La SNCF propose de reclasser les salariés de SeaFrance, oui mais...
Alors que la CFDT de SeaFrance a refusé la solution proposée par Nicolas Sarkozy, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, maison-mère de SeaFrance, propose, lui, de reprendre les 880 salariés de la compagnie transmanche « sans une seule journée de chômage ».
Lors d’une rencontre avec la presse, il a réitéré une proposition qu’il dit avoir déjà faite plusieurs fois, mais qui comporte plusieurs bémols :
- Seuls un « petit nombre » pourront retrouver un emploi dans la région de Calais,
- Les emplois proposés ne seront « pas dans les mêmes métiers »,
- Certains pourraient devenir chauffeurs d’autocar puisque la compagnie ferroviaire prévoit de développer des trajets longue distance.
Les centaines d’emplois induits par la société dans la région risquent donc, eux, de disparaître.
« Du grand n’importe quoi »
Sur France Info, le secrétaire du comité d’entreprise de SeaFrance, Eric Vercoutre a déjà qualifié cette proposition de « grand n’importe quoi » :
Sur le premier plan social, il rappelle que « trois cents personne sont aux prud’hommes » avec la SNCF, et il voit mal des salariés âgés déménager pour démarrer une autre carrière.
La solution de Guillaume Pépy est plus économique que celle qui était envisagée depuis le début de la semaine : le versement d’indemnités de licenciement exceptionnelles de 50 ou 60 000 euros censées permettre le lancement de la société coopérative ouvrière de production (Scop).
La CFDT de SeaFrance a de toutes façon rejeté lundi l’offre du président (les salariés auraient loué les bateaux à la SNCF), qui comportait selon eux une « insécurité juridique ».
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Sur Rue89SeaFrance, coup de poker de Sarkozy
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Le syndicalisme dans la dérive idéologique !
Bon nombre de société depuis environ 30 ans externalise certaines dépenses et loue leur parc auto (camion, bus, voiture...) ! Ils seront ravis de savoir que selon l’expertise de la CFDT on leur prédit une « instabilité juridique ».
Le syndicalisme se cantonne à demander du fric sans le moindre effort. Les syndicats savent que le boulot d’entrepreneur est à risque, mais apparemment les risques sont pour les autres. Bon nombre de personne sur ce site nous vente les biens faits des coopératives, ils seraient tant de développer votre argumentaire face à la CFDT !
Il est dingue qu’en France les syndicats fassent capoter deux offres de reprise. Il aurait été plus juste d’avoir l’avis du tribunal de commerce.
Il faudrait expliquer aux syndicats que la vie d’une entreprise n’est pas un long fleuve tranquille et éternel ! Il est bien facile de taper sur la tête des chefs d’entreprise, il est un peu moins évident d’en prendre la place.
De toute façon ce qui m’aura le plus choqué dans cette crise c’est que les syndicats depuis 2008 n’ont jamais été capable de faire une grève générale devant les banques, seul fautifs. Parce que ce ne sont pas les PME et les artisans qui ont créés cette crise, mais c’est bien contre eux que l’on fait la grève !




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