Alors que la 33e édition du Salon du livre débute vendredi, l’INA a déniché une interview de 1964 dans laquelle un étudiant en médecine, intonations bourgeoises à l’appui, insiste sur la nécessité d’avoir une « aristocratie des lecteurs ». Il pense « beaucoup de mal » de l’arrivée du livre de poche :
« Ça fait lire un tas de gens qui n’avaient pas besoin de lire, finalement. [...] Avant ils lisaient “Nous deux” ou “La Vie en fleurs”, et d’un seul coup ils se sont retrouvés avec Sartre dans les mains, ce qui leur a donné une espèce de prétention intellectuelle qu’ils n’avaient pas. C’est-à-dire qu’avant, les gens étaient humbles devant la littérature, alors que maintenant, ils se permettent de la prendre de haut. Les gens ont acquis le droit de mépris maintenant. »




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C’est le Nabilla du XVIeme.




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