No man's land 24/01/2012 à 12h02

Société générale : « Les horaires s'allongent, les bureaux se vident »

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

Mis à jour le mardi 24 janvier 2012 à 12h15
L'affaire Kerviel a provoqué une perte de 4,9 milliards d'euros (et non millions, comme indiqué précédemment) à la Société générale.

Frappée par la crise, la Société générale va supprimer 880 postes en France en 2012. Un salarié raconte ce plan social historique de l’intérieur.


La tour de la Société générale à La Défense (Emilie Brouze/Rue89)

C’est du jamais vu dans l’histoire des banques françaises : en 2012, la Société générale va supprimer 1 500 postes dans sa filiale de financement et d’investissement, dont 880 postes en France. Elle ne distribuera pas non plus de dividendes pour l’année 2011.

Paul (qui témoigne anonymement) est cadre depuis quelques années dans l’une des tours de La Défense (Hauts-de-Seine), pour une société de prestation externe à la Société générale. Il décrit à Rue89 le chamboulement provoqué par cette annonce :

« La transformation est douloureuse. On ne vit pas juste une crise financière mais un virage crucial : la refonte totale du modèle de la banque. »

Elle n’est pas propre à la Société générale : les quatre principaux établissements français (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Natixis) vont diminuer leur effectif de 11% d’ici à 2013. Ailleurs aussi, les places financières se délestent d’une partie du personnel et renoncent à des pans complets d’activité.

« On ne sait pas qui part, qui reste, qui sera le chef »

Paul raconte que depuis septembre, toutes les embauches sont gelées à La Défense. Une partie du personnel en fin de contrat n’a pas été renouvelée :

« En ce moment, une personne fait le travail de deux et bientôt de trois salariés. Les horaires s’allongent, les bureaux se vident. Dans mon équipe, on était une cinquantaine. Fin décembre, on n’était plus que vingt environ. »

Dans son service, un bureau sur deux n’est plus occupé. Par un communiqué daté du 4 janvier, la Société générale précise que le plan social se fera « sans licenciement économique et sans départ contraint ». En interne, les annonces successives démotivent et angoissent. Il suffit de regarder les visages le matin, assure Paul :

« Chacun essaie de faire ses propres calculs. Tout ça, c’est énormément de stress. On ne sait pas clairement à quoi va ressembler le travail de demain. On ne sait pas qui part. On ne sait pas qui reste. On ne sait pas qui va être le chef. C’est un peu le “no man’s land” : on ne sait rien. »

En souriant, il décrit aussi « l’effet inverse » :

« Ce qui est fabuleux c’est que petit à petit, certains relativisent. Les équipes se ressoudent : on boit des verres le soir ou on tire les rois dans les services. Mais je crois que les gens ont hâte de savoir. »

Plan Roméo : « Le mal était fait »

Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) – plus simplement plan social – sera fixé en avril. Auparavant, la direction avait tâtonné en lançant successivement une « méthode d’évaluation comportementale » (avec des notes de A à E pour chacun) et un (officieux) « plan Roméo ». Deux tollés avortés :

« Dans le fameux plan Roméo, il s’agissait de trouver dans les contrats des internes des taches non faites pour pointer les torts. Une sorte de plan de licenciement déguisé, presque à la tête du client.

On a toujours travaillé dans l’urgence, sans prendre le temps de se poser. Alors forcément, il y a des failles : on accusait des gens alors que l’entreprise avait aussi ses responsabilités.

Ce plan Roméo a failli mal tourner. Il n’a heureusement pas abouti : les syndicats ont stoppé tout ça. Mais moralement, le mal était fait. C’était une pression folle, très difficile à supporter pour des gens qui ont travaillé dur pendant des années. »

« Négligences », « défaillances graves »

A la Société générale, qui emploie 40 000 personnes en France, le plan social annoncé en janvier s’accompagne d’un plan d’économies. Objectif : adapter ses activités à la crise de la dette qui touche la zone euro. La valeur boursière de la banque a été lourdement affectée par les turbulences du marché en 2011.

Paul remonte le temps pour retracer la crise :

« Après la guerre, les marchés financiers ont été libéralisés. Les banques se sont alors éloignées de leur fonction de base : collecter les fonds des particuliers, créer de l’épargne. L’argent coulait à flots. Et puis on a découvert avec la crise qu’il n’était pas illimité. »

A la Société générale, il y a (aussi) eu l’affaire Kerviel. En 2008, ce trader est accusé d’être à l’origine de 4,9 milliards d’euros de pertes. La Commission bancaire a ensuite sanctionné l’établissement pour « carences graves du système de contrôle interne ».

Des têtes sont tombées, dont celle Daniel Bouton, parti en 2009 : malgré l’affaire Kerviel et après que l’entreprise a reçu des milliards d’euros d’aides de l’Etat, l’ex-PDG s’était quand même octroyé des stock-options.

Paul explique que depuis Kerviel, « beaucoup d’argent a été investi pour sécuriser les activités. » Le trader n’a pas été le seul à faire n’importe quoi : en 2011, l’autorité des marchés financiers a sanctionné la Société générale pour « négligences » et « défaillances graves » dans la gestion de l’une de ses filiales pendant la crise.

« La crise a permis de se poser les bonnes questions »

« De cette crise, il faut savoir une chose : il y a ce que voit le grand public et ce qu’il se passe réellement. »

Ce qu’il se passe « réellement », c’est la transformation complète de la banque. Paul explique qu’aujourd’hui, les établissements bancaires ne perdent pas d’argent. Nuance : ils n’en gagnent pas suffisamment pour maintenir leurs activités.

« La crise a enfin permis de se poser les bonnes questions. Ça a été une prise de conscience énorme. On ne peut plus se permettre de gaspiller. Les enjeux sont lourds : contrôler le système et revenir à l’activité première de la banque.

Je n’ai jamais vu autant de publicités en ce moment pour appâter le particulier. Car le particulier, c’est finalement l’activité qui rapporte le plus et qui est la plus stable : on l’avait un peu oublié. »

Pub 2011 de la Société générale : « L’esprit d’équipe »

En interne, la transformation n’est pas si simple car, appuie Paul, « on passe d’un extrême à l’autre » :

« C’est carrément toute une mentalité qu’il faut casser. Il y a une telle inertie dans la banque que le changement est lourd. Je travaille avec des responsables qui pensent encore que l’argent n’a pas de limites... »

MERCI RIVERAINS ! fabache
  • 47983 visites
  • 114 réactions
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  • Adam Lèvre
    Adam Lèvre
    (...)
    • Posté à 12h17 le 24/01/2012
    • 178753
      (...)

    Moi je voudrai pas dire, mais tout ce qui à un site en ligne et ou les gens veulent pas aller ça ferme. Par contre pour télécharger sur Méga-upload et soutenir des inconnus masqués là il y’ a du monde. Les voitures aussi, bientôt ça va être en PC volant. qu’ils vont se déplacer, il y« en a qui ne savent même pas qui ils sont et ce qu’ils font sur internet.
    On vit très bien au contact des autres, il faut pas croire tout ce qui se dit à propos des gens réels.
    Je vais finir par être le seul.

    • Non et non
      Non et non répond à Adam Lèvre
      fatigue sans fin
      • Posté à 12h35 le 24/01/2012
      • 178927
        fatigue sans fin

      Je pense qu’un purge sociale et la continuité d’un système banquaire qui refuse de se débarasser des ses effets pervers (un lifting n’est jamais que de surface), est bien moins glamour que des justiciers (quelle justice, la leurs ? Ils sont donc législateurs et juges) masqués . C’est cela le ressort de l’indignation et de l’information de nos jours, la glamour, l’histoire qui est renvoyée !

      • Adam Lèvre
        Adam Lèvre répond à Non et non
        (...)
        • Posté à 13h05 le 24/01/2012
        • 178753
          (...)

        Moi je persiste à penser que la conscience professionnelle s’en va. Je sais que sur le net j’ en hérisse beaucoup, mais j’ ai refusé de travailler dès l’an 2000 (je ne rentre pas dans les dans les détails, je suis un cérébral très rigoureux avec moi même au caractère fort et notamment au boulot, je suis un perfectionniste ) parce que je ne fais pas confiance à autre chose qu’ à un humain. Et comme j’en suis un, je compte sur moi. Alors si ils bossent moins bien que moi je regarde pas si c ’est le patron où le mec de FO, tout le monde y a droit. Il faudrait que les gens se regardent au lieu de chercher qui est responsable. Le principe de la justice, c ’est que l ’on compare raison. (comparaison). Quand je donne ma raison, on me donne celle du voisin, autant que je lui demande moi même.

         
        • ecor1
          ecor1 répond à Adam Lèvre
          sur le fil
          • Posté à 14h32 le 24/01/2012
          • Internaute 25388
            sur le fil

          Pour etre franc, je comprends absolument rien a ce que vous racontez...

          • lonesome
            lonesome répond à ecor1
            un parmi tant d'autres
            • Posté à 16h29 le 24/01/2012
            • Internaute 165032
              un parmi tant d'autres

            Ah vous aussi...

          • Adam Lèvre
            Adam Lèvre répond à ecor1
            (...)
            • Posté à 18h00 le 24/01/2012
            • 178753
              (...)

            Vous pouvez être hypocrite, ça me dérange pas.

            • lonesome
              lonesome répond à Adam Lèvre
              un parmi tant d'autres
              • Posté à 18h02 le 24/01/2012
              • Internaute 165032
                un parmi tant d'autres

              parole d’expert...

          • Adam Lèvre
            Adam Lèvre répond à ecor1
            (...)
            • Posté à 18h43 le 24/01/2012
            • 178753
              (...)

            Du moment que votre patron est au courant que vous faites semblant de le comprendre et qu’il vous paye quand même, c’est que vous êtes pilote chez Costa Croisières.

        5 autres commentaires
  • Caniveau89
    • Posté à 12h18 le 24/01/2012
    • Internaute 26147

    « l’affaire Kerviel. En 2008, ce trader est accusé d’être à l’origine de 4,9 millions d’euros de pertes. “

    Il s’agit de milliards et non de millions, excusez du peu...

    • Emilie Brouze
      Emilie Brouze répond à Caniveau89
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 12h31 le 24/01/2012
        éditeur
      • Journaliste 137578
        Journaliste

      Oui, c’est sûr.. Merci, c’est corrigé !

      • PΛViLLON NOIR
        PΛViLLON NOIR répond à Emilie Brouze
        300
        • Posté à 14h27 le 24/01/2012
        • Internaute 95961
          300

        Cela n’a rien à voir avec votre article (très intéressant par ailleurs, surtout pour un client de la SG), mais vous devriez libérer le « e » de votre statut d’auteure de ses parenthèses.

        Quelle que soit la gravité du sujet, je considère qu’il faut toujours continuer à veiller à cette forme de parité. Vous êtes une auteure, sans parenthèses, sans guillemets, sans concessions ...

         
        • Emilie Brouze
          Emilie Brouze répond à PΛViLLON NOIR
          Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
          • Posté à 14h46 le 24/01/2012
            éditeur
          • Journaliste 137578
            Journaliste

          Merci ! La mention « auteur(e) de l’article » est automatique : elle est générée dès que la personne publiant l’article répond à un commentaire. Donc avec et sans e.... Sinon, j’aurais bien sûr libéré ce « e » des parenthèses ;)

        • Féline
          Féline répond à PΛViLLON NOIR
          fée
          • Posté à 18h17 le 24/01/2012
          • Internaute 111221
            fée

          « une auteure »

          Perso, féminisme ou pas, ça me fait quand même un peu mal aux yeux cette orthographe.

        2 autres commentaires
      • Loup de Nissac
        Loup de Nissac répond à Emilie Brouze
        Nietzschopathe
        • Posté à 09h48 le 25/01/2012
        • Internaute 130344
          Nietzschopathe

        « En ce moment, une personne fait le travail de deux et bientôt de trois salariés. Les horaires s’allongent, les bureaux se vident. Dans mon équipe, on était une cinquantaine. Fin décembre, on n’était plus que vingt environ. »

        Attendez, attendez...ça me rappelle quelque chose ça....Ah mais oui ! Ah mais oui ! C’est ce que j’ai pu observer dans les locaux des administrations publiques.....aaaaaaaaaaaah mazette ! Y’a contagion ! ; -)

        Bien à vous

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 13h07 le 24/01/2012
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Ceux qui possèdent des connaissances spéciales pourront toujours se reconvertir dans l’attaque de fourgons..
    Bon dés fois vous flinguez des gens au bazooka au lieu de suicider des pauvres type ou des patrons de PME responsables a qui vous avez refusé un crédit , mais ça fait toujours des morts collatéraux de toute façon, alors finalement c’est un peu pareil..

    • Adam Lèvre
      Adam Lèvre répond à Numerosix
      (...)
      • Posté à 13h33 le 24/01/2012
      • 178753
        (...)

      Ben de toute façon c’est ça, l’esprit doit maitriser la matière, mais si il y ’a plus de matières, il restera plus qu’ a www.115free, c’est le samu social et la hot line.
      Depuis que j’ai vu le jeu vidéo mettez vous dans la peau d’un SDF, je l’ai pas digérée celle là. Je préfère encore le lancer de nains. Il manquerait plus qu’ a faire le lancer de nains virtuels et le lancer de nains de jardins par des bonobos.

    • A déménagé le 02-02-2012-2
      • Posté à 13h40 le 24/01/2012
      • Internaute 82025
        non connue

      L’essentiel est de se refourguer quelque part.

  • Non et non
    Non et non
    fatigue sans fin
    • Posté à 12h34 le 24/01/2012
    • 178927
      fatigue sans fin

    Quand les banques prétendent corriger leurs erreurs, elles le font en fonction de leurs intérets et non du bien commun.

    • pablico
      pablico répond à Non et non
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 14h05 le 24/01/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      la solution : produire Français, fabriquer en France.

      mais comment produire français dans la finance ? ?

      • dulconteur
        dulconteur répond à pablico
        de retour
        • Posté à 14h22 le 24/01/2012
        • 177727
          de retour

        Disons qu’il serait temps que la finance retrouve son role celui de démareur pour la production qu’elle soit industrielle ou non.

    • dulconteur
      dulconteur répond à Non et non
      de retour
      • Posté à 14h16 le 24/01/2012
      • 177727
        de retour

      une banque est une entreprise privée par une œuvre de charité.

      son but comme comme toute entreprise privée c’est son succès propre.

      • Non et non
        Non et non répond à dulconteur
        fatigue sans fin
        • Posté à 14h56 le 24/01/2012
        • 178927
          fatigue sans fin

        D’où le besoin de lui imposer de règles, ses réformes propres sont du vent. Les personnes morales ont elles ont aussi des obligations morales.

         
        • dulconteur
          dulconteur répond à Non et non
          de retour
          • Posté à 14h58 le 24/01/2012
          • 177727
            de retour

          on est d’accord.

          Voir plus directement nationaliser.

          • Vilain-petit-canard
            Vilain-petit-canard répond à dulconteur
            Mechant financier debutant
            • Posté à 00h54 le 25/01/2012
            • 179450
              Mechant financier debutant

            Certaines banques ont déjà été nationalisées... ça n’a pas été plus glorieux !

            Une réglementation sévère imposant aux banques de se recentrer sur leur cœur de métier (prêter aux entreprises et aux particuliers) est nécessaire...

            Certains souhaiteront toujours prendre plus de risques, il restera des structures faîtes pour ça mais vous y investirez votre argent de votre plein gré (ce n’est pas aux banques, fonds de pension et autres investisseurs institutionnels d’y placer votre argent...) en connaissant les risques encourus !

            • dulconteur
              dulconteur répond à Vilain-petit-canard
              de retour
              • Posté à 00h57 le 25/01/2012
              • 177727
                de retour

              étatiser les banques en les gérants comme des banques privées c’est évidement la catastrophe.

              comme vous dites changer la réglementation, mais en gardant des structures publics avec des objectifs de services publics bien définis.

              Ce n’est pas incompatible avec ce que vous dites et plus sur qu’un contrat privé/public ou vice versa.

              • Vilain-petit-canard
                Vilain-petit-canard répond à dulconteur
                Mechant financier debutant
                • Posté à 02h33 le 25/01/2012
                • 179450
                  Mechant financier debutant

                Je suis d’accord.

                Le problème c’est que je ne peux pas m’empêcher de penser à la façon dont est géré l’état ainsi que ses collectivités locales... ça n’encourage guère à l’optimisme.

                Il ne faut pas oublier que si on en est là, c’est AUSSI de la faute de nos politiques qui par le biais des gouvernement qui se sont succéder ces 40 dernières années n’ont jamais eu la volonté ni le courage de repenser notre modèle économique (on est pas les seuls, ça réconforte pas vraiment en fait : -).

                La croissance c’est bien, mais la croissance basée sur toujours plus de dettes ça finit par vous conduire à la situation qu’on connait aujourd’hui... C’est comme essayer de faire passer 10L d’eau à la seconde dans un tube prévu pour seulement 5L, au bout d’un moment il finit par exploser (désolé pour la qualité douteuse de la métaphore).

                Mais bon, allez expliquer à nos politiques qu’une croissance artificielle c’est mauvais (parfois je me demande si je travaille vraiment dans la finance, certains dans le monde financier ont du mal à comprendre ça également...) et qu’une récession est aujourd’hui malheureusement inévitable si on veut se sortir de cette mouise (arrêtez une voiture qui fonce à 300 à l’heure dans un mur qui n’est plus qu’à trois mètres, ça ne laisse plus vraiment d’issus alternatives) ; ils ne sont pas fous, ils veulent encore se faire élire...

        4 autres commentaires
  • longshort
    longshort
    Speculateur sympa
    • Posté à 12h51 le 24/01/2012
    • Internaute 123397
      Speculateur sympa

    En gros, Paul est consultant externe et parle du plan social de la Societe Generale...

    • Emilie Brouze
      Emilie Brouze répond à longshort
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 14h12 le 24/01/2012
        éditeur
      • Journaliste 137578
        Journaliste

      Oui, mais son témoignage est pertinent : le personnel externe travaille dans les locaux avec le personnel « interne » (au sein du même service, pour le coup). Et le personnel externe est concerné par le plan social...

  • softangel
    • Posté à 12h55 le 24/01/2012
    • Internaute 34154

    « Je n’ai jamais vu autant de publicités en ce moment pour appâter le particulier. Car le particulier, c’est finalement l’activité qui rapporte le plus et qui est la plus stable : on l’avait un peu oublié. »

    C’est faux. Les banques n’ont pas besoin des particuliers parce qu’ils rapportent, mais pour constituer des fonds propres, augmenter leur capacité de prêt (surtout avec Bale 3). Les banques ont besoin de dépôts ! C’est une condition nécessaire de leur existence, tout simplment, ce qui ne veut pas dire que c’est le plus rentable.

    • PaulTron
      PaulTron répond à softangel
      Ce champ sera visible par tous (...)
      • Posté à 17h50 le 24/01/2012
      • Internaute 168564
        Ce champ sera visible par tous (...)

      C’est cela qui rapporte, le prêt rendu possible par le dépôt.

      • albi202
        albi202 répond à PaulTron
        (sous le balcon)
        • Posté à 01h58 le 25/01/2012
        • Internaute 138013
          (sous le balcon)

        Pas vraiment. Les marges sur les prêts sont minimes en ce moment, surtout sur les prêts aux particuliers et aux PME/PMI. Ce qui rapporte dans la banque de détail c’est les frais bancaire, ce qui explique qu’ils en inventent de nouveaux chaque jour.
        Et sinon softangel a raison, les banques ont surtout besoin des dépots pour augmenter leurs fonds propres.
        Source : je sors d’un stage à la SG.

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 12h55 le 24/01/2012
    • Internaute 156689
      aconforme

    Frappée par la crise
    Ouh la méchante crise !

    Mésusage quand tu les enchaînes...

    CRISE ; du grec krisis, « choix » de l’indo-européen krei, « cribler », « action de séparer ». N’est-ce pas la définition même d’un choix délibéré et non d’une fatalité catastrophique ?

    Crise par-ci... crise pa-là qui ont permis, sans aucun débat démocratique, de légitimer (entre autres institutions non démocratique) le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et... ratification à venir du petit dernier encore plus vorace : le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui doit remplacer les deux sus-cités.

    Alors, plan social ou anti-social, dans les centres de tri bancaire et autres ?

    • Vilain-petit-canard
      Vilain-petit-canard répond à trouble fêtes
      Mechant financier debutant
      • Posté à 01h49 le 25/01/2012
      • 179450
        Mechant financier debutant

      Institutions qui soit dit en passant nous proposent de régler un problème de dettes en créant plus de dettes... Un concept plutôt original !

      Viendra le jour où nous devrons aller voir nos créanciers et leur dire que nous ne les rembourserons pas, ça risque de ne pas être très beau à voir !

      Espérons que nos banques se seront défausser d’une partie assez importante de ces obligations histoire de ne pas couler et entraîner par le fond avec elle nos dépôts que nous leur avons gentiment confié...

      Voila ce qui arrive lorsque vous financez votre croissance pendant des décennies grâce à de la dette...

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 13h12 le 24/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Société générale : « Les horaires s’allongent, les bureaux se vident »
    le travail en France : « Les horaires s’allongent, les comptes en banque se vident »

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h19 le 24/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ Société générale : « Les horaires s’allongent, les bureaux se vident  » ]

    Et les coffres continuent de se remplir.... NON ?

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Yvon le Zébulon
      voyageur à domicile
      • Posté à 13h47 le 24/01/2012
      • Internaute 6095
        voyageur à domicile

      Non ! Des actifs toxiques, de plus en plus, rien de plus. C’est bien pour ça que S&P vient à nouveau de dégrader cette banque (avec la Banque Populaire et le Crédit Agricole), plus – fait nouveau – la Caisse des dépôts, bras financier de l’État français.

    • la choukette
      la choukette répond à Yvon le Zébulon
      libre penseur si possible
      • Posté à 13h54 le 24/01/2012
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      « Et les coffres continuent de se remplir.... NON ? »

      de dettes uniquement et d’une dette qu’il est mathématiquement impossible de rembourser sans imprimer une masse conséquente de billets qui elle même créera de l’inflation et plus de dette.

      le système monétaire en vigueur, après 250 ans de mauvais et traître service ; s’écroule de lui même.

      remercions notre classe politique de nous avoir éloigné de ce savoir pour être certains que notre civilisation s’écroulera quoiqu’il arrive.

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à Yvon le Zébulon
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 17h56 le 24/01/2012
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      Et les coffres continuent de se remplir

      Exact pour certains les enveloppes et mallettes circulent, maintenant avec la campagne des pipeline d’euros vont circuler en toute légalité alors que nous on se serre la ceinture .......

  • all
    all
    • Posté à 13h22 le 24/01/2012
    • Internaute 9005

    Paul trouve-toi un vrai boulot.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 13h41 le 24/01/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    « C’était le bon temps ! »

  • supertoto
    supertoto
    post-doc expatrié
    • Posté à 13h42 le 24/01/2012
    • Internaute 100724
      post-doc expatrié

    Plusieurs années en prestations externes sans que la SG embauche directement, c’est déjà un beau tour de force de vous avoir fait sentir comme appartenant au groupe. Est-ce que ces postes de sous-traitance sont comptabilisés dans les 880 ?

    « La crise a enfin permis de se poser les bonnes questions. Ça a été une prise de conscience énorme. On ne peut plus se permettre de gaspiller. »
    -> parce qu’avant on pouvait ? Pourtant le particulier qui gaspille un peu et qui se retrouve à découvert, on ne lui dit pas gentiment « bon, c’est pas grave ».

    Ce serait aussi intéressant de savoir en quoi consistait votre travail, votre « cœur de métier » comme on dit.

    • ungars
      ungars répond à supertoto
      Sur Terre
      • Posté à 15h03 le 24/01/2012
      • Internaute 159765
        Sur Terre

      J’ai connu des gens qui sont restés DIX ANS au même poste. Quand ils ont voulu se faire embaucher, ils ont été éjectés comme des merdes ! Ensuite la durée de prestation continue est passée de 5 ans à 3 ans, sur plusieurs années. Et maintenant il faut en plus 12 mois d’écart entre chaque mission (qui ne sont que de la maintenance d’applications parfois fort anciennes).

      • supertoto
        supertoto répond à ungars
        post-doc expatrié
        • Posté à 16h33 le 24/01/2012
        • Internaute 100724
          post-doc expatrié

        ... et encore, la maintenance ce n’est pas le fond du fond. Dans la série des tâches ingrates, la partie « test d’intégration » n’est pas mal non plus. Est-ce que telle fonction appelle telle autre au bon moment ? That is the eternal and repetitive question.

        Et dire qu’en entretien on fait semblant de s’intéresser à vos compétences.

    • ungars
      ungars répond à supertoto
      Sur Terre
      • Posté à 15h06 le 24/01/2012
      • Internaute 159765
        Sur Terre

      Beaucoup de SSII mordent déjà la poussière depuis la crise des subprimes : mais là on touche bientôt le fond.

      • supertoto
        supertoto répond à ungars
        post-doc expatrié
        • Posté à 16h30 le 24/01/2012
        • Internaute 100724
          post-doc expatrié

        Ahhhh ces SSII, produit de la précarité généralisée qui donne un vrai-faux statut de cadre et un vrai-faux CDI ! Bientôt les 4 mois de période d’essai seront égaux à la moyenne du turn-over, correspondant très exactement à une seule et unique mission. En bref, une bonne tête de variable d’ajustement à grande échelle.

  • Caniveau89
    • Posté à 14h06 le 24/01/2012
    • Internaute 26147

    « En ce moment, une personne fait le travail de deux et bientôt de trois salariés. Les horaires s’allongent, les bureaux se vident. Dans mon équipe, on était une cinquantaine. Fin décembre, on n’était plus que vingt environ. »

    J’ai toujours pensé qu’il y avait de formidables réserves de productivité en milieu bancaire !

  • Adam Lèvre
    Adam Lèvre
    (...)
    • Posté à 14h13 le 24/01/2012
    • 178753
      (...)

    J ’ai anticipé la crise des hôpitaux, sur tout le web j ’ai écrit que j avais la maladie d ’Alzheimer, comme ça le jour ou je la chope, si je me relis, je m’en rappellerai, et je me soignerai moi même.

  • Bretagne
    Bretagne
    Sceptique
    • Posté à 14h24 le 24/01/2012
    • Internaute 74906
      Sceptique

    Vivement que Hollande soit au pouvoir ! POUF !

    • langdon
      langdon répond à Bretagne
      http://la-politique-autrement. (...)
      • Posté à 15h51 le 24/01/2012
      • Internaute 157286
        http://la-politique-autrement. (...)

      pourquoi ? Pour enfin avoir la certitude que nous n’aurons plus d’avenir ? Personnellement, je ne suis pas suicidaire...

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