à la Société générale. Beaucoup d’indispensables n’étaient pas informés de leur statut et l’ont appris a posteriori. Quant à certains indispensables qui ont tout de même souhaité partir, ils ont fini par être licenciés pour faute grave.

Motif invoqué le plus couramment, largement évoqué par les syndicats : l’envoi de fichiers de la boîte professionnelle vers une boîte personnelle. Pratique largement répandue, ne serait-ce que pour finir un dossier, il est vrai sanctionnable en théorie, en tous cas utilisée à des fins de pression voire de chantage sur lesdits salariés.

« Sois tu signes ça et tu pars sans compensation, soit tu ne signes pas, tu restes, et tu te tais. »

De la même façon, l’utilisation abusive de l’imprimante (sic) aurait valu un licenciement à un trader.

Pour la plupart des dossiers présentés à la direction des ressources humaines, aucun suivi disponible, aucune réponse, laissant les salariés dans le doute et le flou et créant les conditions d’une désorganisation et d’une désimplication généralisées. Temporisation, critères de validation totalement opaques pour certains cas, courts-circuitages manifestes pour d’autres. La direction fixe les règles du jeu qu’elle change au jour le jour.

Lors des amphithéâtres de présentation, l’absurde côtoyait l’improbable. Les projets de création d’entreprise ? Il fallait de préférence venir avec un extrait K-Bis authentifiant l’existence juridique de l’entité. Or, dans la plupart des cas, la création d’entreprise était conditionnée au départ de la Société générale. Même son de cloche pour les projets personnels. Les règles données lors de l’amphi A différaient de celles indiquées lors de l’amphi B. Les consignes présentées étaient dès le lendemain devenues caduques, effacées par une jurisprudence à la discrétion de la direction.

Une autre condition pour obtenir le départ est de décrocher un CDI dans une autre entreprise. Mais la direction a laissé les dossiers moisir pour pousser les salariés à la démission : plusieurs employés se sont retrouvés, quelques jours avant leur nouveau contrat, sans nouvelle de la Société générale. Beaucoup ont donc laissé tomber le petit pactole de départ, davantage intéressés par un autre poste plus plaisant.

Le harcèlement finit par vous envahir la gorge

Plus effrayant, des cas isolés relèvent du film de genre huis-clos : celui de cette salariée, enfermée dans une salle de réunion en compagnie de deux ou trois autres personnes, à qui l’on demande de signer un papier. Elle se lève, refusant de parapher ce qui va la mener à une mise à pieds certaine. L’un des inspecteurs présents dans la salle lui barre l’accès à la porte :

« Tu ne sortiras pas tant que tu n’auras pas signé. »

Sensation d’oppression, crise d’angoisse et transfert à l’infirmerie. Ou l’exemple de ce salarié du « front office » (traders, vendeurs...), du jour au lendemain privé de poste de travail depuis janvier et devant se connecter pendant les absences de ses collègues. Le harcèlement finit par vous envahir jusqu’à la gorge. Ceux qui viennent la boule au ventre en savent quelque chose.

Et que dire de ces chefs qui semblent brûler la priorité à tous ? Que penser de ces nombreux hauts directeurs qui semblent s’être reclassés eux-mêmes, et avant tout le monde ?

Gens fatigués, postes non pourvus

Le plan, certes prévu pour faire disparaître des couches de manager, a relégué des dizaines d’entre eux dans des fonctions dénuées d’encadrement, les confinant à des rôles d’expert. Experts, fourre-tout auréolés de technicité générique. Car les « experts », ces managers déclassés, doivent dans certains cas définir leur poste, les ressources humaines ayant été incapables de le faire. Tout ce qu’il fallait c’était étêter l’organisation de managers. Les justifications a posteriori essaiment, de nouvelles valeurs sont créées afin de coller à la nouvelle donne de l’organisation. Le navire Société générale a décidément des difficultés à se trouver une direction.

La conséquence de tout cela ? Des gens fatigués, des postes non pourvus, des contrôles qui ne sont plus effectués. L’organisation devenue un gruyère. C’est aussi des intérimaires recrutés la semaine dernière pour pourvoir les postes supprimés il y a deux semaines ! En bref, des considérations de court terme qui sacrifient le potentiel de moyen terme.

MERCI RIVERAINS ! Alexandre Le Bars
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  • Bernardo Zorro-
    Bernardo Zorro- répond à AutistReading
    non connue
    • Posté à 14h41 le 06/06/2012
    • 185266
      non connue

     : -)

  • A déménagé le 27-06-2012
    • Posté à 07h48 le 07/06/2012
    • Internaute 186630
      non connue

    Le déni, toujours le déni, rien que le déni des réalités...
    Et qu’est ce qu’il se passe quand « tout » le monde perd tout, et que les coupables sont identifiés ?

    • AutistReading
      AutistReading répond à A déménagé le 27-06-2012
      Au snack elle prend pas de kebab
      • Posté à 13h07 le 07/06/2012
      • 184876
        Au snack elle prend pas de kebab

      Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

      Quand vous perdez, nous gagnons.

      • A déménagé le 27-06-2012
        • Posté à 17h33 le 07/06/2012
        • Internaute 186630
          non connue

        Le con qui pense que c’est valable pour les idées alors q’il ne s’est jamais agit de rien d’autre que de la physique...

        Enfoncez vous toujours plus et encore, mais en attendant...

        Lien

        NB : Ne vous abonnez pas, avec votre argent, ell va s’empresser immédiatement d’acheter de l’or et de l’argent. Pour tout le reste, tout est vrai ! ! ! !

        • AutistReading
          AutistReading répond à A déménagé le 27-06-2012
          Au snack elle prend pas de kebab
          • Posté à 21h36 le 07/06/2012
          • 184876
            Au snack elle prend pas de kebab

          « il ne s’est jamais agit de rien d’autre que de la physique »

          Justement, comment pourrait-on perdre la terre et les outils pour l’exploiter ?

          A part en en laissant la propriété aux capitalistes, auquel ce ne serait perdu que pour nous...

  • Le Gaspésien
    Le Gaspésien répond à nanabel
    • Posté à 13h32 le 05/06/2012
    • Internaute 119587

    Tout à fait juste nanabel.
    La première à mourir est la SG, la suivante Crédit Agricole.
    Bien sûr si on attends des infos de ce genre chez Calvi, on peut toujours rêver. En invitant JeanPierre Gaillard ou Philippe Dessertine, c’est sûr.

    Le cataclysme financier va être terrible. Il y a trop de fausse monnaie dans le système. même en titrisant à mort, y a pu assez de sous (sous réels).

    Une remarque, vous allez rire, Ron Paul a demandé un audit sur les réserves d’or à Fort Knoxx, on l’a envoyer ch.... le coffiot serait VIDE ! ! La Banque d’Angleterre aurait 800t d’or c’est tout. 5 banques spéculent sur le jonc, çà se passe chez les gliches tous les soirs à 17 : 00, et parmi la bande des 5 .. je vous la donne Émile, la Société Générale.

    Chavez à récupéré l’or de la banque du Vénézuéla, TOUT. Cétait stocké aux USA ! ! o ;)

    En France Sarkozy à bradé de l’or à tout va pour ses petits copains, quand il était pas cher, reste 2400 t que dalle quoi.

    L’€ est une daube infâme, mais n’est qu’un épiphénomène par rapport à ce qui s’annonce.

    Préservez vous des escrocs, mais il va vous falloir ruser.

     
    • nanabel
      nanabel répond à Le Gaspésien
      1ère version
      • Posté à 13h47 le 05/06/2012
      • Internaute 97292
        1ère version

      Ron Paul n’est pas le seul à demander un audit. Le plus rigolo c’est surtout les raisons invoquées par Bernanke pour interdire les commissaires de pénétrer dans fort knoxx. Il déclare qu’il en va de la sécurité de l’Etat ! Qu’est ce que vient faire la sécurité de l’Etat dans cet audit ? Le plus que l’Etat américain pourrait craindre, c’est que le Congrès ait la preuve que les coffres sont vides ! Là ça barderait effectivement. Quelle bande d’enfoirés quand même !

    • A déménagé le 27-06-2012
      • Posté à 13h46 le 06/06/2012
      • Internaute 186630
        non connue

      « En France Sarkozy à bradé de l’or à tout va pour ses petits copains, quand il était pas cher, reste 2400 t que dalle quoi. »

      Mais possède des stocks très importants de platine, de diamants, d’argent, etc.... L’or sert à l’industrie, et a été racheté par les chinois qui ne ont besoin pour fabriquer vos iphones, par les numismates, l’industrie joaillère. Il n’a donc pas été dilapidé, mais bien « répartit » dans l’économie...Pourquoi ? Parce qu’ils savent que le « grand » saut est pour très bientôt, et qu’il faut le répartir pour reconstruire à terme...

      Sans l’Euro, nous aurions fait faillité il y a bien plus longtemps que cela... L’euro ne vous a pas nuit, il vous aura protégé un temps. Maisntenant, ce sont tous les pays Européens et l’Europe qui est attaquée de toute part. Et quand vous attaquez ces gens, c’est vous même que vous attaquez. La seule manière de s’en sortir, c’est de créer une Union Bancaire Européenne, et bien plus de fédéralisme.

      Il n’y aura des Eurobonds que si la France accepte immédiatement de réduire son déficit, privatiser les services publics, virer les fonctionnaires qui ne sont pas indispensables, et aligner public et privé sur les mêmes régimes. Sinon, il y aura la plus grande faillite que vous aurez jamais vu, et surtout, il y aura la guerre... A vous de voir à quelle sauce vous avez envie d’être mangé, et si le russe ou le chinois vous semble tentant...

    2 autres commentaires
  • isisse
    isisse répond à nanabel
    employée de banque
    • Posté à 19h44 le 05/06/2012
    • Internaute 155016
      employée de banque

    vous avez raison, quittez ces banques et allez dans les banques mutualistes qui elles ne prennent pas leurs « sociétaires » pour des couillons, certes les employés ne sont pas commissionnés, mais les agences ont des objectifs... et « fourguer » des PEA à des personnes qui n’ont même pas quoi mettre un peu d’argent sur un livret réglementé me semble encore plus hypocrite ! mais pour résumer la majorité de ce que j’ai pu lire ici je ne suis qu’une Kapo, collabo, une porte de prison, une garce surpayée, un être humain sadique qui prend plaisir à pourrir la vie de ses clients, bref une engeance... je vais donc aller me servir un verre de vin horriblement cher, fumer une cigarette, pour, en plus, coûter une fortune à la sécu avec mon futur cancer des poumons (pourrie jusqu’au bout) et profiter de mon 300 m² acquis grâce au sommes monstrueuses que je gagne...

     
    • isisse
      isisse répond à isisse
      employée de banque
      • Posté à 20h00 le 05/06/2012
      • Internaute 155016
        employée de banque

      « aux sommes » étourderie pour cause d’énervement sévère

      • Vilain-petit-canard
        Vilain-petit-canard répond à isisse
        Mechant financier debutant
        • Posté à 03h29 le 06/06/2012
        • 179450
          Mechant financier debutant

        Bonjour Isisse,

        Merci de votre témoignage ! Ils ont besoin d’un bouc émissaire et beaucoup d’entre eux ont du mal à comprendre que les salariés d’une banque sont soumis aux mêmes pressions qu’ailleurs et qu’ils ne sont pas tous riches...

        Comme je l’ai dit plus haut, certaines personnes ici (heureusement pas toutes) crachent sur tous ces salariés qui vivent selon eux comme des princes et qui sont responsables de toute la misère du monde.

        Parce que vous travaillez dans une banque vous êtes « censée » adhérer aux filouteries des patrons de ces dernières et si vous aviez un minimum de conscience vous auriez déjà changé de métier (voila en gros le raisonnement de certains ici).

        Par conséquent je repose ma/mes questions : si vous travaillez chez Total ou chez Areva, est ce que vous approuvez l’exploitation de travailleurs pauvres et le pillage de richesse naturelle qui ne vous appartiennent pas ? Si vous travaillez dans le marketing ou dans la pub, est ce que vous approuvez le fait de vendre des merdes inutiles à des gens qui n’en ont pas besoin et qui n’ont pas d’argent ? Si vous êtes apprenti mécaniciens ou plombiers, est ce que vous approuvez le fait que CERTAINS dans vos professions profite de l’ignorance des gens pour les arnaquer ? Si vous êtes ingénieurs, est ce que vous approuvez le fait de créer des produits qui ne dureront que quelques années afin que les clients repassent à la caisse par la suite ?

        Par pitié, les esprits simplistes et médisants, gardez vos commentaires...

        Si vous voulez sortir des dictats de la finance (qui n’ont rien à voir avec les employés de banques), arrêtez de voter depuis plus de 30 ans pour des gens qui ne feront rien pour changer ça et de venir vous plaindre par la suite !

        • isisse
          isisse répond à Vilain-petit-canard
          employée de banque
          • Posté à 18h59 le 06/06/2012
          • Internaute 155016
            employée de banque

          Bonjour Vilain-petit-canard,
          Nous n’aurons, je pense, pas moyen de nous faire comprendre, comme vous le dites parfaitement, l’image que certains se font des métiers de la banque est tellement surréaliste que nous ferions aussi bien de prêcher dans le désert...

    • nanabel
      nanabel répond à isisse
      1ère version
      • Posté à 11h24 le 06/06/2012
      • Internaute 97292
        1ère version

      Vous savez, le petit vendeur de cigarettes qui sillonne les rues de Naples, n’est pas responsable de la mafia qui le paie. Et pourtant il fait partie d’une organisation criminelle.

      Et bien vous, c’est pareil, vous n’êtes pas responsable de votre employeur, mais vous travaillez pour la mafia la plus criminelle qui soit. A côté d’un trader, Al Capone était une ballerine en tutu.

      Vous n’êtes pas impliquée dans la politique de la banque qui vous emploie, mais vous en suivez les procédures à la lettre sans jamais prendre une seule initiative pouvant nuire à vos supérieurs. Votre boulot est de faire gagner de l’argent à la banque en ponctionnant les comptes de vos clients et vous en êtes consciente quand vous parlez de l’hypocrisie de ceux qui refourguent des plans d’épargnes débiles, mais c’est vous qui les refourguez aux honnêtes gens.

      Vous est-il déjà arrivé de fermer le compte d’un client pour insuffisance de provision, après l’avoir bien sucé d’agios et autres frais annexes ? Vous est-il déjà arrivé de refuser une avance de trésorerie au petit entrepreneur, parce que son bilan n’était pas à la hauteur des ambitions de votre employeur ? En revanche, vendre des Subprimes à des chômeurs, ça c’est le pied !

      Savez-vous comment les petits employés banques vendent des Subprimes sans le savoir ? Vos patrons ne sont pas des neuneus, ils savent très bien que s’ils laissent le libre arbitre aux employés, les ventes de Subprimes seraient limitées. Pour supprimer cet obstacle, après avoir changé le nom du produit sous des appellations débiles, comme Expresso, Preum’s, ou Conso+, ils inventent un logiciel du tonnerre. L’employé n’a plus qu’à suivre la procédure informatique. Si malgré l’insolvabilité manifeste du client, l’écran indique OK, l’employé ne peut pas refuser le crédit. Ensuite il suit une autre procédure qui consiste à refiler le dossier pourri à son supérieur, qui le refourguera au trader chargé de le vendre dans les produits dérivés à hauts rendements. Et bingo ! Vous êtes l’employée modèle.

      C’est fou comme les employés de banques adorent les procédures. Cela leur permet de travailler sans jamais se poser de questions. Et vous voulez qu’on vous plaigne, pire, qu’on vous défende ?

      Maintenant, si vous voulez faire votre métier en respectant votre clientèle, ou juste en respectant les lois bancaires, exigez de vos supérieurs qu’ils respectent ces lois. Au lieu de vendre des produits d’épargnes débiles, mais qui rapportent un max à la banque, proposez à vos clients des bons du trésor. La loi vous autorise à le faire, c’est juste vos procédures qui vous l’interdit.

      Alors, non, vous n’êtes même pas une collabo. Ce sont les traders pour qui vous travaillez qui le sont. Vous êtes juste une employée bien obéissante et soumise qui ne condamnera jamais les escrocs qui vous paient. C’est beau l’esprit d’entreprise !

      • Vilain-petit-canard
        Vilain-petit-canard répond à nanabel
        Mechant financier debutant
        • Posté à 13h17 le 06/06/2012
        • 179450
          Mechant financier debutant

        Si vous travaillez chez Total ou chez Areva, est ce que vous approuvez l’exploitation de travailleurs pauvres et le pillage de richesse naturelle qui ne vous appartiennent pas ? Si vous travaillez dans le marketing ou dans la pub, est ce que vous approuvez le fait de vendre des merdes inutiles à des gens qui n’en ont pas besoin et qui n’ont pas d’argent ? Si vous êtes apprenti mécaniciens ou plombiers, est ce que vous approuvez le fait que CERTAINS dans vos professions profite de l’ignorance des gens pour les arnaquer ? Si vous êtes ingénieurs, est ce que vous approuvez le fait de créer des produits qui ne dureront que quelques années afin que les clients repassent à la caisse par la suite ? Si vous êtes agriculteurs, est ce que vous approuvez le fait d’utiliser des tonnes d’engrais dangereux ?

        Votre acharnement est veritablement insuportable ! Si on suit votre raisonnement PRIMAIRE les 3/4 des salariés devraient arrêter de travailler parce qu’ils ne dênoncent pas les mêfaits commis par leurs entreprises ! Seulement il faut bien manger a la fin du mois...

        Alors par pitiê, utilisez votre cerveau (si tentez que vous en ayez un) avant de traiter ces gens de la sorte et de vous prendre pour je ne sais pas qui qui se croierait mieux que tout le monde ! ! !

        • nanabel
          nanabel répond à Vilain-petit-canard
          1ère version
          • Posté à 15h05 le 06/06/2012
          • Internaute 97292
            1ère version

          Ce n’est pas en rejetant la faute de votre soumission sur les autres que vous allez vous en tirer. Vous êtes un méchant financier débutant pleurnichard.

          Non, je ne suis ni employée chez Total ou Areva. Je ne travaille pas non plus dans le marketing, ni dans l’agriculture et je sais qu’il existe des artisans escrocs contre lesquels je peux me retourner en cas d’escroquerie. Et je sais aussi qu’il n’y a pas de métier innocent, le bourreau aussi a besoin de manger à la fin du mois, tout comme le soldat, le CRS et l’usurier. Et je suis contre la peine de mort, contre la guerre, contre le tabassage de manifestants et contre l’usure. Que ces gens là se retrouvent un jour au chômage, je n’irai pas les défendre.

          • Vilain-petit-canard
            Vilain-petit-canard répond à nanabel
            Mechant financier debutant
            • Posté à 02h26 le 07/06/2012
            • 179450
              Mechant financier debutant

            Oh non je ne suis en rien pleurnichard et encore moins soumis, je fais un métier qui me plait même si ça vous semble intolérable (en même temps votre avis sur ma personne je m’en contre fou...) !

            Seulement il y a deux choses qui m’agacent au plus haut point : les gens qui pensent avoir la science infuse et qui parlent de choses auxquelles ils ne connaissent rien, et ceux qui pensent valoir mieux que tout les autres grâce à leur sens de la morale sur-développé (en tout cas c’est comme ça qu’ils se voient...) !

            En attendant vous n’avez pas répondu à ma question. Ce n’est pas ce que vous êtes ou ce en quoi vous croyez qui m’intéresse... Seulement si vous me répondez que oui vous seriez prête à défendre les ouvriers de ces entreprises dont je vous parle et pas les employés d’une agence bancaire, alors là oui j’ai la réponse à ma question et je pourrai donc vous dire que vous contredisez votre super raisonnement et que par conséquent vous n’êtes pas très fute fute....

            • nanabel
              nanabel répond à Vilain-petit-canard
              1ère version
              • Posté à 09h45 le 08/06/2012
              • Internaute 97292
                1ère version

              « En attendant vous n’avez pas répondu à ma question. »

              Parce que votre question n’a aucun sens. Vous comparez des salariés qui bénéficient d’un statut réglementé par un code (code du travail) avec un tribunal pour défendre leurs intérêts (les prud’hommes) et qui peuvent se constituer en syndicat. En gros, des salariés d’une démocratie où le droit du travail est respecté, avec des salariés qui n’ont aucun statut juridique, aucun syndicat, dans un pays non démocratique. Qui est responsable de l’esclavage malien ? Aréva ou l’Etat malien ? Les maliens étaient déjà esclavages avant l’arrivée d’Aréva et personne en France n’a jamais défendu les maliens. Il faut parfois arrêter l’hypocrisie. Qui est en contrat avec Aréva ? L’Etat français. Et c’est moi qui serait dégueulasse si je ne condamne pas Aréva qui utilise des esclavages maliens pour le compte de l’Etat. Mais vous avez le droit de vote, comme moi. Si vous vouliez que l’Etat français cesse de travailler avec des dictatures qui utilisent leur population comme esclave, il ne faillait pas donner le pouvoir aux socialistes. La majorité française a décidé que rien ne devait changer.

              Qui est l’idiot dans l’histoire ? Le malien esclavage ou le français qui a le droit de vote ?

              Mais le plus pernicieux dans votre question, c’est que vous considérez que les maliens sont des salariés comme vous et moi. Or ce sont des esclaves, pas des salariés ! Ou alors vous voulez me faire dire que tous les salariés sont des esclaves. Luttons ensembles camarades !

              Quant-à défendre les licenciements des traders et autres cadres des agences bancaires, sous prétexte qu’ils sont eux-aussi des salariés, sûrement pas. Vous avez défendu, vous, les salariés d’Acelor-Mittal ? Avez-vous manifesté contre la réforme des retraites ? C’est sur leurs actes que l’on juge les hommes ! Vous voyez la différence entre vous et moi, je ne pourrais jamais fermer le compte d’un salarié d’Arcelor en grève pour insuffisance de provision, alors que je sais qu’il a une famille à nourrir. Il faut assumer ses responsabilités.

              • Vilain-petit-canard
                Vilain-petit-canard répond à nanabel
                Mechant financier debutant
                • Posté à 19h09 le 08/06/2012
                • 179450
                  Mechant financier debutant

                Mais je ne vous parle pas ici de ces salariés exploités aux quatre coins du globes, je vous parle des employés francais de ces entreprises. Je n’ai jamais fait la comparaison donc je commence a croire que vous avez un sérieux probleme de compréhension, voir pire... Donc avant de m’accuser de je ne sais quelle comparaison douteuse, relisez mes posts...

                Votre raisonemment en gros est le suivant : vous etes employés d’une banque donc vous etes un soumis cautionnant et participant a toutes les dérives des élites financieres, donc si vous vous faites viré je ne vous défendrai pas.

                Et ma question était, en tant qu’employés francais d’une multinationale avec ce genre de pratiques (c’est valable pour les autres examples que je vous ai donné) est ce que ca veut dire que vous les cautionnez et que par conséquent vous etes un soumis et ne méritez aucune aide si vous vous faites virés comme un malpropre... ?

                Vous avez défendu les salariés de Mittal qui ont travaillé pour un patron voyou dirigeant une entreprise aux pratiques plus que douteuses dans le monde entier, ce qui revient donc exactement au meme que « l’infamme employé “ d’une agence bancaire que vous villipendez. Vous confirmez donc mes soupcons sur le fait que votre raisonnement ne tiens pas la route et que vous vous contredisez sans meme vous en appercevoir...

                Quant a moi, non je n’ai pas voté socialiste ni UMPFN. Si vous aviez lu l’integralité du post depuis le début vous auriez vu que j’ai écrit ces mots : Si vous voulez sortir des dictats de la finance (qui n’ont rien à voir avec les employés de banques), arrêtez de voter depuis plus de 30 ans pour des gens qui ne feront rien pour changer ça et de venir vous plaindre par la suite !

                Vous exposez vos actes de grand courage pour changer la face du monde comme pour montrer que vous valez mieux que tous les autres, impressionant... (vous etes nombreux a agir ainsi). Et vous vous permettez de juger des personnes sans meme savoir ce qu’ils ont pu faire ou ne pas faire dans leur vie... PAR PITIE ABSTENEZ VOUS ET ENCORE UNE FOIS JE LE REPETE MAIS UTILISEZ VOTRE CERVEAU ! ! !

      • isisse
        isisse répond à nanabel
        employée de banque
        • Posté à 19h50 le 06/06/2012
        • Internaute 155016
          employée de banque

        Je suis un peu surprise de vos raccourcis, je suis donc un gentil petit robot obéissant aux lois du grand méchant capital, vous m’apparentez à une esclave du système mafieux.
        Quelques petits points de détail :
        les prêts à la consommation sont financés par les dépôts de nos clients, pour le surplus nous « achetons » de l’argent à la BCE (contre intérêts) les taux d’intérêts que nous appliquons varient donc chaque mois, et les logiciels « magiques » que vous évoquez calculent le taux d’endettement d’un client (le maximum étant de 33 % des revenus) ainsi que son « reste à vivre » : en gros un client qui gagne 1300 Euros par mois (salaire moyen-haut dans le département où je travaille) qui a déjà 500 Euros de loyer ne pourra pas voir son prêt accordé... Alors soit vous ne fréquentez que des organismes de crédit qui ne se posent aucune question, soit je vous trouve de mauvaise foi !
        Les bons du trésor que vous évoquez sont soit des bons de caisse, et pour en acquérir, le minimum est de 1500 Euros (les pauvres que vous défendez si ardemment ont rarement l’occasion d’en acheter) soit des les bons à intérêt progressif tels que les bons du trésor que l’on ne peut souscrire que dans une agence du trésor public, alors si vous le permettez je vais me contenter de conseiller à mes clients de mettre un peu d’argent sur un livret règlementé tel qu’un un L.E.P, un livret A et s’il a un peu plus « les moyens » sur un Plan d’Épargne Logement.
        Et pour finir, oui j’ai déjà clôturé des comptes pour insuffisance de provision dans des cas très spécifiques : des comptes qui ne fonctionnaient plus parce que le client avait changé de banque mais n’avait pas pensé à résilier sa carte, ou son assurance et à nous prévenir, pour les autres, il y a des protocoles d’accompagnement pour tenter de résoudre leurs problèmes ou parfois des ardoises parce qu’ils pensent comme vous : « ce sont des voleurs à moi de les voler »
        Vous ne me connaissez pas mais vous jugez ce que je suis sur la foi de mon métier, vous avez admirablement esquivé le commentaire de vilain-petit-canard concernant les autres métiers, j’espère donc que vous exercez une profession « digne » : assistant(e) social(e), membre d’une association à but non lucratif, infirmière (non libérale j’entends), éducateur spécialisé, bibliothécaire... bref tous ces métiers que j’aurais pu embrasser si j’avais eu un minimum de conscience et d’intelligence !

    10 autres commentaires
  • pablico
    pablico répond à Bernardo Zorro-
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 14h01 le 05/06/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    dominos :
    LA BANQUE DE CHYPRE SE PREPARE A LA FAILLITE ! ! ! !
    Lien

    « EADS souhaite créer sa propre banque par peur de ne pouvoir récupérer sa trésorerie »
    Le Financial Time écrit : « EADS is considering the idea of forming its own bank in response to financial sector instability brought on by the deepening eurozone debt crisis »

    The Eurocalypse Has Arrived, Where Do You Put Your Capital ?
    Lien

    nous, en France on peut-être optimistes, car même les nuages malsains s’arrêtent à nos frontières...
    pas de panique...

    un Roland Garros, un euro de foot, on embraye sur les jeux olympiques, et les jeux olympiques handicapés.. et vous voila sorti d’affaire ! !
     : -)

  • mygalon
    mygalon répond à Bernardo Zorro-
    mamiatempspartiel
    • Posté à 13h45 le 05/06/2012
    • Internaute 118202
      mamiatempspartiel

    Pour faire cesser la dictature des actionnaires, une seule solution : nationalisation des principales banques responsables de la crise, mais pour 1€ symbolique, l’Etat récupérera ainsi l’argent prêté.

    • Bernardo Zorro-
      Bernardo Zorro- répond à mygalon
      non connue
      • Posté à 14h01 le 05/06/2012
      • 185266
        non connue

      on ne sait toujours pas pourquoi cette institution a été privatisée, encore un cadeau fait aux oligarques, il serait temps d’arrêter de faire de nombreux, beaux et couteux cadeaux aux libéraux qui s’empressent de les détruire aussitôt acquis...

    • nanabel
      nanabel répond à mygalon
      1ère version
      • Posté à 14h04 le 05/06/2012
      • Internaute 97292
        1ère version

      Pourquoi cette manie de vouloir nationaliser des banques d’affaires ? C’est bien une idée de gôche de vouloir tout nationaliser au moindre pépin. Je serais plutôt pour laisser les ultra-libéraux aller jusqu’au bout de leur idéologie darwiniste. Dans leur monde, une entreprise en faillite doit mourir ! Quand une pme fait faillite personne ne demande à ce qu’elle soit nationalisée. Et bien là, c’est pareil.

      D’ailleurs l’Etat n’a pas besoin de récupérer une banque d’affaires qui n’a rien à voir avec une banque d’épargne et de comptes courants. Il est capable de créer sa propre banque et de vendre des bons du trésor aux particuliers qui souhaitent acheter de la dette française... Comment ça l’UE l’interdit !

       
      • Bernardo Zorro-
        Bernardo Zorro- répond à nanabel
        non connue
        • Posté à 14h11 le 05/06/2012
        • 185266
          non connue

        bah la nationaliser pour en faire une banque au service du peuple et non l’inverse...

        • nanabel
          nanabel répond à Bernardo Zorro-
          1ère version
          • Posté à 15h58 le 05/06/2012
          • Internaute 97292
            1ère version

          Nan, nan, nan ! Ces banques sont sales. Même en les lessivant à grande eau, il resterait des morceaux de vices dans les coins. Quand c’est pourri, faut jeter. Je suis pour la création d’une banque, interdite de marchés boursiers, qu’elle soit d’Etat ou coopérative, autorisée à vendre aux particuliers des bons du trésor français. Voilà.

        • moimoimoi975
          moimoimoi975 répond à Bernardo Zorro-
          Abruti
          • Posté à 16h59 le 05/06/2012
          • 183430
            Abruti

          Y’a la Poste, enfin y’avait ....

          • Bernardo Zorro-
            Bernardo Zorro- répond à moimoimoi975
            non connue
            • Posté à 10h11 le 06/06/2012
            • 185266
              non connue

            la poste n’est plus que l’ombre d’elle même depuis un bon moment, obligée de vendre des cd en « boutique »... -_- Pauvre monde.

          • nanabel
            nanabel répond à moimoimoi975
            1ère version
            • Posté à 12h56 le 06/06/2012
            • Internaute 97292
              1ère version

            J’ai un truc très rigolo sur la Banque Postale. L’Etat détient 15 % du capital de cette banque.... qui est en faillite ! Comme les autres me direz-vous. Ben non, justement. La faillite de la Banque Postale ne vient pas de leur trading, mais de l’Etat français associé avec l’Etat belge dans la banque feue Dexia. Vous savez la banque qui a ruiné les collectivités locales en leur vendant des crédits pourris. Et bien toute cette merdouille (et ses petits) a été transférée à la Banque Postale.

            Le banque Dexia s’appelle maintenant Belfius. Une espèce de mélange de Belphégor et bifidus. Belfius actif pour le transit ; -)

      • mygalon
        mygalon répond à nanabel
        mamiatempspartiel
        • Posté à 20h57 le 05/06/2012
        • Internaute 118202
          mamiatempspartiel

        Je vous rappelle qu’il y a longtemps que l’on ne fait plus la distinction entre les banques d’affaires et les banques de dépôts. La société générale comme les autres sont les deux à la fois. C’est pourquoi l’idée d’à nouveau séparer ces deux activités se trouve dans le programme du PS et aussi du FDG. Donc en cas de grande difficulté, la nationalisation est une façon de sauver l’épargne des ménages. Il y a un tout autre enjeux économique et financier à nationaliser une banque qu’une simple entreprise industrielle privée ex : automobile. Tout ce qui est nécessaire au bien public, transport énergie activité bancaire doit être sous contrôle de l’Etat, quoi que vous en disiez les banques sont une activité indispensable à l’économie. Si les seuls bons du Trésor suffisaient, il y a longtemps que la crise serait finie.

        • nanabel
          nanabel répond à mygalon
          1ère version
          • Posté à 13h39 le 06/06/2012
          • Internaute 97292
            1ère version

          Si, si, je pense que les gens font très bien la différence entre un compte titre et un compte courant. Mais savez-vous qu’une banque n’a pas vocation à gérer des comptes-courants ? Ça leur est même interdit par la loi. La gestion des comptes-courants ne relève pas du métier de la banque.

          Seul l’Etat décide des organismes bancaires, autorisés par un agrément renouvelable, à gérer les comptes-courants. Aucune banque est à l’origine une banque de dépôt. Et c’est bien pour cette raison que la NEF ne peut pas gérer les comptes-courants de ses clients, l’Etat ne veut pas lui donner son agrément.

          Il suffit donc à l’Etat d’ordonner aux banques le transfère, sans contrepartie, de tous leurs comptes-courants vers un organisme de dépôt agréé par lui. Il peut très bien être de droit privé ou semi-public et pas obligatoirement un service de l’Etat.

          Donc pas besoin de séparer des activités soumises aux agréments de l’Etat. Le transfert peut très bien se faire sans aucune perte d’épargne pour le client. L’argument des petits épargnants ne tient pas.

          « Si les seuls bons du Trésor suffisaient, il y a longtemps que la crise serait finie. »

          Alors celle-là m’a bien fait rire, merci ; -) Vous savez à quoi sert un bon du trésor ? A financer l’Etat sans passer par l’impôt. Alors effectivement si tous les français pouvaient acheter, ne serait un bon du trésor chacun, la dette publique serait remboursée. Voyez le Japon. Son endettement est à 200 % de son PIB, mais les japonais s’en foutent, puisque c’est eux qui détiennent 80 % de cet endettement. Chez nous les bons du trésor sont vendus à des banques d’affaires qui empochent les intérêts à notre place.

          • mygalon
            mygalon répond à nanabel
            mamiatempspartiel
            • Posté à 15h19 le 06/06/2012
            • Internaute 118202
              mamiatempspartiel

            Contente de vous avoir faite rire, par les temps qui courent c’est pas courant. En tant que juriste et économiste, merci je sais ce qu’est un bon du Trésor et je crois que vous n’avez pas saisi l’ironie. En ce qui concerne votre explication bien confuse (excusez moi, mais je ne suis peut être pas assez intelligente pour vous) je pense qu’elle relève d’une certaine utopie et je vous demande donc de me donner vos sources. Toutefois je me permets d’insister. Toutes les banques françaises disposent actuellement de l’agrément pour gérer les comptes de dépôts, et il est complètement irréaliste de leur faire transférer ses dépôts, car comme vous le savez certainement ce sont les dépôts qui font les crédit, et s’ils ne sont pas suffisants les banques créent alors de la monnaie (différent de l’émission) et ceci est un facteur d’inflation. Si elle n’ont plus les dépôts, leur activité bancaire sera alors freinée, et cela n’est pas très bon lorsqu’on veut relancer la croissance. Donc en 99 un Fonds de garantie a été crée pour garantir les dépôts des français en cas de difficulté des banques. Ce Fonds s’élève aujourd’hui à 2 milliards d’€ ce qui est nettement insuffisant. Donc en cas de faillite d’une banque, la seule issue reste la nationalisation car elle permet d’éviter la banqueroute d’une banque et préserver ainsi les avoirs des épargnants. Une nationalisation, est préférable aux aides à fonds perdus faites actuellement aux banques, et aussi à une banqueroute qui ne ferait qu’aggraver la situation économique. Raisonner simplement en se disant que c’est la logique du système « tu joues tu perds » c’est la loi c’est bien gentil mais bof, cela ne fait pas avancer les choses, on croirait entendre certains intellos d’extrême gauche (j’en ai fait partie) complètement coupés de la réalité. Dernière précision, pendant les trente glorieuses ont distingué, les banques de dépôts et les banques d’affaires. Par la suite, elles ont toutes demandé à pouvoir tenir des comptes de dépôts ce qui constituait pour elles une manne importante. Par ailleurs la faillite d’une PME, d’une banque, ce sont des chômeurs en plus, préférable d’éviter non ? Si l’Etat ne peut pas tout sauver, il peut au moins éviter le pire. Qu’ a t on fait après 1945 ? Quel en a été le résultat ?

            • nanabel
              nanabel répond à mygalon
              1ère version
              • Posté à 19h22 le 06/06/2012
              • Internaute 97292
                1ère version

              « En ce qui concerne votre explication bien confuse (...) je pense qu’elle relève d’une certaine utopie et je vous demande donc de me donner vos sources. »

              Vous êtes juriste, vous pouvez donc facilement consulter le code des établissements bancaires. Je vous mets un lien assez limité, mais qui vous donne les grandes lignes de la réglementation française : lois française des établissements financiers

              « ...(excusez moi, mais je ne suis peut être pas assez intelligente pour vous)... »

              Je n’avais pas l’intention de vous blesser. Et sachez que je ne me considère nullement comme une personne érudite, mais juste curieuse de savoirs. J’apprécie aussi partager mes connaissances avec d’autres et accepte leur correction quand je suis dans l’erreur. Cela m’arrive très souvent.

              Quand vous dites que « Toutes les banques françaises disposent actuellement de l’agrément pour gérer les comptes de dépôts.. », je ne dis pas ça pour vous contrarier, mais c’est faux. La NEF est une banque.

              Quand vous affirmez que « ce sont les dépôts qui font les crédit, »... « Si elle n’ont plus les dépôts, leur activité bancaire sera alors freinée, et cela n’est pas très bon lorsqu’on veut relancer la croissance. » Là j’avoue ne pas comprendre votre raisonnement ... Il me semble que ce ne sont pas avec des comptes de dépôts que les banques créent de la monnaie, mais avec les crédits, une activité qui n’a rien à voir avec la gestion des comptes courants. Aucun compte de dépôt à la Kob, ni chez Lazard, toujours pas à la NEF, ni dans la plupart des banques d’affaires internationales.

              « Dernière précision, pendant les trente glorieuses ont distingué, les banques de dépôts et les banques d’affaires. Par la suite, elles ont toutes demandé à pouvoir tenir des comptes de dépôts ce qui constituait pour elles une manne importante. »

              Vous avez raison de rappeler qu’avant 1975, les employeurs n’avaient pas l’obligation de verser le salaire de leurs employés sur un compte bancaire. La grande majorité des salariés étaient payés en espèces dans une simple enveloppe et beaucoup n’avaient pas de compte en banque.

              Et c’est bien depuis que l’Etat a donné l’autorisation aux banques de gérer votre argent, que la première personne à toucher votre salaire est votre banquier.

              « Par ailleurs la faillite d’une PME, d’une banque, ce sont des chômeurs en plus, préférable d’éviter non ? »

              Comme vous le précisez, avant 75 les banques n’avaient pas d’agrément pour les comptes de dépôts et aucune d’entre-elles n’a fait faillite. C’est un choix politique. La question est de savoir si l’Etat veut ou pas retirer l’agrément des banques AVANT leurs faillites ? Quant-au chômage que cela entrainerait, on pourrait dire que la création d’organismes de dépôts pourraient créer beaucoup d’emplois.

              • mygalon
                mygalon répond à nanabel
                mamiatempspartiel
                • Posté à 22h42 le 06/06/2012
                • Internaute 118202
                  mamiatempspartiel

                Personnellement je ne connaissais pas la NEF, mais il est évident que lorsque j’évoque les banques ce sont les grandes banques qui brassent des centaines de milliards d’euros. Ces expériences de banques « solidaires » sont intéressantes, mais je pense que le problème à régler concernent les banques qui se trouvent actuellement en difficulté et qui gèrent les comptes courants des français. Facile de dire on met à la poubelle, et on crée autre chose. Du fond d’une salle des profs, il est facile de refaire le monde, mais la réalité sur le terrain est tout autre, et le chemin pour y parvenir et semé d’embûches et d’imprévus. L’utopie que j’évoquais c’est bien celle là, qui consiste à croire qu’il suffirait de transférer tous les dépôts dans un fonds crée à cet effet. Facile à dire pour un enseignant, moins facile pour des professionnels qui connaissent parfaitement le terrain et qui ont par ailleurs conscience des aberrations du système. Vous avez dû me lire un peu vite, je n’ai jamais écrit que les banques créaient de la monnaie à partir des dépôts, ce qui est complètement faux. J’ai écrit qu’a défaut de dépôts les banques créaient de la monnaie lorsqu’elles accordaient des crédits et qu’à une grande échelle cela pouvait générer de l’inflation. Lorsqu’une banque reçoit des dépôts, elle les fait travailler, et elle gagne de l’argent, c’est le prix du service rendu. Certes on peut revenir en arrière et avoir chacun notre bas de laine, personnellement mon argent est plus en sûreté chez le banquier, sauf bien sûr s’il joue trop avec et s’il spécule. C’est ce qu’ils ont fait pour la plupart (sauf la NEF je vous l’accorde...). A ce moment là le plus simple, le plus rapide c’est la nationalisation. Cela s’est déjà fait, cela a marché. Les seuls pénalisés sont les actionnaires. Lorsque vous dites « la première personne qui touche votre salaire c’est votre banquier » et alors ? personnellement cela ne m’enlève pas un centime. Je trouve cela un peu puéril.
                Avant 75 certaines banques avaient l’agrément pour les comptes de dépôts car les fonctionnaires étaient payés par virement sur un compte en banque. Ces banques étaient encore nationalisées. Certes aucune banque n’a fait faillite à l’époque, car c’était les trente glorieuses, et par ailleurs le marché financier n’avait pas l’ampleur qu’il a eu depuis. La libre circulation des capitaux n’existait pas. Une défiance existait encore avec le souvenir de 29.
                C’est très bien d’avoir des idées nouvelles, il faut toutefois qu’elles soient réalisables. Il y a la réalité du terrain, la réalité des intérêts divergents. En économie tous les choix sont politiques, mais il faut savoir garder la tête froide, et les pieds sur terre. Certes il n’est pas interdit de rêver, bien au contraire, il en sort toujours quelque chose.

      10 autres commentaires
  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 10h47 le 05/06/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    « Le procès en appel de l’ancien trader Jérôme Kerviel, pour la perte de cinq millions d’euros en 2008, s’est ouvert ce lundi. En première instance, en 2010, il avait écopé de cinq ans de prison dont trois ferme et devait rembourser la somme astronomique de 4,9 millions d’euros. E. B. »

    Il me semble que ce sont des milliards...

    • Bernardo Zorro-
      Bernardo Zorro- répond à AutistReading
      non connue
      • Posté à 10h50 le 05/06/2012
      • 185266
        non connue

      oui parce que pour un trader 5 millions d’euros c’est que dalle...

      • AutistReading
        AutistReading répond à Bernardo Zorro-
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 10h53 le 05/06/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        Brouze ne maitrise pas trop l’astronomie...

    • Emilie Brouze
      Emilie Brouze répond à AutistReading
      Journaliste Rue89
      • Posté à 11h16 le 05/06/2012
        éditeur
      • Journaliste 137578
        Journaliste

      Oui, c’est 5 milliards... C’est corrigé, merci !

    • nanabel
      nanabel répond à AutistReading
      1ère version
      • Posté à 13h04 le 05/06/2012
      • Internaute 97292
        1ère version

      Le plus rigolo, c’est qu’un autre trader français vient de faire couler la JPMorgan Chase en employant la même technique que son collègue Kerviel. Sauf que lui a visé beaucoup plus haut, puisque la presse parle de 20 milliards de dollars ! Kerviel est un petit joueur. Mais contrairement à la méthode française, aux USA ce sont les responsables de la banque qui se retrouvent devant le tribunal, avec un tas de chefs d’inculpation, comme savent le faire les procureurs américains.

      Je pense qu’il devrait y avoir beaucoup plus de traders français dans ces banques qui puent le vice.

      • AutistReading
        AutistReading répond à nanabel
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 13h40 le 05/06/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        Je n’ai trouvé que 2 milliards dans la presse francophone.

        Mais en effet, c’est le directeur de JP qui est attendu au Sénat américain le 13 juin.

         
        • nanabel
          nanabel répond à AutistReading
          1ère version
          • Posté à 14h27 le 05/06/2012
          • Internaute 97292
            1ère version

          2 milliards officiels effectivement, mais il paraîtrait que les dégâts seraient bien plus énormes que la version officielle qu’annonce la direction de la JPMorgan. C’est ce que va déterminer le tribunal.

          Certains traders de Wall-Street parlent de dégâts collatéraux de 20 milliards. S’ils ont raison, la JPMorgan Chase est morte ! Le grand et respecté Jamie Dimon, qui avait remis à sa place un petit président de la république française qui voulait réguler les marchés internationaux, en lui répondant , « Un chef d’Etat n’a pas à dicter la conduite des banques », et bien il chie dans son froc maintenant !

          • jebthebear
            jebthebear répond à nanabel
            Avocat du diable infiltré chez (...)
            • Posté à 17h45 le 05/06/2012
            • Internaute 96663
              Avocat du diable infiltré chez (...)

            depuis quand le Sénat US est là ou on juge les gens ? Il doit répondre des sommes engagées et des conséquences sur sa banque (si je ne m’abuse) si ca fini mal.
            Une Class Action contre le Board de JPM vous avez dit ? : -)

        2 autres commentaires
      • jebthebear
        jebthebear répond à nanabel
        Avocat du diable infiltré chez (...)
        • Posté à 17h47 le 05/06/2012
        • Internaute 96663
          Avocat du diable infiltré chez (...)

        « vient de faire couler la JPMorgan Chase en employant la même technique que son collègue Kerviel »

        JPM n’est pas coulée, loin de là ! Et le trader, francais encore, pour changer (« baleine de Londres » sur google si vous ne connaissez pas) n’a rien caché a personne ! Il l’a fait avec l’appui de sa hierarchie qui d’ailleurs l’a bien récompensé. On parle de 100M £ de primes sur l’année ! ! Donc « meme technique que Kerviel », vraiment n’importe quoi !
        En gros, il a exposé sa banque a hauteur de 100Milliards de $ (miliards cette fois, pas millions) sur des CDS (le style de produit financier qui a tout pété en 2008, vous vous rappelez ?). Assez pour pouvoir faire « bouger le marché » dans le sens qu’il voulait. Bah dommage les gars, en fait, 100Md c’est toujours pas assez pour devenir « maitre du monde »

        « Mais contrairement à la méthode française, aux USA ce sont les responsables de la banque qui se retrouvent devant le tribunal, avec un tas de chefs d’inculpation, comme savent le faire les procureurs américains. »

        Absolument pas. Google is your friend

         
        • nanabel
          nanabel répond à jebthebear
          1ère version
          • Posté à 12h28 le 06/06/2012
          • Internaute 97292
            1ère version

          A lire ici le FBI ouvre une enquête sur la JPM.

          Le hedge funds Saratoga Capital a décidé de mettre la JPM devant les tribunaux voir là

          Le FBI n’a jamais ouvert d’enquête sur aucune banque. Donc le fait qu’il fasse une descente dans les bureaux de la JPM, cela laisse supposer qu’il y a des règlements de comptes à très haut niveau.

          « JPM n’est pas coulée, loin de là ! »

          Vous en êtes sûr ? La Sesc (gendarme de la bourse de Tokyo) ouvre une enquête contre un trader de la JPM, soupçonné de délit d’initié pour l’insignifiante somme de 600 000 euros. Cela ne fait que le 2è cette année. En fait la JPM se fait attaquer de toute part, par ses concurrents, et il n’est pas impossible qu’ils parviennent à la tuer. A lire dans l’Expansion. Ils leur arrivent de donner des infos ; -)

        1 autres commentaires
  • KayOo
    KayOo
    dans la Forêt Vierge.
    • Posté à 10h49 le 05/06/2012
    • Internaute 121002
      dans la Forêt Vierge.

    J’imagine que c’est le moment de postuler pour un stage à SocGen krkrkr

    Bah écoutez, j’ai envie de dire « chè ! »
    (régression)

  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 10h50 le 05/06/2012
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    - » Plan social à la Société générale : « Si tu ne signes pas, tu te tais » »

    - La Société geint et râle ...

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 10h51 le 05/06/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    Les employés de banques qui se font maltraités devraient balancer tous les secrets bancaires dont ils ont connaissance.

    Ça apprendrait aux actionnaires et aux cadres dirigeants qui c’est le boss...

    • Bernardo Zorro-
      Bernardo Zorro- répond à AutistReading
      non connue
      • Posté à 11h40 le 05/06/2012
      • 185266
        non connue

      je pense que beaucoup ne se rendent pas compte en effet qu’ils possèdent des informations particulièrement compromettantes, c’est le revers de la médaille pour tout ces libéraux mafieux ils ont tellement magouillé partout dans tous les sens et de toutes les façons...

      Et c’est un peu partout pareil, si les gens parlaient entre eux de nombreuses informations particulièrement destructrices pour l’oligarchie se recouperaient et cela ferait très mal à cette salope qui le mériterait amplement.

    • Jaimz
      Jaimz répond à AutistReading
      ingénieur
      • Posté à 11h43 le 05/06/2012
      • Internaute 87110
        ingénieur

      Ce serait s’exposer à des poursuites judiciaires, la confidentialité est une responsabilité contractuelle.
      Par contre les employés peuvent s’associer en action de groupes et dénoncer leurs supérieurs nominativement en exprimant leur expérience ; si cela est pertinent bien entendu.

  • Saxon Chase
    • Posté à 10h58 le 05/06/2012
    • Internaute 126462
      CDD

    milliards, pas millions. (dans l’encadré sur Kerviel)

    • Emilie Brouze
      Emilie Brouze répond à Saxon Chase
      Journaliste Rue89
      • Posté à 11h17 le 05/06/2012
        éditeur
      • Journaliste 137578
        Journaliste

      Etourderie... C’est corrigé, merci !

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