Débrouillards, ils louent, partagent, revendent
Vêtements, outils de bricolage, voiture, matériel photo : au lieu d’acheter, ces consommateurs « collaboratifs » louent, troquent et échangent.
Quand certains vident leur placard sur eBay pour remplir leur frigo, d’autres louent leur voiture pour remplir leur réservoir. Ils ont choisi de privilégier l’usage de l’objet à sa propriété, et donc de le louer, le troquer ou l’échanger au lieu de l’acheter.
Ainsi, ils participent à un nouveau modèle de consommation dite « collaborative » qui réconcilie l’économie, le lien social et le développement durable. Portraits de ces consommateurs devenus acteurs.
- Denis, 42 ans : bricolboy
- Dino, 36 ans : locaphile
- Agnès, 25 ans : fringavore
- Bruno, 50 ans, collissiman
- Cyriel, 28 ans, autopartageuse
Son système D. Peuplade.fr, un site d’échanges de services par quartier. Ancien informaticien, Denis s’y est inscrit il y a quelques années pour discuter et rencontrer des gens, un peu comme un forum.
Depuis trois mois, il s’en sert pour joindre les deux bouts. Il y propose ses talents de bricoleur, d’informaticien ou d’amateur de pain au levain moyennant un repas ou un billet :
« Il y a quelque chose de gratifiant lorsque l’on est payé à faire quelque chose que l’on maîtrise, en dehors de sa formation professionnelle. »
Son extra. 160 euros par mois, en moyenne.
Conviction ou nécessité ? Il défend une envie d’un autre monde où l’entreprise ne déterminerait pas l’homme et où le temps ne serait pas de l’argent. Il est pour autant lucide :
« On ne peut pas vivre que de la débrouille. Pour moi c’est une transition dans ma vie professionnelle qui ne va pas durer. »
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inadapté
inadapté
je loue mon jemenfoutisme si vous voulez, 500 euros l’heure, plus 150 euros si vous voulez une dose de nihilisme




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