Tribune 26/01/2012 à 17h00

Que ferons-nous des humains quand les robots feront le travail ?

Charles Sannat | Banquier

Je vous présente notre futur proche. Il s’agit de mademoiselle Ucroa HRP-4C, elle mesure 1,58 m. Elle est la première série de robots humanoïdes avec interface IA (intelligence artificielle). Elle est de nationalité « made in Japan ».

Présentation de la « robotte » HRP-4C

La commercialisation des premiers robots humanoïdes de grande série est prévue pour 2015.

Au-delà de la crise, une nouvelle révolution industrielle

Lorsque nous essayons de regarder un peu plus loin que les difficultés économiques actuelles, ce que nous voyons poindre, c’est l’ultime révolution industrielle : celle de la révolution de la robotique, qui est la dernière étape de l’évolution humaine.

En Chine, la société Foxconn a décidé de remplacer 500 000 ouvriers – pourtant des peu chers – par des robots. Les coûts d’utilisation des outils robotiques baissent à un tel point qu’il est désormais plus rentable d’utiliser un robot qu’un ouvrier « low cost ».

Au Japon, la société Panasonic vient de créer une usine flambant neuve de 15 hectares, produisant 40% des dalles d’écrans plats fabriquées dans le monde (pour une valeur de deux milliards de dollars par mois) ! Cette usine entièrement automatisée fonctionne avec une quinzaine de salariés...

Cela signifie qu’un mouvement de relocalisation naturel est à prévoir dans les prochaines années, les délocalisations ne se justifiant plus par un différentiel de coût, le prix d’exploitation d’un robot en France ou en Chine étant sensiblement identique.

La conséquence est que ce phénomène de relocalisation aura un impact sur les balances commerciales et réduira les déséquilibres financiers (ce qui est déjà une bonne nouvelle), mais n’aura aucun impact, ou marginal, sur l’emploi.

L’agriculture préfigure le monde industriel de demain

Nous rentrons dans une phase ou nous pouvons et savons produire quasiment sans intervention humaine.

Il s’agit de la même situation que celle que nous avons vécue dans l’agriculture qui occupait 60% de la population active, et qui a réussi, grâce à la mécanisation, non seulement à décupler les rendements et la production, mais en n’employant plus que 2% de la population.

D’ici cinq ans, nous saurons produire encore plus, sans emploi. Nous relocaliserons... sans emploi. Nous pouvons anticiper une vague de destruction d’emplois industriels sans précédent. Et les gens dans tout ça ?

Les tenants du progrès technologique expliquent depuis plus de trente ans que les formes d’emploi changent et qu’il ne s’agit que d’adapter les individus à la nouvelle économie de la connaissance. Ce faisant, ils nient les évolutions que nous voyons tous. Ils nient une réalité évidente.

Le chômage de masse augmente depuis le début des années 80. Et cela va s’accélérer :

  • non, le progrès technologique n’est plus synonyme de création d’emplois, ce qui ne doit pas être confondu avec la création de richesse ;
  • non, le progrès technologique et la société de la connaissance avec des postes à forte valeur ajoutée ne sont pas accessibles à tous. Nous n’avons pas tous les capacités, ni l’intérêt d’ailleurs, pour devenir ingénieur ;
  • non, tout le monde ne peut pas être formé et il faut le dire pour ne pas tomber dans cette hypocrisie malhonnête ;
  • non et cent fois non, une caissière de chez Carrefour remplacée par une caisse automatique ne pourra (presque) jamais devenir astrophysicienne, même si elle bénéficie des 100 millions d’euros de budget formation supplémentaire accordé à Pôle emploi par le président Sarkozy.

Que fait-on de tous ceux qui ne sont pas des génies ?

Le corolaire à cette évidence que tout le monde préfère nier c’est : que fait-on ? Que fait-on des faibles en maths ? Que fait-on de ceux que je vois tous les jours et qui savent à peine lire et écrire malgré un bac en poche ? Que fait-on de tous ceux qui ne sont pas des génies ?

A ce premier élément se rajoute évidemment le fait que la révolution Internet n’a pas encore produit tous ses effets de compétitivité. L’exemple par la banque de détail, qui maintient des réseaux qui coûtent extrêmement chers alors que l’ensemble des opérations (y compris celles de crédit) peuvent être automatiquement ou presque réalisées à distance. Voilà une « économie potentielle » de 500 000 salariés rien qu’en France.

Il en est de même avec les caisses automatiques qui commencent à être déployées dans les hypermarchés.

Imaginez votre femme de ménage en « robotte »

Revenons à notre amie Ucroa. Imaginez un forcené armé : les forces d’assaut utiliseront vite une Ucroa pour passer la première. Imaginez des pervenches Ucroa : les amendes pourront être distribuées 24 heures sur 24 (ce qui aura un effet bénéfique sur les finances exsangues de notre pays).

Imaginez un senior en grande dépendance : une Ucroa programmée pourra être une auxiliaire de vie attentive et corvéable à merci. Imaginez votre femme de ménage transformée en « robotte » : le ménage effectué en permanence, les courses faites, la maison parfaitement rangée, la vaisselle lavée en temps et en heure, et le repassage qui ne serait plus une corvée. Je serais le premier acheteur de l’Ucroa femme de ménage, ne trouvant aucun épanouissement particulier dans les tâches ménagères.

Où que l’on regarde, la bataille pour l’emploi, dans son acceptation actuelle, semble définitivement perdue.

Avant que ce phénomène ne se matérialise complètement, que la robotique et l’informatique donnent toute leur ampleur, nous nous enfoncerons dans un chômage structurel de plus en plus important, avec de moins en moins de salariés, de moins en moins de consommateurs solvables, de plus en plus de dépenses sociales, le tout dans le cadre d’une crise systémique mondiale.

Le progrès humain vise à tuer le travail

De façon plus philosophique, lorsque l’homme s’est vu chassé du jardin d’Eden (on n’est pas obligé d’y croire, c’est juste pour les besoins de la démonstration), il s’est vu condamné au travail et au labeur. De l’invention du feu à celle de la roue, du palan à la grue, de la machine à vapeur au moteur à explosion, le génie humain a toujours cherché à faciliter le travail de l’homme, à le rendre moins pénible... jusqu’à ce que notre génie humain nous permette enfin de ne plus travailler.

Car l’aboutissement de cette créativité est bel et bien la suppression même de la notion de travail et le retour au « Paradis ».

Mais avant cela, avant cette fin du travail, il y aura une nouvelle bulle, celle de la robotique, des start-up qui fabriqueront et commercialiseront ces robots, des start-up de l’intelligence artificielle qui les rendront presque « futés ». Lorsque cette bulle explosera dans quelques années, il nous restera cinq à dix ans avant que l’ensemble du monde adopte ces nouvelles technologies au quotidien.

Alors, à ce moment-là, il faudra imaginer à quoi pourra ressembler le monde d’après, le monde où le travail n’existe plus car il sera effectué par des machines aussi performantes que nous. Que ferons-nous ? Comment le ferons-nous, avec quels modes de répartition de la richesse et sur la base de quels critères ?

L’ère du travail ne cessera pas à cause de la disparition de tout travail, mais par sa raréfaction. Les millions de chômeurs à travers la planète peuvent témoigner que le processus est déjà bien entamé.

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  • James Andros
    James Andros
    Bouffeur de pommes
    • Posté à 17h18 le 26/01/2012
    • 179324
      Bouffeur de pommes

    Assez terrifiant comme article mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’arriver à des robots assez perfectionner pour occupés la majorité des postes.
    L’important c’est de savoir quand et que pourront nous faire pour s’adapter ?

    Le plus drôle dans tout ça c’est que c’est l’homme qui encore une fois se pose lui même des problèmes.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à James Andros
      voyageur à domicile
      • Posté à 18h32 le 26/01/2012
      • Internaute 6095
        voyageur à domicile

      « Assez terrifiant comme article mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’arriver à des robots »

      Bien sûr que non, les robots sont déjà en place depuis belle lurette. Ce sont les robots qui ont remplacé ls poinçonneurs du métro. Ce sont de robots qui remplacent les caissières de supermarché, les assistants humains aux péages d’autoroute, les de nos au guichet des banques... Les chaînes dans l’industrie sont de plus en plus robotisé, l’impression numérique a remplacé les vieux plombs de nos vieilles imprimeries...

      Mais ce qui est terrifiant là-dedans, ce ne sont pas le développement de ces (réels) progrès techniques, mais l’incapacité des humains à en faire partager les fruits à tous.

      En tout cas bien d’accord avec Charles Sannat sur ce sujet : le plein-emploi est un mythe qui se racornit. Et ce devrait être un bien.

      • Central Scrutennizer
        Central Scrutennizer répond à Le Yéti
        Scrutennizant
        • Posté à 19h48 le 26/01/2012
        • Internaute 77982
          Scrutennizant

        Ahhh le Yéti, je n’en attendais pas moins de toi !
        Attaquons de front ce mythe bouffé aux mites !
        Et plus loin encore, gribouillons les pages de toute la mythologie du travail, surtout celles consacrées aux louanges de la méritocratie qui enrichit surtout ceux qui n’ont guère trimé pour « mériter ».

         2 autres commentaires
      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à Le Yéti
        aconforme
        • Posté à 20h12 le 26/01/2012
        • Internaute 156689
          aconforme

        Nous sommes en effet devant un dilemme : soit l’être humain continue d’être un outil avec le robot au service du capitalisme financier, soit l’être humain, son éducation au service de ses projets de vie, deviennent le véritable centre de préoccupation de l’économie et du politique.
        Grands humanistes mais aussi grands économistes sont nombreux à considérer que l’économie n’est qu’une étape à franchir car elle est partie liée avec la rareté. Quand cette dernière s’efface (or, nos sociétés sont installées depuis des décennies dans l’opulence matérielle. La rareté n’est plus qu’un mauvais souvenir pour les plus anciens si on excepte la marge de la population qu’ON laissent encore survivre avec un revenu inférieur à un seuil de pauvreté qu’ON leur fixe), l’économie au sens classique du terme devrait disparaître. Marx parlait « du passage du règne de la nécessité au règne de la liberté ». Smith était dans le même registre quand : « une fois le problème [la rareté] sera réglé, on pourra s’atteler à l’essentiel (...) [la construction] de la République philosophique », qui est la rencontre des questions premières qui se posent à l’humain, à savoir « la question du vivre ensemble », « la question amoureuse » et « la question du rapport au sens ».
        Dans une société qui n’a jamais eu autant d’outils à sa disposition, issus des révolutions (en cours) de la communication, de l’intelligence et du vivant, il est donc à craindre que, comme cela a déjà été pressenti par des intellectuels il y a près de 80 ans, faute d’apprendre à utiliser cette « surabondance d’énergie » pour son désir d’humanité et donc d’épanouissement individuel et collectif, ces nouveaux outils soient utilisés sur un mode d’abord pathologique. En effet, incapables que nous sommes d’appréhender d’une manière positive ces nouveaux outils, nous ne les voyons que comme des outils de domination et d’élimination. Notre imaginaire ne fait que prolonger ce dont nous sommes déjà les témoins, les médias d’ « information » ne se faisant l’écho d’abord que des catastrophes et des morts, partielles comme les dysfonctionnements, totales comme les cadavres etc. Ce constat peut nous apparaître inscrit dans la nature des choses. C’est oublier que jouer sur les émotions négatives les plus fortes dans le seul but de capter facilement notre attention nous ramène au temps primitif où cela était nécessaire pour assurer notre survie même et donc la pérennité de notre espèce. Ce genre de conditionnement (jouer sur les peurs) est un moyen puissant pour « court-circuiter toute démarche rationnelle critique » .
        « “ Si un homme du XIXème siècle pouvait débarquer dans notre actualité la première chose dont il s’étonnerait, serait l’épuisement complet, l’assèchement radical, le tarissement de toute imagination politique ! Comment est-il possible qu’avec tant de possibilités technologiques, qu’avec autant des richesses matérielles et immatérielles accumulées, avec une telle diffusion de savoir-faire, avec un tel développement de la science, les syndicats et les partis politiques accouchent d’un vide d’action et de proposition ? Un militant de gauche serait tout simplement effaré par la proposition majoritaire de la gauche : ‘un emploi pour tous’. À ses oreilles éveillées par des débats autrement passionnés sur les mille manières d’abolir et de dépasser l’esclavage du travail salarié, ce mot d’ordre sonnerait comme celui d’une nouvelle servitude : nous voulons des patrons’’.”
        Maurizio Lazzarato “ Garantir le revenu : une politique pour les multitudes ”, in Multitudes 8, Mars-Avril 2002, &1.
        ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
        Pour un nouveau contrat social - La légitimité d’un revenu d’existence. Mémoire de Master recherche de “ Droits de l’Homme ”.
        Laurence Casile.

      • John_John
        John_John répond à Le Yéti
        Entrepreneur
        • Posté à 20h36 le 26/01/2012
        • Internaute 118347
          Entrepreneur

        On ne produit pas pour partager mais pour en profiter personnellement. Ca s’appelle la nature humaine. Le partage ne se fera jamais sans la force, c’est à dire sans une dictature et du travail forcé, comme on l’a déjà essayé plein de fois rien qu’au 20ème siècle. Alors arrêtez deux secondes l’hypocrisie et les faux bons sentiments, et commencez par dire clairement et honnêtement que vous souhaitez que la minorité d’extrémistes dont vous faites partie impose une société collectiviste par la force et oblige les individus à produire pour donner aux autres. Si vous aviez cette honnêteté minimum, alors peut-être une vraie discussion pourrait avoir lieu, mais j’en doute.

         
        • trouble fêtes
          trouble fêtes répond à John_John
          aconforme
          • Posté à 21h27 le 26/01/2012
          • Internaute 156689
            aconforme

          Entrepreneur ou exploitant de la nature humaine, Johnny, voire flic diviseur ?
          Qui vous dit que vous sermonnez ou « donnez » des leçons, lorsque vous êtes convaincus, signe par-là son appartenance mentale à la Religion du capitalisme. Rien ne doit être possible sauf qu’une minorité gagne 200.000 fois plus que les plus pauvres car, pour eux, mystérieusement, pas de « pour qui se prennent-ils ? », tout le monde est une marchandise, juste bonne à être vendue et jetée ( les vendus sont ceux qui vendent les autres, non ?) - tout ce magma inextricable juste pour ne pas être impliqués. D’où l’attitude obligatoire de surplomb : du haut de leurs scènes il nous font toujours leurs scènes, savent tout sur tout et sur tout le monde ; depuis 40 ans, ou plus, qu’ils sévissent ainsi, nous nous sommes aperçus qu’ils ont tout faux sur tout, qu’ils demeurent incompétents pour connaître ou reconnaître qui que ce soit - bref, que ces vendeurs de leçons ont tout à apprendre sur tout et sur tous. Le Mal comme thèse d’État les contraint toujours aux lieux communs qui les démasquent : voulant salir les sentiments, ils crachent pensant disqualifier, les sentiments sont toujours généreux, donc non fiables pour l’égoïste, donc non réalistes pour la « nature humaine » diffamée. Traduction : ça ne vaut pas la peine d’aller voir puisque tout sentiment est pathos, ce diktat se glisse comme une lettre à la poste. Tout lieu commun est un délit qui se dé-lit tout aussi bien : la connotation fortement péjorative du sentiment qui ne peut qu’être généreux se renverse en la mise à l’honneur des sentiments puisque seul le généreux génère. C’est à-dire qu’il produit et permet que toute chose se produise. Se reproduise. Généreuse est mère de toute chose ; lorsque stérile, sans descendance, apparaît l’égoïsme : tout ce qui s’est fait de grand dans l’Humanité provient d’actes généreux, et la fable truquée des abeilles transpire comme une contrevérité scientifique juste bonne pour les fanatiques de la Religion de l’égoïsme. Généreux génère, aucune génération sans le généreux. Qui demeure le plus généreux sinon le génie qui ensemence les siècles futurs ? Le généreux produit, reste donc fiable, compétent, responsable, progressiste, accessible à tous. Ce qui décline que l’absence de générosité (de sentiments) ne génère rien, ne produit rien, ne participe pas à la richesse collective sinon dans des rackets illégaux (spéculation boursière, coefficient multiplicateur des banques, carambouille des distributeurs, États rançonneurs et protecteurs de tous trafics et lobbies, parasites entrepreneurs), c’est-à-dire reste inutile à l’écrasante majorité, ne travaille que pour le maigre groupe des insurgés du réel, des contestataires butés et des marginaux autoproclamés en élite qui délitent pillent et gaspillent. Ou comment se débarrasser mentalement des gens : leur sens des responsabilités c’est donc de n’en ressentir aucune à l’égard des autres. Diriger les autres c’est ne penser qu’à soi-même. Avoir le pouvoir c’est veiller à ce qu’il n’y ait aucun défenseur de l’intérêt général. Cette violence comme démission d’État diffame toujours plus.
          Un peut de sérieux !

          • John_John
            John_John répond à trouble fêtes
            Entrepreneur
            • Posté à 23h13 le 26/01/2012
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Blablabla, encore une logorrhée de jaloux gauchiste qui n’est pas sorti de sa grotte depuis 1917.Mon pauvre vieux, le racket, c’est l’impôt, le voleur c’est l’Etat ! Il va falloir se réveiller un peu !

            • trouble fêtes
              trouble fêtes répond à John_John
              aconforme
              • Posté à 00h47 le 27/01/2012
              • Internaute 156689
                aconforme

              Toujours aussi incapable de développer un raisonnement on se vautre dans le n’importe quoi et surtout le déni de l’autre. Vous n’utiliser qu’enfumage mais il ne peut masquée votre nihiliste réalité.
              Le voleur c’est celui qui détourne la fonction de l’état et surtout son économie politique Publique (qui est sienne et sa seule raison d’être) au profit Privé. La stupidité du Privé tient à l’étroitesse absolue de son angle d’attention. Jamais 180 ° Bien rarement 90 ° Peu souvent 45 ° . Mais plutôt 30 ° ou 10 ° Le privé évite la plus grande part du réel, il ne peut fonctionner qu’en se détournant du collectif et en détournant les ressources de celui-ci pour lui-même, pingre égoïste.
              Le Privé est une perversion. Une distorsion de toutes les logiques. Une insinuation qui fait perdre toutes les raisons. Un sac de nœuds insoluble si vous demeurez sur le même site mental à piétiner comme eux. Une série d’inversions permanentes. Bref, un réel poison, dont la prise de conscience exhaustive, vous offre, bizarrement, une réelle sensation de
              santé, de liberté intérieure et de joie SIMPLE. Ainsi, le Public n’existe que pour « servir » le privé ! D’ailleurs, en illustration, il n’est que de songer à Joseph E. STIGLITZ , dans les Roaring 90’s, qui a excellemment décelé que les pires hurleurs après la présence des Etats sont, exactement, les mêmes qui distordent la logique en réclamant des subventions étatiques, tous azimuts, selon une structure triptyque souvent reproduite :
              - je suis contre l’intervention de l’Etat (il ne sait mettre que des bâtons dans les roues du business) mais pour mon cas tout à fait particulier il doit me subventionner.
              - c’est exceptionnel, je ne suis pas un habitué, mais c’est que le projet actuel est trop particulier pour éviter cette démarche
              - les autres ne peuvent être un tel cas particulier, il faut vous concentrer sur mon cas extraordinaire et m’accorder le maximum, quitte à diminuer la part des autres.
              Distorsion mentale profonde que cette mégalomanie du Privé alliée au « bagout du vendeur » qui ne croit pas un des mots qu’il dit mais est prêt à tout utiliser pour arracher la vente.
              Tel que vous pauvre John John entrepreneur exploiteur.Prêt à n’importe quoi.

              Quant à gauchiste ?
              Même le drapeau noir est toujours un drapeau. Or je honnis les drapeaux. Donc votre gauchiste vous appartient. Petit entrepreneur perdu sans les repères qu’on lui a inculqués.

              • John_John
                John_John répond à trouble fêtes
                Entrepreneur
                • Posté à 11h17 le 27/01/2012
                • Internaute 118347
                  Entrepreneur

                Encore un vomit idéologique inutile, c’est triste. Vous ne semblez pas comprendre que l’Etat n’est qu’une forme d’organisation démocratique, une construction sociale qui a failli magistralement, et que c’est précisément le secteur privé qui le maintient à flots. Votre incompréhension crasse de la notion d’individu ridiculise toute votre diatribe, décidément je ne vais pas perdre de temps avec un illuminé qui affirme que « le Privé est une perversion ». Si le public c’était si bien que ça, nous serions tous fonctionnaires et il n’y aurait pas un centime de déficit. Cherchez l’erreur.

                • trouble fêtes
                  trouble fêtes répond à John_John
                  aconforme
                  • Posté à 11h44 le 27/01/2012
                  • Internaute 156689
                    aconforme

                  Vous êtes un vomi de la perversion du privé et vos péremptoires sont à l’image de votre incompréhension crasse.
                  Vous voyez il est facile de faire comme vous définir l’autre plutôt que de développer ses propres affirmations.
                  Tiens pour nous montrer que vous pouvez aussi raisonner expliquez-nous donc votre « l’Etat n’est qu’une forme d’organisation démocratique », cela serait plus interressant que de l’énoncer comme la vérité.
                  Ridiculisées, à jamais, « les privatisations des bénéfices et nationalisations des pertes » : le comble de la crétinerie du « pile je
                  gagne face tu perds » – comment oser se prétendre SERIEUX si vous n’acceptez pas les pertes potentielles de vos bénéfices ? Il est plus facile de les faire assumer par le public, le collectif, voir l’état qui soit-disant vous saigne pauvre petit entre-preneur.
                  Qui vient secourir votre privé : le public. Et votre manque de sérieux commence à coûter très cher au collectif national.
                  Nous avons trouvé l’erreur : John John et ses mantras néolibérales.
                  Si le Privé était si bien que ça il ne viendrait pas nationaliser ses pertes et il les assumerait.

                  • John_John
                    John_John répond à trouble fêtes
                    Entrepreneur
                    • Posté à 12h52 le 27/01/2012
                    • Internaute 118347
                      Entrepreneur

                    Les nationalisations des pertes n’ont rien de capitaliste, exit donc, à nouveau, tout votre délire.

                    • trouble fêtes
                      trouble fêtes répond à John_John
                      aconforme
                      • Posté à 13h45 le 27/01/2012
                      • Internaute 156689
                        aconforme

                      Parce que privatiser ses bénéfices et nationaliser ses pertes cela n’est pas le fait du privatif capitaliste ?

                      Allez Parisot sortez de ce corps !
                      Vous êtes dans le nihilisme le plus total voire l’autisme, consultez !

                      • John_John
                        John_John répond à trouble fêtes
                        Entrepreneur
                        • Posté à 17h55 le 27/01/2012
                        • Internaute 118347
                          Entrepreneur

                        C’est peut-être pratiqué par certains capitalisme d’état socio-démocrate, ça ne change rien au fait que ça n’a rien de capitaliste ni de libéral.

        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à John_John
          In enculo cum vibro
          • Posté à 22h01 le 26/01/2012
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          « On ne produit pas pour partager mais pour en profiter personnellement. Ca s’appelle la nature humaine. »

          D’ailleurs, les cueilleurs-chasseurs ne partageaient pas avec les enfants, les vieux et les femmes qui s’occupaient des gamins et des vieux...

          Je vous taquine, mais je sais bien que c’est parce qu’on ne leur avait pas inculqué la nature humaine...

          • Adam Lèvre
            Adam Lèvre répond à Autist Reading -
            (...)
            • Posté à 22h28 le 26/01/2012
            • 178753
              (...)

            La nature crée, c’est elle qui à créé l ’homme, l ’homme un jour a eu l ’idée de taper sur 2 cailloux (pour se taper lucy il a pas fallu l ’inculquer le cochon, tout le monde a vu le film),pour faire du feu mais si jamais le pétard est trop gros, l ’homme peut disparaitre, il restera des scorpions au moins, je suis tranquille, je suis scorpion ascendant scorpion , j ’avais tout prévu, mais il y’ a des branches qui ont disparu entre les gros mignons et les néants d ’air Tale. (c’était la compagnie à terriennes à l ’époque).
            Les gens sont en train d ’oublier le physique et leur sens.
            La nature veut des créateurs, pas des serviteurs ni des copieurs. Elle préfère une toile d ’araignée avec une bestiole, qu ’un homme araignée sur une toile invisible ailleurs que dans son esprit dénaturé.
            That’s it.

            • silversamourai
              silversamourai répond à Adam Lèvre
              paranoia agent
              • Posté à 17h50 le 27/01/2012
              • Internaute 15954
                paranoia agent

              ...il y aussi la technique de frottement entre la rotation d’ une tige en bois dure sur le fente d’une plaquette de bois tendre...je la trouve plus...poétique...
              cf G.Bachelard : la psychanalyse du feu

          • John_John
            John_John répond à Autist Reading -
            Entrepreneur
            • Posté à 23h07 le 26/01/2012
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Encore ridicule, cher autiste, la solidarité choisie envers sa famille et son groupe social rapproché est tout ce qu’il y a de plus naturel, et il y a une différence fondamentale entre partager avec les siens et être forcé de partager avec des millions de gens avec qui on n’a rien en commun.

            • Adam Lèvre
              Adam Lèvre répond à John_John
              (...)
              • Posté à 23h32 le 26/01/2012
              • 178753
                (...)

              Entre nous, il n’est pas autiste, moi je le suis, mais je ne l’affiche pas comme une pseudo caractéristique principale. Je ne balade pas dans la rue avec une pancarte, je peux en parler librement, et sur le net, je peux choisir d’en parler ou non. Mais sur le net, je vois qui est qui, c’est pas le problème.
              En plus l’autisme, à une explication du moins pour le mien, c’est que les intelligences élevées forment un rempart à la connerie, mais évidemment, moins nombreuses, elles sont en périphérie, comme un objectif, c ’est pour ça que Internet perd de l ’intérêt pour moi, parce que pour comprendre quelque chose, ou quel-qu’ un, il faut aller voir sur place. Le problème est toujours le même, sédentaire ou nomade.
              C ’est l ’ éternel problème, plus on on la possibilité et la facilité d ’aller loin en un minimum de temps et moins on bouge de chez soi.
              Un modèle de philosophie pour moi est l ’ Alchimiste de Paulo Coelho. Un petit prince revu à la Brésilienne.
              C ’est le plus connu mais le reste vaut le coup aussi.

            • Lionel06
              Lionel06 répond à John_John
              Dessoucheur
              • Posté à 18h21 le 27/01/2012
              • Internaute 30683
                Dessoucheur

              Vous avez l’air de vous connaître en « naturel », vous...

              L’égocentrisme, c’est comme la pingrerie, ça se soigne. Mais encore faut-il avoir pris conscience qu’on en est atteint, ce que ne semble pas votre cas.

        • PonG
          PonG répond à John_John
          rationaliste fondamentaliste à (...)
          • Posté à 22h41 le 26/01/2012
          • Internaute 14407
            rationaliste fondamentaliste à (...)

          >« On ne produit pas pour partager mais pour en profiter personnellement. Ca s’appelle la nature humaine. »

          C’est faux. La nature humaine est complexe et ne se réduit pas à des tropismes uniques et univoques. En l’occurrence, nous sommes À LA FOIS individualistes ET altruistes. Ceci est d’ailleurs vrai chez tous les mammifères supérieurs et très fréquent dans le reste du règne animal. L’éthologie l’a amplement démontré et l’expérience le confirme chaque jour.

          Ensuite, l’ambivalence se gère différemment selon les individus et le poids des deux instincts antagonistes varie énormément. Vous êtes manifestement au bout de la courbe de Gauss (je vous laisse deviner de quel côté) et il vous faut bien légitimer votre extrémisme (au sens premier du terme) en tentant de le généraliser. Mais la réalité est ce quel est. Vous savez maintenant pourquoi vous êtes à ce point de droite. Et pourquoi ça passe si mal chez la plupart de vos congénères.

          • John_John
            John_John répond à PonG
            Entrepreneur
            • Posté à 23h10 le 26/01/2012
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Vous êtes complètement à côté du problème, si les individus étaient majoritairement altruistes, le communisme fonctionneraient, et aujourd’hui tout le monde serait ravi de payer 90% d’impôts. Votre réponse est déconnecté de la réalité, on est altruiste avec ses proches, ça ne veut absolument pas dire qu’on l’est avec tout un pays !

            • sylvain24
              sylvain24 répond à John_John
              • Posté à 00h00 le 27/01/2012
              • Internaute 33981

              J ai tendance a penser que comme Pierrrre, John John est un gauchiste qui fait le troll pour decridibiliser la droite.

              • John_John
                John_John répond à sylvain24
                Entrepreneur
                • Posté à 11h07 le 27/01/2012
                • Internaute 118347
                  Entrepreneur

                Faudrait déjà que je sois de droite non ? La politique ça ne résume pas à la gôôche et à la drôôate vous savez, faut lire un peu

                • sylvain24
                  sylvain24 répond à John_John
                  • Posté à 15h36 le 27/01/2012
                  • Internaute 33981

                  Et soudainement, apres un long discours sans aucune subtilite, Monsieur joue les subtiles...

            • sylvain24
              sylvain24 répond à John_John
              • Posté à 00h33 le 27/01/2012
              • Internaute 33981

              .

            • PonG
              PonG répond à John_John
              rationaliste fondamentaliste à (...)
              • Posté à 10h06 le 27/01/2012
              • Internaute 14407
                rationaliste fondamentaliste à (...)

              Vous avez du mal avec la rigueur, vous. Où ai-je dit que « les individus étaient majoritairement altruistes » ?
              J’ai dit que les individus sont A LA FOIS altruistes ET individualistes. En outre, c’est VOUS qui affirmiez en substance que nous étions SEULEMENT individualistes (vous avez dit « on ne produit pas pour partager »).

              Au moins lisez correctement les messages auxquels vous répondez (je n’ose même pas vous suggérer de le faire pour les sources qu’on vous envoie et qui vous auraient aussi évité l’erreur, faut pas trop en attendre des ayatollah).

              Et non, on n’est pas altruiste qu’avec ses proches. Les milliers d’associations caritatives comme les comportements contributifs et collaboratifs désintéressés sur le net le prouve chaque jours à grande échelle.

              Vous avez une vision hémiplégique du monde. Comme je vous l’ai déjà expliqué. Et vous n’avez manifestement pas envie d’en changer.

              • John_John
                John_John répond à PonG
                Entrepreneur
                • Posté à 11h06 le 27/01/2012
                • Internaute 118347
                  Entrepreneur

                Je crois que vous faites exprès de ne pas comprendre... l’idéologie vous aveugle, c’est affligeant. Tout le monde est altruiste, c’est évident. On aide sa famille, ses amis, des inconnus pourquoi pas, bref, ça fait du bien d’aider les autre. Mais personne ne se lève le matin pour aller travailler si c’est pour s’en faire extorquer la majorité de force. Autant rester couché. C’est précisément la raison pour laquelle le socialisme a toujours échoué et échouera toujours : si on travaille c’est avant tout pour pouvoir choisir individuellement ce qu’on fait des gains issus de son travail et de ses prises de risques. On ne produit rien quand l’Etat ou la mafia locale nous met un flingue sur la tempe. Si vous n’êtes même pas capable de comprendre cela, aucune explication n’est possible pour vous.

                • PonG
                  PonG répond à John_John
                  rationaliste fondamentaliste à (...)
                  • Posté à 14h18 le 27/01/2012
                  • Internaute 14407
                    rationaliste fondamentaliste à (...)

                  Je crois surtout que toute discussion sérieuse est impossible avec vous. Je laisse tomber.

        • mattzz
          mattzz répond à John_John
          • Posté à 08h28 le 27/01/2012
          • Internaute 28590

          « On ne produit pas pour partager mais pour en profiter personnellement. Ca s’appelle la nature humaine. “

          Ca s’appelle surtout un bel alibi pour justifier, voire théoriser son propre égoïsme.

          • John_John
            John_John répond à mattzz
            Entrepreneur
            • Posté à 11h02 le 27/01/2012
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Quel égoïsme ? Pour vous si on n’est pas mère Térésa et qu’on ne se dévoue pas corps et âme à la communauté, on est égoïste ? Désolé pour vous, mais c’est non seulement ridiculement faux, mais c’est surtout l’inverse qui se passe en réalité : quand on recherche son enrichissement personnel, on ne peut le faire qu’au profit de tout le monde : en vendant des produits et services utilise à beaucoup de monde, en créant des emplois, en payant des impôts, etc. etc. L’égoisme, c’est de recevoir de l’argent issu du travail des autres sans contribuer à la société, comme c’est le cas de bcp de gauchistes ne vous en déplaise.

            • mattzz
              mattzz répond à John_John
              • Posté à 12h55 le 27/01/2012
              • Internaute 28590

              « quand on recherche son enrichissement personnel, on ne peut le faire qu’au profit de tout le monde »

              C’est bien ce que je dis : vous semblez déformer la réalité juste pour qu’elle corresponde à vos idées et à votre situation. Mais quand on recherche son enrichissement personnel, on ne fait de cadeau à personne. Donc s’il y a moyen de gagner un peu plus en écrasant l’autre un peu plus, on n’hésite généralement pas. C’est d’ailleurs le cas d’un grand nombre d’« entrepreneurs » dans une économie où le chômage se maintient à un niveau si élevé.

              Après, si ça vous arrange de qualifier de « gauchistes » tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, libre à vous !

          • PonG
            PonG répond à mattzz
            rationaliste fondamentaliste à (...)
            • Posté à 14h21 le 27/01/2012
            • Internaute 14407
              rationaliste fondamentaliste à (...)

            Tout à fait d’accord. Mais c’est le cas de tout homo sapiens de droite. Hulk en est ici un excellent exemple.

        • Guyver
          Guyver répond à John_John
          • Posté à 11h13 le 27/01/2012
          • Internaute 16869

          Vous avez une vision très pessimiste de la nature humaine. Si l’homme est aussi vil que vous le dites, prêt à laisser crever l’autre pour s’enrichir, alors il mérite l’enfer dans lequel il vit. Mais je vois des contre-exemples. Les logiciels libres sont le produit d’un travail (il a fallu des dizaines de milliers d’heures de travail pour concevoir le système Ubuntu qui fait tourner mon ordinateur), et sont pourtant distribués gratuitement.
          Nous sommes avides de posséder parce que nous avons grandi dans cette société à l’idéologie malsaine : il faut travailler pour avoir plus d’argent que son prochain, et pouvoir se payer un peu de liberté.
          Si cette mentalité était applicable par le passé, quand une grande quantité de travail était effectivement nécessaire pour faire tourner le monde, on voit bien son inadaptation aux réalités d’aujourd’hui. Il reste deux alternatives : maintenir l’argent et les inégalités, et seul quelques nantis se permettront de priver la majorité du fruit du travail des robots, ou abolir ces notions d’un autre temps ainsi que la propriété même, et partager l’abondance.

          Non, je ne parle pas d’utopie. Ce que je dis est réellement faisable. Seuls deux freins nous en empêchent : l’endoctrinement de la majorité aux valeurs du travail, du mérite, de l’argent, et la résistance des oligarchies, qui ont peur de perdre leurs privilèges.

          Mais je suis confiant : au fur et à mesure que les déséquilibres deviendront insupportables, les yeux s’ouvriront et nous évoluerons.

          • John_John
            John_John répond à Guyver
            Entrepreneur
            • Posté à 11h25 le 27/01/2012
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Vous aussi vous êtes gorgé d’idéologie c’est pathétique. Aucun pessimisme dans mon discours, bien au contraire. L’être humain n’est pas vil, je n’ai jamais dit ça. Travailler pour soi et pour sa famille n’est pas un comportement mauvais n’en vous en déplaise. On dirait que pour les gauchistes seul le sacrifice pour la communauté est acceptable : réveillez vous un peu c’est stupide !

            Personne ne parle de laisser crever son prochain pour s’enrichir (à part l’Etat qui fait crever les individus sous les taxes pour enrichir les membres du Parti), c’est ridicule enfin !

            On ne peut s’enrichir (honnêtement) qu’au bénéfice de son prochain : en échange de produits / services dont les individus ont besoin. Si vous n’avez pas compris ça aucune discussion n’est possible : vous êtes trop endoctriné dans les délires d’extrême gauche.

            Les logiciels libres sont gratuits, ça n’empêche pas qu’ils permettent de générer d’énormes profits : le business model est ailleurs.

            Il n’y a pas d’abondance sans travail, et même si on faisait travailler des robots à notre place pour la production de certaines denrées, les individus continueraient à produire et à échanger, et donc à s’enrichir.

            Vous planez complet mon pauvre, va falloir se réveiller.

        • r0d
          r0d répond à John_John
          exilé heureux
          • Posté à 11h38 le 27/01/2012
          • Internaute 49006
            exilé heureux

          Remarque péremptoire, et, qui plus est, fausse.
          Que savez-vous de la « nature humaine » alors que les gens qui travaillent vraiment sur ce sujet avouent leur totale ignorance ?
          Quant au partage, les exemples de sociétés pratique le partage (et même l’absence de propriété) ont existé (j’ai moi-même assisté, en un an, à la destruction de l’une d’entre elle), et existent peut-être encore.

          • John_John
            John_John répond à r0d
            Entrepreneur
            • Posté à 12h54 le 27/01/2012
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Si certains veulent partager, libre à eux, mais qu’ils ne viennent pas imposer leurs vues aux autres, c’est tout. Si vous voulez revenir à une société collectivisée, sans propriété, ok pas de problème, faites le, sans rien imposer à ceux qui refusent. Mais ça sera sans moi, et croyez moi vous ne forcerez pas à marcher dans vos délires suicidaires.

            • timmy
              timmy répond à John_John
              (écrivain public)
              • Posté à 13h22 le 27/01/2012
              • Internaute 24456
                (écrivain public)

              Votre erreur est d’assimiler les comportements humains à la nature humaine. La nature humaine c’est le corps, un pouce préhenseur, un télé-encéphale hautement développé.

              Dans notre espèce il existe des milliards de comportements différents, tous forgés par l’environnement dans lequel on baigne (social, culturel, climatique).

              La base de votre raisonnement ne tient pas, comment voulez-vous que le reste fonctionne ?

            • r0d
              r0d répond à John_John
              exilé heureux
              • Posté à 13h28 le 27/01/2012
              • Internaute 49006
                exilé heureux

              Je ne suis fondamentalement pas contre ce que vous dites, bien que je ne comprend pas pourquoi vous vous éloignez tant du sujet. Il n’a été ni question de partage ni question d’obligation dans notre discussion jusqu’ici.

              Mais votre naïveté serait touchante si ce type de réaction n’étaient pas dangereux.

              Malheureusement, nous n’avons pas encore trouvé le moyen de pouvoir vivre ensemble sans se fixer des règles communes. Vous refusez qu’on vous oblige à partager (pourtant vous le faites bien : les impôts, etc.) mais vous omettez de reconnaître que d’autres peuvent également refuser qu’on les oblige à ne pas partager. Ce qui est mon cas, et de beaucoup de gens, et une des raisons pour laquelle le capitalisme ne nous convient pas, car il nous empêche de partager.

              L’homme n’est ni bon, ni mauvais, ou du moins nous n’en savons rien. Il est ce qu’il est, un animal un peu différent des autres, et chacun d’entre nous est différent. Certains ont besoin de partager pour se sentir bien, d’autre on besoin de ne pas le faire. Eriger l’un ou l’autre comme modèle de l’Humain universel est une erreur.

              Ce que vous faites s’appelle de l’égocentrisme : vous prenez votre propre habitus et considérez que tout le monde fonctionne comme vous. C’est un biais bien naturel, mais dangereux.

              • John_John
                John_John répond à r0d
                Entrepreneur
                • Posté à 17h58 le 27/01/2012
                • Internaute 118347
                  Entrepreneur

                Personne ne vous empêche de partager ! Vous faites ce que vous voulez avec les clous qui vous restent une fois que le fisc s’est servi. Vous pouvez partager autant que vous voulez.

            • A déménagé le 9-4-2012
              A déménagé le 9-4-2012 répond à John_John
              Explore l'indéterminé
              • Posté à 19h51 le 27/01/2012
              • Internaute 22643
                Explore l'indéterminé

              « Si certains veulent partager, libre à eux, mais qu’ils ne viennent pas imposer leurs vues aux autres, c’est tout. » : et réciproquement !

        • A déménagé le 9-4-2012
          A déménagé le 9-4-2012 répond à John_John
          Explore l'indéterminé
          • Posté à 19h02 le 27/01/2012
          • Internaute 22643
            Explore l'indéterminé

          D’après ce qu’explique cet article, la solution de votre « vision du monde », c’est le génocide.

        37 autres commentaires
      • Samuel Vimaire
        Samuel Vimaire répond à Le Yéti
        Dipolmate morporkien.
        • Posté à 09h55 le 27/01/2012
        • Internaute 140339
          Dipolmate morporkien.

        Une réaction du Yéti était à attendre et, comme à l’habitude, le Yéti parle juste.

        Cela fait un moment que vous tentez de promouvoir « une autre forme de rémunération » que le travail. Vous avez vu juste...

      • Gilles31
        Gilles31 répond à Le Yéti
        Gaucho
        • Posté à 11h27 le 27/01/2012
        • Internaute 57081
          Gaucho

        La réponse est pourtant simple :
        1- le plus important : Taxer la valeur ajoutée d’une entreprise plutôt que faire payer des charges sur le travail du salarié
        2- Avec ce flouze maximiser l’industrie de la connaissance (éducation, recherche, ingénierie...) ce qui aura pour conséquence d’augmenter les ressources de matières grise vers les domaines nouveaux (spatial, biotech, santé etc etc
        3- Développer les « petits boulots » que les gens font par intérêt (dans la tâche ou dans le salaire) aussi et qui nécessite de la main d’œuvre
        4- Réduction du temps de travail, payé par justement la robotisation (les 15 employés nippon à 48 h/sem pourraient être 30 à 24h/sem) sans que cela ne coûte beaucoup
        5- Et bien entendu développer les services publics

         
        • r0d
          r0d répond à Gilles31
          exilé heureux
          • Posté à 11h42 le 27/01/2012
          • Internaute 49006
            exilé heureux

          Je pense que l’avenir de l’humain (à court terme dans l’échelle de l’histoire de l’homme) se situe plus au niveau des science cognitives, de l’épistémologie (et non de la morale) et de la philosophie. Il est navrant de constater que sur ces deux derniers champs, l’homme réinvente la roue à chaque génération et ne progresse pas, alors que ce sont, selon moi, des discplines qui représentent les fondements d’une civilisation. Ainsi donc, pour qu’une civilisation se construise correctement, il faut commencer par de solides fondations.

        1 autres commentaires
      • ammianus
        ammianus répond à Le Yéti
        Guide de musée
        • Posté à 16h29 le 27/01/2012
        • Internaute 126841
          Guide de musée

        Le problème est que les dirigeants de notre belle économie de Marché (et bim la majuscule qui tue^^) n’ont pas tout à fait la même lecture que la vôtre ; pour eux cela signifie économies substancielles et les improductifs fermez vos gueules. Le souci dans ce bel engrenage demeure ; qu’est-ce qui se passe quand il n’y a plus personne pour consommer. Dans un monde de marchands c’est plutôt problématique. Malgré tout, avant d’en arriver là c’est toujours les mêmes qui vont essuyer les platres et faire la queue à pôle emploi...Quelle société... soupir...

    • r0d
      r0d répond à James Andros
      exilé heureux
      • Posté à 19h52 le 26/01/2012
      • Internaute 49006
        exilé heureux

      Pourquoi vous trouvez cet article terrifiant ?

      Moi je trouve qu’il est, au contraire, passionnant et même salutaire. Je m’explique.
      Pour commencer, j’aurais modifié le titre « Que ferons-nous des humains quand les robots feront le travail ? » par : « “Que faisons-nous maintenant que les robots font le travail” ?

      Pour moi il est évident qu’aujourd’hui, dans les pays riches, il suffirait que l’économie et la production soient remis dans le bon sens pour qu’il suffise que 20% des adultes travaillent pour produire ce dont nous avons besoin.

      Il suffit de voir que, malgrès nos “efforts de consommation” (publicité superflue, gaspillage, obsolescence programmée, consommation inutile, etc.), nous ne parvenons pas à faire travailler tout le monde. Lors donc, si l’on remettait sur pied l’économie (un outil nous permettant de mieux planifier nos besoins et notre production) et la production (le moyen de créer ce dont nous avons besoin), ce ne serait plus 20% de chômeurs que nous aurions, mais 80% (les chiffres que j’utilise sont arbitraires, c’est juste pour illustrer l’idée).

      Et donc pour moi, la vraie question aujourd’hui, et qui, d’ailleurs, est celle que l’on devrait se poser après un série de plusieurs crises de surproduction, est la suivante : maintenant que les machines produisent ce dont nous avons besoin, que faisons-nous ?

      • Lairderien
        Lairderien répond à r0d
        • Posté à 21h29 le 26/01/2012
        • Internaute 22751

        C’est effectivement la bonne question.

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