Enquête 16/06/2010 à 15h25

Comment Genealogie.com veut privatiser les archives publiques

François Krug | Journaliste Rue89

Infosignalée par
un internaute


Capture d’écran du site Genealogie.com.

Condamnés à mort sous la Révolution, militaires décorés en 1914-1918 ou immigrés naturalisés au début du XXe siècle : Genealogie.com affirme avoir déjà recueilli 300 millions de données. Des archives accessibles gratuitement auprès des administrations concernées, mais pas toujours disponibles en ligne. L’objectif du site ? Numériser et stocker ces documents, mais en faisant payer leur consultation : l’abonnement va de 19,99 euros pour un mois à 54 euros pour six mois.

Le problème, c’est que certaines administrations se font prier pour fournir leurs archives à un site commercial. Comme les conseils généraux : depuis un an, Genealogie.com lorgne sur leurs registres d’état civil et leurs cahiers de recensement du XIXe siècle et du début du XXe. Et il perd patience.

Genealogie.com met en garde les départements

Résultat : le 4 mai, la société NotreFamille.com, propriétaire du site, a envoyé un courrier à l’ensemble des conseils généraux. Une mise en garde polie, mais ferme.

La société leur apprend que la Meurthe-et-Moselle et le Rhône ont été rappelés à l’ordre par la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) : ils refusent que le site exploite leurs archives, mais la loi leur donne tort.

Voir le document

(Fichier PDF)

Les conseils généraux ont compris le sous-entendu : après ces avis favorables de la Cada, tout nouveau refus pourra être attaqué devant le tribunal administratif. D’ailleurs, la société conclut son courrier comme si l’affaire était close.

Pour les départements n’ayant pas encore numérisé leurs archives, pas de problème : Genealogie.com le fera pour eux. Pour les autres, c’est encore plus simple. Il leur suffit d’indiquer s’ils préfèrent livrer leurs fichiers sur des disques durs ou via un serveur FTP. (Voir le document)

Pétition sur Internet, questions relayées par des députés auprès du ministre de la Culture : l’affaire fait du bruit chez les généalogistes amateurs, et provoque la colère des archivistes. L’un d’entre eux, qui préfère rester anonyme, explique :

« Nous avons déjà dépensé des sommes importantes pour numériser, et cette société espère récupérer ces données à moindre coût. Si cet acteur-là prend une place primordiale sur le marché, est-ce qu’il ne va pas se substituer à nous et décider de ce qu’il est nécessaire ou pas de numériser ? »

« Un Google généalogique »

« Nous ne voulons pas nous substituer au service public », assure le directeur général de Notrefamille.com, Emmanuel Condamine. Selon lui, Genealogie.com offre un service complémentaire :

« Nous sommes un moteur de recherche patronymique, une sorte de Google généalogique [...]. Nous demandons juste à bénéficier, sans exclusivité, de l’application d’une loi qui existe depuis 32 ans. »

La loi sur la « réutilisation des archives publiques » date en effet de 1978. Elle est claire : si les données sont publiques et qu’elles ne concernent pas des personnes encore en vie, on ne peut pas s’opposer à leur « réutilisation ». Y compris à des fins commerciales. Selon la Cada, les départements n’ont pas vraiment le choix :

  • Si les archives ont déjà été numérisées, Genealogie.com doit pouvoir exploiter les fichiers ;
  • si les archives n’ont pas encore été numérisées, le site doit
    pouvoir le faire.

Un partenariat entre l’Etat et les mormons

En 1960, l’Etat avait déjà confié la sauvegarde sur microfilms des registres de l’état civil au privé. Son partenaire ? La Société généalogique de Salt Lake City,
dépendant de l’église mormone. Cet accord surprenant, confirmé en 1987, donnait satisfaction aux deux parties : pour l’Etat, une sauvegarde gratuite de l’état civil ; pour les mormons, la possibilité d’identifier les morts pour les bénir, comme le prévoit leur religion.

Genealogie.com propose lui aussi de sauvegarder gratuitement les archives des départements. Pourtant, aucun d’entre eux n’a encore signé de partenariat avec le site. Pas seulement par refus de confier des archives publiques à une société privée : c’est aussi une question d’argent. Si la loi empêche les départements de s’opposer à la « réutilisation » de leurs archives, elle les autorise à réclamer une redevance.

Genealogie.com se dit prêt à en verser une, mais seulement pour les fichiers déjà numérisés. Pas question, en revanche, de payer pour les archives qu’il numérisera lui-même. D’autant, souligne Emmanuel Condamine, que les départements pourront utiliser à leur guise les images réalisées par Genealogie.com. Et même les fournir à des sites concurrents.

Les conseils généraux hésitent : combien peuvent-ils réclamer à Genealogie.com ? Ils préfèrent attendre les résultats des calculs de l’Agence de la propriété immatérielle de l’Etat, qui travaille en ce moment sur la tarification des archives de l’Etat. « Ça n’engagera en rien les départements, mais ce seront des tarifs pivots », explique Jean-Christophe Moraud, directeur général de l’Assemblée des départements de France, l’association des présidents de conseils généraux.

Certains départements font déjà payer

L’affaire Genealogie.com pourrait en fait embarrasser quelques conseils généraux. Parmi les départements ayant déjà numérisé leurs archives, certains font en effet payer la consultation en ligne, alors qu’elle est gratuite dans les salles de lecture. « Afin de couvrir une partie des frais liés à ce service, une participation vous est demandée », explique le site des archives départementales de la Savoie. Les tarifs ?

Embarras, également, chez les généalogistes amateurs. Beaucoup redoutent une numérisation systématique des archives par Genealogie.com. Mais parmi les 150 associations membres de la Fédération française de généalogie, certaines collaborent avec le site et alimentent sa base de données. Le secrétaire adjoint de la Fédération, Jean-Yves Houard, se veut consensuel :

« Il faut qu’il y ait toujours un accès gratuit aux documents. Notre souci, c’est que les départements arrêtent d’investir et préfèrent attendre que Genealogie.com le fasse : ça représente un travail énorme, est-ce qu’ils vont aller jusqu’au bout ? »

Genealogie.com candidat au grand emprunt

Notrefamille.com affirme vouloir s’en donner les moyens, pour résister à des concurrents comme l’américain Ancestry. La maison mère de Genealogie.com emploie quarante personnes, et elle est déjà cotée en Bourse, sur le marché Alternext, réservé aux PME. Elle vient de boucler une augmentation de capital de 2,5 millions d’euros, et elle participe à l’appel à projets lancé dans le cadre du grand emprunt : l’Etat prévoit de consacrer 750 millions d’euros à la numérisation du patrimoine.

Genealogie.com sait aussi réduire ses coûts. Une fois les documents numérisés, leur transcription et leur indexation peuvent être confiées à des prestataires étrangers, dans des pays francophones, admet Emmanuel Condamine.

Selon lui, le site attire aujourd’hui 1,5 million de visiteurs uniques par mois -grâce à un référencement efficace et aux achats de mots-clés sur Google-, et compte « quelques dizaines de milliers d’abonnés. »

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  • 139 réactions
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  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie répond à Numerosix
    Parano chronique
    • Posté à 16h42 le 16/06/2010
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    « On a le droit de montrer fumer des gens morts .. »

    Ben, quand ils ont remplacé la pipe de Jacques Tati, il était mort depuis un moment. Les censeurs ne reculent devant rien.

     
    • Numerosix
      Numerosix répond à Troll-en-folie
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 16h46 le 16/06/2010
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Oui mais c’est justement après le coup de Jacques Tati que les anti fumeurs convulsifs ont fini par se sentir tellement ridicules qu’ils ont daigné accorder qu’on puisse montrer fumer des gens morts ..

      • Troll-en-folie
        Troll-en-folie répond à Numerosix
        Parano chronique
        • Posté à 19h13 le 16/06/2010
        • Internaute 87214
          Parano chronique

        Mais certains continuent à mettre des nazes.

        Chassez le naturel....

    2 autres commentaires
  • Alexad
    • Posté à 16h20 le 16/06/2010
    • Internaute 8145

    Exige ? ? ? Qui est donc à la tête de cette entreprise ?

  • Sid_Mo
    Sid_Mo
    Cadre dirigeant de PME
    • Posté à 16h23 le 16/06/2010
    • Internaute 59795
      Cadre dirigeant de PME

    L’article attire forcément mon attention sur plusieurs points :

    1 - Quelqu’un peut-il confirmer que Genealogie.com reversera aux départements le résultat numérique sans demande de contre-partie financière ou de d’ayant droits sur les fichiers :
    - « Nous demandons juste à bénéficier, sans exclusivité, de l’application d’une loi “,
    - ‘D’autant, souligne Emmanuel Condamine, que les départements pourront utiliser à leur guise les images réalisées par Genealogie.com. Et même les fournir à des sites concurrents.’
    C’est à dire que le résultat numérique de leur requête reste libre d’usage et de droits pour l’Etat.

    2 - La question de fond est l’accès gratuit et libre aux données. Que ce soit par un site privé ou par un site public n’est pas en soi important. Par contre, je suis très embêté des précédents de la Savoie, Meurthe et Moselle et Calvados. Il est inadmissible et inacceptable de devoir payer pour un accès aux archives publiques. Et c’est nettement plus grave que la demande d’un site privé qui espère augmenter son trafic avec la numérisation des pièces publiques. DU TEMPS QU’IL N’EN CONSERVE AUCUN EXCLUSIVE. (voir le point 1). Là où se serait scandaleux, c’est s’il conservait une exclusive sur les fichiers. Si ce n’est pas le cas, on a rien à redire.

    3 - Pourquoi se surprendre de l’accord avec la société généalogique d’Utah ? Jamais l’Etat n’aurait fait la démarche lui-même. Hors l’accord garanti que l’Etat conserve la haute main sur le résultat. Seule une copie est conservée par la société généalogique d’Utah. Et cette dernière met cette copie gracieusement à disposition de tout particulier en faisant la demande (sauf frais éventuels de duplication - de l’ordre de quelques euros au plus). Il n’y a ici aucun aspect pécunier ou de blocage de l’information. Dans le cas de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, c’est une question de foi.

    Je suis par contre très dubitatif sur la qualité du travail d’indexation tel qu’envisagé par Généalogie.com. Autant dire que pour faire de la généalogie moi-même et avoir fait de l’indexation dans le cadre religieux, c’est un sacerdoce. Confier ça à des petites mains sous payées d’un quelconque pays d’afrique francophone ou en Roumanie relève de la bêtise crasse car le résultat va pas être triste !

    L’indexation demande une vraie compétence linguistique et une bonne connaissance géographique et historique. Le genre de chose que l’on acquiert avec SA généalogie.

    Le vrai point noir se situe là. Il vaut mieux pour eux laisser cette part du travail aux généalogistes et les amener à poser leur généalogie sur le site. Des concurrents à cette maison lucrative le font fort bien. Mais ils ont un accès gratuit et une formule payante non obligatoire.

    • egide
      egide répond à Sid_Mo
      Littéral
      • Posté à 17h18 le 16/06/2010
      • Internaute 45067
        Littéral

      Si vous pouviez arrêter de fuder ce fil de conversation  ?

      Pour des raisons qui vous regarde vous défendez très mal le point de vue M. Toussaint Roze qui essaye de décrocher le beurre de la subvention public et l’argent de l’exclusivité.

      Lien n’a pas l’intention de reverser une redevance pour avoir accès aux archives déjà numérisées par la collectivité locale. M. Roze entend bien faire jouer en sa faveur les dispositions légales de mise à disposition à titre gracieux des fonds d’archives.

      Comme nous savons lire, nous avons bien compris que M. Toussaint Roze accepte de numériser gratuitement les archives des collectivités et de leurs fournir les fichiers pour leur usage . Par contre, il exige l’exclusivité de la diffusion auprès des publics contre rétribution évidemment.

      Un tel accord n’est pas fondé en droit. Mais ça ne coute rien d’essayer.

      Lien fait une proposition bien pire que celle de Google à la B.N.F.

      Nos entrepreneurs sont des petits poissons avec un énorme appétit.

      Mais si c’est du 100 % français, alors  ?

      • Sid_Mo
        Sid_Mo répond à egide
        Cadre dirigeant de PME
        • Posté à 17h33 le 16/06/2010
        • Internaute 59795
          Cadre dirigeant de PME

        Bonjour,

        Je suis surpris du ton agressif que vous prenez. Et je n’ai visiblement pas la même lecture que vous. L’exclusivité de diffusion ne me paraît pas évidente, loin s’en faut d’après les éléments rapportés par le journaliste, d’où mon appel à ce dernier pour savoir si elle à lieu ou non.

        Ensuite, parlez de fud me parait éminement mal placé puisque je ne m’attaque à personne. Vous par contre, vous avez de l’agressivité à revendre !

         
        • egide
          egide répond à Sid_Mo
          Littéral
          • Posté à 17h52 le 16/06/2010
          • Internaute 45067
            Littéral

          L’agressivité consiste aussi à enfumer un fil de conversation avec des remarques inconsistantes.

        1 autres commentaires
    • egide
      egide répond à Sid_Mo
      Littéral
      • Posté à 17h33 le 16/06/2010
      • Internaute 45067
        Littéral

      Vous ne connaissez pas l’offre de saisie manuellle qui est ce qui se fait de mieux en matière de reproduction texte des documents papier le taux d’erreur est ridiculement bas en regard des performances médiocres des logiciels de reconnaissance de caractère.

      • Sid_Mo
        Sid_Mo répond à egide
        Cadre dirigeant de PME
        • Posté à 17h36 le 16/06/2010
        • Internaute 59795
          Cadre dirigeant de PME

        Je connais la partie reconnaissance des actes par un humain. C’est long, fastidieux et ça dépend complétement de la façon d ’écrire de l’individu à l’origine de l’acte. Par contre un a qui devient o et c’est la fin des haricots. La généalogie est un sport de précision. Pareil pour les dates et autres joyeusetés. D’où mon doute profond de passer par des petites mains pour faire ça. En connaissance de cause, c’est un travail de passionné.

        Mais si vous avez des exemples d’offres commerciales sur ce domaine, je suis curieux de les connaitres. C’est un champ dans ce cas expérimental pour moi...

         
        • egide
          egide répond à Sid_Mo
          Littéral
          • Posté à 17h49 le 16/06/2010
          • Internaute 45067
            Littéral

          Je ne peux rien pour vous. À ce degré de méconnaissance
          de l’activité de numérisation documentaire, il vaut mieux vous
          former.

          Vous intervenez de manière désordonnée sur ce fil de conversation. Et vos soi-disant questions rendent confus un article qui est très clair sur tous les point que vous soulevez.

          On ne s’y prendrait pas autrement afin d’empêcher de discuter sur le fond du sujet qui est la numérisation de masse des documents du domaine public.

          • Sid_Mo
            Sid_Mo répond à egide
            Cadre dirigeant de PME
            • Posté à 18h14 le 16/06/2010
            • Internaute 59795
              Cadre dirigeant de PME

            Le seul qui sait pas lire et connait pas le métier, c’est vous ! Non seulement vous exprimez votre avis en beuglant mais en plus vous ne savez pas lire l’article, la pièce jointe ou les commentaires.

            Ensuite, avant d’utiliser ce que vous considérez être des mots savants, il va falloir que vous appreniez une chose ou deux. Pour faire du FUD il faudrait au minimum que je sois injurieux, insultant ou tout simplement en désaccord avec vous ! Ce n’est pas le cas. Et d’ailleurs j’indique que sous réserve d’une information (que j’ai fini par trouver en reprenant calmement l’ensemble), j’étais d’accord avec votre raisonnement.

            Non seulement, vous vous ôtez tout capital sympathie mais en plus vous ne savez pas lire. Votre raisonnement tient juste sur une énorme faute de lecture. IL N’Y A PAS DE DEMANDE D’EXCLUSIVITE DE LA PART DE LA SOCIETE VISEE DANS L’ARTICLE.

            Enfin, avant de me dire d’apprendre mon métier, ayez l’obligeance de réfléchir à ce que potentiellement je fais comme métier.

            • egide
              egide répond à Sid_Mo
              Littéral
              • Posté à 22h48 le 16/06/2010
              • Internaute 45067
                Littéral

              Je suis désolé pour vous mais M. Roze le dirigeant du groupe notrefamille.com a déjà répondu :

              Il se propose ni plus ni moins que d’exploiter les données généalogiques françaises.

              Son argument : la généalogie française sera d’autant mieux numérisée si c’est une société française qui s’en occupe.

              Filer des images dégradées à qui les demande, la B.N.F. le fait déjà sur Lien

        3 autres commentaires
    • Lidoire
      Lidoire répond à Sid_Mo
      Généalogiste amateur
      • Posté à 17h50 le 16/06/2010
      • Internaute 117469
        Généalogiste amateur

      « Des concurrents à cette maison lucrative le font fort bien. Mais ils ont un accès gratuit et une formule payante non obligatoire. »

      Autant les citer : Geneanet et Planete-Genealogie qui se soucient avant tous de leurs utilisateurs ! D’ailleurs, Geneanet est sans doute le plus complet de tous ces sites, et le plus ancien, ce qui lui confère une notoriété et une sympathie de toute la communauté des généalogistes !

      • Sid_Mo
        Sid_Mo répond à Lidoire
        Cadre dirigeant de PME
        • Posté à 18h10 le 16/06/2010
        • Internaute 59795
          Cadre dirigeant de PME

        Vu les réactions courroucées que je m’attire d’un excité au dessus, je restais calme. Mais bon, depuis, j’ai repris l’ensemble de la pièce jointe et de l’article et je confirme qu’il n’y a rien d’effarant dans la position et la demande du site web. Je les trouve pas bons. C’est un autre point.

        Pour Geneanet, je les utilise chaque semaine avec un immense plaisir. Le seul défaut du site vient de la pub. Mais il faut bien payer la bande passante et les serveurs !

      • airlane
        airlane répond à Lidoire
        • Posté à 18h23 le 16/06/2010
        • Internaute 28372

        Je suis complètement de votre avis. Chacun peut s’il le désire mettre son arbre généalogique sur le site et autoriser qui il veut de le consulter.

        Par ailleurs, je ne pense pas que la numérisation puisse se faire ailleurs que sur le site des archives elles-mêmes parce que certains registres très anciens et parfois en mauvais état ne « supporteraient pas le voyage ».

        Personnellement je trouve beaucoup de plaisir, même si cela prend un temps fou, à aller dans les Mairies chercher et photocopier les actes me permettant de reconstituer mon arbre généalogique.

      • fée clochette
        fée clochette répond à Lidoire
        babyboomer
        • Posté à 17h27 le 17/06/2010
        • Internaute 49178
          babyboomer

        geneanet est particulièrement performant quant à l’entraide gratuite qu’il suscite, les échanges de données étant très faciles et fructueux ; mais à se demander si les actes mis en ligne sur geneanet gratuitement par les membres ne vont pas être copiés et revendus par genealogie.com ! si ce n’est déjà fait...

    • jiemo
      jiemo répond à Sid_Mo
      123 ignition lift off
      • Posté à 18h31 le 16/06/2010
      • Internaute 21993
        123 ignition lift off

      Que fait un cadre dirigeant de PME à 16h23 un mardi : il tapote sur Internet...

      • Sid_Mo
        Sid_Mo répond à jiemo
        Cadre dirigeant de PME
        • Posté à 18h34 le 16/06/2010
        • Internaute 59795
          Cadre dirigeant de PME

         :) (et il attend que ses serveurs remontent et qu’il puisse rentrer à la maison !)

      • Humain
        Humain répond à jiemo
        • Posté à 18h45 le 16/06/2010
        • Internaute 21387

        Et les cadres non dirigeants, à cette heure là, 16h23, ils bossent !

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 16h25 le 16/06/2010
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Ils vont racheter grand-papa ? quelle horreur ! ! !

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 16h30 le 16/06/2010
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Le fait que les archives soient disponibles à tous me semble tout à fait normal, mais qu’une entreprise aie le droit de commercialiser les données, ça me semble invraisemblable.
    Ensuite, autant je considère normal que l’état conserve les archives d’état civil, autant, de quel droit une entreprise privée aurai le droit de collecter et de vendre des données concernant MA vie privée.
    Les recruteurs regardent déjà sur google, facebook etc tout ce qu’ils peuvent trouver sur nous. Maintenant ils pourront en plus checker notre famille.
    Génial non ?

    Sur le sujet du Grand Emprunt, je tiens à rappeler que le grand gagnant c’est Athos Origin, et son PDG Thierry Breton ancien ministre des finances. Ils bénéficieront de tout l’appui de l’état Français pour devenir des acteurs majeurs du Cloud Computing.
    On va nous venter les mérites de cette fausse « nouvelle technologie » (il ne s’agit que de revenir vers une architecture terminal-serveur), mais la vérité c’est que cette technologie va détruire un pan entier de l’industrie de l’édition de logiciel et en tous cas clairement décimer encore plus les équipes de développement informatique internes à toutes les grosses ou moyennes entreprises.

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à Hatamoto
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 16h35 le 16/06/2010
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Je suis embêté par votre première assertion car on a un cas connu et incontournable : les chambres de commerce et d’industrie et les greffes de tribunaux de commerce. Essayez d’avoir une information gratuite et vous m’en reparlerez.

      La question c’est que l’accès à la donnée doit rester gratuite et libre. Qu’un acteur veuille en faire des sous, c’est son droit. Mais il ne doit JAMAIS en avoir ni le monopole, ni l’exclusive. Ensuite, que son service associé soit bon, on ne peut que lui souhaiter.

      Comme je le disais au dessus, j’utilise pour ma généalogie un de leur concurrent et je n’aurais jamais eu l’idée de les utiliser. Par contre je suis un gros utilisateur des services en ligne et gratuits de certains départements. Maintenant, si des acteurs privés veulent aller plus loin, c’est leur droit. Mais ils ne peuvent ni ne doivent en attendre un monopole quelqu’il soit.

      Je suis plus embêté comme je le dis au dessus par le fait que de Conseils Généraux fassent payer. Il y a là un monopole sur l’information qui rend cette dernière inaccessible car elle n’est plus libre ni gratuite. Et c’est le fait alors de l’Etat et pas d’un acteur privé.

  • iFFLYG
    • Posté à 16h47 le 16/06/2010
    • Internaute 30165

    D’après cette géniale agence « ’Agence de la propriété immatérielle de l’Etat », que rapporte à la France la c... de nos décideurs publics et privés ?

  • les_canards
    • Posté à 16h49 le 16/06/2010
    • Internaute 20527

    Le terme de « privatisation » me paraît un peu fort : ces archives resteront accessibles à quiconque voudra les consulter selon le même processus qu’avant, personne ne sera obligé de passer par eux !

    Ou alors j’ai mal compris l’article...

    Cela dit, je comprends très bien que les conseils généraux n’aient pas envie que leurs archives publiques servent à ce site à se faire du blé.

  • balala
    • Posté à 16h56 le 16/06/2010
    • Internaute 3552

    En premier lieu, et hors sujet... pourrait-on faire l’effort de faire la différence entre « hors » et « or »... l’indifférenciation rendant certains posts quelque peu obscurs !

    Sur le sujet :
    S’il s’agit de simplement numériser et de rendre aux départements leurs archives, et qu’elles restent gratuitement disponibles pour tout quidam... où est l’intérêt de geneaogie.com ?
    Mais il s’agit probablement d’effectuer des « traitements » sur ces données pour les valoriser : rapprochement avec les listes électorales (les familles restent souvent dans le même département sur une longue période), rapprocher cela d’autres fichiers, commerciaux, communautaires, ou autres... c’est là que l’intérêt de genealogie.com peut aussi résider ! Là, il y a des intérêts commerciaux et politiques de première importance, et qui mériteraient grandement d’être précisés.

    • BobCat
      BobCat répond à balala
      observateur
      • Posté à 18h32 le 16/06/2010
      • Internaute 71310
        observateur

      - 1 . « pourrait-on faire l’effort de faire la différence entre “hors” et “or”... “

      Merci de la remarque, il y a effectivement des difficultés de compréhension quand les contributeurs mélangent l’exclusion ‘à l’extérieur du cadre de’ : hors [‘h’ aspiré]
      - et la préposition or qui introduit une circonstance particulière.

      Dans le même ordre d’idée, il y a souvent dans le lignes de ce forum une confusion entre ‘quelque : un certain nombre ou une quantité, ou un degré,
      - et quel(les) que soit(ent) : pour tout ..., sans exclusion ...

      - 2 . Mais il s’agit probablement d’effectuer des traitements’ sur ces données pour les valoriser”

      Je rejoins votre analyse, c’est en effet dans ce que vous enumérez que réside sans doute l’intérêt pour cette société privée, [et tous ceux qui veulent développer des applications autour], mais comment garantir “l’absence de nocivité ‘ pour les individus, de tels recoupements des informations (ciblage et harcelement marketing politique’ ou ‘commercial’) ?

      • balala
        balala répond à BobCat
        • Posté à 23h32 le 16/06/2010
        • Internaute 3552

        On peut aussi effectivement se poser la question de savoir si en « externalisant » ces données, et ne les distribuant à des sociétés diverses, possiblement situées à l’étranger, cela ne permettrait pas de contourner les réglementations et la CNIL pour croiser des données issues de fichiers différents et le recomposer à des fins parfois douteuses et que la législation française interdit.

  • _bernardo_
    _bernardo_
    sourd-muet
    • Posté à 17h03 le 16/06/2010
    • Internaute 111480
      sourd-muet

    mon nom et mon histoire familiale ne sont pas une marchandise.

    comment voulez vous que j’aille faire mon boulot d’electeur si en catimini on vend ce que JE SUIS, je vais me sentir « dépossédé » : ~

    • BobCat
      BobCat répond à _bernardo_
      observateur
      • Posté à 18h51 le 16/06/2010
      • Internaute 71310
        observateur

      1 . « mon nom et mon histoire familiale ne sont pas une marchandise »

      - Mais dans ce libéralisme débridé, tout est bon pour se faire de l’argent, même vendre la vie privée des citoyens !

      2 . « comment voulez vous que j’aille faire mon boulot d’electeur si en catimini on vend ce que JE SUIS »

      - Mais à terme, quand chacun sera bien fiché, pisté, épillé, il n’ y aura plus besoin d’aller voter ; les tenants du pouvoir vont se mettre d’accord sur le « poids électoral » de chacun d’entre eux, rien qu’en décomptant d’après les fichiers stockés ça et là, qui est plutôt de droite, qui est de gauche, qui a l’habitude de ne pas voter ....lol

      - Chaque « client » actuellement est bien « profilé “ dans ses goûts, ses habitudes (ou son pouvoir) d’achat avec les diverses ‘cartes de fidelité’ des magasins !

      • airlane
        airlane répond à BobCat
        • Posté à 19h17 le 16/06/2010
        • Internaute 28372

        C’est comme ça qu’on finit par faire voter les morts ; -)

      • _bernardo_
        _bernardo_ répond à BobCat
        sourd-muet
        • Posté à 01h59 le 17/06/2010
        • Internaute 111480
          sourd-muet

        merci d’avoir étayé, c’est vrai ce que vous dites, et je crois qu’il faut que tout cela cesse...qu’est ce qu’il a branlé le conseil constitutionnel ? existe t-il des garde fous, où c’est déjà le signe annonciateur de la fin de notre modèle sociétal ?

  • San De-
    • Posté à 17h06 le 16/06/2010
    • Internaute 19339

    la « liberté » économique, c’est la liberté de confisquer le bien public... ça a commencé avec la terre...

    • BobCat
      BobCat répond à San De-
      observateur
      • Posté à 19h04 le 16/06/2010
      • Internaute 71310
        observateur

      « la “liberté” économique, c’est la liberté de confisquer le bien public »

      Vous ne pensez pas si bien dire, info du jour :

      - un secretaire d’état (chargé du Grand Paris) se serait fait payé ses cigares par l’argent du contribuable, pour un montant révélé de 11000€ (ce qui n’a pas été rendu public, on ne le sait pas), et pour minimiser les responsabilités du membre du gouvernement, le journaliste ajoute « Mais il a déjà remboursé 3000€

  • minuipile
    minuipile
    testeur info
    • Posté à 17h07 le 16/06/2010
    • Internaute 97838
      testeur info

    Alors arrêtez moi si je me trompe...

    Les sites comme genealogie ou notrefamille font payer la consultation des archives sur leurs comptes. Des archives qui sont consultables gratuitement donc lorsqu’on les consulte sur place.

    Entre les clients qui ne peuvent pas se déplacer, et les conseils généraux il s’est crée un intermédiaire en plus pour la consultation des données qui transforment donc des données gratuites en services à la personne par la création d’une base de données à accès payant sur Internet, et par la numérisation des archives.

    Euh en gros qu’est ce qu’on leur reproche ? De se faire de l’argent en rendant un service qui n’a rien de vraiment gratuit si l’on compte le temps qu’il est nécessaire pour effectuer une recherche, particulièrement si ces informations ne sont pas numérisés... Ou de devenir un acteur incontournable de la consultation des archives généalogiques (ou autres) ?

    J’ai l’impression de m’embarquer dans un débat entre les « libres » et les « gratuits » ?

    • egide
      egide répond à minuipile
      Littéral
      • Posté à 17h43 le 16/06/2010
      • Internaute 45067
        Littéral

      Non. Nous ne sommes pas dans ce genre de débats « libre » ou « gratuit ».

      Il s’agit d’une question fondamentale qui concerne le devenir du domaine public.

      C’est à dire de tous les documents tombés dans le domaine public et dont les archives sont gérés par l’état ou des collectivités territoriales.

      La numérisation de ces documents est un véritable problème et autant la question de l’accès le plus large possible par tous les publics à ce bien commun.

      Le ministère de la culture démontre par ses actions et ses décisions qu’il entend bien déléguer à des opérateurs privés la totalité de l’exploitation commerciale de ce qu’il appelle le patrimoine culturel, artistique et documentaire français, bien sûr à titre exclusif.

      • minuipile
        minuipile répond à egide
        testeur info
        • Posté à 18h36 le 16/06/2010
        • Internaute 97838
          testeur info

        Est-ce le titre exclusif du service qui est gênant ou le fait que ce soit des privés ? et pas je ne sais pas moi, une association ?

        On est dans l’idée que l’accès à ces informations soit accessible à la fois par le privé que le public. Sauf que l’un fait payer et l’autre (qui n’existe pas encore) n’a pas les moyens ?

        Donc pour le visiteur lambda qui n’a pas les moyens de consulter lui-même sa propre histoire si je m’entend penser ? (Et encore je parle pour ceux qui sont Français) pour ce qui est du patrimoine documentaire, comme ceux qui n’ont pas les moyens d’aller aux musées ou écouter un concert... Va falloir quoi les journées du document comme on fait les journée du patrimoine ? Ou juste se présenter à sa mairie ou autre et passer du temps comme du temps où y avait pas Internet non ?

        C’est presque caricatural je l’admet mais encore une fois, si ces documents sont publics, et que vous ne voulez pas passer par une société pour les consulter. Qui vous en empêche ?

         
        • egide
          egide répond à minuipile
          Littéral
          • Posté à 19h07 le 16/06/2010
          • Internaute 45067
            Littéral

          La mise à disposition des documents de domaine public sous un format numérique pose des questions complexes.

          Un document détenu par une institution publique dont les droits sont tombés dans le domaine fait déjà l’objet de procédure compliquées pour y avoir accès.

          Chaque type d’archive a ses propres règles de mise à disposition selon l’institution qui gère ses archives.

          Sauf exception comme les archives administratives qui correspondent à des données d’état civil, c’est difficile de les consulter.

          On pouvait espérer que la numérisation des fonds d’archives gérés par des institutions publiques entraineraient une large diffusion de ces contenus et une démocratisation de l’accès aux archives et au fond culturel commun.

          En fait, il n’en est rien.

          Aucun débat, aucun règlement, la numérisation elle-même se fait dans la plus grande opacité et la façon dont elles sont exécutées posent problème.

          La diffusion et la réutilisation commerciale est pratiquement impossible.

          Quelques exemples :

          Je recherchais un article de presse de la fin du XIXe siècle relatant le retour de Louise Michel de Nlle Calédonie où elle était déportée.

          La bibliothèque municipale de Toulouse a numérisé un journal local qui relate ce retour.
          Le document dont le contenu est d’évidence dans le domaine public porte en incrustation la mention «   tout droit réservé à la bibliothèque municipale de Toulouse  »

          La duplication numérique d’un document dont le contenu est dans le domaine public n’est pas dans le domaine public.

          J’ai renoncé à éditer cet article afin d’éviter de devenir la cible d’une procédure.

          J’ai discuté avec une directrice d’une bibliothèque municipale qui refuse qu’on publie sans son accord les quelques rares documents dans le domaine public qu’elle a fait faire. Elle se réserve le droit de censurer la publication en fonction de critère subjectif qui ont à voir avec la communication de la ville dont elle l’une des fonctionnaires.

          Enfin la B.N.F. a dévoilé les tarifs d’utilisation commerciale des documents du domaine public qu’elle met à disposition sur les site Lien. Ils sont exorbitant et décourage toute tentative de rééditer un de ces document.

          Le syndicat national des éditeurs compte bien obtenir l’exclusivité de la diffusion d’ouvrage numérique du domaine public à titre payant bien sût pour le public.

          Vous voyez, ce n’est une histoire public ou de privé.

          C’est la démocratisation de la culture qui est en question.
          Pour les auteurs et les artistes, c’est les priver d’une source absolument nécessaire à la création en multipliant les couts d’accès à la documentation.

          • minuipile
            minuipile répond à egide
            testeur info
            • Posté à 00h27 le 17/06/2010
            • Internaute 97838
              testeur info

            Il ne reste plus qu’à publier de façon pirate dans des réseaux où les droits d’auteur sont rarement attaquable ... Nan je n’ai pas parlé de la Chine voyons ^^

            En tout cas merci pour cet éclairage.

            • egide
              egide répond à minuipile
              Littéral
              • Posté à 17h15 le 17/06/2010
              • Internaute 45067
                Littéral

              Dans le cadre strict de la loi de 1978,
              l’ordonnance n° 2005-650 du 6 juin 2005,
              précise

              Usage a des fins commerciales
              es informations figurant dans les documents communiqués par l’administration peuvent faire l’objet, outre un usage personnel du bénéficiaire, d’une réutilisation à des fins autres que celles de la mission de service public pour les besoins de laquelle ils ont été élaborés. Il est donc loisible d’utiliser ces informations publiques à des fins commerciales.

              Loyauté et qualité de la reproduction.
              Il est notamment impératif qu’elles ne soient pas altérées et que leur sens ne soit pas dénaturé.

              Protection de la vie privée.
              La vie privée des personnes est également protégée dans la mesure où, à défaut de disposition contraire, les données à caractère personnel ne peuvent être réutilisées que si la personne visée y a consenti ou si l’administration a la possibilité de les rendre anonymes.

              Licence d’exploitation.
              Outre qu’il y a la possibilité pour l’administration, dans le cadre de la réutilisation d’informations publiques, d’exiger le versement d’une redevance donnant lieu à la délivrance d’une licence.
              La licence doit fixer les conditions de réutilisation des informations publiques : si des limites peuvent y être apportées - de façon proportionnée - sur le fondement de l’intérêt général, elles ne sauraient avoir pour effet de restreindre la libre concurrence.

              Il n’y a rien d’automatique à ce que l’exploitation des archives d’état civil soit confiée sans contrainte à qui le demande contrairement à ce que laisse entendre notrefamille.com.

              D’autre part, l’administration n’est pas tenu à fournir ces documents sur un support qu’elle n ’a pas mis en œuvre.

              Il n’y a aucune obligation pour les collectivités territoriales qu’on leur impose, même gratuitement la numérisation de leurs archives.

              • minuipile
                minuipile répond à egide
                testeur info
                • Posté à 18h47 le 17/06/2010
                • Internaute 97838
                  testeur info

                Pas obligation certes mais, cela ne veut pas dire que les exploitants n’ont pas le droit de le faire. Ils ont déjà le droit d’accéder à ces archives. Et dans l’article il est précisé que si les archives ne sont pas numériser c’est l’exploitant qui va s’en charger...

                Toute la question de la Licence repose sur l’intérêt général. Quels arguments proposer ?

                Un point sur la loyauté et la qualité de la reproduction. Et là encore... Ça me parait difficile de leur opposer à ce titre. Surtout si certains conseils font déjà la numérisation.

                • egide
                  egide répond à minuipile
                  Littéral
                  • Posté à 21h12 le 17/06/2010
                  • Internaute 45067
                    Littéral

                  il est précisé que si les archives ne sont pas numérisées c’est l’exploitant qui va s’en charger

                  Non. Rien n’oblige la collectivité locale à numériser ses archives, si elle a l’obligation de fournir les informations, c’est uniquement sur le support habituel auquel la collectivité fournit les informations.

                  Il n’y a aucune obligation pour la collectivité de faire numériser ses archives si elle ne le souhaite pas.

                  De plus la collectivité locale a l’obligation de veilleur à la juste concurrence et elle ne doit surtout pas avantager l’un des candidats à l’exploitation des archives. Loi de 1978.

                  • minuipile
                    minuipile répond à egide
                    testeur info
                    • Posté à 09h56 le 18/06/2010
                    • Internaute 97838
                      testeur info

                    Oui je n’ai pas prétendu le contraire. Et l’article non plus où on indique que c’est Genealogie et Notrefamille qui feront la numérisation...

                    • egide
                      egide répond à minuipile
                      Littéral
                      • Posté à 13h20 le 18/06/2010
                      • Internaute 45067
                        Littéral

                      Déclaration de M. Roze directeur de notrefamille.com, je cite :

                      NotreFamille.com s’est fixé l’objectif de numériser et de transcrire tout l’Etat-Civil français librement communicable.

                      • minuipile
                        minuipile répond à egide
                        testeur info
                        • Posté à 13h56 le 18/06/2010
                        • Internaute 97838
                          testeur info

                        « librement » n’est pas souligné...

                        Et ça n’est toujours pas contradictoire avec le fait qu’ils ont le droit. Après est ce que c’est pour le bien de la société c’est une autre question.

        8 autres commentaires
    • nahera
      nahera répond à minuipile
      • Posté à 17h55 le 16/06/2010
      • Internaute 6180

      C’est même plus fort que cela : ils font payer l’accès à des données disponibles gratuitement sur le net
      Exemple : l’état civil reconstitué de Paris....
      est payant chez généalogie.com et gratuit sur le site des archives de Paris ! ! ! !

      • minuipile
        minuipile répond à nahera
        testeur info
        • Posté à 18h34 le 16/06/2010
        • Internaute 97838
          testeur info

        Attrape-pigeon mais faut voir la taille du pigeon... Ca me rappelle les logiciels dit Freeware des sites qui font payer la recherche en vous demandant vos coordonnées bancaires à l’installation...

        Mais bon, comme on dit on est jamais mieux servi que par soi-même.

  • Lidoire
    Lidoire
    Généalogiste amateur
    • Posté à 17h13 le 16/06/2010
    • Internaute 117469
      Généalogiste amateur

    Les généalogistes sont très nombreux en France et se méfient de plus en plus des pratiques de cette société.
    D’ailleurs, plus de 32 000 d’entre eux ont signé un appel pour la Lien dont votre article ne parle pas qui a également reçu le soutien de nombreux élus tous bords politiques confondus.

    Le même collectif (plus d’une centaine d’associations) vient d’ailleurs de s’exprimer sur son site au sujet de la candidature de cette société au Grand Emprunt.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h47 le 16/06/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Non, ils ne veulent pas privatiser les archives publiques. Ils veulent utiliser les archives publiques pour en faire une utilisation commerciale. Ce n’est pas du tout la même chose !
    Et ils en ont parfaitement le droit : ces données sont publiques, à tout le monde, donc autant à eux qu’à n’importe qui.

    Ce qu’ils vendent, c’est la consultation de leurs données traitées, mises en forme et surtout « enhanced », et putain j’espère que c’est encore une chose admissible dans ce pays que de toucher sa part quand on se fait chier à traiter et analyser des données !
    On a peut être pas de joli chapeau ethno compatible ni la gentille image du paysan bio, mais on fait la même chose : on exploite quelque chose que tout le monde peut avoir, que tout le monde apprécie à l’état final mais que beaucoup moins de monde est capable de transformer.

    Mais comme d’hab, on voit les branquignoles en action...
    Un mec a une idée, forcément ça plait à certains et déplait à d’autres. Et que font ceux qui ne sont pas contents : ils manifestent leur désaccord en espérant une victoire de l’immobilisme.
    Bref, ils ne servent à rien...

    S’ils ont si peur de cette concurrence, alors ils n’ont qu’à faire la même chose, mais sans but lucratif. Les données sont publiques, il y a des tas de mecs qui font déjà ça dans leur coin, après ce n’est qu’une question d’organisation. Mais ça demande un minimum d’ambition et d’être capable de voir plus loin que les limites de son plateau...

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 17h59 le 16/06/2010
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Cette entreprise ne reclame pas l’exclusivite des donnees. Elle demande simplement a y avoir acces, comme tout le monde. Il n’y a donc pas « privatisation » des archives dans la mesure ou elles restent accessible par l’intermediaire des administrations publiques qui en ont la charge.

    Deuxiemement, il n’y a aucune excuse qui expliquerait pourquoi le travail que fait cette entreprise (numerisation et indexation) n’a pas ete effectue depuis longtemps par le service public. Dans la mesure ou ce dernier est defaillant, les eternelles jeremiades gauchisantes sur la « privatisation » sont malvenues.

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