à lire sur Ecrans.fr 11/01/2013 à 17h28

Un disque de Dylan édité à 100 exemplaires : comment Sony préserve ses intérêts

A la fin de l’année 2012, 86 chansons rares ou inédites de Bob Dylan ont été rassemblées dans un disque. Mais Sony Music ne l’a distribué qu’à 100 exemplaires pour la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Suède. Surprenant ? En réalité, Sony a publié ces enregistrements uniquement pour empêcher qu’ils tombent dans le domaine public en 2013, soit 50 ans après leur première publication...

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  • inspecteur crouton
    • Posté à 18h15 le 11/01/2013
    • Internaute 118828
      modéré

    Bah, au train où ça va, bientôt même les sorties normales de vraies nouveautés grand public seront aussi éditées à 100 exemplaires.

  • non renseigné
    non renseigné
    ici et maintenant
    • Posté à 18h44 le 11/01/2013
    • Internaute 188652
      ici et maintenant

    Alors, ils ont fait cela uniquement pour profiter de la nouvelle extension du droit d’auteur de 50 à 70 ans en Europe. Et du coup, tous ces titres se retrouvent en téléchargement illégal dans le monde entier. C’est malin.

  • jijm
    jijm
    ri
    • Posté à 19h19 le 11/01/2013
    • Internaute 192074
      ri

    Sony :
     » L’intérêt de maintenir un copyright sur tout ça, c’est que nous avons l’intention d’en faire quelque chose dans l’avenir »
    si sony laissait ces titres tomber dans le domaine public, tout le monde pourrait en faire quelques chose...

  • goom
    goom
    citoyen désabusé
    • Posté à 20h01 le 11/01/2013
    • Internaute 19294
      citoyen désabusé

    S’il y a des titres rares c’est qu’ils ont déjà été publiés, non ?

  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 20h22 le 11/01/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    La titre exact est The 50th Anniversary Collection : / The Copyright Extension
    On peut faire difficilement plus cynique.
    Le cd se vend sur ebay à 1400 € mais on le trouve déjà en FLAC sur Torrent.

    Sony Music’s Bob Dylan copyright disaster

    Le plus écœurant sans doute dans cette histoire, c’est que la Commission européenne a soutenu pendant des années un projet Communia, de réflexion sur le domaine public numérique, qui a produit un Manifeste du Domaine Public s’opposant radicalement à l’idée d’extension des droits :

    De multiples études et rapports avaient pourtant montré que cette extension ne profiterait quasiment pas aux artistes eux-mêmes, mais les arguments rationnels ne pèsent visiblement pas lourds face aux pressions du lobby des industries de la musique, qui trouvent là un moyen commode de continuer à profiter des « joyaux de la couronne », à savoir la musique des années 50 et 60 qui était sur le point de se libérer des droits voisins.

    Le passage passage de 50 à 70 ans des droits voisins est avec effet rétroactif, ce qui signifie que, non content d’empêcher des oeuvres d’entrer dans le domaine public, cette réforme va en faire sortir des enregistrements pour lesquels les droits s’étaient éteints.

    Pour expliquer les choses par le biais d’une métaphore, c’est un peu comme si un législateur fou décidait qu’il fallait vider la mer pour désormais la vendre en bouteille…Lien

    La légalité ne suffit peut-être plus

    Mais malgré la contribution que ces moyens d’action peuvent apporter, je ne les pense plus suffisants pour renverser une situation qui ne cesse de se dégrader et des moyens d’action plus radicaux doivent peut-être à présent être envisagés.

    Un exemple nous a été donné cet été avec les actions menées contre la base de données d’articles scientifiques JSTOR aux Etats-Unis. Pour s’opposer à l’accès payant aux articles du domaine public de cette base, l’activiste Aaron Schwartz a téléchargé en juillet dernier 4,8 millions d’articles à partir du réseau du MIT, ce qui lui valut d’être arrêté par le gouvernement fédéral et menacé de prison ferme. Un peu plus tard, un utilisateur du nom de Greg Maxwell a surenchéri, en mettant en partage 18 592 articles du domaine public issus de JSTOR sur The Pirate Bay pour les libérer.

    Or la semaine dernière, on apprenait que JSTOR décidait de placer en libre accès 500 000 articles du domaine public, tirés de plus de 200 journaux historiques. Quand bien même JSTOR s’en défend, cette décision a été prise suite aux actions de Schwartz et Maxwell, qui ont placé le producteur de la base dans une situation intenable :

    Devant de tels actes d’agression contre le domaine public et les libertés, c’est hélas encore le piratage, ou plutôt la mise en partage des fichiers, qui

    s’avère le moyen de résistance le plus efficace.

    Hacker le domaine public

    Si le domaine public n’est plus protégé par le droit, mais si celui-ci au contraire le menace et le détruit morceau par morceau, alors pour qu’il subsiste, il faudra le hacker et continuer à le faire subsister clandestinement au sein des réseaux de partage, en attendant la fin de l’interminable hiver juridique de la propriété intellectuelle. Visiblement, je ne suis pas le seul à franchir ce cap en ce moment et plus nombreux encore doivent être ceux qui le pensent sans l’écrire…

    C’est avec tristesse que j’écris ces lignes, car j’ai longtemps cru en une évolution du droit d’auteur, mais des réformes comme l’allongement des droits voisins en Europe portent un coup mortel à ces espérances, car les dommage occasionnés seront quasiment irrémédiables à l’échelle d’une vie humaine.

    Lien

    • raudi
      raudi répond à huutaa
      • Posté à 09h33 le 12/01/2013
      • Internaute 2358

      Bonjour,

      D’accord, et arrêtons (je pense aux journalistes) d’utiliser le mot « piratage » qui est hors sujet pour employer l’expression « mise en partage ».

      N’importe quel pékin un peu curieux et prudent est capable de trouver le document qu’il souhaite consulter avec un peu d’habileté dans sa recherche. Il peut aussi s’il est un peu motivé en numériser, puis en partager sur une multitude de réseaux. Cela va de l’œuvre artistique à la notice technique. Libre à lui d’acheter (ou vendre) CD ou livres-papier, d’aller au cinéma, au théâtre ou au concert, tous contacts avec l’œuvre qui sont infiniment plus satisfaisants qu’un écran d’ordinateur. Fréquenter les bibliothèques n’a jamais empêché le public concerné d’acheter des livres (à ce sujet la taxe sur la lecture publique est une imposture), au contraire. La diffusion des films sur les réseaux n’empêche pas la fréquentation des salles obscures, au contraire. Qui sont les bénéficiaires des taxes qu’on invente régulièrement (sur les supports numériques par exemple) ? Pas les artistes, en tout cas. Les intermédiaires qui se goinfrent depuis des lustres, certes. Alors qu’ils changent de métier, ces intermédiaires, qu’ils réfléchissent à leur rôle dans la diffusion culturelle et qu’ils aient une vraie utilité sociale.

      Le dessin de Catherine dans Charlie Hebdo : à méditer !

      Raudi

  • lonesome
    lonesome
    un parmi tant d'autres
    • Posté à 09h47 le 12/01/2013
    • Internaute 165032
      un parmi tant d'autres

    en même temps Dylan ça remonte à quand son dernier bon disque (et surtout son dernier bon concert ) ?

  • O.S.T.I.A.
    • Posté à 12h18 le 12/01/2013
    • Internaute 191710
      ZAD

    Même en téléchargement illégal j’en voudrais pas.

  • aristophane
    • Posté à 16h03 le 12/01/2013
    • Internaute 30810

    Suffit de ne pas acheter !
    Elémentaire, mon cher Watson !

  • CHINA
    CHINA
    COGITO
    • Posté à 16h15 le 12/01/2013
    • Internaute 108507
      COGITO

    Sony and Clyde et Dylan passe, il paraitrait qu’une maitresse de Boby aurait emprisonné un pet durant son sommeil et il serait sous scellé dans un coffre.
    Le bocal est évalué à plusieurs millions de dollars.

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