Clash 08/02/2013 à 12h50

Polémique BD : Filippetti attaque sur Twitter

Elsa Fayner | Journaliste Rue89

La ministre de la Culture parle de « malveillance », de « désinformation », et conseille à certains journalistes de prendre des « leçons de journalisme et d’honnêteté intellectuelle ».

La ministre de la Culture le fait sur Twitter, publiant sept messages en une heure ce vendredi, en début de matinée. En cause, la parution de plusieurs articles relayant une interview de la ministre au Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême.

« On ne m’a pas parlé de crise de la BD »

Mercredi 6 février, le site spécialisé ActuaBD publie un entretien réalisé par Didier Pasamonik, journaliste et éditeur et intitulé de manière assez neutre : « L’essentiel est que la diversité du marché éditorial de la BD soit conservée ».

C’est dans le corps de l’entretien que les internautes trouvent des propos qui les font réagir en commentaire sous l’article. Cet extrait par exemple :

« La bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants. »

Mais surtout :

« Non, on ne m’a pas parlé de “crise de la BD”. »

Les critiques des internautes portent principalement sur les difficultés qu’ont des auteurs à vivre de leur métier, frappés par une véritable crise.

« Caricature, propos tronqués, malveillance »

Le jour même, Télérama reprend ces extraits dans une brève sur son site. Jeudi 7, Rue89 publie un papier reprenant ces passages et citant les réactions d’une scénariste et d’une dessinatrice de BD, choquées par l’interview.

C’est trop pour Aurélie Filippetti, qui réagit sur Twitter vendredi matin, interpellée par des internautes. Florilège :

« Quand la mauvaise foi le dispute aux mensonges et aux extraits d’interviews tronqués... »

Le site d’actualité du livre, ActuaLitté, est lui invité à prendre « des leçons de journalisme et d’honnêteté intellectuelle ».

Quant à Télérama, Aurélie Filippetti fait part de sa déception :

« On était habitué à davantage d’honnêteté chez Télérama. Caricature, propos tronqués, malveillance et désinformation. »

Filippetti rappelle qu’elle défend les auteurs

Ce qui énerve particulièrement la ministre, c’est d’être attaquée sur la défense des auteurs.

En réponse à un autre « tweet », d’un auteur de BD, qui fait part à la ministre de « toute la tristesse, la colère des auteurs BD », elle rappelle que c’est elle qui a « relancé les discussions sur contrat d’édition afin de protéger les auteurs ! ».

Contacté, Franck Chaumont, conseiller pour la communication et les relations avec la presse de la ministre, le rappelle :

« Aurélie Filippetti a elle-même relancé la discussion entre les auteurs et les éditeurs. Elle les a mis autour de la table, avec la commission Sirinelli [PDF]. »

C’est un fait, dans le domaine du numérique. Les négociations avaient échoué en juin 2012, elles ont été relancées.

« C’est la ministre qui connaît le mieux la BD »

Sur la crise de la BD, l’auteur de l’interview originale lui-même, Didier Pasamonik, donne raison à la ministre :

« Aurélie Filippetti a raison. Le marché de la BD a progressé, de 0,7% en valeur entre 2011 et 2012. Et on voit bien que la BD est partout. En même temps, il y a une vraie désespérance au sein de la nouvelle génération d’auteurs, qui gagne mal sa vie. L’offre augmente, s’atomise, les à-valoir baissent... »

Spécialiste de la BD, il estime d’ailleurs que la ministre connaît le sujet :

« C’est la ministre de la Culture qui connaît le mieux la BD de toute l’histoire de la Ve République ».

Franck Chaumont l’assure : Aurélie Filippetti « sait très bien qu’il y a une crise », elle répondait à la question du journaliste « d’un point de vue macroéconomique » :

« Le livre jeunesse et la BD se portent bien. Les chiffres sont bons. Mais il y a des problèmes entre les auteurs et les éditeurs. »

Pourquoi, alors, Aurélie Filippetti n’a-t-elle pas parlé dans l’interview à ActuaBD de ce décalage entre les chiffres et une réalité de terrain, entre les auteurs à succès et ceux qui galèrent ? Didier Pasamonik répond qu’il ne l’a pas questionnée davantage à ce sujet.

Pas de « propos tronqués »

Il est donc difficile d’accuser Télérama ou Rue89 d’avoir cité des propos sans reprendre la nuance (« extraits tronqués », accuse Aurélie Filippetti). Celle-ci n’était pas présente dans l’entretien initial.

Maintenant, chacun se renvoie la balle : le ministère estime que les journalistes de Télérama et de Rue89 auraient dû le contacter pour vérifier les propos cités. Quand des twittos demandent à Aurélie Filippetti d’en profiter pour préciser sa position plutôt que de donner des leçons de journalisme. Ç’aurait été une bonne idée.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 13h13 le 08/02/2013
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Et la ministre pris soudain conscience, mais un peu tard, qu’on ne s’attaquait surtout pas à la BD !

    • Féline
      Féline répond à DiaboloSatanas
      fée
      • Posté à 18h31 le 08/02/2013
      • Internaute 111221
        fée

      Exact, on ne s’attaque pas à la BD, ou alors on s’en prend plein la tête.

  • The Corpse Grinders
    The Corpse Grinders
    Cannibale Furax
    • Posté à 13h19 le 08/02/2013
    • 183627
      Cannibale Furax

    Une attaque par touiteur ? Diantre, ça fout les jetons !

  • I.P
    I.P
    Il manque Hulk en baskets
    • Posté à 13h23 le 08/02/2013
    • Internaute 25391
      Il manque Hulk en baskets

    Et puis franchement, qui pourrait imaginer un seul instant que Rue89 s’en prenne gratuitement à un personnage public en se basant uniquement sur des ragots, des faits tronqués, voire des mensonges flagrants ?
    Ça ne tient pas la route une seule seconde comme hypothèse, la défense de Filippetti est ridicule.

    • rumpus
      rumpus répond à I.P
      friend/unfriend
      • Posté à 18h25 le 08/02/2013
      • Internaute 96441
        friend/unfriend

      Attention, t’as pas bien lu l’article ! Filippetti ne se défend pas, c’est elle qui attaque.
      A mon avis c’est une façon pour Rue89 de masquer le fait qu’ils ont totalement snobé Angoulême, y compris la vraie polémique, qu’il fallait aller chercher dans les commentaires.

  • Percy Schramm
    Percy Schramm
    Reaktionär
    • Posté à 15h00 le 08/02/2013
    • Internaute 190966
      Reaktionär

    La communication politique par touitteur... quand on ne sait plus gouverner mais seulement faire oeuvre de gestionnaire, on utilise ce machin pour se faire entendre. Elle ferait mieux de prendre un peu de hauteur au lieu de mettre les pieds dans la boue de ce truc...

  • cyrilleh
    cyrilleh
    Classe moyenne
    • Posté à 13h53 le 08/02/2013
    • Internaute 99871
      Classe moyenne

    Aucun rapport mais je tiens à signaler que nous sommes 98% de la population à n’en avoir rien à faire de Twitter pour deux raisons :

    - personne n’y est... enfin à part quelques dizaine de milliers de geeks et bobos finalement très peu nombreux par rapport à la population.
    - ça n’est pas un lieu d’argumentation. La limite des signes étant ce qu’elle est.

    Malgré tout, il existe un paquet d’articles (pas forcément que sur Rue89) sur ce truc... qui ne concerne pas grand monde (quand bien même j’y serais inscrit, est-ce que je « suivrais » la Ministre ? la réponse est non) et qui ne fait rien avancer puisqu’il n’est pas un lieu pour créer des idées mais juste pour les faire circuler.

    • sandy keelow
      sandy keelow répond à cyrilleh
      développeur
      • Posté à 18h44 le 08/02/2013
      • Internaute 131307
        développeur

      « il n’est pas un lieu pour créer des idées mais juste pour les faire circuler. »

      Et encore faut-il avoir les idées assez courtes ^^

  • Testy
    Testy
    Testeur de bug
    • Posté à 14h04 le 08/02/2013
    • Internaute 69136
      Testeur de bug

    Le crise de la BD c’est comme la crise du cinéma !
    Il y a surproduction et des kilotonnes de fric.

    Faut arrêter les jérémiades de lobbyistes !

    • Xehl
      Xehl répond à Testy
      ecoterroriste notoire
      • Posté à 15h37 le 08/02/2013
      • Internaute 189569
        ecoterroriste notoire

      Vous n’en êtes pas sorti ! Serait-ce le statut des intermittents du spectacle que je vois poindre à l’horizon ?

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 14h27 le 08/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Exemples de news significatives pour une majorité de français sur les 48 dernières heures :
    -4.000 soldats français sur le champ de bataille
    -déficit commercial de plus de 60 Mds d’euro
    -Accord « historique » compétitivité-emploi qui part en sucette
    -Budget européen 2014-2020 (à la baisse) en négociation

    Mais Rue89 n’en parle pas.
    Par contre, Rue89 se passionne pour le mariage gay, qui est acquis, ou pour des buzz à deux balles comme la « polémique BD ».

    Rappelons que 90% des français se contrefoutent des déclarations de la ministre de la Culture, de son portefeuille ministériel, ou même de la BD, en fait.

    • pascalvanves
      pascalvanves répond à J-B
      secrétaire de rédaction
      • Posté à 14h28 le 08/02/2013
      • Internaute 87263
        secrétaire de rédaction

      peut être vous... mais les auteurs, les éditeurs, les lecteurs de Bd -+ de 7000 titres publiés en France dont une poignée dépassent 100 000 exemplaires- ne s’en foutent pas.
      Vous savez l’édition c’est du travail pour des dizaines de milliers de personnes -en comptant les distributeurs-.

      • Indépendant sur 89
        Indépendant sur 89 répond à pascalvanves
        Fier de l'être
        • Posté à 09h28 le 10/02/2013
        • Internaute 198340
          Fier de l'être

        Oui, tous le lobby de la BD, cela fait au moins 10 ou 20 000 personnes versus 65 000 000 !

    • sandy keelow
      sandy keelow répond à J-B
      développeur
      • Posté à 18h52 le 08/02/2013
      • Internaute 131307
        développeur

      Il me semble que Rue89 n’a jamais prétendu être un « journal » avec toutes les nouvelles importantes du moment...
      Par ailleurs celles-ci sont déjà reprises par des centaines d’autres sites qui sont sûrement tout aussi bien, à moins que vous considériez que Rue89 traiterait mieux l’info que les autres sites mais c’est un poil contradictoire non ? ...

      • J-B
        J-B répond à sandy keelow
        Etudiant. Si si, pour de vrai.
        • Posté à 19h04 le 08/02/2013
        • Internaute 58527
          Etudiant. Si si, pour de vrai.

        Je ne demande pas l’omniscience.

        Je suis juste fatigué de voir Rue89 (qui est un site participatif génial) nous gaver d’articles basés sur des diversions sociétales tout azimut.

        Vu la conjoncture économique, il serait peut-être utile qu’on débatte de sujets de fond en économie, politique européenne, etc..., plutôt que jouer au cékikadi sur Twitter.

        Le seul à faire ça régulièrement est le Yeti, mais il est tellement dans son délire que ça ne sert pas à grand chose.

         
        • Tremolos
          Tremolos répond à J-B
          Branleur censuré (2)
          • Posté à 14h53 le 09/02/2013
          • Internaute 192528
            Branleur censuré (2)

          encore faut-il avoir des gens competents capable d’avoir un recul critique sur les communiqués, les « idees en vogues » etc... tout ca demande du temps et donc de l’argent.....

          Avoir une analyse etayée argumenté, y’a plus beaucoup de medias qui le font, je dirais meme que la plupart ont renoncé a tel point que quand on compare les depeches d’agences, et l’article, on a souvent du mal a y deceler « la valeur ajoutée ».
          Ca editorialise beaucoup dans la vacuité, ca polemique pas mal sur du vide, ca relaye beaucoup de rumeurs, ca paraphrase les depeches, intervention « d’expert de service » c’est essentiellement ca le journalisme....

        1 autres commentaires
    • Indépendant sur 89
      Indépendant sur 89 répond à J-B
      Fier de l'être
      • Posté à 09h31 le 10/02/2013
      • Internaute 198340
        Fier de l'être

      La ligne éditoriale dite du « rideau de fumée » a été décidée en comité directeur du ps, ce n’est pas un quarteron de riverains qui va remettre en question les ordres de la rue... de Solférino !

  • Gibert Because-Youno
    Gibert Because-Youno
    Kaléïdoscopique
    • Posté à 14h54 le 08/02/2013
    • Internaute 68955
      Kaléïdoscopique

    (planche de Ll de Mars, Comment Betty vint au discours)
    Une brève et longue histoire du monde
    C’est sûr. Quand on considère que la bande dessinée est une manière de « faire lire les enfants », on a du mal à voir la difficulté pour les bons auteurs de BD à se faire publier et à gagner leur vie.

  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 15h09 le 08/02/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    C’est vrai que Filippetti et les auteurs c’est la lune de miel
    « C’est l’éditeur qui fait la littérature »
    Extrat tronqué sorti d’une interview sur la question du statut des oeuvres indisponibles et une proposition de loi portee par la meme.
    Privatisation, expropriation, concession, commercialisation

    Rapidement, il s’agit d’obtenir le droit de numériser et de commercialiser les livres épuisés, en laissant seulement aux titulaires de droits – auteurs et éditeurs – la possibilité de retirer leurs ouvrages du système (mécanisme dit de l’opt-out, à opposer à l’opt-in impliquant un consentement explicite du titulaire de droits).
    La proposition de loi déposée devant les assemblées se pose donc explicitement comme une alternative aux agissements de Google, en instaurant un nouveau système de gestion collective pour exploiter le « trou noir du XXème siècle », estimé à 500 000 livres indisponibles dans le commerce (sans doute beaucoup plus en fait).
    La proposition de loi n’offre en effet qu’un délai assez bref de six mois aux auteurs et aux éditeurs concernés pour s’opposer à la gestion collective de leurs ouvrages devenus indisponibles. Cette opposition ne peut se faire que par écrit, dès lors que l’œuvre a été enregistrée publiquement dans une base de données.
    Dans le cas où l’éditeur manifeste son opposition à la gestion collective, il devra démontrer dans les deux ans l’exploitation commerciale de l’œuvre en question. S’il n’y parvient pas pour une raison ou pour une autre, le texte de loi prévoit de lui faire perdre le bénéfice de cette opposition. Au-delà de ce délai, l’exploitation numérique du livre sera gérée par une société de gestion collective.
    La portée de cette proposition de loi est loin d’être négligeable puisqu’elle prévoit que toutes les œuvres nées aux 20ème siècle devenues indisponibles seront par principe gérées par une société de gestion collective ayant reçu un agrément du ministère de la culture. Numerama, calimaq silex.

    On a un premier exemple de ce typre de structure publique agissant comme éditeur avec l’aval du ministère de la culture avec la numériation 500 000 oeuvres épuisées de la BNF tirés de ses collections.
    On assiste à un glissement et une machine à transformer le droit d’auteur en « droit d’éditeur »et qui risque d’écraser une directive européenne favorable aux bibliothèques en matière d’oeuvres orphelines. Le projet de directive européenne est en préparation, qui entendait donner aux bibliothèques et autres institutions culturelles la possibilité de numériser et de diffuser des oeuvres orphelines, dans des conditions relativement ouvertes.
    « reproduire et à mettre à la disposition du public les œuvres orphelines, à condition que cette utilisation contribue à l’accomplissement de leurs missions d’intérêt public, notamment la préservation et la restauration des œuvres de leurs collections et la fourniture d’un accès à ces œuvres à des fins culturelles et éducatives. »

    Tag BNF pour Calimaq Lien
    Privatisation des biens communs.
    Pour accélérer la numérisation de ses collections patrimoniales, la Bibliothèque nationale de France a noué des partenariats public-privé avec plusieurs firmes dans le cadre des Investissements d’avenir : ProQuest pour la numérisation des livres anciens, Believe et Memnon pour celle des fonds de 78 tours. Alors que ces accords ont soulevé une vague de protestations, Bruno Racine, le président de la BnF, défendait ces projets la semaine dernière dans les colonnes du Monde, en mettant en avant des arguments d’efficacité économique. Il avait reçu la veille le soutien du Ministère de la Culture.

    Les termes financiers prévoient que la BNF percevra une quote-part des copies numériques vendues par ProQuest pendant la période de dix années et B. Racine affirmait que ces revenus seraient entièrement réaffectés au développement par l’institution de sa propre numérisation.

    Oublions le domaine public et les objectifs culturels de la BNF.

  • GBG
    GBG
    • Posté à 15h18 le 08/02/2013
    • Internaute 23494

    On attendait beaucoup de cette jeune ministre prometteuse. Et puis tout est retombé comme un soufflet sur tant de sujets culturels, déçus oui nous le sommes. Désormais lorsqu’elle prend la parole, ce qui extrêmement rare, elle est toujours ridiculisée.

    • spartak
      spartak répond à GBG
      (comité libertaire lyophilisé)
      • Posté à 16h41 le 10/02/2013
      • Internaute 84113
        (comité libertaire lyophilisé)

      Mais elle raconte bien évidemment n’importe quoi, et sur Twitter en plus, ça devrait être interdit, ou payant. On devient ministre de tel domaine par jeux de pouvoirs, accointances et arrivisme, pas par compétence.
      Je me suis personnellement défait de l’habitude d’attendre quoi que soit des membres de la « classe politique », comme ça je ne suis plus jamais déçu.
      « Avec la capote Nestor, je suis pas né, je suis pas mort »

      • GBG
        GBG répond à spartak
        • Posté à 17h17 le 10/02/2013
        • Internaute 23494

        C’est vrai que je suis assez naïve pour penser que quelqu’un qui accepte un tel poste de pouvoir doit forcer mon admiration...

  • marc_r89
    marc_r89
    citoyen
    • Posté à 15h27 le 08/02/2013
    • Internaute 121487
      citoyen

    « Pas de propos tronqués » ? ? ?

    Et que dire de ceci :

    Question : « Est-ce que pour un ministre de la culture, la bande dessinée est importante dans le paysage culturel ? »
    Réponse : « C’est très important parce que la bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants. Les enfants qui lisent la bande dessinée ont une pratique culturelle importante. 90% des 11-14 ans déclarent aujourd’hui qu’ils ont lu une BD. C’est très bien, il faut les encourager et aussi les orienter vers la diversité de la bande dessinée, les différentes écoles, les différents genres et les amener à former leur goût. C’est une grande fierté car la France et la Belgique font partie des grandes zones de la création de la bande dessinée dans le monde. »

    Qui a été réduit à :
    « La bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants. » au mieux, ou à « C’est pour les enfants » dans le titre même de cet article.
    Mais non mais non, la réponse de Madame la ministre n’a pas été tronquée, et son message est fidèlement retranscrit, n’est-ce pas ?
    Mais quelle mauvaise foi ! ! !

  • whitenigga
    whitenigga
    trololo !
    • Posté à 15h45 le 08/02/2013
    • Internaute 83781
      trololo !

    bah oui la BD va bien !
    regardez toutes les têtes gondoles farcies de chôlies bd-cul-cul de blogueurs (et surtout blogueuses) kikoolols qui dessinent et encrent avec les pieds.
    De quoi se plaint-on ?

  • Michel-Petit
    Michel-Petit
    Retraité
    • Posté à 16h07 le 08/02/2013
    • Internaute 62964
      Retraité

    Ce qui me paraît effarant, c’est qu’un ministre en exercice dispose de tout ce temps libre pour ferrailler en instantané sur Twitter et consort.
    Et celle-ci n’est pas la première.
    On dirait du Morano dans ses heures de gloires.

    Tout ces ministres coûtent cher, très cher, ne pourraient-ils surveiller leurs couacs à répétition et faire leur boulot sans assurer l’après-vente ?

    Qu’ils soient de droite ou de gauche, c’est finalement bonnet blanc et blanc bonnet.
    Vu côté Peuple (en principe Souverain), ça suffit !

    • Yaumegui_from_Paris
      Yaumegui_from_Paris répond à Michel-Petit
      « Il ne suffit pas d'être (...)
      • Posté à 17h39 le 08/02/2013
      • Internaute 8001
        « Il ne suffit pas d'être (...)

      1 heure de temps libre dans une journée de 24 heure cela vous semble trop, vous le retraité ?
      Le poujadisme, c’est votre hobby ou une activité à plein temps ?

      • spartak
        spartak répond à Yaumegui_from_Paris
        (comité libertaire lyophilisé)
        • Posté à 16h44 le 10/02/2013
        • Internaute 84113
          (comité libertaire lyophilisé)

        Vous savez, la démocratie est tellement avariée dans ce pays, que parfois le poujadisme en viendrait presque à représenter une forme d’espoir.
        Plus exactement, une facette du poujadisme, celle qui entend faire rendre gorge aux diverses couches parasites des pouvoirs installés. Le populisme est une chose bien plus subtile que ce qu’en dit le Nouvel Obs’

  • Lefredo
    Lefredo
    Ingénieur en génie chimique
    • Posté à 16h09 le 08/02/2013
    • Internaute 26944
      Ingénieur en génie chimique

    Si on considère que la bd va bien parce que l’on en vend beaucoup, c’est comme prétendre que la littérature est en forme parce que Marc Levy et Amélie Nothomb ont encore augmenté leur vente.
    La bd étant entre les mains de quelques groupes d’édition, dont le seul intérêt est les dividendes remises aux actionnaires, ils nous noient de bd pop-corn, sans grand intérêt et plates, aussi vite lues qu’oubliées.
    Comme la bd subit les mêmes critères de sélection que tout le reste des marchandises, il faut vraiment chercher pour trouver quelque chose d’original et d’intéressant.
    Actuellement, les choix de publications ne se font pas sur la qualité de la bd, mais sur sa lisibilité, sans prise de tête, et éventuellement le nom de l’auteur.
    LA recherche du scénario ? Du dessin original ? Cela n’existe presque plus.
    Les auteurs n’arrivent pas à en vivre convenablement ? Qu’ils commencent par trouver des éditeurs valables et avoir un rien de talent. Qui aurait envie d’acheter une histoire qu’il a déjà lu 15 fois ou qu’il pourrait écrire lui-même ? Et je ne parle même pas du dessin stéréotypé de l’école d’Angoulème publié par soleil et des couleurs illustrator qu’a ado de 15 ans avec un peu d’expérience arriverait à faire.
    Les auteurs ne se trouvent pas bien protégés ? Mais qu’ils changent d’éditeur ou qu’ils se servent des outils modernes pour la diffusion et pas seulement pour gagner du temps sur le travail.
    Les bons s’en sortent et ne sont pas tous chez Glénat ou Soleil.
    Le vigneron qui n’a pas de nom et qui fait de la daube ne vend pas son vin, pas de raison que l’auteur de bd soit plus favorisé.

    • spartak
      spartak répond à Lefredo
      (comité libertaire lyophilisé)
      • Posté à 16h47 le 10/02/2013
      • Internaute 84113
        (comité libertaire lyophilisé)

      Pour compléter votre propos des plus pertinents, j’ajoute juste ce qui me scandalise depuis pas mal d’années, soit le découpage en séries d’albums chers et ne contenant chacun qu’un bref épisode : voilà un truc qui respire l’argent facile fait sur le désir du lecteur.

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 16h13 le 08/02/2013
    • Internaute 121073
      geek

    De toute façon on ne peut plus s’attendre à voir les ressources de la bd augmenter, comme pour le livre, la technologie a décuplé le nombre d’auteurs, évidement le gâteau rétrécit à vue d’oeil.
    Mais bon un véritable artiste ne le fait pas pour le fric.
    au fait c’est quoi touimachin chose ? c’est pas le truc sur internet pour les gamins de 11 ans.

  • Riboulbo
    Riboulbo
    Dissident de la pensée partisane (...)
    • Posté à 16h34 le 08/02/2013
    • Internaute 48839
      Dissident de la pensée partisane (...)

    Evidemment, pas de remise en question côté journaliste. Une profession qui n’accepte bien souvent aucune contestation. Ce n’est pas pour rien si notre pays est l’un des rares en Europe (avec l’Espagne) à n’avoir aucun conseil de presse.

    Filipetti n’a peur de rien en lattant le groupe Nouvel Obs (nouvel obs, rue89, challenges) et Le Monde (Télérama, le Monde, Courrier international, la Vie, etc.). La déontologie et le sensationnalisme (ou buzz), deux vieux tabous de la presse française qui ne sont pas prêt de tomber, tant l’un est lié à l’autre, et dont dépend la survie des publications.

    Enfin j’me comprends.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 17h16 le 08/02/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Je me demande bien à quoi sert cette personne ? Un médiateur et un comptable suffiraient amplement. Car ce ministère gère tout ce que l’on veut, mais ne s’occupe jamais, au grand jamais de culture.
    Le changement dans la continuité quoi !

    • fredo-à-vélo
      • Posté à 17h41 le 08/02/2013
      • Internaute 115193

      d’un autre coté « ministère de la culture, » y a commeun coté stal qui ne passe pas, enfin pour moi

    • Tremolos
      Tremolos répond à vieilanarfatigué
      Branleur censuré (2)
      • Posté à 15h19 le 09/02/2013
      • Internaute 192528
        Branleur censuré (2)

      la culture incarnée par un ministere, c’est un concept fumeux....

      Ca tient plus de la hierarchisation des gouts par une structure etatique en lien avec les interets economiques, sur un modele elitiste ou les prescripteurs sont toujours les couches superieurs de la societé.

      On bride les initiatives creatives individuelles, pour beaucoup populaire, qui doivent passer par le filtre etatique et des acteurs des milieux economiques en situation quasi-monopolistique.

      Des la creation de ce ministere, c’est parti sur des mauvaises bases, on aurait du se concentrer a donner les moyens de la creation a tous, a la place on eu une structure pyramidale ou l’on a une poignée de gens capable de faire entendre et faire appliquer leurs opinions, face a des receptacles qu’on a rendu passif a quelques exceptions.

      On atteint un paroxysme dans le concept « d’art », surtout quand il est contemporain, dont le financement entretient allegrement une speculation dans un domaine dont la plupart s’en cogne.

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Tremolos
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 16h29 le 10/02/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        C’est exactement ça ! La création sclérosée à la vue d’une classe sociale vendue au pouvoir économique par ailleurs infoutu de faire fonctionner le système qui plonge délibérément dans une crise de bêtise . On ne sortira jamais de l’emprise de ces gens et de leur toxicité sur leurs comtemporains !

         
        • Tremolos
          Tremolos répond à vieilanarfatigué
          Branleur censuré (2)
          • Posté à 01h21 le 12/02/2013
          • Internaute 192528
            Branleur censuré (2)

          l’art est un concept aussi fumeux que le ministere de la culture....

          Ce qui est en jeu ici, c’est les marqueurs sociaux et leurs consequences, le totalement subjectif, dont le but est de faire courir ceux qui croient encore au mythe du rattrapage culturel et a la sacralisation des icones consacré par une minorité.... comment dire.... donner a admirer....

          Mais comme tout marqueur social, il s’agit plus de trier, selectionner....

          • vieilanarfatigué
            vieilanarfatigué répond à Tremolos
            Changer le monde, c'est se (...)
            • Posté à 09h41 le 12/02/2013
            • Internaute 125168
              Changer le monde, c'est se (...)

            Oui, un ministère des matuvu, mon dernier césar, ma dernière palme, mon dernier cri qui va faire vendre...toujours le même produit avarié, sous des formes différentes, à un système qui le diffusera en boucle et bouclera ses bénéfices...de tout ordre.... avec.
            Il y a des gens et des choses par contre, des gens qui créent, de l’harmonie et des formes, des objets, des musiques et des phrases géniales, un instant de pur rêve.Ce peut être mon boulanger, mon carrossier, un oiseau de passage ou mon percepteur.
            Des instants où le quotidien prend soudain la tangente, mais ça , ça ne se décrète pas dans un ministère ! La preuve !

        2 autres commentaires
  • Yaumegui_from_Paris
    Yaumegui_from_Paris
    « Il ne suffit pas d'être (...)
    • Posté à 17h57 le 08/02/2013
    • Internaute 8001
      « Il ne suffit pas d'être (...)

    Les éditeurs, les agents, les distributeurs, les libraires, tout ce joli monde vit du travail des auteurs qui pour la plupart se contentent d’à-valoir minables. Et c’est la faute du ministre (qui est une déception pour moi) ?
    Quel foutage de gueule ! Que les auteurs (tous, de bédés, de romans, de livres techniques) se regroupent en syndicat et s’organisent pour un plus juste partage du prix du livre ! Et pour rappel les petites mains de l’édition et des librairies gagnent aussi des clopinettes pendant que les attachées de presse et autres éditeurs se goinfrent.
    Et puis surtout qu’on arrête de publier des centaines de bouquins ou de bédés qui ne seront jamais lus et qui encombrent les cartons des libraires. Que les éditeurs fassent leur travail de sélection au lieu de courir après toutes les aides possibles et imaginables.

  • Le funambule
    Le funambule
    A l'ouest
    • Posté à 17h50 le 08/02/2013
    • Internaute 196669
      A l'ouest

    Pas contente, aurélie...

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à Le funambule
      Homme sans qualité
      • Posté à 10h05 le 09/02/2013
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      Oui ou non, elle l’a dit, la ministre de « la » culture : « un art populaire, une manière de faire lire les enfants » ? Qu’elle arrête de faire clicher.

  • Venera84
    Venera84
    http://vallesmarineris. (...)
    • Posté à 18h09 le 08/02/2013
    • Internaute 125864
      http://vallesmarineris. (...)

    Pfff... Au moins, quand Mitterrand voulait dézinguer du journaleux, il le faisait avec classe.
    Sinon, je sais pas vous, les gars de Rue89, mais moi, voir un tel soutien du lectorat-militant face à l’attaque d’une politicarde en mode « presse de gauche, presse aux ordres », ça me ferait chaud au coeur.

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 18h31 le 08/02/2013
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    s’il est un secteur en tout cas
    qui ne semble pas subir les aléas
    des affaires
    c’est bien Twitter

  • dentologue
    • Posté à 19h19 le 08/02/2013
    • 185965

    Certains « artistes » de BD sont aussi grosse tête les uns des autres, et le tintouin (et milou) auquel on assiste en est bien la preuve.
    Ensuite, les vrais auteurs (et bons) se comptent sur les doigts de la main, parceque ce qui tue la bédé aujourd’hui c’est cette industrialisation croissante qui pousse les éditeurs à faire de l’offre, de l’offre en profitant d’une précarisation rampante des jeunes auteurs. Résultat, question choix pour le lecteur : quand c’est pas la bédé-blog d’une poufiasse qui raconte qu’elle a des croutes au cul, c’est la pale copie manga-nippone naive, commerciale et sans saveur.

    Le monde de la bédé, comme de tout l’art en général souffre de la « rationalisation » économique, or , s’il y a bien quelque chose qui ne peut pas rentrer dans le cadre économique, c’est bien l’art.

    Donc oui, la bédé est en faillite, et ce n’est pas une nouveauté. C’est même ce sur quoi il faut faire une croix lorsqu’on vit dans un système ultra-capitaliste.

    • johnsmith.jr
      johnsmith.jr répond à dentologue
      Remonté
      • Posté à 20h12 le 08/02/2013
      • 177831
        Remonté

      >>> »« les vrais auteurs (et bons) se comptent sur les doigts de la main » »

      C’est totalement faux, ils sont légion les auteurs de talent, c’est bien le problème, il n’y a pas une digne place pour tous... et ils ne sont pas suffisamment médiatisés. On mise toute la com’ sur quelques uns, genre les poulains gagnants à tous les coups... 0 prise de risque, même si ils pondent une daube, ça se retrouve en tête des ventes (je pense à une couverture rose...hum...).

      >>> »« ce qui tue la bédé aujourd’hui c’est cette industrialisation croissante qui pousse les éditeurs à faire de l’offre, de l’offre en profitant d’une précarisation rampante des jeunes auteurs. » »

      C’est totalement vrai !
       :)

      >>> » »« Résultat, question choix pour le lecteur : quand c’est pas la bédé-blog d’une poufiasse qui raconte qu’elle a des croutes au cul, c’est la pale copie manga-nippone naive, commerciale et sans saveur. » »

      vrai et faux à la fois...
      Il y plein de choix alternatif à ceux que vous citez, mais la com’ est mise en avant sur cette crottougniasse là qui a la plus grande partie de la visibilité ... la lutte est inégale... mais les acheteurs sont coupables également...
      C’est un peu comme au ciné, les gens vont voir les films de merde parce qu’ils en ont entendu parler... les bons films , personne n’en parle...

      >>> »« Le monde de la bédé, comme de tout l’art en général souffre de la “ rationalisation ” économique, or , s’il y a bien quelque chose qui ne peut pas rentrer dans le cadre économique, c’est bien l’art. » »

      Faux... Et d’abord, la BD est elle de l’art ? ... oui, peut-être... au même titre que le cinéma ou la Musique... le cinéma peut il rentrer dans un cadre économique ? La musique (disques) peut elle rentrer dans un cadre économique ? Il me semble que oui...

      >>>> »« Donc oui, la bédé est en faillite, et ce n’est pas une nouveauté. C’est même ce sur quoi il faut faire une croix lorsqu’on vit dans un système ultra-capitaliste. » »

      Je ne pense pas que pour l’instant la BD soit en faillite... les auteurs oui, pas l’économie de la BD... et si ce serait une nouveauté...
      Et bien que je sois contre ce système ultra capitaliste, je n’ai pas l’impression qu’il a l’intention de se débarrasser totalement de la BD... pas de la daube commerciale en tout cas... (« bd blog de poufiasse », puis je reprendre l’expression ? ;) )

  • johnsmith.jr
    johnsmith.jr
    Remonté
    • Posté à 20h18 le 08/02/2013
    • 177831
      Remonté

    Auteur de BD, j’avais lu hier l’article de Rue 89, et j’avais trouvé la réaction envers les propos du Ministre, un peu « virulents » et animés par beaucoup de susceptibilité.

    Les propos initiaux d’Aurélie Fillipetti ne me choquent pas personnellement, petit garçon, je ne lisais pas de « vrai livre » mais des tonnes de BD petit, je crois donc tout à fait comprendre ce qu’elle a voulu dire... et ça ne m’étonne pas si les stats actuels vont encore dans ce sens.
    Oui c’est lègèrement caricatural car beaucoup beaucoup de petites filles AUSSI lisent de la bd... de là à dire qu’elles sont majoritaires... je ne sais pas... pour moi c’est un faux sujet qui ne mérite pas tant d’indignation, si ce n’est la lassitude du poncif...
    Le sujet de la BD-rigolo-pour-petit-garçon-art-populaire est archi connu chez les auteurs. Ce qu’on peut appeler le « Complexe des ptits mickeys » est certain chez les auteurs, il faut savoir le dépasser pour faire ce métier (métier, à dire vite...), et c’est fatiguant car on y est sans cesse renvoyé...

    Je n’aime pas trop le déni qui consiste à caricaturer les propos de quelqu’un et de lui lui faire dire ce qu’elle n’a pas dit... tout ça parce que qu’elle a mis le doigt là où ça fait mal... l’égo des auteurs (moi le premier...).

    Aurélie Fillippetti est donc « tombée » sans le savoir, dans un piège ultra classique, dans lequel la majorité des « non initiés “ tombent tout le temps (100% des ministres qui vont se prendre les pieds dans le tapis à Angoulême)... sauf que comme elle est sensée nous ‘représenter’, ‘on’ ne la rate pas...
    C’est peut-être utile de ne pas la rater, mais il y aurait fallu y aller avec plus de pédagogie... à mon humble avis... là, c’est un peu tirer sur une ambulance, et je trouve que les journalistes qui ont répondu par Tweet sont un peu contre-productifs... mais bon...

    Je ne suis pas sympathisant PS, au contraire, et je suis moi même dans une précarité certaine... avec donc toutes les bonnes raisons ‘apparentes’ d’être ‘véner’ contre ses propos ‘Il n’y a pas de crise de la BD’... Mais Aurélie Fillipetti a raison égalemement. sur le fait que POUR L’INSTANT, le secteur (ventes) n’a pas encore pris la crise dans la tête (merci les Manga)... la bulle ( :) ) est encore en train de gonfler... mais c’est l’angle ‘positif’ d’aborder les choses qui est un peu ‘angélique’.

    En effet c’est très loin de n’être que rose pour la majorité des auteurs... Sur le coup là merci le RSA activité qui permet de compléter les revenus... C’est notre ‘Intermittence à nous...
    Grâce à lui, Il y a encore moyen de survivre de ce métier. Enfin... personnellement, je suis retourné en province pour pouvoir y arriver et j’espère encore ne pas devoir changer de métier, à quel prix, l’avenir le dira...

    Bien-sûr ce n’est pas normal est les éditeurs arnaquent les auteurs... c’est sûr... Quand je dis que je suis auteur de BD, que les gens trouvent ça super mais qu’ils trouvent que la BD c’est bien mais c’est trop cher... (même si je suis d’accord) j’aime bien leur demander vous savez quelle proportion touche l’auteur sur le prix d’un album ?’... je fais mouche à chaque fois...
    On peut critiquer l’éditeur, mais les vraies questions sont : ‘quelle proportion touche le distributeur ?’ et ‘quelle proportion touche l’actionnaire ?’...

    Un des problèmes dans la BD (comme dans l’édition en général), c’est que les éditeurs (et certains ‘gros’ libraires) mettent le paquet sur la doctrine libérale ‘The winner take all’ ... je sais pas si je le dis bien, mais l’idée est là... On met le paquet sur les auteurs phares du moment, on invite toujours les (4 ou 5) mêmes dans toutes les émissions de radio, de télé, 99% des articles de presse, des interviews sont pour eux, les têtes de gondoles en librairie sont leur écrin, bref , mettre en avant ce qui se vend le mieux pour que ça se vende encore mieux... Par définition, miser tout sur la promotion de ce qui en a le moins besoin... j’ai quelques noms et exemples... mais bon, ça va être pris comme de la jalousie... En tout cas leur dernier livre se retrouve tout naturellement en tête des ‘ventes’ et même si c’est une grosse bouse, on leur donne quand même la légion d’honneur (je me comprends)... bref..
    Le Succès pour le winner,
    la loose pour le talent,
    Winner take all !

    On voit le même processus en littérature, avec le phénomène de ‘walling’ , à la fnac etc..., on te fait un mur de livre du dernier best seller, au lieu de faire un mur mosaique de toutes les dernières publications... résultat, ça marche, les ‘clients’ achètent tous le best seller... les autres livres sont dans les choux...

    En tout cas, au détour de toute cette polémique stérile de twitter, j’ai cru percevoir une ‘promesse’ de la Ministre, concernant les contrats et la protection des auteurs...
    mmh... prenons acte et rêvons ... C’est vrai que définir quelques barêmes pour que ce soit moins la jungle des rémunérations inversement proportionnels à l’indexation sur le cout de la vie...
    Il faut savoir que c’est de plus en plus rare d’être payé à la page, maintenant on te propose un ‘forfait’ pour le livre en entier (généralement une grosse pagination), il vaut mieux éviter de calculer à combien revient la page si on ne veut pas déprimer...

    Bon... j’arrête...
    Mais c’est bien qu’on parle un peu de la BD sous cet angle...

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