faillite 19/03/2012 à 11h55

Petits patrons en colère : « Les banques nous euthanasient »

Martin Untersinger | Journaliste Rue89

Alors qu’ils se remettent à peine de la crise de 2008, Patricia et Gérard, chefs d’entreprises, sont asphyxiés par le refus des banques de prêter de l’argent.


Patricia Koch (Martin Untersinger/Rue89)

(De Sentheim et Fellering) Eux aussi, ce sont des invisibles. Mis à genoux par la crise et acculés par des banques qui ne veulent plus prêter, ils ont tout de même décidé de crier.

Ce sont des chefs d’entreprises de la région de Mulhouse. En début d’année, ils ont créé un collectif pour se faire entendre. Deux mois plus tard, au rythme de plusieurs ralliements par jour, ce collectif rassemble près de 300 TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) venues de toute la France.

Ils protestent contre l’attitude des banques, qui ont fermé du jour au lendemain le robinet du crédit, menaçant la survie des petites et moyennes structures qui tentent de se relever de la crise.

Rue89 a recontré deux de ces patrons en colère :

  • Patricia Koch est à la tête d’une petite entreprise d’usinage et emploie six personnes. Parmi ses clients : Alstom ou la centrale de Fessenheim ;
  • Gérard Weber dirige depuis 39 ans une compagnie de transport, forte de 60 salariés.

Des entreprises qui se relèvent, une crise qui revient

Aujourd’hui, normalement, ces entreprises pourraient bien se porter : leurs carnets de commande ont retrouvé des couleurs. Mais elles sont bloquées faute de financements. Gérard Weber évoque une situation commerciale actuelle « meilleure qu’en 2008, avant la crise ! ». Patricia Koch explique :

« Alors que toutes les prévisions sont bonnes, j’ai été obligée de laisser tomber un appel d’offre. Avec le boulot que j’avais, j’aurais pu prendre six personnes. »

Ces entreprises ont besoin d’un soutien immédiat, alors que se profile déjà selon eux la prochaine crise. Patricia Koch :

« On était archi-surbookés pendant un an et demi, mais ça fait quinze jours que les carnets de commandes commencent à dégringoler. Ça a un relent de 2008, on entre à nouveau dans une crise terrible ! »

Deux années de déficit dues à la crise


Patricia Koch lit la lettre que lui a envoyée le cabinet de Nicolas Sarkozy (Martin Untersinger/Rue89)

Pour ces deux entreprises, la crise économique a tapé fort. « D’un jour à l’autre, on n’a plus eu de boulot », explique Patricia Koch. Résultat : deux années de déficit.

Même chose pour Gérard Weber. Après deux exercices de pertes, celui qui se terminera en juin prochain est sur la voie de l’équilibre :

« Nous ne sommes pas morts, mais très convalescents. Même si contrairement à certains confrères qui descendent, nous avons stabilisé notre chiffre d’affaire. »

« Les banquiers nous ont tués, tous ! »

Les chefs d’entreprise comptaient sur les banques pour les aider à passer ce cap difficile, notamment pour investir. Patricia accuse :

« [Les banquiers] nous ont laissés tomber, ils nous ont lessivés, ils nous ont essorés, ils nous ont tués, tous ! »

Facilités de paiements pour les entreprises

Ligne de Dailly : la banque avance l’argent 80% dès l’émission de la facture et règle le reste quand la facture est acquittée.

Escompte  : l’achat de factures que la banque règle avant le client moyennant agios.

Pire, les banques ont cessé de financer leur besoin en fonds de roulement (BFR), cette caisse nécessaire aux entreprises pour leur fonctionnement quotidien.

Sous forme de lignes d’escompte, de découvert ou de « Dailly », toutes les facilités de paiement ont été interrompues. Patricia tempête :

« On a besoin d’argent pour nos BFR. “Vous rigolez”, qu’ils nous disaient, il faut faire du bénéfice. Ils ont coulé le monde et ils voudraient qu’on fasse du bénéfice ! »

Il y a tout juste quatre ans, Weber disposait de 600 000 euros par semaine. Aujourd’hui, il ne lui en reste que 15 000, pour financer un BFR de 700 000 euros. « On se retrouve seul, on travaille sans filet », explique-t-il.

« Pour embaucher, il faut pouvoir assumer le BFR, et qui peut le faire ? Les banques ! Mais elles ne le font pas. Les banques sont en train de nous euthanasier ! »

La fille de Weber, qui devrait bientôt prendre la tête de l’entreprise, intervient :

« On nous parle comme si on était des imbéciles à partir du moment où on a perdu de l’argent. Mais pendant 37 ans on a été bons à payer ! »

Des entreprises paralysées, sans trésorerie

Ce robinet asséché paralyse la vie des entreprises, explique Patricia Koch :

« Je voudrais acheter deux machines. J’en ai commandé une, mais je me débrouille toute seule pour la financer, 42 000 euros ! Et il m’en faudrait une autre à 250 000 ! Je voudrais embaucher des jeunes, mais je me pose la question... »

Gérard Weber fait le même constat : pour lui, embaucher, acheter des machines ou renouveler sa flotte est impossible. Il ne peut pas avancer l’argent lui-même, pris par des frais plus urgents (autoroute, gazole...).

Double peine : les entreprises, comme les Etats, sont évaluées par des agences de notation (Banque de France) ou des structures privées (Coface). Ces dernières font partie de l’ensemble du phénomène délétère que doivent affronter ces entrepreneurs.


Gérard Weber devant un de ses camions (Martin Untersinger/Rue89)

Patricia Koch raconte comment une traite d’un de ses fournisseurs a été refusée par sa banque le matin, alors que cette dernière savait qu’un virement quinze fois supérieur devait arriver l’après-midi même. La traite a finalement été acquittée le même jour : mais la Banque de France n’a retenu que le rejet et a abaissé sa note.

Conséquence : sa crédibilité auprès de ses fournisseurs est entachée, et elle doit désormais payer à la livraison, « au cul du camion »... Avec une trésorerie inexistante.

« C’est le serpent qui se mord la queue ! On s’enfonce tous les jours un peu plus. »

Obligées de rogner sur leurs fonds propres

L’entreprise Weber, peu avant la crise, avait fait plusieurs investissements lourds. Avec le ralentissement de son activité, il est devenu difficile d’y faire face. Faute de soutien des banques, elle a été obligée de rogner sur ses capitaux propres, la « réserve légale » de l’entreprise :

« Puisque nous avons mangé nos capitaux propres, on ne répond plus aux normes nationales de capacité financière. »

Ces normes imposent un montant minimum, nécessaire pour renouveler les autorisations de circuler de ses camions, qui expirent le 30 mars.

Gérard doit trouver une solution, sinon, dans deux semaines, ses soixante salariés seront au chômage.

« Que l’Etat prenne la main ! »

Ils n’attendent pas grand-chose de cette année d’élection et du pouvoir politique en général. Gérard :

« Je n’ai plus qu’une confiance limitée dans les politiques. Je ne crois pas au communisme... mais au communisme économique. Il faut recadrer l’argent. »

Des banques encadrées par « Bâle III »
La réforme bancaire de Bâle III (en septembre 2010), qui réunissait le Conseil de stabilité financière et le G20, oblige les banques à augmenter leurs fonds propres, leur « réserve d’argent frais », afin de limiter le recours à l’argent public en cas de faillite. Cela contraint également le crédit. La fédération bancaire française avertissait à l’époque que ces accords allaient « peser inévitablement sur le financement de l’économie et notamment le volume et le coût du crédit ».

Même s’ils applaudissent la proposition de François Hollande de créer une banque publique d’investissement et de favoriser les PME, ils ne se font guère d’illusion.

Paradoxalement, ils ne voient que l’Etat pour les sortir de l’ornière. Patricia détaille :

« On veut que l’Etat prenne la main. A 100 %. C’est simple, c’est ce qu’ils ont fait pour les banques : on emprunte à la BCE et on prête aux banques.

Eh bien pour une fois ce ne sera pas pour les banques, ce sera pour les TPE et les PME. Une fois qu’un pôle de financement a été mis en place, on veut que les commissions de décision d’octroi de prêts soient chapeautées par des chefs d’entreprise en activité. »

On a souvent recommandé à ces entrepreneurs de tourner vers Oséo, l’entreprise publique chargée du financement des PME, mais « Oséo ne fait rien s’il n’y a pas une banque qui vous aide », rappelle Gérard.


Patricia dans son usine (Martin Untersinger/Rue89)

« Si je craque, je suis foutu »

Les chefs d’entreprise sont de plus en plus inquiets, pour eux-mêmes, leur entreprise, leurs salariés. Et ne sont pas près de voir la fin du tunnel. « Il faut trois mois pour descendre en enfer, mais trois ans pour en sortir », s’inquiète Gérard Weber :

« J’ai géré cette entreprise de façon trop paternaliste. L’argent n’a jamais été mon moteur. C’était une erreur. Je ne savais pas qu’il fallait thésauriser pour les coups difficiles, on se disait qu’on était travailleur et que ça suffirait. Aujourd’hui, ça ne l’est plus. »


Des copeaux de métal sur une machine de l’entreprise de Patricia (Martin Untersinger/Rue89)

« A force d’attendre, on meurt ! », s’alarme Patricia Koch.

Weber, lui, reconnaît qu’il y a des jours où il a « envie de baisser les bras » :

« Si mon entreprise s’arrête, je passerai des jours compliqués. J’ai signé des cautions, si elles sont activées, je passerai le reste de ma vie sous le seuil de pauvreté. Si je craque je suis foutu, jusqu’à la fin de mes jours. »

« Que des patrons sortent dans la rue, ça ne s’est jamais vu ! », tempête-t-il. C’est chose faite, il y a quelques semaines dans les rues de Mulhouse.

Plusieurs actions sont prévues dans les prochaines semaines, afin qu’on entende parler de ces patrons en colère. « Je pense qu’on parlera de nous sérieusement », avertit Patricia Koch.

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  • 104 réactions
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  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 12h03 le 19/03/2012
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Faut demande au président, celui qui se targue d’être le champion de l’économie, du travail, de l’efficacité, pouruqoi il a pas fait UN geste en faveur des PMI...

    • karlM
      karlM répond à Schrödinger
      Précaire
      • Posté à 12h32 le 19/03/2012
      • Internaute 21378
        Précaire

      ces élus ne connaissent rien au travail, ils sont haut fonctionnaires

      Moi c’est plus l’état qui me vole que ma banque.
      CA 23000€

      bénéfice net 7300€
      RSI 3250€
      Taxe foncière 500€
      sans compter 3000€ de TVA payé sur mes achats

      salaire annuel environ 3000€. ! !
      En France, il faut s’organiser pour voler légalement l’état sinon c’est lui qui nous vole. Société en perdition.

      • Vivre libre ou mourir
        Vivre libre ou mourir répond à karlM
        Europe ? SALOPE !
        • Posté à 12h51 le 19/03/2012
        • 182797
          Europe ? SALOPE !

        ben oui vous comprenez il nous faut des multinationales puissantes afin d’avoir une rémunération en pot de vin intéressante pour notre classe politique, donc c’est nous indépendants qui payons les tuyauteries en or de tout ces gros tarés d’oligarques et ça on le paye cher, vraiment très cher...

      • PhiLyon
        PhiLyon répond à karlM
        In tartiflette we trust !
        • Posté à 16h47 le 19/03/2012
        • Internaute 2729
          In tartiflette we trust !

        Cela fait plusieurs fois que vous donnez les mêmes chiffres sur différentes discussions et, à chaque fois, quelque chose m’échappe.

        Vous dites faire 23 000 € de CA et 7300 de bénéfice net. Normalement, on parle de bénéfice net une fois les salaires versés. Vu la suite du message, je présume que ce n’est pas le cas, et qu’il s’agit de marge brute, c’est-à-dire ce qu’il reste une fois que vous avez payé les sous-traitants ou les achats nécessaires à votre activité, mais ni vous, ni vos charges. Soit environ 30 % de marge brute, ce qui est très peu.
        Le RSI à 3250 €, c’est que vous êtes au forfait de base, donc en démarrage d’activité. Et c’est très en dessous de ce que paye annuellement, par exemple, un libéral ou même salarié (charge patronale + charge salariale).
        La taxe foncière, vous avec un local, donc c’est normal. Quand au 3000 € de TVA, ils sont hors CA. Bref…

        Avant de considérer que l’Etat vous vole, c’est peut-être votre business plan qu’il faudrait revoir. 23000 euros de CA avec une marge brute de 30 %, c’est clair que nous n’irez pas bien loin. ah c’est sur que si tout ce qui rentrait sur votre compte était pour vous, ce serait plus cool. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche et là, il semblerait que le problème soit plus lié à un manque d’activité ou à un prix de vente trop faible, qu’à des charges excessives…
        Cordialement

         
        • vivivivi
          vivivivi répond à PhiLyon
          indépendant
          • Posté à 17h36 le 19/03/2012
          • Internaute 123431
            indépendant

          vous avez raison dans le principe, mais reconnaissez quand même que les petites entreprises sont trop taxées, elles doivent payer tellement de charges qu’elles sont obligées de faire un chiffre d’affaire difficile à atteindre lors du démarrage et souvent dur à atteindre en globalité.
          en effet, son activité serait rentable s’il n’y avait pas les charges...
          on en revient à la même chose, les grandes entreprises sont exonérées de charges et taxes, elles ont les moyens de payer des gens qui réfléchissent 8 heures par jour à la manière de faire des économies...
          pas le petit patron, souvent il travaille seul.

          • PhiLyon
            PhiLyon répond à vivivivi
            In tartiflette we trust !
            • Posté à 17h54 le 19/03/2012
            • Internaute 2729
              In tartiflette we trust !

            il y a des choses à des niveaux complètement différents dans ce que vous dites. Que les grandes entreprises arrivent à payer proportionnellement moins de charges et de taxes (enfin, surtout d’impôts) est une réalité déplorable. Je vous l’accorde.
            Dire que les petites entreprises ne devraient pas en payer est une aberration. En plus, dans son cas, il serait à 7300 euros/an sans payer les charges. Ce n’est pas ce que j’appelle une entreprise rentable (610 euros par mois…).
            Un business plan, c’est fait pour ça : essayer de valider que l’activité que l’on souhaite mettre en place, avec ce qu’elle représente d’achats, de charges, de taxes et de salaires, est viable. C’est-à-dire qu’elle vous permet de vous dégager ce dont vous avez besoin. Si ce n’est pas le cas, il ne faut pas le faire.

        • vivivivi
          vivivivi répond à PhiLyon
          indépendant
          • Posté à 17h43 le 19/03/2012
          • Internaute 123431
            indépendant

          on oublie souvent de signaler que les banques se prennent souvent 5% de frais au passage, agios et frais non identifiés... cela fait une sacrée somme à la fin de l’année...

          je constate que les banques se comportent comme des escrocs de plus en plus impunies, que la banque de France les couvre honteusement, elles sont à part dans le système, elles sont quasi intouchables, le fonctionnement est corrompu jusqu’à l’os, elles sont responsables de maint et maint suicides et faillites...
          les cautions les agios, les frais, les mensonges du personnel, le manque de clarté et de soutien aux entreprises, tous concoure à faire chuter les entrepreneurs.
          je maintiens qu’il faut taxer le capital et la production des machines et exonérer de charges le travail des hommes

        • vivivivi
          vivivivi répond à PhiLyon
          indépendant
          • Posté à 17h48 le 19/03/2012
          • Internaute 123431
            indépendant

          Je vous transmets le message d’un ami artisan qui entame une grève de la faim devant la Caisse d’Epargne.
          Soutenez le et diffusez ce message.

          ==================================================================

          A tous mes amis politique ou de la société civile,

          La semaine prochaine, je vais faire paraître un article dans le parisien. J’invite d’autres medias à le reprendre, celui-ci vise ma banque « la caisse d’épargne » qui s’est permise pour 79 cts d’euro de me refuser le paiement et encore bien d’autre chose.

          Mais également, contre mon centre des impôts, en effet, le contrôleur qui m’a reçu et qui dev...ait effectuer une main levée, a refusé et m’a regardé droit dans les yeux et m’a répondu « je peux le faire mais je ne le ferais pas ».

          Il y en a marre que l’ont nous prennent pour des cons, nous les petits artisans, qui somment la plus grosse entreprise de France. Je vais donc entamer une grève de la faim devant ma banque la semaine prochaine, et j’interpelle tous les candidats à la présidentielle.

          Nous verrons s’il y en un ou une qui réagit. Et toi mon député, Jean Christophe Lagarde, j’espère que tu viendras me soutenir car cela va se passer à Drancy. Je compte sur votre soutien à tous, ce n’est pas une affaire de gauche ou de droite, c’est la survie des petits et éviter des suicides.

          Pierre Ramos

        • pateris
          pateris répond à PhiLyon
          serial lecteur
          • Posté à 13h29 le 20/03/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Oui, mais ça ne peut être soi-même qui doit se remettre en question, il est plus facile d’accuser le vilain état… Voire demander des subventions ? Mais payées par les autres… Paré pour finir au CAC40 !

        5 autres commentaires
      • vivivivi
        vivivivi répond à karlM
        indépendant
        • Posté à 17h49 le 19/03/2012
        • Internaute 123431
          indépendant

        COPIE/COLLE d’un article du Parisien sur Lien

        C’est une scène inhabituelle qui s’est déroulée le 1er février au siège informatique de la BNP à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Des huissiers ont été dépêchés dans ces locaux feutrés afin d’effectuer une saisie sur le matériel informatique. La raison de cette descente ? Le conflit qui oppose une société de services en ingénierie informatique de 37 salariés à la grande banque française.

        L’histoire remonte à début 2012. Philippe Michelin, le patron de BFD — c’est le nom de la petite entreprise —, découvre avec stupeur que le contrat qu’il s’apprêtait à signer avec BNP Paribas lui échappe. Sous-traitant de cet établissement depuis trois ans, il développait pourtant pour elle un programme informatique ambitieux, baptisé Easy-Doc, dont la finalité est de mettre en œuvre des transmissions de savoir entre les salariés. Ce contrat devait être reconduit. « J’avais même prévu de mobiliser cinq salariés de plus sur ce dossier », souligne le PDG. Cependant, alors que, selon le patron, les négociations semblaient en très bonne voie, le projet tombe subitement à l’eau.

        Des conséquences sociales pour la PME

        Philippe Michelin n’est pas au bout de ses surprises. Dans la foulée, il apprend qu’un de ses plus fidèles techniciens, qui travaillait dans son entreprise depuis plus de douze ans et qui avait été le maître d’œuvre du projet, le quitte. « Il a été embauché par BNP Paribas, ce qui est inacceptable, car il existait dans ce contrat une clause de non-débauchage. »

        Pour Philippe Michelin, il n’y a pas de doute : « Ce salarié connaissait le projet par cœur. Si la BNP l’a débauché, c’est pour poursuivre le développement d’EasyDoc en se passant de nos services. »

        La perte de ce contrat de 900000 € n’a pas été indolore pour la petite PME, qui affiche un chiffre d’affaires annuel de 4 M€. En début d’année, elle a dû licencier quatre personnes. Furieux, Philippe Michelin a pris un avocat et a porté plainte devant le tribunal de grande instance. « Désormais, nous attendons les résultats de la saisie. Nous sommes à la recherche d’e-mails qui pourraient prouver que la banque a bien démarché le salarié. »

        De son côté, BNP Paribas, elle, préfère ne pas commenter cette affaire. « Une procédure judiciaire est en cours », explique-t-on au siège de la banque.

         
        • pateris
          pateris répond à vivivivi
          serial lecteur
          • Posté à 13h31 le 20/03/2012
          • 174584
            serial lecteur

          En gros, c’est le principe du piratage appliqué à une entreprise. Sauf que nous, sales zartistes, on devrait fermer nos g…

        1 autres commentaires
      • vivivivi
        vivivivi répond à karlM
        indépendant
        • Posté à 17h50 le 19/03/2012
        • Internaute 123431
          indépendant

        Lien

        c’est ce lien là.

      • goodtype
        goodtype répond à karlM
        Éditeur
        • Posté à 17h58 le 19/03/2012
        • Internaute 112224
          Éditeur

        Balancer des chiffres de cette manière, cela ne sert à rien.

        Quel est votre statut ? Quelle activité exercez-vous ?

      • comité de sécurité des commentaires
        comité de sécurité des commentaires répond à karlM
        où est AUTIST?
        • Posté à 19h42 le 19/03/2012
        • Internaute 148442
          où est AUTIST?

        auto entrepreneur ? le piège à con des années 2000, sauf votre respect, courage et black market

      • Julien D.
        Julien D. répond à karlM
        Entrepreneur
        • Posté à 23h32 le 20/03/2012
        • 180232
          Entrepreneur

        Etonnant. La TVA sur vos achats est récupérable si vous êtes assujetti à la TVA par le service des impôts. Vous collectez la TVA pour l’Etat sur vos ventes et récupérez la TVA sur vos achats. Vous faites la somme des deux tous les mois ou trimestres en fonction de ce que vous avez choisi à la création de votre société. Vous déclarez la TVA à payer (collectée sur les ventes - déductibles sur vos achats sur facture) et la somme est prélevée le 20 du mois.
        Si vous êtes en franchise de TVA, alors oui vous ne récupérez rien. Mais ces statuts là sont faits pour des prestations intellectuelles (type création graphique ou formation) qui ne nécessitent pas d’achats conséquents. Soit vous ne vous vendez pas au tarif journalier normal (eu égard au paiement du RSI et de l’IR) soit votre marketing est insuffisant pour vous donner un volume d’activité suffisant. Bon courage.

  • Brachamul
    Brachamul
    Multi-Taskeur
    • Posté à 12h10 le 19/03/2012
    • Internaute 94825
      Multi-Taskeur

    Il me semble que la fermeture du « robinet à crédit » est essentiellement liée à la redéfinition des règles imposées aux banques, notamment l’augmentation des fonds propres des banques.

    Les fonds propres de la banque sont les fonds qu’elle détient réellement. En pratique, les banque prêtent beaucoup plus que ce qu’elles ne détiennent, ce qui est un moteur puissant à l’économie, tant que tout le monde ne retire pas son argent en même temps. Pour réduire ce risque, les banques se sont vues demandées d’augmenter leurs rations de fonds propres.

    Quand on demande à une banque d’augmenter ce ratio de fonds propres, elle peut soit augmenter le numérateur, soit réduire le dénominateur. C’est à dire, soit augmenter les fonds propres, en levant des fonds (c’est à dire en vendant des actions), soit, et c’est beaucoup plus simple, en réduisant ses encours, c’est à dire les prêts qu’elle réalise.

    Par extension, cette règle qui oblige les banques à la retenue, lors de son annonce, a crée un séisme sur le crédit, car les banques attendent que les ratios soient remontés avec le temps et le remboursement des prêts, avant de recommencer à prêter.

    • Brachamul
      Brachamul répond à Brachamul
      Multi-Taskeur
      • Posté à 12h11 le 19/03/2012
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      J’en profite pour rappeler une des propositions du volet « Produire » du programme de François Bayrou :

      « Créer un outil de financement propre : un établissement financier, régionalisé, associant les collectivités locales, dédié au financement des PME et des entreprises de taille intermédiaire ; créer un livret d’épargne industrie : le réarmement économique de la France suppose qu’une partie de l’épargne soit dirigée vers l’industrie, sous la forme de ressources nouvelles ; compléter le crédit impôt-recherche par un crédit impôt-innovation ; rétablir l’incitation fiscale, réduite en 2010, au profit de ceux qui investissent dans les entreprises non cotées ; au total, l’Etat doit garantir au moins l’égalité de traitement entre PME et grandes entreprises du CAC 40. »

      • Vivre libre ou mourir
        Vivre libre ou mourir répond à Brachamul
        Europe ? SALOPE !
        • Posté à 12h47 le 19/03/2012
        • 182797
          Europe ? SALOPE !

        la droite a peur de perdre son électorat ? : D

        Trop tard, ça y est ils comprennent que vous êtes là juste pour les entuber... : -)

         
        • Brachamul
          Brachamul répond à Vivre libre ou mourir
          Multi-Taskeur
          • Posté à 17h30 le 19/03/2012
          • Internaute 94825
            Multi-Taskeur

          Ce n’est pas parce qu’on comprend quelque chose à l’économie qu’on est de droite, mon cher ami. Lire le programme de François Bayrou et en déduire qu’il est de droite, c’est comme manger un steak et en déduire que c’est du camembert.

          • Vivre libre ou mourir
            Vivre libre ou mourir répond à Brachamul
            Europe ? SALOPE !
            • Posté à 22h01 le 19/03/2012
            • 182797
              Europe ? SALOPE !

            François Bayrou est de droite vous bilez pas mon ami...

            • Brachamul
              Brachamul répond à Vivre libre ou mourir
              Multi-Taskeur
              • Posté à 22h57 le 19/03/2012
              • Internaute 94825
                Multi-Taskeur

              Si votre plus grand argument est l’affirmation, je n’ai d’autre choix que de me rendre.

        3 autres commentaires
    • Wildleech
      Wildleech répond à Brachamul
      révolutionnaire en devenir
      • Posté à 13h55 le 19/03/2012
      • Internaute 81842
        révolutionnaire en devenir

      Il est évident qu’on ne peut à la fois financer l’économie et la spéculation, car la seconde détruit la première.
      Une fois encore les besoins créés par la spéculation seront couverts en ponctionnant les ressources de l’économie réelle.
      Le moment viendra où il faudra choisir entre tuer la spéculation ou mourir.

    • servianes
      servianes répond à Brachamul
      òme d'òc
      • Posté à 19h01 le 19/03/2012
      • Internaute 99498
        òme d'òc

      Oui, et à cause de qui cette refonte des règles ? à ces mêmes banquiers ,mais coté banque d’investissement qui ont planté la planète à cause de leur voracité de prédateurs stupides.

    • zaichonok
      zaichonok répond à Brachamul
      bobo bio
      • Posté à 11h04 le 20/03/2012
      • Internaute 61156
        bobo bio

      il vous semble.. :)
      elle est un peu facile celle là, c’est l’argument des banquiers. Pardon monsieur, mais les 1000 Milliards d’euros injectés par la BCE depuis 1mois et demi ils sont bien quelque part, donc c’est surement pas les liquidités qui manquent dans le système bancaire en ce moment.

      Le fait est que ces liquidités au lieu de circuler dans l’économie retournent sagement dormir à la BCE, et que par définition il ne s’agit pas de fonds propres, donc aucun argument prudentiel ne tient la route ici.

      Ensuite pardon mais Bale3 c’est pour 2019. Et enfin le crédit crunch c’est un classique du marché affolé, qui se reproduit avec constance dans toutes les crises financières, et celui-là a débuté en 2008 bien avant qu’on impose quoi que ce soit de nouveau.. bref, ça tient pas la route votre histoire de tuyauterie.

      Le credit crunch a par ailleurs une cause parfaitement rationnel. En environnement de marché en temps de crise, il est « normal » pour une banque de réduire sa confiance vis à vis du credit : si l’économie se contracte, tout le monde peut faire faillite, PME comme grosses banques. C’est un système qui se bloque naturellement pour des acteurs qui n’ont aucune visibilité sur la solidité des autres acteurs !
      C’est exactement pour cette raison que la seule manière d’assurer le bon fonctionnement de l’économie dans ce type de contexte c’est d’avoir un acteur capable de coordonner l’action bancaire. Et le seul capable de le faire, ça s’appelle l’état.

      le contrôle du système de crédit par l’état (notez que ça n’implique pas forcément de nationalisation) ça n’est pas qu’une lubie de gauchiste, c’est une nécessité logique de sortie de crise dans ce type de contexte économique.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h21 le 19/03/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....asphyxiés par le refus des banques de prêter de l’argent. »

    ► Moi qui croyait que les banques ne servaient à rien...

    Tant que lors d’une faillite d’entreprise,
    les premiers servis resteront :
    1 le fisc
    2 les employés
    3 les clients et les préteurs.. s’il reste quelque chose,

    et qu’on n’aura pas mis clients et préteurs en premier et le fisc en dernier,

    les banques hésiteront à prêter quand elles ne sont pas certaines d’être remboursées.

    Et actuellement les banques sont plombées par la nécessité d’augmenter leurs fonds propres, leurs couvertures, la séparation des activités de trading et celles de dépôt,
    ce qui leur confère plus d’inertie, de lourdeur, de frais et de frilosité.

    On ne peut pas plomber l’activité bancaire et demander aux banques plus de légèreté par rapport aux entreprises.

    • Ermite
      Ermite répond à Pierrrrre
      Anarchiste, pas gauchiste, (...)
      • Posté à 12h41 le 19/03/2012
      • Internaute 37758
        Anarchiste, pas gauchiste, (...)

      Oui c’est vrai quoi, merde !
      On ne pense jamais assez à ces pauvres banques martyrisées par leurs clients et leurs employé(e)s, ces vils crypto-staliniens-bobos-islamo-fascistes. Et en collusion avec un état socialo-communiste malgré Sarkozy qui n’y peut rien !
      Vous vous rendez compte ? La BCE a l’audace de faire payer aux banques un intérêt à 1% (voire moins) alors qu’elles-mêmes n’ont le droit que de prêter à 7% et plus ? La BCE devrait prêter gratuitement aux banques, sinon elle fait preuve de son idéologie marxiste ! La BCE devrait même payer les banques pour qu’elles acceptent son pognon !
      On les étouffe sciemment, nos biens innocentes et philanthropes banques, vous dis-je !

      (Pierrrre, je préfère préciser parce que vous avez visiblement l’entendement complétement grippé : oui, je me fous de votre gueule, là)

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Ermite
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 13h07 le 19/03/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « je me fous de votre gueule »
        ►.. j’avais compris par votre gueule de fou.

         
        • comité de sécurité des commentaires
          • Posté à 19h59 le 19/03/2012
          • Internaute 148442
            où est AUTIST?

          cette gueule là ?

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à comité de sécurité des commentaires
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 20h53 le 19/03/2012
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            ► Je ne mélange pas pseudo humour avec la souffrance des ces malheureux.

            Se moquer d’elle, c’est se moquer d’un crime contre l’humanité.

            Mais merci cependant de cette occasion qui nous est donnée de voir ce que pouvait être une torture fellagha :
            vicieuse, perverse, outrageante, dégueulasse...

            Ces deux suppliciés ont un nom, une famille, et se moquer ainsi de leur mort est un outrage.
            Je voudrais leur rendre un hommage :
            Ils s’appelaient Benmrah Bouhassoun et Beneli Mohamed,
            torturés le 27 mai 1956 par les fellaghas, décapités à la sape après avoir eu la verge sectionnée et enfoncée dans la bouche,
            au douar Zenata (Remchi), afin que les autres habitants de ce douar soient au courant de ce qui les attendait s’ils ne leur fournissaient pas argent et protection.

            C’est contre des salopards de ce genre que notre armée combattait, ce qui peut amener à comprendre le peu de précautions qu’ils prenaient quand ils en attrapaient un.

            Une image de torture qui illustre parfaitement l’anniversaire de cette sombre journée du 19 mars 1962,
            journée célébrée par les municipalités de gauche.

            • comité de sécurité des commentaires
              • Posté à 21h08 le 19/03/2012
              • Internaute 148442
                où est AUTIST?

              je ne moque pas, je vous renvoie juste votre caca en dessert.

            • Ermite
              Ermite répond à Pierrrrre
              Anarchiste, pas gauchiste, (...)
              • Posté à 09h21 le 20/03/2012
              • Internaute 37758
                Anarchiste, pas gauchiste, (...)

              Et allez, encore et toujours la même chanson : les fellagahs étaient tous d’immondes brutes sadiques et sans morale qui pratiquaient la plus abjecte torture et « nos » piou-pious étaient des parangons de vertu et de civilisation qui étaient obligés (par les fellaghas ! ! !) à ne pas « prendre de précautions » (joli euphémisme) mais toujours à leurs corps et à leurs âmes défendant...

              Ne vous est-il jamais arrivé d’envisager que des salopards il y en avait aussi bien chez les fellaghas que chez les français ou même chez les harkis ?
              Et que de la même manière des « gens bien » il y en avait de part et d’autre ?

        4 autres commentaires
      • Brachamul
        Brachamul répond à Ermite
        Multi-Taskeur
        • Posté à 17h35 le 19/03/2012
        • Internaute 94825
          Multi-Taskeur

        La différence étant que la BCE prend peu de risques, d’où le 1%, alors que la banque qui prête cet argent à une entreprise, elle, prend un risque important.

         
        • pateris
          pateris répond à Brachamul
          serial lecteur
          • Posté à 13h34 le 20/03/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Eh bien, s’ils refusent de prendre des risques, qu’ils se fassent fonctionnaires. C’est bien là l’antienne que serinent les top-ouinneurs-entrepreneurs ? Sinon, qu’ils admettent qu’ils veulent une rente de situation payée par les états…

        • yoyopolo
          yoyopolo répond à Brachamul
          Retraité hospitalier
          • Posté à 19h27 le 23/03/2012
          • Internaute 127734
            Retraité hospitalier

          Que la BCE prête SANS intérêt aux états , ce qui était sa fonction première à l’origine de sa création dans les années 70 .

        2 autres commentaires
    • PTrelawney
      PTrelawney répond à Pierrrrre
      Dans le brouillard
      • Posté à 13h05 le 19/03/2012
      • 178593
        Dans le brouillard

      Je confirme, pour ce qui est des TPE PME, les banques ne servent à rien. Avant, elles ne servaient pas à grand-chose et maintenant elles sont aux abonnés absents. Tant que le pouvoir politique pensera qu’il faut soutenir les banques pour que ces établissements soutiennent l’industrie, on ira droit dans le mur.
      Ce qui manque aux entreprises, c’est une possibilité de générer un BFR (besoin de fond de roulement). Pour faire simple : l’entreprise a besoin d’argent pour réaliser sa commande, alors qu’elle ne sera payée une fois la commande livrée. Pour cela elle finance ce besoin par ses fonds propre, c’est à dire les bénéfices qu’elle a réalisés les années précédentes et dont elle est imposée à hauteur de 33% (8% pour Total)
      Il arrive qu’en cas de crise, elle puise sur ces fonds propres. Tout comme un particulier puise sur ses économies en cas de coup dur. Si elle n’a pas ou plus de fonds propres, elle demande à la banque de lui accorder un prêt qu’elle cautionne bien entendu.
      Généralement les banques accordent ce type de prêt 1 fois sur 3. Soit : Parce qu’elle a un client plus riche et concurrent à la société. Soit parce qu’elle veut s’offrir cette société à moindre frais en la coulant. Soit parce que tout simplement elle n’en a pas envie. Bref ce n’est pas les bonnes raisons qui manquent. Aujourd’hui, elles ne veulent même plus faire de la Dailly avec les traites (payer avant et avec une remise le terme et echu des échéances)
      L’entreprise doit se trouver des partenaires financiers auprès de sa famille ou d’investisseurs. En tout cas, ce n’est pas avec ce genre de bricolage financier qu’on arrivera à redresser l’industrie du pays.
      Il faut créer de vrais établissements financiers indépendants des banques pour financer les BFR de ces entreprises. Ces établissements n’auraient pas de mal à garantir ces BFR, puisqu’elles pourraient se cautionner sur l’acheteur de la commande.
      Surtout il faut laisser aux banques le soin de ne s’occuper que des cartes bleus et des chaque. Ce qu’elles font très bien et qui est leur seuil de compétence

      • vivivivi
        vivivivi répond à PTrelawney
        indépendant
        • Posté à 17h59 le 19/03/2012
        • Internaute 123431
          indépendant

        Lien
        instructif

      • Julien D.
        Julien D. répond à PTrelawney
        Entrepreneur
        • Posté à 23h37 le 20/03/2012
        • 180232
          Entrepreneur

        En même temps, prêteriez-vous votre argent personnel à des amis ou famille connus pour dilapider le pognon ? ou avec un projet farfelu et voué à l’échec ?
        Logique que les banques regardent un peu avant de prêter. Le parcours et dirigeant et les chiffres du compte en banque permettent d’avoir un accès au crédit assez simple (un bon gestionnaire avec de bonnes notions de gestion de trésorerie et une trésorerie moyenne satisfaisante). Evidemment, quand j’ai du cash sur le compte de la société, je sais bien que cet argent n’est pas mon salaire. Certains confondent un peu trop chiffre d’affaires et salaire net...

         
        • PTrelawney
          PTrelawney répond à Julien D.
          Dans le brouillard
          • Posté à 08h05 le 21/03/2012
          • 178593
            Dans le brouillard

          « Logique que les banques regardent un peu avant de prêter »
          Avant de prêter de l’argent, les banques regardent votre patrimoine personnel. Elles se fichent totalement de votre projet.

          Aujourd’hui il faut avoir une vue globale de la situation.
          1 Les USA ont arrêté de couvrir les investissements des banques étrangères. Ils ne s’occupent que des banques américaines. Donc les banques européennes sont obligées de réduire leurs investissements et d’augmenter leurs fonds propres. Donc plus de crédit aux entreprises.
          2 Les asiatiques (Chine Japon) veulent changer de système monétaire. Ce qui fait que le dollar US ne serait plus la monnaie étalon. Donc les américains n’auront plus de raison de faire marcher la machine à billet pour relancer l’économie. De nouveau les banques prévoyantes augmentent leurs fonds propres et coupent les crédits
          Les mauvais gestionnaires ne sont pas la raison majeur pour justifier la frilosité des banques.
          Les banques n’ont aucune utilité pour les entreprises

        1 autres commentaires
    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Pierrrrre
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h14 le 19/03/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Moi qui croyait que les banques ne servaient à rien...

      Mais si bon sang, elles servent à quelque chose !
      Si elle n’étaient pas là, qui ramasserait la monnaie ?

      N’oubliez pas que lorsqu’une banque vous accorde un prêt, elle n’a pas en réserve le moinde petit bout de capital équivalent...et vous prête « votre crédit ».

      En bref, une banque qui vous prête 20 000 €uros (sans correspondance dans ses caisses) se retrouve une fois le contrat de remboursement signé par vous, « positive » de la somme virtuelle qu’elle vous aurait avancée... du vent.
      - Du vent qui s’inscrit en comptabilité avec le signe + ... simplement sur la
      base de l’engagement que vous avez pris de la rembourser, intérêts inclus.

      • Pas tripette.
        Pas tripette. répond à Yvon le Zébulon
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.
        • Posté à 17h09 le 19/03/2012
        • Internaute 117974
          Si j'aurais su, j'aurais po lu.

        Euh... pas tout à fait non, c’est le compte client qui se trouve crédité de 20000€. Par un jeu d’écriture la banque a créé de la monnaie « scripturale » qui sera détruite au fur et à mesure du remboursement.
        Non, le problème des banques privées, soutenues par la BCE et donc l’argent public, est qu’elles préfèrent réaliser des profits spéculatifs. On en vient à la prtinence de la création d’un pôle public bancaire et financier. Et que les banques privées se débrouillent avec des ressources privées si elles veulent continuer leur petit jeu.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Pas tripette.
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 17h25 le 19/03/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          [ Par un jeu d’écriture la banque a créé de la monnaie « scripturale » qui sera détruite au fur et à mesure du remboursement ].

          Exprimé d’une autre façon, c’est exactement ce que je dis.
          Le « scriptural » est du vent, et le vent se concrétise peu à peu.

          Mais si par malheur l’emprunteur ne peut honorer ses traites, le vent se transforme direct en quelque chose de bien concrêt :
          Par exemple, la saisie des biens du monsieur devenu insolvable.

        • noname nobrand
          noname nobrand répond à Pas tripette.
          used to be "outsider"
          • Posté à 20h03 le 19/03/2012
          • 180845
            used to be "outsider"

          c est encore mieux que ca, une fois que le credit est en balance positif pour la banque, elle s en sert pour un autre credit, c est ce qui a cree la crise vu que ce systeme est un ponzi scheme, lorsque les clients ne remboursent plus la pyramide s ecroule.

          la balance de la banque est l oppose de la balance du client.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à noname nobrand
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 22h29 le 19/03/2012
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « c est ce qui a cree la crise »

            ► La crise a été créée par des politiques dépensant plus que leurs recettes.. ça marche une année, 5 années, 10 années.. mais au bout d’un moment.. ça casse... et si les politiques décident que ça doit continuer,
            ce sont les marchés, c’est à dire en fond de compte des millions d’individus qui leurs disent merde.

        • pateris
          pateris répond à Pas tripette.
          serial lecteur
          • Posté à 13h36 le 20/03/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Et surtout, qu’elles restent privées, mais ne viennent pas pleurer auprès du grand méchant état pour qu’il paye les pots cassés !

        4 autres commentaires
      • Brachamul
        Brachamul répond à Yvon le Zébulon
        Multi-Taskeur
        • Posté à 17h39 le 19/03/2012
        • Internaute 94825
          Multi-Taskeur

        Vous décrivez le concept de monnaie.

        Si vous venez me vendre votre poisson (plus ou moins frais) et que je vous propose quelques pièces en contrepartie, vous promettant que vous pourrez les échanger contre ma récolte dans quelques semaines...

        Alors j’ai émis de la dette, mais sans avoir immédiatement la capacité de l’honorer, c’est un engagement dans le temps.

        Quelle différence avec ce que vous décrivez ?

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Brachamul
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 19h48 le 19/03/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « Si vous venez me vendre votre poisson (plus ou moins frais) et que je vous propose quelques pièces en contrepartie »,

          Vous me prenez pour Nadine Mouk ?
          Au fait, ... où est-elle donc passée, celle-là : On ne l’entend plus !

          LOL ; -))...Pour le reste, j’ai bien compris le contenu de votre post.

        1 autres commentaires
    • Wildleech
      Wildleech répond à Pierrrrre
      révolutionnaire en devenir
      • Posté à 13h59 le 19/03/2012
      • Internaute 81842
        révolutionnaire en devenir

      C’est parce qu’on a pas viré pour fautes graves et multiples récidives les dirigeants de ces banques et les économistes qui les ont conseillé.

    • amonhumbleavis
      • Posté à 23h29 le 19/03/2012
      • Internaute 93168

      N’importe quoi Pierrrrrrrrrre.
      Les premiers servis en cas de faillite sont les banques.

    • yabon
      yabon répond à Pierrrrre
      Cyborg marxien en service
      • Posté à 11h54 le 20/03/2012
      • Internaute 98602
        Cyborg marxien en service

      « On ne peut pas plomber l’activité bancaire »

      C’est qui « on » ? Les banques elles-même et leurs produits pourris ?

      Vite une quête pour les banques ! C’est déjà fait ? Flûte !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 12h26 le 19/03/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La BCE accorde des prêts à un an aux banques
    Objectif de la BCE : améliorer l’environnement du crédit
    1 121 banques ont bénéficié de prêts d’un an. Il s’agit d’un record historique, car d’habitude, moins de 550 établissements financiers sont intéressés par les opérations de prêts initiées par la BCE.
    En tout, la BCE a déboursé 442, 24 milliards d’euros contre 349 milliards deux ans auparavant. Outre la durée du prêt, le taux bloqué à 1% représente également une opportunité exceptionnelle pour les banques.
    La valeur « travail » n’est plus un paramètre rentable pour les banques, elles préfèrent jouer à la roulette sur les marchés spéculatifs, le problème c’est que ça se voit de plus en plus et que les politiques vont être un jour ou l’autre dans l’obligation de mettre les mains dans le cambouis, qu’ils le veuillent ou non, pour remettre les banques aux services de la collectivité et des citoyens et non pas à celui des actionnaires. La séparation des activités de spéculations de celles des prêts et dépôts devrait s’imposer

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