La bande du ciné 14/11/2012 à 08h41

« Après mai » et « Le Capital » : le fond de l’air est rouge !

Olivier De Bruyn | Journaliste

Dans « Après mai », Olivier Assayas revient sur les années post-68 et interroge les engagements d’une génération. Dans « Le Capital », Costa-Gavras signe une fable sur la sauvagerie économique. Résultat : deux films politiques stimulants.

Exceptée leur sortie simultanée dans les salles, il n’existe a priori aucun rapport entre « Après mai », d’Olivier Assayas, chronique intime et collective du début des années 70, et « Le Capital », de Costa-Gavras, fable acide et contemporaine sur les délires de la finance ultralibérale.

Pourtant, chacun à leur manière (radicalement différente, la manière !), les deux films interrogent le rapport à la chose économico-politique, l’engagement et la façon dont le cinéma peut rendre compte des tumultes du passé et du présent. Décryptage.

1

« Après mai »

Que sont mes utopies devenues ?

Deux ans après « Carlos », son fascinant (télé)film sur l’itinéraire du terroriste en son temps, Olivier Assayas, dans « Après mai », revient sur le début des années 70 et son agitation politique, musicale, morale.

Une période fondatrice pour toute une génération, celle justement d’Olivier Assayas, né en janvier 1955. Le cinéaste ne fait pas mystère de la teneur autobiographique de son nouveau film, mais, par chance, son flirt avec l’autofiction ne rime jamais avec complaisance.

Très loin des trémolos nostalgiques et des reconstitutions besogneuses (le film, extrêmement précis sur le contexte seventies, ne cède jamais à la tentation du folklore), le cinéaste met en scène un groupe de lycéens qui traversent l’époque dans la fureur du présent et (déjà) l’angoisse des lendemains qui déchantent.

Jeunesse inflammable

Au cœur du film : Gilles, un garçon qui compose avec ses engagements gauchistes radicaux, ses crispations amoureuses, ses désirs créatifs et ses tremblements existentiels.

De la banlieue parisienne à Londres où le cinéma lui tendra peut-être les bras, « Après mai », avec moult ellipses, épouse son parcours et celui de ses proches, représentants jamais caricaturaux d’une jeunesse inflammable et réfractaire aux compromissions.

Olivier Assayas, il l’a déjà prouvé par le passé ( « Désordre », « L’Eau froide »), sait comme pas grand monde restituer l’énergie d’un groupe et l’indécision adolescente, période si souvent maltraitée par le cinéma.

Avec l’histoire de Gilles et de ses ami(e)s, le cinéaste se surpasse et signe un film puissant sur les illusions perdues, la dislocation d’un collectif et les arrangements petits et grands avec la vie.

En passant, Assayas, sans jamais donner de leçons, interroge le « hiatus » entre les croyances d’hier et la confusion d’aujourd’hui. Il s’en explique :

« La jeunesse des années 2010 vit dans un présent amorphe. L’idée que l’on puisse avoir prise sur la société, que l’on puisse en repenser la nature même, est devenue très vague et conventionnelle. On s’émeut des injustices sans analyse globale. Dans les années 70, on s’opposait à l’idée même d’Etat. Personne n’avait envie d’être inclus, le programme c’était plutôt d’être exclu. »

« Après mai », entre autres qualités, observe cet écart, ce gouffre… Et, ce faisant, donne à réfléchir sur l’engagement et la croyance politique, aujourd’hui.

2

« Le Capital »

Robin des Bois est une ordure

Bienvenue dans les arcanes de la finance mondialisée… Suite à la maladie subite de son boss, qui, en toute logique boursière, souffre d’insupportables douleurs aux testicules, Marc Tourneuil, employé parmi d’autres d’une banque internationale, se retrouve du jour au lendemain propulsé à la tête de l’institution.

Son profil terne, sa personnalité effacée, semblent le désigner comme le nouveau patron idéal pour les différents actionnaires de France et d’ailleurs, tous désireux pour des raisons inavouables de manipuler le fantoche.

Mais Marc Tourneuil (Gad Elmaleh, pour une fois convaincant au cinéma), dévoré par une ambition sans limite, apprend vite au contact de ses pairs et il devient bientôt plus requin que tous les requins qui batifolent dans les mêmes eaux saumâtres que lui.

L’engagement et la dénonciation ne sont pas exactement des « postures » pour Costa-Gavras, cinéaste qui depuis le tout début des années 70 ( « Z », « L’Aveu », « Etat de siège »…) s’est fait une spécialité des fictions politiques et n’a jamais reculé devant aucun effet pour parvenir à ses fins pédagogiques.

Signe des temps : Costa-Gavras, aujourd’hui, s’énerve contre la déraison économique et financière. Il s’en explique.

« Le marché, réalité sans entité matérielle, ressemble à un grand malade qu’il faut rassurer, soigner, contenter pour qu’il se porte mieux. C’est sans doute la découverte de la puissance des hommes comme Marc Tourneuil qui a conduit madame Merkel à imaginer un moyen pour sauver la démocratie. Elle propose “ d’adapter la démocratie au marché ” ! »

Costa-Gavras à la dynamite

Pour décrire le parcours de ce Robin des Bois des temps modernes qui surfe sur les dysfonctionnements bancaires et, dixit le film, « vole aux pauvres pour donner aux riches », Costa-Gavras choisit la voie de la fable rageuse. Et signe une fiction où, comme souvent chez lui, la démonstration importe plus que la subtilité dramatique et l’étude circonstanciée des psychologies.

A ce petit jeu (de massacre), le cinéaste est moins inspiré que dans « Le Couperet », qui traitait de thèmes voisins, mais envisagés du côté des chômeurs. Brutalement contemporain, « Le Capital », malgré ses maladresses, demeure toutefois souvent réjouissant (si l’on ose dire) dans sa description féroce d’un univers sans foi ni loi. Un univers qui, hélas, ne relève en rien d’une vue paranoïaque de l’esprit.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
Infos pratiques
Les deux films

«  Après mai », de Olivier Assayas. Sortie le 14 novembre.

«  Le capital  », de Costa-Gavras. Sortie le 14 novembre.

  • 10399 visites
  • 91 réactions
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  • Pivar
    Pivar
    Pyropygiste
    • Posté à 09h09 le 14/11/2012
    • Internaute 160918
      Pyropygiste

    Gad Elmaleh qui hurle contre l’ISF se retrouve dans une fable communiste.

    C’est ce qui résumera d’ailleurs très bien le premier film sur mai 68. Une jolie révolte adolescente, que les grands enfants d’aujourd’hui regardent avec tendresse en se touchant la Rolex.

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Pivar
      Fou du volant
      • Posté à 09h54 le 14/11/2012
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      D’accord pour tes critiques sur le fond coco , mais trouve un autre exemple matériel que la ROLEX, rendue célèbre par un petit ex President de la République pas franchement fana du post soixantitisme dans sa jeunesse, il nous l’a assez seriné ..

      • Laowai bai er fu
        Laowai bai er fu répond à DiaboloSatanas
        Expatrie en chine
        • Posté à 11h01 le 14/11/2012
        • Internaute 168550
          Expatrie en chine

        et c’est le seul consommateur de Rolex ?

      • The Corpse Grinders
        The Corpse Grinders répond à DiaboloSatanas
        Cannibale Furax
        • Posté à 12h51 le 14/11/2012
        • 183627
          Cannibale Furax

        Bof, c’est le même genre de gus qui s’irrite qu’on mêle le Céline écrivain et ses idées progressistes - si ça se trouve sans l’avoir lu- et qui là nous fait le coup du jugement définitif sur des films qu’il n’a pas vus, tout en évoquant les tendances politiques des uns et des autres.
        Petite branlette mesquine.

         
        • lonesome
          lonesome répond à The Corpse Grinders
          un parmi tant d'autres
          • Posté à 13h31 le 14/11/2012
          • Internaute 165032
            un parmi tant d'autres

          Et qui applaudit l’entrée de drieu la rochelle à la pléiade.

          • Pivar
            Pivar répond à lonesome
            Pyropygiste
            • Posté à 19h16 le 14/11/2012
            • Internaute 160918
              Pyropygiste

            Pas vraiment : ce Drieu La Rochelle est trop socialiste à mon goût.

        • DiaboloSatanas
          DiaboloSatanas répond à The Corpse Grinders
          Fou du volant
          • Posté à 14h19 le 14/11/2012
          • Internaute 79165
            Fou du volant

          Moi jamais je ne me permettrais un jugement définitif sur un film pas vu , alors la ..

        • Pivar
          Pivar répond à The Corpse Grinders
          Pyropygiste
          • Posté à 19h15 le 14/11/2012
          • Internaute 160918
            Pyropygiste

          Perdu. Je ne considère pas les pamphlets de Céline comme un bloc à part. Vos préjugés vous ont trompé. Je fais mienne la thèse de Philippe Muray sur Céline, dont je vous recommande la lecture. C’est d’ailleurs un sujet dont j’adorerais débattre, mais je doute de vos connaissances. Eh oui j’ai des préjugés moi aussi, comme vous, mais moi je me trompe rarement. J’avoue avoir un jugement définitif sur « Transformers 3 », et vous affirme que c’est de la merde, sans l’avoir vu.
          « Petite branlette mesquine » : ha ha ha.

          • consanguinduFN
            consanguinduFN répond à Pivar
            antipierrrre
            • Posté à 19h36 le 14/11/2012
            • Internaute 191606
              antipierrrre

            OUI le terme est particulièrement bien choisi pour désigner le passe temps favori de ceux qui ne sont même pas passés par cette salutaire case humaniste et altruiste durant leur adolescence perturbée par des préceptes parentaux « à la dure » : « malheur aux vaincus de la vie, et que le meilleur requin gagne. »

          • Germana Samonà
            Germana Samonà répond à Pivar
            35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)
            • Posté à 18h42 le 15/11/2012
            • Internaute 190077
              35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)

            Le « Céline » de Muray est vraiment un super bouquin, rien lu d’équivalent depuis.

        6 autres commentaires
      • claude chasstegnac
        claude chasstegnac répond à DiaboloSatanas
        affalé soldier
        • Posté à 22h06 le 14/11/2012
        • Internaute 194178
          affalé soldier

        Post-soixantehuitard ou pas, Le tout c’est d’en avoir une bien lestée à son poignet à l’aube des cinquante ans. Ça vaut aussi pour les pauvres.

    • caro
      caro répond à Pivar
      délinquante avérée
      • Posté à 10h48 le 14/11/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      vous avez déjà vu les 2 films ou vous « commentez » d’après vos a priori de capitaliste de droite (comme s’il pouvait y en avoir de gauche ...) ?

      • Pivar
        Pivar répond à caro
        Pyropygiste
        • Posté à 19h21 le 14/11/2012
        • Internaute 160918
          Pyropygiste

        Je commente d’après mes a priori chère caro, tout comme vos a priori vous permettent de conclure que je suis un « capitaliste de droite ». Je préfère appeler ça un esprit de déduction. Ces sales préjugés me permettent de faire le tri dans les films à voir, et d’éviter les « Twilights », « Transformers » et autres « Après mai ».

      • lancetre
        lancetre répond à caro
        • Posté à 19h30 le 14/11/2012
        • Internaute 18658

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à Pivar
      Homme sans qualité
      • Posté à 11h33 le 14/11/2012
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      Sauf erreur, Gad El Maleh joue dans le film de C. Gavras, pas celui d’Assayas qu’il ne « résume » donc pas.

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 09h23 le 14/11/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Les utopies sont toujours là, hein, c’est juste que les individus ne veulent plus se regrouper et faire le moindre effort risqué pour aller vers elles, et se recroquevillent sur leur égo.
    Se dispersant pour slalomer entre les atteintes du système à leur personne par l’acceptation ou l’évitement, et préférant aller au cinéma voir une jeunesse passée, ou un énième constat du cynisme banquier.
    A vrai dire, tous les gauchistes sont dans le constat de carence sur l’impuissance de leurs utopies, les cinéastes ne font vraiment pas dans l’originalité pour cacher cette dépression larvée.
    J’irai pas, na. Je n’ai pas encore enterré mes utopies, regarder derrière moi est inutile et les banquiers ont toujours été ainsi. Gavras et Assayas sont donc aussi immobiles que nous autres.
    Gavras qui débauche Gad ou l’inverse, est aussi la preuve d’une démission.

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Joseph Gratteur
      Fou du volant
      • Posté à 09h42 le 14/11/2012
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      Deux thèmes super originaux pourtant : -)

      • DiaboloSatanas
        DiaboloSatanas répond à DiaboloSatanas
        Fou du volant
        • Posté à 10h53 le 14/11/2012
        • Internaute 79165
          Fou du volant

        Deux films racontant la vie d’un banquier au début des années 70 et celle d’un jeune baba politisé révolté en 2012 auraient constitués une performance nettement plus intéressante, mais la prise de risque n’est pas franchement le fort du cinéma français..

         
        • HSEHNAMAP
          HSEHNAMAP répond à DiaboloSatanas
          Votre commentaire a été (...)
          • Posté à 10h54 le 14/11/2012
          • Internaute 132226
            Votre commentaire a été (...)

          Les heures, c’est ça le fort du cinéma français. Tant qu’ils font leur 500 et quelques heures pour garder leur statut d’intermittent, tout va bien.

        1 autres commentaires
    • dworkin_dambre
      dworkin_dambre répond à Joseph Gratteur
      etudiant
      • Posté à 10h50 le 14/11/2012
      • Internaute 110468
        etudiant

      D’un autre coté comment se rebeller ?
      Plus personne ne veut faire la révolution par peur de la voir réussir, mais les gens ne vont plus voter parce que « ça ne sert à rien ».
      Quand on ne peut plus changer le système, ni en suivant ses règles, ni en les cassant, les gens finissent par se résigner.
      A l’époque de mai 68, les étudiants étaient massivement dans des syndicats, ils ont monté un parti écologiste en lequel leurs pairs avaient confiance, et se sont révoltés de manière violente contre le pouvoir, pour essayer de changer complètement le système.
      Maintenant, les gens votent PS ou UMP en fonction de celui qui promettra le plus de pouvoir d’achat et ne manifestent que pour leur retraite...
      Du coup, je crois que je vais aller voir le film d’Assayas, ça me remettra peut être d’aplomb pour reprendre le combat....

      • GWERN
        GWERN répond à dworkin_dambre
        Ex militant du vaste mouvement (...)
        • Posté à 11h12 le 14/11/2012
        • Internaute 60684
          Ex militant du vaste mouvement (...)

        « je vais aller voir le film d’Assayas » et s’il est trop tard pour marcher dans les rues de Madrid, Lisbonne ou Athènes ( 3 villes où il devrait se passer un peu quelque chose ce jour : grève générale) il vous reste un peu de temps pour préparer votre week-end à Nantes le 17 : NDD = Notre Dame des Landes !
        J’irais aussi voir Après Mai ; époque que j’ai un peu connue mais restons réalistes à l’époque celles et ceux qui voulaient « changer les choses » ou « partir à l’assaut du ciel » étaient minoritaires !
        Ce qui n’est pas grave quand on en a pris conscience !

      • Gruiikkk
        Gruiikkk répond à dworkin_dambre
        Etudiant
        • Posté à 14h38 le 14/11/2012
        • Internaute 129433
          Etudiant

        Ben quand on voit les syndicats étudiants majoritaires aujourd’hui ça donne vraiment pas envie d’adhérer, idem pour EELV. Après il reste des syndicats étudiants minoritaires moins crados (enfin à voir selon vos opinions).
        Sinon aujourd’hui à part l’Espagne et le Portugal en grève générale, il y a aussi des manifs prévues dans beaucoup de villes françaises. On peut kiffer l’austérité ou la critiquer chez soi, mais aussi aller gueuler un coup dans la rue. Ca changera peut-être rien, mais dans le doute ça vaut toujours le coup d’essayer.

        Edit : j’aurais bien posté ça dans un article plus en rapport, mais aujourd’hui rue89 c’est facebook, cinéma et la chine, à croire que quand il y a des manifs en france personne ne le remarque. Enfin ça en parlera sûrement une fois les manifs terminées...

        Edit2 : autant pour moi.

    • kodiak
      kodiak répond à Joseph Gratteur
      myope
      • Posté à 18h22 le 14/11/2012
      • Internaute 148655
        myope

      S’imaginer que le Costa Gavras d’aujourd’hui écrit des « fables communistes » est un peu ridicule. à mon sens ils sont encore plus immobiles que les autres. Ce qu’ils font est objectivement du militantisme pro statu quo. Le coup de torchon devra être impitoyable dans tous les milieux intellectuels comme dirait l’incorruptible à perruque.

      • Joseph Gratteur
        Joseph Gratteur répond à kodiak
        Working class bléro
        • Posté à 07h18 le 15/11/2012
        • Internaute 164574
          Working class bléro

        Je suis peut être opposé à ces gens là. Mais la purge ou le peloton d’éxécution, ce n’est pas ma tasse de thé. Croire en quelques trucs, ce n’est pas disposer du droit de tuer ou de priver de liberté celui qui croit en d’autres utopies -à l’exception du fachisme et du religieux politisé qu’il faut combattre puisqu’ils sont autocratiques-

         
        • kodiak
          kodiak répond à Joseph Gratteur
          myope
          • Posté à 18h23 le 15/11/2012
          • Internaute 148655
            myope

          Je parle de coup de torchon au sens ancien pas à l’excellent film avec P.Noiret. Les tuer n’est pas à mon programme.

        1 autres commentaires
  • Jean-----Marc
    Jean-----Marc
    Situation : plait-il ???
    • Posté à 10h00 le 14/11/2012
    • Internaute 194996
      Situation : plait-il ???

    Je ne vois rien qui me ferait dire que le fond de l’air serait Rouge.

    Bien entendu Rouge essaie et essaiera de récupérer le fond de l’air agité, mais je n’ai jamais vu autant de gens agités à juste titre et parmi eux les jeunesses de TOUS âges,
    mais qui à juste titre se foutent de Rouge comme de leur premières chemise !

    • PaulTron
      PaulTron répond à Jean-----Marc
      Ce champ sera visible par tous (...)
      • Posté à 10h03 le 14/11/2012
      • Internaute 168564
        Ce champ sera visible par tous (...)

      Il faut sortir de votre champ cher ami, allez donc à Pékin en avion, au moment d’atterrir, vous verrez que le fond de l’air est rouge... pollution : -)

    • caro
      caro répond à Jean-----Marc
      délinquante avérée
      • Posté à 10h51 le 14/11/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      Le fond de l’air est rouge est un film français de 1977 réalisé par Chris Marker, sous-titré Scènes de la Troisième Guerre mondiale (1967-1977) - wikipedia
      Pffffff ! faut décrypter !

      • Jean-----Marc
        Jean-----Marc répond à caro
        Situation : plait-il ???
        • Posté à 11h19 le 14/11/2012
        • Internaute 194996
          Situation : plait-il ???

        J’ai un coup d’avance par rapport à vous je crois pour le décryptage cher/ère Caro,
        je connaissais Marker,
        mais je sais aussi le fond de l’air actuel et non-Rouge ;)

        Reste que les risques de récupérations de la part de ces crétins fossilisés me déplaisent, et cette journée me déplait, et Mailly au pays des Indignados me donne envie de gerber :)

        Bise

  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 10h01 le 14/11/2012
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    J’ai un gros doute sur le casting de Gad Elmaleh dans un film de Costa-Gavras. J’ai comme l’impression que normalement, c’est incompatible.
    Le Gad est assez mauvais comme comique (le genre à rire de ses propres blagues), et pire encore comme acteur. Mais politiquement, il n’est que rarement dans la critique de ce capitalisme déraisonné et suicidaire. Il s’en accommode très bien même. Au final, je crains que sa présence enlève toute sincérité à ce film.

    • Bob Moog
      Bob Moog répond à PaulTron
      Voltage Controlled
      • Posté à 11h44 le 14/11/2012
      • Internaute 136928
        Voltage Controlled

      Il avait bien pris Garcia dans « le couperet ». Costa Gavras sait faire des bons films avec des acteurs de merde, c’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnait.

      • martial93000
        martial93000 répond à Bob Moog
        informaticien
        • Posté à 12h36 le 14/11/2012
        • Internaute 128206
          informaticien

        C’est très subjectif mais je l’ai trouvé très bien Garcia dans « le couperet » .
        Quant à Gad Elmaleh, Gravas expliquait que justement il a eu envie de prendre un personnage plutôt sympathique dans le grand public pour montrer les saloperies qu’il pouvait connaitre.
        De toute manière, je ne comprends pas bien le problème, un acteur n’a pas à être raccord politiquement avec l’idée du film, il est là pour bien jouer.
        L’ultra réac Charlton Heston était formidable dans son personnage très « peace and love 70’ » dans « la planète des singes ».

         
        • Bob Moog
          Bob Moog répond à martial93000
          Voltage Controlled
          • Posté à 12h47 le 14/11/2012
          • Internaute 136928
            Voltage Controlled

          Ah mais je n’ai pas dit que Garcia n’était pas bon dans « Le Couperet », je dis que c’est le seul film où il a été bon.

          Bien vu pour Heston, sauf à mon avis la réplique finale où il ne semble pas convaincu, et aussi son attitude vachement colonialiste, mais c’est l’époque qui veut ça.

          • martial93000
            martial93000 répond à Bob Moog
            informaticien
            • Posté à 12h55 le 14/11/2012
            • Internaute 128206
              informaticien

            ok j’avais mal compris pour Garcia.
            C’est certain qu’à côté du « Boulet », on a du mal à imaginer qu’il s’agit du même acteur

        • kodiak
          kodiak répond à martial93000
          myope
          • Posté à 18h25 le 14/11/2012
          • Internaute 148655
            myope

          ça n’empêche El Maleh pas d’être un « ancien pauvre » (selon ses propres dires) et un type merdique.

        • PaulTron
          PaulTron répond à martial93000
          Ce champ sera visible par tous (...)
          • Posté à 00h47 le 15/11/2012
          • Internaute 168564
            Ce champ sera visible par tous (...)

          J’ai vu le film ce soir, il passe Elmaleh. Un autre acteur aurait peut-être fait mieux, mais comme il ne fait pas du Elmaleh et joue vraiment, on ne s’en rend vite plus compte, qu’il s’agit de Gad. Heureusement, il y a aussi Lecoq et Girardot, ca aide à remonter le niveau. Mais c’est un film intéressant... comme un Costa-Gavras : -)

        4 autres commentaires
  • HSEHNAMAP
    HSEHNAMAP
    Votre commentaire a été (...)
    • Posté à 10h12 le 14/11/2012
    • Internaute 132226
      Votre commentaire a été (...)

    Assayas et Costa-Gavras qui parlent de révolution ? Hé bé mazette.
    Bon, la phrase de conclusion de la bande annonce de Gavras est carrément comique (comme vous dites : la priorité à la démonstration au détriment de la subtilité et de la psychologie), mais ce n’est rien à côté de la direction et du jeu des acteurs d’Assayas qui sont très.... français.
    C’est à hurler de rire.
    J’’espère que ces films ne sont pas censés donner envie de faire la révolution... Ben non, suis-je bête.

    • Racaille la Rouge
      Racaille la Rouge répond à HSEHNAMAP
      zig-zag
      • Posté à 11h01 le 14/11/2012
      • 174747
        zig-zag

      D’autant qu’on a l’impression qu’il a embauché tous le cours Florent(Assayas).Et la couleur ne fait pas du tous année 80(Sur la bande annonce)Tout parait propret.Dommage j’avais aimé Carlos, super film.Quant à l’association Gad-Gavras elle est des plus curieuse(imposé par la produc. ?) je me souvient l’avoir vu et entendu(Gad) s’indigner de ceux qui ne faisait rien et ne gagnait pas de fric.

  • The Corpse Grinders
    The Corpse Grinders
    Cannibale Furax
    • Posté à 12h53 le 14/11/2012
    • 183627
      Cannibale Furax

    Assayas, j’aime pas trop ses films, mais quand il cause cinoche, je le trouve intéressant. Gavras est démonstratif, selon moi.
    Je préfère la « nostalgie » à la Frankenweenie, celle de l’enfance.

  • Corellien
    Corellien
    Mutin
    • Posté à 10h13 le 14/11/2012
    • 185166
      Mutin

    Un film sur les années post-68 nous peignant des jeunes blanc-becs animés d’idées gauchistes mais évoluant dans un parcours bourgeois « tiraillé entre un engagement radical et des aspirations plus personnelles“(les seins des filles, la peinture, tout ça...) . Des acteurs qui m’ont l’air niais façon Romain Duris (d’ailleurs on dirait ‘le péril jeune’ par moment). L’impression d’entendre tous les 68ars repentis façon Cohn Bendit dépeindre le tableau lyrique des grandes vacances politiques de leur jeunesse.
    Je ne me fie qu’à la BA, mais roooo j’ai pas envie d’y aller.

    Le Capital, bon quand on utilise le titre du pavé de Karl Marx, on est en droit de s’attendre à un truc un peu costaud, fusse-t-il une ‘fable’. Mais là ça à l’air d’un film cynique sur des requins de la finance qui vont se bouffer entre eux (dans lequel Gad Elmaleh n’est pas crédible une seconde), pour nous montrer que ‘Ou la la les banquiers peuvent être cré cré mékants !’. Et puis hein, à dénoncer la méchante ‘haute finance’, ça permet d’esquiver la critique du capitalisme en général (oui, la PME, le restaurateur qui emploie au noir, l’exploitation dans les usines en Asie et dans les mines en Afrique du Sud...)

    Vraiment ces deux films ne font pas envie. Problème avec les Bande Annonces peut être, ou les films dans leur globalité, mais je ne vois pas en quoi le ‘fond de l’air est rouge’.
    Quitte à partir sur des films ‘intimistes’ pour rougir un peu l’ambiance ou explorer la sauvagerie du capitalisme, je sens que j’aurais bien plus la rage à me remater n’importe quel Ken Loach ou encore :
    -La Raison du plus Faible (Lucas Belvaux, 2006)
    -De bon Matin (Jean-Marc Moutout, 2011)
    -Toutes nos envies (Philippe Lioret, 2011)
    Ou pour passer la vitesse supérieure
    -The Edukators (Hans Weingartner, 2005)

    • HSEHNAMAP
      HSEHNAMAP répond à Corellien
      Votre commentaire a été (...)
      • Posté à 10h18 le 14/11/2012
      • Internaute 132226
        Votre commentaire a été (...)

      « Problème avec les Bande Annonces peut être »

      Comment voulez-vous qu’un type qui ne réussit pas à réaliser un clip de 3 minutes réussisse avec un film de 2 heures ?

    • Bob Moog
      Bob Moog répond à Corellien
      Voltage Controlled
      • Posté à 11h52 le 14/11/2012
      • Internaute 136928
        Voltage Controlled

      Le top sur le sujet reste à mon avis Une Epoque Formidable

    • Tassin
      Tassin répond à Corellien
      Inquiet
      • Posté à 12h10 le 14/11/2012
      • Internaute 70606
        Inquiet

      « Violence des Échanges en Milieu Tempéré », du même Jean-Marc Moutout.
      Lien

      Et aussi plus récent « Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde » de Stéphane Kazandjian
      Lien

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à Corellien
      Homme sans qualité
      • Posté à 12h22 le 14/11/2012
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      Commençons par l’essentiel Viénet

  • Sword
    Sword
    ingénieur
    • Posté à 10h22 le 14/11/2012
    • Internaute 94731
      ingénieur

    La jeunesse qui avait réussie en 68 à développer les libertés populaires au sens large du terme, n’auront durées que seulement 5 ans, immédiatement l’état est parti en guerre contre ces libertés qui leur faisait peur.
    Ainsi est née en autre, la loi de 70 contre la drogue, une dictature contre l’individu (qui continue de pourrir encore notre société d’aujourd’hui),
    Après l’épuration culturelle anti-rock, ou les médias imposèrent le disco (plus clean que le rock) à la jeunesse, après 1980, les trois quarts des libertés acquises étaient balayée par des lois aux bon prétextes inutiles. et le coup de grâce arriva avec le gouvernement de Sarkozy pour lequel la liberté qui est un obstacle à l’obéissance du peuple, nous afflige d’un état policier encore en application, ou les libertés sont sous surveillance et réprimées par la violence et la menace judiciaire. Même l’expression libre ou la contestation envers un policier, est coupable de délit de rébellion.Tout comme la maltraitance de 96 h de garde à vue (4 jours et 4 nuits), mesures issues de dictatures ou les droits de l’homme n’existe pas !
    Mais rien ne nous empêche de croire que la France est un pays libre, avec un peu d’imagination, et un gouvernement habillé en socialistes on s’ croirait vraiment.

  • Camille A
    Camille A
    Ordure
    • Posté à 10h37 le 14/11/2012
    • Internaute 139148
      Ordure

    « Mes amis nous allons continuer de prendre aux pauvres pour donner aux riches ». Le capital a l’air d’un film complètement stupide et excessif... Pour cotoyer occasionnellement ces milieux dans mon boulot, ça me donne vraiment l’impression d’une caricature aggressive et sans imagination. La réalité est bien plus complexe, et le secteur financier bien plus hétérogène.

    Pour un film vraiment intéressant sur la frange de la finance qui va bien trop loin, je préfère ’Margin Call’, même si c’est forcément un peu ’hollywoodisé’ aussi.

    • HSEHNAMAP
      HSEHNAMAP répond à Camille A
      Votre commentaire a été (...)
      • Posté à 10h48 le 14/11/2012
      • Internaute 132226
        Votre commentaire a été (...)

      « Hollywoodisé » ça veut dire quoi ? Que la lumière est faite par un vrai chef op’, que c’est bien cadré, que le montage est dynamique, que les acteurs jouent bien, que les costumes sont beaux, qu’ils savent utiliser un travelling ou un steadycam, que les dialogues sont bien construits ? Ok, je prends, tant pis pour l’exception culturelle des intermittents du spectacle (intermittents du spectacle ça veut dire qu’ils sont capables de faire du spectaculaire de temps en temps, et pis le reste du temps, non).

      • Camille A
        Camille A répond à HSEHNAMAP
        Ordure
        • Posté à 11h47 le 14/11/2012
        • Internaute 139148
          Ordure

        Par ’Hollywoodisé’, j’entend une version idéalisée de la réalité. Au risque de décevoir, la plupart des directeurs adjoints de banque ne ressemble ni à Demi Moore, ni à Simon Baker, et la réalité est moins glamour, moins percutante et scénarisée/clipée que les films. C’est ce que je veux dire. Rien à voir avec la question du savoir-faire de réalisation mis en oeuvre, là je parle purement de choix artistiques.

        Par ailleurs, dans votre réponse, pas très claire, je perçois un message lié au travaill des intermittents du spectacle français, mais je n’ai pas du tout compris ce que vous vouliez dire, et j’ai l’impression que vous avez été chercher un peu loin entre les lignes de mon commentaire. :)

         
        • HSEHNAMAP
          HSEHNAMAP répond à Camille A
          Votre commentaire a été (...)
          • Posté à 11h54 le 14/11/2012
          • Internaute 132226
            Votre commentaire a été (...)

          J’aime pas les intermittents, voilà, j’ai avoué ;
          Sinon je suis d’accord avec vous.

        1 autres commentaires
  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 10h46 le 14/11/2012
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Après mai , juin .

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