DailyNord 03/12/2012 à 18h17

Musée : le Louvre-Lens en 5 questions

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DailyNord | Un autre regard sur l’actualité du Nord-Pas-de-Calais


Une reflet sur la vitrine de « L’Eté » de Giuseppe Arcimboldo au musée du Louvre à Lens, le 3 décembre 2012 (Michel Spingler/AP/SIPA)

Le Louvre à Lens, on en parle depuis 2003, mais on ne le surnommera plus « l’Arlésienne » : il sera inauguré mardi par François Hollande, jour de la sainte-Barbe, patronne des mineurs, et ouvrira ses portes le 12 décembre.

Teaser pour l’ouverture du musée, le 12 décembre 2012
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Un Louvre décentralisé, c’est quoi ?

Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture en 2003, avait engagé un plan de « démocratisation culturelle » : il s’agissait de rapprocher la culture des habitants, vieux projet en sommeil dans les cartons ministériels. Le projet de déclinaisons locales de l’emblématique musée parisien faisait partie de ce plan.

Des villes du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie se sont portées candidates : Arras, Lens et Calais, rejointes, dans les mois suivants par Amiens, Valenciennes, Boulogne-sur-Mer et Béthune (laquelle laissera finalement tomber).

La région offrait les meilleurs atouts :

  • une situation au carrefour de l’Europe ;

  • un poids démographique ;

  • des infrastructures routières et ferroviaires ;

  • une zone de chalandise énorme aussi avec 100 millions d’âmes dans un rayon de 350 kilomètres.
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Pourquoi Lens ?

Pour le symbole : le Louvre s’installe dans un bassin ouvrier. Le site retenu est d’ailleurs un ancien carreau de mine. Lens, c’est la terre jusque-là délaissée, qui a pourtant tant donné pour la France.

Dans un premier temps, Lens est apparue moins bien lotie que ses concurrentes. Mais le lobbying intense de Jack Lang et du président de région Daniel Percheron a payé.

Mais ils ne sont pas les seuls à avoir joué un rôle. Un exemple : en juillet 2004, le nouveau ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, inspecte les différents sites candidats. A Lens, trois veuves de mineurs surgissent de leurs corons et apostrophent le ministre pour l’inviter à boire « un tiot’ bistouil ». Avec leurs mots bien à elles, ces trois dames disent alors pourquoi elles désirent voir ce Louvre à Lens. Une intervention spontanée qui séduit le ministre...

L’annonce, maintes fois repoussée, intervient finalement le 29 novembre 2004 avec la visite express de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, à Lens. « Un pays ne peut oublier ceux qui se sont sacrifiés pour lui. C’est une décision de mémoire et d’avenir », dit Raffarin lors de sa venue.

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Combien ça coûte et qui paye ?

Forcément, un Louvre, ça coûte un peu plus cher qu’un musée de la tyrosémiophilie (collection d’étiquettes de fromages). A l’origine du projet, on parlait de 30 à 45 millions d’euros… C’était en 2003 et il s’agissait alors d’une vulgaire estimation. En 2012, selon les informations données par le Louvre-Lens lui-même, le projet coûte en fait 150 millions d’euros.

Qui paye ?

  • la région Nord-Pas-de-Calais : 60% ;
  • le département : 10% ;
  • la communauté d’agglomération de Lens-Liévin et la ville de Lens : 10% ;
  • le Fonds européen de développement régional (Feder) : 20%.

Sans oublier les 15 millions d’euros de fonctionnement annuels.

Visite du chantier du Louvre-Lens
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Va-t-on y voir « La Joconde » ?

Le Louvre-Lens n’aura pas de collection propre, mais se reposera sur les prêts du grand frère du Louvre. Mais peu de chance que Mona Lisa quitte la rue de Rivoli : le tableau est jugé trop fragile pour voyager.

Dans « la Galerie du temps », on retrouvera pendant cinq ans 200 œuvres balayant la période de -3 500 avant Jésus-Christ jusqu’au XIXe siècle. Dont « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix, mais aussi des œuvres de Rubens, Raphäel, Poussin, Goya, etc.


Le musée du Louvre à Lens, le 3 décembre 2012 (PHILIPPE HUGUEN/AFP)

Deux grandes expositions temporaires seront aussi proposées. La première, ancrée sur la Renaissance, accueillera notamment « La Sainte-Anne » de Léonard de Vinci.

Le choix des œuvres proposées par le Louvre-Lens ne plaît pas à tout le monde. Ainsi, nos confrères de La Tribune de l’Art, qui les jugent sans cohérence, évoquent « l’incroyable indigence intellectuelle du Louvre-Lens ».

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Qu’est-ce que ça va apporter au bassin minier et à la région ?

Pour les politiques, Daniel Percheron, président de région, et Guy Delcourt, député-maire de Lens, le Louvre-Lens peut révolutionner le bassin minier et consolider son avenir, à l’instar de Bilbao et son musée Guggenheim. Ou Metz et son Beaubourg. Avec 750 000 visiteurs attendus la première année, et 500 000 en vitesse de croisière, il aidera à la renaissance de l’image et de l’économie de la ville.

Lens, au cœur d’un bassin de population de 100 millions de personnes sur 350 km à la ronde, a des atouts. Mais la ville n’a pas l’air encore particulièrement prête à accueillir son nouveau joyau : elle manque d’hôtels notamment. Chez les habitants, sceptiques, l’enthousiasme est encore mesuré.

Publié initialement sur
DailyNord
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  • 30 réactions
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  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 18h23 le 03/12/2012
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    150 M€, ce n’est pas rien là. Espérons que ça devienne à long terme rentable pour la région.

    Au moins, ça permet de (re)découvrir au Louvres (celui de Paris) des œuvres qui étaient au sous sol. Pour combattre l’oubli, rien de mieux.
    Y’a une femme qui en parle mieux que moi, c’est Thornton dans son essai 7 jours dans le monde de l’art.

    • nonolepetitrobot
      • Posté à 18h54 le 03/12/2012
      • Internaute 193607
        gentil

      150 millions pour un cube qui évoque la sobre élégance d’un magasin hall aux chaussures...

      Merci à tous les architectes de nous offrir leur merdes cubiques dans toutes les villes d’Europe....

      Inepte et moche mais c’est moderne, c’est cool. Vive l’architecture d’état.

      • Pi.K
        Pi.K répond à nonolepetitrobot
        Vilain Parisien
        • Posté à 20h32 le 03/12/2012
        • Internaute 105016
          Vilain Parisien

        « Vive l’architecture d’état. »

        Pourquoi convoquer l’État ?

  • Bien sous tous points
    Bien sous tous points
    Je suis ton père
    • Posté à 19h37 le 03/12/2012
    • Internaute 195762
      Je suis ton père

    ça a l’air joli, encore un endroit que je visiterais jamais ( « pov petit chat » )

    ( je suis perdu dans les mots

    Lien )

  • cyrilleh
    cyrilleh
    Classe moyenne
    • Posté à 19h50 le 03/12/2012
    • Internaute 99871
      Classe moyenne

    Il est bizarre ce papier en lien sur « l’incroyable indigence intellectuelle du Louvre-Lens »... quand bien même le musée n’est pas encore ouvert ! Parce que bon, un musée, c’est plus qu’une collection d’oeuvres, c’est aussi une mise en scène, une présentation. Et sur ça, on n’en sait rien.

    Sinon, le prix... ça ne fait jamais que 1€50 par personne vivant à moins de 350km. On est dans une des zones les plus densément peuplés, normal d’y avoir de beaux musées (la Piscine à Roubaix, les Beaux-Arts de Lille et maintenant le Louvre-Lens). A titre de comparaison, la rénovation du Stade Bollaert pourrait coûter 80m d’Euros. Personnellement, je préfère payer le double et avoir un musée plutôt qu’un stade rénové.

    • Enki
      Enki répond à cyrilleh
      alchimiste
      • Posté à 02h49 le 04/12/2012
      • Internaute 9562
        alchimiste

      N’oublions pas le LaM, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut à Villeneuve d’Ascq !
      Lien

      Perso, je suis aussi bien plus content de voir le Louvre fleurir sur la misère de Germinal que de voir le nouveau grand stade de Lille Métropole faire oublier l’aire d’accueil des gens du voyage de Villeneuve d’Ascq où l’on allait au bal tsigane.

  • laju
    laju
    la vérité c’est dégueulasse
    • Posté à 22h28 le 03/12/2012
    • Internaute 195209
      la vérité c’est dégueulasse

    Il est domage que l’architecture ne soit pas spectaculaire.
    Une part du succés de Pompidou-Nancy vient du signal architcturale qui le rend identifiable .
    La nous avons un batiment qui a surement des qualités , mais qui semble anonyme

    • miscanthus
      miscanthus répond à laju
      Triploïde
      • Posté à 12h32 le 04/12/2012
      • Internaute 195439
        Triploïde

      L’architecture est certainement très différente en raison des pièces exposées. Le Pompidou Nancy expose des artistes contemporains, sans réelles contraintes de conservation et donc d’exposition à la lumière.

      Le Louvre Lens, c’est pas tout à fait la même chose, avec des oeuvres de plusieurs siècles parfois très fragiles.

      Et le Guggenheim de Bilbao, c’est peut être un exemple de réalisation architecturale « artistique », mais c’est le cauchemar absolu pour un monteur d’exposition (présence, lumières/contrastes, organisation de l’espace).

      Et surtout une grosse boîte à fric comme le Guggenheim de NY, géré par une fondation très lucrative.

      • aimable
        aimable répond à miscanthus
        plasticien
        • Posté à 15h09 le 04/12/2012
        • Internaute 70198
          plasticien

        Côté archi et surtout pour un musée, perso j’opte pour la sobriété afin de ne pas confondre contenant et contenu. A ce sujet et dans le genre, l’archi du MAC/VAL à Vitry respect cet équilibre. Savoir ce que l’on veux ! Voyez le Guggenheim de Bilbao, voir le Pompidou de Metz, c’est l’archi qui prime au détriment des oeuvres et des expos dont on parle rarement.
        Pour le contenu du Louvre de Lens, à que voilà une bonne idée. Enfin un espace où les cimaises évolueront au grès des prêts et déplacements, autrement dit un musée vivant avec des accrochages dynamiques.

         
        • miscanthus
          miscanthus répond à aimable
          Triploïde
          • Posté à 16h07 le 04/12/2012
          • Internaute 195439
            Triploïde

          Dans le genre pas terrible il y a aussi l’extension du Museo Reina Sofía de Madrid par les Ateliers Jean Nouvel, avec en vrac :
          - des salles d’exposition avec éclairage nullissime (murs blanc, éclairage d’ambiance faible et uniforme, quasiment pas de projecteurs (semi)directionnels pour mettre en valeur les œuvres... au bout de 10 min, somnolence garantie)
          - une place intérieure qui ne sert à rien, des terrasses couvertes accessibles mais sans agrément ni usage ...

          Il n’y a que la bibliothèque qui sauve (un peu) le projet.

        • Pi.K
          Pi.K répond à aimable
          Vilain Parisien
          • Posté à 22h41 le 04/12/2012
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          La Neue Nationale Galerie de Berlin est assez belle pour ça. J’avais bien aimé aussi la Berlinische Galerie, mais c’est un style très différent.

          Récemment, on a eu un très bel aménagement avec le centre Leclerc pour la culture, à Landerneau. Dit comme ça, ça fait un peu « supermarché », mais en vrai c’est très réussi. Beaux volumes et de belles possibilités pour l’usage des lumières.

        2 autres commentaires
  • nikodiem
    nikodiem
    plus conscient
    • Posté à 23h42 le 03/12/2012
    • Internaute 120529
      plus conscient

    c’est vrai qu’il est moche ce batiment... il avait plus de gout à l’epoque pour le vrai...

    c’est marrant.... comment ceux qui font les devis son mauvais, archi-mauvais !
    surtout des qu’il ya de l’argent publique.
    45 millions ? et bien non ca sera 150 ! ! !
    je parie qu’à NDDL ca va etre pareil... allez qui veut parier ?
    l’EPR... combien de fois plus chere ?
    et après on attend que la france est mal lotis dans sa lutte anti-corruption d’apres l’ocde... oh la mauvaise langue !
    donc 150 millions ....... quid du prix de la place dans ce bassin ouvrier ?
    la culture gratuite vous dites ? non mais oh !
    et pis je pense pas qu’ils aient pensé aux prolos quand ils l’ont construit leur cube, mais plutot pour la bourgeoisie de la 4eme region la plus riche de france ! ...oh lala encore du mauvis esprit....

    150 millions donc... ils vont etre content les pauvres de voir qu’ils habitent un pays riche !

    • Pi.K
      Pi.K répond à nikodiem
      Vilain Parisien
      • Posté à 01h50 le 04/12/2012
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Quelle « époque » ? On a tendance à l’oublier, mais le Louvre n’a jamais cessé d’être retravaillé depuis le XVI° siècle. François Ier a lancé la construction de l’aile Lescot, Henri IV a fait construire l’aile sud, Louis XIII a commandé la réalisation du pavillon de l’horloge et de l’aile qui fait pendant à l’aile Lescot, Louis XIV a fait terminer la cour carrée, Napoléon Ier et Napoléon III y sont allés de leurs ajouts (l’aile nord, sur la rue de Rivoli, est due à numéro 1, les pavillons Turgot et Richelieu, Mollien et Denon à numéro 3), et le dernier roi de France a fait ajouter une pyramide. Et j’en passe.

      C’est juste que c’est énervant, les gens qui regardent les œuvres architecturales du passé et qui croient qu’elles appartiennent tout entières à une même époque. La plupart des châteaux royaux sont au contraire le résultat d’un travail très long, que ce soit Fontainebleau, Versailles ou le Louvre.

      Par ailleurs, ne vous y trompez pas : si un roi quelconque se faisait construire un château tout neuf aujourd’hui, ce serait un bâtiment à la mode d’aujourd’hui. Cherchez donc « Bouygues Challenger » sur Google images (faute de grives, on mange des merles ; on n’a plus de rois, mais on a des capitaines d’industrie).

      • nikodiem
        nikodiem répond à Pi.K
        plus conscient
        • Posté à 09h01 le 04/12/2012
        • Internaute 120529
          plus conscient

        « C’est juste que c’est énervant, »
        il vous en faut pas beaucoup..... ok ok... le louvre a été construit sur 8 siecles... pardon vilain parisien.....
        n’empexhe que sur 8 siecles, le style est globalement resté le meme.... ya pas une aile en pierre, l’autre en verre(mis à part le truc triangulaire au milieu de la cour), l’autre en métal, puis une autre en style gothique et une autre d’un autre genre.... ils ont su resté constant dans le style globale... meme si j’imagine qu’il ya des differences qu’un profane comme moi (et tout les autres) ne voient pas

         
        • Pi.K
          Pi.K répond à nikodiem
          Vilain Parisien
          • Posté à 09h51 le 04/12/2012
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          Les différences de style sont très visibles. Comparez la façade orientale (sur la rue à l’arrière de la cour carrée), l’aile Lescot (Renaissance), et l’aile nord construite pour Napoléon (néoclassique/empire).

          Et c’est encore plus flagrant à Versailles : la partie du château qui donné sur la cour de marbre date de Louis XIII, c’est une bâtisse en brique et pierre. La façade occidentale (sur les jardins) date de Louis XIV, c’est l’un des sommets de l’architecture du Grand siècle (tout plein de colonnes, de statuaire grecque, etc.) et ça n’a visuellement rien à voir avec les façades de la cour de marbre.

        1 autres commentaires
  • Prosperine -
    Prosperine -
    Peintre
    • Posté à 23h45 le 03/12/2012
    • Internaute 193981
      Peintre

    Fantastique.. et les touristes qui visitent Paris (et qui sont donc intéressés par l’histoire parisienne) vont devoir aller à Lens pour voir La Liberté (vous dites 5 ans, ailleurs je lis 1 ans ?) Je signale quand même qu’il s’agit d’un tableau parisien, représentant un événement spécifiquement parisien. Bref, ils voulaient un truc connu, on leur file un Delacroix, c’est vraiment trop déprimant. Par ailleurs je suis contre ce déplacement des oeuvres d’art pour servir l’économie de la région, on comprend bien que l’intérêt économique va finir par peser plus lourd que la préservation des oeuvres.

    • Tabac
      Tabac répond à Prosperine -
      De passage
      • Posté à 14h27 le 04/12/2012
      • 177241
        De passage

      Chère Proserpine,
      Je pourrais être relativement d’accord avec vous dans la mesure où la première fois que j’ai amené ma pépette à Paris –elle était petite– c’est effectivement la Liberté guidant le peuple que nous sommes allés voir au Louvre.

      Cependant, à vous écouter, il semblerait complètement incongru d’y rencontrer aussi la vénus de Milo, le sphinx voire la Joconde.
      Du reste, la Liberté guidant le peuple est un symbole qui dépasse largement le cadre parisien : sa porté est à mon avis universelle et elle appartient, au même titre que la Cène, Chéops ou la Flûte enchantée (etc.), au patrimoine commun de l’humanité. A ce titre, elle me semble aussi bien en transit à Lens qu’à Paris.

      Concernant la conservation préventive, je ne vois pas trop en quoi le personnel de Lens serait moins compétent que le parisien.

      « La liberté guidant le peuple » revue par les palestiniens sur le mur de la honte d’Israël.
      Photo : Gerard Gourmelon Lien

    • Planti Grade
      Planti Grade répond à Prosperine -
      Etudiant
      • Posté à 13h38 le 04/12/2012
      • Internaute 194714
        Etudiant

      Je ne savais pas que Paris ne faisait de révolutions que pour Paris... finalement la Liberté guidant le peuple, c’est un tableau français, voire universel... Ou alors rendez en effet la Vénus de Milo et la Joconde, mais aussi les tableaux de l’école flamande, les retables bourguignons, etc.

      Et en effet on ne voit pas pourquoi les conservateurs lensois seraient moins compétents que les Parisiens... C’est drôle de voir à quel point les gens aiment bien aller voir, lors d’expos, des oeuvres qui viennent des quatre coins du monde, mais rechignent à prêter leurs bijoux de famille, même au profit de compatriotes...

      • Tabac
        Tabac répond à Planti Grade
        De passage
        • Posté à 14h25 le 04/12/2012
        • 177241
          De passage

        Entre outre, il ne me semble pas que la richesse de Paris provienne exclusivement du bassin houiller du trou des halles ni la démocratie sociale seulement de l’île St-Louis.
        Si on peut renvoyer la balle en essayant de contribuer au redressement économique du Nord, on fonce.

        Photo : Thomas Kar.
        Lien

      • Prosperine -
        Prosperine - répond à Planti Grade
        Peintre
        • Posté à 14h34 le 04/12/2012
        • Internaute 193981
          Peintre

        Salut Tabac,

        Pour ce qui est de la conservation, je parlais évidement du transport, sachant qu’à Lens on est pas moins compétent qu’à Paris.

        Le déplacement des oeuvres n’a fait que croitre ces dernières années, souvent pour des « expositions cirque » sans aucun intérêt à par se glorifier d’avoir fait se déplacer un truc connu. Certains spécialistes se sont montrés alarmistes, sachant qu’on peut réduire les « souffrances » pendant le transport mais pas les empêcher totalement. Si j’ai bien compris ce musée n’aura pas de collections propres, d’ou des déplacements réguliers d’oeuvres, c’est ça que je trouve inquiétant.

        Par contre j’espère que vous n’imaginer pas qu’on va recruter des locaux pour jouer les conservateurs et restaurateurs. Ça se passe pas tout à fait comme ça, y a de fortes chances pour que ces personnes viennent de Paris puisque c’est la bas qu’elles sont majoritairement formées.

        La Joconde n’est pas un événement d’actualité d’une époque. Avec La Liberté on a un événement spécifique à un lieu (dont on voit le décor au fond, le peintre s’est peut être pas fatigué pour rien à situer la scène), je trouve logique de considérer que ce tableau appartient à l’histoire de ce lieu et qu’il est plus intéressant qu’il s’y trouve pour tout le monde, mais oui ça peut se discuter.

        De façon plus générale, la présence d’oeuvres dans tel ou tel musée ou tel ou tel pays c’est aussi intéressant à étudier que les oeuvres pour elle même. Pourquoi la Vénus est elle en France ? pourquoi au Louvre ? c’est une petite histoire facile à trouver, ça témoigne d’une époque. C’est pareil pour la Joconde, qu’il serait tout à fait crétin de rendre à l’Italie, malgré certaines demandes, si son auteur à voulu l’emporter chez nous et y mourir c’est que la cour de François premier à su être plus attractive pour lui. Bref. Vous voyez il y a des contingences historiques qui expliquent l’emplacement et la propriété des oeuvres. Actuellement l’histoire c’est nous qui la faisons.

        Planti Grade, vous mélangez tout et vous faites une fixette sur la propriété, la question n’est pas de savoir si il est normal que telle personne détienne ça ou ça, mais si il est souhaitable que telle oeuvre se trouve ici ou là, ce qui est très différent. Et, si, justement c’est arrivé que Paris ne fasse de révolution que pour elle :), cherchez bien.

        Le fond de mes propos c’est que ce qui devrait toujours primer est la sécurité des oeuvres et je trouve que tout ça pue les intérêts financier à plein nez, je suis pas dans une gueguerre Paris/Province. Y a que les provinciaux qui font ça : p

         
        • Planti Grade
          Planti Grade répond à Prosperine -
          Etudiant
          • Posté à 15h34 le 04/12/2012
          • Internaute 194714
            Etudiant

          Prosperine,

          Il est arrivé une fois que Paris fasse une révolution pour elle-même, lors de la Commune en 1871... Et encore celle-ci s’est accomplie dans un cadre de résistance nationale face à la Prusse, avec l’idée d’encourager les autres villes à imiter l’exemple parisien (Communes de Lyon, de Marseille, etc).

          Les barricades de la révolution de 1830, si vous regardez bien, se sont élevées à l’initiative des bourgeois de Paris, pour lutter contre des politiques nationales (suppression de la liberté de la presse, etc.). 1830 est donc une révolution française, dont l’épicentre est à Paris, mais qui concerne autant aujourd’hui le Lensois que le Parisien... Et ne vous inquiétez pas, la Liberté guidant le peuple revient vite ! Dans un an elle est dans vos murs...

          La question de la sécurité des oeuvres et bien sûre importante. Mais à ce moment là, pourquoi faire une fixette sur le Louvre Lens ? Le fait de renoncer à bâtir à Cergy-Pontoise des réserves sécurisées est bien plus préoccupant : en cas de crue centennale de la Seine, les réserves seront inondées... Et les oeuvres bien abîmées...

          Sur le fond du problème, ce n’est pas une question de propriété mais d’accessibilité... Les chefs-d’oeuvre de l’humanité, a fortiori les anciens qui ne souffrent pas de la législation sur les droits d’auteur, appartiennent à l’humanité entière ! Vos arguments sur la Joconde se défendent bien, mais prenons la Vénus de Milo : en quoi est-il légitime qu’un Parisien ait aujourd’hui une facilité plus grande à admirer la Vénus qu’un Athénien ? Vous voulez bien admettre que les oeuvres sont à tout le monde, mais ça vous embête qu’elles soient loin de chez vous.

          Sur « les intérêts économiques » : d’abord ce n’est pas si stupide que ça de vouloir jouer avec, car ils sont du travail, de l’emploi, etc. Le Louvre à Paris c’est du tourisme... et des artistes en plus. Mais le vrai sujet n’est pas là. Les collectivités locales du Nord, qui ont payé le Louvre Lens à plus de 80%, auraient bien pu investir cet argent ailleurs (dans une usine, voire un stade) pour obtenir un meilleur rendement. Mais le but de cette « délocalisation » est de permettre à des gens de voir des oeuvres d’art que sinon ils n’auraient jamais vu, simplement parce qu’ils ne peuvent pas (pour certains) se payer un voyage à Paris pour visiter le Louvre Paris.

          La vraie raison pour laquelle le Louvre est à Lens est la plus évidente : c’est que cela permet à 4 millions de français d’avoir un accès aux oeuvres plus évident. Et ça c’est chouette.

          Je passe sur votre remarque sur la guéguerre Paris-Province qui montre que vous êtes en plein-dedans. Je ne veux pas embêter les Parisiens. Dans l’idéal, je voudrais que tout le monde ait un accès à la culture comparable à celui des Parisiens. Est-ce votre cas aussi ?

          • Prosperine -
            Prosperine - répond à Planti Grade
            Peintre
            • Posté à 22h45 le 04/12/2012
            • Internaute 193981
              Peintre

            Monsieur,

            Il semblerait que vous n’ayez aucunement le sens de l’humour pour « la gueguerre Paris/Province », c’est triste !

            L’accessibilité à la culture est une priorité absolue, pour autant les oeuvres son fragiles et non démultipliables. Vous comprendrez donc qu’on ne créer pas des musées comme des préfectures, dans une volonté décentralisatrice, parce que les oeuvres ne sont pas des services mais des objets uniques.

            Lens veut un musée, c’est cool. Mais pourquoi une antenne du Louvre ? pourquoi pas des oeuvres à eux définitivement ? Pourquoi pas de la sorte sauver des oeuvres dont personne ne s’occupe, y’en a plein ? Parce qu’on veut du Blinbling, de la croute connue qui vient du Louvre ! voila pourquoi (les parisianistes c’est eux là ! pas moi, vous vous trompez de cible) . En plus, ça permet aux politiques de faire leur petit tour de piste en se donnant bonne conscience et popularité, le tout sur un air de preux chevalier qui apporte la lumière culturelle dans une région ouvrière qui nous a tant donné (mais où sont mes Clinex ? ? ? ?). Ben désolé du peu mais moi ça me donne la nausée cette condescendance. Vous ne m’avez pas l’air stupide, je pense que vous n’êtes pas dupe et que vous vous méprenez légèrement sur les origines de ma position.

            Bon sinon on pourrait en discuter des heures, mais c’est pas l’endroit. Comme conclusion : cette conversation et ce Louvre-Lens donne l’impression que tout l’Art est à Paris et que c’est l’Art qui vient de Paris qui mérite le déplacement, ça m’énerve. Les Beaux Art de Lille c’est quoi ? Je vais pas vous mettre la liste des musées du nord de la France mais c’est pas comme si on y manquait de quoi s’enrichir le cerveau.

            • Planti Grade
              Planti Grade répond à Prosperine -
              Etudiant
              • Posté à 23h20 le 04/12/2012
              • Internaute 194714
                Etudiant

              Je vois mieux votre position et je la comprends, néanmoins il me semble que vous oubliez quelque chose d’important, c’est simplement que les gens sont heureux d’avoir « le Louvre » dans leur Région.

              Pour être honnête avec vous, il faut que je vous explique ma situation : je connais bien le Nord (j’en viens) et la région parisienne (j’y vis). Je suis donc attaché à ces régions pour des raisons diverses, et s’il vous semble que je m’enfonce dans la « guéguerre Paris-Province », ce n’est pas tellement par esprit de clocher mais plutôt parce qu’il me semble important, dans un esprit d’égalité, que tout le monde soit traité de la même manière, notamment dans le domaine culturel.

              La Région NPDC mène depuis vingt bonnes années une politique ambitieuse pour accroître son patrimoine muséographique. Les Beaux-Arts de Lille ont été rénovés il y a une quinzaine d’années, le LAM à Villeneuve-d’Ascq et la Piscine à Roubaix excellent dans leurs domaines, il y a de bons musées d’art à Douai, Valenciennes, Boulogne-sur-mer, Arras et j’en passe probablement. Bref il y a sûrement des régions plus déshéritées que celle-ci et de ce point de vu on aurait pu installer plus légitimement une antenne de Louvre à Limoges ou Cayenne !

              Cependant il faut reconnaître que les collections de ces musées, vis-à-vis des grands musées parisiens, apparaissent comme « de second rang ». Si vous allez sur le site de la Piscine Lien, vous verrez par exemple que c’est un musée magnifique (peut-être le connaissez-vous), mais qui expose très peu de « chefs-d’oeuvre », les oeuvres les plus connues étant, pour schématiser, à Orsay...

              Vous me direz que cela importe peu, et qu’il y a sans doute nombre de trésors oubliés à la Piscine. Je n’en doute pas, mais cela veut aussi dire qu’un Roubaisien à qui on donnerait toutes les possibilités du monde d’explorer la Piscine dans tous les sens ne verrait jamais un Gauguin ou un Van Gogh, alors que d’une certaine manière, c’est « important » de connaître Monet ou Van Gogh. Et aussi plus facile, si on reste un amateur, que de fonder sa culture artistique sur les oeuvres de tel peintre régional oublié...

              Et dans cet esprit, le Louvre à Lens, c’est une consécration pour la Région ! Je ne crois pas qu’elle le fasse dans un but purement économique. Simplement, elle s’est battue pendant un an pour faire des musées avec des oeuvres, qui, à Paris, auraient été « surclassées » et seraient restées enfouies dans les réserves, et on lui dit maintenant « eh bien nous vous prêtons pendant un an la Liberté guidant le peuple ! ».

              Les gens sont touchés de cela. Parce qu’on peut aimer connaître des artistes un peu oubliés, avoir le « sens » d’un courant artistique précis, mais pour cela il faut une culture globale... Et cette culture s’acquiert, un peu comme en histoire, d’abord par quelques grands repères qui viennent ensuite structurer le reste... Je me souviens comme hier de la première fois que mes parents m’ont emmené au Louvre : je devais avoir 8 ou 10 ans, et en une journée nous avons fait, grâce à un dépliant spécial, le tour des oeuvres « marquantes », il y avait l des choses aussi diverses que le code d’Hammurabi II, le scribe accroupi, la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace, les Noces de Cana, la Joconde, la Liberté guidant le peuple, la couronne impériale de Napoléon III... Plus tard, étudiant, j’ai aimé prendre une après-midi pour traîner, découvrir un département. Mais je n’aurais pas pu le faire si on ne m’avait pas fait entrevoir cette fresque. Et je pense donc que H. Loyrette n’a pas eu tort de vouloir cette « grande galerie du temps », qui reste l’initiation la plus simple possible.

              Alors, certes, on ne peut as créer « des musées comme des préfectures ». Mais encore une fois, le Louvre contient dix fois plus de réserves que d’oeuvres exposées... Un partage est possible je crois, pour que des enfants plus défavorisés que moi puissent connaître cette émotion à leur tour. C’est le sens de ma position ici.

              Comme vous l’avez dit, ce n’est pas un lieu pour débattre. Je ne doute pas qu’une discussion plus approfondie nous aurait permis de converger, mais je voulais juste vous faire comprendre mon ressenti.

              Bonne soirée.

        3 autres commentaires
  • 100 000 d entre nous
    100 000 d entre nous
    meurent de faim chaque jour
    • Posté à 09h28 le 04/12/2012
    • Internaute 95182
      meurent de faim chaque jour

    Un peu de décentralisation ne peut que faire du bien à notre pays.
    Encore, encore !

    Surtout quand on sait que bon nombre d’oeuvres dorment dans les sous-sols de musées de notre belle capitale. Pensez-vous que les artistes qui les ont pensé, exécuté, montré, souhaitaient qu’elles restent cachées ?

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 12h00 le 04/12/2012
    • Internaute 112628
      assis

    pourquoi pas à Lyon ou une ville qui puisse réellement capitaliser sur le tourisme ?

    • Pi.K
      Pi.K répond à Moorice
      Vilain Parisien
      • Posté à 14h19 le 04/12/2012
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      À ce tarif, il n’y a que Paris. Le Louvre, Orsay, la Tour Eiffel, les Invalides, le quai Branly, Notre-Dame, tout est à Paris ou presque (Versailles peut être considérée comme « presque Paris »). S’il faut compter sur les ressources propres d’une région ou d’une ville, il n’est de salut qu’à Paris : la Loire a bien un deux châteaux (Chambord etc.) mais pas de gros pôle touristique qui puisse justifier un séjour plutôt qu’un voyage. Reste la Côte d’Azur, mais elle a une durée de vie très limitée : deux ou trois mois d’été (Saint-Tropez au printemps, c’est mort), quelques jours au festival de Cannes, et puis zéro. La Bretagne n’attire que quelques Anglais à la recherche désespérée de soleil (ou alors des dissidents qui cherchent à échapper à la dictature néo-victorienne de David Cameron).

      Ce qui fait qu’une région peut gagner en potentiel touristique, c’est qu’elle dispose d’installations capables de drainer des flux touristiques. Musées, bien sûr, mais aussi paysages, monuments, etc. La Lozère a les gorges de Dordogne et quelques grottes, le Nord aurait de quoi attirer avec les corons (qui constituent un objet historique et social exceptionnel et encore très sous-estimé). Et puis des hôtels, des transports (TGV, dessertes locales), etc.

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à Moorice
      Dans le brouillard
      • Posté à 14h35 le 04/12/2012
      • 178593
        Dans le brouillard

      Marseille ?

    • cyrilleh
      cyrilleh répond à Moorice
      Classe moyenne
      • Posté à 18h26 le 04/12/2012
      • Internaute 99871
        Classe moyenne

      Pourquoi pas Lyon ?
      Je pourrais vous répondre simplement parce que Lyon n’a pas postulé.

      Mais derrière cette question, c’est votre ignorance de la Région NPDC qui me choque.

      Le bassin minier et plus globalement la région NPDC sont un carrefour et Lens est très facilement atteignable pour les londoniens, parisiens, bruxellois et amstellodamois. Alors qu’à Lyon, y’a bien Genève et Turin pas très loin mais c’est pas joignable en TGV et ce ne sont pas des mégalopoles.

      Ensuite, vous semblez sous-estimer la force touristique du NPDC. Ce sont des villes flamandes (Lille, Arras, Bergues), des musées (Louvre maintenant, Piscine de Roubaix, Beaux-Arts de Lille, Arts-Moderne de Villeneuve d’Ascq), un littoral (Le Touquet notamment où même Brad Pitt et Angélina Jolie viennent en week-end), des paysages (Cap Blanc-Nez et Gris-Nez), des rendez-vous sportifs internationaux (meeting de Liévin, Grand Stade de Lille, coupe du Monde à Bollaert), des évènements populaires de grandes ampleurs (le carnaval de Dunkerque, la Braderie de Lille) et des lieux chargés d’histoire industrielles (Lewarde, Bassin Minier Patrimoine Mondial de l’UNESCO, excusez du peu) et guerrières (Mémorial de Vimy, la Coupole)... qui font que, globalement, la région NPDC capitalise sur le tourisme depuis un certain temps et qu’elle est aujourd’hui avec en plus le Louvre, très bien placé pour devenir une région touristique.

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 12h36 le 04/12/2012
    • Internaute 49074
      Bâti

    Le bassin minier, territoire délaissé, un lieu pourtant qui a fortement contribué à l’essor de la nation que ce soit au niveau industriel ou historique...

    Notre dame de Lorette ( Lien ) avec ses 45000 combattants qui y reposent (sépultures de toutes origines et confessions confondues avec malheureusement plusieurs profanations ces dernières années !)

    et non loin aussi, un autre édifice, le Mémorial de Vimy ( Lien ) , hommage aux 66000 canadiens tués durant la grande boucherie de 1914 / 1918 et un monument en hommage à la Division marocaine ( Lien ).

    beaucoup de personnes qui se sont sacrifiées ici, ne verront pas le fruit de leurs efforts et la renaissance de cette région, à l’image de toutes ces œuvres d’art qu’on expose dans les musées exécutées par des maîtres talentueux, des œuvres qui valent des fortunes aujourd’hui dont les auteurs sont souvent mort dans la misère.

    À chaque fois que je traverse ce Pas de Calais, si attachant qu’on revient toujours, cette région que je compare souvent aux pays producteurs de pétrole, pays aux sous-sols riches, mais pays habité par une population qui ne bénéficie pas de la richesse de son sol !

  • Viracocha
    Viracocha
    Rédacteur-Journaliste d' (...)
    • Posté à 23h08 le 05/12/2012
    • Journaliste 139425
      Rédacteur-Journaliste d' (...)

    Le Louvre-Lens est une formidable opportunité pour la région que les élus et les investisseurs ne semblent pas avoir saisie pour l’instant. A ma connaissance, aucun projet d’hôtel ni de restaurant, pas d’amélioration des zones urbaines à traverser - déprimantes à souhait - avant d’accéder au musée etc. On est hélas loin de l’effet Bilbao. Il y a un net retard à l’allumage.

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