Les initiés 18/12/2011 à 19h27

Qui sont les personnes derrière les « triple A » ?

Alexis Buisson | Journaliste

On aimerait croire que les analystes à l’origine de la notation des dettes souveraines sont des monstres sans cœur. Et si cela n’était pas le cas ?


Des hommes portant des masques (Photography King/CC)

« Des gens intelligents dans une culture d’entreprise merdique. »

Un employé de hedge fund, qui a souhaité rester anonyme, ne mâche pas ses mots pour décrire les analystes de Moody’s. Impossible de vérifier cette affirmation, l’agence de notation ayant refusé nos demandes d’entretiens. Sans surprise.

Qui sont donc ces analystes secrets qui ont le pouvoir, par simple communiqué, de mettre des gouvernements sens dessus dessous ? Eh bien, si l’on en croit une demi-douzaine d’entretiens anonymes avec d’anciens employés de Moody’s, des gens ordinaires qui ont des envies… ordinaires, bien loin des fantasmes de la presse.

Un d’eux prétend qu’avant la crise, on choisissait de travailler à Moody’s parce que la compagnie offrait un environnement de travail confortable, pas trop mal rémunéré et relativement stable, parfaitement « adapté à ceux qui voulaient aller à l’opéra à 20h ». Pepère quoi.

D’autres décrivent un job peu « glamour ». Rien à voir avec le train de vie de ces traders flambeurs de Wall Street. Un ancien de la division de finance structurée va même jusqu’à comparer la compagnie à – tenez-vous bien – l’« IRS », l’équivalent américain de notre bon vieux trésor public, pour son organisation hiérarchique et son image vieillotte.

« Imaginez la tête de votre maman quand vous lui dites que vous avez trouvé un travail aux impôts ! Moody’s, c’est pareil », s’exclame cet ancien, qui conseillait aux analystes « junior » de privilégier les « hedge funds » ou les grandes banques s’ils voulaient gagner leur vie. « Ce n’est pas un endroit où l’on reste toute sa vie. »

Les intellos de la notation

Moody’s est un mastodonte de 4900 employés dans le monde, dont 1093 analystes. Le service des investisseurs de l’entreprise est divisé en plusieurs entités qui offrent chacune des services de notation divers à destination des entreprises et des banques.

Son « sovereign risk unit », la cellule qui traite les demandes de notation d’entités publiques, aurait plus de 860 000 dossiers de dettes municipales et nationales en cours de traitement selon l’agence de presse Reuters. Une activité lucrative si l’on en croit le Washington Post qui chiffrait à jusqu’à 220.000 dollars le montant d’un service de notation, dans un article publié en 2004

Nos faiseurs de rois n’ont beau être qu’une petite quarantaine derrière les imposants murs du quartier général de l’agence, à quelques pas d’un Ground Zero en chantier, ils occupent néanmoins une place bien à part dans l’agence.

Tout d’abord parce qu’ils incarnent l’activité historique de Moody’s et l’exigence d’intégrité que l’entreprise promet à ses clients depuis sa naissance en 1909. Ensuite, parce que cette unité très spéciale serait composée de vétérans du « risque-pays » qui partagent le point commun d’avoir parcouru le monde à la différence de leurs collègues des autres divisions, pour rencontrer leurs clients et se familiariser avec la culture et les traditions de leur pays.

Historiquement, l’unité s’est distinguée par la « diversité » de son recrutement. A sa création en septembre 1985, à la suite d’une restructuration des services de notation après le fiasco de la crise vénézuélienne de 1983 – Moody’s avait accordé un triple A au pays alors qu’il était en défaut de paiement – elle comprenait aussi bien des banquiers que des économistes, multilingues, issus de grandes universités nord-américaines.

Les plus âgés d’entre eux avaient travaillé dans le secteur bancaire ou dans les institutions internationales, type Fonds monétaire international, pendant la crise de la dette latino-américaine des années 70 et 80. Parmi les managers, on comptait un Américain diplômé d’économie internationale à Georgetown et à l’université McGill de Montréal, un ancien de la banque de France et du FMl et un Mexicain diplômé de l’université de San Diego en Californie. L’actuel directeur de l’unité, Bart Oosterveld, est Hollandais et a étudié à l’université de Columbia à New York.

Passion et émotion pour convaincre

L’interaction de ces profils aurait donné lieu, pour ceux qui ont travaillé au sein de l’unité, à un environnement particulièrement stimulant sur le plan intellectuel pour une division d’une grande institution financière. Vincent Truglia, qui a dirigé l’unité de 1992 à 2007, se souvient de confrontations de points de vue et d’échanges d’expérience « passionnés » et « émotionnels » lors des comités de notation au cours desquels l’auteur de l’analyse doit « convaincre » ses pairs de son bien fondé.

Ces débats étaient d’autant plus chauds que « jusqu’en 2003-2004 » la promotion interne n’existait presque pas au sein de la petite unité, poursuit Truglia. Ce qui signifiait que les managers étaient recrutés à l’extérieur de l’entreprise pour favoriser l’expression d’opinions diverses et que les analystes « junior » pouvaient avoir jusqu’à « 10-15 » ans d’expérience au sein de Moody’s. Rare dans le monde fluctuant de la finance.

Aujourd’hui associé dans une firme de gestion d’actifs, Truglia insiste sur l’indépendance de son unité : seuls les analystes décidaient de la note finale, assure-t-il, tout simplement parce que la batterie de paramètres, financiers, politiques, institutionnels et économiques qui fondait leur décision, était trop complexe pour des cerveaux extérieurs au groupe.

Il raconte par exemple que quand un dirigeant sud-américain dont le pays venait d’être noté s’est adressé au PDG de l’époque John Rutherfurd pour plus d’informations, celui-ci lui a répondu :

« Je suis l’administration de l’hôpital, adressez-vous aux médecins ».

Pour ces « médecins », la fierté de l’analyste ne venait pas de l’argent engrangé pour la notation, poursuit-il, mais de la finesse de l’analyse :

« Nous voyions notre travail comme une combinaison de commercial, car nous travaillions pour une firme financière, et d’académique. Les employés se voyaient comme des universitaires. Lors de nos débats en comité de notation, les analystes rappelaient souvent à leur collègues des positions qu’ils avaient défendues il y a cinq ans ».

Matheux contre académiciens

Il est difficile de dire si cette sous culture au sein de Moody’s perdure dans ce monde post-crise dans lequel la crédibilité des agences de notation est fragilisée.

En tout cas, un changement est intervenu en 2000, quand, pressé par ses clients et la « Securities and exchange comission » (SEC), l’organisme américain de contrôle des marchés financiers, Moody’s s’est lancé dans une initiative de mathématisation accrue de ses modèles de notation afin de les rendre plus transparents et objectifs. Dans une interview récente, l’ancien dirigeant de l’unité David Levey a dit avoir « résisté » à cette évolution, préférant l’approche « pluridisciplinaire, hautement qualitative » qui avait été pratiquée jusqu’alors.

Cet effort de mathématisation a entraîné ce que la presse a vu comme des « couacs » de notation. En 2007, un nouveau modèle appelé « Joint Default Analysis », censé intégrer dans le calcul de la note la capacité d’un gouvernement à soutenir financièrement une banque en difficulté, a artificiellement gonflé le niveau de certaines notes. Le modèle a été revu et corrigé depuis.

Pour Kevin Selig, un analyste auteur d’une étude de cas sur la crise et les agences de notation :

« Il ne fait aucun doute que les employés d’agences de notation sont incroyablement intelligents. La complexité des modèles avec lesquels ils travaillent est impressionnante (…) Ces “ smart guys ” ont juste été rattrapés par un business, la notation de crédit, pressé de toute part pour changer ses standards. »

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  • Maxmaxence
    Maxmaxence
    Etudiant
    • Posté à 19h42 le 18/12/2011
    • Internaute 120649
      Etudiant

    Quand on voit le niveau en « culture économique » des étudiants sortant des plus grandes universités françaises, on se dit que les pays se faisant évaluer par des matheux sans âme ont du souci à se faire...

    • Zeki
      Zeki répond à Maxmaxence
      Curieux de tout
      • Posté à 16h37 le 19/12/2011
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      Pas que des universités, des grandes écoles également...
      Je ferraillais il y a presque 4 ans contre des amis jeunes diplomés issus d’écoles prestigieuses parisiennes sur la question de la dette publique et plus précisément de la confiscation anti-démocratique du pouvoir régalien de création monétaire par les technocrates européistes.
      Et bien figurez vous que rien n’y faisait comme des petits bien entrainés, ils me répétaient le laius de leur professeur sur « la bonne et la mauvaise dette » et incapable de comprendre le problème particulier que je soulevais. Il y en a même eu un pour me dire que tout roulait que l’on réduisait même la dette !
      Ayant internet à disposition, je lui ai montré l’énormité de ses propos, cruel aveu d’ignorance, mais pire ils se sont tous entêtés à défendre aveuglément un système qui les broiera indistinctement de la masse.
      AUCUN n’a jugé utile d’en discuter par la suite comme aucun n’a voulu lire les ouvrages que je proposait volontiers.
      J’en fréquente encore quelque uns qu’il faut voir actuellement s’étendre sur la question, en répétant cette fois ci le nouveau discours dominant : les agences de notations (le thermomètre corrompu par la technique des portes tournantes) ou les fraudeurs au fisc grec dont il faut se débarrasser (la goutte d’eau qui ne fait même pas déborder un vase plein de confiance volée) ou fraudeurs à l’aide sociale française.
      Je vous laisse imaginer leurs réactions aux propos de caroll quigley :
      « Les puissances du capitalisme financier avaient un autre but lointain, rien de moins que créer un système mondial de contrôle financier privé capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble. Ce système devait être contrôlé d’une façon féodale par les banques centrales du monde agissant au concert, selon des accords secrets, obtenus lors de réunions privées fréquentes et des conférences. L’apex du système était la Banque des règlements internationaux à Bâle [BIS], la Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales qui étaient elles mêmes des sociétés privées. La croissance de capitalisme financier a rendu possible une centralisation du contrôle économique mondial et l’utilisation de ce pouvoir(puissance) pour le bénéfice direct de financiers ou pour porter atteinte aux autres groupes économiques. »

      • Lionel06
        Lionel06 répond à Zeki
        Minoritophile et alter-natif
        • Posté à 17h05 le 19/12/2011
        • Internaute 30683
          Minoritophile et alter-natif

        En complément de ce que vous écrivez et de ce documentaire, on pourra (re-)écouter les deux récentes émissions de Daniel Mermet consacrée à la dette :

        La dette ou la vie ! (I) : Lien
        La dette ou la vie ! (II) : Lien

         
        • Zeki
          Zeki répond à Lionel06
          Curieux de tout
          • Posté à 01h16 le 20/12/2011
          • Internaute 64085
            Curieux de tout

          ¥€$, Mermet fait du très bon boulot sur la crise de la dette... (un peu tard certes mais du bon boulot).

        1 autres commentaires
      • zorbeck
        zorbeck répond à Zeki
        • Posté à 11h30 le 20/12/2011
        • Internaute 9110

        Des théories monétaires il y n a plus qu’une. et sans même savoir laquelle vous ou vos adversaires défendiez, il sera toujours possible de trouver un prix Nobel d’économie qui prônera le contraire sur internet....

        Maintenant juste une remarque sur le « contrôle financier privé capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble » et des accords secrets qui vont avec.

        C’est un peu court, car s’il est indéniable que des acteurs privés ont l’influence que vous leur donnez, il est tout aussi vrai qu’aucun n’en a le contrôle, ce qui pose au moins autant de problèmes que s’ils l’avaient réellement (ce que tous les complotistes de France et de Navarre ignorent superbement)

        Aucun Etat, ni aucun acteur privé de la finance, n’est capable aujourd’hui d’une évaluation claire de son exposition aux produits dérivés pour la simple raison qu’au minimum 95% (chiffre communément admis) de ces derniers s’échangent de gré à gré, cad en dehors des bourses régulées et hors bilan, donc précisément en dehors de toute possibilité de contrôle, étatique ou privé. Cette énormité constitutive renforce à la fois l’incertitude ET l’influence des gros acteurs privés mais en aucun cas ne leur donne un contrôle total de la situation. Exemple concret : Paulson a du être nommé au trésor US pour pouvoir sauver G.S. (via AIG), ce qui veut bien dire que le pouvoir de G.S. s’est arrêté là où ce lui de l’Etat commence. Le scandale ici, qu’on peut résumer par les noms de Bush et Paulson, vient de ce qu’aucune prise de contrôle n’a été exigée par l’Etat en contrepartie (comme p. ex. une régulation des produits dérivés l’aurait permis). Bref, voir dans tout ce marigot une centralisation du contrôle économique est un peu court, dans ce qui n’est qu’un mécanisme de privatisation des profits et de socialisation des pertes, avec l’aide de l’Etat et hors tout contrôle précisément...

         
        • Zeki
          Zeki répond à zorbeck
          Curieux de tout
          • Posté à 00h03 le 21/12/2011
          • Internaute 64085
            Curieux de tout

          « C’est un peu court, car s’il est indéniable que des acteurs privés ont l’influence que vous leur donnez, il est tout aussi vrai qu’aucun n’en a le contrôle, ce qui pose au moins autant de problèmes que s’ils l’avaient réellement (ce que tous les complotistes de France et de Navarre ignorent superbement) “
          Quigley sait exactement ce qu’il écrivait. Il n’a jamais été question dans son ouvrage, tragedy and hope, ni dans mes commentaires d’un acteur unique qui tiendrait le monde dans sa paume. Il est et il a toujours été question d’un groupe hétérogène dont les membres sont souvent concurrents voire rivaux, n’obéissant pas aveuglément aux leaders. La ‘society of the elect’ de cecil rhodes, mère du milner group (mère du RIIA, du CFR, du Bilderberg etc) avait d’ailleurs une direction collégiale, un triumvirat composé de Rhodes, Stead et le vicomte Eschel (rothschild étant sucesseur).

          -‘Aucun Etat, ni aucun acteur privé de la finance, n’est capable aujourd’hui d’une évaluation claire de son exposition aux produits dérivés pour la simple raison qu’au minimum 95% (chiffre communément admis) de ces derniers s’échangent de gré à gré, cad en dehors des bourses régulées et hors bilan, donc précisément en dehors de toute possibilité de contrôle, étatique ou privé.’
          Votre démonstration sur les produits dérivés témoignent du fait que vous ne parlez pas, mais alors pas du tout, de ce dont parle quigley. Il n’est pas question de contrôle des magouilles escroqueries et manigances qui font la bourse, mais des monnaies et des banques centrales ! On ne parle pas des enfants qui jouent dans le bac à sable mais de ceux qui vendent du sable à prix d’or et avec lequel les premiers s’amusent.

          -‘Exemple concret : Paulson a du être nommé au trésor US pour pouvoir sauver G.S. (via AIG), ce qui veut bien dire que le pouvoir de G.S. s’est arrêté là où ce lui de l’Etat commence.’
          Réfléchissez 2 minutes... le pouvoir de nommer le décideur est il plus ou moins important que le pouvoir du décideur ?

          -‘Le scandale ici, qu’on peut résumer par les noms de Bush et Paulson, vient de ce qu’aucune prise de contrôle n’a été exigée par l’Etat en contrepartie (comme p. ex. une régulation des produits dérivés l’aurait permis).’
          Le scandale ici se résume en un unique mot : corruption ?
          Corruption réalisée avec la technique des portes tournantes :

          -Robert Zoellick – United States Trade Representative (2001–2005), Deputy Secretary of State (2005–2006), World Bank President
          -William C. Dudley – President of the Federal Reserve Bank of New York
          -Henry Paulson – Former United States Secretary of the Treasury (2006–2009)
          -Henry H. Fowler – Former United States Secretary of the Treasury (1965–1969)
          -Mark Patterson ( ?) - chief of staff to Treasury Secretary Timothy Geithner
          - Robert Rubin – Former United States Treasury Secretary, ex-Chairman of Citigroup
          -Robert Steel – Former Chairman and President, Wachovia
          -John Thain – Former Chairman and CEO, Merrill Lynch, and former chairman of the NYSE
          -Jon Corzine – CEO of MF Global, Inc., former Governor of New Jersey (2006–2010)
          -Bradley Abelow – Former Chief of Staff and Treasurer of New Jersey under Jon Corzine
          -Joshua Bolten – Former White House Chief of Staff
          Reuben Jeffery III – Under Secretary of State for Economic, Business, and Agricultural Affairs (2007– )
          -Neel Kashkari – Former Assistant Secretary of the Treasury for Financial Stability
          -Mark Carney – Governor of the Bank of Canada
          -Michael Cohrs – Member of Court and the Financial Policy Committee at the Bank of England
          -Olusegun Olutoyin Aganga – Former Nigerian Finance Minister, current Nigerian Minister for Trade and Investments

          Mais surtout :
          -Mario Draghi – Governor of the European Central Bank (2011–present)
          -Romano Prodi – Prime Minister of Italy (1996–1998, 2006–2008) and President of the European Commission (1999–2004)
          -Mario Monti – Prime Minister of Italy and Minister of Economy and Finance since November 2011
          -Petros Christodoulou, head of Greece’s debt management agency
          -Otmar Issing, former board member of the Bundesbank and the Executive Board of the European Bank
          -Antonio Borges, formerly head of the IMF’s European Department is a former vice chairman of Goldman Sachs International
          -Peter Sutherland, former Attorney General of Ireland is a non-executive director of Goldman Sachs International.
          -Karel van Miert, former EU Competition Commissioner is an ex-international adviser to Goldman Sachs.[
          -Massimo Tononi – Italian deputy treasury chief (2006–2008)[154]
          -Malcolm Turnbull – Australian politician, former federal leader of the Liberal Party of Australia

          Mais venant de l’entreprise qui a sponsorisé le plus la ‘washington machine’, Obama, devons nous être surpris ?

          -‘Bref, voir dans tout ce marigot une centralisation du contrôle économique est un peu court, dans ce qui n’est qu’un mécanisme de privatisation des profits et de socialisation des pertes, avec l’aide de l’Etat et hors tout contrôle précisément...’
          Non c’est vous qui n’ayant pas compris ce dont il est question faites une confusion fondamentale. Le marigot dont vous parlez et qui existe relève des dérives classiques du capitalisme boursier (cacher ses pertes puis les nationaliser), mais la crise de la dette d’états sensés être souverains relève de la volonté d’inféoder les états aux banques centrales... ce sont deux problèmes distincts aux conséquences incomparables. La faillite d’ENRON ou de Lehman n’est rien comparé la faillite des états... pourtant indispensable à la poursuite de leur agenda globalisateur.

          • zorbeck
            zorbeck répond à Zeki
            • Posté à 07h46 le 21/12/2011
            • Internaute 9110

            Debat interressant, j’aurais bien aimé avoir davantage de temps à y consacrer.

            Vous avez tort à mes yeux de ramener tout le debat à celui de l’independance de la banque centrale, et négligez d’un revers un aspect fondamental à mes yeux qui est celui du controle des produits dérivés, ou plutot de son absence.

            Quand vous affirmez « Il n’est pas question de contrôle des magouilles escroqueries et manigances qui font la bourse, mais des monnaies et des banques centrales ! “ vous vous trompez parce que précisément l’échange de l’immense majorité des produits dérivés se fait hors bourse, hors bilan et hors tout controle, et influence tout le reste, y compris les banques centrales.

            Renseignez-vous sur la question et on en reparle, les montants estimés par la BIS représentent des sommes faramineuses, même à l’échelle de banques centrales : ‘Reporting of OTC amounts are difficult because trades can occur in private, without activity being visible on any exchange. According to the Bank for International Settlements, the total outstanding notional amount is US$708 trillion (as of June 2011).[14] Of this total notional amount, 67% are interest rate contracts, 8% are credit default swaps (CDS), 9% are foreign exchange contracts, 2% are commodity contracts, 1% are equity contracts, and 12% are other. Because OTC derivatives are not traded on an exchange, there is no central counter-party..(wikipedia)

            Je ne pretends pas que le role des banques centrales est négligeable, je dis seulement que le coeur de la speculation mondiale ne reside pas dans les banques centrales mais dans le commerce des produits derivés et que celui-ci, fondamentalement destabilisateur pour l’economie réelle, echappe à tout controle, independemment de telle ou telle politique monetaire pronée par telle ou telle banque centrale.

            D’ailleurs, un controle politique (comme vous semblez le souhaiter) d’une banque centrale ne pourra rien faire contre le casino des produits dérivés si ceux-ci ne sont pas sous controle, c’est ce que vous oubliez dans votre demonstration.

            Quant aux faillites d’Enron, de Lehman ou potentiellement des grosses banques gavées de produits dérivés, ce sont bien elles qui sont à la source des faillites des Etats...

            • Zeki
              Zeki répond à zorbeck
              Curieux de tout
              • Posté à 16h42 le 21/12/2011
              • Internaute 64085
                Curieux de tout

              Les deux critiques coexistent et ne sont pas contradictoires : la critique de la dérive devenue norme de la spéculation mondiale, que je partage totalement, et la critique de la spéculation sur le porte-monnaie des états, c’est à dire leurs dettes.
              Mon propos est qu’en vertu de l’histoire économique de la France, les conséquences négatives d’un krach ne devraient que peu concerner les français (hormis, les actifs licenciés et les investisseurs) en tout depuis que les représentants du peuples français avaient décider de se réapproprier ce pouvoir à partir de 1936 en reprenant un contrôle puis nationalisant la banque de france après la guerre. Mais que la perte de confiance dans leur capacité de rembourser aux créanciers privés leur dette conduit à une hausse des intérêts et à terme à PAYER LA DETTE EN ACQUIS ET PROGRES SOCIAUX !

              La corruption fonctionne avec les pots-de-vin.. Ce système néo-libéral n’aurait pas pu autant pervertir ou détourner le système capitaliste sans les montants astronomiques et les circuits opaques permettant de nourrir une famille de banquier pendant15 minutes (ou un village de somaliens pendant 2 semaines) avec de toutes petites commissions.
              A la bourse la banque est toujours gagnante, et les jetons joués sont achetés au cartel. En effet, selon la volonté de ce réseau ces jetons, ou « l’argent », ne devait plus être corrélé à une ressource limitée comme l’or pour pouvoir être joué de façon quasi-illimitée en bourse, multiplié comme des petits pains puis changé en or avec la pierre philosophale qui est en fait l’ignorance de la masse. Et il fallait pouvoir inventer de l’argent à foison sur la base de la confiance dans la capacité de remboursement de l’emprunteur afin de poursuivre cette révolution par le haut. Les dirigeants occidentaux gavés de prêts (et avec de la propagande et la classique corruption des élites : politique, presse et intellos sponsorisés sans oublier quelques bombes et assassinats perpétrés par les stay-behind) ont pu garder leur troupeau loin des aspirations progressistes sociales et leur faire gouter la vie à crédit, indispensable pour enrayer toute velléité de révolution par le bas. Maintenant que nos états occidentaux sont au bord du gouffre financier (les gestions budgétaires nationnales étant la seule explication avancée pour la crise), la prochaine étape s’impose, qui selon leur volonté séculaire doit aboutir à un système financier encore plus cadenassé et global comme cette idée bien fasciste de gouvernement de techniciens en italie voire de gouvernement économique européen.

              La BIS, la banque centrale des banques centrales (ou clearstream, la banque des banques,) plus que son évaluation du marché des produits dérivés, est intéressante pour l’influence que ses actionnaires -le cartel des banques privées- ont exercé ou rendu possible sur la sphère politique, orientant le monde depuis des décennies.
              Je me suis déjà longtemps étendu sur le financement de la destruction de l’europe, du IIIème reich et des autres régimes fascisés instruments des négociants et banquiers -et même fait sucrer mes commentaires par une modération qui a des problèmes avec les faits- et encore plus sur le financement de la reconstruction, le nouvel ordre européen des fascistes fruit de la synarchie européenne franco-germanique ralliant sa rivale anglophile à partir de 41-42 à base de dollar (financement et organisation du mouvement fédéraliste européen)... simple application la logique millénaire ordo ab chaos théorisée par Naomi Klein comme « la stratégie du choc ».

              « Je ne pretends pas que le role des banques centrales est négligeable, je dis seulement que le coeur de la speculation mondiale ne reside pas dans les banques centrales mais dans le commerce des produits derivés et que celui-ci, fondamentalement destabilisateur pour l’economie réelle, echappe à tout controle, independemment de telle ou telle politique monetaire pronée par telle ou telle banque centrale. »
              Je ne conteste pas votre critique du capitalisme financier opaque et autonomisé, mais lui au moins nous laisse la liberté (d’où le terme libéralisme) d’investir les jetons des banquiers centraux dans ces enfumages... ou pas.
              En plus pour pouvoir jouer à la bourse il faut qu’à un moment où à un autre des jetons aient été achetés à ce cartel des banques centrales.... payant les intérêts aux rentiers et les commissions aux banquiers.

              « D’ailleurs, un controle politique (comme vous semblez le souhaiter) d’une banque centrale ne pourra rien faire contre le casino des produits dérivés si ceux-ci ne sont pas sous controle, c’est ce que vous oubliez dans votre demonstration. “
              -En effet, et je ne l’oublie pas, contre le casino des produits nous ne pouvons pas faire grand chose. Mais nous pouvons également éviter comme la peste de financer les services sociaux et vitaux, minimum syndical de la dignité humaine, avec la roulette du casino des marchés. Les réformes néo-libérales contemporaines c’est à dire les privatisations, introduisent ces risques issus de cerveaux cupides dans la vie de simples citoyens qui n’imaginent pas leur destin, rassurés par de serviles journalistes.
              -pas de contrôle politique, que nous avons déjà et dont les employés des banquiers choisissent de na ps faire usage, mais de contrôle DÉMOCRATIQUE ! Que nous n’avons plus depuis des décennies sur ces questions (l’avons nous jamais eu ?) et nous verrons si dans la perspective de plaire à cette oligarchie nous aurions accepté de se financer à partir de 1973 avec des emprunts giscard (à peu près 7 milliards empruntés et plus de 90 milliards d’intérêts remboursés).

              ‘Quant aux faillites d’Enron, de Lehman ou potentiellement des grosses banques gavées de produits dérivés, ce sont bien elles qui sont à la source des faillites des Etats...’
              Ce sont des révélateurs. Révélateurs de la fragilité d’un système basé sur la seule confiance.
              Keynes dans une critique plus large de la bourse indiquait bien que dans ce concours de beauté ce n’est pas être sexy qui compte, ni même d’être potentiellement la plus sexy mais d’être celle dont tout le monde pense qu’elle est potentiellement la plus sexy.
              L’état français est en faillite, dixit fillon depuis sa prise de fonction de premier ministre (il s’était bien fait remonté les bretelles pour cette vérité). En réalité nous étions en faillite bien avant.
              Ce qui accélère la chute de ces planches pourries, organismes ayant accepté de se soumettre à la spéculation (et depuis les années 70 des états considérés comme d’éternels débiteurs) tout en dissimulant ou trafiquant es comptes, c’est la spéculation elle même : comme on ne veux pas perdre ‘d’argent’ et même en gagner on parie sur la chute, aboutissant aux rentables prophéties auto-réalisatrices.

              Un autre exemple qui illustre le problème de l’absence de contrôle démocratique de l’activité humaine centralee, la sphère économique, abandonné aux banques centrales réside dans le NAIRU, un concept macro-économique clef qui permet de comprendre un autre des aspects néfastes de cette oligarchie financière. Des banquiers centraux ont réussi à imposer avec l’aide d’ambitieux technocrates européens corrompus l’idée que pour limiter la fonte de leur rente sous l’effet de l’inflation (dont on nous présente une conséquence secondaire, la hausse des prix, comme la définition évitant de dire qu’elle correspond avant tout à une diminution de la valeur de la monnaie c’est à dire un appauvrissement des pauvres rentiers).
              La BCE, contrairement à la FED, n’a ainsi AUCUN objectif concernant l’emploi et la réduction du chômage, mais bel et bien l’inverse : il faut à tout prix afin de limiter l’appauvrissement des plus riches conserver le chômage au dessus d’un certain taux !
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            • Zeki
              Zeki répond à zorbeck
              Curieux de tout
              • Posté à 17h21 le 21/12/2011
              • Internaute 64085
                Curieux de tout

              En bonus quelques citations authentiques relatives aux banquiers centraux instrument et façade identifiable des plus importants banquiers d’investissement internationaux. :

              * The real truth of the matter is, as you and I know, that a financial element in the larger centers has owned the Government ever since the days of Andrew Jackson.
              o Franklin D. Roosevelt, letter to Col. Edward Mandell House (21 November 1933)

              I am one of those who do not believe the national debt is a national blessing... it is calculated to raise around the administration a moneyed aristocracy dangerous to the liberties of the country.

              * Andrew Jackson, letter to L. H. Coleman of Warrenton, N.C., 29 April 1824

              Behind the ostensible government sits enthroned an invisible government owing no allegiance and acknowledging no responsibility to the people. To destroy this invisible government, to befoul this unholy alliance between corrupt business and corrupt politics is the first task of statesmanship.

              * President Theodore Roosevelt, « The Progressive Covenant With The People » speech (1912)

              Since I entered politics, I have chiefly had men’s views confided to me privately. Some of the biggest men in the United States, in the field of commerce and manufacture are afraid of somebody, are afraid of something. They know that there is a power somewhere so organized, so subtle, so watchful, so interlocked, so complete, so pervasive, that they better not speak above their breath when they speak in condemnation of it.

              * Woodrow Wilson, The New Freedom (1913), Doubleday, pp. 13-14

              Abraham Lincoln was assassinated through the machinations of a group representative of the international bankers, who feared the United States President’s national credit ambitions.

              * Gerald Grattan McGeer, in Vancouver Sun (2 May 1934)

              ––––sociétés secrètes comme les charbonniers d’italie :

              There is in Italy a power which we seldom mention in this House ... I mean the secret societies.... It is useless to deny, because it is impossible to conceal, that a great part of Europe — the whole of Italy and France and a great portion of Germany, to say nothing of other countries — is covered with a network of these secret societies, just as the superficies of the earth is now being covered with railroads. And what are their objects ? They do not attempt to conceal them. They do not want constitutional government ; they do not want ameliorated institutions ... they want to change the tenure of land, to drive out the present owners of the soil and to put an end to ecclesiastical establishments. Some of them may go further...

              * Benjamin Disraeli, in a speech in the House of Commons (14 July 1856)

              In the eighteenth century, freemasonry became expressive of a militant policy of enlightenment, as in the case of the Illuminati, who were the forerunners of revolution ; on its left, it culminated in the Carbonari.

              * Leon Trotsky, in My Life, Chapter 8 : My First Prisons
              ––––FED :
              The present Federal Reserve System is a flagrant case of the Government’s conferring a special privilege upon bankers. The Government hands to the banks its credit, at virtually no cost to the banks, to be loaned out by the bankers for their own private profit. Still worse, however, is the fact that it gives the bankers practically complete control of the amount of money that shall be in circulation. Not one dollar of these Federal Reserve notes gets into circulation without being borrowed into circulation and without someone paying interest to some bank to keep it circulating. Our present money system is a debt money system. Before a dollar can circulate, a debt must be created. Such a system assumes that you can borrow yourself out of debt.

              * Willis A. Overholser, A short review and analysis of the history of money in the United States, with an introduction to the current money problem (1936), p. 5
              ––––––-
              The drive of the Rockefellers and their allies is to create a one-world government combining supercapitalism and Communism under the same tent, all under their control... Do I mean conspiracy ? Yes, I do. I am convinced there is such a plot, international in scope, generations old in planning, and incredibly evil in intent.

              * Congressman Larry MacDonald, killed in the Korean Airlines 747 that was shot down by the Soviets.
              ––––––––––––––––––––––––-
              La réponse politquement correcte à ces citations avérées est retrouvée sous la plume d’un brillant auteur de BD (mais piètre historien ou analyste politique ou financier), alan moore qui correspond à votre précédente réponse :
              * The main thing that I learned about conspiracy theory is that conspiracy theorists actually believe in a conspiracy because that is more comforting. The truth of the world is that it is chaotic. The truth is, that it is not the Jewish banking conspiracy or the grey aliens or the 12 foot reptiloids from another dimension that are in control. The truth is more frightening, nobody is in control. The world is rudderless.
              o Alan Moore, in « The Mindscape of Alan Moore » (2003)

              Il voit le chaos réel qui agite la bourse mais il n’a pas vu qui tient les cordons de la bourse, qui en fixe et change les règles ou qui en fabrique les jetons. Ce n’est pas surprenant pour quelqu’un qui n’a pas vu dans « le complot des poudres » le complot d’état utilisant le sentiment anti-catholique et qui a préféré voir en guy fawkes un personnage trouble support de V et non un probable agent provocateur.

              • zorbeck
                zorbeck répond à Zeki
                • Posté à 21h54 le 21/12/2011
                • Internaute 9110

                En ce qui me concerne, j’ai appris la finance sur le tas, dans des salles de marché (je suis ingenieur de formation) et il m’est difficile de vous repondre. A mon avis, vous donnez trop de crédibilité, dans votre 2eme partie au moins, à des hypotheses de conjuration qui correspondent mal aux contradictions inhérentes aux acteurs principaux de l’économie de marché. Disons in fine que je partage le point de vue de A Moore que je ne connaissais pas...

                Je reviendrai quand meme sur un aspect que vous négligez à propos des produits dérivés, car vous ne vous rendez pas compte des conséquences gravissimes que leur absence de régulation implique. Vous parlez de bourse, alors que celle-ci représente seulement 5% environ des produits dérivés. Tout le reste se fait de gré à gré, et hors bilan. Ce qui veut dire en clair qu’un montant 2 à 3 x supérieur à l’ensemble de la production mondiale (de biens et de services) s’échange sur ces produits, sans que personne ne puisse le controler, ni emettre un avis objectif sur les expositions réelles des intervenants (ce que devrait pouvoir faire une banque centrale), contrairement aux bourses ou l’acheteur, le vendeur et le montant de la transaction sont parfaitement intelligibles (au moins pour l’Etat et la banque centrale). Si vous vous reportez à mon extrait de wikipedia, vous verrez que la majorité des produits dérivés, outils de speculation par excellence, sont des CDS, et que ce sont ceux-ci qui mettent les banques centrales à genou.

                Comme je suis assez fatigué ce soir, vous trouverez ici Lien ma reponse à un autre contributeur qui expose la perversité de ces instruments financiers dans un contexte bien precis. Ca vous permettra peut-etre de comprendre ce que j’y vois comme probleme...

        5 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h48 le 18/12/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    le correcteur ne sait pas qui il note, et le noté ne connait pas le correcteur...

    on ne peut pas le faire dans ce cas de figure...

    tout le monde doit être transparents, donc achetables...

    avec les services secrets des pays, ce doit être un secret de polichinelle le nom des analystes, des « noteurs », l’avancement des analyses etc....

    ah mon humble avis, on nous ballade....on nous enfume

    la Grèce est entrée dans l’euro avec une belle note, l’analyse avait été « truandée »

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à pablico
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 21h56 le 18/12/2011
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ pablico

      N’êtes vous pas ébahi, vous aussi, qu’on puisse encore en discuter ? Les maths ne sont évidemment pas en cause ni la compétence des experts ; on publie ce qu’il faut pour arriver au résultat que souhaite le Système qui est d’exploiter le cheptel pour tirer un maximum de profit à l’hectare avec un minimum de bousculade dans l’enclos.

      On a géré longtemps par un capitalisme industriel qui au moins nourrissait mieux le troupeau.

      capitalisme et production

      Maintenant on est dans la virtuel et la spéculation, et les banquiers qui mènent le monde n’ont simplment pus de bonne excuse pour exister

      La population a ce que lui méritent sa paresse a vouloir comprendre et la lâcheté de son obéissance.

      Les bons pasteurs

      Pierre JC Allard

      • vas y
        vas y répond à pierrejcallard
        là-bas
        • Posté à 09h05 le 19/12/2011
        • Internaute 83899
          là-bas

        « La population a ce que lui méritent sa paresse a vouloir comprendre et la lâcheté de son obéissance. » Je ne sais d’où vous vient cette pensée, mais elle devrait figurer au fronton de toutes les écoles dune République qui est devenue multiple et divisible.

         
        • pateris
          pateris répond à vas y
          serial lecteur
          • Posté à 11h17 le 19/12/2011
          • 174584
            serial lecteur

          Heureusement que vous autres êtes au-dessus de ce vulgum pecus… Comme tout ce qui compose la « population », tous persuadés d’être supérieur au troupeau. Divenda ut regnare, ça vous dit quelque chose ?

          • vas y
            vas y répond à pateris
            là-bas
            • Posté à 12h29 le 19/12/2011
            • Internaute 83899
              là-bas

            repris par machiavel, enseigné aux suppots des élites. « Ils sont grands parce que le peuple est à genous » de la brioche et des jeux, le peuple moyen ne veux que cela, les pauvres se démerdent, les mafias se développent même dans les syndicats. Pour le cour terme, si vis pacem part à vélo....la suite au prochain numéro de nos clowns qui quand même font rire........

        2 autres commentaires
    • cousinmachin
      cousinmachin répond à pablico
      humaniste misanthrope
      • Posté à 13h06 le 19/12/2011
      • Internaute 166102
        humaniste misanthrope

      « la Grèce est entrée dans l’euro avec une belle note, l’analyse avait été “ truandée ” », sous la responsabilité de mario draghi, à l’époque vice-président de goldman-sachs pour l’europe, qui dit ne pas avoir été au courant, responsable mais pas coupable, ça commence à bien faire...

      Ben aujourd’hui, en connaisseur, l’ami mario va diriger la BCE, donc gérer la « crise » des dettes souveraines. On nous ballade, c’est certain.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 21h17 le 18/12/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Pour un président qui ne jure que par la Règle d’Or, et défenseur milmitant des controles de performance, les agences devraient le combler.

    Non seulement la note ne se limite pas à un critère rustique, mais en plus elle provient non pas d’obscures et de moins en moins nombreux fonctionnaires, mais de société privées cotées en bourse, ayant pignon sur rue.

    ... seulement voilà, ça pose deux problèmes :
    - les sanctions des marchés sont réelles
    - personne n’échappe aux sanctions.

    Quand on voit le sort qui a été fait aux critères de convergence, on peut regretter que finalement les agences manquent de sens politique.

    • vas y
      vas y répond à Anastaze
      là-bas
      • Posté à 09h15 le 19/12/2011
      • Internaute 83899
        là-bas

      Je me souviens DSK ministre des finances, en juin de cette année là, la France dépace les fameux 3% de déficite imposé dans les critères de convergence .Passe l’été et ......en septembre le tau revu et corrigé par not’ ministre est passé à 2,8 ! Probablement en bousculant et en violant les chiffres.......

      • zompti
        zompti répond à vas y
        futur « départ volontaire »
        • Posté à 16h22 le 19/12/2011
        • Internaute 71360
          futur « départ volontaire »

        C’est fort probable mais depuis on a fait bien pire !

        Par exemple le Gouvernement De Villepin sous la présidence de Chirac s’est s’engagé en avril 2007 à réduire les déficits publics pour revenir à l’équilibre busgétaire.
        Dès juillet 2007, Sarko et Lagarde expliquent à Bruxelles qu’il ne respecteront pas la promesse du gouvernement précédent et qu’il repoussent l’objectif de l’équilbre budgétaire à 2012 ! ! !

        Lien

        Depuis en 5 ans sarko et l’UMP ont dilapidé 480 milliards d’Euros, avec une dette publique qui est passée de 64 % du PIB en 2007 (1211 milliards d’€) à 84 % du PIB en 2011 (1692 milliards d’€) ! Et ces guignols se permettent de donner des leçons de gestion et de rigueur budgétaire en traitant les autres d’irresponsables !

        Lien
        Lien

         
        • Anastaze
          Anastaze répond à zompti
          inconsolable
          • Posté à 06h05 le 20/12/2011
          • Internaute 53186
            inconsolable

          Il y a pire que pire :

          En juin 1981, alors qu’il était chargé de mission à la Direction du Budget du ministère des Finances, l’économiste Guy Abeille raconte avoir été mandaté avec son chef de bureau de l’époque Roland de Villepin d’établir un critère économique utilisable par le Président Mitterrand dans ses discours. Faute de mieux, Abeille et Villepin proposent alors ce critère relativement simple basé sur un ratio déficit/PIB qui, du propre aveu d’Abeille, « ne mesure rien » et sur une norme (3%) qui « n’a pas d’autre fondement que celui des circonstances » (le déficit budgétaire de l’époque atteint déjà presque 2% du PIB). (Critères de convergence - Wikipédia)

          • vraisvie-
            vraisvie- répond à Anastaze
            retraité
            • Posté à 21h34 le 20/12/2011
            • Internaute 112414
              retraité

            Je vous rappelle que c’est la France seule qui a fait des pieds et des mains devant l’Allemagne pour avoir une monnaie unique.Les négociateurs français croyaient amener les allemands sur leurs bases ou tout au moins a mis chemin de leurs positions.De la part des allemands ce fut toujours NEIN à nos positions a nous.Les quatre principaux criteres dette 60 % du PIB,ensemble des deficits publics 3 % ,et inflation 5 % maxi sans depasser de 1.5 % la moyenne des trois pays qui ont l’inflation la plus basse ,ainsi que les taux longs,tout ces criteres ont étés ceux des allemands sans aucunes concessions,car c’était ça ou rien ,ils étaient dans la monnaie forte et nous avions du supporter une trés forte spéculation sur le franc en 1994.Nous avons du avaler toutes nos prétentions,ils ont imposés les leurs .Voila l’euro été né,bien né pour eux ,mal né pour nous et d’autres en europe,monnaie trop forte ,voulue trop forte par eux, pour nos structures économiques.La crise actuelle revele cela.60 % des allemands considerent l’euro comme une erreur.Bien que monnaie de tous les jours,elles sembles honnie par les peuples,mais il ne faut jamais oublier sa naissance,on comprend mieux la rigidité allemande a aller plus loin sauf dans les sanctions.

        • vraisvie-
          vraisvie- répond à zompti
          retraité
          • Posté à 20h09 le 20/12/2011
          • Internaute 112414
            retraité

          Sans tomber dans le parti pris ,l’honneteté intelectuelle amenerait a dire que les 20 % de dette en plus sont dus a la crise et que heureusement que l’état par ses deficits a soutenu l’économie du pays a bout de bras pendant trois ans,sinon moi retraité je serrais a la soupe populaire et vous (peut etre ) au chomage ! (un anti-sarkozyste qui a voté a gauche toute sa vie et continuera)

        3 autres commentaires
  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 19h59 le 18/12/2011
    • Internaute 111221
      fée

    Pourquoi les médias ne nous parlent jamais des personnes à qui appartiennent ces agences de notation ?

    Est-ce que les gens savent par exemple que le patron de Fitch (l’une des trois grandes agences de notation avec Moody’s et Standard and poor), dont il détient 60 % du capital, est un français du nom de Marc Ladreit de Lacharrière ?

    Que ce personnage est membre du conseil d’administration de plus d’une quarantaine de multinationales (dont L’Oréal), que sa fortune est estimée à plus de 1.6 milliards d’euros, que Sarkozy l’a élevé à la « dignité » de grand’croix de la légion d’honneur l’année dernière, et qu’enfin il a été membre du comité de direction du groupe Bilderberger ?

    Je laisse les journalistes, s’il en reste, faire des recherches pour savoir qui sont les personnes qui se cachent derrière Moody’s et Standard and Poor’s : on parle de plus en plus souvent d’oligarchie mondiale, il serait peut-être temps de donner les noms des gens qui contrôlent le monde.

    • licia
      licia répond à Féline
      de-ci de-là
      • Posté à 20h24 le 18/12/2011
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Oui, curieusement rien ne transparait... Aucun journaliste ne semble s’y intéresser, pourtant ce genre d’information rentre bien dans la rubrique

      « Votre porte monnaie aux rayon X » sur Rue 89. Par voie de conséquence
      ca nous concerne toutes et tous, non ? ?

      Nous voulons des noms, nous voulons des noms...

      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à licia
        aconforme
        • Posté à 21h50 le 18/12/2011
        • Internaute 156689
          aconforme

        Déjà mis ce commentaire maintes fois sur l’impasse 89 :
        AAA : Moody’s, Standard and Porc : on s’en Fitch ?
        Je parlais de Standard and Poor’s, je ne t’ai pas sonné sale bête :
        Non ! L’agence de notation FITCH, on s’en fiche pas.
        On savait que la France, et singulièrement le Parti Socialiste, a donné au monde les meilleurs :
        - DSK au Fmi DSK : pourquoi on n’en veut pas ?
        - Pascal Lamy à l’OMC, pour qui ce type de question ne se pose pas : Vous aimez l’échangisme ?
        Mais la France a aussi un savoir faire en matière d’agence de notation : l’agence FITCH.
        Et il faut s’intéresser de près aux hommes qui composent l’agence de notation FITCH :
        Enlevez les descendants de nobles qui ont échappé à la glorieuse Première République, les affairistes, les ex RPR et pantoufleurs de la gauche « d’ouverture », enlevez les liencieurs, les délocalisateurs et les spéculateurs...il reste quoi ?
        Pouvez me répondre ? Il reste quoi ?
        C’est quoi une agence de notation ?

        Cette agence franco-américaine, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, comme ses deux autres « sœurs », Standard & Poor’s et Moody’s, est tout sauf indépendante des milieux d’affaires, des multinationales et des décideurs politiques.

    • Gastlag
      Gastlag répond à Féline
      flâneur | identi.ca/gastlag
      • Posté à 20h39 le 18/12/2011
      • Internaute 8274
        flâneur | identi.ca/gastlag

      Bilder qui ?

      • Hear This
        Hear This répond à Gastlag
        Anarcho Autonomiste Pédo (...)
        • Posté à 21h17 le 18/12/2011
        • 173376
          Anarcho Autonomiste Pédo (...)

        Faut demander à Yves Calvi ! ;)

        edit : j’avais po vu la vidéo...

    • Zeki
      Zeki répond à Féline
      Curieux de tout
      • Posté à 19h06 le 19/12/2011
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      Le monopole des 3 soeurs (95% du marché) n’existeraient pas sans les magiciens escrocs de la FED et le gendarme corrompu la SEC.

      « .
      Depuis près d’un siècle, les trois mêmes spécialistes occupent le terrain. Ils ont traversé la crise de 1929, deux guerres mondiales et plusieurs chocs pétroliers. Leur mission n’a guère changé, mais le marché, lui, a explosé : actuellement, plus de 90% des entreprises cotées empruntent des capitaux en Bourse via des émissions d’obligations. Et parmi elles, une large partie font noter leur dette par ces juges financiers.

      Pourtant, le nombre de ces derniers n’a pas varié, tant le système est verrouillé. Pour exercer ce métier, l’agrément de la Securities and Exchange Commission (SEC) est indispensable. En 1975, afin de garantir la probité et la qualité des agences de rating (notation, en français), la plus haute autorité boursière américaine a créé un label. Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch l’ont décroché, mais, “en vingt-sept ans d’existence, rappelle Lawrence White, professeur à l’université de New York et l’un des meilleurs analystes de la profession, le petit club a, en tout et pour tout, admis quatre nouveaux membres. Et, par le jeu des fusions, ils ont tous été absorbés par Fitch”. Depuis sa création, cette certification s’est ainsi muée en véritable barrière protectionniste, limitant l’entrée de nouveaux venus. “On ne peut pas parler de vraie concurrence et cela a un impact sur la crédibilité et la qualité des notations”, estime Lawrence White.

      Absence de concurrence. Absence de surveillance, aussi.
      ... »
      Lien
      Aricle de 2002 de l’express, qui en plus expliquait déjà quelle est la véritable hiérarchie et dans quel sens s’impose le pouvoir, les politiciens étant de simple employés et les agences des accessoires influençables d’influence :

      « ...Un tel scénario effraie les investisseurs. Il explique, notamment, la conspiration orchestrée par les principaux bailleurs de fonds d’Enron pour l’éviter. Le 8 novembre 2001, un mois avant la faillite du courtier en énergie, Robert Rubin, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton devenu patron de Citigroup, téléphone à Peter Fisher, sous-secrétaire au Trésor. Motif de son appel : les agences de notation menacent de dégrader Enron, l’un de ses principaux clients... Si le gouvernement américain refuse d’intervenir, les dirigeants d’Enron, mais aussi ceux de son repreneur potentiel - Dynegy - et de ses principaux créanciers - JP Morgan et Citigroup - vont, eux, exercer un lobbying intense. Le mardi 27 novembre, “à la demande générale”, Standard & Poor’s accepte de reporter une dégradation de la dette du courtier en énergie. Les événements l’obligeront à se dédire dès le lendemain, mais le mal est fait.

      Cet énorme pouvoir, d’un côté, ces tentatives de tractation, de l’autre, commencent à ternir la réputation des agences. Font-elles correctement leur travail ? Ne sont-elles pas manipulées ? ... »

      Le Bilderberg group a servi la satellisation des pays européens dans l’UE afin d’imposer une forme raffinée de fascisme économique. C’est une création du Milner group qui a travaillé à inféoder les économies du monde au cartel des banques centrales. Il est assez remarquable que ces deux groupes parents et synergiques ne se sont jamais donné de nom.

    • vraisvie-
      vraisvie- répond à Féline
      retraité
      • Posté à 20h50 le 20/12/2011
      • Internaute 112414
        retraité

      Vous donnez a ces agences une importance qu’elles n’ont pas.Ce ne sont pas elles qui achetent les obligations d’états.Les investisseurs ne sont pas des gens aveuglés et a genoux devant ces notations.D’ailleurs la France à toujours son AAA et comme la trés bien dit Attali, elle emprunte à dix ans avec une note de pays dégradé ! Les grands investisseurs on des moyens propres pour apprecier les pays auxquels ils consentent d’acheter des obligations car rien au monde ne les y obligent, ils sont libre de mettre leur argent ailleurs ! Les grands fonds souverains qui brassent des centaines de milliards cela ne veulent ils pas dire qu’ils appartiennent a des états ,et que ces états n’auraient pas les moyens dans leurs ministeres des finances de se payer des experts de trés haut niveau pour faire ce travail ? De meme les grands fonds de pensions n’ont ils pas eux memes les moyens de le faire ? Pensez seulement au fond qui gere la retraite des fonctionnaires de Californie (58 millions d’habitants ) ? Ces trés gros investisseurs qui sont suivis comme leurs ombres par les moyens et les petits n’ont que faire des agences de notations ,si ils le desirent.Un exemple ! un analyste financier de haut niveau coute 15000 euros/mois.Il m’en faut 100 ; cela fait ! 15000*100*12 (mois)=18000000 EUROS ? Dix huit millions d’euros ans pour avoir une armada d’experts a ma disposition moi qui gere des milliards par an ! Une paille ,une pecadille sur ce que je gere et que je gagne.Il faut donc relativiser leurs roles d’ailleurs les USA ont été dégradés et cela n’a rien changé aux taux ou ils empruntent et pour nous l’étant déja dans les faits,cela ferait quelques dixieme en plus pour les taux français pas de quoi fouetter un chat.Par contre le « climat » des affaires peut se dégrader,les agences et les experts insistent aussi sur la croissance,et sans elle la rentabilité des investissements serra moindre et ils risqueront de se placer ailleurs.D’un point de vue politique ,quand on voit la droite essayer de deminer le terrain,ça peut etre une bombe au cul de Sarkozy qui c’est échiné a donner de l’importance au AAA et qu’il serrait le hérault de la lutte pour son maintient.Néanmois avoir 18/20 ne doit pas faire oublier que l’on est sur un planche savonneuse et que l’accélération est rapide et de plus en plus inmétrisable ! Raisons de plus pour agir vite !

  • avaroa avaroa
    • Posté à 20h03 le 18/12/2011
    • Internaute 51355
      AS

    « Ces “ smart guys ” ...pressé de toute part pour changer ses standards. “ c’est le mot standard qui heurte !
    car il s’agit bien de standardiser tout ...jusqu’à l’ennui... les gens, les salaires et la pensée ...pour le bonheur d’une poignée de connards qui piétinent allègrement la culture des peuples ...vive l’uniformité mondiale pffff !

  • Antoine C
    Antoine C
    Etudiant (poils aux dents)
    • Posté à 20h17 le 18/12/2011
    • Internaute 20006
      Etudiant (poils aux dents)

    Pourquoi mettre tout au passé dans cet article, sans nous dire si la situation a changé ou pas ? Pour ma part, ayant une amie qui travaille précisément dans le département « sovereign » de Moody’s, ici a New York, il me semble que les pratiques racontées comme appartenant au passé sont bien toujours en vigueur.

    Et quand on nous raconte la mathématisation de la discipline, c’est plutot une amelioration par rapport a des pratiques « qualitatives » pour ne pas dire subectives. Surtout qu’en realite, les analystes gardent la possibilite de devier de ce que leurs modeles suggerent comme notation. Il est d’ailleurs probable que si l’on se basait purement sur ces modeles mathematiques, la note credit de la France ne serait plus AAA depuis un moment deja.
    J’ai d’ailleurs assiste il y a deux mois a un cours ou l’invite etait une senior analyste « sovereign » de chez S&P qui nous racontait que beaucoup d’analystes non-europeens pensent que les ratings crédit des pays européens sont trop peu severes, les analystes les couvrant étant pratiquement en déni...

    • asselin
      asselin répond à Antoine C
      • Posté à 02h10 le 19/12/2011
      • Internaute 62896

      « Il est d’ailleurs probable que si l’on se basait purement sur ces modeles mathematiques, la note credit de la France ne serait plus AAA depuis un moment deja. »

      que ce qu vous dites soit vrai ou non n’évacue pas une question : dans ce cas est ce que les pays sont défaillant ou est ce que la modélisation du problème est faussée ? Quand un intervenant publique veux se faire l’avocat du diable au sujet de la défiance face aux agence de notation (et les instituts de sondages, c’est un témoins intéressant) il dit que les critiques cherchent à « casser le thermomètre », comme s’il s’agissait de mesurer un paramètre linéaire. Hors il s’agit d’evaluation très complexes de phénomènes extrêmement complexes et chaotiques, et l’évaluation elle même ne peut être, si l’on peut dire, que hautement spéculative. Et paradoxalement, plus les agences de notations sont fiables, plus leur sentence est suivie, et donc plus elles influent par feedback sur les phénomène qu’elles sont sensées mesurer « objectivement ». Autrement dit, plus elles sont fiables et moins elles sont fiables !

      Je pense donc que les mathématiciens doivent rester humbles de temps à autre (les grands le sont) et accepter que le monde ne peut pas se contenter de models, car ils sont, comme la météo, tous faux à moyen termes (la société fonctionnant sur le très long terme), et que leur arbitraire introduit une résonnance extrêmement dangereuse dans le jeu humain. En attendant, nous avons encore besoins de l’évaluation qualitative, de la « pensée »,qu’il s’agisse de mode de vie, d’économie, ou de sondage...

      • Zeki
        Zeki répond à asselin
        Curieux de tout
        • Posté à 22h37 le 19/12/2011
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Ici, la question n’est pas liées aux limites techniques propres aux évaluations de risques complexes, mais bel et bien aux facteurs humains qui rendent possible la corruption des systèmes. Les ambitions individuelles servant des volontés politiques ou des stratégies commerciales. Je vous renvoie aux magouilles relatives à la notation d’ENRON (citées plus haut).
        *

  • sanstefanobelbo
    • Posté à 20h19 le 18/12/2011
    • Internaute 118218
      En vie

    Il serait sain de les pendre par les couilles , les faire frire telles de vulgaires andouillettes et les faire bouffer par un chien grec que son maître désespéré n’arrive plus à nourrir .

  • mattzz
    • Posté à 20h28 le 18/12/2011
    • Internaute 28590

    Ah là là, la belle image des gens ordinaires avec des envies ordinaires. Des comptables, presque des fonctionnaires des impôts ! Des gentils-normaux quoi !

    Sauf que ceux qui les décrivent comme tels (avec sans doute une pointe de mépris qu’on devine aisément) sont les pires des pires : hedge funds, produits structurés... C’est-à-dire des gens qui travaillent précisément là d’où viennent une bonne partie de nos problèmes actuels, et qui sont particulièrement éloignés de la « normalité ». Alors qu’ils cassent leurs copains des agences de notation, autres sources de problèmes, pour des guéguerres de promotion ou pour leur manque de glamour, franchement, quel signification ça peut bien avoir ?

    Non, les employés de ces agences ne sont pas « normaux ». S’ils ouvraient un instant les yeux sur le monde actuel, ou même sur le travail de leurs employeurs, ils auraient du mal à assumer leur rôle.

    Même sur le plan purement technique, ces types si intelligents auraient sans doute du mal à justifier les choix des agences, qui sont devenus bien plus politiques et commerciaux que purement économiques.

    • vraisvie-
      vraisvie- répond à mattzz
      retraité
      • Posté à 21h12 le 20/12/2011
      • Internaute 112414
        retraité

      Vous avez une vue biaisée des choses.La France a bien empruntée et il faudrait qu’elle ne rembourse pas ! Preter est devenu « donner » ? Car c’est bien de cela dont il s’agit ! Quand on prete à son frere, à son pere, à son meilleurs ami, à son amour,on s’enquiert toujours de savoir si on va etre remboursé et quand on prete nos économies,notamment notre assurance vie fond en euros à l’état,et bien celui çi ne doit pas nous rembourser ? Vous etes sur que c’est bien cela que vous voulez ! En Grece comme en France 50 % de la dette est aux épargnants ! L’état doit les voler ? L’état oblige les compagnie d’assurances ,les complementaires,les mutuelles a avoir des fonds de garantis pour aléas placés en obligations ! Faut-il que l’état les vole aussi et que cela retombe sur nous ? Vous devez tous vous positionner sur ces sujets,ils sont l’envers de la médaille dont on ne parle pas,par crainte ,parce que au final comme toujours l’état c’est nous......... !

      • mattzz
        mattzz répond à vraisvie-
        • Posté à 00h14 le 21/12/2011
        • Internaute 28590

        Aucun rapport avec ce que j’ai écris. Après, si vous avez peur de voir votre beau patrimoine s’effriter, fallait pas investir ! Bah oui, même prêter à des Etats, ça reste un investissement, dont la rémunération récompense un risque.

        Et il faudrait que chacun rame pour éponger le risque de ceux qui avaient beaucoup et voulaient encore plus ?

         
        • vraisvie-
          vraisvie- répond à mattzz
          retraité
          • Posté à 11h15 le 21/12/2011
          • Internaute 112414
            retraité

          Vous voyez les choses comme ça mais on peut aussi les voir d’une autre façon.Quand l’état a besoin d’argent il peut en trouver de mille manieres dans la poche des français et pas seulement des plus aisés.Pour 2011 deux collectifs budgetaires qui ont bien ratiboisés le pouvoir d’achat des gens .Pour 2012 ça se presente idem voire pire.Plus l’état aura des difficultées a emprunter plus il viendra en chercher dans nos poches et ça quelle que soit la couleur politique au pouvoir

          • mattzz
            mattzz répond à vraisvie-
            • Posté à 11h56 le 21/12/2011
            • Internaute 28590

            Vous inversez le scénario : depuis des années, l’Etat va de moins en moins chercher dans la poche des plus riches et des entreprises, et par conséquent il doit emprunter de plus en plus.

            Et quand les entreprises s’effondrent, il va chercher dans la poche (des classes moyennes surtout) pour les renflouer.

            Ce n’est pas propre à la France, c’est l’ensemble du système capitaliste mondialisé qui est tourné depuis des décennies vers le dumping fiscal (et par conséquent social) le plus violent qui soit.

            Cette évolution est parfaitement identifiée dans l’histoire : elle date de Reagan et Thatcher (maudites années 80 !)

        2 autres commentaires
  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 20h30 le 18/12/2011
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    .

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Touriste
    • Posté à 20h31 le 18/12/2011
    • Internaute 148099
      Touriste

    Qui sont donc ces analystes secrets qui ont le pouvoir, par simple communiqué, de mettre des gouvernements sens dessus dessous ? Eh bien, si l’on en croit une demi-douzaine d’entretiens anonymes avec d’anciens employés de Moody’s, des gens ordinaires qui ont des envies… ordinaires, bien loin des fantasmes de la presse.

    Il paraîtrait, mais rien n’est sûr, que certains auraient même une vieille môman à qui ils offrent des fleurs le dimanche. Des roses blanches il paraît.
    Et même que d’autres auraient un animal de compagnie.
    Et moi qui imaginait bêtement une bande de hyènes sanguinaires déchiquetant des proies affaiblies et donc sans défense.
    Me voilà rassuré.

    La suite, qui raconte le remplacement de l’expérience et de la démarche intellectuelle humaine par des modèles mathématiques est par contre un peu plus préoccupante.

    J’ai connu dans une autre vie un matheux de très (très) haut vol issu de la crème de la très haute éducation française et accessoirement spécialiste de modélisation tridimensionnelle en géophysique.
    Bien que rien en lui ne pouvait laisser croire un seul instant qu’il puisse être humain, j’avais quand même quelques soupçons de ce qu’il n’était pas totalement un cyborg parce qu’ au moins une fois, je l’ai vu et entendu éternuer. ET les robots n’éternuent pas. Du moins pas encore.
    Bref.
    Ce brave, heu, homme avait coutume de dire « inutile d’aller sur le terrain valider les hypothèses du modèle, le modèle ne peut se tromper (lui) ».

    Je suppose qu’aujourd’hui il y a les mêmes chez Moody’s modélisant, pourquoi pas, les économies par maillage en éléments finis ou autres approximations mathématiques des réalités physiques complexes, et qui accordent la même foi aveugle à des équations déifiées.
    Ça fout la trouille. Non ?

    • Hear This
      Hear This répond à Nain Glumeux
      Anarcho Autonomiste Pédo (...)
      • Posté à 20h48 le 18/12/2011
      • 173376
        Anarcho Autonomiste Pédo (...)

      « Ce brave, heu, homme avait coutume de dire “ inutile d’aller sur le terrain valider les hypothèses du modèle, le modèle ne peut se tromper (lui)”

      J’ai connu des mecs qui résonnaient comme ça, en géophysique aussi...

      Leurs modèles se retrouvaient bien souvent à la ramasse en situation réelle. La nature gère bien plus de variables et de micro-spécificités que ne peut imaginer le cerveau humain ! ;)

      • romjpn
        romjpn répond à Hear This
        Etudiant
        • Posté à 05h42 le 19/12/2011
        • Internaute 143017
          Etudiant

        Pourtant les passionnes de meteorologie ne le savent que trop bien. Il faut a la fois regarder le modele de prevision numerique et aussi savoir sortir dehors et lever la tete vers le ciel.

         
        • Hear This
          Hear This répond à romjpn
          Anarcho Autonomiste Pédo (...)
          • Posté à 09h24 le 19/12/2011
          • 173376
            Anarcho Autonomiste Pédo (...)

          Quand je vois que des docteurs en hydrogéologie sont incapables de faire un pendage de nappe correctement, des fois je me dis qu’il y a un sérieux soucis de formation en France...

        1 autres commentaires
      • Nain Glumeux
        Nain Glumeux répond à Hear This
        Touriste
        • Posté à 10h11 le 19/12/2011
        • Internaute 148099
          Touriste

        Leurs modèles se retrouvaient bien souvent à la ramasse en situation réelle. La nature gère bien plus de variables et de micro-spécificités que ne peut imaginer le cerveau humain ! ;)

        Le modèle souvent mais eux jamais.
        Bon, je vois qu’on a connu les mêmes ; -)

  • Un robot
    Un robot
    Anasthase, le robot rouge
    • Posté à 20h38 le 18/12/2011
    • Internaute 100698
      Anasthase, le robot rouge

    Tiens encore un article publicitaire de rue 89 ou de ses clones pour donner de la crédibilité aux agences de notation ? De la réclame ? Combien pour l’article ?

    L’humanité et la vie ne se modélise pas. Elle ne répond pas à des schémas mathématique, ce serait trop simple et l’imaginer et un rêve d’enfant.

    Les employés des agences de notation ne sont pas des gens intelligents, ce sont des abrutis avec une grosse tête qui ne comprennent rien à rien.

    La tête leur est superflue tout simplement. Et si on la coupait ?

    • Gostarm
      Gostarm répond à Un robot
      loin des tourbillons géants
      • Posté à 21h04 le 18/12/2011
      • Internaute 22986
        loin des tourbillons géants

      merci un robot !
      je pense ,et ce
      après des années de réflexion,
      que le moyen le plus radical pour changer le
      système a eu beaucoup de succès en 1789.
      c’est salissant mais faut ce qu’il faut.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h47 le 18/12/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Horreur c’est encore pire que des traders, ce sont des COMPTABLES..
    Excusez moi , j’ai envie de vomir..

    • ostia
      ostia répond à Numerosix
      inadapté
      • Posté à 23h22 le 18/12/2011
      • Internaute 88960
        inadapté

      ils pourraient même finir prof de maths.....

      AVEC DES VESTES EN VELOURS VERT ET ROUGE ! ! ! ! !

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à Numerosix
      Working Class Blero
      • Posté à 08h27 le 19/12/2011
      • Internaute 164574
        Working Class Blero

      Peu importe qu’ils soient traders, ingénieurs, comptables ou matheux, ils sont au bout de la chaine du conditionnement. Leur travail est désincarné, pour eux il est normal d’avoir un bon salaire et de faire bien son travail, et a coté il est normal d’avoir une petite famille, d’être respecuteux des lois et des gens, ou d’être mortifié par les faits divers ou les malheurs du monde, la connexion entre ce qu’ils font et ce qu’ils sont, est rompue. Pas de conscience sociale ou politique, voire humaniste au travail, mais pendant ses loisirs oui.
      Ils sont devenus des agents économiques productifs et sans âme qui font le job, ceux des livres d« économie...
      Eux, ils ont dit oui, nous, on peut encore refuser d’être ...Ca !

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