Craquements 09/11/2011 à 15h36

Lacrymos, chômage et bakchichs... La vie dans la Grèce en crise

Okeanos | Lost in Parthenon


Une Grecque passe devant des vêtement et objets d’occasion en vente dans la rue, le 4 novembre 2011 (Panagiotis Tzamaros/Reuters)

(D’Athènes) Depuis des mois, la population grecque manifeste. Elle s’organise. Elle s’informe. Elle enchaîne les grève. Depuis des mois, chaque manifestation se termine par un tir massif de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. La réponse du gouvernement est claire : « Circulez, il n’y a rien à voir. »

De mai à juillet, Syntagma, place de la Constitution à Athènes, a vu déferler une population pacifique, en continu. Ces « Indignés » avaient décidé, comme les Espagnols avec la Puerta del Sol à Madrid, de reprendre possession de la place.

Des équipes se sont créées pour assurer les besoins de base : nettoyage de la place, gardes d’enfants, aide aux démunis... et communication avec les médias. Pour la première fois, hommes, femmes, enfants, retraités, salariés, chômeurs, immigrés se sont réunis en masse et dans la durée pour partager leurs sentiments sur la situation dramatique du pays. Pour échanger, parler et lutter. Pacifiquement.

Le camp de ces « Indignés » a été évacué un matin de juillet, à 4 heures. Certains demandent encore des explications au maire d’Athènes.

1

Des manifestations durement réprimées

Chaque vote du Parlement était accompagné, sur la place, d’une foule compacte et en colère : « Voleurs, Voleurs, Voleurs ! » criaient-ils, en réaction aux scandales impliquant des hommes politique grecs, tous partis confondus. Une classe politique fortement critiquée mais jamais invitée à s’expliquer devant les tribunaux.

« Dehors, la classe politique ! »

« Nous voulons de nouvelles élections ! »

« Nous voulons un audit sur la dette grecque ! »

Beaucoup veulent en effet comprendre d’où vient cette dette et pourquoi ils se voient imposer de nouvelles mesures drastiques pour la résorber.

Mais la population n’a pas manifesté ces derniers jours. Sans doute fatiguée de ce jeu politique qui les ignore. Le souvenir des 28 et 29 juin, où la police a utilisé massivement son arsenal anti-émeutes (ce qu’Amnesty International a condamné ; on parle de 2 800 bombes lacrymogènes – périmées – en une seule journée) est encore bien présent.

2

Salaire minimum abaissé et taxes supplémentaires

Le salaire minimum équivaut à 751 euros par mois (soit 600 euros net, une fois payée l’assurance maladie, selon plusieurs témoignages), l’accès à l’hôpital public est devenu payant (forfait de 5 euros) malgré la cotisation obligatoire, des taxes ont été fortement augmentées, des retraites fortement réduites. Sont imposés sur le revenu ceux qui gagnent 6 000 euros par an et plus. Une taxe immobilière a aussi été instaurée sur la facture d’électricité (pas possible de payer ? On coupe le courant).

Nombreux sont les Grecs qui ne sont plus payés depuis plusieurs mois (fonctionnaires et salariés du privé). Des professeurs attendent encore leur premier salaire de la rentrée. La rentrée 2011 s’est vue amputée de la traditionnelle distribution des livres scolaires. L’éducation ne fait plus partie des priorités.

Le salaire minimum, pour les jeunes diplômés, a été abaissé à 500 euros par mois, avec une période d’essai d’un an. La jeunesse grecque diplômée, souvent avec un passage dans les meilleures universités européennes ou américaines, majoritairement bilingue, pense à s’expatrier et fait traduire ses diplômes.

3

Le chômage, une fatalité

Malgré la baisse du salaire minimum légal, il est pratiquement impossible de trouver un travail. Il y a encore quelques mois, la première question qu’un Grec posait à un de ses compatriote était : « Quel est ton job ? » Aujourd’hui, c’est : « As-tu un job ? »

Près d’un tiers des petits commerces ont fermé depuis le début de la crise. La question de chaque commerçant n’est plus de savoir s’il va devoir fermer, mais quand. Une commerçante :

« Ma situation est simple : si je paye la TVA, je ferme mon commerce. Je n’ai plus le choix, je n’ai que cela pour vivre. Et payer une taxe pourquoi ? Pour alimenter un système qui n’a aucun sens ? Ou va l’argent que je donne à l’Etat ? Dans la poche des politiciens ? »

Un salarié :

« Je ne suis plus payé depuis quatre mois. La société pour laquelle je travaille va devoir se séparer de plus de la moitié de son effectif à la fin de l’année. Si je perds mon travail, je sais que je n’en retrouverai pas. C’est devenu impossible en Grèce. La seule solution sera de s’expatrier, mais comment serai-je accueilli dans les autres pays ? »

4

Le bakchich, demandé partout

Car le Grec est paresseux et tricheur, paraît-il : il ne paye pas d’impôt et s’arrange pour corrompre les administrations et ainsi éviter les taxes. Ce cliché serait l’inverse de la réalité.

Une diplômée en médecine :

« Cela fait quatre ans que j’attends que mon dossier de création de mon cabinet soit accepté. Quatre ans que je ne peux pas travailler malgré l’investissement que j’ai donné. Tous mes papiers sont en règle, mais je me refuse à payer une “fakelaki” [petite enveloppe, c’est-à-dire un bakchich, ndlr] car en cas de contrôle je peux être interdite d’exercer. Et je veux que ce système change. »

Un commerçant :

« Le jour où je suis allé déclarer mon bilan de l’année, ma déclaration de TVA, l’administration m’a demandé pourquoi je souhaitais tout déclarer, qu’il était plus simple et plus rapide de faire une fausse déclaration moyennant une enveloppe. Je m’y refuse. »

Un jeune :

« Quand tu passes ton permis de conduire, en Grèce, il faut payer l’école de conduite et donner une enveloppe à l’examinateur. Je connais peu de monde ayant eu le permis sans avoir donné l’enveloppe. »

Plus grave, certains médecins n’hésitent plus à demander une rallonge en liquide en indiquant que cela les inciterait à être plus attentifs durant une opération. Une prise en otage d’une population par un système qu’aucun homme politique grec n’a entrepris de changer.

5

Les politiques discrédités

La campagne de Georges Papandréou en 2009 était axée sur la lutte contre la corruption, de bonnes mesures sociales et une transparence de l’Etat. Son slogan : « De l’argent, il y en a. »

Peu après l’élection, en direct depuis une île grecque, il annoncera :

« Nous devons faire appel au FMI. La situation financière du pays est catastrophique. »

L’Histoire montrera que cet appel au secours était prémédité. La réaction de la population a été immédiate. Un photographe :

« C’est toujours la même chose. On nous promet des améliorations et rien ne change. Tu savais que Papandréou et Samaras [Antonio, son opposant à la tête de Nouvelle Démocratie, ndlr] étaient colocataires durant leurs études en Amérique ? Ils jouent à un jeu depuis des années. Ils se partagent le pouvoir entre familles depuis des décennies. Et on a beau manifester, c’est de pire en pire ! »

Que se passera-t-il le 17 novembre ?

Des gouvernants sourds à la colère d’un peuple, une police violente et non-formée, une population qui s’organise, qui serait prête à bloquer les administrations dès les premiers licenciements, qui empêche ses élus de participer à la fête nationale du « Οχι » et qui défile en les ignorant...

Des commentaires européens très mal pris après l’annonce du référendum, un sentiment d’occupation économique, de mise en vente du pays...

Une situation sanitaire qui se détériore, des hôpitaux n’ayant plus les moyens de payer les médicaments, des enfants qui s’évanouissent en classe par manque d’alimentation, une augmentation de la toxicomanie, du taux de suicide, de l’alcoolisme, une peur de l’avenir qui ne peut qu’augmenter devant la volonté affichée de poursuivre les mesures d’austérité...

Voilà la Grèce d’aujourd’hui.

Une Grèce exsangue, une population fatiguée, usée, humiliée, qui se sent trahie, une bouilloire prête à exploser.

Le 17 novembre, la Grèce parade, traditionnellement, en souvenir des étudiants tombés lors de la lutte contre la dictature. Pour celui de cette année, beaucoup ici craignent une flambée de violence.

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  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 15h57 le 09/11/2011
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    « Car le Grec est paresseux et tricheur, paraît-il : il ne paye pas d’impôt et s’arrange pour corrompre les administrations et ainsi éviter les taxes. Ce cliché serait l’inverse de la réalité. »

    Et hop quatre exemples qui suivent et qui montrent exactement le contraire de ce que dit l’auteur ! La corruption est bien partout et les impôts et taxes non encaissés.
    Il n’y a d’ailleurs pas de cadastre en grèce, ce qui limite l’impôt foncier. C’est parce que la société est toalement gangrénée que l’économie s’est effondrée. Or pour que cela soit, il faut que les Grecs y aient largement participé.

    • Theophene
      Theophene répond à PaulTron
      Indépendante
      • Posté à 16h30 le 09/11/2011
      • Internaute 54784
        Indépendante

      Un peu facile ... le peuple grec est la premoère victime de la corruption. Et celle ci est généralement incontournable pour les plus faibles. C’est au gouvernement et aux élus de faire la chasse aux mauvaises pratiques. Mais la volonté leur a manqué.
      De là à dire que tout le monde a profité du système, non vraiment, je ne crois pas.

      • PaulTron
        PaulTron répond à Theophene
        Ce champ sera visible par tous (...)
        • Posté à 11h43 le 10/11/2011
        • Internaute 168564
          Ce champ sera visible par tous (...)

        Les témoignages de nombreux grecs montrent que s’ils ne sont pas tous corrompus, ils ne sont pas non plus tous prompt à payer l’impôt. Le travail au noir, l’évasion fiscale, la fraude aux impôts osnt très présents au quotidien. Ce n’est pas encore la corruption, mais cela n’aide absolument pas le pays à éviter la crise.

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à PaulTron
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 08h46 le 10/11/2011
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      Ha ils sont tous à l’UMP en Grèce ? ?

      • PaulTron
        PaulTron répond à zygzornifle
        Ce champ sera visible par tous (...)
        • Posté à 11h44 le 10/11/2011
        • Internaute 168564
          Ce champ sera visible par tous (...)

        primaire et binaire.
        Il n’y a pas qu’à l’UMP qu’il y a de la corruption, mais partout.

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 16h24 le 09/11/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    C’est marrant, cette insistance à ne pas voir que tout le monde, du haut en bas de l’échelle sociale, a bénéficié de la manne européenne, des carences de l’état, des petits arrangement entre amis sans déclaration, du non-état, en définitive, sans que cela ne dérange personne tant que tout le monde touchait.

    Allez prendre un taxi et payez sans facture, visiter une administration où les fonctionnaires les plus travailleurs sont là et vous demandent une rallonge pendant que les moins zélés font un 2é voire un 3è travail (peut-être taxi, d’ailleurs)....

    Les indignés sont des déçus d’arriver trop tard pour ne pas pouvoir en croquer !

    • Lionel06
      Lionel06 répond à DeSuisse-
      Minoritophile et alter-natif
      • Posté à 16h51 le 09/11/2011
      • Internaute 30683
        Minoritophile et alter-natif

      Exactement ce que me disait, pas plus tard qu’hier, mon buraliste, celui qui a sa carte de militant FN.
      Comme quoi, les petits esprits se rencontrent...

      • DeSuisse-
        DeSuisse- répond à Lionel06
        Je pense donc je gêne !
        • Posté à 07h48 le 10/11/2011
        • Internaute 101756
          Je pense donc je gêne !

        Il est donc dans le réel et vous pas. Je m’étonne que vous alliez encore acheter chez lui.... Vous êtes handicapé et avez une mobilité réduite, aussi ?

         
        • kikekoi
          kikekoi répond à DeSuisse-
          toujours de bonne foi
          • Posté à 14h32 le 10/11/2011
          • Internaute 29279
            toujours de bonne foi

          c’est fin, ça se mange sans faim

          • DeSuisse-
            DeSuisse- répond à kikekoi
            Je pense donc je gêne !
            • Posté à 16h17 le 10/11/2011
            • Internaute 101756
              Je pense donc je gêne !

            Et il n’y a rien à dire de plus devant cette évidence.

        2 autres commentaires
  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 17h29 le 09/11/2011
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Curieux, Arthur, la tête d’affiche de la une à 1600/mois qui truande l’État français.
    On trouve plutôt ça normal, vu de Suisse, mais quand il s’agit des Grecs.....
    Bien renseigné en plus, le sociologue de bazar, Il sait tout en détail grâce à TF1 et Atlantico.

    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à Sixpatte-
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 07h50 le 10/11/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      Il semble que vous vouliez me parler sans me parler directement (bouton ’’répondre’’). Je ne suis pas suisse. Et donc votre ’contribution’, tombe dans l’abîme de votre réflexion hasardeuse.

  • Chut
    Chut
    Etudiant
    • Posté à 17h24 le 09/11/2011
    • Internaute 136374
      Etudiant

    On pourrait peut-être aller donner un coup de main aux grecs le 17 novembre. De plus se serait un excellent entraînement pour notre fête nationale du 14 juillet 2012.

    • jino83
      jino83 répond à Chut
      citoyen curieux
      • Posté à 06h07 le 10/11/2011
      • Internaute 159282
        citoyen curieux

      Rien ne nous empêche de rajouter un jour historique dans nos calendriers , ont est pas obliger d’attendre le 14juillet pour faire tomber des têtes ; -)

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 17h26 le 09/11/2011
    • 173412
      expatrie

    Les Europeens en tout cas doivent beaucoup d’argent au grecs comme reparations pour toutes les insultes deversee, et le flot ne se tarit pas comme si les taxis du monde entiers donnaient des factures (et le fait qu’ils n’en donnent pas est une indication que ce sont des fraudeurs), etc.... Les visiteurs enfants gates ayant survecus (ou s’etant enrichi) aux crises veulent comme toujours que tous soit simple et pareil qu’a la maison.

    Pourtant a la maison, les medecins francais demandent des dessous de table non rembourse par la securite sociale, depuis des annees et bien que c’ait ete denonce dans le canard je n’ai pas entendu que ca ait change. Notre miliardaire locale ne paie pratiquement pas d’impot sur le revenu, etc.... en quoi est ce different ?
    Et en France aussi on ignore ceux qui sont taillables et corveables a merci, a qui on ne trouve pas necessaire d’assurer un logement ou une vie decente. Est-il necessaire de poursuivre ? Ceux qui vont en Grece ne connaissent meme pas de grecs mais ils font beaucoup la morale, tout en oubliant quelques zeros sur leur declarations d’impots.

    • zorbeck
      zorbeck répond à the ghost
      • Posté à 20h50 le 10/11/2011
      • Internaute 9110

      Que notre milliardaire locale ne paie pas plus d’impots qu’ un cadre superieur est un scandale, rien a dire. Sauf qu’elle respecte la loi et que si on ne voulait pas de cette loi il ne fallait pas elire Sarko.

      Le cas grec est different. D’apres le Monde du 3 Novembre, pour contrer la fraude, le gouvernement grec a vote une loi qui lie l’impot foncier a la consommation d’electricite. Consequence : des employes de la societe d’electricite, sans doute touches au plus profond de leur fierte nationale, se sont mis en greve contre cet impot de solidarite. Un peu comme si les fonctionnaires du ministere des finances se mettaient en greve le jour ou on voudra imposer Betancourt.

      Le Monde : « L’exemple vient d’en haut. Le vice premier ministre, Théodore Pangalos, a expliqué, en octobre à la télévision, qu’il ne pourrait pas payer cette taxe, car il a beaucoup de propriétés. Il a mis au défi Evangélos Venizélos, le ministre des finances, de le mettre en prison ! ».

      Ma conclusion a moi est simple : tant que ce Monsieur Theodore Pangalos ne sera pas en prison, la Grece n’aura rien a faire dans l’Europe, ni dans l’euro. Face a de telles enormites, la presence de la Grece dans l’Europe est tout simplement une arnaque pour tous les contribuables europeens qui eux paient leus impots.

      Et si les Grecs sont tellement blesses dans leur orgueil national face aux demandes europeennes, qu’ils se debrouillent avec les US. Il y en a plein la-bas qui attendent avec impatience la faillite grecque, pour pouvoir racheter a bas pris toutes les boites grecques qui feront forcement faillite au moment ou la Grece sortirait de l’euro.

  • zé ninguem
    zé ninguem
    lecteur
    • Posté à 17h52 le 09/11/2011
    • Internaute 103600
      lecteur

    On devrait profiter de l’exemple grecque afin de ne pas commettre les mêmes erreurs. C’est évident que ce ne sont pas les politiques grecques qui paient la
    note mais les membres les plus faibles économiquement de la société qui
    paient les premiers et paient le prix fort. N’attendons pas de nous retrouver dans une situation similaire et exerçons maintenant notre souveraineté. Ne
    donnons pas carte blanche à la classe politique comme nous le faisons parce que les décideurs ne paieront pas mais la population oui. Récupérons
    notre légitime souveraineté et exerçons la . Il faut agir en position de force et ne pas attendre d’en être ou en sont les grecques parce que là, il ne reste que le désespoir. Si nous n’agissons pas, demain sera notre tour tout comme les grecques. Profitons de la chance d’avoir sous nos yeux cet exemple.

    • Samuel Vimaire
      Samuel Vimaire répond à zé ninguem
      Ancien pauvre
      • Posté à 17h25 le 10/11/2011
      • Internaute 140339
        Ancien pauvre

      Vous avez parfaitement raison, le problème c’est qu’on ne fait pas la révolution le ventre plein. Les populations ne se révoltent que lorsqu’elles sont au pied du mur et qu’elles n’ont plus rien à perdre.

      Nous avons beau voir arriver le mur à toute vitesse, les gens ne se rebelleront pas avant d’avoir perdu l’illusion que le système pouvait leur être bénéfique d’une façon ou d’une autre.

  • KrustyLeClown
    KrustyLeClown
    "Héhéhéhéhé !!!"
    • Posté à 20h24 le 09/11/2011
    • Internaute 164453
      "Héhéhéhéhé !!!"

    La Grêce risque sincèrement de sombrer dans la guerre civile, avec les conséquences incalculables et catastrophique que celà engendre a chaque fois. Moi j’ai peur pour le peuple grec, ils doivent continuer a se révolter c’est sûr parce que ce traitement qu’on leur assène est injuste et dévastateur, mais les pouvoirs politiques et économiques s’en foutent éperdument, du Peuple. J’espère qu’ils ne vont pas sortir les armes à feu et tirer sur les « classes dangereuses », comme au XIXème siècles ...
    Bravo pour votre courage et votre persévérance, vous êtes un exemple pour les peuples du monde entier amis grecs ! !

  • Alexad
    • Posté à 23h22 le 09/11/2011
    • Internaute 8145

    « Une classe politique fortement critiquée mais jamais invitée à s’expliquer devant les tribunaux ».....
    En France c’est beaucoup mieux : ou la classe politique est invitée 20 ans plus tard et lorsqu’elle est hors d’atteinte du fait de la sénilité, ou bien le pouvoir organise sa protection en installant des personnages asservis aux postes clés des institutions, mettant à l’abri des sanctions cette classe politique corrompue.
    Quant à la disette et la grande misère, elles menacent ici tout aussi gravement et malheureusement ce n’est qu’une question de mois...La Grèce est tombée dans une nouvelle dictature et nous y allons.... Et au loin, des bruits de bottes....
    Effrayant. : -((

  • Alexad
    • Posté à 23h21 le 09/11/2011
    • Internaute 8145

    .

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 06h47 le 10/11/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Demain en Italie ?
    dans le reste de l’europe ?
    en France
    notre classe politique est completent coupée des citoyens et ne les connait que par des etudes de communiquants.
    tous les medias serviles se concentrent sur des articles anxiogènes sur la dette. On veut nous faire peur pour mieux nous asservir. nous faire peur jusqu’à ce que nous demandions cet asservissement.
    Mais le spectacle permanent des inegalités dans la demesure rend impossible un consensus sociale. Il semble bien que ce soit le terme du capitalisme. Et les references à une croissance retrouvée (et tenue comme salvatrice) sont de plus en plus discrets et ne sont que de pure forme

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 07h52 le 10/11/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    C’est marrant, cette insistance à ne pas voir que tout le monde, du haut en bas de l’échelle sociale, a bénéficié de la manne européenne, des carences de l’état, des petits arrangement entre amis sans déclaration, du non-état, en définitive, sans que cela ne dérange personne tant que tout le monde touchait.

    Allez prendre un taxi et payez sans facture, visiter une administration où les fonctionnaires les plus travailleurs sont là et vous demandent une rallonge pendant que les moins zélés font un 2é voire un 3è travail (peut-être taxi, d’ailleurs)....

    Les indignés sont des déçus d’arriver trop tard pour ne pas pouvoir en croquer !

    • kikekoi
      kikekoi répond à DeSuisse-
      toujours de bonne foi
      • Posté à 14h39 le 10/11/2011
      • Internaute 29279
        toujours de bonne foi

      reprocher le manque d’effort à coup de ctrl c ctrl v , ce n’est pas une mission d’indigné mais bien un acte indigne

      • DeSuisse-
        DeSuisse- répond à kikekoi
        Je pense donc je gêne !
        • Posté à 16h22 le 10/11/2011
        • Internaute 101756
          Je pense donc je gêne !

        Vous sous-estimez les bienfaits de la V2 de Rue89, vous.... Un autre déni de réalité sans aucun doute.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 08h07 le 10/11/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Lacrymos, chômage et bakchichs... La vie dans la Grèce en crise :

    Juin 2012 Sarkozy repasse haut la nain
    Lacrymos, chômage et bakchichs... La vie dans la France en crise : .........

  • mick69
    • Posté à 10h42 le 10/11/2011
    • Internaute 2907

    Ce qui est dégueulasse dans le déchainement médiatique sur le thème douteux « les Grecs ne paient pas d’impôts », c’est qu’il n’y a jamais eu de déchainement similaire sur le thème :

    - les multinationales ne paient pas d’impôts
    - les traders ne paient pas d’impôts
    - les milliardaires ne paient pas d’impôts
    - les banquiers ne paient pas d’impôts
    - les stars expatriées ne paient pas d’impôts
    - le président de la France est un avocat conseiller en évasion fiscale pour ses amis fraudeurs qui ne veulent pas payer d’impôts
    - les très riches se débrouillent toujours pour toucher plus d’argent public qu’ils ne paient d’impôts

    Bref, dans nos medias pourris, on cogne sur les peuples et jamais sur la racaille oligarchique

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 11h01 le 10/11/2011
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    Pauvres Grecs...
    Et après eux, l’Italie ? L’Espagne ? Le Portugal ? La France ?

  • Tormante
    Tormante
    Faulosophe.
    • Posté à 11h26 le 10/11/2011
    • Internaute 100540
      Faulosophe.

    « Sont imposés sur le revenu ceux qui gagnent 6 000 euros par an et plus. »
    C’est moi ou avec un salaire minimum de 500euros par mois, cet impôt concerne toute la population grecque ?
    C’est quand même du délire. De mémoire d’homme, il ne me semble pas qu’on ait pu annexer un pays ainsi et retirer au peuple qui l’occupe sa souveraineté sans guerre, génocide, ou déportation de masse.
    Notre ère est incroyable, c’est à se demander si l’histoire ne nous entraîne pas vers la folie.
    Tout simplement la folie. Pas d’autre mot.

    • Pas lolo
      Pas lolo répond à Tormante
      fasciné
      • Posté à 13h29 le 10/11/2011
      • Internaute 29635
        fasciné

      « De mémoire d’homme, il ne me semble pas qu’on ait pu annexer un pays ainsi et retirer au peuple qui l’occupe sa souveraineté sans guerre, génocide, ou déportation de masse. »

      Vous n’étiez pas né en 1997 ? Vous devriez en discuter avec des coréens ou des thais qui ont dépassé la vingtaine. Ils ont encore quelques souvenirs cuisants de cette période.

  • nicolaslemagnifique
    nicolaslemagnifique
    Auteur Compositeur
    • Posté à 11h45 le 10/11/2011
    • Internaute 170552
      Auteur Compositeur

    On mobilise l’armée contre la dictature de Khadafi (c’est juste), mais par contre, contre la dictature des politiques grecs qui font payer l’ardoise au peuple pour leurs propres erreurs de gestion financière, tout en les gazant ou les tabassant, là, la « diplomatie » internationale ne bouge pas le petit pouce !

  • alixia
    alixia
    employée
    • Posté à 14h08 le 10/11/2011
    • Internaute 168514
      employée
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h48 le 10/11/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    « Pour échanger, parler et lutter. Pacifiquement. »
    Le dernier mot aurait surtout du être « inutilement ».

    S’trop bien de faire sa gentille manif, on va changer le monde parce qu’on est trop pas content et qu’on veut que ça change.
    mmm... Une prière sans ami imaginaire, ça reste tout aussi efficace qu’avec...

    Quitte à squatter à un endroit, autant aller squatter là où ça sert : casernes, commissariats, bâtiments administratifs, etc.

  • manlicher
    manlicher
    paca
    • Posté à 16h30 le 13/11/2011
    • 174419
      paca

    la faute aux techno crates qui ont influence les politiques europeens, pour la rentre dans l’euro

  • manlicher
    manlicher
    paca
    • Posté à 16h30 le 13/11/2011
    • 174419
      paca

    la faute aux techno crates qui ont influence les politiques europeens, pour la rentre dans l’euro