Free donne le tournis avec son forfait 19,99 euros tout illimité
Après un mois d’un exercice de communication parfaitement maîtrisé, Free a annoncé les tarifs de son offre mobile.
Il proposera deux forfaits :
- le premier, standard, proposera SMS, appels (France et international) et Internet illimités pour 19,99 euros par mois, sans aucun engagement. Ce forfait sera proposé à 15,99 euros pour les abonnés Freebox.
Internet ne sera bridé qu’à partir de 3 Go (contre 500 Mo ou 1 Go chez les autres opérateurs). Xavier Niel a également évoqué un partenariat inédit avec Apple et a annoncé proposer l’iPhone 4S à 1 euro ;
- le second, à 2 euros par mois, pour 60 minutes de communication et 60 SMS. Ce forfait est proposé gratuitement pour les abonnés à la Freebox.
L’objectif : que l’illimité devienne la « règle classique ». Xavier Niel a notamment jugé « scandaleux » les tarifs appliqués « aux plus démunis ». Xavier Niel :
« On vous presse comme des citrons, on pousse le système à bout ! [...] Si vous ne venez pas chez nous, vous êtes des pigeons. [...] Le 10 janvier c’est votre libération, la fin du carcan dans lequel on vous a enchaîné. »
Une communication à 8 millions d’euros
Xavier Niel n’est pas Steve Jobs. Pourtant, pour la phase de lancement de son service mobile, il a usé des mêmes ficelles : communiquer peu pour faire parler beaucoup.
Tout commence le 13 décembre, quelques heures avant que le régulateur des télécoms ne donne publiquement son feu vert au lancement de Free mobile, dans un tweet :
« La fusée est sur le pas de tir. »
Suivi par un autre, lundi, où le patron de Free a reproduit des vers de Paul Verlaine, utilisés pour annoncer le débarquement de 1944 :
« Les sanglots longs des violons de l’automne bercent [sic] mon cœur d’une langueur monotone. »
Entre les deux, un véritable jeu de piste sur le site mobile.free.fr et l’intervention d’une improbable « mamie du Cantal “. Résultat ? Des centaines d’articles (dont certains publiés ici), avant même toute information.
Le dirigeant d’une agence de pub a chiffré pour La Tribune à 8 millions d’euros le coût d’une telle campagne.
Un marché difficile à aborder
Ce mardi matin, dans son édito, Dominique Seux évoquait sur France Inter un marché ‘bouché’ pour le nouvel entrant : 85% des Français sont déjà équipés d’un téléphone mobile et on compte d’ores et déjà 67 millions de lignes ouvertes.
Des concurrents assaillis
Les internautes font le siège des pages Facebook des opérateurs de mobile (Orange, SFR, Bouygues) pour demander un geste commercial ou la marche à suivre pour une résiliation. Certains (Orange et SFR) ont même désactivé l’accès à leurs ‘murs’, afin de limiter l’afflux de messages.
Ce matin, les services de résiliation de SFR et de Bouygues étaient injoignables. Celui de Orange (inaccessible sur Internet) nous a expliqué qu’aucune nouvelle offre n’était pour le moment prévue.
Le service de résiliation de Virgin mobile croulait sous les appels. Le site Numerama s’est procuré un enregistrement en attestant.
Interrogé par LePoint.fr, le directeur marketing de SFR a exclu toute baisse de prix à court-terme. ‘Notre métier, ce n’est pas seulement des tarifs’ a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le site mobile.free.fr est désormais fonctionnel et on peut y trouver les conditions générales d’abonnements et les tarifs (ci-dessus).
-
Sur Rue89Téléphonie : l'habile stratégie pub de l'entreprise-dont-on-taira-le-nom -
Sur Rue89Téléphonie : pas de cadeau pour le petit nouveau Free mobile -
Sur Rue89La « mamie du Cantal » geek de Free mobile, un ovni sociologique - Sur lemonde.frLa leçon de communication de Xavier Niel
- Sur quoi.infoPourrez-vous quitter votre opérateur pour Free mobile ?
- 96528 visites
- 358 réactions


























bugmenot.com/view/rue89.com
bugmenot.com/view/rue89.com
L’anti Apple, faut pas déconner. Free est une machine à fric comme les autres et s’il faut s’allier à Apple pour vendre des iPhones et ben ils le font, la preuve... c’est la loi du marché.
Maintenant, effectivement Free est historiquement un fournisseur d’accès à internet contrairement aux autres donc oui ils savent un peu ce que c’est qu’un internet libre et neutre ; ils ont donc certaines « valeurs » mais ça ne les empêche pas de délocaliser leur assistance téléphonique pour le plus grand « bonheur » de leurs clients... [ironie entre guillemets]




Partager