Porte-monnaie 05/06/2012 à 16h57

Eléna, artiste « creveuse de dalle » mais proprio, 525 euros par mois


Mis à jour le jeudi 7 juin 2012 à 12h13
Eléna a 44 ans, non 42 ans. Anonymisation du nom de l'éditeur qui conteste catégoriquement les faits.

Poète et plasticienne depuis plus de vingt ans, Eléna n’arrive pas à vivre de son art. Rue89 a passé ses comptes au rayon X.


Les mains d’Eléna à Paris, en mai 2012 (Marièke Poulat)

Un jeudi matin en plein centre de Paris. Les statues de la fontaine Stravinsky barbotent tranquillement dans notre dos. Face à nous, le centre Pompidou. Eléna (son prénom a été modifié), 44 ans, se sent à l’aise : elle aime Paris, sa diversité et sa culture.

« C’est la plus belle ville du monde. »

Née en Roumanie en 1968, Eléna est arrivée en France à l’âge de 15 ans, dans les valises de sa « maman », réfugiée politique :

« Le Parti communiste n’a eu aucun mal à la laisser partir car elle n’hésitait pas à protester. Ils ont accédé à sa première demande et lui ont fait des lettres de recommandation. »

Divorcée, la mère d’Eléna travaillait comme biologiste, à la police le jour, et à l’hôpital la nuit. Après son bac, Eléna se lance dans des études d’arts plastiques à la Sorbonne : elle obtient une licence en 1990 et quitte l’université en 1991 durant sa maîtrise car elle n’a plus assez d’argent.

« J’étais entretenue par ma mère »

Pas de profil financier type chez les artistes

Difficile d’établir le profil financier de l’artiste-type : « Il y a une multiplicité de situations et la plupart des artistes disposent d’autres sources de revenus », reconnaît-on au ministère de la Culture. Deux organismes, la Maison des artistes pour les artistes de la branche des arts plastiques et l’Agessa pour les artistes auteurs (écrivains, traducteurs, photographes...), tentent de tenir une comptabilité.

En 2009, les plasticiens ne disposant pas des revenus nécessaires pour être affiliés à la Maison des artistes – ou assujettis – tiraient en moyenne 1 934 euros annuels de leurs créations, alors que les plasticiens affiliés recevaient en moyenne 20 038 euros... En ce qui concerne les écrivains, en 2008, ceux qui ne disposaient pas des revenus nécessaires pour être affiliés à l’Agessa gagnaient pour la majorité d’entre eux moins de 4 000 euros par an, contre 33 810 euros annuels pour les affiliés.

En ne tirant aucun profit financier de son travail artistique, Eléna n’appartient à aucun de ses organismes et illustre le caractère incomplet de ces chiffres.

En parallèle de ses travaux d’artiste – elle est poète et plasticienne –, elle enchaîne les postes de surveillante dans les musées, mais tout reste très ponctuel.

Son seul CDI ? Une expérience abracadabrantesque avec un employeur qui récupérait de l’or sur les couronnes, en faisait des lingots en Afrique et les revendait...

« Je suis partie. En général, on me disait que je n’avais rien à faire là, dans ces petits boulots, car j’avais des diplômes... J’avais du mal à m’intégrer. »

Ces expériences lui permettent de bénéficier de l’allocation chômage puis de l’allocation de solidarité spécifique, à hauteur de 475 euros. Une somme trop faible pour survivre dignement. Eléna soupire :

« Pour le dire clairement, c’est ma maman qui m’a toujours entretenue. Je pense que ça l’a emmerdée, mais elle voyait bien que je cherchais, que je travaillais... »

Poète et plasticienne, la jeune femme crée des sculptures et des graphes qu’elle utilise comme illustrations à ses textes... Elle insiste :

« C’est un vrai travail de concentration, de recherche. Des fois, on peut passer des heures sur cinq lignes. »

Un travail accompli pour rien, financièrement parlant. En découvrant les contrats passés avec les différentes maisons d’éditions (qui lui demandent de renoncer à ses droits d’auteur en échange d’une publication), une conseillère Pôle emploi lui dit qu’elle devrait se battre :

« Imaginez qu’aux éditions XXX , on ne m’a pas payée et on a même refusé de m’offrir le livre auquel j’avais contribué avec six autres auteurs alors qu’il coûtait 100 euros ! Je n’avais jamais été payée pour mes publications, je n’avais même jamais vraiment demandé. J’avais le couteau sous la gorge : si je ne renonçais pas à mes droits d’auteur, ils ne me publiaient pas...

Mais je ne regrette pas d’avoir fait ce choix. J’ai ce besoin d’écrire, de m’exprimer ainsi. »

« Nous sommes exploités »

Sa mère est décédée il y a deux ans des suites « d’une longue maladie ». Eléna avait emménagé avec elle : elles se sont installées dans un appartement d’une ville de la banlieue Est – et aisée – de Paris :

« Ma maman m’avait acheté un appartement dans le centre de Paris et elle avait le sien. Nous avons revendu et nous nous sommes installées ensemble dans un 40 m2. Je voulais être à ses côtés. On nous l’a vendu très peu cher, c’était une occasion. »

Deux ans après, elle ne s’est toujours pas intégrée dans la ville – dont elle précise avec insistance la couleur politique : UMP.

Elle a rencontré des difficultés à la mairie, à la Croix-Rouge et à la police : selon elle, la ville n’aime pas les pauvres et fait tout pour les dissimuler.

D’une manière générale, elle regrette l’absence de reconnaissance dont souffrent les artistes :

« Nous sommes des creveurs de dalle. Les artistes sont exploités : les maisons d’édition, les libraires, les galeries d’art et tant d’autres se font de l’argent sur notre dos. Mais les artistes sont jaloux les uns des autres et ne se battent pas ensemble pour leurs droits... Nous sommes trop divisés. J’espère que ça évoluera. Que notre statut sera plus réglementé. »

Revenus : environ 525 euros par mois

  • Allocation de solidarité spécifique (ASS) : 475 euros par mois

Eléna reçoit l’ASS après avoir touché le chômage pendant plusieurs années. Elle n’a pas droit au revenu de solidarité active (RSA) car elle a été en CDI.

  • Epargne de sa mère : 50 euros par mois

« Ma maman m’a laissé un peu d’épargne et je touche 150 euros tous les trois mois. La proposition de Sarkozy qui consistait à supprimer les ASS et les remplacer par le RSA me faisait peur : avec le RSA, on ne peut pas cumuler avec un peu d’épargne... »

  • Revenus de son travail : quelques euros

« Je n’ai jamais rien touché pour mon travail : les contrats que j’ai signés me faisaient refuser à mes droits d’auteur contre une publication. »

C’était vrai jusqu’à il y a quelques années. Après sa visite à l’ANPE, Eléna décide de faire valoir ses droits. A hauteur de 2 ou 3%, les droits d’auteurs sont cependant très faibles :

« Pour contourner cette exploitation, j’ai décidé de publier à compte d’auteur. Cela a commencé il y a deux ans quand j’ai découvert un éditeur sur Internet, My Major company : ça n’a pas marché avec eux car ils ne voulaient pas de photos.

J’ai persisté et j’ai trouvé Syllabaires, la seule maison d’édition sur Internet qui fait dans les poésies. Deux de mes bouquins – 500 pages avec textes et photos chacun – ont été publiés sous forme d’ebooks [livres numériques accessibles sur Internet au format PDF, ndlr] et vendus 4 ou 5 euros. Ils ne prennent que 20%. »

Depuis trois mois, cela lui a rapporté une vingtaine d’euros. Ses acheteurs sont essentiellement des amis, la limite du système étant qu’elle doit faire sa publicité elle-même et qu’elle n’a ni le temps, ni l’argent, ni même la compétence pour parcourir les différents salons et se vendre.

Dépenses fixes : 289 euros par mois

  • Loyer : 0 euro par mois

Eléna est propriétaire de son appartement grâce aux revenus passés de sa mère. Cela lui permet d’avoir un toit et en cela, elle se sent privilégiée par rapport à d’autres artistes de sa connaissance qui vivent dans des squats.

  • Assurance habitation : 21 euros par mois

Elle a contracté une assurance à la Caisse d’épargne de 250 euros par an.

  • Charges : 117 euros par mois

« Les charges trimestrielles de l’appartement sont de 350 euros. Ce sont les charges du syndic. Je ne sais pas exactement ce qu’elles couvrent, mon appartement est dans une copropriété. »

  • Energies : 25 euros par mois en moyenne

« Cet hiver, je ne me suis pas chauffée pour limiter mes dépenses... Je suis tombée malade, j’ai encore mal partout. J’ai fait ramoner la cheminée pour la mettre en état de marche et je pensais aller prendre du bois à Vincennes, mais c’est trop lourd pour moi... Seulement, les petits ballots de bois, ça coûte vite cher : environ 30 euros. Finalement, j’en ai eu pour 300 euros. »

  • Eau : 17 euros par mois

Elle paye environ 200 euros par an.

« C’est cher. Pourtant, j’économise. Par exemple, je ne me lave qu’une fois par semaine pour limiter ma consommation d’eau. »

  • Internet : 24,90 euros par mois

« J’ai un contrat mensuel chez Numéricable avec la télévision, Internet et le téléphone illimité. Ils sont très bien. Je n’ai pas de téléphone portable mais pour mon travail (contact avec les éditeurs), je suis obligée d’avoir Internet. »

  • Mutuelle : 0 euro

Eléna bénéficie de la Couverture médicale universelle mais n’est pas allée chez le médecin depuis cet hiver, malgré la maladie qu’elle a contractée :

« Quand je suis allée chez mon médecin généraliste – qui est mon médecin depuis plus de deux ans – il m’a insultée, m’a dit que j’étais “une fainéante”, que je ne méritais pas d’être soignée... Je dois en changer. »

  • Frais bancaires : 7 euros par mois
  • Sécurité sociale des animaux : 2,5 euros par mois

« J’ai un chat. Chaque année, je paye 30 euros de mutuelle santé annuelle pour le protéger : ça couvre les dépenses vétérinaires. »

  • Impôts : 75 euros par mois

Les revenus d’Eléna ne sont pas imposables, mais son appartement occasionne des taxes. La taxe d’habitation et la taxe foncière sont de 900 euros par an.

Dépenses variables : environ 220 euros

  • Alimentation : environ 200 euros par mois

Eléna, qui a eu des périodes d’anorexie, en a gardé des séquelles. Aujourd’hui, elle se dit « anorexique des produits industriels ». Autrement dit, elle ne mange que du bio. Ses frais alimentaires dont donc élevés, mais elle connaît la plupart des bons plans :

« Je ne fais pas les courses dans ma ville : il n’y a pas de magasins low-cost. Je vais dans le XXe arrondissement de Paris. Pour les fruits et les légumes bio, je vais chez Lidl. Les pâtes, je les prend aussi bio, alors que j’achète café et riz au commerce équitable. Les yaourts, le lait et les œufs, je me fournis chez Auchan. C’est moins cher. »

Elle complète avec du Fortimel, un médicament qui lui permet de prendre du poids et qu’elle prenait dans ses épisodes d’anorexie.

« Un ou deux cachets par jour : ça me fait gonfler. »

Il lui en reste encore d’une précédente ordonnance.

  • Transports : 0 euro

Elle bénéficie d’une carte de transport gratuite qui lui permet de se rendre souvent à Paris.

  • Vêtements : 10 euros

Elle donne un coup d’œil à ses vêtements. Son sac ? Elle l’avait acheté à sa mère, il y a plusieurs années. Sa veste ? De la récup’. Ces chaussures ? Pareil :

« C’est tout de la récup’. Je suis obligée d’acheter un blouson, des pantalons, des chaussures, des slips et des soutiens-gorge tous les cinq ans environ. »

  • Loisirs : 0 euro

Les musées, galeries d’art et bibliothèques sont gratuits pour les chômeurs à Paris. Elle en profite :

« Par contre, je ne vais pas au théâtre et je ne parle pas de la danse... Je ne vais plus au ciné : ça me manque. Avant, j’y allais parfois avec maman, maintenant, c’est devenu trop cher [7 euros en moyenne pour les chômeurs, ndlr]. Je ne peux pas me le permettre. »

  • Matériel d’art : 10 euros par mois

La peinture, les cahiers, les crayons... Des outils de travail indispensables. Qu’elle récupère en majorité. A part des bombes de peinture qu’elle utilise pour son travail, elle n’achète pas grand-chose ou utilise le système D :

« L’année dernière, j’ai acheté un pack de bombes de peinture. Il m’en reste encore : je ne peins pas tous les jours, c’est trop cher. Pour la peinture à l’huile, j’achète des pigments de couleur que je mélange à de l’huile. La peinture est de mauvaise qualité, mais ça coûte moins cher. »

Epargne : 0 euro

Eléna n’est jamais à découvert « car ma maman m’a laissé un peu de liquide à la maison ». Pourtant, elle a le sentiment que sa situation s’est dégradée avec l’euro :

« Je n’épargne rien à la fin du mois. Quand le franc existait, je pouvais épargner même sur le RMI. »

Désormais, Eléna entend se battre pour ses droits d’auteur et la reconnaissance. Pourtant, aucun optimisme ne se dégage de son discours :

« Je ne pense pas vraiment à l’avenir. Je vis au jour le jour. »

MERCI RIVERAINS ! KayOo
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  • Pilou Itou
    Pilou Itou répond à jadzia
    Ouvert
    • Posté à 10h18 le 06/06/2012
    • Internaute 187693
      Ouvert

    « je sais à quel point les artistes ne sont pas considérés »

    Effectivement. Nombres d’artistes ne sont considérés qu’une fois morts.
    Le fruit de leur travail rapporte sans doute plus ainsi d’autant que rémunérer l’auteur ne pose plus de problème...

  • Fleetwood75
    Fleetwood75 répond à jadzia
    Spirit of Ecstasy
    • Posté à 11h27 le 06/06/2012
    • 180917
      Spirit of Ecstasy

    Le problème dans le milieu artistique c’est les intermittents pas les artistes.

    • jadzia
      jadzia répond à Fleetwood75
      auteure/réalisatrice
      • Posté à 12h09 le 06/06/2012
      • Internaute 111693
        auteure/réalisatrice

       ? ? ? je comprends mal votre remarque... une grande partie des artistes ne sont pas intermittents, parmi ceux qui y arrivent, la moitié ne le sont plus l’année qui suit faute d’avoir pu réunir les heures suffisantes.... Certains intermittents vivent bien sur la bête, mais ils sont réellement peu.... c’est très compliqué de vivre (j’entends décemment) de sa pratique artistique. Et ce n’est pas « rien faire » ou « facile » ou « superflu » comme travail. Cela demande beaucoup de temps, une organisation différente qui ne correspond pas à la majorité des emplois , mais ce n’est pas parce que c’est différent et peut-être difficile à comprendre, que ces métiers doivent être méprisés.

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas répond à Philippe Leclercq
    Fou du volant
    • Posté à 18h05 le 05/06/2012
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    L’alternative c’ est pas malin
    c’est devenir un gros conard
    fermé à tout, témoin de rien
    ou continuer bon an mal an
    jusqu’à la fin en cahotant
    à chercher un peu le panard.
    François Béranger

  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 17h26 le 05/06/2012
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    -« une artiste ? Ben, non, puisqu’elle n’en vit pas »

    Commentaire de merde !
    Vous devez confondre artiste et vedette, êtes-vous certain que tous les artistes aient pu vivre de leur art (Mozart, Max Jacob, Van Gogh, Utrillo...) ?

    • Fleetwood75
      Fleetwood75 répond à Waldeck
      Spirit of Ecstasy
      • Posté à 11h28 le 06/06/2012
      • 180917
        Spirit of Ecstasy

      Mozart en vivait bien mais il claquait tout se qu’il gagnait...

    • Nelan
      Nelan répond à Waldeck
      Nul part
      • Posté à 21h24 le 06/06/2012
      • 177300
        Nul part

      Mozart à largement vécu de son art... si il a fini sa vie pauvre, c’est parce qu’il dépensait sans compter.

      Et la plupart de ses compositions sont des commandes : c’était un artiste très commercial

  • cubzagais
    • Posté à 17h25 le 05/06/2012
    • Internaute 33015

    Lutter contre le piratage pour garantir les droits d’auteur qu’ils disaient ! !

    Ok, cette artiste n’est probablement pas piraté, mais la traité de « parasite » alors qu’on refuse de la payer pour du travail effectué, c’est du vol. Et du vrai pour le coup. Malheureusement, cette situation a tendance à se généraliser pour tous les créateurs.

    • Waphy
      Waphy répond à cubzagais
      Intermittent du travail
      • Posté à 17h36 le 05/06/2012
      • Internaute 89688
        Intermittent du travail

      « Je n’avais jamais été payée pour mes publications, je n’avais même jamais vraiment demandé. »

      Quand vous voulez être embauché quelque part, vous dites « payez moi si vous voulez » ? Pas spécialement futée non plus cette dame, je trouve...

      Je ne la qualifierai pas de « parasite », en étant un moi-même, et un vrai, ce serait malvenu, mais une remise en question de sa part serait ptèt la bienvenue en revanche. C’est bien beau de vouloir vivre de son art, d’avoir les diplômes i tout, mais soit : le secteur est saturé -et de nos jours, si tu sais coller une toile blanche sur 4 bouts de bois, tu en es un-, soit, elle est mauvaise dans l’art dans lequel elle aime être - ou n’intéresse pas un potentiel public. Et n’est pas Van Gogh qui veut, d’ailleurs, il est mort misérable, ce n’est que bien plus tard que son nom a commencé à valoir beaucoup d’argent.

      L’attitude des éditeurs est vraiment inadmissible, ça, en revanche, je vous rejoins totalement. Que les artistes se regroupent et se battent ensemble pour leurs droits, d’une manière ou d’une autre, les choses changeront sans doute plus vite et mieux que chacun dans leurs coins, alors qu’ils sont totalement inconnus...

  • pouniah74
    pouniah74
    Fiste de butte !
    • Posté à 17h27 le 05/06/2012
    • 185502
      Fiste de butte !

    « C’est un vrai travail de concentration, de recherche. Des fois, on peut passer des heures sur cinq lignes. »
    ...
    Des fois quand je me lève le matin vers 14 heures je pense au tiers monde, aux chinois sous exploités, aux coréens du nord.... : p
    Les inconnus - Cassez les couilles

    « Deux ans après, elle ne s’est toujours pas intégrée dans la ville – dont elle précise avec insistance la couleur politique : UMP »

    Une réaction de Bertrand Delanoé serait souhaitable...

  • nijolly
    nijolly
    Hemoroïdes? Un pape sur 3 en (...)
    • Posté à 17h29 le 05/06/2012
    • Internaute 70904
      Hemoroïdes? Un pape sur 3 en (...)

    Bien évidemment que les éditions hermann (sans majuscules, trop d’honneur) ne sont pas des parasites qui encaissent de son travail ne sont pas des parasites. Et je ne suis pas loin de croire que ces chancres sont les premiers à gémir du « piratage » et autres justifications.
    Je réponds à Philippe Leclerq

    • Saveur-
      Saveur- répond à nijolly
      vanille
      • Posté à 11h01 le 06/06/2012
      • 184895
        vanille

      Berthelsmann aussi dans le genre mafioso ils se posent là.

  • Salam Halec
    Salam Halec
    Plumitif
    • Posté à 17h28 le 05/06/2012
    • 178452
      Plumitif

    Pauvre Éléna ! ...
    Elle est prisonnière de sa passion, rien n’est pire en cette période de crise, et les rapaces-esclavagistes repèrent leur proie et les exploitent encore plus facilement.

    Victime de mauvais payeurs, c’est hélas courant dans le monde de l’art.

    Rare sont les artistes peintres qui vivent grassement de leur art, même avec beaucoup de talent car l’acheteur étant un spéculateur né, n’achète les œuvres qu’à bas prix....

    Tu aimes Paris, certes c’est une très belle ville, mais aussi le miroir aux alouettes, il ne rend pas toujours la monnaie pour l’admiration qu’on lui porte.

    Bon courage, j’aime et j’admire les artistes, sans eux le monde serait encore plus triste et encore plus terne, bon courage et garde le moral, peut-être un jour tu rencontreras ton mécène, pourquoi pas ? ...

    • karlM
      karlM répond à Salam Halec
      Précaire
      • Posté à 23h30 le 05/06/2012
      • Internaute 21378
        Précaire

      Son impact sur l’environnement et sur nos dettes (c’est de saison) est minime, j’espère qu’elle le vit bien.
      ne surtout pas comparer avec un sénateur.

  • labrisure
    labrisure
    Personnage exceptionnel
    • Posté à 17h30 le 05/06/2012
    • Internaute 48949
      Personnage exceptionnel

    En attendant, elle coûte carrément plus cher qu’elle ne rapporte à la société et visiblement depuis un bail.

    • Rebel Yell
      Rebel Yell répond à labrisure
      Je pose une question.
      • Posté à 17h43 le 05/06/2012
      • Internaute 127333
        Je pose une question.

      ʹʹ[...] depuis un bail.ʹʹ

      Bah non, puisqu’elle est proprio !
      Pfff...

    • Seingalt
      Seingalt répond à labrisure
      amateur professionnel
      • Posté à 17h46 le 05/06/2012
      • Internaute 166244
        amateur professionnel

      Tiens, l’être humain est censé rapporter à la société ? Vous êtes sûr de ne pas confondre avec les abeilles ou les fourmis ?

      • lisen
        lisen répond à Seingalt
        chercheuse
        • Posté à 21h19 le 05/06/2012
        • Internaute 146227
          chercheuse

        on est tous supposés y contribuer en tout cas , puisqu’on la compose tous. Le lumpen prolétariat est une calamité pour la cohésion sociale. (idée de gauche)

      • Cyprien Luraghi
        Cyprien Luraghi répond à Seingalt
        ICYP.FR !
        • Posté à 21h53 le 05/06/2012
        • Internaute 101150
          ICYP.FR !

        Ben même chez les insectes sociaux, y en a qui foutent que dalle (véridique) et qui sont tout à fait acceptés par les autres.

      • Julie79
        Julie79 répond à Seingalt
        Autoentrepreuneuse
        • Posté à 11h49 le 06/06/2012
        • 184840
          Autoentrepreuneuse

        Dans un pays socialiste, oui, il est tout de même préférable que les personnes en capacité de le faire participent à la solidarité nationale. J’ai reçu des bourses quand j’étais plus jeune, payer maintenant des impôts ne me dérange pas car je sais que ça permet à d’autres personnes de bénéficier de cette aide.

        Si au bout de 20 ans tu vends pas, ben faut peut être te bouger et trouver ne serait-ce qu’un taf à mi-temps. Même si tu continues de toucher le RSA (ou une grande partie), c’est me principe de contribuer qui compte.

    • Vinnatso
      Vinnatso répond à labrisure
      Historien & Journaliste
      • Posté à 17h56 le 05/06/2012
      • Journaliste 93667
        Historien & Journaliste

      Pourquoi elle a fait de l’évasion fiscale vous croyez ? Ah la rentabilité sociale... Chaque centime de ses maigres ressources de survie est instantanément réinjecté dans le circuit économique et même en partie par retour direct à l’envoyeur via TVA. Quitte à s’offusquer du « parasitisme » ambiant, il est des causes infiniment plus nobles m’est avis. D’ailleurs « que l’on soit puissant ou misérable » on est toujours le « parasite » de quelqu’un, d’une façon ou d’une autre.

    • Captain Konstadt
      Captain Konstadt répond à labrisure
      tribun courtois
      • Posté à 21h50 le 05/06/2012
      • 178678
        tribun courtois

      et alors ? toi tu sers quelque chose peut-être ?

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à labrisure
      Fioraso murdered Zola
      • Posté à 03h13 le 06/06/2012
      • Internaute 124072
        Fioraso murdered Zola

      Les bénéfs vont dans la poche de l’éditeur.
      Les coûts sont payés par la société.

      Exemple typique de mutualisation des coûts et de privatisation du revenu. Voilà le résultat de 10 ans de droite.

    • Althea
      Althea répond à labrisure
      ooOO
      • Posté à 09h45 le 06/06/2012
      • 178502
        ooOO

      Oui il faut tous être de gentils petits soldats a sa place et être productif. Les artistes servent à rien, à part Johnny bien sur, pas grave s’il paye ses impôts en Suisse. Lui au moins c’est un artiste puisqu’il en vie, pas comme ces crevent la faim d’artistes maudits.
      Ah mais on me dit dans l’oreillette qu’elle pourrait vivre de son art si les éditeurs ne la forçait pas a renoncer a ses droits pour être publiée et si les maisons d’éditions en France étaient moins « copinage et compagnie ».

      De toute façon la poésie ça sert a quoi franchement ? Exit Baudelaire ou Lamartine, maintenant on a Secret Story pour nous faire rever et réflechir, pas besoin de poésie.

      Je conseille à cette personne et à tous ceux qui sont dans son cas de se tourner vers kickstarter plutot que MyMajorCompany & Co pour vivre de son art, et publier son travail en licence Creative Common.

      > Les œuvres numériques, la propriété intellectuelle et l’argent

    • luminalbe
      luminalbe répond à labrisure
      L'inconnu n'est pas dangereux, (...)
      • Posté à 10h01 le 06/06/2012
      • Internaute 68745
        L'inconnu n'est pas dangereux, (...)

      c’est l’éditeur qui coûte à la société depuis un bail et non pas Elena.
      Qu’il paye ( l’éditeur) ce qu’il doit à l’artiste, comme ça l’artiste n’aurait pas besoin de faire appel aux aides !

      • Dalriada
        Dalriada répond à luminalbe
        Joueur
        • Posté à 10h53 le 06/06/2012
        • Internaute 96579
          Joueur

        Euh, non. L’artiste n’aurait pas besoin des aides seulement si il a du succès.
        Et si il a du succès, l’éditeur le paiera car autrement l’artiste ira voir ailleurs.

        Là, on est dans une publication qui existe avant tout pour flatter l’égo de l’artiste, pas pour lui assurer un revenu (Eléna le dit : elle accepte de ne pas recevoir de droits d’auteur car elle veut se faire publier. Et quand elle se fait publier avec un financement participatif, où elle touche 80% des revenus, elle ne gagne quand même rien...)

         
        • luminalbe
          luminalbe répond à Dalriada
          L'inconnu n'est pas dangereux, (...)
          • Posté à 08h14 le 07/06/2012
          • Internaute 68745
            L'inconnu n'est pas dangereux, (...)

          vous êtes bien naïve Dalriada ! ! !
          de nos jours, le succès est crée artificiellement, à travers les médias, les publicités, le carnet d’adresse et le copinage. Le public gobe « le succès » sans se poser des questions, bêtement, snob et sans aucune esprit critique.

        1 autres commentaires
    • Rhetoric-killer
      Rhetoric-killer répond à labrisure
      dommage contextuel
      • Posté à 10h55 le 06/06/2012
      • 183041
        dommage contextuel

      et les senateurs, conseillers generaux, etc, ils coûtent et rapportent combien à la société ? Et les planqués qui assurent des ’formations’, et autres emplois parasites de l’administration, ils rapportent et coûtent quoi ? Savez-vous combien de gens sont employés à contrôler les faits et gestes des rsistes ? Savez-vous que tous ces salariés n’ont qu’une fonction : faire comprendre au ’bénéficiaire’ d’allocs qu’il n’est qu’un sale assisté qu’on tient à l’oeil ? Et que c’est pas ça qui va changer quoique ce soit au fait que ’l’assisté’ a besoin de vivre, comme eux, les grands detenteurs de postes-eminemment-productifs-pour-la-richesse-nationale ? Qui coûtent quoi ? Au-delà des apparences la realité est très différente de ce qui vous est présenté dans l’information gouvernementale. Allez, on se désintoxique, et on essaie de penser cinq minutes (une fois que vous aurez bien sûr effectué votre part de fonction-productive, s’il vous reste un peu d’energie.

    • ninjacommando
      ninjacommando répond à labrisure
      anti sarko réfléchi
      • Posté à 18h16 le 06/06/2012
      • 181718
        anti sarko réfléchi

      c’est ça vu votre commentaire elle est sans doute plus intelligente que vous
      Allez retournez vous branlez devant un poster de Marine le Pen avec TF1 en fond sonore ça doit etre de votre niveau

    • degaulle
      degaulle répond à labrisure
      france
      • Posté à 20h37 le 06/06/2012
      • 173212
        france

      Et en pourcentage % ça donne quoi ? ?

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à labrisure
      Précaire
      • Posté à 22h48 le 06/06/2012
      • Internaute 89449
        Précaire

      Le pauvre discours où l’ont dit que les chômeurs ne font rien, ne contribuent en rien et sont inutiles à la société...

      Pff, je suis chômeuse depuis 8 mois et ça ne m’empêche pas de me sentir utile. Plus utile que les moutons qui engraissent les actionnaires, qui font les bouchons le matin et le soir, qui se ruent dans les supermarchés dès 17h30, etc. Vous vous identifiez à votre travail, vous vous définissez grâce à votre travail. C’est bien dommage pour vous, vous tomberez de haut si vous êtes licenciés. Identifiez-vous à autre chose, vous verrez que la vie est bien plus que de se lever comme un con à 7h pour prendre un café avec es collègues à 10h et partir de votre bureau à 17h. Je préfère ma vie.

      • labrisure
        labrisure répond à myosotis_lys
        Personnage exceptionnel
        • Posté à 22h57 le 06/06/2012
        • Internaute 48949
          Personnage exceptionnel

        Je n’ai pas réagi aux réponses jusque là, mais sachez (et je tiens à ce que vous le sachez vraiment). Je n’ai jamais émis la moindre hypothèse selon laquelle les chômeurs sont des paresseux. Je suis droite, libérale mais ce discours n’est pas le mien.

  • Rebel Yell
    Rebel Yell
    Je pose une question.
    • Posté à 17h32 le 05/06/2012
    • Internaute 127333
      Je pose une question.

    ʹʹcreveuse de dalle mais proprioʹʹ

    Au moins comme ça :
    LNA HO

  • Cath_89
    Cath_89
    freelance
    • Posté à 17h34 le 05/06/2012
    • Internaute 147128
      freelance

    Son médecin mériterait un poing dans la gueule ! pas moins !
    Bénéficier de la CMU c’est la garantie d’être honteux de se faire soigner .... et le parcours est long car nombre de médecins, pourtant dans l’obligation d’accepter la CMU, jettent les patients sans ménagements....
    ça me met en rage de lire ça !

  • yshani
    yshani
    étudiant
    • Posté à 17h36 le 05/06/2012
    • Internaute 142570
      étudiant

    Et elle peut remercier sa mère d’avoir pensé à acheter un appartement...
    C’est triste mais la poésie sur internet ne fait pas vivre (et ne le fera jamais je suppose), elle devrait essayer autre chose...ne serait ce que pour aller au ciné de temps à autre...

    • Cyprien Luraghi
      Cyprien Luraghi répond à yshani
      ICYP.FR !
      • Posté à 21h55 le 05/06/2012
      • Internaute 101150
        ICYP.FR !

      Vous ferez carrière dans la charentaise made in China, jeune homme.
      Un avenir brillant s’ouvre à vous : le XXIe siècle vous tend les bras.

      • Fleetwood75
        Fleetwood75 répond à Cyprien Luraghi
        Spirit of Ecstasy
        • Posté à 11h36 le 06/06/2012
        • 180917
          Spirit of Ecstasy

        Et tu es qui toi pour donner des leçons à la terre entière ?

      • Julie79
        Julie79 répond à Cyprien Luraghi
        Autoentrepreuneuse
        • Posté à 11h53 le 06/06/2012
        • 184840
          Autoentrepreuneuse

        Est-ce si honteux de taffer ne serait-ce qu’à mi-temps ? De participer à l’effort national ? Au bout de 20 ans, il faudrait peut être se poser des questions...

         
        • Cyprien Luraghi
          Cyprien Luraghi répond à Julie79
          ICYP.FR !
          • Posté à 13h49 le 06/06/2012
          • Internaute 101150
            ICYP.FR !

          Le travail est une malédiction biblique.

        • Ruxibull
          Ruxibull répond à Julie79
          artiste
          • Posté à 18h44 le 06/06/2012
          • Internaute 156267
            artiste

          J’ai bien lu tous vos commentaires que je me ferai un plaisir de poster sur mon site, mais je trouve que les insultes sont trop faibles, il ne vous reste plus rien comme « pensee », parce que c’est vraiment interessant ? Il etait question de viols dans certains commentaires, d’agressions physiques donc a mon encontre. pouvez-vous developper ? Une autre question, seriez-vous capables d’agresser comme vous le faites sur ce site les artistes lors des expositions, les livres dans les librairies et les bibliotheques, les objets d’art dans les musees et les galeries et si oui, pourquoi ? Si je vous donnais mon adresse que feriez-vous ? Merci pour vos reponses.

          • alialu
            alialu répond à Ruxibull
            perso
            • Posté à 22h05 le 06/06/2012
            • 181124
              perso

            il doit y avoir un bug, j’ai reçu un mail qui m’indiquait que vous répondiez a mon commentaire. J’espère qu’il y a erreur car je ne me sens pas du tout concernée par votre commentaire étant donné que je n’ai insulté personne... :)

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