Vision rose 07/02/2013 à 16h30

Aurélie Filippetti : la BD, c’est pour les enfants, et c’est pas du tout en crise


Sujet suggéré par
un internaute

Aurélie Filippetti a déclenché une polémique à retardement au festival de BD d’Angoulême, dans une interview publiée mercredi par un site spécialisé. Interrogée sur la valeur culturelle de la bande dessinée, la ministre de la Culture a choqué auteurs et bédéphiles en déclarant que le neuvième art était « un art populaire et une manière de faire lire les enfants ».

« C’est très important parce que la bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants. Les enfants qui lisent la bande dessinée ont une pratique culturelle importante. »

« On ne m’a pas parlé de crise de la BD »

Plus gênant, la ministre (elle-même écrivaine) semble ignorer la crise qui touche le secteur, où des dessinateurs précaires luttent pour survivre dans un marché saturé et confronté aux problèmes liés au numérique. Elle déclare :

« Non, on ne m’a pas parlé de crise de la BD. Par rapport à l’ensemble de l’industrie du livre, c’est même un secteur qui se porte bien, il y a encore eu une légère progression l’année dernière.

C’est vrai qu’il y a beaucoup d’œuvres, près de 5 500 œuvres nouvelles, mais je trouve cela extrêmement positif, moi. L’essentiel est que la diversité du marché éditorial soit conservée, que les jeunes et les nouveaux talents puissent émerger et que chacun y trouve sa place. Apparemment, c’est le cas. Et puis le virage numérique a été pris assez tôt par l’univers de la bande dessinée, je pense que c’est un atout aujourd’hui.

Ce dont on me parle, ce sont plutôt les questions qui se posent à l’ensemble des auteurs : le contrat d’édition, notamment à l’ère du numérique, chose dont les discussions sont en cours. »

Oseriez-vous tenir ces propos sur le cinéma ? »

D’où les réactions outrées d’artistes. Sur son blog, la scénariste Isabelle Bauthian interpelle la ministre :

« Oseriez-vous tenir ces mêmes propos vis-à-vis du cinéma, un autre “ art populaire ” destiné à ceux qui n’ont pas la maturité ou l’intellect nécessaire pour aborder de vraies œuvres ? [...]

Vous parlez du numérique comme d’un sujet réglé alors qu’il s’agit de l’un des plus gros conflits actuels entre auteurs et éditeurs. Il existe un syndicat des auteurs, le Snac [Syndicat national des auteurs et des compositeurs], qui œuvre depuis des années, en vain, pour aboutir à un accord raisonnable sur ce sujet. Mais vous n’avez discuté qu’avec le SNE [Syndicat national de l’édition]. Auriez-vous parlé d’accord sur une politique industrielle en ne négociant qu’avec le Medef ? »

Vision rose


Capture d’écran du générique de « Oui-oui »

Réaction similaire de la dessinatrice Tanxxx, sur son blog « Des croûtes au coin des yeux ».

Si elle ne s’étend pas « sur les poncifs que vous alignez à propos de notre medium, la BD-c’est-rigolo-et-ça-fait-lire-les-enfants-mais-surtout-les-garçons » elle s’en prend à la vision rose de la ministre concernant le marché de la BD :

« Les bras m’en tombent. Entendons nous bien : le seul secteur qui se porte bien dans la BD, ce sont éditeurs mainstream, et au prix de contrats absolument scandaleux imposés aux auteurs. La si merveilleuse diversité de l’édition BD ne tient que parce que beaucoup – pour ne pas dire la majorité – d’éditeurs indépendants et d’auteurs [...] se contentent d’une misère pour vivre, parce qu’ils aiment leur métier, parce qu’ils n’ont pas le choix.

Quand je vous dis une misère, il faut comprendre que peu atteignent un smic, et que la norme se situe plus du côté du RSA, et les plus chanceux vivent avec un ou une conjoint(e) salarié(e). »

On avait pourtant offert à Aurélie Filippetti, peu avant l’interview, un DVD de « Sous les bulles », un documentaire décrivant l’état du marché.

Aller plus loin
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  • 35 réactions
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  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 16h47 le 07/02/2013
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Elle a raison de se méfier de la BD Filippeti . Car la bonne BD comique , si c’est effectivement la meilleure manière d’ apprende a lire aux enfants au lieu qu’ils se fassent chier a l’école , apprendra a ceux qui en plus l’on comprise a ne respecter une fois adulte que les autorités respectables et donc surtout pas une ministre de la culture triste fémino biomormone bouffonne comme madame Filippetti .. : -)

    • Señor Oulqo
      Señor Oulqo répond à DiaboloSatanas
      Gros con de droite
      • Posté à 01h58 le 08/02/2013
      • Internaute 195938
        Gros con de droite

      On en fait encore beaucoup de la bédé comme tu dis, tonton Noummebaire ?

      Je demande, parce que la dernière fois que j’ai parcouru le rayon bédé de ma fnac, j’ai surtout vu de la bonne grosse merde en barres de dix tonnes.

      • DiaboloSatanas
        DiaboloSatanas répond à Señor Oulqo
        Fou du volant
        • Posté à 02h28 le 08/02/2013
        • Internaute 79165
          Fou du volant

        Y a toujours l’intégralité des vieux classiques qui transcendent les générations en rayon . Et quelques bons nouveaux inspirés par les anciens. Je ne crois pas a des problèmes de l’offre .
        Mais bon je ne suis plus spécialiste, je lis plutôt des vrais livres sans images maintenant.

         
        • Señor Oulqo
          Señor Oulqo répond à DiaboloSatanas
          Gros con de droite
          • Posté à 02h33 le 08/02/2013
          • Internaute 195938
            Gros con de droite

          À ton (grand) âge, ce n’est pas raisonnable, tu vas te gâter la vue et tu vas encore récolter des idées absurdes, comme si tu n’en avais pas assez.

        1 autres commentaires
      • Noari99
        Noari99 répond à Señor Oulqo
        Objet du scandale
        • Posté à 08h29 le 08/02/2013
        • Internaute 99151
          Objet du scandale

        En allant à la FNAC, tu as peu de chance de voir autre chose de toute manière.

      • mezneth
        mezneth répond à Señor Oulqo
        Onomatopée antropomorphe
        • Posté à 10h16 le 08/02/2013
        • Internaute 70709
          Onomatopée antropomorphe

        En même temps, si vous achetez vos bd à la fnac, ne vous étonnez pas d’y retrouver principalement du mainstream (et comme quand on cherche à vendre beaucoup, mieux vaut ne pas faire trop original ou singulier....)

  • The Corpse Grinders
    The Corpse Grinders
    Cannibale Furax
    • Posté à 16h50 le 07/02/2013
    • 183627
      Cannibale Furax

    Faudrait lui faire découvrir Liberatoreou Pichard, vu qu’elle est un peu branchée sexe dans les livres qu’elle a peut-être écrits.

  • baba264
    baba264
    Analyste
    • Posté à 16h51 le 07/02/2013
    • Internaute 92323
      Analyste

    Comme quoi, UMP ou PS, nos politiques ont décidément bien du mal à être en phase avec les évolutions de la culture ou de la technique. Les remarques de Filippeti sont consternantes d’ignorance et de bêtise. Du coup, il n’est même pas question de lui demander son avis sur le jeu vidéo, le cinéma ou la musique électronique.

    Pour Filippeti, tout ce qui ne relève pas des arts canoniques ne doit être qu’ « un art populaire » indigne de son intérêt ou des crédits de l’état. C’est sûr qu’avec cette logique, la France est mal partie pour reprendre une place un peu plus prépondérante dans le monde de la culture.

  • HankMoody
    HankMoody
    Mi-homme, mi-ours, mi-porc
    • Posté à 16h55 le 07/02/2013
    • Internaute 76623
      Mi-homme, mi-ours, mi-porc

    Filipetti n’a pas tort, la BD est un art populaire. Ca n’est pas un gros mot.
    Et elle peut également être un moyen d’amener les enfants à la lecture.
    Elle n’a pas dit non plus que la BD n’était que cela. Et si elle a vraiment lu Spiegelman, elle ne doit pas le penser.
    Communication maladroite voilà tout.

    En revanche, elle a effectivement l’air de ne rien connaître à l’état du marché. Dommage d’aller à Angoulême sans s’être documentée un minimum.

    • Petr Yacub Czwynglsstaijn
      Petr Yacub Czwynglsstaijn répond à HankMoody
      Comité de défense du homard
      • Posté à 19h12 le 07/02/2013
      • Internaute 195787
        Comité de défense du homard

      La BD est un art populaire qui amènent les enfants à la lecture.
      On devrait distribuer Manara à tous les élèves de CM1, à notre chère ministre et aux députés UMP, ces grands enfants.

      • HankMoody
        HankMoody répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
        Mi-homme, mi-ours, mi-porc
        • Posté à 19h27 le 07/02/2013
        • Internaute 76623
          Mi-homme, mi-ours, mi-porc

        C’est pas faux. J’ai lu Giuseppe Bergman en douce dans les « A Suivre » de mes parents quand j’avais une dizaine d’année. Ça m’a donné l’envie de fouiller dans leur bibliothèque plus souvent. CQFD

      • Samuel_Vimaire
        Samuel_Vimaire répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
        Diplomate morporkien
        • Posté à 13h29 le 08/02/2013
        • Internaute 194403
          Diplomate morporkien

        J’ai également pensé à Manara lorsque j’ai lu cette phrase de la ministre.

        Dans un autre genre, pour l’équilibre des enfants, il y a The Walking Dead...

    • LienRag
      LienRag répond à HankMoody
      • Posté à 03h06 le 08/02/2013
      • Internaute 34767

      Le problème est que c’était vrai il y a trente ans, c’est très loin d’être le cas aujourd’hui où le public cible de la majorité des titres produits est constitué essentiellement de trentenaires/quadragénaires des classes moyennes et supérieures...
      Sans compter les vingts ans de production de l’OuBaPo et ses disciples maintenant.
      La quasi-disparition des BDs à la fois de qualité et populaires est d’ailleurs une évolution fort regrettable amha.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 17h42 le 07/02/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    « C’est très important parce que la bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants. Les enfants qui lisent la bande dessinée ont une pratique culturelle importante. »
    Dites moi si je déconne, mais qu’est ce que vous comprenez par « manière de faire lire les enfants » », et « les enfants qui lisent LA bande dessinée ont une pratique culturelle importante » ?
    C’est du français de pur pataquès dans le premier cas et incompréhensible dans le second.
    Je préfère ne pas tirer de conclusions.

  • Grande Anse
    Grande Anse
    Homme sans qualité
    • Posté à 17h57 le 07/02/2013
    • Internaute 143691
      Homme sans qualité

    « une manière de faire lire les enfants » ? Elle confond BD et programme du PS.

    • Pas lolo
      Pas lolo répond à Grande Anse
      fasciné
      • Posté à 20h05 le 07/02/2013
      • Internaute 29635
        fasciné

      Les enfants, y en a que pour eux. Dommage qu’on ait passé l’age.

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 18h05 le 07/02/2013
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    « faire lire les enfants ». Au-delà des livres à lire au collège ou au lycée qui m’ont dégoûté jusqu’à vingt ans de la lecture, je n’ai « dérivé » vers les BD que très tardivement. Et certaines (notamment publiées par des éditeurs indépendants) sont bien plus ardues à lire que n’importe quel roman !

    Par exemple, Chateau L’attente de Medley ou encore Black Hole de Burns.

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à Quand Le Tigre Lit
      Homme sans qualité
      • Posté à 19h15 le 07/02/2013
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      Elle a passé trois fois son code, lui demandez pas de connaitre la BD...

  • Yam35
    Yam35
    devant son écran
    • Posté à 18h17 le 07/02/2013
    • Internaute 189120
      devant son écran

    Est ce que c’est pas symptomatique de la manière dont les ministères sont distribués ?
    On met untel à tel ministère pour le récompenser, sans trop se soucier des compétences ou connaissances de la personne pour le sujet.

    Si encore ces braves personnes avaient l’humilité de s’avouer à eux-même leur incompétence, ils délégueraient certaines tâches. Mais j’ai plus l’impression qu’ils s’en fichent pas mal. Ce qui ne les empêche pas de donner leur avis...

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 19h18 le 07/02/2013
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    la BD une manière de faire lire les enfants...
    bientôt Crumb dans les écoles ? ^^

  • Pas lolo
    Pas lolo
    fasciné
    • Posté à 19h26 le 07/02/2013
    • Internaute 29635
      fasciné

    « Plus gênant, la ministre (elle-même écrivaine) »

    Ca se dit ça écrivaine ? Et sinon, sérieux, vous y croyez encore aux politiques qui écrivent des livres ?

    • Epimethée
      Epimethée répond à Pas lolo
      Pas loin
      • Posté à 22h38 le 07/02/2013
      • Internaute 122050
        Pas loin

      parole Maurice Boukay, musique Georges Brassens... lien
      Et puis Totor au moins bien sur... et puis D’Estaing ((sic)... Ne confondons pas mémoires et romans...

  • Jean Aymard
    Jean Aymard
    Décapadiot
    • Posté à 21h49 le 07/02/2013
    • Internaute 198283
      Décapadiot

    Filippetti, un L, deux P et deux T

  • Antonin Sartau
    Antonin Sartau
    étudiant
    • Posté à 00h52 le 08/02/2013
    • Internaute 198290
      étudiant

    « un art populaire et une manière de faire lire les enfants »

    Filippeti ne connait rien à la BD et elle s’en cache à peine on le voit quand elle utilise des expressions telle que celle ci : « APPAREMENT, c’est le cas » ou bien pire encore , quand elle récompense Pénélope Bagieu au milieu de l’ensemble des auteurs de BD. Ça n’en fait peut être pas une ministre de la culture incompétente ,mais certainement un politique de plus qui ne s’intéresse pas à la BD. Ou est il le Patrick Roy de la BD ?

    Pour sa déclaration sur la BD en tant qu’art populaire je ne peux pas y étre totalement opposé : les codes narratifs développé par les auteurs de BD sont intrinsèquement construit pour être compris d’un coup d’œil. La BD ne requière pas au préalable une culture grandiose pour être comprise. Cela s’explique par son langage graphique narratif qui est mis en place, non pas dans le but d’être opaque, mais bel et bien aussi clair que possible. Ce n’est bien sur pas le cas pour l’ensemble des auteurs qui ont une approche plus « poétique » ou plus libre dans l’interprétation de leurs travaux.

    Quand elle dit qu’il s’agit d’une bonne façon de faire lire les enfants , je pense que ce n’est pas non plus une idée si farfelue. La lecture d’une BD est parfois moins ardue , quand bien même toute les subtilités de l’histoire ne sont pas totalement comprise, la narration graphique fait souvent son boulot comme il faut. L’erreur est justement de croire qu’une œuvre de qualité devrait forcément être opaque. C’est absurde. La bande dessinée trouve sa force dans le fait qu’elle possède plusieurs niveaux de lecture., dont le premier assez facile d’accès. Relisez certaine BD que vous avez lus pendant votre enfance, vous serez surpris de faire la découverte de clins d’œil ou de référence très poussées et subtile qui vous ont échappés par le passé. Pourtant vous avez pus lire la BD sans problèmes.

    A mon sens la BD dis une chose très claire , n’en déplaise à l’art contemporain : On peut faire aussi faire de l’art dans le but de faire passer un message le plus clair possible, et cela sans empêcher le lecteur de s’approprier totalement l’œuvre.

    La ou elle est la plus scandaleuse c’est surtout au niveau de ses déclarations sur la situation financière des auteurs (ou son absence de déclaration justement) .Mais Tanxxx à déjà tout dit.

    • tichit
      tichit répond à Antonin Sartau
      critique
      • Posté à 12h04 le 08/02/2013
      • Internaute 189195
        critique

      Bien souvent, les auteurs de bande dessinée utilisent des codes simples, voire enfantins, pour ensuite développer des thèmes d’une complexité extraordinaire. Comme vous le dites, on y trouve un double niveau de lecture, comme dans les chansons de Brassens par exemple.
      La modestie et la subtilité des auteurs de bd contraste en cela avec la prétention généralisée du monde de l’art contemporain, dont les modèles actuels (Murakami, Koons, Hirst...) sont des attrape-couillons qui cachent la médiocrité de leurs oeuvres derrière une démarche égocentrique et superflue. Personnellement j’ai suivi les conseils des premiers artistes conceptuels, je fuis les musées d’art contemporains car l’art est ailleurs...

  • yoaken
    yoaken
    学生
    • Posté à 02h03 le 08/02/2013
    • Internaute 189971
      学生

    Je trouve qu’il y a sacrément beaucoup de monde, et de plus en plus, qui veut devenir auteur de BD (ou mangaka, au choix) en France. Tout le monde n’a pas forcément le talent pour le devenir, et j’ai l’impression que bien peu l’acceptent et rejettent la faute sur la crise du marché. C’est exactement la même chose pour le foot, la danse, la comédie musicale etc. Tout ce qui est artistique et sportif, en fait. Si tous ceux qui avaient en tête un scénario « génial » se mettaient à vouloir devenir scénariste, franchement...

    Je ne reproche pas aux gens d’avoir des rêves, ni d’essayer de les concrétiser en essayant, mais il faut avoir les yeux en face des trous concernant ses réelles compétences dans le domaine en question. Et j’ai l’impression que les gens adorent s’illusionner sur leurs réelles compétences artistiques.

    • Antonin Sartau
      Antonin Sartau répond à yoaken
      étudiant
      • Posté à 13h03 le 08/02/2013
      • Internaute 198290
        étudiant

      Je me demande quand même ce que vous appelez compétence ? Vous voulez parler d’un don innée ou alors d’une capacité développé après une éducation spécifique au préalable suivit d’un long travail acharné ? Évidement on trouve de très grands artistes précoces mais ils ne représentent en aucun cas la condition de la majorité des artistes. Je vous l’apprend Yoaken donc, pour acquérir une compétence il faut travailler, travailler et encore un peu travailler. Certain auront certes plus de facilité que d’autre, mais si je ne me trompe ce sont souvent les plus acharnés qui réussissent.

      • yoaken
        yoaken répond à Antonin Sartau
        学生
        • Posté à 01h30 le 09/02/2013
        • Internaute 189971
          学生

        Certains ont un don inné, d’autres arrivent à acquérir des compétences par un dur labeur. Mais, malgré un dur labeur, beaucoup n’y arrivent pas, comme dans n’importe quel métier. Tout le monde ne peut pas devenir ingénieur ou médecin, tout le monde ne peut pas devenir artiste, même si on le souhaite très fort, et malgré un travail acharné.

        Je pense qu’effectivement vous vous trompez : ce ne sont pas les plus acharnés qui réussissent. Malheureusement, le domaine artistique est un ’’marché’’ où ce qui compte, c’est de produire ce qui plaît aux gens, peu importe la qualité intrinsèque de l’oeuvre. Sinon, on ne parlerait pas de ’’succès d’estime’’ pour les artistes qui produisent des oeuvres de qualité mais qui ne se vendent pourtant pas.

  • djinette
    djinette
    l'ouie n'a pas dieux
    • Posté à 02h11 le 08/02/2013
    • Internaute 63560
      l'ouie n'a pas dieux

    Filippeti ne connait rien aux domaines culturels en générale, il suffit de l’écouter . Elle ne fait que répondre au exigeance du mainstream et .
    la paupérisation de plus en plus grande des artistes en témoignes.

    Qui en politique s’intéresse à la création artistiques ?

    Depuis plus de dix ans, c’est un effondrement et depuis l’aire Sarkozy c’est devenu l’aire du mainstream à outrance d’une grande pauvreté et rien n’a changé avec ce gouvernement. Malgré des discours qui se veulent rassurant rien n’est fait dans aucun domaine. Polariser les discussions de la création sur le seul conflit économique entre éditeurs et les nouveaux outils ne résout rien, si on ne comprend pas les évolutions qu’il faut opérer. Malgré tout les discours sur la sauvegarde de la création artistique seul le marché qui a une production conventionnelle sort vainqueur ., pas l’innovation et encore moins l’imagination . Tout le monde programme la même choses de la même façon..les concours et victoire en sont le mirroir..

    La génération au pouvoir n’est qu’une génération de communicants et par une génération qui perçois les problèmes liés à l’art et à l’imagination à partir des nouveaux outils. Il suffit de voir comment le diplômes ou les concours sont devenus la seule réponse à la création qui ne peut se faire pourtant dans se contexte. Êtres artiste aujourd’hui c’est avoir un master et savoir produire un dossier, . Et un artiste qui n’a pas les codes n’aura jamais d’aides ou de soutient institutionnelles, surtout si son approche est hors normes..

    Ce pays est devenu un musée et n’offre aucune dynamique pour la création artistique innovante.. Ce que l’on vante comme des réussites artistiques içi , ne sont que des redondances issus du productivisme répétitif conforme aux marchés, dans tous les domaines artistiques. Et c’est à tel point des archaïsmes que l’on se demande encore si les révolutions/évolutions artistiques du siècle précédent et des nouveaux outils recent ont vu le jours ? On a de nouveaux outils mais on reste dans une compréhension antérieure de la production et de sa diffusion.
    . La société fantasme sur son passé , mais ne produit rien d’original pour le présent. Même les lieux de recherches sont devenu de simple outils conventionnelles qui académisent leurs productions.
    Encore une fois dans ce domaine, c’est dans les marges qu’il faut chercher les créations intéressantes , qui ont des choses à nous apprendre.

    Les lieux de diffusion sont mal équipés, les contraintes de plus en plus forte pour une qualité moyenne .et la liberté de moins en moins réelle car elle répond de plus en plus à une forme conditionné par la demande consumériste faussement ouverte et plurielle.

    Le nombre de responsables culturels issu d’école de commerce avec une vague notion de ce qui relève de la création dominent tous les secteurs. Tous ont un niveau de perception ridicule et recherche uniquement des programmations qui plaisent à un public qui ne demande rien d’autre que de voir, de lire et d’entendre ce qu’il connait déjà, et ce que le mainstream lui concocte , mais pas de ce donner les moyens de partir dans de nouvelles aventures de l’imagination et des conaissances.

    Ceci n’est que le reflet de la politique contemporaine qui n’est en mesure de que proposer des modèles économiques obsolètes et qui ne peut produire que les crises a répétition avec la pauperisation que l’on connait. L’art et ses débats ne sont que le reflets de cette pauvreté politique que l’on voit en Europe actuellement. Uniquement basé sur plus ou moins de libéralisme économiques. Tous ceci nous conduit à l’impasse et la culture est dans cette impasse, particulièrement içi.

    Il suffit de voir qu’elle sont les programmations dans les lieux culturels fait par les représentants des régions et on s’aperçoit vite qu’ils ne comprennent plus rien aux évolutions qu’ils faut opérer et à la liberté nécessaire qu’il faut donner . Et tous cela donne deux niveaux de création artistique avec une culture bourgeoise conforme à l’art moderne des musée et salons , et une culture populaire conforme au populisme contemporain. Mais aucune ne proposent d’évolution et de changement de perceptions. Nous restons ancré dans le passés, et la quantité ne change rien à cela. La culture est devenu en politique une économie industrielle qui rapporte et plus une ecole de la liberté et de l’imagination qui produit du sens critiques .

    Les propos de Filippeti ne sont que ceux d’une communicante en politique à qui on a donné un ministère qui demande d’autres compétences que la simple communication. Mais à sa décharge , c’est le cas depuis longtemps des représentants politiques de la culture.

    À force d’évoquer le patrimoine culturels dans l’hexagone , les politiciens et communicants , ont oublié de laisser de la place aux constructions artistiques hors des sentiers battus .

  • Tabac
    Tabac
    De passage
    • Posté à 06h13 le 08/02/2013
    • 177241
      De passage

    .

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 08h18 le 08/02/2013
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    ..

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 10h38 le 08/02/2013
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    La bd c’est pour les enfants qui ne veulent pas lire
    La peinture, c’est pour les analphabètes qui ont jeté l’éponge
    Et le poste de ministre de la culture, manifestement, c’est pour les béotiens.

    Concernant l’inexistance de la crise dans le secteur BD, elle a par contre tout à fait raison la ministre. Il n’y a pas du tout de crise.
    En tout cas du côté des éditeurs.

    On tire juste deux fois moins toutes les BDs (et en même temps on augmente le prix et on multiplie les titres)
    C’est sur, les éditeurs retombent sur leur pattes mais les créateurs (vous savez les ptits gars les moins payés de la chaîne et pourtant les SEULS indispensables à la sortie d’une BD) ceux là, ils peuvent se toucher pour en vivre.

    En bref, la ministre a réussi à faire passer deux messages très importants :
    - Qu’elle n’y connaissait rien
    - Que pendant son mandat, elle ne s’occupera que des ayants droits, les créateurs après tout, ils ont qu’à s’adresser au ministère de la solidarité sociale.

  • Samuel_Vimaire
    Samuel_Vimaire
    Diplomate morporkien
    • Posté à 13h24 le 08/02/2013
    • Internaute 194403
      Diplomate morporkien

    De toutes façons, ça va faire comme avec la musique. Les éditeurs qui ne sauront pas proposer d’offres numérique acceptable vont mourir. C’est du darwinisme : ce qui n’évolue pas est voué à disparaitre.

    On le voit avec Virgin qui est à l’agonie. La boite ayant été gérée comme une source de revenus par des fonds de pension n’ayant aucune connaissance du métier et n’ayant donc aucune stratégie à long terme. Impossible donc pour Virgin de s’adapter. Les rapace de la finance vont laisser mourir la bête en tirant les bénéfices qu’ils peuvent encore récupérer et ce sont les employés qui vont trinquer.

    Vive le capitalisme !

  • aristophane
    • Posté à 21h49 le 09/02/2013
    • Internaute 30810

    On croit rigoler, carmen Cru !
    Bien ,Manara que j’ai vu plus haut, et les autres, quel déclic !
    La crise de la bd ?
    On sort tout et n’importe quoi !
    Combien par an ? Affolant !
    A côté de çà, toujours les même recettes qui rapportent(comme la chanson...), même quand elle ne valent plus rien !

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