16/01/2012 à 10h35

Pour sortir de la crise, les Etats doivent se résoudre à monétiser la dette

Michel Berson | Sénateur

Face à la crise de la dette et pour éviter l'effondrement de la zone euro, la seule arme disponible pour nos Etats est l'arme monétaire.

Cette idée, qui rompt avec tout ce qui s'est pratiqué ces trente dernières années, progresse pourtant aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et même au sein de la zone euro où son recours timide, presque honteux, s'opère de la manière la plus indirecte qui soit, via le canal bancaire.

La monétisation de la dette est le seul moyen de rendre le pouvoir aux Etats, mais elle ne doit plus se faire via les banques commerciales. La monnaie créée par les banques centrales doit directement abonder les recettes des Etats.

Nos nations pourraient ainsi s'entendre pour procéder de concert à une monétisation multilatérale des dettes publiques. Pendant dix ans, 5% du PIB pourraient ainsi être monétisés permettant de reconstituer une véritable capacité d'action publique.

Chaque pays pourrait ainsi présenter un programme décennal d'affectation de la monétisation. Ces programmes centrés sur la création d'emplois pourraient sauver la protection sociale au Nord, jeter ses bases chez les émergents et financer le décollage au Sud.

Déclencher une conversion écologique

Par ailleurs, cette monétisation pourrait donner lieu à un accord politique pour enclencher une démarche mondiale de conversion écologique (recherche de sources d'énergie non polluantes, transferts de technologie, protection des grandes ressources environnementales), mettre enfin en œuvre les objectifs du Millénaire ou pour garantir que le surplus de ressources publiques ne sera pas affecté à des programmes militaires.

C'est ainsi que nous enrayerons la progression du chômage et que nous contiendrons les égoïsmes nationaux qui menacent eux aussi de condamner la croissance mondiale.

Le caractère généralisé de la monétisation permettrait de neutraliser les problèmes de crédibilité et d'aléa moral qui se posent lorsqu'un pays s'avance seul dans cette voie.

La monétisation pourrait certes engendrer à moyen terme un problème d'inflation. Au stade où nous en sommes, la stabilité des prix doit cesser d'être l'objectif central des politiques économiques.

C'est particulièrement vrai dans une Europe contaminée par l'obsession allemande de la lutte contre l'inflation. Persister dans cette voie reviendrait à actionner une lance à incendie pour lutter contre une inondation.

La monétisation peut se décider au G20

La monétisation multilatérale pourrait par exemple permettre à la France de bénéficier d'une manne annuelle de près de 100 milliards d'euros qui pourraient être affectés à parts égales à la réduction de la dette et au redéploiement du service public. Notre dette s'allégerait ainsi en douceur sans condamner la croissance et l'emploi.

La monétisation multilatérale pourrait être proposée au G20. La surface politique, économique et démographique de cette instance conférerait une autorité à cette décision qui remettrait rapidement l'économie mondiale sur le chemin de la prospérité.

Aucune nation, même la Chine, n'est actuellement épargnée par les tensions internes dues aux incertitudes économiques et au creusement des inégalités.

A défaut d'accord au sein du G20, cette monétisation pourrait être conduite dans le cadre européen. Elle constituerait une réponse bien plus efficace que l'empilement des sommets de la dernière chance. Une telle orientation permettrait par ailleurs de rendre attractive une idée européenne que des décennies de consensus techniques ont abîmée.

L'heure est grave. S'ils n'arrivent pas à agir de concert, les Etats seront condamnés à une issue morbide : revivre la descente aux enfers politique et économique que connurent nos ancêtres au cours des années 30.

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  • Dissonance
    Dissonance
    met le doigt où ça fait mal.
    • Posté à 11h03 le 16/01/2012
    • Internaute
      met le doigt où ça fait mal.

    C'est ça, imprimons du papelar ad nauseum, les créanciers n'y verront que du feu, et si jamais l'hyper-inflation pointe le bout de son nez, il sera toujours temps d'aviser à ce moment là, hin ?

    Si les États ne veulent (ou/et ne peuvent) pas payer leurs dettes, qu'ils assument et répudient. L'effet pour les créanciers sera le même, la franchise en prime.

    • pythéas.
      pythéas. répond à Dissonance
      oui
      • Posté à 11h50 le 16/01/2012
      • Internaute
        oui

      Il ne s'agit pas d'imprimer du papier ad nauseam. Un état endetté auprès de créanciers privés procède, pour rembourser lorsque la dette arrive à échéance, à la levée de fonds correspondants, au taux auquel il peut trouver des acquéreurs, toujours privés. La proposition de M. Berson consiste à ne plus emprunter à des créanciers privés mais à la BCE directement (ce qui est pour l'heure interdit par les traités européens). Elle devient prêteur unique, à un taux bas (celui pratiqué pour les banques, voire moins).

      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à pythéas.
        aconforme
        • Posté à 12h01 le 16/01/2012
        • Internaute
          aconforme

        Cela ne sert qu'à blanchir un % important de « dettes illégitimes » déjà occultées par les médias et les « experts complices » !
        Et le capitaliste mortifère de continuer à piller la planète et ses peuples !

      • Dissonance
        Dissonance répond à pythéas.
        met le doigt où ça fait mal.
        • Posté à 12h00 le 16/01/2012
        • Internaute
          met le doigt où ça fait mal.

        Et la BCE prête quoi ? Du papelar imprimé ad nauseam. Merci pour la contribution.

         
        • affreuxjojo
          affreuxjojo répond à Dissonance
          • Posté à 23h17 le 16/01/2012
          • Internaute

          La BCE vient de prêter, à taux très bas, 500 milliards au banques privées pour qu'elles les réinjectent, à taux plus élevé, dans l'économie. Les banques ont tellement bien pourri l'économie qu'elles n'y croient plus elles-mêmes. Au lieu de prêter, elles viennent donc de replacer ces 500 milliards à la BCE.
          Par ailleurs, les 1600 milliards de déficit de la France correspondent à peu près aux intérêts des emprunts fait par la France aux banques privées depuis 1973. Depuis cette date, l'état Français emprunte aux banques privées, qui elles-mêmes emprunte à la BCE (elles empruntaient à la Banque de France avant l'euro). Par décision de Pompidou (qui venait de la Banque) l'Etat Français et les Finances Publiques ont donc créé une rente aux banquiers. Avons-nous encore les moyens de verser indéfiniment cette rente inutile et illégitime à un système banquaire et financier qui ne joue plus son rôle ?

          • Dissonance
            Dissonance répond à affreuxjojo
            met le doigt où ça fait mal.
            • Posté à 23h36 le 16/01/2012
            • Internaute
              met le doigt où ça fait mal.

            Non. Mais comme je le faisais initialement remarquer, la répudiation de la dette offre les mêmes avantages avec un inconvénient en moins : Celui de l'hypocrisie. Payer les créanciers en monnaie de singe c'est de l'hypocrisie, et les conséquences pour le petit peuple sont dévastatrices.

            Il suffit de voir le traumatisme que l'hyper-inflation des années 1920 a provoqué dans la mémoire collective allemande, qui explique en bonne partie sa réaction psycho-rigide sur le sujet.

            En parlant de l'Allemagne d'ailleurs, la proposition d'une monétisation de la dette ne mange pas de pain : Les connaisseurs savent très bien que ni la BCE ni l'Allemagne n'accepteront une telle proposition.

            C'est donc une proposition commode pour se dédouaner a posteriori de toute forme de responsabilité dans les conséquences de la crise, en désignant un bouc émissaire tout trouvé : « Vous voyez bien, nous avons LA solution, mais l'Allemagne/la BCE est contre, c'est pas de notre faute. » Une pathétique tentative de manipulation de l'opinion publique en définitive.

          • vraisvie
            vraisvie répond à affreuxjojo
            retraité
            • Posté à 18h38 le 18/01/2012
            • Internaute
              retraité

            Les adjudications se font au niveau internationnal ! Si des fonds souverains ou des fonds de pensions veulent placer leur argent au taux le plus bas c'est les banques qui serront baisées ! Vous y avez pensé ! Il ne faut pas etre uniquement obnubilé par les banques......

          • vraisvie
            vraisvie répond à affreuxjojo
            retraité
            • Posté à 21h05 le 18/01/2012
            • Internaute
              retraité

            Avec les accords de Bale II et III,les banques sont obligées d'augmenter leurs fonds propres pour couvrir plus facilement les risques spéculatifs qu'elles prennent ! Ces fonds propres elles peuvent les preter mais cela représente un risque ou les placer au chaud à la BCE

        4 autres commentaires
      • cheyenne 18
        cheyenne 18 répond à pythéas.
        x
        • Posté à 13h36 le 16/01/2012
        • Internaute
          x

        Tres juste, et que la banque de France prete aux entreprises et particuliers, ainsi, les autres pouront jouer au casino s'ils veulent.

    • aline
      aline répond à Dissonance
      • Posté à 16h34 le 16/01/2012
      • Internaute

      Cette monétisation engendrera l'inflation et fera encore souffrir les plus démunis, ceux qui auront du mal à se chauffer, à s'alimenter et à trouver un emploi.

      In fine, toutes ces solutions d'experts à la petite semaine ont autant d'effet que de noyer les poissons ou d'enterrer les taupes.
      Elles sont aussi un alibi pour faire oublier qu'il y a, face aux petits revenus victimes de la dette, des coupables et des responsables.
      Et qu'on ne vienne pas tout mettre sur le dos de la crise !
      Les crises ont existé et existeront, c'est inouï l'hypocrisie ou l'irresponsabilité qui consiste à dire qu'on n'avait pas envisagé le pire, un peu comme si on prenait le train Intercités Lyon- Bordeaux via Montluçon et Périgueux sans imaginer une seule fois qu'il puisse arriver en retard.
      Il est très dommage que la violence première et immédiate ait disparu de nos sociétés…

    • Gilles31
      Gilles31 répond à Dissonance
      Gaucho
      • Posté à 14h24 le 18/01/2012
      • Internaute
        Gaucho

      J'aimerais savoir en quoi cela change quelque chose si la BCE prête directement aux états à 0% plutôt qu'aux banques qui prêtent ensuite aux états entre 2 et 8%.

      Il est évident que la BCE, indépendante, ne signera pas non plus des chèques en blanc et demandera des garanties (critères de Maastricht) et contrôlera, comme elle le fait maintenant, la masse monétaire

      Au fait savez-vous que des pays aussi laxistes comme les USA et l'UK font acheter par leur banque centrale une partie de leur dette......

      • Dissonance
        Dissonance répond à Gilles31
        met le doigt où ça fait mal.
        • Posté à 18h37 le 18/01/2012
        • Internaute
          met le doigt où ça fait mal.

        Vous faites bien de parler des États-Unis. Demandez-vous pourquoi on surnomme le patron de la FED « helicopter Ben », et si ce surnom est affectueux ou péjoratif.

      • vraisvie
        vraisvie répond à Gilles31
        retraité
        • Posté à 18h44 le 18/01/2012
        • Internaute
          retraité

        Tout emprunt d'une banque européenne de détail auprés de la BCE se fait avec des depots de garanti (actions obligation ext....) exactement comme au mont de pieté (ex ma tante).Qui peut imaginer que l'on puisse preter de l'argent sans compensations ,vous le ferriez vous meme avec vos meilleurs amis ? ? ?

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 11h51 le 16/01/2012
    • Internaute
      aconforme

    Encore une bonne couche de vaseline pour continuer à entretenir traders, boursicoteurs, paradis fiscaux et autres parasites prédateurs (capital clandestin et sournois infiniment plus nocif que tous les petits travaux dit clandestins et donc chômage destructeur lié, exclusions inadmissibles, et la bassesse médiatique qui va avec...etc...etc)
     !

  • Cannibal Ferox
    Cannibal Ferox
    zombie déconnologue
    • Posté à 12h18 le 16/01/2012
    • Internaute
      zombie déconnologue

    Suppression de la dette.

    Point barre.

    • zorbek
      zorbek répond à Cannibal Ferox
      • Posté à 17h08 le 16/01/2012
      • Internaute

      C'est ça. Et votre salaire, vous le voulez en rondelles de carottes ?

      • Autist Reading
        Autist Reading répond à zorbek
        Plus fort que Brogilo
        • Posté à 18h10 le 16/01/2012
        • Internaute
          Plus fort que Brogilo

        Si on ne paie pas la dette, il nous restera des rondelles de carottes...

        Et si on la paie, il nous restera quoi ?

        Des pelures ?

         
        • Dissonance
          Dissonance répond à Autist Reading
          met le doigt où ça fait mal.
          • Posté à 18h45 le 16/01/2012
          • Internaute
            met le doigt où ça fait mal.

          Non Autist, les pelures sont réservées pour les cochons...

          cf. l'île aux fleurs.

          • zorbek
            zorbek répond à Dissonance
            • Posté à 21h16 le 16/01/2012
            • Internaute

            Sans ironie aucune, chapeau pour ce petit film. Ca permet de relativiser un peu, meme beaucoup.

        2 autres commentaires
  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 12h28 le 16/01/2012
    • Internaute
      Inquiet

    La monétisation est une des pires solutions envisageables pour résoudre le problème de la dette. Il s'agit globalement de faire payer tout le monde pour rembourser les riches. Et au passage provoquer une inflation énorme, voir un emballement hyper-inflationniste.
    Et il ne règle en rien la question du déficit, cause unique de l'endettement des états.
    Monétiser revient à faire payer tout le monde pour une dette que seules les gouvernements ont créé.
    Le défaut reste la meilleure solution.

    Lien

    • nanabel
      nanabel répond à Tassin
      1ère version
      • Posté à 14h31 le 16/01/2012
      • Internaute
        1ère version

      Le défaut est l'ultime solution quand toutes les autres ont échoué. Or, jusqu'à présent rien n'a été entrepris pour un désendettement. Tous les plans appliqués ont été des emprunts supplémentaires pour rembourser des intérêts à court terme. On était pas dans une politique de désendettement mais juste des plans pour conserver le triple A.

      D'ailleurs un défaut de paiement ne peut pas être décidé comme cap politique, il est subit. Ce n'est donc pas une solution, mais un constat. Ceux qui proposent le défaut de paiement comme solution, ont des actions au Fmi.

      Une politique de désendettement est possible, la France a des ressources, elle n'est pas encore morte. D'abord on ne sait même pas ce qu'il y a dans cette dette. Il faudrait peut-être regarder ce qu'elle contient avant d'avancer des solutions fantaisistes. Un audit est la moindre des choses, pour voir, si par hasard elle ne cacherait pas des produits toxiques, des frais qu'on ne doit pas, des émoluments d'intermédiaires parasites et autres bizarreries qu'il faudrait supprimer sans contrepartie. Et c'est seulement ensuite que le gouvernement pourrait proposer aux principaux concernés (c'est-à-dire, nous) une politique de désendettement.

      • zorbek
        zorbek répond à nanabel
        • Posté à 21h25 le 16/01/2012
        • Internaute

        Oui, un audit de la dette serait une bonne chose, d'ailleurs le fait que ca ne soit pas sur internet (je me trompe peut-etre) est une curiosité de plus qui en cache probablement bien d'autres.

        Pour ce qui est des produits toxiques, c'est impossible à dire parce que les produits dérivés se font de gré à gré et hors bilan, ce qui est à mes yeux une absurdité fondamentale qui ne semble pas gêner grand monde. Et pourtant, si la crise s'aggrave, ce sera à cause d'eux, j'ai posté plus bas un commentaire qui en donne des indications. C est à hurler quand on en comprend le mécanisme.

    • chuch_t
      chuch_t répond à Tassin
      Dépité
      • Posté à 14h38 le 16/01/2012
      • Internaute
        Dépité

      C'est intéressant de parler d'inflation alors que l'on se trouve dans une situation de récession...

      • Tassin
        Tassin répond à chuch_t
        Inquiet
        • Posté à 14h46 le 16/01/2012
        • Internaute
          Inquiet

        Inflation et récession sont parfaitement compatibles.

    • chuch_t
      chuch_t répond à Tassin
      Dépité
      • Posté à 14h55 le 16/01/2012
      • Internaute
        Dépité

      La cause de l'endettement des états n'aurais pas plutôt à voir avec la « privatisation » de la création monétaire ?
      La dette n'existe-t-elle pas depuis que les états se fiancent sur les marchés privés plutôt qu'au près de leur banque centrale ?

      • Tassin
        Tassin répond à chuch_t
        Inquiet
        • Posté à 15h10 le 16/01/2012
        • Internaute
          Inquiet

        La privatisation de la création monétaire augmente la charge de la dette par l'introduction d'intérêts au lieu des prêts à taux zéro concédés auparavant par la banque centrale. Le paiment des intérêts est de l'ordre de 45 milliards par an.
        Mais la dette existe depuis que l'état est en déficit. 95 milliards cette année, soit bien plus que le montant des intérêts.
        Et c'est bien ce déficit structurel (délibérément voulu) qui impose de nous endetter.

        Financer un déficit avec des emprunts (que ce soit à 0 ou à 25%) ne peut qu'augmenter l'endettement.

        La meilleure méthode pour résoudre la crise de la dette sans faire payer trop les peuples serait dans l'ordre : réduction jusqu'à suppression du déficit, abrogation de la loi de 1973, défaut de paiement.

        Du coup, plus besoin de s'endetter pour fonctionner, plus d'intérêts à payer, et plus de dette. Avec toujours la possibilité d'emprunter à taux zéro pour financer de grand projets.

         
        • chuch_t
          chuch_t répond à Tassin
          Dépité
          • Posté à 15h34 le 16/01/2012
          • Internaute
            Dépité

          Donc l'abrogation de la loi de 1973 revient à redonner la possibilité aux banques centrale de créer de l'argent !

          Quand on regarde la courbe de remboursement des intérêts de la dette et celle de la dette, les deux courbes sont pratiquement confondu...

          Réduire les couts jusqu'à la suppression du déficit, revient à éliminé tout service public, et tout structure dite social et donc pénaliser encore plus les classes les plus pauvres

          • Tassin
            Tassin répond à chuch_t
            Inquiet
            • Posté à 16h50 le 16/01/2012
            • Internaute
              Inquiet

            « Donc l'abrogation de la loi de 1973 revient à redonner la possibilité aux banques centrale de créer de l'argent ! »

            C'est l'évidence même. Et c'est très inflationniste s'il s'agit de rembourser notre dette actuelle colossale ou bien de combler les trous de fonctionnement au lieu de prélever des impôts.

            Pour le deuxième point les 2 courbes ne sont pas confondues c'est clair. Ça le deviendra peut être à court terme si les taux continuent de monter par contre.

            « Réduire les couts jusqu'à la suppression du déficit, revient à éliminé tout service public, et tout structure dite social et donc pénaliser encore plus les classes les plus pauvres »

            Ça c'est ce qu'on appelle la rigueur, c'est une connerie de fanatique libéral qui conduit à augmenter le déficit à cause de la contraction de l'économie engendrée (les pauvres n'ont plus de sous -> ils ne consomment plus). C'est tout ce qu'il ne faut pas faire.

            La réduction du déficit passe par l'augmentation des impôts des riches principalement, et des économies dans certains secteurs ruineux non-indispensables. Et certainement pas dans le social.

            Qu'on se comprenne bien, je suis pour la suppression de la dette actuelle, du déficit (qui entraine l'endettement), et de la loi de 1973 (qui alourdit le coût d'un emprunt).

            • chuch_t
              chuch_t répond à Tassin
              Dépité
              • Posté à 17h06 le 16/01/2012
              • Internaute
                Dépité

              Oui moi aussi, mais j'avoue que je navigue à vue dans un domaine que je maitrise assez mal. Je ne cherche qu'à comprendre.

              • Tassin
                Tassin répond à chuch_t
                Inquiet
                • Posté à 17h17 le 16/01/2012
                • Internaute
                  Inquiet

                Ok, alors toujours se méfier des « solutions » de la mère Le Pen : « yaka supprimer la loi Rotschild, imprimer plein de billets gratuits (en francs) et le problème disparait. »

                • chuch_t
                  chuch_t répond à Tassin
                  Dépité
                  • Posté à 17h25 le 16/01/2012
                  • Internaute
                    Dépité

                  Je n'ai jamais dis cela. Je connais quand même les risque de l'inflation, mais je vois aussi le risque de laisser la création budgétaire au seules banques privées.

                  Je réagissais seulement sur le fait que l'article propose de rendre la main au banques centrales sans forcement préconiser la création massif et instantanée d'argent.

                  Je réagissais au fait que plusieurs personne crie à l'inflation et rejette en bloc l'idée de rendre du mou ou de demander à la BCE de jouer son rôle.

                  Ne t'inquiètes pas, j'ai quand même suffisamment de base pour ne pas tomber dans le panneau du front national, de l'UMP, voir même du PS.

            • Zeki
              Zeki répond à Tassin
              Curieux de tout
              • Posté à 17h37 le 16/01/2012
              • Internaute
                Curieux de tout

              J'ajoute que le dogme anti-inflationniste est fondamental dans cette affaire.

              L'inflation qui est présentée avec un utile raccourci comme « la hausse des prix » afin de sensibiliser et convaincre les plus pauvres des péquins moyens de sa nuisance et de sa dangerosité (ce qui est malhonnête étant donné l'ajustement des salaires sur l'inflation).
              Pourtant la hausse des prix absolus restent une conséquence secondaire quasi-mécanique mais aucunement la conséquence immédiate et directe de l'inflation qui est la fonte des RENTES des plus riches.

              Cette présentation tronquée de l'inflation est tout simplement fondamentale car elle a servi de prétexte à :
              -l'abandon du pouvoir régalien de la création monétaire aux intérêts privés tapis derrières le cartel des BC, la création monétaire péjorativement appelée la planche à billet bannie pour son caractère inflationniste. Lien
              -l'abandon concret de l'objectif d'un taux de chômage tendant vers zéro avec la théorie macroéconomique du NAIRU (qui afin de limiter l'inflation préconise de maintenir le chomage AU DESSUS d'un certain seuil) Lien

            • vraisvie
              vraisvie répond à Tassin
              retraité
              • Posté à 00h07 le 19/01/2012
              • Internaute
                retraité

              Je vous rappelle qu'il n'a jamais été question y compris pour les agences de notations de supprimer la dette,qui est à 85 % du PIB mais de la ramener dans les clous du traité de Maastricht à 60 % du PIB.Il y a donc un surplus de 25 % du PIB ! Sur 1700 milliards d'€ cela fait 425 milliards d'€ de trop à épurer ! Si la dette se stabilise en volume et que le PIB augmente de 2.7 % l'an ,pour un PIB de 2000 milliards d'€ actuels cela fait dans 12 ans ; (1+0.027)^12=1.3767 ; multipliée par 2000 milliards cela nous amene à un PIB de 2753 milliards.La dette restant stable à 1700 milliards d » € le ratio 1700/2750 =0.61818 soit 61.8% du PIB donc dans 12 ans soit à un poil des clous de Maastricht ; Evidemment c'est un calcul à la louche,les hypotheses sont avantageuses,2.7 % de croissance en moyenne sur 12 ans il faudra etre ingenieux pour faire ça dans un environnement trés favorable (la croissance mondiale dont il faudra que nos champions nationnaux et nos PME aillent chercher plus que maintenant) ! Vous avez compris que les choses sont plus complexes que ça ,notemment la dette possede une structure complexe et ,parrait il nous entrons dans une periode de remboursement avec des taux faibles (relativement,ouf...) ! Néanmoins,ces chiffres donnent des ordres de grandeurs qui ne serront pas si loin du réel sauf catastrophe ! Si les agences de notations voient une tendance à aller dans ce sens sans changer de cap meme si il faut un peu louvoyer en fonction des circonstances elles nous ficheront la paix ,voire pourront nous retripler en A si nous approchons fierement des 60 % espérés ! Mais la route politique et sociale serra rude ! L'enjeux des élections va se résumer au choix suivant .Comme rigueur il y aura ,il faudra choisir entre une rigueur de droite qui fait porter le trés gros de l'effort sur les classes moyennes et basses épargnant les couches sociales friquées qui votent pour eux ,ou alors une rigueur de gauche qui tenterra d'épargner ces memes couches moyennes et basses et mettre à contribution les couches les plus aisées de la population,ceux qui ,meme si la crise les touches ne changeront rien à leur niveau de vie mais économiseront moins de milliers ou de millions d'euros en fin d'années ,sans niche fiscale ,subterfuge ou stratageme pour échapper à l'impot.

        • vraisvie
          vraisvie répond à Tassin
          retraité
          • Posté à 21h56 le 18/01/2012
          • Internaute
            retraité

          Oui mais votre monnaie est bien cotée sur les marchés pas vrais ! Car pour acheter du pétrole ou autre ,il faut des dollars ,donc on va sur le marché des changes ! Comme votre monnaie serra considerée comme de la merde,personne n'en voudra,des dollars vous n'en aurez pas et du petrole non plus ! Vous avez pensé a ce coté des choses !

        8 autres commentaires
    • vraisvie
      vraisvie répond à Tassin
      retraité
      • Posté à 21h25 le 18/01/2012
      • Internaute
        retraité

      Le defaut de paiement ! Alors là les taux s'envolent et sont à deux chiffres ! Qui veut preter à un état en defaut de paiement ! On fait quoi quand on en est là ?

      • Tassin
        Tassin répond à vraisvie
        Inquiet
        • Posté à 23h37 le 18/01/2012
        • Internaute
          Inquiet

        Il faut faire en sorte de ne plus avoir à emprunter.
        Donc supprimer le déficit pour ne plus dépendre des marchés. Dans ce cas peut importe si le taux est à 60%.
        Et encore, l'histoire montre que dans une période comme la notre, c'est le 1er pays qui fait défaut qui a le plus bas taux dans les mois qui suivent, puisque finalement le risque qu'il fasse à nouveau défaut est plus bas que le risque de défaut des autres pays.

        Et pour les emprunt d'investissement (et non de fonctionnement), la solution banque nationale reste la meilleure option.

         
        • vraisvie
          vraisvie répond à Tassin
          retraité
          • Posté à 00h17 le 19/01/2012
          • Internaute
            retraité

          Alors là super ! On fait defaut ,on ne rembourse pas ,on auto-annule nos dettes puis on va voir notre banquier ,on lui dit que l'on a plus de dette puisque on c'est auto-annulé,et on lui demande, puisque on n'est plus endété de nous repreter de l'argent ,et aux meilleurs taux ! Des conneries j'en ai entendues dans ma vie mais des comme ça ,jamais............

        1 autres commentaires
    • vraisvie
      vraisvie répond à Tassin
      retraité
      • Posté à 23h02 le 18/01/2012
      • Internaute
        retraité

      L'hyper inflation c'est tuer le rentier comme disait Keynne ! Seulement nous sommes et devons rester dans une économie ouverte et d'echange dont nous avons besoin un salarié sur deux en France travaille directement ou indirectement à l'exportation (ça date un peu.....)Mais l'hyper inflation conduit à une revendication salariale juste,pour maintenir le pouvoir d'achat de chacun,qui augmentera le cout de revient et de vente,et là on risque de perdre salement des parts de marchés qui serront récupérées par les pays qui ne ferront pas d'inflation ! Au final c'est l'emploie qui est perdant !

      • Tassin
        Tassin répond à vraisvie
        Inquiet
        • Posté à 23h39 le 18/01/2012
        • Internaute
          Inquiet

        Oui. Et en plus bon courage pour négocier 20% d'augmentation par an avec votre patron.
        L'hyper inflation tue les rentiers, mais elle emporte avec elle tous les salariés dont le revenu n'est pas indexé sur le taux d'inflation. C'était le cas pour tous les salariés et pensionnaires en France avant la réforme Delors de 1983. A l'époque personne ne manifestait contre une inflation de 10% (sauf les rentiers). Aujourd'hui ça serait un désastre.

  • cousinmachin
    cousinmachin
    àlarecherchedufild'activité...
    • Posté à 12h51 le 16/01/2012
    • Internaute
      àlarecherchedufild'activité...

    Vous préconisez de refaire le plein d'un bateau déjà échoué (histoire de rester dans les métaphores maritimes).

    Sinon ce n'est pas un peu incohérent de défendre à la fois la croissance et l'écologie ?

  • pablico
    pablico
    Sudoku et Nord de face
    • Posté à 13h19 le 16/01/2012
    • Internaute
      Sudoku et Nord de face

    l'économie aussi depuis quelle est devenue mondiale (plus grand on ne peut pas tant qu'on ne s'est pas associé avec des extra terrestres) elle est gigantesque.

    il y a une force d'inertie énorme avec le gigantisme... il faut plus d'une heure pour stopper un pétrolier géant.... et le moindre accident tourne à une énorme catastrophe ! !

    c'est la même chose dans l'inertie avec leur G20 et G consorts ! !

    il faudra plus de deux-trois ans encore (cela dure depuis 2007 )

      vous parlez d'une INERTIE ! 5 ans et pas de solutions en vue

    l'économie est un bateau IVRE SANS CAPITAINE , nos dirigeants locaux et mondiaux sont des « ivrognes » d'incapacités sans pouvoirs.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 13h42 le 16/01/2012
    • Internaute
      yetiblog.org

    « Pour sortir de la crise, les Etats doivent se résoudre à monétiser la dette »

    Idiot.

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à Le Yéti
      sociopathe
      • Posté à 22h44 le 16/01/2012
      • Internaute
        sociopathe

      Tu crains la concurrence (libre et non faussee) ?

    • alankin
      alankin répond à Le Yéti
      peu importe
      • Posté à 11h05 le 17/01/2012
      • Internaute
        peu importe

      on apprécie une fois de plus l'argumentaire du Yeti... : )

  • phil135
    phil135
    normal
    • Posté à 13h42 le 16/01/2012
    • normal

    S&P elle-même explique que la rigueur à tout crin n'est pas une solution d'avenir.

    l'hyper-inflation ... on n'y est pas du tout.
    dans les années 1930, l'hyper-inflation a été le résultat de mesures de relance excessives car désespérées, après que les plans de rigueur aient échoués

    mieux vaut fabriquer une quantité de monnaie modérée quand la situation permet encore de le faire calmement qu'attendre le point insupportable.

    l'euro est sur-évalué de 25 à 30 % par rapport au dollars.
    si on fabrique 25% de masse monétaire en plus, ça épongera les dettes, donnera du mou pour investir (des investissements utiles pour l'avenir svp), on pourrait aussi alléger la dette des particuliers ....
    plein d'avantages si c'est fait de façon maitrisée

    ça ne dispense pas les états de remettre leur fonctionnement au carré, mais ça permet de terminer le passé.

    évidement, dans une logique de rentier du patrimoine c'est moyen moyen.
    mais je croyais qu'il fallait valoriser le travail ?

    • alankin
      alankin répond à phil135
      peu importe
      • Posté à 11h10 le 17/01/2012
      • Internaute
        peu importe

      de toute façon :
      - la grèce va faire défaut cette année
      - l'Espagne risque d'avoir cette année un déficit de 16% car les régions sont en impayés.
      - le Portugal replonge en récession.
      En france on doit renouveler plus de 200MDE en taux à 10 ans et on risque de ne pas avoir d'offre de crédit, les prêteurs disant que, la Zone Euro naviguant à vue, on ne prête pas.
      La politique de la BCE changera par la force des choses, sauf que, pour ne pas l'avoir fait plus tôt, cela nous aura coûté des 100 aines de milliards.

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 14h23 le 16/01/2012
    • Internaute
      1ère version

    Encore un ex-banquier et sénateur de surcroit, qui vient nous dire comment sortir de la crise. C'est monsieur le grand Yaka qui arrive après le séisme pour dire comment soigner les morts. Encore un expert politique et financier, en plus, qui n'a pas vu venir la crise des Subprimes et qui a une solution pour résoudre le problème de la récession.

    La Bce n'a qu'à prêter de l'argent aux Etats ! C'est tout simple il fallait y penser. On voit là tout le génie socialiste. 5 % du Pib pendant 10 % (à quel taux ? ) suffirait à désendetter la France. Ah, ben non, il ne parle pas de désendettement. Il propose que la Bce prête à la France pour investir en Europe ! Ahahah ! Qu'il est drôle ! Comme si on ne payait pas assez de contribution européenne. Monsieur Berson, on est déjà le 2è contributeur.

    En fait, monsieur Berson en a rien à faire de la crise française, c'est un mondialiste qui milite pour une globalisation des dettes européennes. Mettons nos dettes en commun et finançons l'UE.

    Enfin, il est d'autant plus rigolo que Merkel et Sarkozy, ont déjà demandé à la Bce de les aider. Elle leur a déjà répondu d'aller se faire voir chez les grecs ! L'indépendance de la Bce est inscrite dans le traité de Lisbonne que monsieur Berson et ses amis socialistes ont approuvé.

    Monsieur Berson doit avoir beaucoup d'humour, selon sa fiche Wikipedia, il aurait été expulsé du Ps en septembre dernier pour avoir participé à une fronde pendant les élections sénatoriales.

    Yaka supprimer le sénat. Il coûte cher et ne sert à rien.

  • Autist Reading
    Autist Reading
    Plus fort que Brogilo
    • Posté à 14h54 le 16/01/2012
    • Internaute
      Plus fort que Brogilo

    Comment pourrait-on budgetisé le remboursement de la dette, alors que la dette est à taux variable ?

    Si ça se trouve, demain les banques vont décréter qu'on leur doit 400% d'intérêts.

    La seule solution pour résoudre la crise de la dette, c'est de dire aux banques : « On vous a déjà remboursé le capital, vous direz à vos actionnaires qu'il n'y aura plus d'intérêt. Vous vous êtes bien gavé, maintenant c'est fini. »

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à Autist Reading
      Dans le brouillard
      • Posté à 19h23 le 16/01/2012
      • Dans le brouillard

      Pas faux

    • alankin
      alankin répond à Autist Reading
      peu importe
      • Posté à 11h15 le 17/01/2012
      • Internaute
        peu importe

      ça s'appelle se mettre en défaut, donc, si on le fait, il faudra trouver de l'argent en dehors des marchés. pour l'instant la France emprunte à 10 ans à plus de 3%, autant dire un désastre.(1,7% en Allemagne)
      à 82% du PIB de dette, un point de plus coûte 0,82 point de croissance...pour vous dire l'ampleur du désastre... quand on a une dette à 60% du PIB on peut emprunter sur les marchés, quand on est à 82% on ne peut plus..

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