Compte à rebours 13/12/2012 à 18h08

La sélection de Rue89 des livres à (s’)offrir pour bien finir 2012


Beaux livres, récits, BD, romans et essais : les coups de cœur des journalistes et blogueurs de Rue89.


Un sapin de Noël en livres (Bibliotheek Kortrijk/Flickr/CC)

Romans

Printemps barbare Héctor Tobar


« Printemps barbare » (Héctor Tobar/Belfond)

Le roman s’ouvre sur le grand jardin des Torres-Thompson, sorte de bobos américains du sud de Los Angeles. La décoration de la maison et l’éducation des enfants sont soignées. La maîtresse de maison est jolie et humaniste. Le couple semble tenir.

Mais voilà que les employés sont remerciés, que le grand jardin se transforme en friche et que l’antipathique bonne mexicaine sans-papiers, Araceli Ramirez, la seule à avoir échappé au licenciement, se retrouve seule avec les enfants.

Le lecteur est alors plongé dans un curieux périple, à la recherche du grand-père des enfants, qui finit mal. Blancs soupçonneux, immigrants clandestins boucs-émissaires, police impuissante... le journaliste Héctor Tobar nous raconte le drôle de destin de cette employée mexicaine qui se rêvait artiste dans une Amérique injuste et en crise. Zineb Dryef

Ed. Belfond – août 2012 – 480p. – 22,50€

Zeitoun Dave Eggers


« Zeitoun » (Dave Eggers/Gallimard)

Journaliste génial, fondateur des éditions McSweeney’s et du magazine The Believer, Dave Eggers raconte dans ce livre l’effroyable mésaventure d’un rescapé de Katrina, l’ouragan qui a décimé la Nouvelle-Orléans en 2005.

Abdulrahman Zeitoun, immigré syrien, patron d’une entreprise dans le bâtiment, décide de rester en ville malgré l’évacuation. Il veut aider ses voisins, ses clients et surtout ne pas abandonner sa maison. Sa femme et ses enfants partent. Accusé de pillage, il le sera bientôt de terrorisme. Passionnant. Plombant. Zineb Dryef

Ed. Gallimard – avril 2012 – 64p. – 23€

Arab Jazz Karim Miské


« Arab Jazz » (Karim Miské/Viviane Hamy)

Un meurtre bien atroce, début classique de roman policier. Mais ici compte, autant que l’enquête, le portrait du quartier qui l’abrite.

Un coin du XIXe arrondissement où les Loubavitch tirent la bourre aux salafistes, pendant qu’un type bizarre passe ses journées à lire enfermé en rêvant d’une fliquette.

Tous se croisent (et se toisent) chez le coiffeur, en bas de l’immeuble ou au café. Pour trouver l’assassin, il faut prendre le temps de les connaître. Camille Polloni

Ed. Viviane Hamy – mars 2012 – 298p. – 18€


« Viviane Elisabeth Fauville » (Julia Deck/Editions de minuit)

Viviane Elisabeth Fauville Julia Deck

Un roman « coup de cœur » des libraires que je partage.

A offrir à toutes les femmes et à tous ceux qui exercent une profession ou s’intéressent à tout ce qui commence par « psy ».

Pourquoi Viviane Elisabeth Fauville a tué son psychanalyste ? Elle-même mène l’enquête. Jean-Pierre Thibaudat (Théâtre et Balagan)

Editions de minuit – sept. 2012 – 156p. - 13,50€

BD

Ouragan sur le couple (Best of) Voutch


« Ouragan sur le couple » (Voutch/Le Cherche-midi)

Voutch, spécialiste du couple à sa façon, propose ici une sélection de ses meilleurs dessins. Tout y passe : le doute, l’infidélité, l’ennui, bref, le couple sous toutes ses facettes – surtout les plus noires. Mais la plume ironique (cynique ?) de Voutch rend ces situations d’« ouragan » terriblement drôles.

Dans ses dessins accompagnés chacun d’une phrase laconique, ses couples se retrouvent confrontés aux enfants, aux réseaux sociaux, aux tendances... Tout le monde s’y retrouve forcément un peu.

On commence à feuilleter, par curiosité, pour passer le temps, on rit beaucoup – peut-être un peu amer –, et voilà qu’on a terminé l’album sans s’en rendre compte. Marie Pâris

Ed. Le Cherche-midi – oct. 2012 - 72p. – 18,50€

Habibi (édition de luxe) Craig Thompson


« Habibi » (Craig Thompson/Casterman)

Après le magnifique « Blankets », Craig Thompson sort un nouveau morceau de bravoure, un véritable pavé, une œuvre d’art. Dans « Habibi », on suit les destins de deux enfants laissés pour compte : Dodola et Zam. Chacun des deux connaîtra une vie riche en tumultes et en blessures.

Toujours maître dans l’art d’investir la page, Thompson s’est livré à un travail dantesque et offre une merveille de minutie qui confine à l’enluminure. Il traite des obsessions et des angoisses tout en relevant les similitudes entre les religions monothéistes.

Récemment réédité en version de luxe, « Habibi » constitue un incontournable pour tout amateur de BD. Anthony Boyer (Le coin du libraire)

Ed. Casterman - oct. 2012 - 672p. - 35€

Dali par Baudoin Edmond Baudoin


« Dali par Baudoin » (Edmond Baudoin/Centre Pompidou/Dupuis)

Un hommage supplémentaire à Dali pour accompagner l’actuelle rétrospective du centre Pompidou ? Mouais… Sur le papier, le projet n’avait rien d’excitant. Sauf qu’il est signé par l’immense auteur de BD qu’est Edmond Baudoin.

A mille lieux de l’adoration et du panégyrique chiant, on a affaire ici à une lecture profonde de la vie de Dali, éclairée par les jeux d’ombres aux pinceaux et les visions toujours plus ou moins vénéneuses de Baudoin.

Certes, on découvre un tas d’anecdotes sur la vie de Dali – une postface assoit d’ailleurs la documentation de la BD – mais on embarque surtout dans l’univers graphique ultrasensible d’un auteur qui tricote, reprend, détourne l’univers visuel de Dali. Au fil d’un de ces récits qui flirtent avec l’errance et le vide dont il a le secret, Baudoin pourrait bien au final évoquer autant les fantômes du peintre que les siens. Aurélie Champagne

Ed. Centre Pompidou/Dupuis – nov. 2012 – 160p. – 22€

TRop n’est pas assez ulli lust


« Trop n’est pas assez » (Ulli Lust/Çà et là)

Ete 1984 : une punkette en pleine crise d’ado part à pied sur la route, direction l’Italie, sans papiers ni un sou. Avec sa comparse, elles enchaînent pendant deux mois les galères et les (mauvaises) rencontres.

Dans cette BD autobiographique, Ulli Lust décrit les petites astuces du quotidien pour manger ou dormir. Elle parle de liberté, d’amitié ou des hommes – la plupart sont décrits comme des prédateurs sexuels. Elle dessine son viol, aussi. Le tout est souvent drôle, cru et se lit d’une traite. Emilie Brouze

Ed. Çà et là – nov. 2010 – 464p. – 26€

Duncan, le chien prodige Adam Hines


« Duncan, le chien prodige » (Adam Hines/Çà et là)

Dans le monde angoissé, halluciné d’Adam Hines, les animaux pensent, parlent, agissent et cohabitent avec les hommes.

L’égalité reste à conquérir, les enjeux politiques et sociétaux sont complexes et tout se politise, en attendant Duncan, créature messianique, mi-homme, mi-bête.

Le monde du roman graphique US ne s’est pas encore tout à fait remis de la claque qu’il a prise en découvrant « Duncan, le chien prodige » en 2010.

Cette BD ultrapoétique en noir et blanc mélange les voix, les techniques, les modes de narration dans un élan à la foi foutraque et complètement grisant. Le premier tome sorti des méninges labyrinthiques d’un tout jeune Américain autodidacte vient juste d’être traduit. Aurélie Champagne

Ed. Çà et là – nov. 2012 – 400p. – 32€

A boire et à manger Guillaume Long


« A boire et à manger » (Guillaume Long/Gallimard)

Cette géniale BD en deux tomes ravira ceux qui aiment cuisiner et détestent prendre l’avion. Guillaume Long, blogueur sur LeMonde.fr, relate avec humour ses découvertes culinaires, voyages gourmands et déconvenues en cuisine.

Ses recettes sont chouettes et ses conseils indispensables : où trouver l’ail des ours ? Qu’est ce qu’une courge butternut ? Comment la cuisiner ? Et le brocolis ? Où mange-t-on correctement à Venise ou Prague ? Comment réussir son omelette ou son café ? J’adore. Zineb Dryef

Ed. Gallimard – janv. 2012 – 141p. – 20€

Une métamorphose iranienne Mana Neyestani


« Une métamorphose iranienne » (Mana Neyestani/Çà et là/Arte Editions)

Dessinateur dans le supplément pour enfants d’un magazine iranien, Mana Neyestani commet en 2006 une faute à la fois dérisoire et impardonnable : il représente un cafard qui prononce un mot d’azéri.

Les autorités le tiennent pour responsable des émeutes qui suivent cette publication, ferment son journal et le jettent dans la terrible prison d’Evin, à Téhéran.

Aujourd’hui réfugié à Paris, il raconte en dessins le périple absurde qui l’a conduit à s’enfuir avec sa femme jusqu’en Malaisie. Aussi fin dans ce récit que dans ses magnifiques coups de crayon critiques des dictatures du Moyen-Orient, il revisite Kafka, à l’iranienne. Camille Polloni

Ed. Çà et là/Arte Editions – février 2012 – 200p. – 19€

Creepy et Eerie : anthologie, Volume 1 Collectif

Au début des années 60, le magazine Creepy et son cousin Eerie ont changé la donne dans la bande-dessinée d’épouvante.

Des histoires de crevaison imprévue dans un village louche, de veuves adultères, de magie noire, de spectre, de loup-garou et autres créatures égyptiennes, médiévales ou glaciaires…

On retrouve au fil de cette anthologie des légendes de la BD américaine comme le scénariste Archie Goodwin ou les illustrateurs Frank Frazetta ou Reed Crandall.

Une petite madeleine pour les nostalgiques et, pour les fans des films de la Hammer à Romero, un retour aux sources du genre. Aurélie Champagne

Ed. Delirium – oct. 2012 – environ 230 p. chaque volume – 26€

Vingt-trois prostituées Chester Brown


« Vingt-trois prostituées » (Chester Brown/Cornelius)

Après une rupture amoureuse, l’auteur de BD canadien Chester Brown renonce au couple et à l’idéal de la monogamie. Trois ans d’abstinence plus tard, il se tourne vers des « escorts » pour le sexe. Vingt-trois, exactement, dont il décide de tout dire, ou presque.

La BD, préfacée par Robert Crumb, est un plaidoyer pour la décriminalisation de la prostitution. Mais elle raconte surtout comment à 52 ans aujourd’hui, Chester Brown revient de son idéal conjugal perdu. Comment, à défaut d’amour, il cherche dans la rencontre et le sexe à combler ses béances existentielles et quels moyens le dessinateur emploie pour mettre en scène ses révolutions personnelles. Aurélie Champagne

Ed. Cornelius – oct. 2012 – 288p. – 25€

Le Serment des cinq Lords Yves Sente et André Juillard


« Le Serment des cinq Lords » (Yves Sente et André Juillard/Blake et Mortimer)

Rares sont les BD qui ont été bonifiées par les successeurs de leur créateur. Mais que les mânes de Edgard P. Jacobs ne s’en offusquent pas, c’est le cas de Blake et Mortimer, série relancée avec brio en 1996 par Jean Van Hamme et Ted Benoît avec » L’Affaire Francis Blake », poursuivie depuis 1999 par un autre duo franco-belge, Yves Sente et André Juillard.

« Le Serment des cinq Lords », est un parfait Blake et Mortimer, qui sent bon le tweed, le tabac anglais et le vieux whisky.

Le scénariste, Yves Sente, a tissé un impeccable mystère autour de la mort de Lawrence d’Arabie ; le dessinateur André Julliard l’a campé avec précision dans un décor idéal, celui de la ville d’Oxford, feutrée et « englishissime ». Pascal Riché

Ed. Blake et Mortimer – nov. 2012 – 64p. – 15€

Essais

Les histoires d’amour au Japon : Des mythes fondateurs aux fables contemporaines Agnès Giard


« Les Histoires d’amour au Japon » (Agnès Viard/Glénat)

Riche en belles illustrations, ce livre revient sur le concept d’amour au Japon. Très vite, au début du livre, un anthropologue japonais explique à l’auteure : « L’amour au sens occidental voire chrétien du terme n’existe pas dans notre pays » et : « Chez vous, il y a l’amour, chez nous, il y a le koi. Et s’il fallait définir le koi, je dirais qu’il s’agit d’un “ moment d’intimité instantané ” […] Le koi peut durer une heure. »

A travers les 100 histoires d’amour les plus connues du Japon, Agnès Giard s’interroge : « Comment comprendre que l’amour au Japon soit si souvent marqué par le suicide ou l’échec sanglant ? » Un livre absolument passionnant. Renée Greusard

Ed. Glénat – nov. 2012 – 512p. – 45,75€

Histoire de construire Patrick Bouchain, Loïc Julienne et Alice Tajchman


« Histoire de construire » (Collectif/Actes Sud)

Pour tous les amateurs d’architecture, d’art et de vivre. L’histoire en textes et en images d’une des plus excitantes aventures de l’architecture en France, celle de l’agence Construire, la Volière Dromesko, le Théâtre équestre Zingaro à Aubervilliers, le Lieu unique à Nantes, le Pompidou mobile, une école foraine ici, des logements sociaux ailleurs. Une belle histoire. Jean-Pierre Thibaudat (Théâtre et Balagan)

Ed. Actes Sud – avril 2012 – 420p. – 45€

Tarnac, magasin général David Dufresne


« Tarnac, magasin général » (David Dufresne/Calmann-Lévy)

Le récit de David Dufresne se lit comme un roman, avec des procès-verbaux dedans.

Synthèse de mois d’enquête sur l’affaire de Tarnac, de rencontres mais aussi de tourments, « Magasin général » relève du journalisme intime.

L’auteur emmène le lecteur dans ses réflexions, met le doigt sur les questions en suspens, tout en donnant une cohérence à ses balades dans un dossier encore chaud. Camille Polloni

Ed. Calmann-Lévy – mars 2012 – 498p. – 20€

J’ai avorté et je vais bien, merci Les filles des 343 


« J’ai avorté et je vais bien, merci » (Les filles des 343 /La Ville brûle)

On vous avait déjà parlé du blog J’ai avorté et je vais bien, merci. Voici un livre qui regroupe des témoignages de femmes qui ont avorté. De 1975 à aujourd’hui. Des femmes qui disent qu’elles vont bien, merci.

Ici, Benoîte Groult raconte qu’elle a avorté « cinq ou six fois », là Marianne dit : « Je n’ai pas l’impression que ça me bouleverse. C’est juste une tuile. »

Bizarre comme cadeau sous le sapin ? Pas tellement, c’est un beau livre de femmes qui se racontent, un livre d’espoir : il n y a pas de fatalité, on n’en sort pas forcément traumatisée. Renée Greusard

Ed. La Ville brûle – avril 2012 – 44p. – 8€

Récits

Dernières nouvelles du Sud Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski


« Dernières nouvelles du Sud » (Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski/Métailié)

Chroniques d’un voyageur... en Patagonie !

Luis Sepulveda (« Le Vieux qui lisait des romans d’amour »), accompagné de son « socio » (ami, compagnon) et photographe Daniel Mordzinski, raconte à sa manière leur voyage à deux au sud du 42e parallèle en 1996, et leurs rencontres hautes en couleur et en chaleur humaine avec des « barbares » locaux.

Où l’humanisme et la confraternité tiennent lieu d’exotisme. Le Yéti (Le Yéti, voyageur à domicile)

Ed. Métaillié – avril 2012 – 192p. – 20€

Ciel bleu Galsan Tschinag


« Ciel bleu » (Galsan Tschinag/Métaillé)

Quand il était petit, Galsan Tschinag vivait sous une yourte, dans le Haut-Altaï. « Ciel bleu » n’est pourtant pas un livre sur la steppe, c’est l’enfance qui s’y raconte, dans la tête du petit dernier de la famille.

Ses angoisses de voir partir ses aînés loin à l’école, sa volonté entêtée d’adopter pour grand-mère une vieille femme de passage, ses petits arrangements avec le troupeau, ses croyances un peu magiques, mais aussi la rancune qu’il accumule sans le dire à force de résister aux intempéries.

Sensible et drôle. Se dévore et change d’air. Elsa Fayner

Ed. Métailié – avril 1999 – 180p. – 9€

Un héros Félicité Herzog


« Un héros » (Félicité Herzog/Grasset)

Dans ce texte, la fille de Maurice Herzog déboulonne sa légende de père. L’alpiniste, monstre froid et manipulateur, n’aurait pas atteint le sommet de l’Annapurna.

Félicité écrit ce que beaucoup racontent dans le milieu de l’alpinisme depuis des décennies, mais ce n’est de cela qu’il s’agit. Le véritable héros, ce n’est pas Maurice, c’est Laurent, le frère de Félicité. Enfant fragile, adulte instable, fantasque et schizophrène, il est encombré par le passé trop lourd de sa famille maternelle et par ce père érigé en mythe national.

Promis à un destin tragique, Laurent chutera du haut d’un escalier. Une chute mortelle. Jamais son père n’ira se recueillir sur sa tombe. Zineb Dryef

Ed. Grasset – août 2012 – 304p. – 18€

Joseph Anton, une autobiographie Salman Rushdie


« Joseph Anton, une autobiographie » (Salman Rushdie/Plon)

Je fais partie du club de ceux qui n’ont jamais réussi à dépasser la page 50 des « Versets sataniques » de Salman Rushdie.

Mais j’ai lu d’une traite les 734 pages de « Joseph Anton », ce roman autobiographique de Salman Rushdie, écrit à la troisième personne, et qui raconte ses « années fatwa », sa vie de traque, de survie et de trahisons, petites et grandes, qui ont suivi sa condamnation à mort par l’ayatollah Khomeiny pour venger le « blasphène » des « Versets sataniques ».

Ça se lit comme un polar, un thriller politique avec un penchant au « name dropping » dans lequel Rushdie règle ses comptes avec ceux qui l’ont trahi, par lâcheté ou par idéologie, ceux qui l’ont mollement soutenu, et ceux qui se sont fermement dressés à ses côtés.

Rushdie ne cache rien, pas même, et pour ma part je m’en serais passé, les détails de sa vie amoureuse complexe et assurément troublée par la vie qu’il a dû mener pendant cette décennie sous la menace de mort.

Mais « Joseph Anton » est d’abord l’histoire d’une époque qui n’est pas terminée, celle du premier clash, non pas de civilisation, mais de principes entre la liberté du créateur littéraire et celle des zélés adorateurs du Créateur avec un grand « C ». A lire et à méditer en ces temps troublés. Pierre Haski

Ed. Plon – sept. 2012 – 734p. – 24€

La promesse de l’aube Romain Gary


« La Promesse de l’aube » (Romain Gary/Gallimard)

Un riche présent pour 7,50 euros. Et un achat de dernière minute facile à dénicher : l’autobiographie de Romain Gary publiée en 1960 mais qui revient en force sur les étals des libraires à la faveur d’une pièce de théâtre aux Mathurins, à Paris.

Romain Gary, c’est cet écrivain qui, fait unique, a eu deux fois le Goncourt, l’une sous son nom, l’autre sous le pseudonyme d’Emile Ajar. Ce n’est qu’après son suicide en 1980, un an après celui de l’actrice Jean Seberg qui avait été sa femme, que l’on découvrira qu’Ajar, c’était Gary.

« La Promesse de l’aube » est une autobiographie parfois romancée qui raconte le destin d’un enfant né à Vilnius en Lithuanie d’une mère actrice juive et d’un père évaporé, l’enfance dans le Midi de la France jusqu’à l’engagement dans les Forces aériennes françaises libres.

Mais ceci n’est que la trame sur laquelle se nouent les fils d’une relation mère-fils implacable de passion-haine et qui fait tout l’objet du récit le plus souvent drôle, parfois poignant de Gary. La version Woody Allen du « Premier homme » d’Albert Camus. Le fils, un Messie : un cadeau de circonstance. Nathalie Krafft (Drôles de gammes)

Ed. Gallimard – 1960 – 391p. – 7,50€

Beaux livres

Hors du temps 2 : le graffiti dans les lieux abandonnés Antonin Giverne


« Hors du temps 2 » (Antonin Giverne/Pyramyd)

« Hors du temps », en 2005, partait sur les traces du street art dans les batiments en ruine et friches industrielles.

A l’aide de photos et de commentaires d’une quarantaine de graffeurs, « Hors du temps 2 », sorti en octobre, continue ce travail de documentation du graffiti dans les espaces urbains abandonnés, où les street artists utilisent les marques du temps – rouille, peinture écaillée, carreaux cassés – pour créer. Lucile Sourdès

Ed. Pyramyd – oct. 2012 – 254p. – 32,78€

Les superhéros au cinéma Olivier Delcroix


« Les Superhéros au cinéma » (Olivier Delcroix)

Les superhéros ont eu la part belle ces dernières années dans les salles obscures. Cela a donné lieu à bon nombre d’adaptations de comics en film, que ce soit du côté de Marvel (Spider-Man, Avengers…) ou de DC Comics (Batman).

Afin de revenir sur ce phénomène mais également de retracer les premières apparitions de ces icônes sur grand écran, Olivier Delcroix vient de publier « Les Superhéros au cinéma ».

Il s’agit d’un beau livre dans lequel il énumère les films mettant en scène des héros à cape ou à collant tout en adoptant un point de vue critique sur ces adaptations qui ne sont pas toujours de franches réussites. Riche, pertinent et instructif. Anthony Boyer (Le coin du libraire)

Ed. Hoëbeke – nov. 2012 – 192p. – 32€

Le nom de vos plaies sera silence Robin Hammond


« Le Nom de vos plaies sera silence » (Robin Hammond/Actes Sud)

Ceux qui ont loupé cette magnifique exposition de photos à la chapelle de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris ont heureusement la possibilité de se rattraper.

Le lauréat du prix Carmignac est un photojournaliste chanceux et talentueux : grâce à cette bourse, Robin Hammond a eu le luxe de prendre son temps. Du Zimbabwe de l’après-Mugabe, il ne reste qu’un pays en ruine.

Les portraits noir et blanc accompagnés d’un récit intime sont plus émouvants que les tableaux de sites. Car devant cette esthétique de la catastrophe, on est parfois dérangés de trouver que les points de vue sont bien choisis, les couleurs harmonieuses. Sophie Caillat

Ed. Actes Sud – nov. 2012 – 160p. – 33,25€

Manuel Alvarez Bravo collectif


« Manuel Alvarez Bravo » (Hazan)

Publié pour l’occasion de l’exposition « Un photographe aux aguets » au Jeu de Paume, ce livre sur Manuel Alvarez Bravo (1902-2002) le contient bien.

Oui, parce qu’il est difficile d’organiser dans un format imposé une œuvre qui n’en a pas, tant ses photographies imprégnées de soleil noir du surréalisme et du soleil d’or du Mexique dépassent les champs ordinaires de la vision. Louis Mesplé (On est là pour voir)

Ed. Hazan – oct. 2012 – 288p. – 45€

Chardon rouge Davide Monteleone


« Chardon rouge » (Davide Monteleone/Actes Sud)

Un autre monde. Celui des pays du Nord-Caucase : Tchétchénie, Ossétie du Sud, Géorgie, Abkhazie, Daguestan, etc., parcourus par le reporter photographe Davide Monteleone.

Ses photographies couleurs sombres : toutes en sous-entendus et sous tension. Des univers rustiques, des communautés instables comme les frontières, des enjeux qui les dépassent. « Chardon rouge » a reçu le l’European Publisher’s Award for Photography . Louis Mesplé (On est là pour voir)

Ed. Actes Sud – sept. 2012 – 136p. – 33€

Art Ludique Jean-Samuel Kriegk, Jean-Jacques Launier


« Art ludique » (Jean-Samuel Kriegk, Jean-Jacques Launier/Sonatine)

Encore clairement sous-estimés sur l’autel de l’Art avec un grand « A », la bande-dessinée, le jeu vidéo et les films d’animation tiennent, avec « Art ludique » le plaidoyer pour leur (ré)habilitation dans les hautes sphères de la culture.

Avec ce livre superbement illustré, Jean-Samuel Kriegk et Jean-Jacques Launier proposent une nouvelle approche de ces genres parfois décriés (les polémiques sur les jeux vidéo vont toujours bon train) et présentent les acteurs ce qu’ils nomment « l’art ludique » : Hideo Kojima, Juanjo Guarnido, Benjamin, MichelAncel, entre autres… Anthony Boyer (Le coin du libraire)

Ed. Sonatine – oct. 2011 – 462p. – 34,50€

Le siècle de Willy Ronis Françoise Denoyelle


« Le Siècle de Willy Ronis » (Françoise Denoyelle/Terrebleue)

On devra à Françoise Denoyelle, en complicité avec Willy Ronis, en consultant librement ses archives, d’avoir écrit la biographie la plus complète d’un des plus grands photographes du XXe siècle.

On n’y reviendra pas. Et « on n’en revient pas » de ces centaines de photographies (souvent inédites) de cet homme qui a traversé son siècle avec pour tout bagage des objectifs poétiques et une conscience sociale. Louis Mesplé (On est là pour voir)

Ed. Terrebleue – nov. 2012 – 432p. – 6 €

Robert Doisneau, comme un barbare... André Pozner


« Robert Doisneau, comme un barbare... » (André Pozner/Lux Editions)

Tout le monde a son Doisneau. Celui d’André Pozner est un Doisneau moins édifiant que celui que l’on nous présente généralement. Pozner raconte quelques balades dans les années 70 dans Paris et sa périphérie, flanqué de Prévert, de bien d’autres, « qui n’en avaient rien à foutre de la notoriété ».

Puis viennent les années 80, quand la notoriété est là, que les décors de Paris changent sans changer l’esprit malicieusement lucide de Robert. Louis Mesplé (On est là pour voir)

Lux Editions – sept. 2012 – 136p. – 14€

AUTRES

La cuisine Gourmande Michel Guérard


« La Cuisine gourmande » (Michel Guérard/Marabout)

Pour tous les amateurs de cuisine, pour tous ceux qui aiment rêver autour d’une recette, c’est le livre le moins cher (moins de 7 euros !) du marché par l’un des plus grands chefs, l’historique Michel Guérard.

Pas de photos, pas de belle mise en page, pas de garnitures. Un petit livre passionnant et pratique. De précieuses pages comme « les trois grands fonds », les « liaisons » avant un catalogue de « recettes gourmandes ».

A noter en cette période de fêtes : six recettes à partir de foie gras. Jean-Pierre Thibaudat (Théâtre et Balagan)

Ed. Marabout – oct. 2011 – 496p. – 6,90€

Le vin pour ceux qui n’y connaissent rien Ophélie Neiman


« Le Vin pour ceux qui n’y connaissent rien » (Ophélie Neiman/L’Etudiant)

Ophélie Neiman, alias Miss GlouGlou sur Internet, t’explique le vin simplement et drôlement. Comment en parler, le reconnaître, le choisir, le conserver.

C’est didactique, plutôt précis, et surtout suffisamment rigolo pour que le livre ne te tombe pas des mains dès la page 12 (contrairement à la plupart des bouquins qui parlent de pinard).

Typiquement le petit livre à offrir à son cousin qui se la joue connaisseur, pour le taquiner, ou à sa tata qui, chaque année, se demande quelle bouteille elle va bien pouvoir poser à côté de la dinde. Antonin Iommi-Amunategui (No wine is innocent)

Ed. L’Etudiant – oct. 2012 – 236p. – 12,90€


« La Nuit du chasseur » (Wild Side)

La nuit du chasseur Charles Laughton, Philippe Garnier

Tout un ensemble autour du plus culte des films culte, « La Nuit du chasseur » : DVD, Blu-ray, audio et un formidable livre signé Philippe Garnier, « La Main du saigneur ». Jean-Pierre Thibaudat (Théâtre et Balagan)

Wild Side – oct. 2012 – 200p. – 105,04€

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  • Psicarpax
    Psicarpax
    Voleur de miettes
    • Posté à 18h29 le 13/12/2012
    • 175858
      Voleur de miettes

    Un beau marronnier cet article !
    Mais qu’est devenu ce site ? ! ...

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à Psicarpax
      Journaliste Rue89
      • Posté à 18h36 le 13/12/2012
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      On vous propose gentiment de la bonne lecture plusieurs fois par an. En réponse, les internautes proposent leurs coups de coeur livres.
      Ce n’est pas pour remplir le site - fonction des marronniers - mais parce que partager ses lectures avec les internautes nous semble plutôt enrichissant.

  • otto didakt
    otto didakt
    citoyen en colère
    • Posté à 18h34 le 13/12/2012
    • Internaute 19852
      citoyen en colère

    c’est bien gentil tout ça !
    je fais ma sélection et je vous envoie la facture !

    en tant que « gros lecteur » je me suis inscrit dans la bibliothèque de ma ville (oui je sais c’est la nouvelle du jour) pour éviter les achats impulsifs, genre liste de rue 89 ou autre forum... émission de télé, de radio etc.
    dans mes achats de l’année je regrette au moins pour la moitié d’avoir du
    passer à la caisse de mon libraire préféré...

    il faut comme pour tout « oeuvre » un certain temps, un certain recul pour apprécier sa valeur, c’est ma façon de fonctionner
    j’achète donc de plus en plus rarement des perdreaux de l’année
    et puis on peut se prêter des bouquins entre copains...

    et concernant les achats de Noël, le dernier Goncourt de l’année dernière...
    (ç-a-d L’art français de la guerre) ou Rue des voleurs de Mathias Enard pour 2012

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à otto didakt
      outrée l'outre!
      • Posté à 05h59 le 16/12/2012
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      Pense, cher citoyen, que sur les x milliers de titres qui sortent chaque année, peut-être deux, trois, ou cinq seront reédités, et à coup sûr pas plus d’un ou deux, et encore pas sûr tous les ans, qui seront encore lus dans cinquante ans. Ca c’est du recul (personnellement je n’achète jamais d’auteur qui n’ait pas ses trente ans d’histoire posthume, sauf cas de pertinence majeure. Comme ça, c’est toujours des bons livres.

  • sergio2
    • Posté à 18h48 le 13/12/2012
    • 178745

    MURTORIU (Ballade des innocents) Marc Biancarelli
    Editions actes Sud Sept 2012, 22€

  • Autist Preaching
    Autist Preaching
    Bourioul
    • Posté à 18h50 le 13/12/2012
    • Internaute 75415
      Bourioul

    J’ai feuilleté cette BD qui m’a l’air assez sympa.

    PS : le Blake et Mortimer est un bon cru, je trouve.

  • CitizenSim
    CitizenSim
    Au monde
    • Posté à 18h53 le 13/12/2012
    • Internaute 114259
      Au monde

    Dans le genre sorti tout, tout récemment, c’est sans concession, argumenté et documenté... Ébranle quelques idées reçues. L’une des thèses les plus radicales du moment. flicophiles s’abstenir !

    En tout cas merci pour les conseils de lectures...

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 19h20 le 13/12/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    .

  • thierry reboud
    • Posté à 19h25 le 13/12/2012
    • Internaute 20923

    Je suis en train de lire l’Histoire politique des services secrets français : c’est tout bonnement passionnant. Entre ce dont on se doutait et ce qui s’est réellement passé, je m’aperçois que nous jouions parfois petit bras. Je pense notamment aux dessous de la révolution des oeillets au Portugal, ça risque d’en décoiffer plus d’un...

    Pour amateurs de romans d’espionnage tout ce qu’il y a d’authentique : les trois auteurs sont d’excellents spécialistes du sujet.

  • thierry reboud
    • Posté à 19h32 le 13/12/2012
    • Internaute 20923

    Et pour prolonger la thématique « super-héros », les éditions de l’Atalante ont l’excellente idée de nous proposer l’intégrale de Brigade chimérique dans une édition magnifique : pourquoi n’y a-t-il pas eu de super-héros en Europe mais aux Etats-Unis ?

    Pour une fois que je lis une bédé... Scénario canon de Serge Lehmann et Fabrice Colin (deux des têtes les mieux faites de la science-fiction française), dessins de Gess parfaitement dans le ton.

    • Vert_de_Terre
      Vert_de_Terre répond à thierry reboud
      pirate > robot > ninja
      • Posté à 01h31 le 16/12/2012
      • Internaute 105517
        pirate > robot > ninja

      Colin est bon, mais je lui est toujours préféré Lhomme...
      Comprennes qui joua. ;)

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 19h50 le 13/12/2012
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    Moi je vais offrir à mon popâ « Le tigre » de John Vaillant, lu et approuvé par moi-même.
    « Ciel bleu », c’est très beau.

    La BD iranienne me tente diablement, bien que d’habitude le nom de Kafka serve de carte de visite (ou plutôt de gilet pare-balles) aux plus ahurissantes platitudes (j’ai encore en travers de la gorge « La ballade de Lila K, qui relève sensiblement plus de la Bibliothèque verte que d’“Un médecin de campagne”). Mais l’un des rares textes qui m’aient semblé porter la folie et la fièvre de Kafka est un roman iranien), “La chouette aveugle”. Et puis “Persépolis” c’était tellement bien !

  • Vladimir I.O.
    Vladimir I.O.
    Karl Marx 's brother
    • Posté à 19h59 le 13/12/2012
    • Internaute 127509
      Karl Marx 's brother

    Vous vous sentez obligé d’offrir un cadeau à Noël vous ?
    happés par la déferlante mercantile de fin d’année ?
    Pas moi.

    • Psicarpax
      Psicarpax répond à Vladimir I.O.
      Voleur de miettes
      • Posté à 20h01 le 13/12/2012
      • 175858
        Voleur de miettes

      Je me sens moins seul, d’un coup ; merci...

    • Zééva
      Zééva répond à Vladimir I.O.
      Autistement vôtre...
      • Posté à 13h12 le 14/12/2012
      • Internaute 191780
        Autistement vôtre...

      C’est vrai ça... Je pense la même chose tout en y participant en fait. Même si j’ai acheté les cadeaux courant octobre et qu’ils sont depuis une semaine entre les mains des bénéficiaires.

    • Le_Dore
      Le_Dore répond à Vladimir I.O.
      • Posté à 21h28 le 15/12/2012
      • Internaute 165888

      Je suis d’accord, mais bon je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me contente d’offrir des cadeaux ayant pour but de faire réfléchir mes proches (souvent des bouquins, pas forcément récents). Ce que je fais d’ailleurs aussi le reste de l’année.

      Par contre, je n’achèterai jamais un quelconque sac luxueux ou gadget inutile.

      M’enfin ptêtre que je suis lâche et hypocrite à ce sujet, pas envie d’entrer en conflit pour ce genre de truc. Par contre passé 8 ans j’ai toujours eu beaucoup de mal avec les listes de noël et ce genre d’idioties !

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 20h59 le 13/12/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Ce n’est pas une nouveauté, il a été écrit pendant les seventies, et puis pour bien finir l’année 2012 ou une autre il y a plus guilleret. C’est « L’évangile du bourreau » des frères Vaïner.
    Oubliez « Les bienveillantes » de Jonathan Littell (ça, ce n’est pas un problème), imaginez le meilleur d’Ellroy, et vous aurez une idée de ce roman, l’histoire de Pavel Egorovitch Khvatine, le maître d’œuvre du complot des blouses blanches. Si amoral veut dire quelque chose, c’est pour lui que ce mot existe.

    J’ai poursuivi ma lecture avec « La corde et la pierre » des mêmes auteurs.

    • SVP Parabellum
      SVP Parabellum répond à Pas tripette.
      subclaquant
      • Posté à 20h30 le 14/12/2012
      • Internaute 187191
        subclaquant

      merci, je ne connaissais pas du tout, ça me donne vraiment envie de le lire..Je vais de ce pas le commander...

  • SuperJeannot
    SuperJeannot
    Rarement d accord sauf si
    • Posté à 21h08 le 13/12/2012
    • 180437
      Rarement d accord sauf si

    Offrez le code du travail, c’est une fin de série !

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 21h16 le 13/12/2012
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Merci pour les bons plans. Je ne partage pas le commentaire de Habibi. Comme tout Thompson, c’est long et contemplatif. Ici, un peu trop, préférez Blankets.
    De mon côté, une petite trilogie :
    - en BD, Elmer, de Gerry A. Sublime et original.
    - en roman, (re)offrir Tristan Egolf.
    - dans les essais, pour les curieux de musique et de produits interdits, il y a le très complet Waiting for the man de Shapiro. Édifiant.

  • greg0rsamsa
    greg0rsamsa
    Rauque star
    • Posté à 21h39 le 13/12/2012
    • Internaute 124563
      Rauque star

    J’avais découvert les fous-furieux brillantissimes du Dernier Cri marseillais au festival Crack, au sein du forte Prenestino romain, en juin 2011.

    Soirées mythiques, viaggio al termine della notte, images (et plus encore) inoubliables.

    J’y suis repassé et les ai retrouvés cette année, et ai succombé à un ouvrage du dessinateur Craoman (en collaboration avec Dav Guedin) paru en 2010 (mais à offrir en toute occasion et quelle que soit l’année) : « Bray-Dunes 99 », c’est noirissime, drôlissime, méchantissime, c’est du très lourd, du très propre et du très bon.

    La 4e de couv est lisible ici.

  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 21h44 le 13/12/2012
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    J’aime beaucoup ce genre d’articles où enfin les participants y mettent leur cause, leur goût, leur dégoût, leurs passions et leurs vices personnels en devanture.

    Cela fait du bien car l’horizon sur Rue89 soudain s’élargit...

    Je regrette beaucoup cependant la disparition des « meilleurs du net » (ou quelque chose d’approchant, j’ai oublié l’intitulé exact).
    Pourquoi ne pas le remettre ?

  • inspecteur crouton
    • Posté à 21h52 le 13/12/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    Je valide la BD « Vingt Trois Prostituées » et le Kasischke de Nain Glumeux et j’y ajoute le Vassilis Alexakis « L’Enfant grec » qui a failli et qui aurait dû avoir le Goncourt, admirable roman de rencontres et de réflexions sur la vie, eh oui.

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 09h52 le 14/12/2012
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    du coup je vais mettre les miens

    • Chimulus
      Chimulus répond à Chimulus
      Dessinateur de presse
      • Posté à 09h53 le 14/12/2012
      • Internaute 5775
        Dessinateur de presse

      album 1

    • Chimulus
      Chimulus répond à Chimulus
      Dessinateur de presse
      • Posté à 09h55 le 14/12/2012
      • Internaute 5775
        Dessinateur de presse

      album 2

    • Chimulus
      Chimulus répond à Chimulus
      Dessinateur de presse
      • Posté à 09h56 le 14/12/2012
      • Internaute 5775
        Dessinateur de presse

      album 3

    • Chimulus
      Chimulus répond à Chimulus
      Dessinateur de presse
      • Posté à 09h59 le 14/12/2012
      • Internaute 5775
        Dessinateur de presse

      les auteurs

  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 10h36 le 14/12/2012
    • Internaute 110884
      -

    « mythe nationale »
    Offrez un Bescherelle à Zineb

    • Samuel_Vimaire
      Samuel_Vimaire répond à Hurz
      Diplomate morporkien
      • Posté à 14h04 le 14/12/2012
      • Internaute 194403
        Diplomate morporkien

      Offrir un Bescherelle à 60% de la population serait un bon investissement...

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à Hurz
      Journaliste Rue89
      • Posté à 18h01 le 14/12/2012
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Vous pouvez me l’envoyer à Rue89. On est au 24 rue de l’Est dans le 20ème à Paris. Merci !

  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 10h34 le 14/12/2012
    • Internaute 110884
      -

    Et Tardi alors !

  • Ermite
    Ermite
    Anarchiste, pas gauchiste, (...)
    • Posté à 11h57 le 14/12/2012
    • Internaute 37758
      Anarchiste, pas gauchiste, (...)

    Et avec tout ça, pas un bouquin de SF ou de fantasy...
    C’est agaçant ce mépris systématique et souverain pour des genres arbitrairement considérés comme « mineurs ».

    • Anthony Boyer
      Anthony Boyer répond à Ermite
      Libraire Téméraire
      • Posté à 14h31 le 14/12/2012
      • Internaute 190787
        Libraire Téméraire

      N’étant pas un grand amateur de SF (par goût et non par élitisme), je serais, pour ma part bien en peine de conseiller un ouvrage dans ce domaine. Reste que le travail éditorial entamé cette année sur l’oeuvre de K. Dick demeure très intéressant. J’avais rédigé un papier sur le sujet il y a quelques temps. Une occasion pour (re)découvrir ses premiers romans, ou de nouvelles traductions du « Maître du haut chateau » ou de « Blade runner ».

      • Quand Le Tigre Lit
        Quand Le Tigre Lit répond à Anthony Boyer
        en rédaction de Sutras du Tigre
        • Posté à 22h54 le 14/12/2012
        • Internaute 189949
          en rédaction de Sutras du Tigre

        Très bon lien, merci. Y’a aussi A rebrousse temps qui vaut le coup. L’auteur n’était pas encore fin perché.

         
        • Anthony Boyer
          Anthony Boyer répond à Quand Le Tigre Lit
          Libraire Téméraire
          • Posté à 12h50 le 15/12/2012
          • Internaute 190787
            Libraire Téméraire

          Oui « A rebrousse temps est effectivement un bon K. Dick », bien plus compréhensible que le ’très tendance’ « Substance mort », et encore, selon les dickiens confirmés, ce-dernier n’est pas le pire...

          • Quand Le Tigre Lit
            Quand Le Tigre Lit répond à Anthony Boyer
            en rédaction de Sutras du Tigre
            • Posté à 16h09 le 15/12/2012
            • Internaute 189949
              en rédaction de Sutras du Tigre

            Faut que je le résume d’ailleurs, « substance M ». L’avais lu bien avant la bouse avec Keanu Reeves, et la fin m’avait tout simplement laissé sur le cul.
            En revanche, la tétralogie SIVA, je n’ai pas pu.

        2 autres commentaires
    • A déménagé le 2 1 2013
      • Posté à 12h00 le 15/12/2012
      • Internaute 108490

      Si je peux me permettre un conseil de lecture, « Journal de nuit » de Jack Womack (chez Denoël, Présence du futur).

  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 12h14 le 14/12/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    Alors celui là il est absolument conseillé. Un bon gros roman graphique, narrant l’histoire du pool anti-mafia italien de sa création jusqu’aux attentats envers les juges Falcone et Borsellino. Très complet et très documenté (on passera son temps à aller voir l’annexe de fin pour lire les biographies des différents personnage cités dans le roman). Les dessins ne sont pas sans rappeler ceux de Blacksad, et on s’amusera à comparer la tête des vraies personnes avec celle de leurs homologues animaux.

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 13h03 le 14/12/2012
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    J’ai hésité à prendre le dernier Tardi (StalagIIB). Et en fin de compte j’ai opté pour Le cri du peuple, version intégrale pour mon homme qui ne connait ni Tardi, ni l’histoire de la Commune.

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 13h05 le 14/12/2012
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Et pour mon fils, Maüs de Spigelman, aussi dans sa version intégrale.

    • Quand Le Tigre Lit
      Quand Le Tigre Lit répond à Zééva
      en rédaction de Sutras du Tigre
      • Posté à 22h57 le 14/12/2012
      • Internaute 189949
        en rédaction de Sutras du Tigre

      Meta-maus est plus complet, avec les bonus de l’auteur.
      Au risque de me répéter, il est sorti Elmer, dans le même style (peut être plus pour les adultes). Bon plan si votre fils est un adolescent.

  • Samuel_Vimaire
    Samuel_Vimaire
    Diplomate morporkien
    • Posté à 13h09 le 14/12/2012
    • Internaute 194403
      Diplomate morporkien

    Les comptes de Noël revisités par Terry Pratchett.

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