Mordzinski et ses 50 000 photos détruites : Le Monde répond
Dans l’affaire qui oppose le journal Le Monde au photographe Daniel Mordzinski, la direction du quotidien a fait entendre sa voix et ses arguments, ce mercredi, dans un communiqué cosigné avec le quotidien espagnol El Pais.
Pour rappel, le photographe argentin collabore régulièrement avec le journal espagnol depuis une quinzaine d’années. Et il accuse le journal Le Monde d’avoir détruit l’ensemble de ses archives et ses négatifs originaux.
Soit vingt-sept ans de travail et 50 000 photos prises entre 1978 et 2006. Sur son site, Daniel Mordzinski a raconté :
« Durant plus de dix ans, via le partenariat entre El Pais et Le Monde, j’ai utilisé un bureau au septième étage du Monde à Paris, où je gardais des milliers de négatifs et diapositives originales, qui ont disparu, comme ça, il y quelques jours. »
« Le Monde tient à réitérer ses excuses »
Dans leur communiqué, les directions des deux journaux précisent d’abord que Le Monde a « déjà reçu Daniel Mordzinski afin d’identifier le matériel. »
Puis que le journal a « tout mis en œuvre pour comprendre les causes de ce regrettable incident et étudier de quelles manières les archives manquantes pouvaient être reconstituées. » :
« Le Monde tient à réitérer ses excuses auprès du photographe s’agissant de la destruction de ses documents, qui s’est produite sans le moindre aval de la direction.
Le Monde déplore néanmoins que ce photographe, après avoir décidé d’entreposer ses archives au siège du journal sans en avertir quiconque au Monde, rejette sur le seul journal la responsabilité de cet incident, et qu’il ait entamé une campagne de dénigrement systématique notamment sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, aucun accord contractuel n’a jamais existé entre Le Monde et El Pais prévoyant que Daniel Mordzinski puisse stocker ses archives dans les locaux du Monde. »
Le communiqué se termine sur ces mots :
« La direction du Monde a proposé de recevoir à nouveau Daniel Mordzinski dans les prochains jours. »
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un ou des imbéciles ont jeté ces archives sans même se demander ce qu’elles étaient,
mais on peut aussi se demander ce que faisaient dans ce fameux bureau des archives remontant à 1978, précieuses qui plus est, alors que ce photographe a débuté sa collaboration avec le monde... 20 ans plus tard.
Quant-à croire qu’un bureau ordinaire est le lieu le mieux adapté à la conservation de films, surtout de films vieux de 30 ou 40 ans, ce n’était déjà pas très malin au départ.
dans cette affaire, tout le monde n’a pas la lumière à tous les étages, franchement.




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