Quand Saint-Germain-des-Prés s’encanaille en province
Le petit monde parisien de l’édition se réjouit : la semaine prochaine, il effectuera sa transhumance annuelle à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), dont la Fête du livre est devenu un rendez-vous incontournable. Et un drôle de choc des cultures, à en croire le récit amusé du Monde.
Tout commence dans le « train de la littérature », qui emmène auteurs et éditeurs à Brive :
« On sert à son bord foie gras, ris de veau aux girolles, canettes et crottins, clafoutis de mirabelles, le tout noyé de Bourgogne, vin de noix ou gentiane. »
Derrière leurs stands, les écrivains seront fêtés comme des vedettes car, comme l’assure un éditeur parisien, « si vous enlevez Chirac et le rugby, il ne se passe pas grand-chose à Brive ». Pourtant, les attachées de presse ont découvert des charmes insoupçonnées à la sous-préfecture de la Corrèze :
« Il y a à Brive une boutique de chaussures, on dirait des Margiela, un truc de fou. »
Le vrai « truc de fou », ce sont en fait les soirées au Cardinal, une boîte très années 80. Frédéric Beigbeder aime y mixer, Christine Angot y a dansé avec Doc Gynéco, mais ce que les Parisiens apprécient le plus, c’est la ringardise de l’établissement. Un habitué corrézien explique, pas dupe :
Lire sur lemonde.fr« Les Village People, ça leur rappelle leurs seize ans. Les écrivains un peu pétés ont l’impression de s’encanailler sur cette musique d’autochtones un peu obsolète. »
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Bisounours de combat
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Le Cardinal très années 80 ? Celles de Claude François, on est bien d’accord hein...




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