Coup de cœur 01/11/2012 à 18h20

Neil Young, bientôt 67 ans et toujours psychédélique

Jean-Pierre Filiu | Universitaire


Frank Sampedro et Billy Talbot de Crazy Horse, et Neil Young (à droite) en concert en Californie, le 20 octobre 2012 (Barry Brecheisen/AP/SIPA)

Neil Young nous revient avec son groupe fétiche, Crazy Horse, pour un double album aux embardées dignes d’un hippie juvénile. « Psychedelic pill », la pilule psychédélique qui donne son nom au disque, n’est pas une drogue frelatée, mais une ensorceleuse des pistes de danse. « Le cœur est suspendu à ses figures » car, Papy Neil en est persuadé, « peu importe l’âge quand il s’agit de s’amuser » (« having a good time »).

Cet album n’a pourtant rien d’un produit marketé pour des baby-boomers aux tempes désormais grisonnantes, dont la nostalgie pour leur « folle jeunesse » s’appuie sur un budget culture conséquent. Non, Neil Young arrive encore à entraîner et à surprendre, notamment au fil de sa « Twisted Road », ou le long des 27 minutes envoûtantes de « Drifting Back ». C’est dense et saturé, exigeant et émouvant, avec une mention spéciale pour « Ramada Inn ».

« Ramada Inn » de Neil Young with Crazy Horse

La performance n’est pas mince pour un artiste qui a déjà 33 albums studio au compteur (et six enregistrements publics « officiels »). Le tout sans compter les musiques de film, au premier rang desquelles l’hypnotique bande-son du « Dead Man » de Jim Jarmusch, avec Johnny Depp récitant William Blake sur les riffs du « guitar hero ».

Le thème de « Dead Man » par Neil Young

Quant on pense, pour ne citer que lui, à Bob Dylan, incapable de produire un album digne de ce nom depuis trois décennies, la cause semble entendue.

Young et Crazy horse, alchimie historique

Le secret de cette alchimie réside dans l’osmose contagieuse qui unit Neil Young à Crazy Horse, un trio d’anthologie aux membres comme lui sexagénaires. Billy Talbot, à la basse, et Ralph Molina, à la batterie, assuraient déjà en 1969 sur « Cinnamon Girl » et « Down by the River ». Poncho Sampedro les a rejoints en 1972 à la guitare. Qui n’a pas vu Neil et Poncho se défier pour des solos rugissants d’un concert l’autre ne sait pas ce que deux guitares peuvent enfanter.

« Hey hey, my my » live par Neil Young with Crazy Horse

La « pilule psychédélique » a été malaxée au sud de San Francisco, au cœur d’une forêt de séquoias. C’est là que Neil Young a installé son studio d’enregistrement (Casa Blanca) et son ranch de Californien d’adoption. Originaire de Toronto, l’artiste signe d’ailleurs une chanson ironique, « Born in Ontario », sur la quête trompeuse des racines.

Pegi Young, son épouse depuis 1978, et lui animent chaque mois d’octobre, depuis un quart de siècle, le concert acoustique de soutien à la Bridge School, un des événements les plus courus de la baie de San Francisco (Jack White, Guns N’ Roses et les Flaming Lips s’y sont distingués cette année).

Productivité

Il y a pourtant seulement six mois que Neil Young et Crazy Horse nous livraient « Americana », un florilège de mélodies traditionnelles où le Canadien n’avait pas craint de glisser « God Save the Queen » (en version folk-rock, c’est troublant). Les quatre compères restituaient de méconnaissables interprétations de « Oh Susannah » et de « Clementine », ballades composées respectivement en 1847 et 1863. Et les fidèles avaient déjà dévoré en anglais l’autobiographie de Neil Young, « Waging Heavy Peace », publiée depuis peu en français.

J’ai vite perdu le compte des concerts de Neil Young auxquels j’ai assisté. La dernière fois, c’était en avril 2011, au Lincoln Center de New York. Seul sur scène, le guitariste canadien alternait acoustique et électrique pour présenter « Le Noise ». Assis au fond de l’orchestre (les places étaient chères, même pour un fan), je ne ratais pas une rime du « Hitchhiker », cet auto-stoppeur autobiographique, rescapé des paradis artificiels et ne reniant rien.

« Hitchhiker » de Neil Young

Hommage à Jimi Hendrix

Neil Young aura 67 ans le 12 novembre 2012. Le 27 novembre, Jimi Hendrix en aurait eu 70. L’intense trajectoire de Neil Young au cours des quarante dernières années laisse rêver sur ce qu’aurait pu créer Hendrix, si seulement il n’avait pas disparu à 27 ans. Les deux jeunes guitaristes s’étaient rencontrés en 1969, à la faveur du festival de Woodstock et ils avaient dû « emprunter » ensemble un pick-up pour rejoindre le site du concert.

Neil Young ne rate pas une occasion de rendre hommage à Jimi Hendrix, dont il arbore souvent l’effigie sur sa poitrine ou en bandoulière de sa guitare. Crazy Horse participe volontiers de la même révérence.

Le 10 novembre, Neil Young et Crazy Horse joueront « Psychedelic Pill » à Seattle, la ville natale d’Hendrix, avant d’enchaîner quinze concerts au Canada et aux Etats-Unis, le tout en trois semaines. En attendant qu’ils reviennent en Europe, on peut toujours reprendre une pilule du brave docteur Young.

  • 11355 visites
  • 50 réactions
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  • Apollo13
    Apollo13
    no pasaran
    • Posté à 18h35 le 01/11/2012
    • Internaute 189369
      no pasaran

    .

    • huutaa
      huutaa répond à Apollo13
      Même pas avec des pincettes.
      • Posté à 18h56 le 01/11/2012
      • 183774
        Même pas avec des pincettes.

      C’est quand on prend conscience de son public que l’on comprend combien tous les chanteurs, musiciens, groupes de cette mouvance et de cette époque là ne sont qu’une sombre supercherie, une escroquerie authentique
      Merci Appollo d’avoir remis cette musique à sa vraie place.

      • obvious
        obvious répond à huutaa
        bouzeu rêveur
        • Posté à 19h54 le 01/11/2012
        • Internaute 129617
          bouzeu rêveur

        troll

         
        • huutaa
          huutaa répond à obvious
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 20h08 le 01/11/2012
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          Pourquoi ?

        1 autres commentaires
      • webjoyz
        webjoyz répond à huutaa
        • Posté à 09h41 le 02/11/2012
        • Internaute 166029

        Ô merci de nous éclairer de tes vues si trouble que tu ne dois plus y voir grand chose...
        paix aux aveugles et guerre aux cons !
        supercherie, mon cul ! ! !

         
        • huutaa
          huutaa répond à webjoyz
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 10h14 le 02/11/2012
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          Tu pensais être rebelle et tu n’es que consommateur., j’imagine ta déception.

          • John Lénine
            John Lénine répond à huutaa
            Etudiant
            • Posté à 10h54 le 02/11/2012
            • 181929
              Etudiant

            Du coup le mieux, c’est de ne pas écouter, ni acheter de musique comme ça on est un vrai rebelle ! Et tant qu’on y est ne pas lire de livre, ni regarder de film et encore moins aller au musée pour y voir quelques tableaux. L’ignorance est la force disait un certain Orwell.

            • huutaa
              huutaa répond à John Lénine
              Même pas avec des pincettes.
              • Posté à 11h31 le 02/11/2012
              • 183774
                Même pas avec des pincettes.

              Des gens ont répondu à la contre-culture parce que son contenu était en grande partie une critique partielle du vieux monde et de ses valeurs - les premiers Ginsberg et Dylan, par exemple. Sous le capitalisme avancé, tout art qui n’est pas pure pacotille conçue pour le marché de la culture « érudite », ou pour ménager le soi-disant goût populaire, doit être critique envers la non-vie spectaculaire, ne fusse que d’une façon incohérente ou nihiliste. Mais n’étant que culturelle, une telle critique ne sert qu’à préserver son objet. Comme elle n’a pas réussi à abolir la culture en soi, la contre-culture ne peut rien faire d’autre que de substituer une nouvelle culture oppositionnelle, un nouveau contenu pour une forme marchande immuable. L’innovation culturelle est la raison de l’optimisme erroné du hippie : « Regarde, les choses changent » - oui, mais les choses seulement. Ce qui semble avoir été rejeté et détruit est recréé morceaux par morceaux dans la reconstitution du monde de la culture. Les chansons, autant que d’autres formes artistiques, peuvent devenir des armes révolutionnaires, mais seulement si elles vont au-delà de l’artistique en faisant partie d’une praxis agitationelle qui vise explicitement à la destruction des marchandises et de la culture en tant que sphère indépendante.

              La soi-disant révolution dans l’industrie du disque des années 50 aux années 60 fut précisément la victoire de cette industrie sur une partie insatisfaite de la population par le biais de célébrités et de symboles autochtones, une sorte de « libération nationale » de la jeunesse qui avait laissé de côté les maîtres indigènes et les illusions de liberté. Les festivals de rock n’étaient rien d’autre que la célébration du triomphe d’un assaut néo-impérialiste sur la consommation culturelle de la jeunesse essayant désespérément d’apparaître comme le succès de la « révolte de la jeunesse ». La musique rock - ce point central de la « nation » jeune - exprime dans ses paroles l’idéologie de la révolte de la jeunesse. Transcendant les frontières de classe, de nation, le rock unit une brigade globale de jeunes consommateurs militants en un service fervent pour leurs marchandises star. Durant les festivals de rock la passion sexuelle est transformée en extase contemplative ; les enfants du spectacle pur ondulent en un désir orgiaque devant la présence totalitaire des célébrités du rock. C’est le magnétisme des marchandises qui assure fondamentalement la cohésion de cette communauté réifiée. Ceux qui ont présenté Woodstock et Altamont en une fausse dichotomie escamotent leur identité intrinsèque. À chaque pseudo-festival des groupes de musique succèdent à d’autres groupes de musique, et le public exhibe sa bonne volonté en endurant l’inconfort pendant des jours afin de réaliser leurs rêves de consommation les plus sauvages.

              Lien

              • John Lénine
                John Lénine répond à huutaa
                Etudiant
                • Posté à 11h41 le 02/11/2012
                • 181929
                  Etudiant

                Je vois que vous maitrisez parfaitement le copier/coller bravo, ça c’est de la rébellion pure et dure ! Mais passons.

                « tout art qui n’est pas pure pacotille conçue pour le marché de la culture “ érudite ”, ou pour ménager le soi-disant goût populaire, doit être critique envers la non-vie spectaculaire, ne fusse que d’une façon incohérente ou nihiliste »

                Si je comprends bien la phrase, dès qu’un style, un mouvance, atteint une frange de la population, devient populaire, elle n’a alors plus rien à dire ? Du coup le vrai rebelle est un autiste dans sa chambre qui bidouille sa guitare et qui ne montrera jamais son travail à personne de crainte qu’il ait du succès ?

                • huutaa
                  huutaa répond à John Lénine
                  Même pas avec des pincettes.
                  • Posté à 12h04 le 02/11/2012
                  • 183774
                    Même pas avec des pincettes.

                  Si je comprend bien.. Bah non tu ne comprends rien mais ça n’appartient qu’a toi. Peut être devrais tu arrêter de penser avec ton cul.

                  • John Lénine
                    John Lénine répond à huutaa
                    Etudiant
                    • Posté à 12h09 le 02/11/2012
                    • 181929
                      Etudiant

                    Premièrement merci de rester poli. Ensuite, vu que j’ai mal compris, merci de m’expliquer alors qui pour vous est un « véritable rebelle » (bien ça ne soit pas une fin en soi) dans la musique.

                    • huutaa
                      huutaa répond à John Lénine
                      Même pas avec des pincettes.
                      • Posté à 12h18 le 02/11/2012
                      • 183774
                        Même pas avec des pincettes.

                      Pour ton cul ? C’est un copier coller mon petit. Mais c’est vrai pas de vous, j’ai fait une erreur, et j’en suis vraiment désolé.
                      La nous parlons de culture de masse et même d’une monoculture qui dure depuis plus de 40 ans avec les mêmes recettes. Monoculture issue des petits bourgeois américains ou canadiens dans le cas présent. Et neil Young est un des moins pire.

                      • John Lénine
                        John Lénine répond à huutaa
                        Etudiant
                        • Posté à 12h20 le 02/11/2012
                        • 181929
                          Etudiant

                        Bien, bien cette conversation va s’arrêter, je pensais que j’avais à faire à un vrai passionné avec qui je pourrai avoir un débat constructif. Mais les dialogues de sourd avec les trolls c’est fatiguant.

                        • huutaa
                          huutaa répond à John Lénine
                          Même pas avec des pincettes.
                          • Posté à 12h27 le 02/11/2012
                          • 183774
                            Même pas avec des pincettes.

                          Pourquoi j’ai fait mon mea culpa.

                          • John Lénine
                            John Lénine répond à huutaa
                            Etudiant
                            • Posté à 12h34 le 02/11/2012
                            • 181929
                              Etudiant

                            Autant pour moi, je n’avais que la première phrase de votre post précédent.
                            C’est sur qu’aujourd’hui les Young, Dylan et consort ne font plus vraiment rêver en tant qu’icône d’une contre-culture et je ne crois pas non plus qu’ils aient la prétention d’être encore ces icônes. En revanche dans les années 60 ils ont bel et bien participé à une forme de contre-culture, qui au fil des années s’est mué en une culture tout court, avec tout les défauts et qualités inhérents à cela. Par contre quand vous parlez de monoculture je trouve que vous êtes un peu extrême. La culture hippie n’est pas présente dans tous les courants musicaux (heureusement parce qu’on se ferait chier sinon).

                            • huutaa
                              huutaa répond à John Lénine
                              Même pas avec des pincettes.
                              • Posté à 12h49 le 02/11/2012
                              • 183774
                                Même pas avec des pincettes.

                              Si eux ne le revendiquent pas certains auditeurs le font pour eux, par quelle magie créative une telle musique peut revendiquer une telle hégémonie culturelle ?
                              Vendre une posture, vendre de la nostalgie et du mensonge.
                              Le premier fan appollo 13 est un identitaire.
                              C’est une industrie pérenne ou les majors ont encore réussi à s’octroyer 50 années supplémentaire de droits tellement gras est facile.
                              Essayons de trouver une quelconque structure indé dans la création et la diffusion. Se sont de bons marchands de rêve, c’est mon opinion.
                              Même à l’époque, relire les articles de Hunter S. Thompson sur la contre culture ginsberg et Kerouac.

                              • John Lénine
                                John Lénine répond à huutaa
                                Etudiant
                                • Posté à 13h02 le 02/11/2012
                                • 181929
                                  Etudiant

                                Je suis d’accord avec vous sur le fait que vendre aujourd’hui de la culture psyché est purement commercial et sans aucune audace artistique. Quant à Hunter S. Thompson il pense et écrit clairement que l’apogée de la (contre) culture psychédélique a eu lieu à la fin des années soixante, mais que la vague s’est brisé rapidement( cf Fear And Loathing In Las Vegas qui se déroule en 1971). Mais elle a néanmoins eu lieu et c’est pour moi ce qui reste de plus important. Même si toutes les revendications sont tombés dans le domaine grand public et populaire de la musique, il fallait que cela ait lieu.
                                Pour ce qui est de l’hégémonie, je ne suis absolument pas d’accord avec vous. La culture hippie n’est qu’une frange de la musique. Il reste des dizaines d’autres vecteur musicaux de la contre-culture, moins puissante que la révolution des années soixante et par la même peut-être plus durable en tant que rébellion.

        12 autres commentaires
  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 21h36 le 01/11/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    .hu

  • Apollo13
    Apollo13
    no pasaran
    • Posté à 18h39 le 01/11/2012
    • Internaute 189369
      no pasaran

    .

  • Apollo13
    Apollo13
    no pasaran
    • Posté à 18h41 le 01/11/2012
    • Internaute 189369
      no pasaran

    .

  • Apollo13
    Apollo13
    no pasaran
    • Posté à 18h45 le 01/11/2012
    • Internaute 189369
      no pasaran

    « Quant on pense, pour ne citer que lui, à Bob Dylan, incapable de produire un album digne de ce nom depuis trois décennies, la cause semble entendue. »

    Vous y allez fort quand même.
    « Time out of mind », en 1997, il est pas mal.

    • caubou
      caubou répond à Apollo13
      social
      • Posté à 18h59 le 01/11/2012
      • Internaute 111965
        social

      Évidemment,
      Et tout ce qui suit aussi !
      Même si ça ne plait pas à l’auteur de l’article

    • Fred24
      Fred24 répond à Apollo13
      Rural
      • Posté à 20h26 le 01/11/2012
      • Internaute 89386
        Rural

      Oui et puis c’est « quand » et non point « quant »....Le monsieur a fait deux coquilles dans la même phrase !

    • GWERN
      GWERN répond à Apollo13
      Ex militant du vaste mouvement (...)
      • Posté à 00h43 le 02/11/2012
      • Internaute 60684
        Ex militant du vaste mouvement (...)

      Ou celui-ci : « Oh Mercy »

    • Guilll
      Guilll répond à Apollo13
      Argloup
      • Posté à 10h32 le 02/11/2012
      • Internaute 45706
        Argloup

      Oui, c’est très à la mode de taper sur Dylan en ce moment, mais on trouve quand même quelques perles dans sa discographie « récente » : Oh Mercy, Time Out of Mind (qui est vraiment excellent) et même Love and Theft.

      Cela dit, Le Noise de Neil Young est pour moi le meilleur disque Rock de ces dernières années.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 19h17 le 01/11/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Oups ! J’avais point vu que la vidéo postée faisait partie de l’article.
    Alors vite vite, je change pour « Prisoners Of Rock ’n’ Roll ». Il n’empêche que : Hey, hey, my, my, rock’n’roll will never die !
    Ah mais.

    • Pili pili
      Pili pili répond à Pas tripette.
      Piment d'oisif
      • Posté à 00h12 le 02/11/2012
      • Internaute 188535
        Piment d'oisif

      My my, hey hey, rock’n Roll is here to stay, en même temps si t’y vas par là..

  • l'axe du bien
    l'axe du bien
    enfin moi-même !
    • Posté à 19h00 le 01/11/2012
    • Internaute 191947
      enfin moi-même !

    oui, heu, bon, c’est un peu fatgué/fatiguant, hein... les artistes peuvent aussi s’arrêter afin de laisser comme souvenirs ceux liés à leur période de gloire...

  • marlowe75
    marlowe75
    le jour me nuit
    • Posté à 19h01 le 01/11/2012
    • Internaute 64622
      le jour me nuit

    Ramada Inn avec des faux airs de Like a Hurricane
    ou Hitchhicker aux airs qui rappellent...
    toujours à pleurer.. ! !
    merci pour cette info

  • tartouio
    tartouio
    un oeil en coin
    • Posté à 19h17 le 01/11/2012
    • Internaute 194465
      un oeil en coin

    ben oui neil young a vieilli, les stones ausi , bob dylan aussi et toi aussi ! ! !
    chacun son tour et tous ensembles.

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 00h03 le 02/11/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    Difficile de parler de la vie de Neil Young sans passer par ça, quand-même..

    They were hiding behind hay bales,
    They were planting
    in the full moon
    They had given all they had
    for something new
    But the light of day was on them,
    They could see the thrashers coming
    And the water
    shone like diamonds in the dew.

    And I was just getting up,
    hit the road before it’s light
    Trying to catch an hour on the sun
    When I saw
    those thrashers rolling by,
    Looking more than two lanes wide
    I was feelin’
    like my day had just begun.

    Where the eagle glides ascending
    There’s an ancient river bending
    Down the timeless gorge of changes
    Where sleeplessness awaits
    I searched out my companions,
    Who were lost in crystal canyons
    When the aimless blade of science
    Slashed the pearly gates.

    It was then I knew I’d had enough,
    Burned my credit card for fuel
    Headed out to where the pavement
    turns to sand
    With a one-way ticket
    to the land of truth
    And my suitcase in my hand
    How I lost my friends
    I still don’t understand.

    They had the best selection,
    They were poisoned with protection
    There was nothing that they needed,
    Nothing left to find
    They were lost in rock formations
    Or became park bench mutations
    On the sidewalks
    and in the stations
    They were waiting, waiting.

    So I got bored and left them there,
    They were just deadweight to me
    Better down the road
    without that load
    Brings back the time
    when I was eight or nine
    I was watchin’ my mama’s T.V.,
    It was that great
    Grand Canyon rescue episode.

    Where the vulture glides descending
    On an asphalt highway bending
    Thru libraries and museums,
    galaxies and stars
    Down the windy halls of friendship
    To the rose clipped by the bullwhip
    The motel of lost companions
    Waits with heated pool and bar.

    But me I’m not stopping there,
    Got my own row left to hoe
    Just another line
    in the field of time
    When the thrasher comes,
    I’ll be stuck in the sun
    Like the dinosaurs in shrines
    But I’ll know the time has come
    To give what’s mine.

    • A déménagé le 01-01-2013
      A déménagé le 01-01-2013 répond à Pili pili
      non connue
      • Posté à 00h31 le 02/11/2012
      • 184825
        non connue

      ou par ca eventuellement :

      « Last Trip To Tulsa » (12 novembre 1968 ! ! ! ! !)

      Well, I used to drive a cab,
      you know
      I heard a siren scream
      Pulled over to the corner
      And I fell into a dream
      There were
      two men eating pennies
      And three young girls who cried
      The West coast is falling,
      I see rocks in the sky.
      The preacher took his bible
      And laid it on the stool.
      He said : with
      the congregation running,
      Why should I play the fool ?

      Well, I used to be a woman,
      you know
      I took you for a ride,
      I let you fly my airplane
      It looked good for your pride.
      ’Cause you’re
      the kind of man you know
      Who likes what he says.
      I wonder what’s it’s like
      To be so far over my head.
      Well, the lady made the wedding
      And she brought along the ring.
      She got down on her knees
      And said : Let’s
      get on with this thing.

      Well, I used to be a folk singer
      Keeping managers alive,
      When you saw me on a corner
      And told me I was jive.
      So I unlocked your mind, you know
      To see what I could see.
      If you guarantee the postage,
      I’ll mail you back the key.
      Well I woke up in the morning
      With an arrow through my nose
      There was an Indian in the corner
      Tryin’ on my clothes.

      Well, I used to be asleep
      you know
      With blankets on my bed.
      I stayed there for a while
      ’Til they discovered I was dead.
      The coroner was friendly
      And I liked him quite a lot.
      If I hadn’t ’ve been a woman
      I guess I’d never have been caught.
      They gave me back my house and car
      And nothing more was said.

      Well, I was driving
      down the freeway
      When my car ran out of gas.
      Pulled over to the station
      But I was afraid to ask.
      The servicemen were yellow
      And the gasoline was green.
      Although I knew I couldn’t
      I thought that I was gonna scream.
      That was on my last trip to Tulsa
      Just before the snow.
      If you ever need a ride there,
      Be sure to let me know.

      I was chopping down a palm tree
      When a friend dropped by to ask
      If I would feel less lonely
      If he helped me swing the axe.
      I said : No, it’s
      not a case of being lonely
      We have here,
      I’ve been working on this palm tree
      For eighty seven years
      I said : No, it’s
      not a case of being lonely
      We have here,
      I’ve been working on this palm tree
      For eighty seven years
      He said : Go get lost !
      And walked towards his Cadillac.
      I chopped down the palm tree
      And it landed on his back.

    • A déménagé le 01-01-2013
      A déménagé le 01-01-2013 répond à Pili pili
      non connue
      • Posté à 00h37 le 02/11/2012
      • 184825
        non connue

      ou meme par ça
      a ecouter sans moderation
      et bonne anniversairel au Vieux Loner ! ! !

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 00h25 le 02/11/2012
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    Forever « Young » ! !

  • RueDrouot89
    RueDrouot89
    Poursuivi par les vopos mais (...)
    • Posté à 09h43 le 02/11/2012
    • Internaute 194405
      Poursuivi par les vopos mais (...)

    Et est-ce qu’il chante toujours aussi... faux ?

    Je recommande l’achat de son album « greatest hits » (1969-1991) - 2004 reprise records-, de bons souvenirs. Mais il faut faire sortie le chat avant d’envoyer les watts, car il est très sensible aux vocalises de Neil Young...

    Ceci n’enlève rien à son talent, dont je suis fervent supporter.

    • A déménagé le 01-01-2013
      • Posté à 10h11 le 02/11/2012
      • 184825
        non connue

      tue ton chat....

    • Pili pili
      Pili pili répond à RueDrouot89
      Piment d'oisif
      • Posté à 10h33 le 02/11/2012
      • Internaute 188535
        Piment d'oisif

      Le La(3) est normalisé à 440Hz depuis 1955.

      Vous devriez accorder votre chat, s’il n’est pas trop ancien pour une petite tension supplémentaire.

    • Guilll
      Guilll répond à RueDrouot89
      Argloup
      • Posté à 10h34 le 02/11/2012
      • Internaute 45706
        Argloup

      C’est du Rock’n’Roll ... chanter juste ou faux c’est une notion qui n’a pas cours dans ce genre musical, c’est l’expressivité qui compte. Céline Dion chante parfaitement juste, ça ne l’empêche pas d’être une chanteuse atroce.

  • John Merrick
    John Merrick
    pachyderme que ça
    • Posté à 11h02 le 02/11/2012
    • 179410
      pachyderme que ça

    J’aime beaucoup Neil Young, sauf « Keep on rockin’ in a free world », trop entendue, mais la plus grosse méga-claque que je me suis prise en l’écoutant c’était sur l’album Mirrorball (en collaboration avec Pearl Jam, excellent album en général) :

    I’m the Ocean

    I’m an accident
    I was driving way too fast
    Couldn’t stop though
    So I let the moment last
    I’m for rollin’
    I’m for tossin’ in my sleep
    It’s not guilt though
    It’s not the company I keep

    People my age
    They don’t do the things I do
    They go somehwere
    While I run away with you
    I got my friends
    And I got my children too
    I got her love
    She’s got my love too

    I can’t hear you
    But I feel the things you say
    I can’t see you
    But I see what’s in my way
    Now I’m floatin’
    Cause I’m not tied to the ground
    Words I’ve spoken
    Seem to leave a hollow sound

    On the long plain
    See the rider in the night
    See the chieftain
    See the braves in cool moonlight
    Who will love them
    When they take another life
    Who will hold them
    When they tremble for the knife

    Voicemail numbers
    On an old computer screen
    Rows of lovers
    Parked forever in a dream
    Screaming sirens
    Echoing across the bay
    To the old boats
    From the city far away

    Homeless heroes
    Walk the streets of their hometown
    Rows of zeros
    On a field that’s turning brown
    They play baseball
    They play football under lights
    They play card games
    And we watch them every night

    Need distraction
    Need romance and candlelight
    Need random violence
    Need entertainment tonight
    Need the evidence
    Want the testimony of
    Expert witnesses
    On the brutal crimes of love

    I was too tired
    To see the news when I got home
    Pulled the curtain
    Fell into bed alone
    Started dreaming
    Saw the rider once again
    In the doorway
    Where she stood and watched for him
    Watched for him

    I’m not present
    I’m a drug that makes you dream
    I’m an aerostar
    I’m a cutlass supreme
    In the wrong lane
    Trying to turn against the flow
    I’m the ocean
    I’m the giant undertow

    I’m the ocean
    I’m the ocean
    I’m the giant undertow
    I’m the ocean
    I’m the giant undertow
    I’m the ocean
    I’m the ocean

    • rumpus
      rumpus répond à John Merrick
      friend/unfriend
      • Posté à 13h01 le 02/11/2012
      • Internaute 96441
        friend/unfriend

      Quelle bonne surprise ! Un choix aussi excellent qu’improbable. J’aurais juste mis la version live pour qu’on puisse admirer la bête derrière les fûts.
      Jack Irons, les gars, Jack Irons ! ! !

      • John Merrick
        John Merrick répond à rumpus
        pachyderme que ça
        • Posté à 16h43 le 02/11/2012
        • 179410
          pachyderme que ça

        J’ai hésité, mais la qualité des lives sur youtube laissant a désirer, j’ai pris celle-ci.

        Je +1nne volontiers pour Jack Irons.

  • sanstefanobelbo
    • Posté à 11h38 le 02/11/2012
    • Internaute 118218
      En vie

    Et les trois autres , Crosby , Stills and Nash ? C’était chouette . Non , c’est chouette .

  • Pierrestrato
    • Posté à 16h24 le 02/11/2012
    • Internaute 146328

    « Dylan, incapable de produire un album digne de ce nom depuis trois décennies “ ? ? ? Are you sure ? (R. Z…)

    • Matt Seagull
      Matt Seagull répond à Pierrestrato
      Freesoul
      • Posté à 16h15 le 03/11/2012
      • Internaute 187055
        Freesoul

      Seulement dans les trois dernières décennies ?

  • tartouio
    tartouio
    un oeil en coin
    • Posté à 18h11 le 02/11/2012
    • Internaute 194465
      un oeil en coin

    « ramada inn » en boucle depuis hier, ce mec est un genie ! ! !
    bravo au vieux young !

  • oil of ozil
    oil of ozil
    hasbeen
    • Posté à 13h11 le 03/11/2012
    • Internaute 194602
      hasbeen

    Et « After the goldrush » ? ? Un paquet de mélodies ciselées, sûr une chouile un peu désuètes, un peu moins électriques avec un peu moins de sticks et de bourbon dans une voix de fausset, ça donnait envie de fredonner, à côté c’est de l’artillerie lourde maintenant, mais j’aime super quand même.
    Radio Nostalgie.

  • Solent
    • Posté à 09h31 le 04/11/2012
    • 184857

    Merci pour cet excellent article (et les commentaires pas mal non plus)

    Dylan qui nous gonfle avec le pape, les Rolling Stones qui jouent pour un financier rapace, je commençais moi même à ne pas me sentir très bien ..
    Un bon musicien serait donc un musicien mort ?
    Non il reste Neil Young. Ouf !