Tribune 08/01/2013 à 17h59

Cinéma : de l’acteur au stagiaire, réduisons les écarts de salaire

Fabrice Tempo | Auteur et réalisateur

Tribune

Je réagis à cette tribune publiée le 28 décembre dans le journal Le Monde dénonçant l’inflation des cachets exorbitants accordés à nos têtes d’affiche cinématographiques. Après les footballeurs professionnels, nous voici montrant du doigt tel et tel milieu privilégié, sous le prétexte souvent non-dit « qu’ils ne méritent pas un tel salaire ».

Making of

Fabrice Tempo réagit à une tribune de Vincent Maraval publiée dans Le Monde : le producteur y explique que le vrai scandale du cinéma français n’est pas l’exil fiscal de Gérard Depardieu, mais le fiasco financier des grosses productions de 2012 et les salaires, parfois excessifs, de certains acteurs français.

Lundi, Rue89 publiait la tribune d’un scénariste qui pointait du doigt la précarité de sa profession, et le tort que cela causait au monde du cinéma.

Lucile Sourdès

Plutôt que de compter dans le portefeuille des entreprises privées qui les embauchent (libres de leur verser ce qu’ils souhaitent), nous pourrions mettre en miroir l’écart grandiose de rémunération qui existe entre ces stars et les petites mains qui leur permettent d’exprimer leur talent.

Ainsi, lors du tournage d’un film français correctement financé, les têtes d’affiche voient s’affairer autour une kyrielle de stagiaires, notamment aux postes d’assistant-régie qui donnent de leur personne et travaillent bien plus que dix heures par jour pour faire tourner la machine, en espérant progresser dans l’échelle sociale d’un métier et d’un milieu très difficiles à pénétrer.

L’écart de salaire entre une star et un stagiaire n’a rien à envier à ceux que l’on dénonce chez les ténors du CAC 40. Et pourtant, on parle de grande famille du cinéma, un monde dans lequel on se tutoie tous, pour travailler dans la joie et la bonne humeur…

Un écart de rémunération de un à vingt

Alors, comment résoudre rapidement et simplement cette équation sans remettre en cause tout le système de financement du cinéma ?

Je propose d’appliquer, aux sociétés de production qui perçoivent des aides du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) ou des régions, la même règle que pour les entreprises publiques, à savoir : un écart de rémunération maximum de un à vingt entre les salariés d’un même film. Le CNC est déjà en mesure de vérifier la bonne application de cette règle eu égard à l’obligation pour les sociétés cinématographiques de présenter comptes et salaires à la commission d’agrément. Ne manque qu’une décision gouvernementale.

Cette réflexion m’a été inspirée par une vingtaine d’années de pratique des différentes commissions de financement, en tant que réalisateur, abonné aux bouclages financiers acrobatiques et fastidieux.

Bien évidemment, il faudra élargir cette contrainte à l’ensemble des traitements (participation et parts de production aux sociétés créées par certains acteurs « bankable ». Mais ceci peut-être, de la même manière, pris en charge par le contrôle du CNC.


Le tournage de « Eyjafjallajökull » avec Dany Boon (Capture d’écran de TF1)

Investir dans la qualité

Une telle mesure permettrait de rétablir une certaine équité dans le traitement des salaires et offrirait aux sociétés de production, à travers les économies réalisées, la possibilité de dégager des moyens pour investir dans la qualité de la production, tant en amont, au niveau de l’écriture (car qui investit aujourd’hui dans le scénario ?) qu’au niveau de la qualité et des moyens techniques dévolus à la réalisation.

L’ensemble offrirait en outre au CNC la possibilité de financer correctement plus de films, ou de financer des films ambitieux, susceptibles de trouver des débouchés à l’exportation.

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  • LG240
    • Posté à 18h38 le 08/01/2013
    • Internaute 23978

    Autre solution : fasse à l’indécence quasi-générale des prises de position des uns et des autres depuis le début de la polémique, le public déserte le cinéma français. Plus de film, plus de recettes, plus de star super-payées. Problème réglé.

    • OAO
      OAO répond à LG240
      Ce qui ne se voit pas
      • Posté à 21h55 le 08/01/2013
      • Internaute 82674
        Ce qui ne se voit pas

      Ça ne suffirait pas, le cinéma est grassement rémunéré par les chaînes de télévisions et nos impôts.

    • argvador
      argvador répond à LG240
      75001
      • Posté à 10h38 le 09/01/2013
      • Internaute 196189
        75001

      le problème de tout ça , c’est le régime honteux des intermittents du spectacle qui coute une fortune à la collectivité , mais ça , personne n’en parle ! supprimons le régime des intermittents !

      • asozial
        asozial répond à argvador
        Bobo Hipster from Gentrified (...)
        • Posté à 00h38 le 10/01/2013
        • Internaute 2273
          Bobo Hipster from Gentrified (...)

        c’est vrai ça, c’est hontifiant ! tu ne voudrais pas te suicider, ça nous ferait des vacances !

  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 18h43 le 08/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Excellente démonstration qui devrait être applicable à l’ensemble des revenus.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 18h54 le 08/01/2013
    • 49273
      Petit agité

    Bien évidemment, il faudra élargir cette contrainte à l’ensemble des traitements (participation et parts de production aux sociétés créées par certains acteurs « bankable »).

    Vous pouvez expliquer s’il vous plait, parce que dit comme ça on dirait que vous voulez brider les profits que ferait quelqu’un qui investirait dans un film, ce qui n’aurait aucun sens.

    • Foelio
      Foelio répond à Deamon7
      exterminateur d'incultes
      • Posté à 19h07 le 08/01/2013
      • 180848
        exterminateur d'incultes

      On investit pas dans un film pour le profit mais pour la culture petit bonhomme.

      Voilà d’ailleurs pourquoi je rêve de voir l’investissement devenir totalement public et contrôlé par un institut chargé de n’autoriser la diffusion que de films ayant une dimension intellectuelle et culturelle.

      • Deamon7
        Deamon7 répond à Foelio
        Petit agité
        • Posté à 19h15 le 08/01/2013
        • 49273
          Petit agité

        Tel un bon moine dominicain interdisant toute vanité à ses ouailles. Faites de beaux rêves cher bigot.

         
        • Foelio
          Foelio répond à Deamon7
          exterminateur d'incultes
          • Posté à 19h27 le 08/01/2013
          • 180848
            exterminateur d'incultes

          Je suis idéaliste, il paraît en effet que c’est un vilain défaut (à éradiquer bien vite sous peine de finir sous les barreaux, des fois que j’aurais l’imprudence de faire connaître mon avis devant Big B) dans notre société de con-sommation.

          • Deamon7
            Deamon7 répond à Foelio
            Petit agité
            • Posté à 19h33 le 08/01/2013
            • 49273
              Petit agité

            Vous êtes bien narcissique pour quelqu’un dont l’idéal est l’égalitarisme.

            • Foelio
              Foelio répond à Deamon7
              exterminateur d'incultes
              • Posté à 19h36 le 08/01/2013
              • 180848
                exterminateur d'incultes

              Hm ? Me verrais-je refuser le droit d’avoir des idées ? Inutile de me le rappeler je le sais déjà. Mais je transgresse cette loi depuis trop longtemps pour m’arrêter aujourd’hui et rentrer dans le moule.

              • Deamon7
                Deamon7 répond à Foelio
                Petit agité
                • Posté à 19h47 le 08/01/2013
                • 49273
                  Petit agité

                Aucun rapport...Bon, c’était marrant deux secondes mais vous n’êtes pas assez doué pour l’exercice.

                • Foelio
                  Foelio répond à Deamon7
                  exterminateur d'incultes
                  • Posté à 19h48 le 08/01/2013
                  • 180848
                    exterminateur d'incultes

                  Si vous le dites.

                  Bonne soirée à vous.

              • Rue du commerce 89
                Rue du commerce 89 répond à Foelio
                Vendu
                • Posté à 12h43 le 09/01/2013
                • Internaute 195419
                  Vendu

                Avoir des idées c’est bien, mais se considérer comme un étalon de la culture et du bon gout, votre intelligence et culture serviront elles pour les cotes des nouveaux moules ? ?
                Petit Lenine en avatar ? ?
                Encore un effort pour être stalinien

        6 autres commentaires
      • LOKIK
        LOKIK répond à Foelio
        Chartreux
        • Posté à 19h23 le 08/01/2013
        • Internaute 194936
          Chartreux

        « On investit pas dans un film pour le profit mais pour la culture petit bonhomme. »
        C’est bon de rire.

        Merci.

         
        • Foelio
          Foelio répond à LOKIK
          exterminateur d'incultes
          • Posté à 19h25 le 08/01/2013
          • 180848
            exterminateur d'incultes

          Vous rirez moins quand le peuple frappera :)

          On sait qui vous êtes.

          • LOKIK
            LOKIK répond à Foelio
            Chartreux
            • Posté à 19h33 le 08/01/2013
            • Internaute 194936
              Chartreux

            LOL

            • Foelio
              Foelio répond à LOKIK
              exterminateur d'incultes
              • Posté à 19h35 le 08/01/2013
              • 180848
                exterminateur d'incultes

              C’est cela, c’est cela, continuez :)

              • LOKIK
                LOKIK répond à Foelio
                Chartreux
                • Posté à 19h38 le 08/01/2013
                • Internaute 194936
                  Chartreux

                « exterminateur d’inculte »
                ne vous faites pas mal...
                 : -)

                • Foelio
                  Foelio répond à LOKIK
                  exterminateur d'incultes
                  • Posté à 19h39 le 08/01/2013
                  • 180848
                    exterminateur d'incultes

                  On va dans l’humour cabotin de collégien maintenant ?

        5 autres commentaires
      • mezneth
        mezneth répond à Foelio
        Onomatopée antropomorphe
        • Posté à 19h52 le 08/01/2013
        • Internaute 70709
          Onomatopée antropomorphe

        A partir du moment ou c’est payé avec l’argent public (donc par tout le monde) il en faut pour tous les goûts.

        Et puis à voir ce qu’il y’a dans les musées et ce qui existe mais qui n’arrive pas à y mettre le pieds, un institut chargé de n’autoriser que certaines diffusions de films aurait forcément un avis parcellaire.

        Qui en effet a les compétences pour juger de la portée culturelle ou intellectuelle de telle ou telle oeuvre, d’autant plus qu’aucune oeuvre n’est universelle et qu’elle parlera à certains et pas à d’autres ?
        Si l’appréciation artistique était une science exacte, depuis le temps, ca se saurait.

      • Xahendir
        Xahendir répond à Foelio
        étudiant
        • Posté à 22h19 le 09/01/2013
        • Internaute 169622
          étudiant

        L’investissement implique l’attente d’un gain en retour, généralement appelé « retour sur investissement ».

  • Ftannenberg
    • Posté à 18h55 le 08/01/2013
    • Internaute 119494

    Votre proposition est intéressante mais aussi un tantinet idéaliste. Faisant référence à un autre article publié sur ce site, autant je trouve que les scénaristes devraient avoir un traitement bien meilleur en France, autant votre idée peut avoir des conséquences imprévues. Cette polémique sur les cachets des stars du cinéma français semble être basée sur de grosses imprécisions et même des chiffres faux ( on mélange cachets, pourcentage sur les entrées qui comporte un risque, etc.). Vous avez bien raison de séparer le privé des financements publics (type CNC et chaînes de France Télévisions). Après tout, si les producteurs privés perdent de l’argent, c’est soit qu’ils sont masos, soit ne savent pas bien faire leur métier, soit qu’ils ont pris des risques et n’en ont pas été récompensés.
    Rappelons tout de même que s’ils ont du succès en salle (ne parlons pas ici de revenus éventuels provenant de la VOD ou des passages en télévision), une partie des recettes va au Centre National de la Cinématographie.
    Séparer le secteur privé – commercial – d’un système plus public où des limitations de budget seraient imposées sans conserver de passerelles entre les deux, pourrait avoir des effets pervers. Si un artiste de cinéma est « bankable », selon l’expression consacrée, voudra-t- il sacrifier son cachet pour participer à une production à dominante publique ? Certains le feront et le font mais parions que cela reste l’exception. La norme sera qu’une fois devenu cher, l’acteur se cantonnera à des productions largement financées par le privé, souvent peu intéressantes ou créatives pour des raisons économiques. Et le risque serait alors de retrouver du côté 100% public, des œuvres exigeantes mais totalement déconnectées des préoccupations commerciales. Il suffit voir par exemple combien de films ont reçu des subventions diverses et variées, à commencer par le CNC, qui ne sont jamais distribués en salles en France ! Et ce chaque année ! Car la distribution est aussi un acteur fondamental et les salles doivent se remplir ! Alors, il convient bien sûr de faire progresser les choses mais à petites touches sans briser un équilibre que beaucoup de cinémas européens nous envient.

  • Hobbs
    Hobbs
    Réalisateur
    • Posté à 19h03 le 08/01/2013
    • Internaute 95280
      Réalisateur

    Ces différentes tribunes et polémiques autour des salaires du cinéma comme on a pu le lire dans le monde ou bien un article sur les scénario trop faible du Figaro, ne font que tourner autour du pot, au lieu de parler des vrais problemes dans l’industrie audiovisuelle. Pour mois ils sont au nombre de deux.

    Beaucoup de gens aimerait voir le systeme de financement publique jeté à la poubelle, il n’aurait peut être pas tord. Ce n’est pas le systeme de financement qui pose soucie, mais plutôt ceux qui octroie les dites subventions. Le vrai cancer de la france c n’est pas l’assistanat, mais surtout le népotisme, le copinage bref notre bonne vieille tradition monarchique.

    On d’autant moins de mal a copiner quand l’argent que l’on file n’est pas le siens. Il n’est pas rare de voir si et la des petits scandales (comme celui des Bohringer avec la collection canal, certes vous me direz ce n’est pas de l’argent publique), J’ai déja entendu une personne me dire j’ai obtenu tel aide à l’écriture car je connais celui qui les distribue, ou bien des projets trouves des subventions via le CNC alors même qu’un des producteur du projet siège à la commission qui les attribue (mais attention il était sortie pendant qu’on discutait de son projet). Le système merveilleux du cinéma francais montre une chose. le tout étatique, c’est comme le tout capitaliste, c’est beau sur le papier, mais dans la réalité c’est très souvent pervertis.

    Après le copinage intervient le second probleme, le monde merveilleux du financement de l’audiovisuelle passe par le faite que votre projet sera lu par 10 000 personnes, chacun ayant bien entendu un avis sur la chose, je ne crois pas a l’auteur tout puissant, c’est important que son travail passe par des filtres pour l’améliorer. Le probleme c’est que si vous portez une oeuvre avec un partie prie fort, vous aurez sans doute des personnes pour le défendre, mais aussi d’autres pour ne pas aimer. Vu que les decision doivent se prendre à l’hunanimité et bien on finira toujours pas choisir le projet moue, (un peu comme la france molle en faite) celui qui essaye de plaire un peu à tout le monde. Finalement le cinéma c’est un peu comme en politique on choisit souvent par defaut, pas par envie.

    Allez ajoutons enfin un troisième probèeme. Les gens de l’audiovisuelle francais ont une certaine idée de ce que doit être le cinéma et la fiction francaise, on appelle ca l’exception culturelle, une maniere de rester nostalgique d’une certaine france finalement, en économie c’est celle des trente glorieuse, en cinéma c’est la nouvelle vague.
    En france on est un auteur/réalisateur que si on veut raconter la découverte de son homosexualité par un paysan du larzac au contact de son apprentit un immigré maghrebin issue des quartier difficile tout cela filmé sans vraiment point de vue. Bien sur ils auront leur premier émois autour d’un livre de Proust, ce qui leur donnera envie de finir leur vie dans un appartement parisien du boulevard saint germain.

    Et qu’on ne me dise pas que le problème c’est le budget, les anglais font des fictions brillantes avec des decors en carton pate.

  • Foelio
    Foelio
    exterminateur d'incultes
    • Posté à 19h05 le 08/01/2013
    • 180848
      exterminateur d'incultes

    1 à 20 c’est déjà trop, je préconise le 1 à 5, peut-être même comme mesure transitoire avant d’arriver à l’égalité parfaite, seul système potentiellement juste.

    • LOKIK
      LOKIK répond à Foelio
      Chartreux
      • Posté à 19h24 le 08/01/2013
      • Internaute 194936
        Chartreux

      « avant d’arriver à l’égalité parfaite, seul système potentiellement juste. »
      un festival comique.

      Merci.

      • Foelio
        Foelio répond à LOKIK
        exterminateur d'incultes
        • Posté à 19h29 le 08/01/2013
        • 180848
          exterminateur d'incultes

        Le festival du réel qui frappera bientôt à la porte de votre villa.

         
        • LOKIK
          LOKIK répond à Foelio
          Chartreux
          • Posté à 19h34 le 08/01/2013
          • Internaute 194936
            Chartreux

          « Le festival du réel qui frappera bientôt à la porte de votre villa. »

          LOL
          merci

        • j-cf
          j-cf répond à Foelio
          in situ
          • Posté à 14h32 le 09/01/2013
          • Internaute 157578
            in situ

          Je me sens plutôt bien à gauche, mais là vos phrases font peur. Pas dans le fond, mais dans le ton. Ca me rappelle les nazillons qui traînaient ici un moment (Hervé chezpuquoi, notamment).

          • Foelio
            Foelio répond à j-cf
            exterminateur d'incultes
            • Posté à 20h02 le 09/01/2013
            • 180848
              exterminateur d'incultes

            C’est bien la première fois qu’un de mes interlocuteurs gagne un point godwin ! Je préférais le point goulag...

            Sinon, Parisot, elle vous branche ? Elle a le même discours peureux, sophiste et stigmatisant que vous, bien qu’elle ne se sente pas « bien à gauche »...

        3 autres commentaires
      • lapetitemaisondanslaprairie
        lapetitemaisondanslaprairie répond à LOKIK
        c'est comme on veut
        • Posté à 00h24 le 09/01/2013
        • Internaute 85798
          c'est comme on veut

        Mais oui, Lokik, ça vous amuse ... pourtant on peut se demander sur quoi repose les différences de salaires. Aussi bien dans le milieu de cinéma qu’ailleurs.
        Ah, oui, j’oubliais ... le mérite.
        Il faudra peut être qu’un jour on s’y colle à définir un peu mieux ce qu’est le mérite !

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 19h11 le 08/01/2013
    • 173412
      expatrie

    C’est bien de proposer de reduire les ecarts de salaires, mais comme pour l’entreprise des ecarts de salaires de 1 a 20 sont difficilement justifiables.
    Comme dans l’entreprise d’ailleurs ceux qui creent le produit ont peu de chance d’etre du cote 20 de l’equation, donc pourquoi ne pas rester dans des fourchettes plus realistes, 1 a 3 par exemple (meme ca choque mon sens de l’equite qui mettrait au maximum 1.5 x, mais il faut s’adapter).

    • Foelio
      Foelio répond à the ghost
      exterminateur d'incultes
      • Posté à 19h30 le 08/01/2013
      • 180848
        exterminateur d'incultes

      Merci, enfin un peu de bon sens.

      • -Candide-
        -Candide- répond à Foelio
        Jardinateur
        • Posté à 01h05 le 09/01/2013
        • Internaute 40778
          Jardinateur

        Bon, vous arrêtez votre film tous les deux.

        ça ne vaut pas un clou, vous ne toucherez rien.

  • foutard
    foutard
    voudrait bien gagner un peu
    • Posté à 19h39 le 08/01/2013
    • Internaute 28406
      voudrait bien gagner un peu

    « temps qu’y aura des cons pour payer » !
    Perso , je ne vais ni au cinema ni aux concerts ni au stade .
    Trop cher ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • -Candide-
      -Candide- répond à foutard
      Jardinateur
      • Posté à 01h07 le 09/01/2013
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      Merci,
      j’ai horreur d’être assis à côté d’un pauvre.

      Je sais que ce n’est pas rationnel, mais j’ai toujours peur que ce soit contagieux.

      • foutard
        foutard répond à -Candide-
        voudrait bien gagner un peu
        • Posté à 11h48 le 09/01/2013
        • Internaute 28406
          voudrait bien gagner un peu

        d’ou tu sors toi ?

         
        • Waldeck
          Waldeck répond à foutard
          Le désenchantement, c'est (...)
          • Posté à 14h18 le 09/01/2013
          • Internaute 36864
            Le désenchantement, c'est (...)

          -« d’ou tu sors toi ? “

          ... et toi ?

        1 autres commentaires
  • michocko
    michocko
    Créateur
    • Posté à 22h01 le 08/01/2013
    • Internaute 143097
      Créateur

    Je partage totalement cet avis.
    Les évènements de ces derniers jours vont, je l’espère, permettre de rendre le milieu du travail dans le cinéma plus juste pour tous.

  • michocko
    michocko
    Créateur
    • Posté à 22h19 le 08/01/2013
    • Internaute 143097
      Créateur

    - Si certains acteurs sont si grassement payé, c’est parce que les producteurs ont besoin d’eux.
    - Si les producteurs ont besoin d’eux, c’est parce que pour rentabiliser un film, il faut le vendre au chaînes de télévision.
    - Si les chaines de télé doivent acheter un film, ils exigent un acteurs « bankable » qui plait au public.
    - Si les chaine des télé les exigent, c’est parce que des acteurs connus font monter l’audimat.
    - Si les chaines de télé ont besoin d’audimat élevé, c’est parce qu’elles pourront mieux vendre des espaces publicitaires.

    Pour les chaînes privé, je peux comprendre ce raisonnement.
    Mais pour les chaines publiques (qui ont encore augmenté leur redevance) j’ai du mal à l’accepter.

    Il y a un film en France, « les 4 saisons d’Espigoule » qui est sorti en 1999 et qui est devenu par le bouche à oreille un véritable film culte !
    5000 Personnes pour fêter sur les lieux de tournage les 10 ans du film, c’est énorme ! Je suis sur que même « Bienvenue chez les Ch’tis » n’y arriverais pas !
    Pourtant le film n’est JAMAIS passé sur une chaine de télévision ! (hors Canal à des horaires impossibles)
    Pourquoi ?
    Surement parce qu’il n’y a pas un seul acteur connu dans le casting (le film est joué par les villageois d’un petit village Provençal)

    Quand les chaine publiques auront de l’audace et du courage, on pourra peut être commencer à changer les choses.

  • islamiste
    islamiste
    Don't panic, I'm not me ...
    • Posté à 23h11 le 08/01/2013
    • Internaute 83149
      Don't panic, I'm not me ...

    Cette polèmique me rappelle une anecdote d’une conseillère ANPE, elle recevait un ingénieur du son qui avait travaillé au tournage du dernier film « les bronzés ».

    Et bien il travaillait au noir ! ! ! comme beaucoup d’autres techniciens...
    Une bonne partie des cameraman sont auto-entrepreneurs pour limiter le nombre de salariés, donc les mesures proposées ici restent assez de la réalité du terrain.

    Aux états-unis, les lois sur la finances sont « incitatives » car on sait d’expérience qu’elles seront détournées, ça demande beaucoup de reflexion. Je pense qu’il faut travailler dans ce sens, par exemple : le budget en fonction du nombre de salariés + Moyenne, + Ecart type.

    Le résultat, c’est que les entreprise américaines ont tendance à mettre en avant leur bénéfice pour attirer les investisseurs, alors qu’en france on a tendance à afficher les déficits pour éviter de payer les impôts.

    • lillisa
      lillisa répond à islamiste
      • Posté à 23h28 le 08/01/2013
      • Internaute 154863

      et plus on fait un budget pessimiste, plus on aura de subvention. ET miracle : si on fait des bénéfices, on ne rembourse même pas les subventions touchés à l’état. C’est magique l’argent public.

      • Solent
        Solent répond à lillisa
        • Posté à 09h56 le 09/01/2013
        • 184857

        @ lillisa
        « et plus on fait un budget pessimiste, plus on aura de subvention »
        Et non, c’est exactement le contraire, il faut gonfler les budgets pour obtenir plus de subventions, puisque l’apport du CNC est proportionnel aux sommes dépensées par le privé.

        @islamiste
        « Une bonne partie des cameraman sont auto-entrepreneurs pour limiter le nombre de salariés, »
        Et non puisque si subvention du CNC, elle est basée sur les dépenses en France en salaires entre autres. Les auto entrepreneurs ne sont pas pris en compte, donc aucun intérêt à limiter le nbre de salariés. D’autre part le statut d’auto entrepreneur n’est pas compatible avec le statut d’intermittence en vigueur dans le cinéma.

        Bref, comme disait Audiard, « c’est pas parce qu’on a rien à dire .... “

         
        • islamiste
          islamiste répond à Solent
          Don't panic, I'm not me ...
          • Posté à 23h58 le 09/01/2013
          • Internaute 83149
            Don't panic, I'm not me ...

          Grande masse salariale ne veut pas forcément dire beaucoup de salariés, je vous explique ...

          - 10 millions d’euros pour 100 salariés (moyenne = 100 000 euros) avec contrainte d’écart entre maxi et mini implique des salaires par exemple entre 20 000 et 400 000 euros
          - 10 millions d’euros pour 2 salariés avec pleins d’auto-entrepreneurs, on respecte les regles du CNC avec des cachets de 4 millions d’euros par salariés et des broutilles pour les autres ...

          « d’auto entrepreneur n’est pas compatible avec le statut d’intermittence » bah justement le statut d’intermittence est réservé aux privilégiés at tout le monde aimerait bien avoir se statut ... c’était l’objet des grévistes des professionnels du spectacles ? ? ?

          Bref, comme disait Sacha Guitry :
          « Quand ils prennent la parole, les idiots disent le contraire de ce qu’ils allaient dire. »

          • Solent
            Solent répond à islamiste
            • Posté à 12h00 le 10/01/2013
            • 184857

            « Quand ils prennent la parole, les idiots disent le contraire de ce qu’ils allaient dire. »
            Vous illustrez très bien cette maxime !

            Le respect des règles du CNC dont vous ignorez tout on dirait n’a rien à voir avec votre démonstration (si je peux l’appeler comme ça ..)

            Pour les intermittents vous répondez à côté, mais bon ..

        2 autres commentaires
  • gabilourson
    • Posté à 00h01 le 09/01/2013
    • Internaute 86103

    Si toute cette histoire graveleuse de Depardieu-va-en-belgique-puis-il-devient-russe pouvait permettre de rémunérer les stagiaires régie du cinéma un peu mieux, alors il y a quelque par un bon Dieu, bon sang de bonsoir !

  • NLS le pingouin
    • Posté à 07h17 le 09/01/2013
    • Internaute 67686

    Et pourquoi juste au ciné ? Qu’est-ce qui fait que, selon vous, le cinéma a besoin d’un écart de salaire et pas les autres secteurs ?

  • Solent
    • Posté à 09h41 le 09/01/2013
    • 184857

    « on parle de grande famille du cinéma, un monde dans lequel on se tutoie tous, pour travailler dans la joie et la bonne humeur… »

    Hahahahah .. très drôle !

    Sinon je lis toujours dans les commentaires, la récrimination comme quoi ces acteurs surpayés le seraient grâce à nos impôts, malgré les différents articles bien documentés qu’on peut lire partout sur le web !
    Non définitivement non, nos impôts n’ont rien à voir là dedans n’en déplaise aux grincheux et « victimes » auto désignées du système.
    Le cinéma est une industrie comme une autre, privée, à la recherche du profit maximum comme toutes les industries et le mouvement d’humeur de M. Maraval est précisément motivé par la baisse des ses marges.
    Et si il y a des stagiaires sous payés sur les tournages, c’est parce qu’ils le veulent bien, attirés par les paillettes.
    Si ça ne leur plaît pas, on recherche des soudeurs, c’est pas mal payé mais un peu salissant.
    Les techniciens, eux sont très bien payés, après avoir accepté un parcours difficile pour se faire accepter dans cette grande « famille »
    hhahahah, excusez moi c’est nerveux ; -)

  • fredpop
    fredpop
    referenceur
    • Posté à 10h55 le 09/01/2013
    • Internaute 96355
      referenceur

    J’ai beaucoup « aimé » la réaction de Danny Boon l’autre jour qui était outré parce qu’il n’avait non pas touché un million comme le déclarait Maraval mais (seulement...) 600 000 euros pour ses quelques minutes dans le dernier Asterix.
    Si les « stars » justifient leur cachet mirobolant par le fait que leur nom seul motive la majorité des spectateurs, pourquoi ne peut-on pas simplement les rémunérer d’abord avec une « petite » somme forfaitaire puis sur un pourcentage (pondéré) en fonction des entrées / ou des marges nettes réalisées (sans oublier les techniciens bien sûr) ? Enfin, les producteurs ne sont pas en reste : il y a suffisamment de bons acteurs pour suppléer celui qui est trop gourmand... si bien sûr ce dernier est supposé assurer l’essentiel des spectateurs (compulsifs) quand le film est une grosse daube conçue dans une logique exclusive de générer un maximum de fric, mais ce qui n’empêche pas non plus l’acteur de toucher un % sur les entrées ou des primes.

    Le système actuel ne profite qu’aux (gros) acteurs, que le film ait du succès (popularité et cachets futurs) ou soit un bide (gros cachet tout de même empoché) : bref le beurre éventuel, mais surtout l’argent du beurre. Qui de la solidarité avec les autres intermittents du cinéma ? Ils peuvent aussi profiter de ce statut avec des indemnités incomparables à celles des techniciens et autres (petits) acteurs, et beaucoup ne se gênent pas. Ils oublient vite, sauf exception, qu’ils ont eux aussi galéré des années avant de percer, et que c’est aussi grâce à la solidarité qu’ils ont pu s’accrocher jusqu’à pouvoir vivre plus que décemment de leur métier.

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