Entre césars et oscars 23/02/2013 à 11h28

Cinéma français : aidons les scénars plutôt que les stars

Benoît Ameil, membre de la Commission Nationale aux Médias du PS.


Tribune

Vendredi soir, lors des césars 2013, alors qu’un technicien récompensé essayait d’aborder certains des problèmes du cinéma, Antoine de Caunes et comparses, en charge de la présentation de la cérémonie, ont choisi de faire les pitres. Le sujet était pourtant grave. Qu’importe, les problèmes de cinéma ne sont décidément pas assez télégéniques.

Cela m’a rappelé les Assises du cinéma organisées le mois dernier par le Centre national de la cinématographie (CNC) et son président Eric Garandeau. Après la tribune de Vincent Maraval sur le salaire des acteurs, beaucoup souhaitaient un débat de fond, où les choses qui ne sortent jamais se diraient enfin, franchement, notamment sur le budget des films.

Mais à écouter le président du CNC, aucun problème ne se posait. Rappelant les succès des productions hexagonales aux oscars et dans les festivals internationaux, il décrivait un âge d’or du cinéma français. Son introduction avait servi à évacuer une série de questions considérées comme des faux problèmes. Les thèmes écartés apparaissaient sur un écran géant, barrés d’une grande croix rouge.

Les récompenses, la forte fréquentation des salles ces dernières années, le succès en salles à l’étranger en 2012... : ces bons indicateurs sont pourtant fragiles. Ainsi des résultats hors des frontières : l’an dernier, 65% des entrées se sont faites sur trois films seulement ! Surtout, en période de crise, il ne faut pas s’étonner du succès du cinéma : c’est l’un des loisirs les moins chers.

Symptômes du problème, les cachets

Le problème peut être résumé ainsi : les cachets des acteurs de premier plan engendrent régulièrement des disjonctions entre les différents postes dans les budgets des films.

Cela a des conséquences, d’abord, sur les budgets dédiés aux scénarios. Même si la situation a évolué, ils sont sous-financés alors que l’écriture est le secteur recherche et développement de l’industrie cinématographique. Curieuse industrie que celle qui néglige les investissements dans ce qui peut faire son originalité, sa force et, à terme, sa richesse...

Mais ces problèmes de sous-financement touchent aussi les embauches, celles des ouvriers et des techniciens. Il est courant de leur demander une ristourne sur salaire « car il n’y a pas d’argent », alors que les premiers rôles ont des cachets bien fournis.

Les entreprises techniques du secteur sont fragilisées. C’est ce qu’a essayé d’aborder Thierry de Segonzac, président de TSF, l’un des plus important loueurs de matériel caméra et lumières en France :

« Quand on vient nous voir, on nous dit qu’il n’y a plus de budget à cause des acteurs. »

Las, le problème a été balayé.

La chute du français Technovision
en pleine transition vers le numérique

En 2005, j’étais stagiaire chez Technovision, l’un des loueurs de caméras les plus réputés de France. L’équipe caméra du film « Incontrôlable » opérait les essais préparatoires en amont du tournage. La production était assurée par Pathé – cent ans d’expérience de cinéma – pour un budget de 13,5 millions d’euros, dont 50% étaient destinés à la distribution.

Mais le film est tourné en studio – donc plus cher – et, de fait, pour accorder à l’équipe technique le matériel nécessaire, le loueur a dû consentir une réduction commerciale. Le délégué syndical m’expliquait alors que ces situations étaient courantes.

Ironie du sort, à l’époque, le loueur devait opérer le passage aux caméras numériques et avait besoin de fonds pour effectuer la transition. Les banques se refusant à tout prêt et les fonds propres de l’entreprise ne permettant pas de soutenir la migration, l’entreprise a été vendue au concurrent direct, la filiale française de l’américain Panavision.

Technovision était pourtant une entreprise de référence de cette industrie. A l’heure où l’on parle de réindustrialisation et de combler le déficit commercial français, le sort de cette entreprise a de quoi faire réfléchir.

La question des fonds publics

Autre sujet à aborder de front, la question des fonds publics et celle de l’efficacité du système du soutien opéré par le CNC. On le présente généralement comme vertueux, car redistributif. C’est vrai. Mais il ne devrait pas échapper à l’évaluation des politiques publiques : est-il si efficace ?

  • Les aides au cinéma ne sont pas prélevées sur le budget de l’Etat. Elles sont le fruit d’une taxe affectée : 10,7% des recettes issues des salles de cinéma de tous les films français et étrangers sont reversés au CNC, via un compte à la Banque de France, séparé de celui de l’Etat
  • Les montants correspondant aux films étrangers sont utilisés par le CNC pour les différents fonds de soutien sélectif.
  • Quand il s’agit de films français, le CNC redistribue le produit de la taxe issue de chaque film aux producteurs, via ce qu’on appelle le compte de soutien automatique, qui est mis à leur disposition pour de prochains films, selon différents critères.

Ce système permet de prélever 10,7% des recettes de la culture dominante et de les mettre à disposition de la création française ; il permet aussi une redistribution au sein du cinéma français.

Mais le cinéma français n’assume pas le fait qu’il s’agit de fonds publics. Du coup, il n’y a ni évaluation ni transparence du système, ce qui entraîne des dérives régulières.


Extrait du film « Le code a changé » (2009). Les cachets des acteurs ont représenté 55% du budget de 13 millions d’euros.

Le film « Le code a changé » (2009), par exemple, a été produit avec 13 millions d’euros de budget, dont 7 millions étaient consacrés aux cachets des acteurs, soit 55% du budget. L’apport du compte de soutien est ici nécessairement inférieur aux coûts d’interprétation.

De fait, ce film, comme d’autres, aurait pu être produit sans le soutien du CNC, à condition de réduire le cachet des acteurs et de leur allouer un pourcentage des recettes brutes, comme c’est le cas pour les droits musicaux.

Par conséquent, sur ces films-là, ce système de soutien comme les aides régionales qui s’y ajoutent, ne servent qu’à payer plus cher les acteurs.

Eric Garandeau, président du CNC, explique que dans le financement des films, le soutien automatique représente 5% environ des budgets, et que les cachets des comédiens s’établissent à 7,6%. Pour lui, cet apport est donc négligeable, et il n’est pas nécessaire de s’alarmer.

Est-ce pour autant le rôle d’une politique culturelle publique de permettre l’augmentation du montant des cachets des comédiens ?

C’est une évaluation des politiques publiques qu’il serait nécessaire de mener. Il faudrait ainsi comparer sur plusieurs années, et film par film :

  • le montant des aides accordées au titre du soutien du CNC ;
  • le montant des principaux coûts d’interprétation.

Il est difficile d’avoir un accès public à toutes les données : les cachets des acteurs, bien que connus du CNC, sont confidentiels ; les données des montants versés aux producteurs au titre du compte de soutien ne sont pas non plus rendus publics.

Ce n’est pas normal, et le député de l’UMP Franck Riester a eu raison d’exiger plus de transparence.

Une refonte du système de soutien au cinéma

Seule la transparence peut permettre d’évaluer les politiques publiques et donc de pérenniser le système, en s’assurant de son efficacité.

Nous devons établir un système d’aide qui ne puisse pas être happé par les hauts salaires. Il ne faut plus qu’un film puisse recevoir de soutien du CNC (sélectif ou automatique) si la somme totale des hauts salaires est supérieure à celui-ci.

Cela permettrait de réallouer ces subventions à d’autres films en ayant plus besoin et de mieux financer les techniciens, les industries techniques et les investissements dans les travaux d’écriture.

Soutenir uniquement les producteurs qui ont la charge des coûts d’écriture, en échange d’une obligation d’investissement dans ce domaine, est le seul moyen de développer l’originalité et la créativité du cinéma français.

Malgré l’exception culturelle et les perles qu’elle a permis de révéler, il souffre des mêmes maux que les autres industries françaises : il doit monter en gamme.

Paupérisation et perte de savoir-faire

C’est par de meilleurs scénarios que nous améliorerons la qualité des films. Mais c’est aussi par ce biais que l’on pourra, naturellement, diminuer les cachets des acteurs. Car ils accepteront plus facilement des salaires réduits pour des films de meilleure qualité.

Enfin, avec un scénario plus abouti, plus créatif et apportant une réelle valeur ajoutée par rapport aux autres productions, il sera plus facile de trouver des financements, tout en en respectant une convention collective. Actuellement, la moitié des films ont des budgets inférieurs à 3 millions d’euros, ce qui pousse à la paupérisation des équipes techniques. C’est la perte d’un savoir-faire qui se joue là.

Pour une telle redéfinition de notre écosystème, il n’est pas forcément nécessaire d’augmenter les dépenses publiques : il faut procéder à une évaluation des politiques publiques, définir une priorité et cibler les investissements stratégiques.

Cela passe par une volonté politique forte, par un « Moi, ministre de la Culture... ». L’enjeu est de taille : dans une économie mondialisée, le cinéma fait partie des domaines industriels stratégiques.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
Aller plus loin
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  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 11h38 le 23/02/2013
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Aidons aussi les romanciers dont les romans peuvent potentiellement être de beaux chefs d’œuvre cinématographiques.

    En revanche, indiquez-le sur l’affiche du film et pas sur celle du livre réédité.

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à Quand Le Tigre Lit
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 13h00 le 23/02/2013
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      Il ne s’agit pas d’une « aide », mais de payer correctement les scénarios, plutôt que les vedettes, dans le budget d’un projet de film (l’erreur du titre de l’article est d’employer le mot « aide »)

      Et d’abord parce que ce sont les bons films qui font les vedettes, et non les vedettes qui font les bons films.

      • Quand Le Tigre Lit
        Quand Le Tigre Lit répond à Jacques Bolo
        en rédaction de Sutras du Tigre
        • Posté à 13h31 le 23/02/2013
        • Internaute 189949
          en rédaction de Sutras du Tigre

        J’utilisais le verbe « aider » non dans le sens « subventionner », mais conformément à ce que vous dites. D’ailleurs, on voit bien le bordel quand les scénaristes font grève, alors que les acteurs sont plus « remplaçables ».

        Quant à votre dernière remarque, vous avez tout à fait juste. Et les bons films qui ont révélé des acteurs sont souvent tirés de livres (Trainspotting par exemple).

      • Rhesus K
        Rhesus K répond à Jacques Bolo
        outrée l'outre!
        • Posté à 13h38 le 23/02/2013
        • Internaute 194199
          outrée l'outre!

        « ...ce sont les bons films qui font les vedettes, et non les vedettes qui font les bons films. »

        Allez faire rentrer ça dans la tête de de caunes et sa cohorte de fils-à-papas qui squattent, des syndicats aux postes-prestige-facile, l’ensemble du milieu, et bonne chance pour un voyage sans destination..

         
        • baltha
          baltha répond à Rhesus K
          etudiant
          • Posté à 15h12 le 23/02/2013
          • 184847
            etudiant

          « Et d’abord parce que ce sont les bons films qui font les vedettes »
          beaucoup de « vedettes » n’ont jamais joué dans un « bon film », à moins que nous n’ayons pas la même notion de ce qu’est un « bon film »

        1 autres commentaires
      • Conventionnel
        Conventionnel répond à Jacques Bolo
        On ne peut régner innocemment
        • Posté à 15h31 le 23/02/2013
        • Internaute 169038
          On ne peut régner innocemment

        Il est vrai que ça devrait être les bons films qui font les vedettes. Malheureusement souvent c’est beaucoup plus simple : ce sont leurs papas et leurs mamans qui font les vedettes ... Et donc bien plus souvent le producteur que le cours Florent ou le Conservatoire.
        *< ; o)

    • caro
      caro répond à Quand Le Tigre Lit
      délinquante avérée
      • Posté à 15h48 le 23/02/2013
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      L’écriture cinématographique (scénario) et l’écriture littéraire (livre) sont différentes, chacune sa spécificité.
      Il faudrait donc aider les « vrais » scénaristes et voir à ce que les réalisateurs les respectent.
      Hollywood pleure son manque de scénaristes et vient piquer les histoires françaises pour les adapter au gout américain
      Lien

      Très souvent, les scénars tirés de livres sont moins bons. Les scénaristes ont leur place à part entière.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Quand Le Tigre Lit
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 11h57 le 25/02/2013
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Très intéressant votre article, le Tigre. Je trouve en effet assez exaspérante cette manie bien française de nous refiler l’affiche du film en couverture, avec tout le générique. Je dis « bien française » car les Anglo-Saxons restent habituellement plus respectueux de la couverture « historique », pour « Autant en emporte le vent » par exemple. On n’a jamais vu sur la couverture de« Jane Eyre » en Penguin ou Oxford Classics Charlotte Brontë et William Hurt, longtemps inévitables en Livre de poche. J’ai eu la chance (comme vous le conseillez judicieusement) d’acheter le Folio du « Liseur » avant la sortie cinéma, ce qui m’a permis de bénéficier de la belle photographie originale (il semble que Gallimard soit d’ailleurs revenu à cette dernière, tout n’est pas perdu : Lien), mais souvent je suis obligée de dénicher des occasions pour avoir la « bonne » couverture (je suis assez maniaque sur certaines choses). Non mais vous imaginez une « Nana » des années 80 avec Véronique Genest en couverture ? (ça au moins on y a a échappé je crois) Et voilà que Le Livre de poche, encore lui, nous réédite « Thérèse Desqueyroux » avec l’affiche du film de Miller, qui est un véritable contresens. (je veux dire l’affiche : je n’ai pas vu le film, essentiellement à cause d’elle d’ailleurs, et puis aussi parce que ça m’agaçait de voir Miller, qui d’habitude travaillait sur d’excellents scénarios originaux, de « La meilleure façon de marcher » à « La chambre des magiciennes », se lancer dans l’adaptation de classiques)

      • Quand Le Tigre Lit
        Quand Le Tigre Lit répond à We want a shrubbery
        en rédaction de Sutras du Tigre
        • Posté à 20h48 le 25/02/2013
        • Internaute 189949
          en rédaction de Sutras du Tigre

        Je suis content que cet article ait trouvé un écho à vos yeux. Cela dépend aussi de la renommée de l’auteur, par exemple il n’est venu à personne de foutre la bouille de Renaud sur le livre Germinal. Quoiqu’il en soit, j’espère que certaines maisons d’éditions ne vont pas m’en tenir rigueur ;) en fait ça m’est égal

        Et bravo pour « le liseur » ! Le pire est que j’ignorais que c’était un livre à la base, je m’en veux encore.

  • licia
    licia
    de-ci de-là
    • Posté à 11h50 le 23/02/2013
    • Internaute 118601
      de-ci de-là

    « Le film “ Le code a changé ” (2009), par exemple, a été produit avec 13 millions d’euros de budget, dont 7 millions étaient consacrés aux cachets des acteurs, soit 55% du budget. »

    Bé, lorsque l’on voit les zozos qui sont sur cette photo, c’est vraiment du fric donné à peu de chose.

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à licia
      Précaire
      • Posté à 19h26 le 23/02/2013
      • Internaute 89449
        Précaire

      Pis faut pas dire que c’est du grand art leur jeu de comédiens... Film à effets normaux, chialeries, vue sur paires de nichons, crise de la quarantaine, amis d’enfance qui sortent ensemble, divorce... Bref, pas terrible, quoi...

      • PTrelawney
        PTrelawney répond à myosotis_lys
        Dans le brouillard
        • Posté à 16h55 le 25/02/2013
        • 178593
          Dans le brouillard

        « chialeries, vue sur paires de nichons, crise de la quarantaine, amis d’enfance qui sortent ensemble, divorce... “

        Ca c’est du recyclage. Depuis Vincent, François, Paul et machin chouette rien de nouveau.

  • HSEHNAMAP
    HSEHNAMAP
    Votre commentaire a été (...)
    • Posté à 11h50 le 23/02/2013
    • Internaute 132226
      Votre commentaire a été (...)

    Le cinéma français ferait surtout bien de se sortir les doigts de l’arrière-train, d’arrêter de se regarder le nombril, d’arrêter les titres de poseurs à la con, et de se mettre à faire des films.

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à HSEHNAMAP
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 13h02 le 23/02/2013
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      C’est pour cela qu’il faut de bons scénarios (et donc bien les payer pour qu’il y ait un vivier de scénaristes).

      • HSEHNAMAP
        HSEHNAMAP répond à Jacques Bolo
        Votre commentaire a été (...)
        • Posté à 14h23 le 23/02/2013
        • Internaute 132226
          Votre commentaire a été (...)

        Un vivier de scénaristes ? Pour avoir une bonne histoire il faut juste un type qui sait voir et raconter, et qui a minimum d’imagination, pas besoin de faire pousser les scénaristes en vivier comme on fait pousser les poulets en batterie.
        Vous savez quel est le problème ? Paris. Tout s’écrit à Paris et Paris n’est plus une ville inspirante depuis longtemps. Littérature ou cinéma, ça fait un bail que je n’ai pas lu ou vu un parisien capable de raconter une histoire décente.
        Par ailleurs le scénario reste encore le moindre des problèmes du cinéma français, il lui faudrait aussi des cadrages et des montages un peu plus modernes (ce sont les même depuis 30 ans), des mises en lumière ayant un minimum de caractère, un vrai travail de sound design, une direction d’acteur et des acteurs capables de jouer autre chose que leur éternel même rôle, bref, au lieu de ne penser qu’à faire leurs heures d’intermittent et de continuer à se prendre pour les chantres d’une « exception culturelle » (mon dieu, quelle connerie ce concept), les différents travailleurs du cinéma français feraient bien de se mettre au boulot (je ne parle pas via des préjugés mais en connaissance de cause, que vous discutiez avec des machinos, des chefs op, des costumières, des scripts, etc, la plupart ne vous parleront que des leurs heures sups et du catering de leur dernier tournage qui proposait des menus végétariens délicieux).

         
        • ras-la-patience
          • Posté à 15h07 le 23/02/2013
          • Internaute 10027

          « des acteurs capables de jouer autre chose que leur éternel même rôle, »
          allez plus souvent au théâtre, vous les trouverez.

          • bagadou
            bagadou répond à ras-la-patience
            candide
            • Posté à 17h26 le 23/02/2013
            • Internaute 197962
              candide

            merci infiniment pour ce commentaire.
            il est vrai que le star système au théâtre est plus vivable et raisonnable qu’au cinéma voire la télévision.

        • bagadou
          bagadou répond à HSEHNAMAP
          candide
          • Posté à 17h24 le 23/02/2013
          • Internaute 197962
            candide

          pas faux tout ça. voilà pourquoi j’ai préféré travailler au théâtre pendant presque 50 ans car, là, j’ai toujours eu une bonne histoire à raconter.

        • hebe1983
          hebe1983 répond à HSEHNAMAP
          Sans doute devant mon ecran
          • Posté à 17h30 le 23/02/2013
          • Internaute 188431
            Sans doute devant mon ecran

          « Pour avoir une bonne histoire il faut juste un type qui sait voir et raconter, et qui a minimum d’imagination, pas besoin de faire pousser les scénaristes en vivier comme on fait pousser les poulets en batterie. »

          Sauf que voir et raconter, ça s’apprend aussi. Non, pour être scénariste, il ne suffit pas d’une feuille et d’un stylo. Il faut aussi des techniques de narration, savoir construire un récit, savoir rendre crédibles et attachants des personnages. Bien sûr, on peut découvrir comment faire empiriquement, avec sa propre expérience. Mais pourquoi demander à chacun de réinventer la roue ?

          Par ailleurs, la plupart des problèmes que vous soulevez dépendent grandement du scénario. Pourquoi changer le cadrage et le montage si on n’a rien de nouveau à raconter ? Pourquoi travailler sur le sound-design quand l’action met en scène l’éternel couple de trentenaires dans leur appart ?

          • HSEHNAMAP
            HSEHNAMAP répond à hebe1983
            Votre commentaire a été (...)
            • Posté à 17h55 le 23/02/2013
            • Internaute 132226
              Votre commentaire a été (...)

            À moitié d’accord, raconter ça peut s’apprendre, mais voir c’est à mon avis une faculté, que l’on peut enrichir certes, mais acquérir je ne pense pas.

        • bibimbap
          bibimbap répond à HSEHNAMAP
          en travaux
          • Posté à 11h22 le 25/02/2013
          • Internaute 86441
            en travaux

          En attendant entre votre haute idée de la façon dont se fait un scénario et vos vues sur les intermittents-qui-foutent-rien, votre commentaire semble plus révéler une bonne connaissance du comptoir que de ce qu’on fait quand on fait un film. Je peux vous indiquer des dizaines de films qui ont été faits grâce à des scénaristes qui ont beaucoup plus de talent que vous et moi réunis et des techniciens prêts à bosser pour vraiment pas cher.

        6 autres commentaires
  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 11h53 le 23/02/2013
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Ce que l’on constate donc, que ce soit dans le domaine du cinéma, des industries, des banques et même de la santé, c’est que l’argent public se déverse à flots dans le privé pour engraisser les hauts salaires et les marges des entreprises.

    Dans le même temps le gouvernement tente de faire passer en force une politique d’austérité pour éviter le gaspillage de l’argent public.

    Faisons cracher les riches ce qu’ils ont volé au peuple...

    • Isouille
      Isouille répond à Lionel06
      fripouille
      • Posté à 12h10 le 23/02/2013
      • Internaute 194399
        fripouille

      C’est pas de l’argent public, il nous explique le monsieur comment ça marche :
      « Les aides au cinéma ne sont pas prélevées sur le budget de l’Etat. Elles sont le fruit d’une taxe affectée : 10,7% des recettes issues des salles de cinéma de tous les films français et étrangers est reversé au CNC, via un compte à la Banque de France, séparé de celui de l’Etat »

      • Rhesus K
        Rhesus K répond à Isouille
        outrée l'outre!
        • Posté à 13h41 le 23/02/2013
        • Internaute 194199
          outrée l'outre!

        ..et les taxes, c’est de l’argent privé si on le suit ? Intéressante analyse d’un enc.. de mouches accompli. Il devrait faire du droit.

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 11h59 le 23/02/2013
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    « Mais ces problèmes de sous-financement touchent aussi les embauches, celles des ouvriers et des techniciens. Il est courant de leur demander une ristourne sur salaire “ car il n’y a pas d’argent ”, alors que les premiers rôles ont des cachets bien fournis. »

    Et la ristourne c’est pas seulement sur le salaire. Le matos ils veulent pas le payer trop cher non plus. J’ai passé la grande partie de ma vie sur des plateaux de tournage, et plus les budgets augmentent, plus les salaires diminuent. Le dernier film à gros budget sur lequel j’ai travaillé, j’ai été payé le même salaire que lorsque j’ai mit les pieds la première fois sur un plateau. En trente années, j’avais fait la boucle. Retour case zéro.
    Mais ça me fait rigoler en même temps. A vouloir économiser de la sorte, on se retrouve très souvent sur des plateaux où plus de la moitié de l’équipe ont aucune expérience. La plupart ont beaucoup d’énergie et de bonne volonté, mais devant un problème, ça gère pas fort. Et si ça se casse la gueule dans une partie de l’équipe, c’est tout le tournage qui est mit en péril. Et ça coute la peau des fesses que de perdre une journée, ou même une heure de tournage. Des histoires d’horreur, j’en entend toutes les semaines. Et ça provoque une perte énorme de personel. Les nouveaux, souvent ne restent pas, vu le salaire de misère, donc ils n’ont même pas le temps d’apprendre quoique ce soit, et les plus vieux, ben, ils y en a de plus en plus qui font autre chose, et avec eux, se barre des années d’expérience, qui ne profiteront même pas à une nouvelle génération. C’est dommage pour ceux qui oeuvrent dans ce milieu.
    Ceci dit, pour en revenir au sujet, la je suis 100% d’acord avec vous. Pas necessaire d’avoir 10 millions pour un film. Avec des bons scenarios, bien travaillés avant d’arriver sur le plateau, des dialogues crédibles, on arrive a faire du tres bon boulot. Et en payant tout le monde un salaire normal.
    Et tout ça, ça coute beaucoup moins cher qu’une seulel journée de tournage
    Si vous ouvrez un ministere du cinéma.....appelez moi, j’ai du temps libre.

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à Lemmy_Nothor
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 12h34 le 23/02/2013
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Des fois un excellent monteur permet même de sauver un tournage moyen, et un scénario sec.
      Vrai aussi que la plupart des prestataires tirent la langue parce qu’ils ne sont pas payés. Mais ça existaient déjà du temps de la pellicule, où des boîtes qui tournaient énormément crevaient faute de fond de roulement (labos, studios), non ?
      Pour les salaires moi je touche la moitié. Et en tant que réalisateur on me négocie même du droit d’auteur à la place du salaire !

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à C. Creseveur
        Aintgonnaworkformaggiesfarm
        • Posté à 12h52 le 23/02/2013
        • Internaute 12434
          Aintgonnaworkformaggiesfarm

        Ça dépend ou je travaille. Si je retournais en amérique du nord, comme je suis syndiqué, ils sont obligés de me payer d’après les tarifs en vigueur. Sans donner de chiffre, entre Barcelone et Toronto, je touche six fois plus .
        Et faut pas croire que les budgets sont plus petit ici ( Barcelone). Pas du tout. Ici, le producteur se met 50% du budget dans sa poche avant de commencer a tourner. Et normalement, il essaye de ne pas payer le dernier mois de travail. La aussi il y a un monde de difference, au nivau de comment on est payé. Ici, j’ai vu des boites payer ses employés six mois après. En amérique, t’es payé toutes les semaines, et dans certains etats, le syndicat exige le paiement journalier. A la fin de chaque journée, un délégué syndical vient sur le plateau avec une mallette de cash.....et paye tout le monde présent. S’il ne vient pas....le lendemain, pas un seul technicien ne se presente au boulot. Bon, c’est excessif, on en demande pas tant.

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à Lemmy_Nothor
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 15h41 le 23/02/2013
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Je connais mal le cinéma espagnol, mais je crois qu’aux US il n’y a qu’un syndicat. C’est ce qui fait toute la force des négociations. Il n’y a pas le choix. C’est ce qui faisait d’ailleurs la force des ouvriers de l’imprimerie au NMPP, hein ?
          NB. En France les paiements sont hebdo aussi sur les tournages.

          • Lemmy_Nothor
            Lemmy_Nothor répond à C. Creseveur
            Aintgonnaworkformaggiesfarm
            • Posté à 08h42 le 24/02/2013
            • Internaute 12434
              Aintgonnaworkformaggiesfarm

            Il y a plusieurs syndicats qui gèrent un tournage. Les acteurs US et aussi les scenaristes, sont protégés par S.A.G., les techniciens eux, souvent par IATSE, les chefs de departements, directeurs artistique, directeur photo, premier assistants réalisation, eux sont généralement couvert par la D.G.A. ( Directors Guild of America ).
            Et le syndicat le plus costaud.......et mafieux, c’est les Teamsters. Alors eux, s’ils mettent les pieds sur un tournage, les prix viennent de décupler. Les Teamsters ont le controle de tout ce qui a des roues. Voitures, camions, tout ce qui est necessaire à un tournage en terme de vehicules c’est eux qui s’en occupent. A tel point qu’un technicien qui est propriétaire de son camion, n’a pas le droit de le conduire pendant les journées de travail ou de déplacement. C’est automatiquement un Teamster qui le conduira. Pour faire ce travail, et uniquement pour ça, il sera payé entre 3 et 4000 dollars la semaine. Si on calcule qu’il y a au moins une trentaine de vehicules sur un tournage, et des fois beaucoup plus, il en coute une petite fortune pour déplacer tout ce monde. Un captain driver ( type qui gère tous les déplacements sur un film ) va gagner facilement 100 000 dollars sur un seul tournage. Le coiffeur de Bette Middler avec qui j’ai travaillé, gagnait 12 000 dollars semaine....il ne s’occupait que de Bette Middler.
            Tout les cas plus haut sont uniquement pour des tournages en 35mm sur support film.
            La télé c’est un autre monde ....ou je ne voudrais jamais mettre les pieds.

        2 autres commentaires
      • Alenek
        Alenek répond à C. Creseveur
        • Posté à 14h19 le 23/02/2013
        • Internaute 158354

        Juste par rapport à la question du montage... :)

        Si vous donnez à un sculpteur du bronze , il ne fera pas de l’or .
        Le monteur c’est pareil : rushs moyen , scénario sec : au mieux c’est un film moyen qui sort et rien de plus, quelque soit la qualité du monteur.
        D’ailleurs pour ce dernier, c’est quand même plus valorisant de travailler sur des projets qui tiennent la route d’un bout à l’autre que de faire office de réparateur de roues crevées en posant des rustines un peu partout pour essayer de faire tenir le monstre .

        Donc quand même : un bon scénario , et une bonne préparation de tournage ca ne peut faire que tu bien pour la suite et pour le monteur.

        Enfin tout ça c’est pas la question :)

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à Alenek
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 15h29 le 23/02/2013
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Mon expérience m’a surtout appris que dans ce domaine il n’y avait franchement pas de règle, et que de toute façon le choix du public, qui se moque bien de technique, rend toute conclusion encore plus inopérante (si on prend Besson par exemple, le scénario du Grand bleu est loin d’être exceptionnel. Pourtant ça a été un carton véritable).
          Mais j’ai vu des trucs (des téléfilms surtout) sortir au montage à partir de pas grand chose. Un excellent monteur peut faire basculer une scène poussive du bon côté. Il peut tricher sur la qualité médiocre du jeu des comédiens et/ou de la mise en scène. Le cinéma américain par exemple, qui est un pur cinéma d’action repose beaucoup sur ce travail.
          En France un réalisateur touche systématiquement des droits d’auteur sur un film, même s’il ne l’a pas écrit. Pour ma part je trouve que c’est plutôt le monteur qui devrait avoir droit à ça !

        1 autres commentaires
    • A déménagé le 25.04.2013
      • Posté à 13h00 le 23/02/2013
      • Internaute 150693

      Le dernier film qu’on m’ait proposé (ça remonte quand-même à huit ans), c’était- 75% sur le salaire et ils envisageaient de se passer de dir-prod pour faire des économies !
      Je me suis barré en rigolant, mais le film s’est fait (c’est une merde au demeurant).

      Et depuis que j’ai quitté le métier, je dors beaucoup mieux.

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à Lemmy_Nothor
      outrée l'outre!
      • Posté à 13h57 le 23/02/2013
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      « Et tout ça, ça coute beaucoup moins cher... »

      Rien ne coûte plus cher qu’une rente familiale mise en péril par la sélection des compétences. La france a de longtemps verrouillé le cinéma et la télévision sans vergogne, les accessits sont exclusivement réservés aux enfants des premiers arrivés, y compris les scénars. De temps en temps un coup de chance permet d’entretenir la flamme : le fils de michel audiard est un excellent auteur par lui-même.

      Mais tant qu’on arrive à se jouer la fable de la ’retentissante culture française’, tout va bien. Il n’y a plus que les parisiens pour croire que leur ville a gardé le prestige de son passé. Il n’y a plus que l’establishment français pour croire que ses décisions sont les bonnes. Le retour arrive déjà sous la forme d’un cinéma insipide, d’une littérature indigeste, d’une télévision surtout comique quand elle essaie d’être dramatique.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Rhesus K
        Aintgonnaworkformaggiesfarm
        • Posté à 15h28 le 23/02/2013
        • Internaute 12434
          Aintgonnaworkformaggiesfarm

        Je pense que ma phrase est un peu bancale. Ce que je voulais dire ( et ça coute beaucoup.....) c’est qu’investir dans des scenarios, dans des laps de temps raisonables, c’est beaucoup moins dispendieux qu’une journée de tournage ratée.
        Et je disais pas tout ça pour la culture française en particulier. Je n’ ai jamais travaillé en France.

    • bibimbap
      bibimbap répond à Lemmy_Nothor
      en travaux
      • Posté à 11h29 le 25/02/2013
      • Internaute 86441
        en travaux

      100% d’accord, un vrai travail d’écriture non seulement c’est mieux pour la qualité du film, mais c’est aussi bien meilleur pour les finances du film. Seulement c’est un travail qui se fait (par définition) en amont et qui est souvent financé à 100% par le producteur (qui en général ne veut pas financer de sa poche...).

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 12h00 le 23/02/2013
    • 181210
      Juif errant

    Chez les socialos, les idées sont bonnes. Dommage qu’elles ne servent qu’à amuser la galerie pendant qu’ils libéralisent à tour de bras.

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 12h08 le 23/02/2013
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Le sujet, certes important, pour lequel je me suis tant battu, est aussi nouveau que l’apparition de TF1-Bâtiment et autres chaines privées...
    Quant au porte-parole délégué pour en parler hier soir, inaudible et bredouillant il aurait pu être mieux choisi et plus représentatif !
    Son intervention était nulle .
    Autant regarder passer des patinettes.

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à PIT LE CHIEN
      outrée l'outre!
      • Posté à 14h04 le 23/02/2013
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      « ...[le] porte-parole délégué ... inaudible et bredouillant il aurait pu être mieux choisi et plus représentatif !

      Sans avoir vu la perf, j’avance quand même que j’aimerais vous y voir, avec des de caunes et autres pitres, habitués à se la péter dès que l’objectif les regarde, qui vous coupent l’ambiance avec leur humour de comptoir-pipi-caca, quand en face on est habitué à être dans l’ombre, etc. Il n’a pas été choisi pour porte-paroliser, mais bien pour son apport technique essentiel au film. La décence minimale eut été de le laisser s’exprimer avec l’indulgence qu’on concède à ceux qui n’en ont pas l’habitude. Mais de la décence, chez de caunes, il ne connait même pas le terme.

      • PIT LE CHIEN
        PIT LE CHIEN répond à Rhesus K
        Wouaooouh!
        • Posté à 15h53 le 23/02/2013
        • Internaute 25924
          Wouaooouh!

        Votre commentaire eut été plus pertinent si vous aviez regardé et si vous étiez réellement concerné par le sujet (ce qui n’apparait pas en vous lisant)...

        ECRITURE/SCENARIO/ Sujets beaucoup trop importants à mes yeux en regard de vos considérations sans intérêt sur les présentateurs en l’occurrence. (Et heureusement que De Caunes, qui connait la musique et le cinéma était là pour limiter le naufrage).

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 12h29 le 23/02/2013
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Dany Bouse, Gérard Depart diou, Catherine Frot, Gad Elmalaise, Alain Houba, Patrick Cruel, Marion Corbillard, José Garchia, Jamel Deux bouses, Mathilde Saignante..

    A l’exception de Catherine Frot (en étant gentil) , les pires pignoufs destinés a abrutir le peuple payés des millions par le système pour les récompenser de leurs œuvres benzodiazépinesque ( de cheval) . C’est sur qu’il n’ y a pas ni de quoi être fier , ni de quoi rire ..

    Lien

    • Orev33
      Orev33 répond à DiaboloSatanas
      sarkophobeassumée
      • Posté à 10h38 le 26/02/2013
      • Internaute 172263
        sarkophobeassumée

      Même pas d’exception concernant Catherine Frot : lien

  • The Corpse Grinders
    The Corpse Grinders
    Cannibale Furax
    • Posté à 12h18 le 23/02/2013
    • 183627
      Cannibale Furax

    Cela passe par une volonté politique forte, par un « Moi, ministre de la Culture... »

    On a vu ce que ça a donné pour l’autre.

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à The Corpse Grinders
      outrée l'outre!
      • Posté à 14h12 le 23/02/2013
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      Une culture saine se porte mieux le plus loin elle se trouve de l’état et ses goûts de chiottes.

      Si l’état était d’une importance positive pour la culture, alors les soviétiques nous auraient sorti les meilleures productions artistiques du xxeme siècle, vu l’héritage culturel qu’ils avaient. On a vu hélas qu’ils ont au contraire détruit la création durant 70 ans. Sans être aussi caricaturale, la situation française est infectée par l’état, qui organise les passe-droits pour la mafia du cinéma. Ce sont les chaines publiques qui ont le plus casté des depardieu, jeanne moreau, etc, dans toutes leurs séries pourries, dans tous les films médiocres, depuis 25 ou 30 ans.

      • The Corpse Grinders
        The Corpse Grinders répond à Rhesus K
        Cannibale Furax
        • Posté à 14h28 le 23/02/2013
        • 183627
          Cannibale Furax

        Les films d’Eisenstein, par exemple, sont des réussites artistiques de premier plan, pourtant.

         
        • MIKY STOUFFS
          MIKY STOUFFS répond à The Corpse Grinders
          médecin U.E.
          • Posté à 20h47 le 23/02/2013
          • Internaute 170502
            médecin U.E.

          Pour l’époque !

          • The Corpse Grinders
            The Corpse Grinders répond à MIKY STOUFFS
            Cannibale Furax
            • Posté à 20h51 le 23/02/2013
            • 183627
              Cannibale Furax

            Ah bon ? Le Cuirassé Potemkine, par exemple, bien que film de propagande, comporte des séquences de pur cinéma, comme Alexandre Nevski ou Que viva Mexico, entre autres.

            Voyez-vous, bon nombre de réalisateurs se la jouent virtuoses et n’arrive pas à la cheville d’Eisenstein malgré les facilités technologiques actuelles.

            Mais bon, c’est juste une opinion.

            • MIKY STOUFFS
              MIKY STOUFFS répond à The Corpse Grinders
              médecin U.E.
              • Posté à 02h34 le 24/02/2013
              • Internaute 170502
                médecin U.E.

              Mais ce sont des films muets, en noir et blanc, avec des acteurs obligés de « sur-jouer ». Je les ai vus et, bien sûr, je respecte la performance pour l’époque mais ce sont devenus des films pour cinéphile et initiés ! Et bien sûr, il y a dans les films actuels, beaucoup de navets et de commerce et puis quelques chefs d’oeuvre qui émergent, de temps en temps !

              • Rhesus K
                Rhesus K répond à MIKY STOUFFS
                outrée l'outre!
                • Posté à 06h16 le 24/02/2013
                • Internaute 194199
                  outrée l'outre!

                Les derniers films d’eisenstein sont parlants, au fait.. notamment ses deux parties d’ivan le terrible, excellentes.

                • MIKY STOUFFS
                  MIKY STOUFFS répond à Rhesus K
                  médecin U.E.
                  • Posté à 14h53 le 24/02/2013
                  • Internaute 170502
                    médecin U.E.

                  Je ne les ai pas vus, malheureusement. (Mais je me souviens de l’enthousiasme de mon frère plus âgé)

        • Rhesus K
          Rhesus K répond à The Corpse Grinders
          outrée l'outre!
          • Posté à 06h13 le 24/02/2013
          • Internaute 194199
            outrée l'outre!

          C’est exactement ce que je veux dire : Eisenstein était d’une génération adulte (’formée’), en 1917. Une génération qui a soutenu l’utopie lénine, et qui –dans son cas– s’en est trouvée gratifiée. Mais cette génération, comme celle des constructivistes (avatars de l’art moderne), s’est retrouvée sans descendance. Tout s’arrête dès la mort de lénine ; plus rien n’est autorisé à exister qui dévie d’un poil de la ligne stal. La création russe est morte en moins de dix ans, alors qu’elle était avec la française la plus riche du xixème siècle. (En musique, elle dépassait tout.)

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