Dégaine l'oseille 17/11/2011 à 18h48

Comment dépenser 23 700 € en cours particuliers pour deux enfants

Anne Collin | CFPJ


Un élève travaille sur un exercice scolaire à la maison dans une famille américaine (Brandi Jordan)

Chatou, dans les Yvelines. Une banlieue chic à 10 kilomètres à l’ouest de Paris. Christine R., qui préfère conserver l’anonymat, travaille en profession libérale. Avec son mari, directeur général d’une grande surface, ils ont quatre enfants : Camille, 20 ans, Adrien 18 ans, Antonio, 10 ans, et Cassandra, 8 ans. Le couple gagne environ 8 000 euros par mois.

Comme tous les parents, ils veulent que leurs enfants réussissent. Lorsque leur aînée était en première ES, elle n’avait pas l’esprit mathématique ? Ils ont fait appel à un professeur particulier. Elle voulait suivre des études de commerce, son orientation actuelle ? Les parents ont re-signé pour la terminale. Coefficient 7 au bac, il s’agissait de ne pas perdre pied.

A 45 euros par heure, deux heures par semaine pendant quinze mois, la facture est salée : 5 400 euros sans abattement fiscal. « Nous avions essayé avec un organisme, mais ce n’était jamais le même professeur », précise Christine R.

« Son prof de lycée nous avait encouragé »

Adrien, lui, faisait partie des élèves un peu juste en mathématique. Une moyenne de 9/20 en seconde, un peu limite pour intégrer une première S et être sûr de réussir son bac. Donc de la seconde à la terminale, même prof, même tarif : 8 640 euros pour vingt-quatre mois.

« Son professeur de lycée nous avait encouragé », ajoute la mère de famille. Car si des cours de soutien existaient au sein de l’établissement pour les queues de classe, rien n’était proposé aux élèves moyens.

« Nous avions la chance de pouvoir le faire, alors nous l’avons fait », souligne Christine R., consciente qu’avec ses revenus le ménage appartient aux privilégiés.

Prix d’ami : 72 h de cours pour 4 320 €

D’autant que les doutes d’Adrien et de Camille ne portaient pas seulement sur les dérivations ou les fonctions polynômes. A l’approche du bac de français, l’angoisse monte également à l’idée des commentaires de texte et dissertations sur Flaubert ou Balzac.

Ce fut donc deux heures de cours hebdomadaires. Malgré un « prix d’ami », les parents ont dû débourser 4 320 euros supplémentaires pour aider leurs deux adolescents à appréhender Molière à raison de 72 heures de cours chacun.

Même si à l’heure actuelle, les deux petits derniers ne sont pas concernés, les Yvelinois n’en ont pas pour autant fini avec les cours de soutien. Adrien, désormais étudiant en première année de médecine (PAES), suit en complément une prépa privée (850 euros l’année) et des cours particuliers de biophysique avec un professeur spécialisé (deux heures par semaine à 70 euros de l’heure).

Objectif : maximiser ses chances aux concours de janvier et de mai dont les taux de réussite ne dépassent pas 17% en moyenne. Au total, 5 890 euros pour un an. Le prix du succès ? « Mon fils m’a assuré que c’était indispensable », ajoute la mère de famille nombreuse, dubitative. Elle attend de voir les résultats.

Au total, le soutien scolaire aura coûté 23 700 euros pour 528 heures de cours particuliers sur un peu plus de quatre ans, soit 5 925 euros par an, plus 850 euros de prépa, la question se pose.

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  • watashi_baka
    • Posté à 19h56 le 17/11/2011
    • Internaute 47330
      ...

    Le cour particulier, c’est un outil ponctuel, 2h pour faire passer le théorème de math complexe, ou les subtilitées des Nebensätze Allemande
    mais si un élève n’arrive pas à suivre sans court particulier à l’année il a rien à faire dans cette classe et on ne fait que reporter le problème à l’année d’après

    45 € de l’heure c’est du foutage de g… c’est plutôt entre10 et 20 € non ?

    Idéalement il faudrait plus d’heure de soutiens à l’école mais je comprend que les parents ne se prive pas de ces outils pour cause d’éthique stricte

    • Albatrours
      Albatrours répond à watashi_baka
      Flâneur
      • Posté à 02h26 le 18/11/2011
      • Internaute 133222
        Flâneur

      Les étudiants des grandes écoles (ENS, X...) n’hésitent pas à demander 45 ou 50 euros de l’heure pour des cours particuliers, surtout s’ils sont agrégés.
      Ils savent que les bourgeois sont prêts à payer ce prix là, pourquoi s’en priver ?
      J’ai même entendu dire qu’en dessous de 25 euros de l’heure, on ne fait pas appel à toi car on craint un enseignement bas de gamme...

      • PhilB7
        PhilB7 répond à Albatrours
        Scientifique
        • Posté à 08h46 le 18/11/2011
        • Internaute 156675
          Scientifique

        si des gens aisés sont prêts à payer des tarifs largement au-dessus de la moyenne, c’est leur droit.
        Cela étant dit, présenter des témoignages qui manifestement ne sont pas représentatifs de la situation globale des cours particuliers, je trouve ça scandaleux et partial.

         
        • Jambalaya-
          Jambalaya- répond à PhilB7
          Le contenu de ce champ apparaît (...)
          • Posté à 19h32 le 19/11/2011
          • Internaute 25992
            Le contenu de ce champ apparaît (...)

          Pas seulement les gens aisés, l’Education Nationale également.

          Pendant toute une année scolaire, en 2002/2003, j’ai fait passer des khôles de mathématiques aux élèves de première année de prépa HEC de mon ancien lycée. Tarif : 45 euros nets par heure. Et je n’étais ni étudiant en mathématiques, ni certifié, ni agrégé ou quoi que ce soit, juste bon en mathématiques (niveau prépa HEC, tout est relatif) et élève en première année à HEC. Le tarif est sensiblement le même pour les étudiants qui font passer des khôles dans les prépas privées, type Ipésup ou Intégrale.

        1 autres commentaires
      • A.G
        A.G répond à Albatrours
        Normalien
        • Posté à 20h20 le 18/11/2011
        • Internaute 106896
          Normalien

        « J’ai même entendu dire qu’en dessous de 25 euros de l’heure, on ne fait pas appel à toi car on craint un enseignement bas de gamme... »

        A Paris je ne sais pas, mais en province c’est faux. J’ai eu personnellement l’occasion de faire la connaissance de ce marché en tant qu’ « enseignant » (pardonnez du peu ...) lorsque ma situation financière brinqueballait et je n’ai jamais eu de problème de réputation en donnant des cours en dessous de ces tarifs. Quant aux cours à 50 € dans le coin ce sont soit des mégalomanes consommés persuadés que leur place dans *insérer-école-ici » vaut (littéralement) de l’or, soit quelques professeurs agrégés en exercice depuis un bon moment.

        Je rejoint cependant votre remarque : avec un abattement CESU à 50 %, nos amis les nantis ne se privent pas. Avec tous les cadeaux que le grand patron leur fait, ils auraient tort.

      • Gros_Lapin_Blanc
        • Posté à 11h51 le 19/11/2011
        • Internaute 18019

        Je confirme, il y a 20 ans c’était déjà le cas. Les cours proposés à des tarifs « normaux » n’attiraient pas les parents.
        En ce qui me concerne, les « petits cours » de maths ou physique à 120 francs de heure me payaient mes bières d’étudiant.

      • Appoline
        Appoline répond à Albatrours
        Précaire
        • Posté à 15h56 le 19/11/2011
        • Internaute 132555
          Précaire

        Prof particulière, même en sortant de Normale Sup’ Paris, je n’ai jamais pratiqué ces tarifs-là.
        30 euros de l’heure oui. 45 non. 70 n’en parlons pas.

      • PΛViLLON NOIR
        PΛViLLON NOIR répond à Albatrours
        300
        • Posté à 17h58 le 19/11/2011
        • Internaute 95961
          300

        S’ils sont agrégés, ils ne sont plus étudiants, ils sont déjà enseignants, auquel cas ils sont censés toucher un salaire. Etre agrégé est un statut obtenu sur concours de recrutement ...

        A moins qu’ils aient repris leurs études pour faire autre chose que leur formation initiale, ou bien qu’ils soient en médecine où l’agrégation recouvre une autre réalité !

        Donc « étudiants des grandes écoles » et « agrégés », ce n’est pas incompatible. Mais un étudiant n’a pas de revenu, tandis qu’un agrégé en perçoit déjà un. Dans ce cas le « surtout » de votre phrase tend à la confusion puisqu’il laisse supposer que l’agrégation serait un niveau d’étude, alors qu’elle sanctionne un niveau d’étude ! ! !

         
        • A.G
          A.G répond à PΛViLLON NOIR
          Normalien
          • Posté à 20h41 le 20/11/2011
          • Internaute 106896
            Normalien

          C’est faux. On peut demander un report de stage après son agrégation (c’est d’ailleurs automatique pour les élèves normaliens), par exemple pour faire un vrai Master 2 et une thèse, sans s’éloigner de sa formation initiale. De fait, un étudiant en M2 post-agreg est à la fois étudiant et agrégé (et rien qu’en comptant les ENS il y en a pas mal).

        1 autres commentaires
      • lorenzino
        lorenzino répond à Albatrours
        Citoyen
        • Posté à 01h46 le 20/11/2011
        • Internaute 127457
          Citoyen

        Tant mieux pour les agrégés, au moins ça leur fait une petite formation de pédagogie en passant. Ca ne peut pas faire de mal, il me semble que ce n’est pas au programme.

    • J-Philippe
      J-Philippe répond à watashi_baka
      Ingénieur & MBA
      • Posté à 13h54 le 18/11/2011
      • Internaute 139172
        Ingénieur & MBA

      Ce qui est du Foutage de G est de considérer que toute prestation intellectuelle doit être quasiment gratuite.
      N’oublions pas que le prix horaire est un prix tout compris, vous voulez payer un déplacement en plus ?

      • watashi_baka
        watashi_baka répond à J-Philippe
        ...
        • Posté à 14h15 le 18/11/2011
        • Internaute 47330
          ...

        J’ai pax parler de prestation quasiment gratuite
        -L’heure de TD en fac ça paye 40 € (J’ai donné des TD en fac) et ça implique pas mal de boulot derrière
        -L’heure de cours en lycée je sais pas mais c’est déjà moins payé et plus simple
        Donc 45 € pour un cours particulier, face à un seul auditeur donc beaucoup moins de stress qu’une classe complète, sur un programme simple (en général c’est du collège lycée) donc pas de préparation, le tout au noir donc ni charge ni impôts, c’est définitivement trop cher pour mémoire 20 € de l’heure c’est déjà deux fois le SMIC, c’est loin du quasiment gratuit

         
        • Jacques Bolo
          Jacques Bolo répond à watashi_baka
          Auteur-Editeur-Libraire
          • Posté à 11h31 le 19/11/2011
          • Internaute 37329
            Auteur-Editeur-Libraire

          Le smic comprend les charges et les congés payés. Ce dont vous parlez est une exonération de charges. C’est un discours de riche qui ne veut pas payer (pour devenir un cadre riche en plus ! ! ! !). Sans compter les déplacements, comme déjà mentionné.

          Une prestation au détail est toujours plus chère qu’un CDI mensualisé (dont il ne faut pas oublier le coût de structure - voir budget général de l’éducation nationale) !

          C’est ça le pb sur Rue89. On prétend parler d’argent, mais on ne sait pas de quoi on parle.

          • Erka
            Erka répond à Jacques Bolo
            • Posté à 15h02 le 19/11/2011
            • Internaute 5196

            Ah oui parceque vous croyez vraiment que les TP/TD a la fac sont encore fait par des personnes en CDI ?
            C’est des vacations tres souvent, et je confirme que c’est pas paye des masses vu le travail a fournir face a des etudiants meme pas motives...

        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à watashi_baka
          In enculo cum vibro
          • Posté à 12h08 le 19/11/2011
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          « L’heure de TD en fac ça paye 40 € »
          Net, brut, ou en freelance ?

          « 20 € de l’heure c’est déjà deux fois le SMIC »
          Non. Payer un smic (net + charges + outil de travail) ça ne coûte pas 10€ de l’heure.

          Je me demande même si 20€ de l’heure en libéral ça fait un smic.

          • claire_
            claire_ répond à Autist Reading -
            Obscure
            • Posté à 18h46 le 19/11/2011
            • Internaute 76292
              Obscure

            En fac à ma connaissance l’heure de TD ou TP c’est environ 60€ brut (dans la limite de 64h/an). C’est compté par heure de présence devant les étudiants, les formations (obligatoires) et les préparations ne sont pas incluses.

        • mezneth
          mezneth répond à watashi_baka
          Onomatopée antropomorphe
          • Posté à 13h10 le 19/11/2011
          • Internaute 70709
            Onomatopée antropomorphe

          1h en vacataire ou titulaire c’est effectivement 20€
          1h en libéral, pour dégager un net de 20 €, c’est 40 €

          Rappelons qu’en libéral, il n’y a pas de chomage, pas d’assurance maladie et, a moins de dégager des revenus suffisants, des cotisations retraites mais aucun droit, qu’il faut payer les charges soi meme.
          D’ou le prix.

          Sinon, faut prendre en cdd ou en cdi, mais en payant les charges, ca revient au même, la flexibilité en moins.

          Après si certains donnent des petits cours a 20€, c’est qu’il s’agit d’étudiants qui font ca effectivement au black.
          Mais là on touche un autre problème. A déclarer, ce ne serait pas viable. Je vois mal qui ira faire deux heures de déplacements pour gagner 15 € en deux heures.

        • SiDi
          SiDi répond à watashi_baka
          En état de choc
          • Posté à 13h30 le 19/11/2011
          • Internaute 24795
            En état de choc

          PAYAIT ! Maintenant c’est plutôt le SMIC horaire grâce aux status de contractuel ;)

        6 autres commentaires
    • Jean-marcR
      Jean-marcR répond à watashi_baka
      Contemporain
      • Posté à 11h43 le 19/11/2011
      • Internaute 92348
        Contemporain

      Le problème de fond que soulève cet article n’est pas le prix des cours.
      Mais les notions d’égalité des chances et de méritocratie qui dessinent une société cauchemardesque, où non seulement l’ascenceur social est totalement désactivé, mais où la consanguinité des élites va produire une société stérile et totalement corrompue.
      C’est déjà bien avancé, en France tout particulièrement, l’école dite républicaine ayant échoué lamentablement en partie à cause de la bêtise et ringardise de nombre de républicains qui se croient encore au début du 20e siècle et font de joie dans leur culotte quand des gamins récitent du princesse de clèves.

      Bourdieu avait analysé une des raisons de la reproduction des élites entre elles. Là, le problème n’est plus culturel, mais économique.
      On a touché le fond.

      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à Jean-marcR
        aconforme
        • Posté à 14h13 le 19/11/2011
        • Internaute 156689
          aconforme

        En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation, dont celui de Mirabeau, de Talleyrand, et celui de Lepeletier de St Fargeau.

        A la différence de ce dernier qui organisait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comporte un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de « méritocratie ».
        Enfin un éveillé.
        « Deux siècles et 182 ministres plus tard, on pose toujours la question : “Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ?” On ne le peut pas ! La méritocratie et l’égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut nécessairement choisir, le comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de désirer l’égalité. »
        Après avoir éliminé Robespierre, la réaction thermidorienne de 1795 met fin à la révolution et à l’idéal d’une société dans laquelle l’égalité serait réalisée. Mais comment consacrer le retour de l’inégalité, de l’argent, de l’aristocratie, de la fortune, de la propriété sans que le peuple ne reprenne les armes ? Comment abandonner l’égalité sans que cela ne se voie ? En l’appelant : « l’égalité des chances ». L’égalité des chances est le mot qui veut dire « Inégalités ». Tels le lapin et la tortue, nous sommes donc « égaux » sur la ligne de départ. Nous avons virtuellement les mêmes « chances ».

        En entrant à l’école, Bastien dont le père est banquier, et Mohammed, dont le père est chômeur ont donc les mêmes « chances ». Il est évident que si Bastien intègre une grande école et Mohammed ne dépasse pas la troisième professionnelle, ce n’est que le résultat de leur mérite propre. L’un n’a pas su, ou pas voulu utiliser les « chances » que l’on avait mises à sa disposition en égale proportion avec l’autre. Quand l’un et l’autre doivent raconter leurs vacances dans une rédaction, c’est un pur hasard si les parents de Bastien et le professeur possèdent la même culture, partagent les mêmes codes, les mêmes modes de vie, et aiment tous les deux les mêmes vacances : marcher dans le Cantal plutôt que de s’entasser au camping des flots bleus et de faire du baby foot au café de la plage. Ou encore de rester jouer au foot tout l’été sur la dalle de l’immeuble. Si la rédaction de Bastien (à qui sa maman a appris à reconnaître les chants d’oiseaux dans les forêt du Cantal) reçoit une meilleure note, c’est parce que Mohammed n’a pas voulu faire l’effort de raconter dans des termes joliment et littérairement tournés ses journées d’été occupées à traîner dans son hall d’escalier. Un tel sabotage de ses « chances », une telle mauvaise volonté, une telle paresse intellectuelle méritent une sanction. Un tel refus d’utiliser les « chances » que l’école républicaine a mises à sa disposition, mérite une mauvaise note.

        Comme tous ces mots à dépolitiser les rapports sociaux, « l’égalité des chances “ est une machine à nous faire croire que cette société offre à tous une égale opportunité et que nous sommes seuls responsables de notre situation. C’est le modèle Américain du ‘ land of opportunity ’. Il n’y a plus de patrons pour nous exploiter, seulement des individus qui ont voulu ou pas saisir leurs chances.

        Transformé en loi, ce principe de l’égalité des chances légitime l’abjection des ‘ grandes écoles ’ dans lesquelles se côtoie et se reproduit ‘ l’élite républicaine ’ qui est essentiellement le refuge de la noblesse et de l’aristocratie reconstituées. Depuis la loi sur l’égalité des chances, un quota de pauvres et d’étrangers (pardon…de ‘ minorités visibles ’) est autorisé à rentrer dans ces écoles. Mais la question n’a jamais été de savoir combien y entraient, mais combien en sortaient. Au nom de l’égalité des chances, tout le monde rentre dans l’entonnoir de l’école, mais seulement 1% de fils d’ouvriers en sortent avec un diplôme universitaire quant la France dénombre 30% d’ouvriers en 2005 au sein de la population active. Jetons un voile pudique sur les 99 autres… Le problème de l’égalité n’est pas de rentrer mais de sortir égaux, pas de démarrer mais de finir égaux. C’est une toute autre tâche !

        Exercice :
        Pour aider les parents à exercer leur autorité parentale la loi sur l’égalité des chances institue un contrat de responsabilité parentale qui permet d’assigner des objectifs aux parents. S’il n’est pas respecté par la famille, les autorités compétentes pourront prononcer la suspension provisoire de certaines allocations. (texte officiel)
        Traduction :
        Pour punir les familles dont les enfants ne se soumettent pas à l’oppression et à la pauvreté, la loi pourra pénaliser financièrement les parents pour leur apprendre à faire respecter l’humilité de leur condition.
        Lien

         
        • ignored
          ignored répond à trouble fêtes
          "Prétentieusement votre"
          • Posté à 14h42 le 19/11/2011
          • 175861
            "Prétentieusement votre"

          « comment ? 5000 E, c’est mon taro, de l’heure, mais à ce prix là t’en auras de la connaissance, sois en sûr(e) »

          Fake hein, par contre

          Hs mais ça, fake, ça l’est pas ..

          « Sarko & co mangent dans ma main le grain que sont mes mots, et toi, tu manges quoi ? »

          Quand vous voudrez faire les choses bien, commencez par le « début » ..
          « Faire les choses » en terme de révolution .., la première épreuve se trouve dans les consciences, seulement après, on s’attaque à la matière ..
          Pour se faire, connaissez vous quelque chose de plus précis que la science ?
          Que diriez vous si vous appreniez que la connaissance partagée ou connue à notre époque est soigneusement choisie .. ?
          Je sais pas ce que vous en penseriez, dans tous les cas, c’est la réalité, et celle-ci, la réalité, ne doit pas vous dépasser, mettez donc à jour vos connaissances ..

          Lien

          ps : Rue89 n’est pas l’endroit idéal pour découvrir la réalité, puisque 99% des médias sont possédés par une minorité ( précise ), pourquoi rue89 ferait forcément partie du 1% restant ? ..
          Restez donc soumis, faibles, si vous le voulez ..

        • Jean-marcR
          Jean-marcR répond à trouble fêtes
          Contemporain
          • Posté à 15h14 le 19/11/2011
          • Internaute 92348
            Contemporain

          Il y a beaucoup de choses différentes dans votre commentaire plutôt riche.
          Je ne suis pas arrivé à comprendre avec certitude si vous défendez plutôt une vision de la société qui tende à l’égalité des chances au début quitte à ce qu’à l’arrivée des différences existent, ou plutôt une égalité à l’arrivée en gommant le principe de méritocratie.

          De toutes les manières, et pour se détacher un peu de considérations philosophiques ou trop théoriques, je rebondis sur le cas grandes écoles.
          Même en imaginant que les conditions d’accès à ces écoles soient relativement égales entre couches de populations ce qui est déjà une sacré tâche (oublions donc Bourdieu), et que miraculeusement les sortants soient issus de couches sociales diversifiées, c’est le principe même de la méritocratie à la française qui me semble être une cause de bien de nos problèmes.
          Car pour prendre le cas de notre horreur nationale, l’Ena, avoir intégré cette école et en être sorti suffit à tracer une voie définitive vers l’élite, jamais remise en question quelques soient les erreurs de ces sortants.
          En parallèle, ne pas être sorti de cette école coupe toute possibilité à de nombreux autres talents d’accéder à un grand nombre de postes où ils pourraient être très utiles.
          Cette forme de méritocratie focalisée uniquement sur le bachotage et le point d’entrée dans la société à 25 ans est une catastrophe.
          Nous avons là ni méritocratie réelle à mon sens, ni égalité des chances à l’entrée, ni égalité des conditions en sortie.

          Cette forme de pensée typiquement française est être corrigée.
          Sans cela, toutes possibilités de progression vers une meilleure égalité des chances, une meilleure égalité des conditions, et surtout une conception de la méritocratie qui soit appropriée réellement à ce que doit être une élite (qui ne peut être un statut permanent attribué mais un effort de tous les instants, comme cela est le cas dans le milieu scientifique), sont redues impossibles.

        • Sans-Faction
          Sans-Faction répond à trouble fêtes
          Salarié non corvéable
          • Posté à 15h26 le 19/11/2011
          • Internaute 59690
            Salarié non corvéable

          Excellent !

        • Jean-marcR
          Jean-marcR répond à trouble fêtes
          Contemporain
          • Posté à 16h09 le 19/11/2011
          • Internaute 92348
            Contemporain

          Au passage, merci, je ne connaissais pas le point de vue de Lepeletier de St Fargeau sur l’éducation. Je vois un tout petit peu mieux à présent.

          Mais je vous fais cette remarque : mis à part des considérations sur l’égalité etc etc propres à ce genre de courant de pensée, qu’en est il d’une école POUR LE 21E SIECLE dans le concret ?

          Car vos questionnement tournent tous autour de l’égalité sociale.

          Les miens, mais cela rejoint indirectement les vôtres dans le fond, sont très focalisés sur la prise en compte de la révolution numérique dans le cadre de l’éducation, qui doit être révolutionnée elle aussi.
          Ce n’est pas une question d’outils. Mais de philosophie de l’éducation, de ce qu’est l’apprentissage, la connaissance, le maitre et l’élève, la socialisation, etc...

          Je ne vois rien dans ce qui est issu des lumières et de Ferry qui puisse permettre de répondre à ceci de manière satisfaisante.

          Par contre, les principes généraux de la maïeutique me semblent dignes d’intérêt et être bien plus adaptables à cet instant T et aux besoins éducatifs pour les années à venir.

        • Pi.K
          Pi.K répond à trouble fêtes
          Vilain Parisien
          • Posté à 00h43 le 20/11/2011
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          Attention, la notion d’égalité des chances recouvre des raisonnements très différents, de l’égalité formelle à l’égalité équitable des chances (c’est du Rawls). Un rawlsien vous dirait que l’égalité des chances est réalisée si et seulement si les inégalités de dotations initiales sont corrigées — coup de bol ( ?), je ne suis pas rawlsien (enfin, pas complètement).

          Et « égalité », pareil mais en plus gros : égalité de quoi ? Égalité d’utilité totale, égalité d’utilité marginale, égalité d’utilité espérée, égalité de revenus, égalité de ressources en prenant en compte l’inégalité des facteurs de conversion, égalité de droits, égalité politique, égalité morale (« chacun compte pour un et seulement pour un »), égalité des capabilités de base, égalité de midfare, égalité de rétribution horaire ?

          Notez bien que chacune des propositions précédentes a de solides arguments en sa faveur. Là où ça se corse, c’est que l’égalité dans un espace peut induire des inégalités importantes dans un autre espace. Et que les arguments en faveur de l’égalité dans un espace donné sont en même temps des arguments contre l’égalité dans un autre espace. Si vous défendez l’égalité de rétribution horaire, vous défendrez en même temps l’inégalité de revenu total (et c’est pire si on fait varier la rétribution avec la capacité productive). Si vous défendez l’égalité de ressources, vous défendrez en même temps l’inégalité de rétribution horaire. Etc., etc.

          Oui, je sais, c’est vraiment couper les cheveux en quatre, et recouper les morceaux en huit, mais il faut être très précis quand on parle d’égalité.

        • marc44
          marc44 répond à trouble fêtes
          • Posté à 13h31 le 20/11/2011
          • Internaute 24488

          Francois Dubet dans le texte.

        6 autres commentaires
    • I.P
      I.P répond à watashi_baka
      Flat4
      • Posté à 12h07 le 19/11/2011
      • Internaute 25391
        Flat4


      45 € de l’heure c’est du foutage de g… c’est plutôt entre10 et 20 € non ?

      C’est déjà 10 euros de moins de l’heure qu’un garagiste. Quant à l’artisan moyen n’en parlons pas.
      Qui se fout de la gueule de qui au final ?

      • Sans-Faction
        Sans-Faction répond à I.P
        Salarié non corvéable
        • Posté à 15h34 le 19/11/2011
        • Internaute 59690
          Salarié non corvéable

        Ne confondriez-vous pas salaire net et coût environné ?
        Un garagiste paie des charges (enfin, normalement...), investit dans des machines, des outils... Forcément, ça coûte plus cher qu’un type qu’on paie de la main à la main une somme qu’il ne déclarera peut-être pas !

         
        • I.P
          I.P répond à Sans-Faction
          Flat4
          • Posté à 19h44 le 19/11/2011
          • Internaute 25391
            Flat4

          Ah oui tiens, je croyais que les pièces et les interventions hors MO étaient déjà hors de prix pour payer ce que vous évoquez. Genre quand le garagiste vous soulage de 60 euros juste pour brancher la valise diagnostic.
          Mais bref, limite on s’en fiche, moi ce que je voudrais comprendre c’est pourquoi il serait normal qu’un prof soit payé 10 euros de l’heure comme disait watashi_baka, soit à peine plus que le SMIC horaire ?

        1 autres commentaires
      • PhilB7
        PhilB7 répond à I.P
        Scientifique
        • Posté à 16h25 le 19/11/2011
        • Internaute 156675
          Scientifique

        D’accord avec Sans-Faction. Quand on paie un garagiste 55€/h, ça ne fait pas 55€ qui tombe dans sa poche ! ! ! Enlevez les frais, taxes, main d’oeuvre, pièces... Je donne des cours de maths de qualité à 20€/h, toujours déclarés par CESU.

         
        • I.P
          I.P répond à PhilB7
          Flat4
          • Posté à 20h55 le 19/11/2011
          • Internaute 25391
            Flat4

          Et sur les 20 euros il vous reste combien à l’arrivée une fois les impôts payés, les transports déduits, etc ?
          A ce tarif là faites femme de ménage de luxe, ça sera kif kif.

        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à watashi_baka
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h25 le 19/11/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      bof...
      chaque jour se lève un pigeon...
      et chaque pigeon a son prix...

      c’est la base de la société libérale.... faut pas se plaindre.

      on peut s’indigner, c’est sûr...

    • luimeme
      luimeme répond à watashi_baka
      on essaie de s'en sortir (...)
      • Posté à 16h14 le 19/11/2011
      • Internaute 34496
        on essaie de s'en sortir (...)

      je donne qq fois des cours particuliers..c est hyper chiant comme activité... Je ne descends pas en dessous du tarif horaire que j’ai à l’université, c est à dire 43 €uros, en dessous, je préfère rester chez moi .

      • PhilB7
        PhilB7 répond à luimeme
        Scientifique
        • Posté à 16h32 le 19/11/2011
        • Internaute 156675
          Scientifique

        ouais c’est ça, reste chez toi.

    • eljebli
      eljebli répond à watashi_baka
      Autres
      • Posté à 19h48 le 19/11/2011
      • 175693
        Autres

      En fait l’idée est simple, je le dis parce que je suis moi même professeur et donne des cours particuliers, quand j’ai commencé avec les organismes il y a 5 ans, je me suis rendu compte qu’ils prenaient autant que ce qu’il me donnais en marge, càd que pour chaque euros qui rentre dans ma poche un autre va dans la leur, du coup la seule conclusion que je pouvais faire c’est qu’il fallait travailler pour sa gueule et puisque les gens peuvent payer entre 35 et 60 euros l’heure bah autant doubler mes tarifs et profiter moi même de cette manne, j’ai actuellement des élèves qui me payent 40 euros de l’heure et d’autres 25 euros pour le même niveau car j’essaye de ne jamais mettre les parents dans la merde, mais si le mec a les moyens pourquoi diable ne demanderais je pas 60 euros de l’heure à un mec qui de toute façon les donnerais volontiers à un organisme ?
      Pour ceux qui disent que 45 euros de l’heure c’est beaucoup, je leur conseille d’essayer de donner un cours de deux heures de maths à un Maths spé et d’estimer eux même le travail à fournir :)

      • flammèche
        flammèche répond à eljebli
        ...
        • Posté à 22h52 le 19/11/2011
        • Internaute 37249
          ...

        rassurez- moi, ce n’est pas français vos cours ?

         
        • eljebli
          eljebli répond à flammèche
          Autres
          • Posté à 17h32 le 20/11/2011
          • 175693
            Autres

          c’est maths, physique et chimie :)

        1 autres commentaires
      • lambertine
        lambertine répond à eljebli
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 23h05 le 20/11/2011
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Et vous trouvez ça normal, qu’un élève censé être hyper fort en maths (sinon, que fait-il en math spé) et dont les cours sont censés être donnés par des profs hyper forts dans leur domaine, ait besoin de cours particuliers pour réussir ?

    • Taladris
      Taladris répond à watashi_baka
      Ancien observateur
      • Posté à 03h30 le 20/11/2011
      • Internaute 141499
        Ancien observateur

      Ce n’est pas clairement dit dans l’article, mais peut-être que les parents dont celui-ci parle ont recours à une société spécialisée dans le soutien à domicile. Du coup, 45€ c’est probablement ce que touche l’entreprise pour une heure de cours, pas l’enseignant.

  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 20h33 le 17/11/2011
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    Et même pas de philo dans leurs cours particuliers ? Et qui c’est-y qu’y va m’embaucher ? Scrogneugneu.

  • les_canards
    • Posté à 07h50 le 18/11/2011
    • Internaute 20527

    Je suis toujours sidérée par le nombre de gens qui payent ces cours au noir. D’abord c’est illégal, ensuite c’est dangereux, et enfin c’est tout à fait stupide : Mme profession libérale et M. Directeur général sont-ils donc (comme beaucoup de leurs semblables) incapables d’ouvrir leur navigateur Internet pour constater qu’il n’y a absolument pas besoin de passer par un organisme pour bénéficier de la réduction fiscale ?

    • PhilB7
      PhilB7 répond à les_canards
      Scientifique
      • Posté à 16h31 le 19/11/2011
      • Internaute 156675
        Scientifique

      ça n’est pas forcément au noir ! ! ! avec les chèques CESU, c’est 100% légal, et tout le monde y gagne. Tous les cours que je donne, en tant que particulier’ sont déclarés en CESU, sans passer par un organisme.
      Et la réduction fiscale était à l’origine destinée à diminuer le travail au noir de particulier à particulier. Des entreprises ont profité de l’effet d’aubaine pour profiter de cette réduction fiscale, qui devrait être à mon avis réservée aux particuliers.

  • PhilB7
    PhilB7
    Scientifique
    • Posté à 08h40 le 18/11/2011
    • Internaute 156675
      Scientifique

    Je suis scandalisé par cet article. Vous avez retenu l’exemple caricatural de parents « à la ramasse » prêts à payer n’importe quel prix pour un service incertain.
    Si les parents s’étaient renseignés un tantinet autour d’eux, ils auraient pu trouver des enseignants sérieux à 20-30 € de l’heure, et non pas 45-60 € !
    Il suffit d’aller voir sur les sites de petites annonces pour se faire rapidement une idée du prix.

    • amonhumbleavis
      amonhumbleavis répond à PhilB7
      Rue89 fait monter le FN
      • Posté à 12h07 le 18/11/2011
      • Internaute 93168
        Rue89 fait monter le FN

      Ce sont des richards de Chatou. Pour eux le prix c’est la qualité.

      • Pi.K
        Pi.K répond à amonhumbleavis
        Vilain Parisien
        • Posté à 00h46 le 20/11/2011
        • Internaute 105016
          Vilain Parisien

        Et paf, effet Veblen dans leur gueule.

        (D’un autre côté, si les gens se laissent avoir par leurs biais de rationalité, je ne vois pas pourquoi il faudrait s’en priver. Le mieux étant évidemment de faire payer très cher un cours où on explique aux gens qu’ils sont idiots d’avoir payé aussi cher.)

  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 12h12 le 18/11/2011
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Voilà en gros par quoi les descendants des classes inférieures sont battus aux concours, par des gosses pas foutus de bosser par eux-mêmes qui n’ont jamais connu l’angoisse de « comment vais-je pouvoir me payer ce livre d’exos corrigés ». Pas dur avec tant d’heures de cours en plus d’arriver en tête.

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à amonhumbleavis
      mangeur de chouineur
      • Posté à 11h25 le 19/11/2011
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      Le chaton de Chatou n’a pas de prix. En plus, les parents n’ont même pas droit à un abattement fiscal...les pauvres.

      • padiran
        padiran répond à Cannibal Ferox-
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 11h59 le 19/11/2011
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        « En plus, les parents n’ont même pas droit à un abattement fiscal...les pauvres. »
        Comme quoi ils sont cons car ils auraient pris un agrégé au chômage comme personnel à domicile, non seulement il aurait fait les cours de la tribu mais en plus le ménage, le repassage et préparé les repas et c’est déductible des impôts
        « Le crédit d’impôt est égale à 50% des dépenses globales, charges sociales comprises, prises dans la limite de 12 000 euros par an + 1 500 euros par enfant à charge »

         
        • Cannibal Ferox-
          Cannibal Ferox- répond à padiran
          mangeur de chouineur
          • Posté à 12h14 le 19/11/2011
          • Internaute 159072
            mangeur de chouineur

          Tu ne peux quand même pas demander à des *riches*, qui se contentent de 8000 euros par mois d’être intelligents.

          • padiran
            padiran répond à Cannibal Ferox-
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 13h45 le 19/11/2011
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            A défaut d’intelligence, ils devraient consulter leurs comptables puisqu’elle est « libérale » et lui directeur de grande surface et c’est plus facile de trouver un agrégé qui veut arrondir ses fins de mois qu’un plombier.

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